De Taha Bouhafs au burkini : comment la gauche française piétine méticuleusement le féminisme

burkini

« Ne m’appelez plus jamais gauche, la gauche, elle m’a laissé tomber. » L’épave du paquebot féministe, navire amiral du progressisme occidental, vient une fois de plus de se fracasser sur ses insondables contradictions.

Le premier trou dans la coque, béant, c’est bien sûr celui des agressions sexuelles – gérées en interne – dont a fait l’objet l’ex-futur-candidat aux législatives Taha Bouhafs. « Si Clémentine Autain a eu une forme de discrétion (sic) sur la nature des accusations qui étaient portées contre Taha Bouhafs, c’est parce que d’abord et avant tout, ce qui doit primer dans ce genre de cas, c’est la parole et la volonté de ces femmes », a justifié Adrien Quatennens, sur Europe 1, dimanche. Les arguments sont éculés. Il est frappant de constater que ce sont exactement ceux que la gauche, à raison, n’a eu de cesse de dénoncer quand il s’agissait de pédophilie dans l’Église : faire du bruit fait plus de mal que de bien aux victimes qui sont traumatisées et préfèrent la discrétion, si les victimes n’ont pas souhaité ester en justice, et si leur entourage leur a déconseillé de le faire, c’est pour éviter de donner du grain à moudre à l’adversaire, en l’occurrence cette extrême droite raciste qui s’est acharnée sur Taha Bouhafs. Bref, toutes les femmes agressée sexuellement sont des victimes, mais certaines le sont plus que d’autres. Elles n’ont qu’à bien choisir leur bourreau. Comme Deborah Samuel. Car notons au passage que l’horrible supplice de la jeune étudiante nigériane insultée, frappée, flagellée, brûlée sous des pneus comme un cadavre de chien par des hommes, cochait toutes les cases pour susciter l’indignation des féministes… sauf une : ses agresseurs étaient des Africains musulmans. Cela a suffi pour l’invisibiliser dans le monde médiatique et politique.

De même, arguer d’une commission en interne permettant de gérer « ça » en famille est d’un rare et scandaleux culot : La France insoumise, dans les affaires de « violences policières », n’a-t-elle pas toujours accusé l’IGPN, parce que de « la maison », d’être juge et partie ?

La deuxième avarie dans le rafiot féministe est, bien sûr, le burkini grenoblois, avec cette fois dans le rôle principal Éric Piolle, qui prétend, en unissant dans la même phrase et en apposition, les seins nus et le burkini, réussir à faire cohabiter dans ses piscines ce que NUPES compte mélanger dans les urnes : la France libertaire des grandes métropoles et la France islamiste des banlieues. Reste à savoir qui va, in fine, faire boire la tasse à l’autre dès le pédiluve, même si l’on a quand même vaguement une idée.

Pour Éric Piolle, le port du burkini « devrait être vu comme un progrès social » (resic). L’étape prochaine sera sans doute la polygamie, sorte de progrès social aussi, puisque d’une certaine façon elle force au partage (toujours du même côté). Un bout du chemin dans les esprits est déjà fait, AssaTraoré, avec laquelle la ci-devant candidate aux primaires Sandrine Rousseau posait fière et dithyrambe, à la Fête de l’Huma l’automne dernier, a déjà, dans les colonnes de Paris Match, décrit la polygamie, citant le modèle de ses parents, comme « une expérience formidable ». C’est confirmé, les écolos sont bien verts, pas comme les petites feuilles tendres des arbres au printemps, mais comme la couleur préférée de l’islam.

Notons que parmi les 113 personnalités qui ont dit oui au burkini, dans une récente tribune intitulée « En mai, mets ce qu’il te plaît » figurent Caroline De Haas et Alice Coffin (qui, en 2004, se disait opposée au voile islamique).

Où sont donc passées les féministes de jadis, Benoîte Groult en tête, à laquelle Caroline De Haas, lors de sa disparition en 2016, avait rendu hommage dans les colonnes du Point, dans une tribune intitulée « Pourquoi Benoîte Groult a compté pour moi ? ». Caroline De Haas sait-elle seulement qu’en 1975, dans son célèbre livre Ainsi soit-elle (Livre de poche), Benoîte Groult avait repris à son compte, pour dénoncer la condition de la femme en pays musulman, la citation violente d’Ernest Renan : « L’islam est la chaîne la plus lourde que l’humanité ait jamais portée » ?

C’est confirmé, le féminisme n’est qu’un vulgaire escabeau pour la gauche : un outil sur lequel on s’appuie pour se hisser dans la carrière mais que l’on piétine en même temps.

