[Interview] Viktor Orbán sur les sanctions contre la Russie : « L’économie européenne s’est tirée une balle dans les poumons »

Viktor Orbán

Nous vous proposons de découvrir ci-dessous la traduction française de l’interview donnée par le Premier ministre de Hongrie, Viktor Orbán, lors de l’émission Good Morning Hungary, animée par Zsolt Törőcsik. L’occasion de découvrir le point de vue du dirigeant hongrois sur la crise majeure qui frappe aujourd’hui l’Union Européenne du fait de la situation en Ukraine.

Zsolt Törőcsik : La situation des prix de l’énergie en Europe occidentale devient de plus en plus intenable, et ce n’est vraiment pas une question de quantité d’énergie disponible, mais de savoir s’il y a de l’énergie tout court. Je ne pense pas que beaucoup d’entre nous aient cru que la pandémie serait suivie d’une crise encore plus grave, et que la situation là-bas toucherait également la Hongrie. Dans quelle mesure cela est-il impactant ?

Viktor Orbán : Nous assistons effectivement à une guerre des prix de en Europe. Le jeudi 24 février – si je m’en souviens bien – personne n’aurait pensé que ce qui était apparu n’était pas simplement un conflit ou une guerre entre l’Ukraine et la Russie, mais qu’une ère se terminait et que nous entrions dans une nouvelle phase de l’histoire européenne : une ère de guerres. Et cela a un impact. Il est vrai que la Hongrie essaie de rester en dehors de cette guerre, et nous devons rester vigilants afin de veiller à ce que le conflit armé ne s’étende pas à la Hongrie. Mais nous devons aussi reconnaître que cette guerre ne se déroule pas seulement sur les lignes de front, mais aussi dans l’économie mondiale – ou du moins dans l’économie européenne ; et nous devons reconnaître qu’une partie de cette guerre est l’augmentation des prix de l’énergie, avec une inflation de guerre, des prix de guerre, et que cela remet en question tout ce à quoi nous sommes habitués. Nous pouvons dire que nous avions une vie moderne et sûre, et les conditions de base pour cela existaient dans toute l’Europe.

Bien sûr, certains gouvernaient mieux que d’autres, d’autres moins, mais rien ne remettait en cause les conditions de base de la vie en Europe. Aujourd’hui, cependant, nous devons nous battre pour tout ce que nous avons considéré comme acquis. Il y aura deux grandes batailles ici, dont la première est en train de se dérouler. Il s’agit de la lutte pour l’énergie, pour freiner l’augmentation du coût de la vie, pour des prix des services publics tolérables. Mais il y aura aussi une bataille pour l’emploi. En effet, toutes les prévisions sur lesquelles je me base, les études et les analyses internationales, montrent que l’effet combiné de la politique de sanctions et de la guerre entraînera l’entrée en récession de l’économie européenne, en d’autres termes, le début d’une contraction ou d’une baisse des performances. Il y a toujours une pénurie de main-d’œuvre en Hongrie, mais je conseille à tous ceux qui ont un emploi et un travail de le valoriser et de tout faire pour le conserver ; car dans les mois à venir, nous pouvons nous attendre à un ralentissement de l’économie européenne

Zsolt Törőcsik : Mais nous sommes toujours dans la première bataille pour l’énergie. Il n’y a pas si longtemps, les Russes ont déclaré que l’exploitation de Nord Stream ne pouvait être garantie, et hier, le président Macron a déclaré que nous devions nous préparer à l’éventualité que le gaz russe cesse de circuler. Ici, en Hongrie, devrions-nous avoir davantage peur que l’énergie soit chère, ou qu’il n’y en ait pas ?

Viktor Orbán : La guerre a fait quintupler les prix de l’électricité et sextupler les prix du gaz. Maintenant, il y a des pays qui s’engagent dans la politique de sanctions. Le plus important serait que Bruxelles se rende compte qu’une erreur a été commise. Non seulement la politique de sanctions n’a pas répondu aux espoirs qui avaient été placés en elle, mais elle a eu l’effet inverse de celui escompté. Ils pensaient que la politique de sanctions ferait plus de mal aux Russes qu’aux Européens. Cela ne s’est pas produit, et nous avons été plus touchés. Ils pensaient que la politique de sanctions pourrait être utilisée pour raccourcir la guerre, avec la possibilité d’obtenir un succès rapide en affaiblissant la Russie. Cela n’a pas fonctionné non plus et, loin de réduire le conflit, de nous rapprocher de sa conclusion, la guerre s’éternise. Et la politique de sanctions ne peut en aucun cas nous y aider. Je dois dire qu’au début, je pensais que nous nous étions tirés une balle dans le pied, mais maintenant il est clair que l’économie européenne s’est tirée une balle dans les poumons, et partout nous voyons qu’elle est à bout de souffle. Dans certains pays, cela signifie qu’il n’y aura pas d’approvisionnement en énergie, pas de gaz naturel ; dans d’autres pays, il y aura du gaz, mais le prix sera très élevé.

