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Theresa May

Le Parlement britannique accorde à Theresa May des législatives anticipées

20/04/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Le Premier ministre britannique Theresa May a demandé hier que les élections législatives soient avancées de trois ans. Cette requête a pour objectif de faire avancer les négociations dans le cadre du Brexit grâce à la constitution d’une nouvelle Chambre des communes. Elle justifie son acte ainsi :

« Des élections générales vont apporter aux pays cinq ans de leadership fort et stable pour mener à bien les négociations et nous assurer d’en faire un succès. »

Ce renouvellement de députés devrait lui permettre en même temps d’augmenter le nombre de sièges conservateurs.

Comment sa requête a‑t‑elle abouti ? Suite à la demande de Theresa May, le Parlement britannique a validé la proposition avec une majorité écrasante de 522 voix contre 13 à l’issue d’une heure et demie de débats. Une centaine d’élus se sont abstenus. Le Premier ministre, qui avait besoin de deux tiers des bulletins en sa faveur sur les 650 membres de la Chambre des communes, va pouvoir avancer les élections au 8 juin. Pour faire leur campagne, en urgence, les candidats n’auront que cinq semaines à compter du 3 mai, date après laquelle l’assemblée actuelle ne siègera plus.

Quelle est la réaction de ses rivaux ? Certains députés comme Jeremy Corbyn, chef du Parti travailliste et rival du Premier ministre, ont approuvé la proposition alors même qu’ils pourraient y perdre leur poste. Ce pro‑Union européenne espère ainsi donner la possibilité de changer de direction. En réalité, la campagne est déjà engagée puisque le Premier ministre n’a pas hésité à le qualifier d’« inapte à diriger ».

Farage Mafia

Nigel Farage au Parlement européen : « Vous vous comportez comme la mafia »

05/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Vous vous comportez comme la mafia », a lancé l’ancien patron de l’Ukip Nigel Farage au Parlement européen. Le principal artisan du Brexit a ajouté :

« Vous pensez que nous sommes des otages. Nous ne le sommes pas. Nous sommes libres de partir. »

Rappelé à l’ordre par le président de séance italien, Farage est revenu sur ses propos au profit… d’un synonyme :

« OK monsieur le président. Je comprends les sensibilités nationales. J’utiliserai plutôt le terme de gangsters pour dire que c’est comme ça que nous sommes traités. »

Ce qui a bien entendu suscité de nouvelles protestations.

Le Parlement européen venait d’exiger du Royaume-Uni qu’il verse 60 milliards d’euros pour prix de sa liberté, faute de quoi il ne discuterait pas avec lui !

Chard Gibraltar Brexit

Brexit : quid de Gibraltar ?

Avec le Brexit, le gouvernement britannique a assuré dans sa lettre invoquant l’article 50 du Traité de l’UE vouloir conserver la libre circulation entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande, mais il n’a rien dit de Gibraltar.

GibraltarIl faut dire que les contrôles à la frontière n’ont jamais cessé entre le reste de la péninsule ibérique et ce rocher de la discorde que l’Espagne veut récupérer depuis sa cession forcée à la Grande-Bretagne en 1713, mais la question de cette presqu’île d’un peu plus de 30 000 habitants pourrait pimenter un peu les négociations. En effet, l’Union européenne vient d’annoncer en préambule aux négociations qu’aucun accord entre l’UE et le Royaume-Uni ne saurait s’appliquer à Gibraltar si l’Espagne s’y oppose. Le ministre en chef de la presqu’île, Fabian Picardo, s’est inquiété à haute voix d’une possible solution de souveraineté partagée et Madrid a déjà fait savoir qu’une fois le Royaume-Uni hors de l’UE, il attendait le soutien de ses partenaires européens dans ce dossier.

L’Espagne s’est toutefois abstenue de toute menace ou déclaration guerrière à l’égard de Londres et de Gibraltar. Les déclarations du ministre de la Défense du Royaume-Uni et d’un des leaders du parti conservateur ont donc poussé le ministre des Affaires étrangères espagnol, Alfonso Dastis, à s’étonner publiquement de la disparition du légendaire flegme britannique. Interrogé la semaine dernière sur la BBC, le ministre Michael Fallon avait en effet affirmé que son pays « irait jusqu’au bout » pour protéger Gibraltar et le droit de ses habitants à rester dans le Royaume-Uni.

