Brexit : Pour Éric Zemmour, “Theresa May, c’est Margaret Thatcher à l’envers”

18/10/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Il y a des jours comme ça où l’on comprend pourquoi les Anglais n’ont pas perdu une guerre depuis deux siècles“, lance Éric Zemmour. Pour lui, il faut “admirer le peuple anglais pour sa détermination courageuse lorsqu’il a voté en faveur du Brexit“. Il nous invite aussi à “admirer les élites politiques britanniques pour leur respect de la démocratie et leur audace iconoclaste, l’exact opposé de leurs homologues françaises“.

Selon le polémiste, “Theresa May nous refait le coup de Margaret Thatcher, un coup de tonnerre“. Il rappelle qu’en 1979, alors que “toute l’Europe, et en particulier la droite française, penchait à gauche, ne jurant que par la social-démocratie suédoise et le modèle de régulation keynésien, Margaret Thatcher avait inauguré un libéralisme décomplexé“. Aujourd’hui, affirme Éric Zemmour, ‘Theresa May, c’est Margaret Thatcher à l’envers“, expliquant que “Thatcher annonçait la mondialisation. May accélère la démondialisation”.


Brexit : l’Union européenne mobilise les associations écolos qu’elle subventionne

Billets 500 euros

13/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Une récente mise en garde, dans une lettre ouverte contre le Brexit, estime que les lois de Bruxelles ont « un effet extrêmement positif » sur l’environnement. Cette déclaration était signée par une douzaine d’associations vertes, dont Natural England, l’Alliance Verte, Oxfam, Action contre la faim. Ce qui n’était pas mentionné dans cette touchante proclamation, c’est que la Commission européenne finance directement huit de ces douze organisations signataires. Bien sûr, « sauvez nos campagnes » sonne mieux que « sauvez nos subventions », mais on ne peut pas empêcher de se demander quelle est la réelle motivation de cette démarche.

En fait toute cette propagande est un grand classique dans tous les pays de l’Union. Déjà en 2007, la Grande-Bretagne devait approuver un transfert important de sa souveraineté à Bruxelles quand le traité de Lisbonne a été ratifié. Le ministre des Affaires étrangères de l’époque, David Miliband, avait fait un grand show en présentant devant le Parlement toute une série d’organisations en faveur de ce vote. « One World Action, Action Aid et Oxfam donnent leur soutien », disait-il alors d’un air satisfait.

Le discours officiel proclamait que « les ONG environnementales appuient les dispositions du traité sur le développement durable, et même la commission des évêques soutient cette démarche. Il s’agit d’une coalition, non d’idéologie, mais d’intégrité. » Intégrité ? Il s’est avéré toutes les organisations citées avaient reçu des subventions de l’UE. Rien d’étonnant donc que toutes veuillent entériner consciencieusement un traité soutenu par leurs bailleurs de fonds.

Ce qui est surprenant est de découvrir l’ampleur de leur dépendance financière. Action Aid, la NSPCC (protection de l’enfance), One World Action et Oxfam ont reçu 43 millions d’euros pour une seule année ! Comment des ONG recevant de telles subventions peuvent-elles légitimement prétendre être indépendantes ? Peuvent-elles encore se décrire comme des organisations « non gouvernementales » ?

Même question au sujet de cette fameuse « commission des évêques », qui s’est révélée être « la Commission de l’épiscopas de la Communauté européenne », basée à Bruxelles et dont le but est « de promouvoir la réflexion, basée sur la doctrine sociale de l’église, sur les défis pour une Europe unie ». En d’autres termes, tout en cherchant à donner l’impression d’un vaste soutien de la société civile pour un nouveau transfert de pouvoirs à Bruxelles, le Secrétaire britannique aux Affaires étrangères en est réduit à citer des organismes qui seraient en faillite si l’UE disparaissait.

En 2003, lorsque la Constitution européenne a été élaborée, 200 organisations de la soi-disant « société civile » ont été invitées à soumettre leurs suggestions sur le contenu de ce document. Toutes étaient bénéficiaires de subventions de l’UE…

Franxit ? OUI !