Notre situation sera la seconde, car nous avons pris des décisions qui nous permettent d’obtenir la quantité d’énergie nécessaire. La question est de savoir combien de temps nous pourrons maintenir le coût de cette énergie dans des limites tolérables. Nous avons dû déclarer l’urgence énergétique, ce que nous avons fait lors du Conseil des ministres de mercredi. Vos auditeurs ont beaucoup entendu parler de cela, mais peut-être moins du fait que j’ai également ordonné la création d’un groupe opérationnel, qui sera dirigé par Gergely Gulyás. Sa tâche sera de mettre en œuvre ces décisions, ces décisions d’urgence en matière d’énergie, et d’en élaborer de nouvelles si nécessaire. Nous avons augmenté la production nationale de gaz naturel – ou demandé aux entreprises de l’augmenter. Il y a un débat sur la question de savoir si cela est même possible. J’ai écouté ce débat et voici la décision que nous avons prise : augmenter la production – notre propre production nationale – de 1,5 milliard de mètres cubes à 2 milliards. Nous avons autorisé le ministre des affaires étrangères, M. Péter Szijjártó, à acquérir de nouvelles réserves de gaz naturel, et il est déjà en passe d’obtenir 700 millions de mètres cubes de gaz supplémentaires. Nous avons imposé des interdictions d’exportation aux transporteurs d’énergie, à l’exception bien sûr des réserves que nous stockons pour d’autres sur une base locative. Nous fournirons ces quantités aux parties qui louent ces installations de stockage – car, après tout, nous sommes Hongrois. J’ai dû ordonner une augmentation de la production de lignite : actuellement, deux unités alimentées au lignite fonctionnent dans notre centrale électrique de Mátra, et deux autres sont en réserve ; j’ai dû ordonner l’activation de ces deux dernières unités. Nous avons également dû ordonner la prolongation de la durée de fonctionnement des unités déjà en service à la centrale nucléaire de Paks. Enfin, pour maintenir les réductions des charges des ménages, nous avons dû nous tourner vers une consommation supérieure à la moyenne. En d’autres termes, en essayant de préserver les réductions des charges des ménages, nous avons dû prendre une décision qui garantit que les réductions continueront à s’appliquer à ceux qui consomment une quantité moyenne d’énergie, tandis que ceux qui consomment plus que la moyenne devront payer le prix du marché pour cette énergie – ou essayer de réduire leur consommation en dessous du niveau moyen s’ils le peuvent. Je demande respectueusement aux Hongrois et aux familles qui consomment plus que la moyenne de reconnaître que nous sommes maintenant obligés de faire payer le vrai prix pour une consommation supérieure à la moyenne ; si nous ne le faisons pas, toute la politique de réduction de la facture énergétique des ménages devra être abolie.

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Royaume-Uni. Plus de 1 000 enfants violés par des gangs pakistanais à Telford : les autorités auraient fermé les yeux par crainte du « racisme »

viols pakistanais

Dans la ville de Telford (Royaume-Uni), où des gangs de pakistanais auraient violé et prostitué pas moins de 1 000 enfants durant une trentaine d’années, une commission d’enquête vient de révéler que la police et des responsables politiques locaux avaient fermé les yeux sur ces crimes par crainte d’être accusés de racisme. Retour sur une affaire aussi sordide que révoltante.

À Telford, plus de 1 000 enfants violés en 30 ans…

Telford, ville située à un peu moins de 50 km au nord-ouest de Birmingham, s’est faite tristement connaître de notre lectorat il y a quelques années lorsque nous évoquions (encore une fois dans le silence total ou presque des médias français mainstream à l’époque) ce qui semblait s’apparenter au « plus grand scandale de viols collectifs sur mineurs de l’histoire du Royaume-Uni ».

Nous étions au mois de mars 2018 et le journal britannique Sunday Mirror avait alors rapporté qu’un gang ethnique aurait violé et exploité sexuellement, en toute impunité, jusqu’à 1 000 jeunes filles (la plupart d’origine européenne) en l’espace de plusieurs décennies dans la ville anglaise.

Mais cette affaire sordide vient de connaître un nouveau rebondissement avec les révélations explosives d’une enquête rapportée par les médias britanniques le 13 juillet.

Les autorités ont-elles fermé les yeux par crainte du « racisme » ?

L’enquête en question, lancée après les révélations du Sunday Mirror en 2018, a ainsi conclu qu’à Telford, la police et le Conseil municipal ont « ignoré » ces centaines de viols et abus en tous genres par crainte d’être accusés de racisme et, comme l’a souligné la BBC, « d’exacerber les tensions raciales » au Royaume-Uni en raison de l’origine extra-européenne des criminels impliqués dans ces faits.

Par ailleurs, s’exprimant au nom de la police du comté de Shropshire (auquel appartient Telford), le chef de police adjoint Richard Cooper a déclaré : « Je voudrais dire que je suis désolé. Désolé pour les survivants et tous ceux qui sont touchés par l’exploitation sexuelle des enfants à Telford. Bien qu’aucune corruption n’ait été constatée, nos actions sont loin d’avoir apporté l’aide et la protection que vous auriez dû recevoir de notre part, c’était inacceptable, nous vous avons laissé tomber. Il est important que nous prenions maintenant le temps de réfléchir de manière critique et attentive au contexte du rapport et aux recommandations qui ont été faites. »

De son côté, le Conseil municipal de Telford a également présenté ses excuses. Pas de quoi faire cependant oublier les conclusions de l’enquête qui ont signalé des défaillances « choquantes » de la part du Conseil en question comme de la police.

La lâcheté de la police de Telford pointée du doigt par l’enquête

Pour ajouter de l’horreur à l’horreur, parmi les révélations de l’enquête rendues publiques le 13 juillet, on apprend également que ces divers crimes sexuels ont aussi été commis dans plusieurs commerces de la région de Telford ayant « pignon sur rue », notamment des boîtes de nuit, des restaurants et des établissements de vente à emporter. Des lieux où les enfants étaient « prostitués » et emmenés dans des pièces de l’établissement pour être exploités sexuellement.

Par ailleurs, ces gangs de violeurs d’origine pakistanaise disposaient pour leurs exactions d’un bâtiment dédié depuis de nombreuses années, que le président de la commission d’enquête, Tom Crowther, a dénommé « maison du viol ».

Quant à la question manifestement taboue de l’origine ethnique des criminels, le rapport met en lumière des témoignages suggérant que les hommes de type pakistanais et autres origines assimilées n’étaient pas ciblés dans le cadre des enquêtes parce que cela aurait été « trop politiquement incorrect ».