Quelques minutes après, l’ancien chef des Tories, Michael Howard, a comparé sur Sky News l’attitude de Margaret Thatcher il y a trente-cinq ans, quand il a fallu envoyer une force navale récupérer les Malouines, à l’attitude qu’aurait très certainement Theresa May s’il fallait défendre Gibraltar.

Des propos très critiqués en Grande-Bretagne même, au premier chef par l’opposition libérale-démocrate et travailliste qui s’inquiète de l’impact que pourraient avoir de tels propos sur les négociations pour le Brexit et sur la relation d’ami et d’allié avec l’Espagne.

Mais, à vrai dire, ces échanges d’amabilités ne sont pas vraiment nouveaux et ils ne sont pas près de cesser puisque, comme l’a redit Theresa May dimanche, le Royaume-Uni n’acceptera jamais aucun abandon de souveraineté sur la presqu’île contre la volonté de ses habitants et que ceux-ci veulent conserver leur statut de territoire britannique d’outre-mer. En 2002, 99 % des votants gibraltariens avaient confirmé ce souhait dans un référendum même si, lors du référendum sur le Brexit, 97 % se sont prononcés contre la sortie de l’UE.

Olivier Bault

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 5 avril 2017

theresa-may

Brexit : pari tenu

Quand la Cour suprême britannique a contraint, en janvier, le gouvernement de Theresa May à passer par un vote du parlement avant d’enclencher la procédure de sortie de l’Union européenne, il n’était pas sûr que la promesse d’invoquer l’article 50 du Traité de l’UE avant la fin du mois de mars serait tenue. On sait depuis mardi que le Premier ministre va pouvoir respecter le délai annoncé aux électeurs puisque le parlement de Westminster a définitivement adopté la loi autorisant le Brexit. La Chambre des lords a en effet renoncé à ses exigences de voir les droits des travailleurs étrangers originaires de l’UE préservés après le Brexit, indépendamment des négociations à venir avec Bruxelles, et d’obtenir un droit de veto du parlement à l’issue de ces négociations.

Interviewée mardi par Nigel Farage, ancien leader de l’UKIP reconverti au journalisme sur la radio anglaise LBC, Marine Le Pen a félicité les parlementaires britanniques pour leur attitude démocratique. Une majorité d’entre eux avaient en effet fait campagne contre la sortie de l’UE, mais ils ont su respecter la volonté du peuple exprimée par référendum. Mme Le Pen a ajouté, à propos de ses félicitations : « Je dis cela assez facilement parce qu’en 2005, les Français ont dit non au projet de constitution européenne lors du référendum et les dirigeants de gauche et de droite ont uni leurs forces pour nier la volonté populaire. […] C’est donc un signal transmis par la Grande-Bretagne à tous les peuples qui veulent restaurer la souveraineté et la liberté. »

De son côté, Nicola Sturgeon, premier ministre d’Ecosse et leader du Parti national écossais (SNP), voudrait profiter de l’occasion pour exiger un deuxième référendum sur l’indépendance de sa région, après l’échec de celui de 2014 où une majorité d’Ecossais ont choisi de ne pas quitter le Royaume-Uni. La responsable indépendantiste écossaise souhaite la tenue d’un nouveau référendum entre l’automne 2018 et le printemps 2019, dans l’espoir que l’Ecosse pourrait alors rejoindre l’Union européenne en même temps que le reste du Royaume-Uni la quittera. Le Parlement écossais doit toutefois obtenir l’autorisation de Westminster pour un tel référendum, et Theresa May a déjà annoncé qu’elle refuserait un référendum dont une majorité d’Ecossais, selon les sondages, ne veulent de toute façon pas. Londres n’exclut toutefois pas un nouveau référendum dans un avenir plus lointain, mais pas avant que les Ecossais aient eu le temps de bénéficier des fruits du Brexit et soient à même de faire un choix éclairé.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 18 mars 2017

