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Toulouse : le député socialiste J.J. Urvoas met en cause l’efficacité du RAID… avant de se rétracter piteusement

Toulouse : le député socialiste J.J. Urvoas met en cause l’efficacité du RAID… avant de se rétracter piteusement

23/03/2012 – 11h30
QUIMPER (NOVOpress Breizh) – Quelle crédibilité accorder à Jean-Jacques Urvoas ? Le député (PS) du Finistère, accessoirement « Monsieur sécurité » (?) du PS, a cru bon d’écrire ce matin sur son compte Twitter, à propos des évènements de Toulouse : «Si je comprends bien, le Raid n’est donc pas capable en 30 h d’aller chercher un individu seul dans un appartement? »

Entre temps François Hollande – dont Urvoas est un ardent supporter – a pris la parole depuis son QG de campagne pour saluer «le courage et la détermination du Raid». Aussitôt l’élu finistérien a aussitôt rectifié le tir en déclarant, toujours sur Twitter : «Mon tweet précédent était malvenu et inadapté au contexte (sic). Force est restée à la loi. Hommage au courage des hommes du RAID.» Ceux-ci apprécieront.

Evoquant les variations du personnage – qui était l’un des soutiens les plus actifs de DSK avant que celui-ci connaisse les ennuis que l’on sait – un vieux Finistérien déclare, amusé : « souvent J.J. Urvoas varie, bien fol est qui s’y fie ».

Les « jeunes » agresseurs présumés d’un militaire à Brest : des multirécidivistes que la justice avait laissés en liberté

Les « jeunes » agresseurs présumés d’un militaire à Brest : des multirécidivistes que la justice avait laissés en liberté

22/03/2012 – 16h00
BREST (NOVOpress Breizh) – Les forces de police ont interpellé, mercredi matin, sept « jeunes » soupçonnés d’être les auteurs de l’agression commise le 10 mars dernier à Brest à l’encontre d’un élève de l’école des mousses. Des « jeunes » pour certains déjà poursuivis pour d’autres méfaits et laissés malgré tout en liberté.

Alors qu’il rentrait en compagnie de deux de ses camarades au Centre d’Instruction navale le 10 mars dernier un élève de l’École des mousses avait été roué de coups et agressé à l’arme blanche par des « jeunes » qui lui avaient notamment porté un coup de couteau dans le dos. La blessure reçue par le malheureux – une plaie de 15 cm de long et de 3 cm de profondeur – avait nécessité la bagatelle de 51 points de suture.

Mercredi matin, les policiers de la sûreté départementale, renforcés par les sections d’intervention des commissariats de Brest et Quimper, sont intervenus dans les quartiers « sensibles » de Kerourien, de Saint-Marc et de Guilers. Sept « jeunes » âgés de 15 à 20 ans, dont trois mineurs ont été interpellés et placés en garde à vue. Dans un communiqué le parquet de Brest a précisé que la garde à vue de ces individus sera prolongée « au regard du nombre d’auditions et d’investigations à mener ».

Depuis le mois septembre 2011, le climat entre les jeunes militaires du Centre d’Instruction navale – aisément reconnaissables à leur allure – et des groupes de « jeunes » issus de l’immigration est très tendu : insultes, provocations, agressions à l’égard des jeunes militaires sont monnaie courante. Déjà, à l’issue des cérémonies du 11 novembre dernier, un élève du Lycée naval avait reçu un coup de couteau au bras et en décembre la situation avait encore empirée. Manifestement le « vivre ensemble » cher aux bonnes consciences de l’oligarchie en place connait quelques ratées dans le deuxième port militaire de France.

Selon des sources proches de l’enquête, il apparait en outre que plusieurs des « jeunes » interpellés sont les mêmes qui avaient déjà mis en examen pour des faits de braquages de pizzerias et de livreurs de pizzas. On se souvient que ces individus – poursuivis pour des faits d’une gravité certaine – avaient été aussitôt relâchés et placés sous contrôle judiciaire par le juge des libertés et de la détention. Une décision qui avait provoqué un tollé chez les policiers, qui s’inquiétaient, à juste titre, d’un tel laxisme. Un laxisme qui aura permis, quelques mois plus tard, l’agression dont a été victime le jeune militaire. Ces « jeunes », s’ils sont poursuivis, seront-ils encore une fois laissés en liberté ?

Crédit photo : Marion1000 ; Licence CC.

Les partisans de la réunification de la Bretagne se rappellent au bon souvenir de Philippe Grosvalet

Les partisans de la réunification de la Bretagne se rappellent au bon souvenir de Philippe Grosvalet

21/03/2012 – 08h00
NANTES (NOVOpress Breizh) – Répondant à l’appel du collectif  “44 = Breizh” une cinquantaine de militants bretons se sont retrouvés avant-hier en fin d’après-midi devant l’Hôtel du Département. Objectif de cette manifestation : remettre une motion au président du conseil général de Loire-Atlantique afin de lui rappeler le vote du vœu de cette assemblée en faveur de la réunification de la Bretagne.

Suite aux déclarations de Philippe Grosvalet (PS), il apparait en effet que le processus de mise en œuvre d’un référendum sur le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne soit bloqué. Le bilan de la réunion, qui s’est tenue le 5 mars dernier, de la commission mixte créée par la Région Bretagne et le Département de la Loire-Atlantique après plus d’un an d’interruption ne répond pas aux attentes sur l’ouverture d’un débat et d’une consultation populaires sur le sujet.

Selon l’actuel président du conseil général, le rôle cette commission se limiterait en effet à « faire vivre le concept de Bretagne historique » en oubliant tant son objectif initial qui est de préparer la réunification que la position prise par les deux collectivités le 28 janvier 2009 sur « la constance de l’engagement des deux exécutifs en faveur de la réunification de leurs territoires. » Une position très différente de celle de son prédécesseur Patrick Mareschal (PS), très engagé – contrairement à son successeur – en faveur de la réunification.

Fait assez rare pour le souligner on remarquait avant-hier, parmi les manifestants présents, des représentants de mouvements bretons de sensibilités très diverses (Bretagne réunie, le Parti Breton, l’UDB, Breizhistance, Jeune Bretagne). Comme le faisait remarquer l’un d’eux : « Peu importe qu’on soit de droite ou de gauche, l’important c’est la réussite de l’objectif commun ».