Gabrielle Cluzel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Stéphane Ravier : « Ces cris de joie saluent la victoire de l’islamisme. Il ne s’agit pas du droit d’aller à la piscine en burkini, mais bien d’une conquête territoriale »

73 % de Français contre le burqini, ça en fait quand même 27 % pour !

En matière de burqini (ou burkini, ou même « maillot de bain couvrant »), la chaîne CNews, qui a décidément le cuir solide quand il s’agit de se faire traiter de télévision fasciste, a fait le travail que font tous les fachos : elle est partie du réel. On sait qu’il y a deux écoles, à ce titre : l’école Jean-Jacques Rousseau (« Écartons d’abord les faits, car il ne touchent point à la question ») et l’école Charles Maurras (pays réel « qui travaille et qui vit » contre pays légal). Dans le pays légal, on est plutôt Éric Piolle : on ne voit pas où est le problème. Burkini ou topless, c’est la même chose, paraît-il : on fait bien ce qu’on veut. Tant d’angélisme laisse pantois, car il semble qu’à Kaboul, en ce moment même, on ne mette pas exactement le topless sur le même plan que le « maillot de bain couvrant ».

Dans le pays réel, donc, CNews a voulu savoir ce qu’il en était et a commandé un sondage à l’institut CSA. Les résultats sont éloquents : 73 % des Français interrogés sont contre le burkini. Bon. Tant mieux, vous me direz. Cela dit, une fois le sondage lu, se posent plusieurs questions. La première : qui sont les 27 % de Français pour qui le burkini doit être autorisé dans les piscines municipales ? Alors, d’abord, bonne nouvelle : ils ne sont que 26 %. 1 % des sondés n’a pas vraiment d’avis sur la question. Ensuite, cela dépend de l’âge des personnes interrogées. Sans énorme surprise, plus on est vieux, plus on est réac ; mais là, l’écart est énorme. Jugez plutôt : 37 % des 25-34 ans sont pour l’autorisation du burkini, chiffre qui passe à… 63 % d’opinions favorables chez les plus jeunes (18-24 ans). En d’autres termes, certes, on est plus réac à mesure que l’on vieillit, mais le matraquage idéologique de ce que l’on n’ose plus appeler l’Éducation nationale, couplée aux médias et aux réseaux sociaux, a également porté ses fruits jusqu’à provoquer un décalage hallucinant entre les jeunes et ceux qui les suivent immédiatement.

Deuxième question, corollaire de la précédente : cette évolution de la société est-elle uniquement due à la propagande contemporaine ? Certes, nos jeunes (enfin, pas les nôtres, mais les jeunes de notre pays) sont plus perméables que jamais à toutes les sottises à la mode. Ils pleurent pour un demi-degré de réchauffement mais se fichent bien de compter les avortements. Ils luttent pour les droits des LGBTQIA+, la déconstruction du patriarcat et tutti quanti mais n’ont pas l’intention de lutter contre les pays qui sont restés bloqués au VIIe siècle. On sait tout cela. Ce que l’on mesure mal, en revanche, c’est le rôle que joue cette théorie complotiste d’extrême droite que l’on appelle « Grand Remplacement » dans de tels résultats. En effet, si l’on se souvient que 74 % des musulmans de moins de 25 ans considèrent que les lois musulmanes (la charia) sont supérieures à celles de la République (sondage IFOP pour Charlie Hebdo de 2020), et si l’on prend également en compte les statistiques de l’évolution des enfants dont l’un des parents est extra-européen, on comprend peut-être mieux. S’il y a plus de partisans du burkini parmi les 18-24 ans, c’est aussi, possiblement, parce qu’il y a plus de musulmans chez les 18-24 ans que dans les autres catégories. À creuser.

Alors, qui peuvent bien être ces 26 % de partisans du « maillot couvrant » que l’on mettrait « par pudeur ou pour ne pas s’exposer au soleil » ? Des musulmans vindicatifs ? Des défenseurs de la liberté, encore aveuglés par l’image qu’ils se font du corps en décomposition de Marianne ? Et qui peuvent bien être ces 67 % de jeunes qui sont en faveur de son autorisation ? Des imbéciles lobotomisés par l’instruction publique ? De futurs combattants dans le sentier d’Allah ? On ne sait pas bien. Mais ça ne présage rien de bon.

Arnaud Florac

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Burkini : Laurent Wauquiez et la Région suppriment toutes les subventions de Grenoble

En France, « Il y a plus de femmes en burkini qu’en topless sur nos plages »

26/08/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Sud Radio a récemment organisé un débat dans son émission « Les Vraies Voix ».

Laurence Marchand-Taillade, Présidente de Forces Laïques, a pointé du doigt le développement de l’islamisation au sein de notre société. Tout en déclarant : « Il y a plus de femmes en burkini qu’en topless sur nos plages ».