L’un des témoins a affirmé à ce sujet que la police avait « peur de poser des questions ou de contester » en raison de l’origine ethnique des personnes impliquées, craignant d’être qualifiée de raciste. Une crainte paraissant d’autant plus lâche à la lumière des conclusions de l’enquête, qui ont aussi révélé que des filles avaient été menacées de mort « dans plusieurs cas » (ainsi que leur famille) par leurs bourreaux si elles tentaient de mettre un terme aux abus. Ce fut le cas d’une certaine Lucy Lowe, assassinée au mois d’août 2000 avec sa mère, sa sœur et son enfant à naître.

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A la rencontre de Maxime « Orsu Corsu », jeune combattant du King Of The Streets (KOTS)

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« La Première règle du Fight Club est…il est interdit de parler du Fight Club. La deuxième règle du Fight Club est…il est interdit de parler du Fight Club…». Nous ne sommes néanmoins ni dans le roman de Palahniuk, ni dans le film de David Fincher, mais nous nous sommes intéressés à ce qui s’en rapproche le plus aujourd’hui en matière d’esprit : le King Of The Streets (KOTS).

Le principe ? Un club très privé, très select, fondé en 2013 par un suédois, dans lequel des combattants (essentiellement des hooligans, mais pas que) venus en grande majorité des 4 coins de l’Europe s’affrontent, en un contre un, jusqu’à l’abandon ou au K.O de l’un des combattants. Depuis 2018, la popularité a explosé, notamment grâce à la mise en place de réseaux de communication (et d’un système de pay per view) qui attirent un nombre croissant d’amateurs de bagarre (mais aussi, il faut bien le dire, de voyeurs, dont la plupart seraient bien incapables ne serait-ce que d’avoir le courage de rentrer dans l’arène).

Des dizaines de milliers d’abonnés sur les réseaux sociaux, des vidéos qui cartonnent sur Youtube, le phénomène prend de l’ampleur et séduit, notamment par son aspect underground, et même illégal, qui oblige les organisateurs à ruser pour trouver des lieux accueillants les combats.

Et c’est d’ailleurs à l’un de ces combats qu’à participer un jeune breton, originaire de Rennes. Maxime, c’est son prénom, a non seulement participé mais remporté son combat. Il a accepté de répondre à quelques questions, en exclusivité. Plongée dans l’arène avec celui que l’on surnomme « Orsu Corsu », un gladiateur du 21ème siècle.

Breizh-info.com : Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Maxime « Orsu Corsu » : Tout d’abord bonjour à tous les lecteurs ainsi que les lectrices qui me liront.
Je m’appelle Maxime, je combats dans différentes fédérations et différentes disciplines sous le pseudonyme « Orsu Corsu » (=Ours Corse), j’ai 22 ans et je vis actuellement dans le Sud de la France.

Breizh-info.com : Qu’est-ce qui t’as amené à devenir supporteur du Stade Rennais, puis… manifestement, à devenir amateur de ces « joutes médiévales » qui ont réellement émergé autour du stade à Rennes au début des années 2000 ?

Maxime « Orsu Corsu » : Pour ma part, ma relation avec les membres du « stade » à Rennes, a été plus ou moins impromptue, nous nous sommes retrouvés dans une situation conflictuelle au même endroit, au même moment, nous avons donc mis en commun nos forces pour en sortir sans dommages. De là une cohésion s’est installée après leur proposition pour les rejoindre. À savoir que je ne fais pas partie de la frange Ultras mais Hooligan du Stade Rennais. Mon goût prononcé pour le combat ainsi que pour la camaraderie m’ont poussé à les rejoindre sans aucune hésitation, de là j’ai pu rejoindre une équipe vaillante et soudée dans les différents affrontements.

Breizh-info.com : Comment es-tu passé du hooliganisme, au Kings of the Street ? Peux-tu d’ailleurs nous en expliquer le concept, car beaucoup de choses ont été dites, mais il est difficile de savoir ce qu’il s’y passe réellement ? Qu’en est-il de la légalité de ces combats ?

Maxime : Le K.O.T.S (Kings Of The Streets) est une fédération non-officielle qui a émergé en proposant et en accueillant des combats en un contre un, souvent entre hooligans venus de différentes équipes, rivales ou non.

Une notoriété ainsi qu’un grand respect étaient donc promis au vainqueur, mais également au perdant. On m’a parlé de cela, à partir de là, tous mes sens étaient en éveil. Je les ai donc contactés, et de là leur professionnalisme m’a mené jusqu’à leur arène. Leur concept est simple, c’est un combat individuel, ayant lieu dans des endroits très « undergrounds », souvent sur du béton, durant lequel sans aucune protection excepté un protège-dent et une coquille, deux adversaires vont s’affronter dans un combat sans règles, à mains nues, jusqu’à une victoire obtenue par K.O technique, décidé par l’arbitre. C’est aussi simple que cela, la victoire ou la destruction.

Pour le déroulement, vis-à-vis de leurs demandes de discrétion je n’en parlerais pas, pour des raisons très simples; par respect pour leurs clauses de confidentialité, ainsi que pour laisser le rêve et le mystère intacts pour les futurs participants. Bien évidemment ces combats se tiennent en toute illégalité, les spectateurs étant obligés de payer un accès privé pour pouvoir visionner les combats en streaming.