Nigel Farage

Nigel Farage : « L’UE n’a plus aucun avenir dans sa forme actuelle »

21/02/2017 – BRUXELLES (NOVOpress) : Nigel Farage s’est livré à une charge violente comme il les affectionne contre l’Union européenne, et cela la semaine dernière, dans l’enceinte même du Parlement européen qui débattait du traité de libre échange avec le Canada, le CETA. « J’ai l’impression d’assister à la réunion d’une secte religieuse », a d’abord ironisé le député (et ancien patron) de l’UKIP, qui fut le principal artisan du Brexit et apporta également son concours à Donald Trump durant sa campagne électorale.

« C’est comme si l’élection de Donald Trump, le Brexit, ou encore le référendum italien vous étaient complètement passés au-dessus », a t-il poursuivi à l’adresse de la majorité des autres élus.

Nigel Farage le leur a dit sans détours : « Le fait est que l’Union européenne n’a pas d’avenir dans sa forme actuelle. » Avant de conclure en ces termes :

« Je pense que vous allez avoir en 2017 des chocs encore plus importants qu’en 2016. »

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Eric Zemmour : « Theresa May et Angela Merkel ont tout pour s’affronter »

19/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Theresa May et Angela Merkel avaient tout pour se comprendre et s’entendre », entame Eric Zemmour, « mais les circonstances et les électeurs en ont décidé autrement : l’Anglaise et l’Allemande incarnent désormais deux pays qui ne se comprennent plus, deux visions de l’Europe, et même, deux conceptions de la démocratie ».

Pour l’éditorialiste, « Theresa May est revenue aux fondamentaux : la démocratie, c’est le pouvoir du peuple, pour le peuple, par le peuple. Pour Angela Merkel, la démocratie, ce sont avant tout des valeurs : les droits de l’homme, le vivre ensemble, les pouvoirs des juges et du droit. Theresa May applique le programme voulu par Nigel Farage », tandis qu’Angela Merkel « est devenue l’adversaire principal de l’AfD, le nouveau parti populiste allemand qui monte » : « Theresa a basculé à droite, Angela ressemble de plus en plus à une femme de gauche, gouvernant aujourd’hui avec les socialistes, et demain avec les Verts. » Et de décliner tous ce qui différencie les deux femmes, dans tous les domaines, y compris – et surtout – dans celui de l’immigration et de la « préférence nationale », tout ce qui fait qu’elles ont désormais « tout pour s’opposer et s’affronter ».

Eric Zemmour a cette formule : « Il est vrai que Angela Merkel cherche toujours à se faire pardonner Hitler, tandis que Theresa May n’a pas besoin de se faire pardonner Churchill. »

Pour Donald Trump, la politique pro-migrants de Merkel a été une “erreur catastrophique”

16/01/2017 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
À quatre jours de son investiture, le président élu des États-Unis a dénoncé la politique pro-immigration d’Angela Merkel :

J’ai beaucoup de respect pour elle. C’est une grande, dirigeante, mais elle a fait une erreur catastrophique en accueillant tous ces illégaux, en acceptant des gens de n’importe où, parce qu’on ne sait pas d’où ils viennent.

Par ailleurs, dans cet entretien au quotidien britannique The Times, Donald Trump estime que le Royaume-Uni fait bien de vouloir quitter l’Union européenne. Il affirme même que d’autres États membres suivront.

Le Brexit va s’avérer être une excellente chose. Je l’avais prédit, mais j’avais alors été critiqué. J’avais expliqué que c’est parce que les gens ne veulent pas voir d’autres gens venir chez eux et détruire leur pays. La Grande-Bretagne a raison.


francois-lenglet-brexit

Le Brexit attire à Londres les entreprises qui fuient la Commission européenne

12/12/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Non seulement le Brexit n’a pas faire fuir les entreprises, mais il attire celles qui veulent échapper à la Commission européenne ! C’est ce qu’a expliqué ce matin François Lenglet sur RTL, notant d’abord que, dès janvier 2017, dans quelques semaines donc, McDonald’s aura installé « le siège de toutes ses activités non américaines » à Londres. Elles étaient jusque-là au Luxembourg. De même Google va-t-il migrer d’Irlande à Londres, où le Campus Google pourrait accueillir jusqu’à 7000 salariés.