La motion, préparée par 44=Breizh, a été remise à Philippe Grosvalet. Celle-ci, qui reprend les divers points évoqués plus haut, exige « une prise de position claire de cette institution et des actes concrets pour aller vers la réunification ».Le texte demande instamment « la création d’un véritable établissement public régional prenant en charge l’ensemble des domaines de compétence des différentes collectivités de Bretagne dont celles du Pays Nantais ( jeunesse, transport, formation, ports, foncier, etc..), minimum préalable à une réelle prise en compte de la réunification de la Bretagne et à une évolution démocratique du statut de la Bretagne. »

Au vu des prises de position très jacobines des principaux candidats à la présidentielle, qu’il s’agisse de Nicolas Sarkozy, François Hollande, Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon, sans parler des convictions très « ligériennes » de Jean-Marc Ayrault – le véritable « patron » politique de la Loire-Atlantique en ce domaine – ce souhait sera-t-il enfin entendu ?

Crédit photo : Neer, licence cc.

Internet : l’extension « .bzh » bientôt validée ?

Internet : l’extension « .bzh » bientôt validée ?

16/03/2012 – 13h00
RENNES (NOVOpress Breizh) – La région administrative Bretagne a annoncé le 14 mars qu’elle avait adressé à l’ICANN un courrier affirmant son entier soutien au projet de domaine Internet de premier niveau « .bzh » (pour « Breizh ») porté par l’association wwwpointbzh. Un soutien concrétisé par la prise en charge du financement du dossier auprès de cet organisme, d’un montant de 235.000 euros. L’autorisation d’obtenir l’extension demandée pourrait intervenir dès 2013
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Dans un communiqué, la Région justifie cette décision en affirmant que cette extension contribuera ” à l’attractivité de la Bretagne.” Elle estime en effet que le « .bzh » constitue un marqueur identitaire fort qui donnerait « une visibilité nouvelle aux activités économiques, sociales, culturelles liées à la Bretagne. Il permettra aux institutions, entreprises, associations et particuliers souhaitant manifester leur attachement à leur région ».

Fondée à la suite d’une directive du Département du Commerce américain l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers, en français « Société pour l’attribution des noms de domaine et des numéros sur Internet ») est une autorité de fait américaine de régulation de l’Internet. Elle seule peut aujourd’hui allouer de l’espace des adresses de protocole Internet, attribuer les identificateurs de protocole (IP), gérer le système de nom de domaine de premier niveau pour les codes génériques (gTLD) et les codes nationaux (ccTLD), et assurer les fonctions de gestion du système de serveurs racines. Un monopole US qui pourrait d’ailleurs, pour des raisons géopolitiques évidentes, être remis en cause dans l’avenir.

L’idée d’une extension internet .bzh a été lancée en 2004 par le député de la 6ème circonscription du Finistère Christian Ménard (UMP). En 2008, l’association wwwpointbzh a été mise en place, avec le soutien financier de la région Bretagne, pour constituer le dossier de candidature, réunir les fonds nécessaires à son dépôt et assurer la promotion du”.bzh” dans la communauté bretonne.

S’inspirant de l’exemple du « .cat » catalan, l’association wwwpointbzh s’est donc concentrée sur un travail d’information et de proposition auprès des instances de l’ICANN, en lien avec les autres projets d’extensions culturelles et linguistiques européens (« .gal », « .scot »,) réunis au sein du réseau ECLID (European Cultural and Linguistic Internet Domains). La pétition lancée par l’association bretonne a recueilli à ce jour 20.385 signatures.

Depuis juin 2011, l’ICANN a décidé d’assouplir les conditions de candidature et mis en place le processus permettant de nouvelles extensions qui pourront désormais être liées à des régions, villes ou entreprises. Le calendrier prévoit le dépôt des dossiers entre le 12 janvier et le 12 avril 2012. L’examen des candidatures se fera jusqu’en novembre 2012, date à laquelle seront rendues officielles les nouvelles extensions autorisées. Si l’extension « .bzh » est validée, les premiers enregistrements des nouvelles adresses pourront débuter début 2013.

« Si j’étais président » : le jeu-concours de Produit en Bretagne mise à fond sur le localisme

« Si j’étais président » : le jeu-concours de Produit en Bretagne mise à fond sur le localisme

07/03/2012 – 12h20 BREST (NOVOpress Breizh) – Alors que la campagne présidentielle domine l’actualité, l’association Produit en Bretagne a lancé depuis le 23 janvier dernier un jeu-concours intitulé « Si j’étais président » qui mobilise de nombreux internautes soucieux de défendre la relocalisation de la production et de la consommation. Le localisme, une idée identitaire qui fait son chemin.

Fondée en 1993 à l’initiative d’une poignée d’acteurs économiques bretons, Produit en Bretagne, qui milite pour le localisme, entend promouvoir et faciliter un développement territorial durable. Le consommateur est appelé à « acheter breton » en priorité, pour défendre l’emploi et le savoir-faire breton en Bretagne, en France et à l’export. Une démarche identitaire forte qui entend réunir culture et économie au service de la Bretagne.

Depuis le 23 janvier et jusqu’au 20 mars les candidats au jeu concours sont donc invités à partager leurs idées à travers la création d’une affiche de campagne, d’un slogan, d’un programme et même, s’ils le souhaitent, d’une vidéo officielle. Pour s’inscrire, il suffit, en allant sur le site web « www.jerelocalise.com », de poster son programme, ses propositions, son slogan et de publier une vidéo de candidature. Ensuite, il appartient aux candidats de mobiliser leurs réseaux par mail et Facebook pour récolter le plus grand nombre de votes.

« Réduction des charges sociales pour nos producteurs et autres acteurs de l’économie locale », « mettre en place une TVA réduite sur les produits bretons », « promouvoir les producteurs et industriels locaux », « créer ou renforcer des réseaux à l’exportation » : les premières candidatures enregistrées rivalisent d’imagination.

Nommé « Président de la Relocalisation », le vainqueur sera celui qui aura bénéficié du plus grand nombre de votes sur son profil de candidat. Avec à la clé un « compte de campagne » de 1 500 € et un « pass » officiel pour tous les festivals partenaires de Produit en Bretagne durant l’été 2012. De quoi passer d’excellentes vacances.

Crédit photo : produit en Bretagne.

Nantes, capitale du sexe ?

Nantes, capitale du sexe ?

04/03/2012 – 17h00
NANTES (NOVOpress Breizh) – « Neptune favorise les voyageurs », proclame le blason dela Ville de Nantes. Cette belle devise qui rappelle le passé maritime de la cité des Ducs de Bretagne pourrait aujourd’hui être actualisée. Il suffirait juste de remplacer le dieu de la mer par Vénus. Car si Nantes, comme tous les grands ports, a toujours été une ville « chaude » – les établissements du quai de la Fosse étaient célèbres – depuis quelques années le visage de la prostitution a bien changé. Et les clubs échangistes, les établissements pour « gays » se sont multipliés au quatre coins de la ville. Apparemment très prospères. Alors, Nantes capitale du Sexe ? Zoom sur un aspect peu connu de la cité dirigée – depuis plus de vingt ans maintenant – par un membre éminent de l’oligarchie socialiste
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Des Africaines sur le trottoir

Les Nantais riverains des rues de Strasbourg et Paul Bellamy ne supportent plus la prostitution de nuit qui s’est installée depuis plusieurs années dans leur quartier et qui leur cause de nombreux désagréments. Affichettes, tracts, pétitions, maintes fois interpellée, la municipalité dirigée par Jean-Marc Ayrault ne bouge pas. En désespoir de cause les riverains pétitionnent pour la réouverture des maisons closes interdites depuis la loi Marthe Richard de 1946 !