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Langues régionales. L’ONU inquiète pour la « dignité » et « l’identité » des locuteurs en France

Langues régionales

La politique de Paris vis-à-vis des langues régionales « peut porter atteinte à la dignité, à la liberté, à l’égalité et à la non-discrimination ainsi qu’à l’identité des personnes de langues et de cultures historiques minoritaires de France ». C’est cette fois le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies qui l’affirme…

Langues régionales en France : l’ONU redoute des atteintes aux droits humains

L’État français a un problème avec les langues régionales de l’Hexagone. Et les défenseurs de ces dernières ne sont manifestement pas les seuls à faire ce constat puisque le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies a récemment adressé une lettre de quatre pages au gouvernement français via l’ambassadeur de France à Genève au sujet de la décision rendue par le Conseil constitutionnel le 21 mai 2021.

Une décision qui avait consisté à censurer deux articles de la loi Molac, et qui n’a pas échappé aux observateurs de l’Organisation des Nations unies. Ainsi, dans le courrier rédigé par l’organisation à l’attention de l’exécutif français, les rapporteurs spéciaux de l’ONU redoutent « que l’adoption et l’application de cette décision puissent entraîner des atteintes importantes aux droits humains des minorités linguistiques ».

Épinglée de la sorte, Paris doit donc faire face à des critiques qui, jusqu’à présent, n’émanaient principalement que des milieux de l’enseignement immersif dans les régions concernées et de quelques organisations associatives ou politiques à la portée d’action limitée.

Quand le Réseau européen pour l’égalité linguistique sollicitait les Nations unies

Avant de se pencher sur le sujet et de rédiger cette missive le 31 mai 2022, les rapporteurs de l’ONU avaient été saisis au préalable par le Réseau européen pour l’égalité linguistique ELEN (European Language Equality Network) au mois de juillet 2021. L’organisation avait ainsi fait parvenir une lettre d’allégation au rapporteur spécial sur les questions relatives aux minorités.

Le courrier de 15 pages dénonçait notamment « une politique préoccupante pour le respect de leur droit [des minorités, NDLR] à l’enseignement de leurs langues et dans leurs langues ainsi qu’à leur usage dans la vie publique et privée ».

L’ONG alertait également sur les conséquences à plus long terme : « C’est la survie même de leurs communautés de langue qui est menacée en particulier suite à une récente décision du Conseil constitutionnel qui marque un brutal retour en arrière ». Par ailleurs, le Réseau européen pour l’égalité linguistique dénonçait à l’endroit de l’État français la « permanence d’une volonté d’éradication des langues territoriales autres que le français » et « une volonté de casser l’enseignement en immersion ».

Par conséquent, ELEN estimait dans ce même courrier du 19 juillet 2021 que l’État français « violait de nombreux droits fondamentaux prévus par des déclarations ou conventions internationales ». Parmi celles-ci, la Convention européenne des droits de l’homme ou encore la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. Des textes pourtant ratifiés par la France…

L’ONU inquiète pour la « dignité » des locuteurs des langues régionales

Un an plus tard, la position affichée par le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies tend à converger vers le point de vue du Réseau européen pour l’égalité linguistique.

En effet, selon les rapporteurs de l’ONU, l’inconstitutionnalité de deux articles de la loi Molac décidée par les Sages est à même de « porter atteinte à la dignité, à la liberté, à l’égalité et à la non-discrimination ainsi qu’à l’identité des personnes de langues et de cultures historiques minoritaires de France. »

Ils relèvent par ailleurs les différentes violations de traités internationaux induites par la décision du Conseil constitutionnel tout en soulignant une autre discrimination potentielle, à savoir « le risque de traitement différentiel entre la langue anglaise d’une part, et les langues minoritaires de France d’autre part, au sein des établissements qui assurent le service public de l’enseignement ou sont associés à celui-ci. »

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[Interview] Geert Wilders, (député PVV) : « L’immigration est une mauvaise chose pour les Pays-Bas. »

Parti pour la Liberté

Geert Wilders est député au Parlement néerlandais et dirigeant du PVV, le Parti pour la Liberté, qui est la troisième formation politique des Pays-Bas. Il vit sous protection policière depuis 18 ans déjà, sous la menace des islamistes. Lionel Baland l’a rencontré pour Breizh-info.

Breizh-info.com : Que pensez-vous des relations futures entre la Belgique et les Pays-Bas ? Votre parti politique, le PVV, est-il pour la réalisation d’un État regroupant les actuels Pays-Bas et la Flandre belge ?

Geert Wilders : Nous parlons le même langage, nous avons la même culture. Je n’exclus pas que cela puisse arriver un jour. Mais ce qui est le plus important à l’heure actuelle est que nous devons travailler à tenter de regagner notre souveraineté, que nos gouvernements ont volontairement abandonnée, au cours des dernières décennies, à l’Union Européenne. Actuellement, sur les points importants relatifs à la souveraineté nationale, que ce soit à propos de nos futurs droits, des finances, du budget, de la question importante de la politique d’immigration, nous n’avons plus la maîtrise de nos propres règles, de nos propres lois.

La Déclaration d’Anvers – signée par les partis politiques membres du parti européen Identité et Démocratie, parmi lesquels figure le Rassemblement National – porte sur ce sujet. De nombreuses personnes utilisent à mauvais escient le conflit entre l’Ukraine et la Russie afin de gagner plus d’influence et de pouvoirs pour l’Union Européenne, par exemple en tentant de construire une défense européenne ou d’autres choses.

Avant de commencer à discuter du fait qu’un jour les Pays-Bas et la Flandre puissent, peut-être, être réunifiés, nous devons être certains que nous ne sommes pas une province d’un super-État européen. C’est ce qui est de nos jours le plus important.

Différents partis patriotiques d’Europe occupent la deuxième ou troisième place dans leurs pays respectif et nous avons ensemble un potentiel pour peser sur les événements.

Breizh-info.com : Aux Pays-Bas, différents partis politiques patriotiques locaux – comme Leefbaar Rotterdam, qui est le premier parti au sein du Conseil municipal de Rotterdam – et nationaux – PVV, Forum voor Democratie, JA21 – sont représentés dans les différentes assemblées. Comment pouvez-vous gérer cela ?