Dans ces deux cas, explique François Lenglet, la question fiscale a été déterminante, car « Bruxelles est de plus en plus sourcilleux » pour contrer les « artifices comptables » qui permettent aux grandes entreprises de « loger » leurs bénéfices en Irlande ou au Luxembourg, avant de les exfiltrer vers les Iles Vierges.

A Londres, le taux de l’impôt sur les sociétés est de 20 %. Theresa May, le Premier ministre, a promis de le ramener à 10 %, et il pourrait même être déjà moins élevé pour les multinationales, qui négocient directement leur fiscalité en dehors du cadre général… Ainsi les banques, qui avaient menacé de partir après le Brexit, ne l’ont-elles pas fait et sont-elles en train de réfléchir – de négocier ? Ainsi Nissan, raconte François Lenglet, avait-il songé à se retirer et « tout s’est arrangé » après un rendez-vous entre son p-dg, Carlos Ghosn, et Theresa May. Nissan fabrique au Royaume-Uni 500 000 Qashqai par an.

Comme le dit Lenglet : « Il faut se préparer à une guerre fiscale avec le Royaume Uni qui veut devenir le Singapour de l’Atlantique. »

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Donald Trump aimerait Nigel Farage comme ambassadeur aux Etats-Unis

23/11/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: « Beaucoup de monde aimerait voir Nigel Farage représenter la Grande‑Bretagne comme ambassadeur aux Etats‑Unis. Il ferait du bon boulot ! », indique Donald Trump dans un tweet.

L’ancien leader de l’Ukip (United Kingdom Independence Party), le parti souverainiste britannique qui a œuvré sans relâche pour le Brexit, n’a pas ménagé son soutien au candidat républicain, au point d’apparaître à ses côtés lors d’un meeting cet été et de venir l’épauler en coulisses durant un débat télévisé face à Clinton. En signe de remerciement, Nigel Farage a été le premier politicien étranger reçu par le président élu à la Trump Tower, le week‑end suivant sa consécration.

Nigel Farage s’est dit « très flatté » par la demande de Donald Trump :

« J’ai dit depuis que j’ai rencontré le président élu que j’aimerais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour œuvrer de manière positive à aider les relations entre nos deux pays », a‑t‑il déclaré.

Le gouvernement de Theresa May a réagi vivement à cette proposition et cherche à établir une relation directe avec Donald Trump sans son entremise, pour tenter de relancer la fameuse « special relationship » transatlantique. Downing Street a sèchement répliqué qu’il n’y avait « pas de poste vacant ». « Nous avons déjà un excellent ambassadeur aux Etats‑Unis », a déclaré un porte‑parole de la Première ministre britannique.

En tout cas, après avoir poussé David Cameron à proposer le référendum sur l’Europe, Nigel Farage refuse de laisser en paix celle qui lui a succédé à la tête du pays. « Je connais plusieurs personnes dans l’équipe de Trump depuis des années et je suis en bonne position pour aider avec le soutien du président élu, écrit Nigel Farage sur le site Breitbart. Le monde a changé et il est temps que Downing Street change aussi ».

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Pour Depardieu, l’élection de Trump est « une bonne leçon »

14/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Pour l’acteur Gérard Depardieu, la victoire de Donald Trump est « une bonne leçon pour les hommes politiques » et la preuve que « la confiance est brisée, le peuple veut reprendre le pouvoir ». « Contrairement à George W. Bush, ajoute-t-il dans un entretien au Journal du dimanche, Trump n’est pas un abruti, il dit des choses qui le dépassent. Personne ne sait de quoi il va être capable. Il a l’intention de faire tout le contraire des politiques mises en œuvre par ses prédécesseurs. Mais avaient-elles empêché la pauvreté, les meurtres et les dérives ? » Ses compliments sur le populisme ambiant s’arrêtent là…