Burkini à Grenoble : les activistes islamistes ont reçu le soutien financier de George Soros

Le 23 juin 2019, sept activistes musulmanes en burkini ont forcé l’entrée d’une piscine municipale à Grenoble – et la main de la municipalité écolo-gauchiste – pour tenter d’imposer leur tenue. Il apparaît que celles qui se sont surnommées elles-mêmes les « Rosa Parks musulmanes », et dont le groupe porte le nom quelconque d’Alliance citoyenne, sont en réalité financées par Soros et proches de Tariq Ramadan.

Des islamistes proches de l’Open Society

En 2016 l’Alliance citoyenne a reçu pas moins de 80.000 euros de l’Open society, fondation créée par George Soros en 1979 – elle soutient des associations qui luttent pour les droits de l’Homme, mais aussi les causes LGBT ou la propagande des « valeurs » et des idéologies occidentales progressistes dans le monde. L’objectif était de transformer l’association en « organisation avec une visibilité nationale » avec des « campagnes anti-discrimination ».

Selon Le Canard Enchaîné (03/07/2019), Alliance citoyenne est aussi partenaire des Étudiants musulmans de France – considérée comme la branche étudiante des Frères Musulmans. Par ailleurs sa présidente, Taous Hammouti, est une grande admiratrice de Tariq Ramadan – elle a lancé une pétition pour appeler à sa libération.

Le conseiller d’opposition grenoblois Matthieu Chamussy a exhumé ses anciens tweets et posts Facebook de 2015-17 – où elle justifiait notamment l’attentat contre Charlie Hebdo (« N’oubliez pas que c’est Charlie qui a dégainé le premier ») et diffusait les discours de Tariq Ramadan ; depuis, elle affirme avoir supprimé sa page Facebook.

Attitude ambigüe de la ville de Grenoble

La Ville de Grenoble porte aussi une appréciation critique de l’action de l’association : « Cette association met en œuvre une forme de populisme qui instrumentalise la colère des gens, nous explique-t-on. Devant la perte de vitesse de l’association, celle-ci se radicalise. Nous constatons un refus de penser l’intérêt général au service de leurs adhérents. Et cela les amène à faire le jeu de personnes qui elles, sont des professionnelles des revendications communautaires. A force de refuser le débat public, ils se mettent sur un pied d’égalité avec les revendications communautaires. Or, ce n’est pas sur ce pied là que le débat peut se faire avec les institutions ».

Cependant, l’association serait subventionnée par la Ville, ce que dénonce crûment Marianne début juillet 2019 : « depuis plusieurs semaines, pourtant, tout a été dit ou presque au sujet de ce capharnaüm qui illustre le chaos régnant lorsque la République ne fait pas son travail : la lâcheté, la compromission, le clientélisme, la gangrène communautariste, l’entrisme islamiste violent et sans-gêne, la provocation impudente comme une seconde nature, le scandale d’une association islamiste et se mettant hors la loi toujours subventionnée par l’argent public des Grenoblois, le scandale grotesque consistant à invoquer le combat si noble de Rosa Parks qui militait pour l’égalité alors qu’on a ici affaire à une tentative de sécession communautarisée et de passe-droits au motif d’un impératif pseudo-religieux ».

Ce soutien serait d’autant plus étonnant que le bailleur social Grenoble Habitat a déposé une plainte contre X pour vol de fichier de locataires – Alliance citoyenne a en effet fait signer en 2018 une pétition à 507 locataires sociaux et Grenoble Habitat suspecte un vol de fichier pour permettre à l’association de démarcher un grand nombre de locataires.

Par ailleurs les incidents liés à l’islam radical se sont multipliés à Grenoble ces dernières années – ce qui témoigne pour le moins d’une implantation locale de militants radicalisés, en rupture avec l’identité française. En février 2019, la plus ancienne mosquée de la ville, ouverte en 1985, Al Kawthar, a fermé sur décision préfectorale pour six mois : l’imam principal avait prêché le djihad armé et a été suspendu de ses fonctions le 15 janvier mais ses fidèles le soutiennent et nient en bloc.

En avril 2019, l’école Philippe Grenier d’Echirolles, en banlieue de Grenoble – encore un nom en apparence anodin – a été fermée sur décision préfectorale pour orientation salafiste. Près de 45 élèves y étaient scolarisés en première et 50 en maternelle. Malgré un procès prévu en novembre 2019, l’école a déjà annoncé sa réouverture dans de nouveaux locaux à Echirolles en septembre.