Geert Wilders : Aux Pays-Bas, nous avons une série de dysfonctionnements qui créent un fossé entre les élites politiques et le peuple, et cela apparaît dans de nombreux domaines. Par exemple, en ce moment, le sort des fermiers est un sujet chaud : les politiciens du système tentent de détruire les agriculteurs en les « tuant » avec une législation folle. De plus, alors que le revenu des citoyens est atteint par le haut niveau d’inflation et que les habitants n’ont quasiment plus d’argent à cause du coût de l’énergie, des sommes importantes sont dépensées pour l’immigration ou d’autres mesures, plutôt que pour aider la population. Ce fossé a pour conséquence que des personnes ne disent plus « Je suis d’accord avec A ou B. », mais demandent si elles peuvent obtenir un soutien.

Aux Pays-Bas, nous avons 20 partis représentés au Parlement néerlandais. 20 partis ! Cela est la conséquence d’un gouvernement envers lequel les gens ne peuvent pas avoir confiance et qui a tout faux, dans tous les domaines !

L’année dernière, nous avons eu les élections législatives – en mars 2021 – et, depuis lors, les quatre partis de la coalition gouvernementale ont perdu ensemble dans les sondages 31 sièges de député, ce qui correspond presque à la moitié de ce qu’ils ont en réalité – la Chambre des députés des Pays-Bas compte 150 sièges.

Le système politique est touché par de l’agitation et l’instabilité et un clivage existe entre la population et les dirigeants. Le gouvernement actuel est de centre-gauche, les sociaux-libéraux sont au pouvoir, et développent une idéologie qui n’est pas dans l’esprit des gens. Ces derniers désirent avoir un emploi et une habitation, avoir des rues sûres, envoyer leurs enfants à l’école, payer leurs produits d’alimentation et leurs factures de gaz, … Et cela, ils ne l’ont plus.

Oui, nous avons de nombreux partis et je ne peux pas modifier cette situation. Je peux seulement combattre, en tant que dirigeant du principal parti d’opposition, le gouvernement afin de tenter de changer la donne.

Breizh-info.com : À propos de votre sécurité, êtes-vous toujours sous protection policière permanente ?

Geert Wilders : Oui, je suis sous une protection folle et je suis très heureux que celle-ci soit là. Elle est toujours présente, partout. Je vis dans une maison sécurisée du gouvernement depuis 18 ans. Je ne peux pas, encore actuellement, relever moi-même ma boîte-aux-lettres. Je ne peux rien faire sans la présence de la police. Cela constitue le prix à payer pour parler contre les élites politiques et être critique à l’égard de l’immigration, ou de l’islam, ou de Mahomet qui est un exemple pour tant de musulmans. Si vous osez parler, vous pouvez rencontrer de nombreux problèmes. Cela rend peu attractif le fait de résister et d’exprimer sa pensée, surtout quand il s’agit de parler du côté négatif de l’immigration et de l’islamisation. Nous n’avons pas de problèmes avec les musulmans, mais avec l’idéologie totalitaire islamiste qui est très dangereuse. Une seule solution existe : nous devons continuer à parler de ce sujet et ne jamais nous arrêter.

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[Interview] Edwige Diaz, députée RN : « Le Rassemblement National qui n’a plus la moindre influence sur les décisions, c’est fini »

Edwige Diaz

Les nouveaux députés élus à l’Assemblée nationale suite aux élections législatives de juin 2022 ont fait leur pré rentrée cette semaine, à la découverte de l’Institution, de son fonctionnement, de ses lieux chargés d’histoire. Place désormais au travail. Parmi les nouveaux députés, qui vont faire leurs premiers pas dans l’hémicycle, une étoile montante du RN depuis quelques années, Edwige Diaz, en provenance d’Aquitaine.

Breizh-info a voulu recueillir ses impressions après les élections mais aussi les ambitions et les sujets sur lesquels l’important groupe RN (89 députés) va mener la charge dans les prochains mois.

Breizh-info.com : Tout d’abord, à titre individuel, quelle est votre réaction après vos élections en tant que député ? Il s’agit d’une ascension fulgurante pour vous non ?

Edwige Diaz :
Je remercie sincèrement les plus de 25 000 électeurs qui m’ont accordé leur confiance. Je ne les décevrai pas. C’est un résultat historique. Jamais ma circonscription n’avait eu de Député Rassemblement National dans cette terre très ancrée à gauche.

C’est le fruit d’un immense travail d’implantation sur le territoire. Je suis en campagne depuis 5 ans dans le Blayais et le Coutradais. J’ai participé à toutes les élections locales. J’ai multiplié les listes aux municipales dans la circonscription. Je n’ai pas raté une seule fête champêtre, une seule manifestation, un seul marché ou vide-grenier, ni la moindre commémoration. Au-delà de nos thèmes qui reçoivent un fort écho dans la population, j’ai bénéficié d’une prime à la proximité. Ici, tout le monde me connait et connait mon attachement à notre territoire.

Marine Le Pen l’avait très bien compris lorsqu’elle nous a demandé, dès son élection à la présidence du Front National à l’époque, la clé du succès, c’est l’implantation territoriale ! Nous en récoltons les fruits aujourd’hui.

Breizh-info.com : Collectivement, le RN porte 89 députés à l’Assemblée nationale, contre toute attente. Quels sont vos premiers commentaires ?

Edwige Diaz : C’est un résultat historique qu’aucun observateur n’avait vu venir, mais ne suis pas aussi surprise que vous. Durant la campagne, nous sentions qu’il se passait quelque chose. Contrairement à de précédentes élections législatives, notre électorat est resté extrêmement mobilisé suite à nos scores très encourageants à la présidentielle.