Cette prostitution agressive – quand un conducteur seul s’arrête à un feu rouge il comprendra vite – est aujourd’hui exclusivement africaine. Arrivées le plus souvent de pays anglophones (Ghana, Sierra Leone) par des filières de passeurs maffieux, les malheureuses filles « travaillent » pour le compte de proxénètes qui les exploitent au maximum. Et comme il n’y a pas de petits bénéfices, elles sont souvent incitées à se réclamer du statut de réfugiées politiques, ce qui leur permet de toucher l’allocation temporaire d’attente généreusement versée par Pôle emploi.

Il y en a pour tous les goûts

Les médias locaux n’y voient qu’une cinquantaine d’habituées, mais leur nombre ne cesse d’augmenter sur un axe allant de la route de Rennes au centre de Nantes. Ces prostituées africaines ont d’ailleurs réussi à chasser leurs concurrentes venues d’Europe de l’Est. Seules ont résisté et défendent vaillamment leur bout de trottoir les « créatures » travaillant le long du square Elisa Mercoeur. Il est vrai que celles- ci présentent des carrures plutôt impressionnantes car se sont en réalité des « trans » venant d’Amérique latine ! Ces Messieurs-Dames avaient pris l’habitude de travailler dans leur camionnette rangée sur le trottoir, mais les travaux du futur centre Neptune vont les chasser vers d’autres lieux.

Les dernières frasques lilloises et parisiennes de DSK ont attiré l’attention du public sur les clubs échangistes. Là aussi, Nantes et son agglomération ne sont pas en reste en matière de commerce du sexe. Les bonnes adresses sont dans tous les guides comme Le Petit Futé et ces établissements ne connaissent pas la crise. Sur Internet ils attirent le client en détaillant leurs spécialités, il y en a pour tous les goûts. Le plus couru, dans le quartier du Bas Chantenay, met en avant sa superficie réservée aux ébats divers, plus de 600 m2 !

Les gays ne sont pas en reste !

Un gratuit de la communauté gay se félicitait l’an passé que Nantes soit la ville de province comptant le plus de sex clubs ou de saunas homos. Merci qui ? Là encore la publicité ne cache rien ou presque. Le sexe « bareback » s’y étale, les tracts distribués à la Gay Pride vantent slings, backrooms et autres Glory holes, il est vrai que dans ce milieu on admire beaucoup les USA. Un seul hic : les gays reprochent amèrement à la Ville d’avoir coupé tous les arbres et rasé les buissons fornicateurs de leur lieux de drague préférés. La nuit tous les chats ne vont plus être gris !

Mais la « communauté » gay comme elle aime à s’appeler, est particulièrement chouchoutée par Jean-Marc Ayrault. D’importantes subventions sont versées au centre Gay et Lesbien de nantes (CGLN) qui vient d’emménager dans un nouveau local plus spacieux, aides matérielles multiples, affichage municipal pour la Gaypride, on en passe… Il est vrai qu’aux dernières municipales le Président du même CGLN se faisait élire sous la couleur verte et devenait « conseiller délégué aux pratiques culturelles émergentes (!) ». Cela ne s’invente pas. Il y a quelques années, un proche d’Ayrault remarquait : « On peut se demander si le maire ne rêve pas de faire de Nantes une ville africaine ». Aujourd’hui ce qui est sûr, c’est qu’en matière de sexe il est en passe d’en faire une vraie capitale.

Photo : Gay Pride nantaise. Crédit photo : NOVOpress Breizh
« L’enfer vert des Bretons », sur FR3 Bretagne

« L’enfer vert des Bretons »

21/02/2012 – 18H15
RENNES (NOVOpress Breizh) – « L’enfer vert des Bretons », le tout récent film documentaire que Mathurin Peschet a réalisé sur le fléau des algues vertes qui envahissent chaque été depuis trente ans les côtes bretonnes, sera diffusé demain à minuit sur FR3 Bretagne. Ce documentaire devrait être ensuite disponible sur le site Internet de France 3 Bretagne et rediffusé le 19 mars à 8h50.

«La Bretagne doit se considérer comme un immense élevage de viande et de lait !», déclarait solennellement dans les années 1960 le ministre de l’Agriculture Edgar Pisani. Il aura été entendu. Avec les conséquences que l’on connait aujourd’hui.

Alors que le phénomène s’est considérablement aggravé ces dernières années – la mort d’une harde de sangliers sur une plage de Morieux (Côtes d’Armor) avait défrayé la chronique l’été dernier – et que les traitements mis en place s’avèrent aussi coûteux qu’inefficaces, Mathurin Peschet, un jeune réalisateur breton, a décidé d’enquêter sur les causes de cette catastrophe écologique.

Qui sont les responsables de cette pollution ? L’agriculture hyper-productiviste et les élevages intensifs sont-ils les seuls responsables de celle-ci ? Mathurin Peschet est convaincu que c’est bien dans le monde agricole que se trouve la solution, par l’adoption d’un nouveau modèle de production respectueux de l’environnement.

Un documentaire intelligent, clair et nuancé, qui expose en 52 minutes tous les aspects de ce problème environnemental majeur de la Bretagne d’aujourd’hui.

«L’enfer vert des Bretons», une coproduction Mille et Une.Films/France Télévision. Réalisation Mathurin Peschet. Mercredi 22 février 2012 à minuit et le 19 mars à 8H50 sur FR3 Bretagne. Le film sera également diffusé dans plusieurs salles de cinéma en Bretagne par l’association Daoulagad Breizh en présence du réalisateur.

Crédit photo : Thesupermat, licence CC.

Grandes voix bretonnes : le « chant des sardinières » au Château des ducs

Grandes voix bretonnes : le « chant des sardinières » au Château des ducs à Nantes les 2 et 3 mars

20/02/2012 – 08h15
NANTES/NAONED (NOVOpress Breizh) —
Dans le cadre des concerts des « Grandes voix bretonnes » qui se tiennent au Château des ducs de Bretagne à Nantes, on pourra entendre, le 2 et le 3 mars , le « chant des sardinières », ces ouvrières bretonnes qui travaillaient dans les conserveries de sardines du Sud-Finistère.