Voilées en ville comme sur le terrain de sport

Enfin à Echirolles encore, mais en 2017, l’AS Surieux d’Echirolles – dont l’équipe de football féminin 11-13 ans, avait atteint la finale de la coupe Rhônes-Alpes, n’y a pas participé et a déclaré forfait. L’entraîneuse, Essia Aouini, 19 ans, a en effet refusé d’enlever son voile pour y participer. Essia, alors étudiante en licence d’anglais, a porté son voile sur tous les terrains pendant toute la saison sans que personne n’y trouve rien à redire – et bien que cela soit une infraction aux statuts de la Ligue de football.

Loin de s’excuser d’avoir enterré le rêve de ses jeunes sportives – et leur travail – au nom de sa vision de la religion, elle s’est défendue de la même façon que les militantes professionnelles du communautarisme – en affirmant qu’on refusait de l’accepter telle qu’elle est et en accusant insidieusement les instances officielles de discrimination religieuse : « j’estime que des lois comme ça n’ont rien à faire dans le football. C’est un sport qui est censé effacer les différences. Là, j’ai l’impression que l’on ne veut pas m’accepter comme je suis ». Il est d’ailleurs intéressant de savoir qu’Alliance citoyenne a organisé le 6 avril dernier une course de femmes voilées dans la ville, avec au moins deux coach sportives voilées, Leila et Assia, toutes deux la quarantaine.

L’association Alliance citoyenne – qui avait été créée à l’origine en 2012 pour représenter les locataires face aux bailleurs sociaux – est maintenant tout à fait détournée de son objet. Des militantes féministes, mais pas forcément islamistes ou musulmanes, ont d’ailleurs préféré en partir. Au début, elles étaient pourtant partantes pour une action à la piscine : « On ne pensait pas que cela allait être axé sur le burkini. On parlait de la piscine pour toutes : les mamans, les personnes âgées, les grosses, les maigres, les femmes voilées… Mais on a vite compris que c’était juste pour le burkini car tout s’est mis à tourner autour de Tahous ([Taous Hammouti] D’un coup, il n’a plus été question de défendre les locataires en difficulté ni de penser aux fins de mois difficiles des gens ».

Et elle continue d’avancer masquée : ses militantes, des islamistes chevronnées, se présentent comme des mamans et tout à la fois des « Rosa parks musulmanes », deux concepts qui permettent de bien se faire voir des médias mainstream. D’autres antennes ont été créées à Villeurbanne, Aubervilliers, Gennevilliers et Marseille – des villes où il y a une forte minorité religieuse musulmane et où existe une revendication islamiste locale. L’association revendique aujourd’hui 620 femmes membres.

Texte repris du site de l’OJIM

En fait, le burkini est-il « halal »?

En France, le burkini sert d’étendard aux islamistes dans leur lutte pour les « droits » des musulmanes en tant que telles. Reste à savoir si la piscine municipale et le burkini sont halal au regard de la charia islamique.

Le burkini a été inventé par une Australienne d’origine libanaise, qui l’a lancé en 2006 de façon foudroyante en lui donnant, en arabe, le nom de « maillot selon la charia ». Elle donnait ainsi l’impression que les autorités religieuses musulmanes l’avaient adopté — ce qui, nous le verrons, n’était pas le cas.

Le burkini autour du monde

Le bukini ne s’est pas imposé au Liban, où il a généralement laissé les femmes indifférentes. En revanche, quand il s’est imposé en France comme signe identitaire, il s’est trouvé des femmes pour vouloir l’importer au Liban en tant que tel. Dans les établissements balnéaires, il y a généralement des piscines à part pour que les femmes voilées, se trouvant entre femmes avec leurs enfants, puissent ôter le voile et nager à l’aise dans un maillot léger.

Le scandale éclata à Tripoli, ville majoritairement musulmane, quand une de ces femmes voilées refusa de se cantonner à la piscine des femmes voilées, pour aller, en burkini, nager dans la mer avec les hommes et les femmes en bikini ou maillot bustier. Quand des baigneurs vinrent la prier de partir, elle protesta que la mer était pour tout le monde et qu’elle avait « le droit » d’en profiter. Elle était voilée, on ne pouvait pas l’obliger à se mettre en maillot.

Haram ou halal ce fichu maillot, que diable?

Des surveillants maîtres-nageurs vinrent lui demander d’aller à la piscine des femmes voilées, ou de se mettre en maillot comme tout le monde. Elle refusa, et ils la firent sortir de l’établissement balnéaire. Elle porta plainte auprès des autorités religieuses, croyant probablement que, parce qu’on appelait le burkini maillot selon la charia, elle serait défendue par les oulémas qui imposeraient sa présence dans cette ville où il y avait tant de religieux.