14/03/2016 – FRANCE (Présent 8566)

La possibilité accordée aux Britanniques de se prononcer pour ou contre l’appartenance de leur pays à l’Union européenne fait des envieux. Ceux qui voudraient en bénéficier en Europe, ce sont d’abord les Français. C’est ce qui résulte d’une enquête de l’université d’Édimbourg effectuée le mois dernier auprès de 8 000 électeurs dans six pays : Allemagne, France, Pologne, Irlande, Espagne et Suède.
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53 % de nos compatriotes souhaitent qu’on leur demande s’ils veulent continuer la folle course vers « une union toujours plus étroite », selon la formule des traités européens. Les Français sont les seuls à être majoritairement partisans d’une telle consultation pour leur pays (45 % en Allemagne, 47 % en Espagne, 49 % en Suède, 39 % en Pologne…) Cette étude, publiée le 10 mars, est la première à interroger les opinions publiques européennes à l’occasion de la consultation au Royaume-Uni.

Si les Français sont majoritairement en faveur d’un référendum au sujet du Franxit, ils sont aussi les plus favorables à la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE. Comme si, faute de bénéficier du même droit, ils se réjouissaient de celui de leur voisin. Fort logiquement, c’est en France que l’on souhaite le plus mettre fin à la liberté de circulation en Europe.
C’est aussi chez nous que 53 % de nos concitoyens veulent réduire l’accès aux aides sociales des étrangers. Au moins que l’on obtienne le peu que les Britanniques ont arraché au Conseil européen, à savoir un délai de quatre ans avant que ces étrangers aient les mêmes prestations que les nationaux !

La classe politique française ne s’émeut guère du vœu des Français. Quoique les dirigeants des partis n’aient que les mots « démocratie », « concertation », « respect » à la bouche, aucun ne songe à interroger les électeurs pour savoir ce qu’ils veulent, sauf le Front national qui annonce un référendum sur l’euro, lié à l’UE. Ces mêmes partis s’étonnent ensuite de la montée en puissance des souverainistes, des nationalistes, qu’ils appellent « populistes » de façon péjorative. En l’absence de consultation directe, ceux qui veulent exprimer leur refus de cette Europe-là votent pour les formations qui la récusent.

Mais il est vrai que cette même enquête révèle aussi qu’en cas de référendum, 45 % des Français voteraient pour rester dans l’UE, 33 % pour quitter (22 % sans opinion). Que les eurocrates ne s’en réjouissent pas trop vite ! Ils ont la mémoire courte. Rappelons que, lors du référendum sur la Constitution européenne, selon les sondages le oui l’emportait massivement en octobre 2004, à 69 % contre 31 % pour le non.
Six mois plus tard, en avril 2005, c’est le non qui faisait la course en tête 54 % contre 46 % pour le oui, ce qui correspondra au verdict final le mois suivant. Pour ce qui est du traité de Maastricht, le oui ne l’emporta que sur le fil, alors qu’au début de la campagne il était massivement plébiscité.
Il est sûr que l’annonce officielle d’un référendum sur l’appartenance à l’Union européenne, en faisant renaître l’espoir, susciterait un élan vers l’émancipation de la tutelle bruxelloise. À ceux qui en doutent, socialistes, centristes, républicains, nous disons « chiche ! ». Hélas, ils ne se risqueront pas à proposer un référendum…

Guy Rouvrais

« Frexit », migrants : les sondages nous donnent raison

Source : Boulevard Voltaire

Deux enquêtes récemment publiées font état du profond décalage entre les discours des élites au pouvoir et les préoccupations du peuple.

Deux enquêtes récemment publiées font état du profond décalage entre les discours des élites au pouvoir et les préoccupations du peuple. La première, menée par l’université d’Édimbourg et le cercle de réflexion allemand D/part, traite du rapport qu’entretiennent les Européens avec l’Union européenne. La seconde, rendue par l’IFOP, étudie l’opinion des Français par rapport à l’immigration. Dans ces deux enquêtes, les Français interrogés donnent raison aux eurosceptiques et aux opposants à l’immigration de masse.