Marie-Aline Lagadic sa fille Klervi Rivière accompagnées de François Gouzien au piano et d’Alain Trévarin à l’accordéon présentent un florilège de ce que chantaient les ouvrières des très nombreuses conserveries de poisson qui s’étaient installées sur les côtes dans le sud du Finistère, sur une période d’un siècle qui s’étend de 1860, où les premières conserveries virent le jour à 1960, époque à laquelle on enregistra les premières fermetures.

Comptant plusieurs sardinières dans sa famille, Marie-Aline Lagadic a effectué un remarquable travail de collecte de leurs chants dans le but de les faire revivre. « Ces chants illustraient le quotidien et les états d’âme des ouvrières. Il y avait des chants ancestraux, des chants tristes, des chants satiriques, des chants grivois, de grands classiques traditionnels parfois adaptés à la vie des gens de mer ou des compositions spécifiques aux populations littorales. Les femmes interprétaient des mélopées ancestrales de la région, des gwerziou, ou complaintes » écrit-elle.*

C’est que le travail était dur, explique-t-elle, et chanter aidait à tenir le rythme : « Les femmes embauchaient à l’usine à l’arrivée des bateaux, généralement en fin d’après-midi. En arrivant elles chantaient souvent des cantiques à la Vierge et récitaient les prières de l’Angelus. Vers minuit, quand la fatigue commençait à se faire sentir, la contremaîtresse lançait une chanson afin de soutenir le rythme de travail. Faute de moyens de réfrigération, il fallait travailler jusqu’à ce que tout soit emballé, même s’il fallait y passer la nuit et une partie de la matinée. Bref, si on chantait, ce n’était pas seulement pour s’amuser. » (id)

A l’occasion des grandes grèves qui éclatèrent dans les années 1920, à Douarnenez (1924), à Lesconil et au Guilvinec (1926), à Saint-Guénolé-Penmac’h (1927), le répertoire des « penn-sardines » (sardinières) s’enrichit également de chants anarchistes et révolutionnaires. Le célèbre « Saluez riches heureux », qui ponctuera leurs luttes pour un meilleur salaire, deviendra vite un chant interdit, sous peine de licenciement !

Grâce au talent de Marie-Aline Lagadic et de son groupe, c’est toute une époque qui revit, celle d’une industrie de la conserve de sardine aujourd’hui quasiment disparue et celle des Bretonnes qui y travaillèrent. A ne pas manquer.

[box class=warning]« Chant des sardinières », vendredi 2 mars à 19h00 et samedi 3 mars à 15h00 au château des ducs de Bretagne à Nantes.
Tarif unique : 5 euros. Réservations auprès de l’Agence Culturelle Bretonne, 24, quai de la Fosse, par téléphone : 02 51 84 16 07 ou par mail : acbml@free.fr[/box]

*Marie-Aline Lagadic « Le chant à l’usine », dans Conserveries en Bretagne, éditions Coop Breizh 2007.

“War Raok ! La voix de la nation bretonne” fête son douzième anniversaire

“War Raok ! La voix de la nation bretonne” fête son douzième anniversaire

14/02/2012 – 11h50
RENNES (NOVOPress) – Douzième anniversaire pour la revue « War Raok ! La voix de la nation bretonne », qui pour l’occasion sort un numéro au sommaire particulièrement fourni.

War Raok 12 ansDans son éditorial, Patrick Montauzier analyse « le fiasco des “Indignés’ qui se réclament de la morale à deux sous et que la gauche altermondialiste survend dans les médias respectueux et bien pensants », alors que les jeunes Bretons affichent « ouvertement de la sympathie pour les mouvements dits “populistes” ou “ethnistes’ ainsi que pour les mouvements de libération nationale ». Pour l’animateur de la revue, on est en présence « d’un enthousiasme pour une Révolution conservatrice, phénomène européen s’inscrivant de plus en plus aujourd’hui en réaction aux politiques de la table rase ». Il conclut en appelant la jeunesse bretonne à « tourner le dos à ceux qui acceptent d’exister sans être ! »

L’actualité internationale est particulièrement mise en valeur dans cette livraison avec une longue présentation du Vlaams Belang, le mouvement nationaliste flamand. A lire également un papier consacré à l’organisation armée basque indépendantiste Euskadi Ta Askatasuna (ETA.), un autre sur le durcissement de la politique des Pays-Bas en matière de d’immigration et enfin – repris de Novopress Breizh – un portrait d’Alex Salmond, l’homme de l’indépendance écossaise.

Sous le titre « une vie pour l’émancipation nationale de la Bretagne », un très bel hommage illustré est rendu à Yann Fouéré. L’accent y est largement mis sur ses ouvrages, avec de longues citations, pour mieux comprendre la pensée et la philosophie politique de celui qui mit sa vie au service de sa patrie, la Bretagne.

Rappelant  les épopées celtiques qui ont puisé aux mêmes sources du sacré et de l’esprit de la chevalerie, la légende du Saint Graal, Tristan et Iseult, Lancelot du lac et Excalibur, une longue étude est consacrée à la christianophobie, devenue aujourd’hui une sorte de composante culturelle d’une société matérialiste et jouisseuse.

Après le portrait de Dom Godu dans le précédent numéro, War Raok ! dresse celui du cistercien Dom Alexis Presse grande figure du nationalisme breton, pionnier et visionnaire de la lutte contre le déracinement des peuples à l’instar des combats de l’abbé Perrot.

Ti-Breizh, la maison de l’identité bretonne ouverte à Guerlesquin, dans le Trégor,  fait également l’objet d’un article mettant en évidence l’unité des identitaires bretons au sein de l’Emsav. « Que rêver de mieux pour le renouveau d’un peuple aujourd’hui de plus en en menacé. Là où il y a une volonté il y a un chemin. » Une très belle revue, à lire par tous ceux qui s’intéressent à la Bretagne et à l’Europe des peuples.

War Raok
BP 80337 35203 Rennes Cedex 2

Séné (Morbihan) : le maire préfère le granit chinois

Séné (Morbihan) : le maire préfère le granit chinois

03/02/2012 – 14h30
VANNES (NOVOpress Breizh) –
La rue principale  traversant Séné (56), une commune de l’agglomération vannetaise dirigée par une municipalité socialiste, va être refaite avec du granit importé de Chine. Une décision qui suscite la colère des granitiers bretons, qui n’avaient pas vraiment besoin de ça.

La commune de Séné, que dirige Luc Foucault (Mouvement des citoyens), a confié le marché de réfection de la voirie à la Sacer Ouest, laquelle a fait appel à la société chinoise Xiamen San Xiang Da pour se fournir en granit. Ce recours à un fournisseur chinois devrait permettre à la commune de réaliser, selon certaines estimations,  une économie de l’ordre de 40.000 euros, soit environ1% du montant total du marché.