Car dans ce même entretien, Depardieu, qui dresse un parallèle justifié avec le Brexit, estime que les Britanniques « vont payer leur lâcheté très cher » et qu’il « ne les aime pas » – hormis leurs footballeurs et le cinéaste Ken Loach ! Le coup de grâce est pour Marine Le Pen : « Marine Le Pen n’est pas une menace, c’est une connerie ! » Et notre Gégé national de se faire docte : « La peur nous empêche de nous élever. L’ignorance engendre la brutalité. »

Moyennant quoi il vient d’achever le tournage du Divan de Staline, où il interprète évidemment le rôle-titre et où celui-ci « apparaît comme quelqu’un de monstrueusement humain, qui ne comprend pas cette peur qu’il provoque ». Encore un drame de l’ignorance ?

Brexit : Éric Zemmour dénonce “un coup d’État en gants blancs” des juges britanniques

08/11/2016 – FRANCE (NOVOpress)
La Haute Cour de justice britannique a exigé un vote du Parlement pour déclencher le Brexit. Comme si le référendum ne pouvait pas être le dernier mot de l’Angleterre.

Éric Zemmour dénonce un coup d’État en gants blancs :

On aurait dû se méfier. On aurait dû comprendre les messages envoyés, les réactions furibondes des partisans de l’Union européenne, en Grande-Bretagne comme en France, en Allemagne comme aux États-Unis. Puisque le Premier ministre britannique avait l’outrecuidance de vouloir respecter la volonté du peuple, puisque les menaces de la City de faire ses bagages ne l’intimidait pas, on emploierait les grands moyens : le droit. (…) C’est l’arme suprême, qui ne pourra être surmontée que par un autre juge, Cour suprême anglaise ou Cour européenne. Un comble, comme si les élites avaient voulu montrer aux gueux qui tenait le manche.


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Brexit : 3 juges contre 17 millions de Britanniques

Interpellée par une riche femme d’affaires opposée au Brexit, la Haute Cour de Justice de Londres, siégeant à trois juges, a décidé hier que la décision prise en juin par 17,4 millions de citoyens britanniques, soit près de 52 % des votants, n’avait qu’une valeur consultative. Pour les trois juges, seul le Parlement de Westminster peut invoquer l’article 50 du Traité de l’UE qui enclenchera le processus de sortie de l’UE.

C’est pourtant bien ce parlement qui avait pris la décision de déléguer sa décision au peuple par référendum ; le pouvoir de signer et révoquer les traités internationaux est au Royaume-Uni une prérogative royale, et revient donc en théorie au Gouvernement de Sa Majesté. C’est pourquoi le Premier ministre Theresa May entend bien faire appel de cette décision devant la Cour suprême, qui devra statuer sur cette question dans les prochaines semaines.

Si les juges de la Cour suprême confirment malgré tout la décision des trois juges de la Haute Cour de Justice, il faudra alors un vote du parlement, dont 480 membres sur 650 avaient soutenu le maintien du Royaume-Uni dans l’UE. Si le parlement vote contre la décision du peuple, Theresa May pourrait être contrainte de convoquer des élections anticipées. Et même si les députés n’osent pas annuler le résultat d’un référendum qu’ils avaient eux-mêmes convoqué, la procédure de sortie de l’UE pourrait être retardée d’au moins un an.

La presse britannique fait remarquer qu’un des trois juges de la Haute Cour de Justice est un ami proche de Tony Blair, l’ancien Premier ministre qui a milité pour rester dans l’UE, et un deuxième juge est le cofondateur d’une organisation juridique européiste. Plusieurs leaders des Tories et de l’UKIP ont violemment dénoncé l’activisme politique de ces juges et ont mis en garde contre la colère qu’un blocage du Brexit pourrait provoquer dans le peuple. Le tract envoyé à tous les ménages du pays avant le référendum était en effet très clair : « C’est votre décision. Le gouvernement mettra en œuvre ce que vous aurez décidé. Si vous avez 18 ans ou plus au 23 juin et que vous avez le droit de voter, c’est l’occasion pour vous de décider. »

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 5 novembre 2016

Brexit : Pour Éric Zemmour, “Theresa May, c’est Margaret Thatcher à l’envers”

18/10/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Il y a des jours comme ça où l’on comprend pourquoi les Anglais n’ont pas perdu une guerre depuis deux siècles“, lance Éric Zemmour. Pour lui, il faut “admirer le peuple anglais pour sa détermination courageuse lorsqu’il a voté en faveur du Brexit“. Il nous invite aussi à “admirer les élites politiques britanniques pour leur respect de la démocratie et leur audace iconoclaste, l’exact opposé de leurs homologues françaises“.