Il n’en fut pas ainsi. Le cadi de Beyrouth selon la charia, cheikh Hassan Chéhadé, déclara que le burkini était haram (interdit). Il ajouta que les femmes qui voulaient se baigner, devaient choisir un espace spécial, loin des hommes, espace que définissait le propriétaire de l’établissement balnéaire… et donc, la piscine dans laquelle cette femme avait refusé d’aller. « La première violation est d’ordre général » déclara-t-il. « La femme en burkini a violé les conditions de la majorité des propriétaires d’établissements balnéaires mixtes, dont la méthode de travail n’apprécie pas la présence de femmes voilées dans leurs établissements. »

Pour lire la suite, c’est ici !

Burkini : et si l’État faisait enfin son boulot ?

Dans sa livraison du 20 juin dernier, Le Point consacrait son dossier à la montée de l’islamisme dans l’administration, les transports, l’école, le secteur associatif…

Dans le volet consacré au sport, on apprend ainsi qu’à Lyon, « une association propose un club de fitness pour femmes en burqa », ou qu’à Toulouse, un autre recrute en diffusant « des vidéos de sport en voile intégral ». Certaines fédérations ont bien tenté d’alerter l’État sur la dérive communautariste, en vain… Quant aux services de police concernés, ils font état d’une situation alarmante, citant en exemple ces « clubs de foot qui font la prière avant, après ou pendant le match », quand ils n’affichent pas carrément leur militantisme sur le maillot…

Si ça prêtait à sourire, on dirait en plaisantant que les islamistes avancent voilés. Hélas, ça n’est pas une boutade. La preuve par Grenoble et ses piscines ciblées par l’offensive « burkini ».

Pierre Mylestin le disait ici, ce lundi : « Comme il y a des frères d’armes, il y a des sœurs de burkini. » Et comme il le dit encore, « d’accommodements raisonnables en soumissions déraisonnables », nous nous laissons imposer insidieusement, méthodiquement, patiemment, le changement de nos modes de vie, de notre culture, de nos mœurs ; en un mot, cela, au nom d’une tolérance dévoyée.

Peur de déplaire, haine de soi, compromission, lâcheté… on cède chaque jour un peu plus et, comme la digue dont on ne répare jamais les brèches, arrivera le jour où une vague un peu plus forte l’emportera…

Pour l’heure caniculaire que nous vivons, l’agitation se fait autour des piscines. Particulièrement à Grenoble où quelques femmes prétendent goûter aux joies de la baignade bien emmaillotées dans leur burkini. Revendication derrière laquelle on aurait tort d’imaginer la moindre menée communautariste, assurent-elles.

Après l’épisode de la semaine passée – invasion en force et évacuation consécutive sous le regard complice de la presse invitée pour l’occasion –, elles sont revenues, entourées d’idiots utiles, « pour calmer le jeu » (sic) et tenter de convaincre les baigneurs du dimanche. Elles ont, nous dit l’AFP, « reçu de nombreux soutiens ». Dans le spectacle, on appelle ça « la claque ».

Le directeur de l’Alliance citoyenne à Grenoble, un certain Adrien Roux, qui, lui, ne se baigne sûrement pas en costume trois pièces, le dit sans ambages : « On veut s’inscrire maintenant dans le temps long. » Comprenez : c’est parti pour durer jusqu’à ce qu’on obtienne gain de cause.

Le maire Éric Piolle, qui dénonce de son côté « la stratégie du choc des professionnels du développement communautaire et des religieux politiques », en a après l’État. Reproche au Premier ministre, à sa secrétaire d’État Marlène Schiappa et son ministre Nicole Belloubet d’être entrés dans la polémique en offrant un écho démesuré à une opération locale de propagande. Il en appelle donc à Emmanuel Macron et lui demande de trancher : « Est-ce que le gouvernement veut ou pas que la piscine devienne, comme l’école, un sanctuaire qui soit protégé du religieux, et donc avoir un regard qui est contraire, aujourd’hui en tout cas, aux regards de l’Observatoire de la laïcité et du Défenseur des droits ? »

Car c’est bien là le cœur du problème : l’incapacité à définir une règle, à s’y tenir, à la faire respecter. Et comme le déplore Éric Piolle : « Ce n’est pas aux 36.000 maires de définir l’égalité face aux lois de la République. »

On a fait une loi sur le port du voile, elle n’est pas respectée. On a dans les piscines des règlements stricts qui reposent sur des règles d’hygiène : qu’on les respecte. C’est simple.

La maladie qui nous ronge se résume d’une phrase : on pond des lois, au nom des grands principes, qu’on refuse d’appliquer, au nom des grands sentiments.

Les civilisations sont mortelles. La nôtre est bien mal en point.