Un choix « caricatural et indéfendable » pour l’association En-Avant-Bretagne/Breizh War-Raok, qui estime « qu’en ces temps difficiles, œuvrer à la préservation de l’emploi en Bretagne est plus que jamais une priorité pour les Bretons.» Et l’association de poser la question : «Comment Luc Foucault, maire de Séné qui se prétend écologiste et défenseur des circuits courts ose-t-il justifier son choix Chinois dans la presse locale en faisant la promotion des avantages économiques de la mondialisation?» Bonne question en effet.

Maire de Séné depuis 2008, Luc Foucault est un nouveau venu dans le monde politique vannetais. Chevènementiste, membre du Mouvement des citoyens, le Télégramme  (13/12/2010) le décrit comme un « républicain humaniste de gauche », qui connait bien les entreprises. «Elles doivent gagner de l’argent», déclarait-t-il au quotidien, avant de préciser : «De l’argent pour l’outil, pas prioritairement aux actionnaires, car de l’emploi dépend la vie sociale».

Une belle profession de foi, démentie par les faits. Recourir au granit chinois ne favorisera en effet ni l’outil de travail, ni l’emploi, ni la vie sociale de la filière bretonne du granit. Celle-ci, qui a vu au cours de ces dix dernières années un tiers de ses entreprises et 1.500 emplois disparaître, aurait certainement apprécié qu’une carrière bretonne soit retenue pour l’aménagement de la rue principale de Séné. Mais Luc Foucault, « républicain humaniste de gauche » en a décidé autrement.

Crédit photo : DR

"Soins interculturels" et "gestion des conflits" au CHU de Nantes

“Soins interculturels” et “gestion des conflits” au CHU de Nantes

24/01/2012 – 18h50
NANTES (NOVOpress Breizh) – Confronté à l’évolution de sa clientèle, le CHU de Nantes va former son personnel aux « soins interculturels ». Et aussi à la « gestion des conflits ».

Le CHU de Nantes recherche actuellement un fournisseur pour une « prestation de formation de (ses) agents aux soins interculturels ». « Soins interculturels » est une périphrase qui désigne généralement les soins aux immigrés.

L’importance croissante de la population immigrée parmi les patients pose des problèmes de plus en plus aigus au CHU de Nantes comme à la plupart des hôpitaux publics. « Les incidents sont presque quotidiens », déplore une aide soignante. « Souvent, il s’agit de simples problèmes de langue. Mais les intolérances culturelles et religieuses prennent de l’ampleur. Certains malades, et surtout leur famille, refusent nos manières de faire. On perd un temps fou à parlementer. Un temps qu’on ne peut plus consacrer aux autres malades. » Le cas devenu classique est bien sûr celui du musulman pratiquant qui refuse de laisser un médecin homme examiner sa femme.

Le dilemme est clair : maintenir les standards médicaux ou se plier aux exigences de la clientèle non intégrée. Pour éviter que les problèmes ne s’enveniment, certains établissements préfèrent la seconde solution, ce qui suppose une adaptation de leur personnel aux contraintes des « soins interculturels ». Quelle que soit la solution retenue, l’accueil de patients ne parlant pas le français ou refusant les pratiques médicales occidentales est source de coûts supplémentaires pour l’hôpital, au détriment du budget pour soigner les autres patients.

Simultanément, le CHU de Nantes recherche un fournisseur pour une « prestation de formation de (ses) agents à la gestion des conflits ». Sans préciser cependant s’il existe un rapport entre soins interculturels et gestion des conflits !

L’enracinement des Bretons mesuré par l’Insee

L’enracinement des Bretons mesuré par l’Insee

22/01/2012 – 12h00
RENNES (NOVOpress Breizh) – Beaucoup des Bretons qui quittent la Bretagne administrative pour étudier ou travailler y reviennent par la suite. Et une forte proportion des « émigrés », un sur cinq peut-être, s’installent en fait en Loire-Atlantique. Inversement, beaucoup des non-Bretons qui viennent s’installer en Bretagne sont enfants ou conjoints de Bretons.

L’Insee Bretagne vient de publier un intéressant numéro de son bulletin Octant Analyse intitulé « Naître en Bretagne, être en Bretagne : un lien renforcé par les retours à la région natale ». « Au premier janvier 2009, indique-t-il, la Bretagne compte 3.175.000 habitants. Par ailleurs, on dénombre en France métropolitaine un peu plus de 3.000.000 de personnes nées en Bretagne dont 680.000 (23 %) habitent une autre région. C’est un peu moins qu’en moyenne nationale (27 %). Les Bretons ont donc une propension plus forte que la moyenne à vivre dans leur région natale. » Cette propension est spécialement forte dans le Finistère.

Les auteurs de l’étude, Laurent Auzet et Robert Grange, notent aussi que les départs interviennent principalement vers l’âge de 20 ans, à l’occasion des études ou du premier emploi : « à 27 ans environ, un tiers des personnes nées en Bretagne vivent dans une autre région ». Mais cette proportion diminue ensuite sous l’effet d’un courant de retours en Bretagne supérieur aux départs. « Parmi les Bretons de naissance vivant hors région, près d’une personne sur dix aura ainsi, en l’espace de cinq ans, rejoint sa région natale », précise l’Insee.

Ces constats sont d’autant plus remarquables que le travail de l’Insee porte sur la région administrative de Bretagne. Parmi les Bretons de naissance ayant quitté la région, 22,2 % vivent en fait dans les Pays de la Loire – très probablement en Loire-Atlantique pour la plupart. L’Insee le signale d’ailleurs explicitement : « pour les personnes originaires du Morbihan et de l’Ille-et-Vilaine, la proximité de la Loire-Atlantique favorise les installations hors région ».

Quant aux personnes qui vivent en Bretagne sans y être nées, 53 % sont soit enfants soit conjoints de Bretons. Beaucoup viennent en outre des Pays de la Loire.

L’Orchestre des Pays de la Loire recrute au Pays du matin calme

L’Orchestre des Pays de la Loire recrute au Pays du matin calme

21/01/2012 – 10h30
NANTES (NOVOpress Breizh) – Une polémique futile autour du contrat de travail d’une artiste coréenne devrait être l’occasion de poser une question plus sérieuse : un orchestre essentiellement financé par les contribuables ne devrait-il pas recruter par priorité des musiciens formés aux frais des contribuables ?