Selon le polémiste, “Theresa May nous refait le coup de Margaret Thatcher, un coup de tonnerre“. Il rappelle qu’en 1979, alors que “toute l’Europe, et en particulier la droite française, penchait à gauche, ne jurant que par la social-démocratie suédoise et le modèle de régulation keynésien, Margaret Thatcher avait inauguré un libéralisme décomplexé“. Aujourd’hui, affirme Éric Zemmour, ‘Theresa May, c’est Margaret Thatcher à l’envers“, expliquant que “Thatcher annonçait la mondialisation. May accélère la démondialisation”.


Billets 500 euros

Brexit : l’Union européenne mobilise les associations écolos qu’elle subventionne

13/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Une récente mise en garde, dans une lettre ouverte contre le Brexit, estime que les lois de Bruxelles ont « un effet extrêmement positif » sur l’environnement. Cette déclaration était signée par une douzaine d’associations vertes, dont Natural England, l’Alliance Verte, Oxfam, Action contre la faim. Ce qui n’était pas mentionné dans cette touchante proclamation, c’est que la Commission européenne finance directement huit de ces douze organisations signataires. Bien sûr, « sauvez nos campagnes » sonne mieux que « sauvez nos subventions », mais on ne peut pas empêcher de se demander quelle est la réelle motivation de cette démarche.

En fait toute cette propagande est un grand classique dans tous les pays de l’Union. Déjà en 2007, la Grande-Bretagne devait approuver un transfert important de sa souveraineté à Bruxelles quand le traité de Lisbonne a été ratifié. Le ministre des Affaires étrangères de l’époque, David Miliband, avait fait un grand show en présentant devant le Parlement toute une série d’organisations en faveur de ce vote. « One World Action, Action Aid et Oxfam donnent leur soutien », disait-il alors d’un air satisfait.

Le discours officiel proclamait que « les ONG environnementales appuient les dispositions du traité sur le développement durable, et même la commission des évêques soutient cette démarche. Il s’agit d’une coalition, non d’idéologie, mais d’intégrité. » Intégrité ? Il s’est avéré toutes les organisations citées avaient reçu des subventions de l’UE. Rien d’étonnant donc que toutes veuillent entériner consciencieusement un traité soutenu par leurs bailleurs de fonds.

Ce qui est surprenant est de découvrir l’ampleur de leur dépendance financière. Action Aid, la NSPCC (protection de l’enfance), One World Action et Oxfam ont reçu 43 millions d’euros pour une seule année ! Comment des ONG recevant de telles subventions peuvent-elles légitimement prétendre être indépendantes ? Peuvent-elles encore se décrire comme des organisations « non gouvernementales » ?

Même question au sujet de cette fameuse « commission des évêques », qui s’est révélée être « la Commission de l’épiscopas de la Communauté européenne », basée à Bruxelles et dont le but est « de promouvoir la réflexion, basée sur la doctrine sociale de l’église, sur les défis pour une Europe unie ». En d’autres termes, tout en cherchant à donner l’impression d’un vaste soutien de la société civile pour un nouveau transfert de pouvoirs à Bruxelles, le Secrétaire britannique aux Affaires étrangères en est réduit à citer des organismes qui seraient en faillite si l’UE disparaissait.

En 2003, lorsque la Constitution européenne a été élaborée, 200 organisations de la soi-disant « société civile » ont été invitées à soumettre leurs suggestions sur le contenu de ce document. Toutes étaient bénéficiaires de subventions de l’UE…

Franxit ? OUI !