Marie Delarue

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Burkini : on attend la réaction des musulmans modérés…

Si, de tout temps, Paris en est la capitale mondiale, de façon de plus en plus récurrente, c’est plutôt par le burkini, dérivé amphibie de la burka citadine – tous deux stigmates vestimentaires de la richesse diversitaire importée -, que la France défraie la chronique de la mode saisonnière. Ce sobre accoutrement, secondaire à notre enrichissement culturel est en passe de devenir, réchauffements planétaire et multiculturel obligent, un sujet de dissertation de plus en plus fréquent.

Coco Chanel nous avait prévenus : « Si une femme est mal habillée, on remarque sa robe, mais si elle est impeccablement vêtue, c’est elle que l’on remarque. » Aujourd’hui, si une femme est embrigadée dans son burkini, c’est surtout l’islam que l’on remarque, bien plus que ladite pudibonderie affichée, car comme il y a des frères d’armes, il y a également des sœurs de burkini. Pas de crainte, sinon, à l’instar du voile et autres attributs prosélytes, à l’instar du halal, les tenants de la République unique et indivisible, sa propagande, ses experts, ses féministes et ses philosophes relativiseront ou aboieront tous en chœur : « Valeurs républicaines, wouaf, laïcité chérie, wouaf wouaf, cohésion nationale, kaï kaï. » Hélas, que les dhimmis aboient ou relativisent, l’islam passe.

Cet islam patient, persévérant et inlassable, sous couvert de liberté revendiquée, passera et repassera jusqu’à sa prochaine exigence. Et petit à petit, il fait son nid, mais n’ayez toujours crainte, une loi de circonstance sera pondue pour préserver le vivre ensemble au sein de la basse-cour républicaine, loi placebo qui ne sera de toute évidence pas appliquée par soumission à la paix civile. Et il en sera ainsi, d’accommodements raisonnables en soumissions déraisonnables. Prenez une mappemonde : depuis quatorze siècles, de l’Arabie natale jusqu’en Indonésie, en passant par le Hindou Kouch et sept siècles d’Andalousie, l’islam, patient, a conquis, invariablement par le sabre, et s’est implanté durablement par la démographie. Aujourd’hui, en à peine quarante ans d’immigration massive, l’islam conquiert le paysage public et politique par le biais de revendications, en apparence anodines, de ses suppôts, son implantation facilitée par l’inculture historique voire l’amnésie volontaire de nos dirigeants sur sa nature fondamentale. Il ne peut en être autrement. Pis : la plus grande épidémie contemporaine de la gouvernance est en passe de devenir le syndrome de Stockholm.

Mais un espoir subsiste, un espoir qui réside dans l’immense réservoir de modération que constituent, foi de Coran, de hadiths et de vie de prophète, les adeptes majoritaires de la religion d’amour, de tolérance et de paix, dont la torpeur actuelle face aux dévoiements et aux dérapages de leur idéologie commune ne peut être vraisemblablement imputée qu’à la chaleur estivale. Nous attendons donc avec impatience que cet épisode caniculaire se termine pour que ces musulmans modérés se désolidarisent sans ambiguïté des frasques de leurs coreligionnaires.

Pierre Mylestin

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Grenoble : des femmes musulmanes continuent leur manifestation contre l’interdiction du burkini

01/07/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Une quinzaine de personnes, dont des membres de l’Alliance citoyenne de Grenoble, se sont réunies le 30 juin près de la piscine en plein air Jean-Bron, à Grenoble, pour défendre le droit des femmes musulmanes à porter le burkini.

Elles ont protesté contre les «règlements discriminatoires» des piscines à propos du maillot de bain musulman.


La promotion du burkini, vecteur de l’islamisme, suscite l’opposition

27/06/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le burkini, un vêtement islamique pour la baignade, avait déclenché une polémique il y a quelques années sur les plages françaises. Compte tenu de la faiblesse de la réaction des pouvoirs publics, il continue d’être utilisé comme arme des islamistes contre la France.

C’est à Grenoble que, sous couvert de défense de la liberté, des militantes ont pénétré dans une piscine publique vêtues d’un burkini

Cela fait quelques mois que des militantes politiques islamistes tentent de faire plier la municipalité. Leur action a été présentée par elles-mêmes comme un acte de désobéissance civile, ce qui leur permet de s’inscrire sans complexe dans la lignée de Gandhi ou Martin Luther King.

Ce sont principalement des élus LR et RN qui ont manifesté leur opposition à cet habit, devançant Marlène Schiappa.

Il faut rappeler que le Défenseur des droits estime que, conformément à la jurisprudence du Conseil d’Etat, aucun principe de neutralité ne pourrait empêcher le port d’un voile dans le cadre d’une pratique sportive ou récréative. Seuls quelques maires avaient eu le courage de prendre des arrêtés. Pour autant, cette action a suscité l’indignation de la majorité de l’opinion publique, qui y voit une atteinte à l’égalité et la dignité des femmes.