« Violoniste coréenne : polémique à Nantes » : ce titre barre toute la une de Presse Océan ce vendredi 20 janvier. Alain Gralepois, président de l’Orchestre national des Pays de la Loire, dit avoir été contacté par Richard Samuel, préfet du Maine-et-Loire, qui lui aurait demandé pourquoi l’ONPL recrutait une musicienne coréenne et non française. M. Gralepois, qui se trouve être aussi secrétaire de la fédération de Loire-Atlantique du Parti socialiste, voit dans cette simple interrogation téléphonique un « dérapage » lié à « la politique d’immigration conduite par le gouvernement ».

Le préfet s’en défend et dénonce une « instrumentalisation politique ». Il est vrai que le timing de la révélation étonne : l’affaire date en réalité du 19 décembre dernier. Presse Océan ne dit pas pourquoi elle est publiée seulement aujourd’hui. La campagne électorale y serait-elle pour quelque chose ? Le doute est permis.

Richard Samuel, un préfet originaire de la Guadeloupe, ne saurait être soupçonné de racisme d’un point de vue politiquement correct ! A-t-il commis un excès de zèle ? Peut-être, mais pas celui que M. Gralepois invoque : de son propre aveu il a avalisé le recrutement de la jeune Coréenne avant même d’avoir recueilli l’avis de la direction du travail !

Quant au fond de l’affaire, la liste des musiciens de l’ONPL révèle que la préférence nationale ne règne pas dans la formation. Parmi ses 106 musiciens, on relève des noms russes, japonais, américains, bulgares, etc. Le chef d’orchestre, John Axelrod, est américain. Un seul des trois violons supersolistes, Gérard Klam, est français ; les deux autres sont l’un Roumain, l’autre Coréenne (il s’agit de Ji-Yoon Park, cause involontaire de ce tapage).

Posée ou pas par le préfet, la question de la préférence nationale n’a rien d’absurde. Le budget de l’ONPL, de l’ordre de 10 millions d’euros, est couvert à 80 % par des subventions des collectivités locales. On pourrait concevoir que la formation accueille par priorité des musiciens issus des conservatoires de la région, à commencer par celui de Nantes, financé à 96,5 % par les contribuables. Ces établissements forment chaque année des centaines d’artistes professionnels, qui ont parfois du mal à trouver un emploi. Fût-ce en Corée.

Chronique littéraire : Le mythe de l’hexagone, d’Olier Mordrel

Peu importe que l’on juge favorablement ou défavorablement les engagements et les prises de positions de cette figure historique du mouvement breton que fut Olier Mordrel; figure historique tout aussi controversée que “maudite” et “sulfureuse”, dès lors qu’elle est vue à travers le prisme du politiquement correct et du parti pris  idéologique. Là ne se situe pas la question.

“LE MYTHE DE l’HEXAGONE”, paru en 1981 chez l’éditeur Jean Picollec, constitue un ouvrage de référence fondamental, au propos d’une valeur intemporelle, et que je ne saurais trop vous conseiller de lire, de relire, de faire lire, de découvrir ou de redécouvrir. Comme son titre l’indique, Mordrel y démonte point par point, sous la forme d’un magistral rappel historique concernant chacune de ses régions,  le mythe du prétendu “Hexagone”, ce mythe tenace sur lequel prétendent s’appuyer les diverses chapelles du nationalisme français, et auquel s’accrochent plus largement tous les adeptes de la croyance jacobine en une prétendue nation “une-et-indivisible”.
Ainsi que le rappelle l’auteur avec brio, celle-ci ne constitue en aucune manière une nation digne de ce nom, puisqu’elle est en réalité composé d’au moins vingt nations très différentes -qualifiées de façon dévalorisante de “régions”-, annexées sous la contrainte au prix d’une acculturation intensive et d’une confiscation de leurs prérogatives légitimes, sur fond de centralisme administratif aux relents impérialistes, voire colonialistes. Du reste, ces annexions ne remontent bien souvent pas à la nuit des temps, contrairement à une croyance trop largement répandue. Ce n’est en effet qu’en 1532 qu’un traité d’union a été conclu entre la France et la Bretagne, cette dernière étant restée autonome jusqu’en 1789, date de la suppression de son autonomie et de son annexion pure et simple. Ce n’est qu’avec le traité des Pyrénées, en 1659, que le “Nord-Pas de Calais” fut en grande partie annexé par la France, la conquête militaire ayant été parachevée vingt ans plus tard, en 1679. Ce n’est que depuis 1769 que la Corse a été annexée par la France. Quant au Comté de Nice et à la Savoie, ils n’ont pour leur part été annexés qu’en…1860 ! Etc etc. Les exemples sont légion, et en réalité, peu nombreuses sont les régions qui sont “françaises” de très longue date. Ce constat vient nous rappeler l’importance capitale de la seule alternative permettant de respecter réellement l’autonomie, l’identité et la diversité des peuples et des nations réels : celle d’un fédéralisme intégral, interne comme externe, non seulement à l’échelle des actuels Etats-Nations, mais aussi, beaucoup plus largement, à l’échelle continentale tout entière.
“LE MYTHE DE L’HEXAGONE” d’Olier Mordrel est malheureusement épuisé depuis longtemps, et n’a hélas  encore fait l’objet d’aucune réédition à ce jour. Chose infiniment déplorable, eu égard à la grande qualité de l’ouvrage, ainsi qu’à la portée du message qu’il délivre. Espérons vivement qu’un éditeur prendra prochainement l’excellente initiative de remédier à ce très regrettable état de fait. En attendant, vous pourrez toujours, moyennant quelques efforts de recherche et un peu de chance, faire l’acquisition de l’objet à prix variables chez les bouquinistes, via Internet ou ailleurs.
Pour conclure cette rapide présentation, rien de mieux que de reproduire ici cette fort pertinente citation de Pierre-Joseph PROUDHON, qui conserve aujourd’hui toute sa valeur : « La nation française actuelle se compose d’au moins vingt nations distinctes, et dont le caractère observé dans le peuple et chez les paysans est encore fortement tranché… Le Français est un être de convention, il n’existe pas… Une nation si grande ne tient qu’à l’aide de la force. L’armée permanente sert surtout à cela. Ôtez cet appui à l’administration et à la police centrales, la France tombe dans le fédéralisme. Les attractions locales l’emportent » .