Nos électeurs avaient compris l’enjeu de ce troisième tour de la présidentielle : faire barrage à Macron et l’empêcher d’avoir les pleins pouvoirs pendant 5 ans.

Pendant que les médias en faisait des caisses sur Jean-Luc Mélenchon et ses promesses délirantes, nous, nous étions sur le terrain au contact des Français pour leur dire de ne rien lâcher. Le résultat est sans appel : les Français nous ont proclamé première opposition à la présidentielle, ils ont confirmé leur vote aux législatives en faisant de nous le premier groupe parlementaire d’opposition.

C’est peut-être ce qui nous manquait jusqu’ici. En 10 ans, nous sommes passés de parti de contestation à parti d’opposition mais avant de devenir un parti de Gouvernement, il nous fallait d’abord devenir un parti institutionnalisé. C’est désormais le cas. Ce mandat va nous permettre de préparer 2027 en faisant émerger une nouvelle élite patriote dans les rangs de l’Assemblée Nationale. Dans 5 ans, nous nous présenterons aux Français avec des cadres expérimentés, rompus à la vie parlementaire et clairement identifiés par les Français. Cela pèsera dans les prochains votes. La prochaine campagne présidentielle commence aujourd’hui.

Breizh-info.com : Ce nombre, inédit, à l’Assemblée, vous oblige aussi, d’une certaine façon, à des résultats, car pour le coup, le RN n’aura jamais eu autant de pouvoir. Quelles sont les grandes thématiques sur lesquelles vous allez vous battre dans l’hémicycle ? Une pa ortie de la droite nationale a reproché au RN sa mollesse sur la question de l’immigration, qu’en sera-t-il ?

Edwige Diaz : Le Rassemblement National qui n’a plus la moindre influence sur les décisions, c’est fini ! Avec le premier groupe d’opposition, nous sommes désormais incontournables dan l’hémicycle. Les macronistes sont extrêmement affaiblis et n’auront pas d’autres choix que de nous faire des concessions. Contrairement à l’extrême-gauche qui est là pour mettre le bazar et transformer l’Assemblée en ZAD, nous serons fermes mais constructifs. Nous sommes là pour incarner l’opposition, pas pour faire de l’obstruction permanente. Quand un texte ira dans le bon sens, nous le voterons.

Mais accepter des compromis ne veut pas dire se compromettre. Nous resterons fidèles à ce pour quoi nos électeurs nous ont fait confiance.

Nous ne lâcherons rien face aux deux principaux blocs que nous affronterons, composés de ceux qui veulent détruire la France pour l’un, et de ceux qui veulent la détruire encore plus vite pour l’autre.

Nous nous battrons pour rendre aux Français leur pays, leur argent et leur parole.

Pendant les 5 prochaines années, nous serons en première ligne pour combattre le saccage social, la hausse du coût de la vie et la retraite à 65 ans, pour empêcher la saignée fiscale, pour lutter contre l’effondrement de l’Etat dans l’école, dans la sécurité, dans la justice et dans la santé. Nous ne céderons également pas un seul pouce face aux provocations de l’extrême-gauche Burkini. Cette extrême-gauche immigrationniste, communautariste, anti-laïcité, anti-flic, anti-nucléaire, bref anti tout et surtout anti Française.

Face aux Députés de la République McKinsey et aux Députés de la République Traoré, nous serons des Députés de la République française. Nous serons les porte-paroles de cette France qui a tant souffert, tant été oubliée et tant été méprisée pendant ces 5 dernières années.

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Ferenc Almássy (Viktor Orbán, douze ans au pouvoir) : « La Hongrie n’ayant pas de soft power, c’est une cible facile et bon marché pour nos propagandistes occidentaux » [Interview]

Viktor Orbán

Véritable bête noire des institutions européennes et de ses partenaires d’Europe de l’Ouest depuis plus d’une décennie, Viktor Orbán mène une politique provoquant de violents remous dans la presse occidentale. Alors que le 31 mars, le Visegrád Post a fêté ses six années d’existence. son équipe vient de publier un livre fondamental pour comprendre la situation en Hongrie : « Viktor Orbán, douze ans au pouvoir » permet de comprendre la politique défendue par le Premier ministre hongrois, loin de la propagande Occidentale et/ou du clan Soros.

Pour évoquer ce travail majeur, Breizh-info a interrogé Ferenc Almássy qui dirige le Visegrad Post et a participé à la rédaction du livre tout comme Olivier Bault, Yann Caspar, David Engels, Thibaud Gibelin, Nicolas de Lamberterie, Gábor Stier et Árpád Szakács.

Breizh-info.com : Tout d’abord, quelles ont été les premières conséquences de la réélection de M. Orban en Hongrie ? Quelles vont être les principales mesures de sa nouvelle mandature ? Quels sont les grands chantiers qui se profilent à l’horizon ?

Ferenc Almássy : De nouvelles attaques des institutions européennes ! Ca peut paraître incroyable, mais nous en sommes là. Comme en 2018, un très suspicieux hasard de calendrier fait que moins de 48h après le résultat des élections, une nouvelle procédure sanctionnant la Hongrie est initiée. Cette fois-ci, c’est l’usine à gaz dudit mécanisme de conditionnalité pour la protection du budget de l’UE, sensé protéger l’état de droit, en tout cas tel que l’entend la très progressiste Commission européenne, qui est utilisé. En somme, la Hongrie ne respecterait pas l’état de droit – on attend toujours les preuves, et même, pour commencer, une définition dans les traités de l’état de droit… – et donc il faut la sanctionner. En vérité, il s’agit évidemment d’un abus juridique des technocrates bruxellois pour faire avancer un agenda politique contre la volonté des peuples et faisant fi de toute légitimité démocratique.