14/03/2016 – FRANCE (Présent 8566)

La possibilité accordée aux Britanniques de se prononcer pour ou contre l’appartenance de leur pays à l’Union européenne fait des envieux. Ceux qui voudraient en bénéficier en Europe, ce sont d’abord les Français. C’est ce qui résulte d’une enquête de l’université d’Édimbourg effectuée le mois dernier auprès de 8 000 électeurs dans six pays : Allemagne, France, Pologne, Irlande, Espagne et Suède.
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53 % de nos compatriotes souhaitent qu’on leur demande s’ils veulent continuer la folle course vers « une union toujours plus étroite », selon la formule des traités européens. Les Français sont les seuls à être majoritairement partisans d’une telle consultation pour leur pays (45 % en Allemagne, 47 % en Espagne, 49 % en Suède, 39 % en Pologne…) Cette étude, publiée le 10 mars, est la première à interroger les opinions publiques européennes à l’occasion de la consultation au Royaume-Uni.

Si les Français sont majoritairement en faveur d’un référendum au sujet du Franxit, ils sont aussi les plus favorables à la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE. Comme si, faute de bénéficier du même droit, ils se réjouissaient de celui de leur voisin. Fort logiquement, c’est en France que l’on souhaite le plus mettre fin à la liberté de circulation en Europe.
C’est aussi chez nous que 53 % de nos concitoyens veulent réduire l’accès aux aides sociales des étrangers. Au moins que l’on obtienne le peu que les Britanniques ont arraché au Conseil européen, à savoir un délai de quatre ans avant que ces étrangers aient les mêmes prestations que les nationaux !

La classe politique française ne s’émeut guère du vœu des Français. Quoique les dirigeants des partis n’aient que les mots « démocratie », « concertation », « respect » à la bouche, aucun ne songe à interroger les électeurs pour savoir ce qu’ils veulent, sauf le Front national qui annonce un référendum sur l’euro, lié à l’UE. Ces mêmes partis s’étonnent ensuite de la montée en puissance des souverainistes, des nationalistes, qu’ils appellent « populistes » de façon péjorative. En l’absence de consultation directe, ceux qui veulent exprimer leur refus de cette Europe-là votent pour les formations qui la récusent.

Mais il est vrai que cette même enquête révèle aussi qu’en cas de référendum, 45 % des Français voteraient pour rester dans l’UE, 33 % pour quitter (22 % sans opinion). Que les eurocrates ne s’en réjouissent pas trop vite ! Ils ont la mémoire courte. Rappelons que, lors du référendum sur la Constitution européenne, selon les sondages le oui l’emportait massivement en octobre 2004, à 69 % contre 31 % pour le non.
Six mois plus tard, en avril 2005, c’est le non qui faisait la course en tête 54 % contre 46 % pour le oui, ce qui correspondra au verdict final le mois suivant. Pour ce qui est du traité de Maastricht, le oui ne l’emporta que sur le fil, alors qu’au début de la campagne il était massivement plébiscité.
Il est sûr que l’annonce officielle d’un référendum sur l’appartenance à l’Union européenne, en faisant renaître l’espoir, susciterait un élan vers l’émancipation de la tutelle bruxelloise. À ceux qui en doutent, socialistes, centristes, républicains, nous disons « chiche ! ». Hélas, ils ne se risqueront pas à proposer un référendum…

Guy Rouvrais

« Frexit », migrants : les sondages nous donnent raison

Source : Boulevard Voltaire

Deux enquêtes récemment publiées font état du profond décalage entre les discours des élites au pouvoir et les préoccupations du peuple.

Deux enquêtes récemment publiées font état du profond décalage entre les discours des élites au pouvoir et les préoccupations du peuple. La première, menée par l’université d’Édimbourg et le cercle de réflexion allemand D/part, traite du rapport qu’entretiennent les Européens avec l’Union européenne. La seconde, rendue par l’IFOP, étudie l’opinion des Français par rapport à l’immigration. Dans ces deux enquêtes, les Français interrogés donnent raison aux eurosceptiques et aux opposants à l’immigration de masse.
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