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Les immigrés ont une place d’importance dans la partie d’échecs entre la France et l’Angleterre

04/03/2016 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Hier se tenait le sommet franco-britannique annuel réunissant François Hollande et David Cameron. Bien sûr, la question brûlante de cette rencontre portait sur le Brexit qui risque de bouleverser le visage de l’Union européenne. La veille, Emmanuel Macron avait fait planer une menace en affirmant que si la relation entre l’Angleterre et le reste de l’UE se rompait, « les migrants ne seraient plus retenus à Calais ».
De plus, le ministre de l’Économie a subodoré qu’en cas de Brexit, le Royaume-Uni n’aurait plus un accès complet au marché unique et que Paris pourrait inciter les services financiers à quitter le Royaume-Uni pour la France. Dans une telle situation, les immigrés sont une masse bien utile pour le gouvernement français et le Brexit un bon moyen pour s’en débarrasser.
François Hollande a cependant affirmé que ce n’était pas à la France de faire pression sur les Britanniques pour dicter leurs choix.

De la crise migratoire au Brexit : l’Union européenne en voie d’atomisation

Source : Boulevard Voltaire
Schengen n’est déjà qu’un vague souvenir. L’Euro s’effondre progressivement. Les nations libres s’imposent comme la solution d’avenir, la solution logique.

Le premier coup dur porté à la construction européenne fut le référendum volé de 2005. Une large majorité de Français avaient refusé le traité établissant une Constitution pour l’Europe, avant d’être trahie, peu de temps après, par Nicolas Sarkozy. Échaudés, les télégraphistes de Bruxelles (pardon, les gouvernants français) n’ont, depuis lors, plus présenté de référendum au peuple. Quand le peuple vote mal, on ne le fait plus voter.

L’Allemagne porte la responsabilité du démantèlement prévisible de l’Union européenne. En cause, sa politique égoïste et irresponsable dans tous les domaines : immigration, économie, défense et énergie. Quant à la France, elle est coupable de faiblesse. Soumis, les dirigeants français n’ont eu de cesse de faire des cadeaux à Berlin. Tout s’est accéléré sous la présidence de François Mitterrand, lequel, européiste acharné, craignait que l’Allemagne réunifiée ne se tourne irrémédiablement vers l’Est.

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Brexit pour les dupes

22/02/2016 – EUROPE (Présent 8551)

David Cameron était allé à Bruxelles pour participer au Conseil européen, avec mission de défendre les intérêts des Britanniques en secouant la tutelle bruxelloise, il en est revenu en petit télégraphiste de ses pairs pour convaincre ses compatriotes de rester au sein de l’Union européenne en votant oui au référendum. Pour cela, il faut qu’il ait lui-même l’air convaincu. Il a donc essayé, dès son retour, de démontrer qu’il avait gagné sur toute la ligne… ou presque, et la face de l’Union allait en être changée, comme celle des îles britanniques.
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Le Premier ministre a assuré aux sujets de Sa Majesté que l’accord « nous donne le meilleur des deux mondes », le beurre et l’argent du beurre, les avantages de l’UE sans les inconvénients : « Le Royaume-Uni ne fera jamais partie d’un super État de l’Union européenne, le pays n’adoptera jamais l’euro, nous ne participerons pas aux parties de l’Union qui ne fonctionnent pas. » Il peut donc faire campagne pour le oui, ses revendications ont été satisfaites. Mais cela, c’est un discours à usage interne…

Tout est changé, dit-il. Rien n’est changé, répondent ses homologues. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a certes déclaré que l’accord « renforce le statut spécial de la Grande-Bretagne dans l’Union européenne. Pas glamour, mais sans concession sur les valeurs fondamentales de l’Europe ».
Et sans « dérogation aux règles » européennes, s’est empressé d’ajouter François Hollande, qui a précisé : « Il n’y a pas de révision prévue des traités et de droit de veto du Royaume-Uni sur la zone euro, ce qui pour la France était très important. » Est-ce donc l’histoire du verre à moitié vide ou à moitié plein ? Non, il s’agit d’un marché de dupes : en échange d’un engagement ferme du Premier ministre britannique de soutenir le oui, il n’a reçu que des promesses conditionnelles, à l’accomplissement lointain ou hypothétique.

Parmi ses revendications, il y avait l’abrogation, ou au moins la réduction, du versement des allocations familiales pour les travailleurs européens dont les enfants sont restés au pays. Accordé ! Mais l’adoption définitive dépend du vote du Parlement européen qui n’interviendra qu’après le référendum du 23 juin ! Quant au veto des parlements nationaux sur les projets européens, il se traduit par ceci : quand 16 de ces 28 parlements nationaux s’accorderont pour contester un texte de la Commission contraire au principe de subsidiarité, à ce moment-là, figurez-vous que l’accord prévoit de déclencher… « une discussion approfondie » (sic) au Conseil.
C’est tout !