Hans CANY

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Quatrième de couverture :
Tout au cours de l’Histoire, il apparait toujours deux Frances, face à face, qui se haïssent au point souvent de s’entretuer. rien de tel dans les autres pays européens : ils ont tous connu des conflits internes, mais pas ce perpétuel antagonisme.
Le spectacle de la France, par ailleurs, proclame la même absence d’unité, qu’il s’agisse des appartenances historiques de la moitié de ses provinces, des orientations géographiques de ses diverses parties, des cultures populaires qu’on y rencontre, des types humains…
Par contre, le système et les institutions politiques que Paris a imposés aux peuples que réunit l’Hexagone depuis les débuts de la monarchie, loin d’exprimer sa diversité fondamentale, sont les plus unifiés du monde et, même quand il est question de décentralisation, l’Etat fait un tabou de son “une-et-indivisibilité” !
C’est cette conclusion choquante dont Olier Mordrel -l’homme qui a derrière lui soixante ans de lutte pour les libertés bretonnes- découvre les origines et les causes. En arrachant à l’ombre et au silence les réalités vivantes que comprime l’Hexagone, en faisant justice des légendes apologétiques qui prétendent justifier le tabou, il jette sur la France une lumière qui en découvre la vraie nature, et autorise l’espoir d’une renaissance que paralysent aujourd’hui les idées stéréotypées et sclérosées.
Il faut reléguer aux archives le mythe de l’Hexagone et rendre la parole à la diversité, synonyme de vie et de liberté.
Ce livre traite du problème et de l’histoire de toutes les contrées de l’Hexagone : de la Flandre à la Guyenne, de la Corse à la Normandie, de la Franche-Comté au Pays Basque, de la Bourgogne au Languedoc, de l’Alsace à la Bretagne, de la Savoie au Pays Toulousain.

La clarinette en Bretagne

La clarinette en Bretagne

15/01/2012 – 13h20
GLOMEL (NOVOpress Breizh) Une exposition organisée à la mairie de Glomel (Côtes-d’Armor) présente la clarinette traditionnelle de Bretagne dans ses aspects historiques et musicaux.

L’association Paotred an Dreujenn Gaol (PDG), basée à Glomel, est vouée à faire connaître la clarinette en Bretagne – et au-delà puisqu’elle organise tous les deux ans la Rencontre internationale de la clarinette populaire.

Avec plusieurs autres associations, elle organise jusqu’au 22 janvier, à la mairie de Glomel, une exposition sur « La Clarinette en Bretagne ». Elle présente l’évolution de la clarinette traditionnelle, ses figures locales, ses usages traditionnels en Bretagne, sa place dans la société et sa pratique actuelle. Elle dresse aussi un panorama de l’usage de la clarinette dans les musiques populaires du monde.

Un fil de visite ludique, à base de jeux et devinettes, a été ménagé pour les enfants ; l’exposition peut donc se visiter en famille. Elle est ouverte l’après-midi jusqu’au 22 janvier.

Silence dans les rangs du PS à propos de la réunification de la Bretagne

Silence dans les rangs du PS à propos de la réunification de la Bretagne

12/01/2012 – 16h30
PARIS (NOVOpress Breizh) –
Ni Jean-Jacques Urvoas ni Marylise Lebranchu n’ont finalement voté la loi rendant possible la réunification de la Bretagne. Derrière Jean-Marc Ayrault, les conservateurs ont lancé une opération de reprise en main.

L’amendement Le Fur-de Rugy a été adopté par les députés mardi avec la loi sur le référendum d’initiative « partagée » (et surtout pas « populaire »). Les députés socialistes se sont abstenus. Tous les députés socialistes, y compris Jean-Jacques Urvoas, qui soutenait pourtant l’amendement avec chaleur voici trois semaines. Marylise Lebranchu, elle, n’a pas voté car elle était absente. « Comment peut-on être absent ou s’abstenir sur un texte aussi important pour la Bretagne ? » demande Marc Le Fur. « Comment peut-on soutenir la réunification le 21 décembre 2011 et ne pas voter le texte qui la rend possible le 10 janvier 2012 ? »

On s’étonne spécialement du silence de Jean-Jacques Urvoas. En décembre également, il n’avait pas hésité à s’écarter de la position socialiste lors du vote de la loi pénalisant la négation du génocide arménien. Et il s’en était expliqué clairement dans son blog. (On note que l’un des partisans notoires de cette loi au P.S. est le sénateur François Rebsamen, responsable des questions de sécurité dans l’équipe de campagne de François Hollande, un poste où l’on aurait plutôt attendu Jean-Jacques Urvoas.) Après son billet enthousiaste du 21 décembre, pourquoi n’a-t-il pas expliqué cette fois son abstention du 10 janvier ?

La réponse tient manifestement à l’ambiance pesante engendrée par ce sujet chez les socialistes. Les adversaires de la réunification ont lancé en coulisses une puissante tentative de reprise en main pour que rien ne change. La consigne de vote donnée par le président du groupe socialiste, Jean-Marc Ayrault était particulièrement impérieuse. Des « compagnons de route » en principe favorables à la réunification de la Bretagne commencent à savonner la planche : si la droite est pour la réunification, il faut sans doute être contre. Philippe Grosvalet, qui a succédé au « rattachiste » Patrick Mareschal à la présidence du conseil général de Loire-Atlantique, a été sommé de prendre position : il fait le minimum syndical en versant la larme de crocodile convenue sur le sort des Ligériens abandonnés par une Loire-Atlantique redevenue bretonne.

La loi va devoir passer devant le Sénat, dont la majorité est désormais à gauche. Il reste à voir si les sénateurs socialistes bretons sauront manifester leur indépendance par rapport aux caciques de leur parti.

Crédit photo : DR

Le maire de Sainte-Luce découvre Alexis Carrel cent ans après son prix Nobel

Le maire de Sainte-Luce découvre Alexis Carrel cent ans après son prix Nobel

10/01/2012 – 09h30
NANTES (NOVOpress Breizh) – On célébrera cette année le centenaire du prix Nobel décerné au médecin français Alexis Carrel. Pour fêter cela, le maire de Sainte-Luce-sur-Loire (Loire-Atlantique) s’apprête à enlever son nom à une rue de la commune à cause d’écrits publiés en… 1935.

Déjà de son vivant, les idées d’Alexis Carrel (photo) lui avaient valu une réprobation de l’establishment. Témoin d’un miracle à Lourdes en 1903, il s’était publiquement converti au catholicisme. La politique antireligieuse d’Émile Combes battait son plein et la carrière universitaire de Carrel avait été bloquée. Les États-Unis l’avaient alors accueilli à bras ouverts. Il avait pu mener à l’université de Chicago puis au Rockefeller Institute les recherches sur la chirurgie cardiaque et la transplantation d’organes qui lui valurent le prix Nobel de médecine en 1912.

À la suite de cette distinction, de nombreuses villes avaient honoré Alexis Carrel en donnant son nom à une rue. Cela n’a posé aucun problème pendant plus d’un demi-siècle. Puis, dans les années 1990, un groupe de pression a déclenché une violente campagne médiatique réclamant le retrait du nom. En cause, quelques lignes de L’Homme cet inconnu, un livre publié par Carrel en 1935 qui obtint un énorme succès dans le monde entier. Il y préconisait la peine de mort à vocation non seulement pénale mais eugénique : « ceux qui ont tué, qui ont volé à main armée, qui ont enlevé des enfants, qui ont dépouillé les pauvres, qui ont gravement trompé la confiance du public, un établissement euthanasique pourvu de gaz appropriés permettrait d’en disposer de façon humaine et économique. Le même traitement ne serait-il pas applicable aux fous qui ont commis des actes criminels ? »

Carrel, Breton de cœur ?