Déplorant l’absence de conditions sereines, le maire de Grenoble a pour l’instant renvoyé la balle au ministère des Sports.

La ville de Rennes a finalement autorisé la baignade en burkini, tandis qu’en Allemagne aussi, la justice a indiqué que l’interdiction d’un maillot couvrant constituait une discrimination. Si la logique juridique actuelle l’emporte, nul doute que le burkini sera de plus en plus visible dans les piscines françaises.

Le burkini fait son entrée de force à la piscine de Fort-Mahon-Plage suite à une assignation du défenseur des droits

15/03/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le syndicat mixte Baie de Somme-Grand littoral picard a dû modifier le règlement de son équipement aquatique situé à Quend-Fort-Mahon, l’Aquaclub de Belle Dune, afin d’accueillir les femmes vêtues de burkini.

La décision fait suite à un incident survenu mi-2016. Deux clientes en maillot de bain intégral, tenue non autorisée à l’époque, se voient refuser l’entrée de l’Aquaclub de Belle Dune. L’une des deux femmes a saisi le Défenseur des droits, estimant « avoir été victime de discrimination fondée sur sa religion ». Après étude du dossier, celui-ci a assigné le Syndicat mixte, dénonçant une “discrimination fondée sur la religion”.

Compte tenu du risque d’être poursuivi devant le tribunal correctionnel et d’une jurisprudence donnant droit à la plaignante à une indemnisation de 1000 euros, les élus du Syndicat mixte ont après de vifs échanges considéré la requête du Défenseur des droits et décidé de modifier le règlement de l’Aquaclub. Une indemnisation de 300 euros sera également proposée à la plaignante.

A noter que le short de bain reste quand à lui toujours interdit pour question d’hygiène…


Arrêté anti-burkini : la mairie de Cannes condamnée à rembourser 11 euros d’amende à une vacancière

21/06/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Une vacancière toulousaine, qui avait été verbalisée en 2016 sur une plage de Cannes pour avoir porté ce qu’elle a décrit comme un hijab fleuri, va être remboursée des 11 euros qu’elle avait dû payer. Elle avait été verbalisée par la police dans le cadre d’un arrêté anti-burkini. Ainsi en a décidé le tribunal administratif de Nice, le 19 juin.

Les différents arrêtés pris en 2016 pour bannir les maillots de bain censés respecter la morale islamique sur les plages françaises avaient depuis été annulés par le conseil d’Etat.

La plus haute juridiction administrative française avait appelé les maires au respect des libertés fondamentales, en dépit du contexte dans lequel ces arrêtés avaient pris (après l’attentat islamiste de Nice qui avait fait 86 morts et 458 blessés).

Jean-Frédéric Poisson : « Le vrai problème de fond est celui de l’islam »

Jean-Frédéric Poisson

Président du Parti chrétien démocrate (PCD) et candidat à la primaire de la droite, Jean-Frédéric Poisson a accordé un entretien au journal Présent, proche du Front natinal, qui le fait précéder de cet avertissement : « Ses convictions sont proches des nôtres. […] Reste que le règlement de son parti l’oblige à soutenir le vainqueur de la primaire. Nous l’attendons donc dans six mois entre les deux tours de la présidentielle où se jouera la survie de la France : affranchi de sa famille d’idées largement responsable du sort que nous subissons ou bien définitivement boutinisé. Il mérite mieux. »

Présent : Votre avis concernant la polémique autour du burkini a surpris. N’est-ce pourtant pas une atteinte à la laïcité ?

Jean-Frédéric Poisson : Ce n’est justement pas une question de laïcité. Si elle est bien comprise, c’est un cadre qui se contente de ne reconnaître aucune religion d’Etat, certainement pas une règle de conduite imposée et encore moins un code vestimentaire. Il est dangereux d’en faire une question de laïcité car alors l’Etat deviendrait tout-puissant contre les particularités de telle ou telle religion. Lorsque je vois des femmes arpenter les plages en burkini, je n’y reconnais pas la France mais je refuse que mon pays accumule des lois à partir de faits divers qui ne sont que la conséquence de problèmes non traités. Le vrai problème de fond est celui de l’islam – et non simplement de l’islamisme – qui engendre un certain nombre de craintes aux Français dont je fais partie. Interdire le burkini ne réglera certainement pas le problème.

Comment expliquez-vous le fait d’être le seul candidat aux primaires LR à souhaiter l’abrogation de la loi Taubira ?