Il s’agit d’une politique souverainiste, résolument axée sur la défense des intérêts hongrois. Ainsi par exemple, Orbán a refusé de soutenir l’Ukraine, et cantonne l’aide de la Hongrie aux réfugiés ukrainiens – où en revanche la Hongrie est exemplaire. Orbán ne veut pas que, je cite, les Hongrois payent le prix de la guerre, d’une guerre qui n’est pas celle des Hongrois. Il vient d’ailleurs, mercredi 25 mai, après une modification de la constitution, de déclarer l’état d’urgence pour prendre des mesures économiques exceptionnelles afin de garantir la protection du portefeuille des foyers face à l’énorme crise économique qui commence. Les banques, assurances, multinationales, entreprises pharmaceutiques, les publicitaires, les compagnies aériennes ou encore le secteur de l’énergie vont subir une taxe exceptionnelle pour financer le maintien des bas tarifs énergétiques pour les foyers, mais aussi pour réarmer plus vite l’armée hongroise.

Breizh-info.com : Votre livre aborde les 12 années au pouvoir de M. Orban d’une manière particulière, puisque contrairement à toute la presse mainstream francophone, vous ne cherchez pas à les diaboliser. Comment expliquez-vous cette diabolisation en Occident ?

Ferenc Almássy : Ce que vous appelez manière particulière, je l’appelle journalisme analytique. Nous tentons tout simplement de faire notre travail honnêtement. Bien entendu, personne ne peut être parfaitement neutre et objectif dans l’analyse politique. Nous avons aussi nos biais, mais cela ne change rien à notre but : donner l’image la plus exacte possible au lecteur dans un ouvrage le plus synthétique possible.

Beaucoup de nos confrères en revanche agissent bien plus en militants qu’en analystes ou en journalistes – c’est pour la plupart des auteurs la motivation de leur engagement dans la voie du journalisme politique : chercher à rééquilibrer ce qui est apporté au grand public, car il y a trop de mensonges et de manipulations dans les médias dominants. Encore une fois, c’est normal d’avoir un avis sur une personnalité politique ou sur des mesures en particulier, et l’expression de cet avis dans la presse est légitime. Mais ce qu’on peut lire ou entendre va beaucoup plus loin, souvent, il y a des procès d’intentions, des mensonges, des traductions erronées, et la présentation d’une réalité alternative qui n’a pour but que de servir une narration motivée idéologiquement.

La Hongrie n’ayant pas de soft power, c’est une cible facile et bon marché pour nos propagandistes occidentaux. Notre équipe tente de faire un travail plus honnête. Nous expliquons ce qui selon nous sont des réussites d’Orbán, mais portons aussi des critiques lorsque nous jugeons cela légitime.

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Chronique musicale. Le groupe IDF est de retour, avec « Contreplongée »

IDF

Annoncé depuis plusieurs années, le dernier album du groupe de RIF, Ile-De-France, ne déçoit pas. Après celui d’In Memoriam en 2018 et celui de Fraction en 2021, voilà un autre groupe historique du Rock identitaire français qui revient.

IDF est un des pionnier du RIF. Il a participé aux BBR, du temps où ils existaient et étaient ouverts à la création musicale de la jeunesse. Jean-Christophe et Cathie ont démarré avec Væ Victis avant de fonder IDF. Comme certains jeunes de cette époque, ils ont tiré les enseignements de l’échec politique de la tentative musicale des skins français, trop radicaux et donc marginalisés. Les musiciens du RIF adoptent une ligne moins agressive pour séduire la jeunesse de leur génération. La SERP, société d’édition fondée par JMLP et dirigée à l’époque par sa fille Marie-Caroline, s’intéresse à leur démarche et leur apporte un soutien technique et un réseau de diffusion. Cette collaboration est indispensable car le “Camp du Bien” lutte férocement pour garder son emprise sur la jeunesse. On se souvient de l’opération ouvriériste lors de la Fête de la musique en 2000 où IDF se produit en bleu de chauffe. A l’époque, le groupe participe à des compils, la plus célèbre étant Antimondial, et réalise deux albums : Franc-Parler en 1998 et Non à la dictature planétaire en 2002. Depuis, le marché de la musique dissidente ne nourrissant pas ses talents, il a fallu pourvoir au quotidien.

2022 est donc l’accomplissement d’un projet abouti. On retrouve le son des années 2000 avec un ton apaisé, du recul, de la réflexion, et toujours une réelle profondeur. Les préoccupations sont actuelles, spécialement avec Sympathie pour la Russie, composée bien avant la guerre. C’est un album de maturité, les musiciens veulent aller à l’essentiel. Si l’on peut distinguer quelques titres (Superclasse mondiale, Bye bye Babylone ou Contreplongée), tous sont soigneusement travaillés. L’engagement n’empêche pas le sentiment (Sur ton ventre), la chanson est d’abord une émotion. Cet album est un chant d’amour à la France, à une identité millénaire, avec des chansons agréables aux paroles fortes. 12 titres, tous à écouter.

Ile-De-France, Contreplongée, 2022. A découvrir ici

Thierry DeCruzy

Tribune reprise de Breizh-info.com

« Toute décision contraire à l’intérêt des générations futures est inconstitutionnelle ». Jacques Attali invente la présomption de nuisance

Jacques Attali

Jacques a dit « Il faut mettre dans la Constitution un article disant : toute décision contraire à l’intérêt des générations futures est inconstitutionnelle ». Cette petite phrase de Jacques Attali passée inaperçue, il y a quelques jours sur France 5 dans l’émission C ce soir, a pourtant le potentiel d’une bombe nucléaire sur nos libertés individuelles.