Certaines communes s’étaient inclinées devant les pressions. D’autres avaient considéré que cette éruption polémique tardive pesait peu en regard de l’œuvre scientifique du Nobel français. En Bretagne, Ancenis, Dinard, Le Relecq Kerhuon, Rennes et quelques autres étaient dans ce cas. Il faut dire qu’Alexis Carrel, né à Lyon, avait une relation forte avec la Bretagne. Sa femme, née Anne Gourlez de la Motte, était originaire de Plessé, en Loire-Atlantique. Lui-même avait utilisé le montant du prix Nobel pour acheter l’île Saint-Gildas, dans les Côtes-d’Armor. Il y passait toutes ses vacances.

Puis, un jour de décembre dernier, un journaliste de Presse Océan, Stéphane Pajot, a publié un article sur les rues Alexis-Carrel, évoquant celle de Sainte-Luce-sur-Loire, dans la banlieue est de Nantes. Bernard Aunette, maire de Sainte-Luce-sur-Loire, une ville de 13.000 habitants, en est tombé de la commode. « J’avoue que je ne connaissais pas le personnage », dit-il ingénument. Cet ancien enseignant (!) devenu maire sur le tard n’avait même pas eu vent des polémiques des années 1990, qui s’étaient pourtant étalées dans toute la presse et qui concernaient directement sa commune ! Comme l’honnête homme ne craint pas le ridicule, il a annoncé le dé-baptême prochain de la rue Alexis-Carrel par son conseil municipal, en principe au mois d’avril.

Alexis Carrel est peut-être tricard en France, mais cela n’entame pas sa reconnaissance à l’étranger (sauf de rares exceptions, comme ci-dessus à Hanovre… où l’on a cependant pris soin de garder trace de l’ancien nom de rue). Bien après les écrits qui lui sont reprochés, l’Union astronomique internationale, qui réunit plus de dix mille astronomes professionnels du monde entier, lui a consacré en 1979 un cratère lunaire situé dans la mer de la Tranquillité. La décision du maire de Sainte-Luce-sur-Loire suffira-t-elle à compenser ce scandale ?

Crédit photo en Une : auteur inconnu, domaine public. Crédit de la photo dans le texte : DR.

Quand les demoiselles disparaissent à Cesson Sévigné (35)

Quand les demoiselles disparaissent à Cesson-Sévigné (35)

07/01/2012 – 10h00
RENNES (NOVOpress Breizh) –
L’usage de l’appellation « mademoiselle » n’a désormais plus cours à Cesson-sévigné (Ille-et-Vilaine). Ainsi en a décidé le maire de cette importante commune de l’agglomération rennaise. Depuis le 1er janvier, aucune demoiselle ne pourra donc figurer sur les documents administratifs de la commune. Arrêt sur une question typiquement sociétale dont raffole une certaine classe politico-médiatique boboïsante. Une question plus simple à régler, il est vrai, que les dégâts sociaux causés par la mondialisation.

Michel Bihan, le maire (PS) de cette cité bretonne de 15.000 habitants,  a donc pris sa décision afin de se conformer aux dispositions de la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale. « Il s’agit d’éliminer toutes mentions susceptibles d’être discriminatoires ou indiscrètes. L’existence de deux termes différents pour désigner les femmes mariées et celles qui ne le sont pas constitue une discrimination à l’égard des femmes puisqu’une telle différenciation n’existe pas pour les hommes. » explique l’élu, qui est par ailleurs membre du comité de soutien à François Hollande.

cesson féminismeEn septembre 2011, une campagne visant à supprimer le terme de « mademoiselle » dans les formulaires administratifs avait été lancée par plusieurs organisations féministes. «Ca peut paraître un détail mais c’est très symbolique des inégalités», expliquait sans rire Julie Muret, de l’association « Osez le féminisme ! », qui menait l’offensive en compagnie  des célèbres « Chiennes de garde ».

Brigitte Grésy, auteur d’un Petit traité contre le sexisme ordinaire (Ed. Albin Michel), n’hésitait pas de son côté à affirmer que même si cela est «moins important que les écarts de salaires (entre les sexes), les violences ou les difficultés d’accès à l’avortement (sic)», cette question n’est pas un détail car «le langage reflète la réalité du monde» – ce que personne ne saurait en effet contester. « Mais supprimer le mot ne supprimera pas la réalité et, dans le cas des demoiselles, c’est tant mieux ! » fait remarquer un (mauvais) esprit de Cesson-Sévigné.

Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités (UMP), s’est empressée de récupérer le sujet en demandant mi-novembre au Premier ministre François Fillon que le terme de « mademoiselle » disparaisse des documents administratifs au profit du seul « madame ». Tout cela  au nom de l’égalité entre les sexes. « On demande dans les documents administratifs de choisir « madame » ou « mademoiselle ». C’est donc une intrusion dans la vie privée puisqu’on demande à la personne de s’identifier comme mariée ou non mariée », s’était  indignée la ministre, invitée de l’émission « Preuves par 3 Public Sénat-AFP ».

La décision du maire de Cesson-Sévigné devrait donc plaire aux organisations féministes, à Madame Bachelot et à tous les tenants des idéologies à la mode. Michel Bihan aurait pu aussi recueillir l’avis d’Anne-Marie Pourhiet, professeur de Droit public à Rennes 1, mais il s’en est bien gardé.

A contre courant, celle-ci déclarait en effet dans un entretien accordé à Riposte Laïque  « Je pense beaucoup de mal du féminisme que j’appelle le « gynécocentrisme ». Je ne comprends pas que l’on puisse se soucier davantage d’un groupe humain que d’un autre au motif que l’on en fait partie (…) Peu m’importe le nombre de femmes à l’Assemblée nationale, ce que je souhaite c’est qu’il y siège une majorité de gens qui aient de bonnes idées et le souci réel du bien commun. Je me moque du sexe des députés ou des dirigeants d’entreprises comme de celui des anges. »

Mais à la mairie de Cesson-Sévigné, la question du sexe des anges – pardon, de la façon de désigner les célibataires de sexe féminin – était manifestement de la plus haute importance. A défaut d’améliorer réellement la vie de ses administrées, Michel Bihan aura donc bien mérité du « gynécocentrisme ». Ce qui était, sans aucun doute, le but de l’opération.

Crédits photos : Pymouss/Wikipédia sous licence CC – phoPiechjo licence CC