Ce n’est malheureusement pas très compliqué à comprendre : je suis le seul à avoir une ligne claire et cohérente que je refuse de faire varier en fonction des sondages ou des affinités médiatiques. Je continue à vouloir l’abrogation de cette loi alors que certains de mes concurrents s’acharnent sur ses conséquences désastreuses que sont la PMA ou la GPA. Si je le fais, c’est que sur ce sujet comme sur beaucoup d’autres, notre pays s’effondre en raison de mesures politiques qui se prennent justement sur des conséquences sans ne jamais renoncer aux causes. Résultat, rien n’est traité en profondeur, on recule le problème et les « solutions » sont décevantes. Oui, il faut abroger le mariage pour tous.

Votre position antilibérale vis-à-vis des syndicats et de la loi Travail vous a attiré la sympathie d’une certaine presse de gauche. Quelle est votre vision sur ces sujets ?

C’est parce que j’ai le souci de protéger les plus fragiles que je défends des mesures sociales bien différentes des autres. Le PCD propose par exemple depuis 2006 un revenu de base universel. Cette mesure – application concrète de la pensée catholique sociale – se fonde sur une vision non-marchande de la société et sur la reconnaissance de la dignité de chaque personne. Notre société est traversée par une crise du sens de l’existence individuelle, une crise de reconnaissance des personnes et de leur rôle social, une crise de la complexification des relations institutionnelles et une crise d’appartenance à un projet commun. Le revenu de base universel est évidemment une sécurité, mais également une reconnaissance de la participation de chacun à la richesse nationale. C’est la question d’un peuple en réalité : tous sont héritiers des richesses produites par les savoir-faire des générations précédentes. Il y a également une reconnaissance d’activités non-rémunérées dont la société profite pourtant : l’engagement associatif, le choix de rester auprès de ses enfants, d’aider ses parents dans leur fin de vie…

Sentez-vous que votre volonté d’en finir avec le cordon sanitaire autour du FN entraîne l’adhésion de la base militante de la droite classique ?

Ce cordon sanitaire n’existe pas, je crois, chez une partie significative de l’électorat qui aimerait enfin que les hommes politiques se soucient de problèmes concrets plutôt que de leurs guerres partisanes. Il est absolument ridicule de refuser de parler à tel ou tel élu alors que ces derniers font leur travail et respectent les règles. C’est aussi simple que ça, et c’est d’autant plus légitime à l’heure où nombre de Français choisissent ce parti, que cela plaise ou non.

Que répondez-vous à ceux qui vous accusent d’entretenir la logique de parti lorsque vous avez annoncé votre ralliement au vainqueur des primaires, au risque donc d’appeler à voter Alain Juppé ?

Les primaires comportent des règles dont l’engagement de soutenir le vainqueur et de ne pas lui faire obstacle avec une candidature concurrente. J’ai signé en connaissance de cause et je n’ai qu’une parole. Je ne pense pas qu’on puisse m’en tenir rigueur. Ma famille politique comporte dans son ADN les principes politiques qui peuvent nous aider à redresser la France. Je regrette en revanche qu’ils soient trop souvent trahis.

Deux remarques dès lors. D’abord, voter pour moi, c’est me donner les moyens de peser dans ma famille politique. Plus mes soutiens seront nombreux, plus les idées que je porte devront être entendues. Pour ce qui est d’Alain Juppé, aujourd’hui favori, il est vrai que nous sommes très différents. J’aviserai évidemment en fonction de son comportement vis-à-vis de mes exigences. Mais s’il reste sur la ligne qui est la sienne aujourd’hui sans fléchir sur le moindre point, le « soutien » peut se faire particulièrement discret !

Vous êtes accusé d’antisémitisme pour avoir dénoncé la soumission d’Hillary Clinton aux « lobbies sionistes ». Certains de vos concurrents ont même réclamé votre exclusion des primaires. Que vous inspire cette polémique quant à la liberté d’expression en France ?

Il s’agissait d’un procès en sorcellerie de plus dans cette classe politique dans laquelle certains multiplient les faux scandales pour masquer leur incompétence. La commission de contrôle de la primaire a considéré, après m’avoir entendu, que l’affaire était close. Ces mots ont peut-être choqué et j’en suis désolé, mon propos ne visait en aucun cas la communauté juive de France, tous les gens honnêtes l’auront immédiatement compris.

Le soutien des géants de la finance à Madame Clinton n’est un secret pour personne, celui de groupes de pression sionistes non plus. C’est un fait que l’AIPAC [American Israel Public Affairs Committee] – par exemple – revendique fièrement sur son site internet ! C’est très officiel et cela m’inquiète, parce que les choix de ces groupes de pression empêchent toute politique équilibrée au Proche-Orient. Les centaines de milliers de morts que se partagent l’Irak et la Syrie méritent peut-être autre chose qu’une bataille de mots, et je crois que la politique menée, et que promet d’accentuer Madame Clinton, a montré ses dramatiques limites.

Propos recueillis par Louis Lorphelin

Entretien paru dans Présent daté du 29 octobre 2016