David Cameron demandait d’échapper à l’engagement vers une « Union toujours plus étroite », l’un des piliers de la construction européenne. Il a obtenu cette exemption. Laquelle sera effective quand elle sera intégrée au traité européen lors d’une prochaine révision à une date inconnue… si révision il y a. Ce qui signifie que la Grande-Bretagne est toujours soumise à cette clause. David Cameron voulait un délai de quatre ans pour les ressortissants de l’UE au Royaume-Uni avant de bénéficier des aides sociales, il n’a obtenu qu’une limitation de ces aides.

Il est douteux qu’avec un tel bilan, Cameron convainque ses concitoyens de dire oui à cette Europe-là, alors que le non a le vent en poupe. Le Brexit est pour bientôt.

Guy Rouvrais

Hollande vient prendre les consignes à Strasbourg

08/02/2016 – EUROPE (NOVOpress)
Le « président » Hollande et la chancelière Merkel ont échangé lors d’un dîner sur les réfugiés en Europe et le « Brexit », à l’invitation du président du Parlement européen Martin Schulz.

Quand on connaît le suivisme de notre « président » à l’égard de l’Allemagne et de l’Union Européenne, on ne peut s’empêcher de penser que le dîner informel dimanche à Strasbourg entre Merkel, Hollande et Schulz ressemblait fort à une prise de consignes.
D’ailleurs, sans surprise, ce dîner et cette séance de travail hier à Strasbourg entre la chancelière allemande et le « président » français à l’invitation du président du Parlement européen a été l’occasion d’un bel unanimisme des protagonistes et pas seulement sur la qualité du « winstub », restaurant typique alsacien, qui les hébergeait.

Les dirigeants français et allemand ont évoqué la situation en Syrie, en particulier à Alep, exprimant « une vive préoccupation partagée », a-t-on indiqué dans l’entourage du « chef » de l’État. Ils se sont déclarés « pleinement d’accord » sur les moyens de résorber les flux de réfugiés, pour faire de la mise en œuvre du plan d’action européen une « priorité ». Normal, puisque c’est la nouvelle priorité de Merkel, en butte à une opposition croissante à sa folle politique migratoire. D’ailleurs, ils sont aussi d’accord pour s’inquiéter de la « montée des populismes en Europe », en clair de la grogne que suscite ladite politique migratoire.
Enfin, ils ont exprimé « une appréciation commune sur le projet d’accord avec le Royaume-Uni dans la perspective du prochain conseil européen », selon des sources proches de l’Élysée. Décryptage : Hollande et Merkel souhaitent que l’Angleterre reste dans l’UE, mais sans nouvelles concessions qui pourraient donner un fâcheux exemple à tous les pays mécontents du fonctionnement ubuesque des instances européennes.

C.D.


Éric Zemmour : « David Cameron épluche les oignons, Donald Tusk pleure »

Zemmour

04/02/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Un compromis a été trouvé à Bruxelles entre les Anglais et les Européens pour éviter une sortie de l’Angleterre de l’Union européenne. Mais il ne semble satisfaire personne.

« C’est la rencontre du sadique et du masochiste : l’un dit “fais-moi mal”, l’autre lui répond “pas question” ! », lâche Éric Zemmour. « Entre Londres et Bruxelles, les deux compères sont de mèche : c’est David Cameron qui épluche les oignons et Donald Tusk qui pleure », poursuit-il. Le journaliste note que « quand le Premier ministre anglais fait semblant de vouloir quitter l’Europe, le président du Conseil européen fait semblant de supporter toutes les offenses pour le retenir ». Il parle d’une « alliance de deux faibles » : d’un côté l’Anglais, « parce que son parti et son peuple veulent quitter l’Union européenne » ; de l’autre Bruxelles, « car la crise grecque et celle des migrants sont en train de saper un édifice européen déjà branlant ».

Éric Zemmour enfonce le clou :

Les oligarques européens ont sapé eux-mêmes des principes qu’ils jugeaient éternel. Comme l’URSS de jadis, cette construction impériale sans empire est en train de se désagréger. Tout acharnement thérapeutique serait contraire à sa mort dans la dignité.