« La présomption de nuisance est peut-être née sous nos yeux » indique Grégory Roose sur son site. « Elle permettrait de frapper d’interdiction toute initiative législative suspectée de nuire au pouvoir et à sa vision de l’avenir. Si le pouvoir estime que l’immigration extra-européenne est indispensable au renouvellement des générations futures, toute tentative d’opposition juridique à cette immigration sera frappée du sceau de l’inconstitutionnalité, équivalent en République progressiste à une excommunication dans la France conservatrice du XIXe siècle. Le même sort sera réservé aux mesures contraires à l’écologie dogmatique, la vaccination obligatoire et aveugle contre le Covid-19, au féminisme misanthrope, au communautarisme sexuel LGBT², aux accords de libre-échange et pourquoi pas au libre-arbitre menacé par l’intelligence artificielle et les GAFAM ?

On connait l’influence que Jacques Attali exerce auprès des puissants. Depuis qu’il a conseillé François Mitterrand, il infuse ses idées dans le débat public, assidu visiteur du soir de tous les présidents de la République depuis 1981. En 2008, il remet à la demande de Sarkozy un rapport de 316 mesures, espèce d’évangile des « bonnes » réformes », qu’il ne nomme pas propositions, mais décisions. Cynisme ou réalisme ? De très nombreuses décisions ont déjà été appliquées par le pouvoir, depuis Sarkozy jusqu’à Macron et continueront de l’être »

Texte repris du site Breizh-info

Etymologie de la langue française : 998 mots d’origine gauloise et celte !

celte gaulois

998, ce chiffre étonnant est établi à partir de la liste ci-dessous, vraisemblablement la plus complète disponible sur la Toile. Réalisée en recoupant diverses sources vérifiables dont le détail est donné en fin d’article, elle peut surprendre à plus d’un titre.

Elle va en effet à l’encontre d’un certain discours médiatique qui a tendance à tenir nos ancêtres celtes pour quantité négligeable. Récemment encore, venu vendre « Les mots immigrés », son dernier opuscule, Erik Orsenna affirmait sur le plateau de « C’est à vous » que la langue française ne comptait que « 60 mots d’origine vraiment gauloise« . Devant des journalistes aux anges, ce soutien d’Emmanuel Macron appliquait à la langue ce que le président avait dit auparavant de l’identité du pays en général : « il n’y pas de culture française« , les « Gaulois réfractaires » et autres « déplorables » Gilets jaunes n’ont aucun mérite propre, sinon celui de se laisser enrichir de l’extérieur…

Le chiffre de 60 est pourtant singulièrement minimaliste. Une spécialiste reconnue comme Henriette Walter avance l’estimation (prudente) de 158 mots celtiques sur les 35 000 du français courant. A quoi la lexicologue ajoute 481 mots gallo-romans, dont une part importante est vraisemblablement du même tonneau.

Mais par quel tour de magie passe-t-on de ces quelques centaines de mots celtes au chiffre de 998 – 2 à 3 fois plus grand ? Le choix qui préside à cette liste a été de ratisser large. Nous avons pris tous les mots rencontrés susceptibles d’être celtes, du moment que l’argumentation est sérieuse et sourcée. Nous y avons aussi intégré tous les mots qui ont fructifié à partir d’une racine celte, même de façon très lointaine, même si Vercingétorix ne les a jamais prononcés lui-même. Pour faire bonne mesure, nous avons semé dans la liste quelques mots gaulois jumeaux du latin, issus de la langue mère indo-européenne, mais sans les comptabiliser dans notre statistique (dans la liste, ils ne sont pas en gras).

Au final, l’image que cette liste renvoie des anciens Celtes est cohérente avec ce que les archéologues ont établi (et qu’Erik Orsenna semble totalement ignorer). Leur civilisation n’était ni risible, ni négligeable ; elle a prospéré sur une bonne partie du continent et exercé une influence mesurable sur les voisins latins et germains. Comme en attestent de nombreux mots, les Celtes les surclassaient en céréaliculture, en élevage, dans le travail du bois et dans celui du métal, au point de conquérir la première place dans l’industrie antique du transport.

Il n’en reste pas moins qu’ils ont fini par être conquis par César. Les légions ont redéfini l’identité linguistique de la France : au bas mot, 87 % du lexique français moderne est latin (et c’est un minimum). Selon nos calculs, plutôt larges, la part du celte est seulement de 1 à 3 %.

Orsenna peut donc se frotter les mains : en 52 avant JC, nos ancêtres ont bénéficié d’un grand enrichissement de leur vocabulaire…

Alouette, aloyau / alauda, alouette, mot gaulois cité par Pline, nom d’une légion romaine recrutant des Gaulois ralliés.

Alpe, alpage, alpestre, alpin, alpinisme, alpiniste / du nom de la chaîne de montagne / d’une racine gauloise albos, monde lumineux ou blanc / à rapprocher d’Albion, un des noms de la Grande-Bretagne

Ambassade, ambassadeur / gaulois ambactos, vassal, membre de l’entourage d’un prince. A donné aussi l’allemand Amt, bureau

Ambiance / du latin ambi, autour / racine gauloise jumelle ambi, autour / indo-européen ambhi, autour

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L’Institut Iliade appelle les peuples d’Europe à se réveiller et à restaurer le politique [Reportage]

colloque iliade

15/04/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Depuis 2015, l’Institut Iliade organise son colloque annuel dans la prestigieuse enceinte de la Maison de la Chimie à Paris. Il représente la grande réunion annuelle des Européens qui souhaitent le rester.

Samedi 2 avril, plus de 1200 personnes sont venues assister à la neuvième édition qui avait pour thème principal « Restaurer le politique« .

Comme chaque année, une dizaine d’intervenants se sont succédé sur scène, seuls ou à plusieurs au cours de la journée. Nous sommes allés à la rencontre des différents écrivains présents comme Renaud Camus, Julien Rochedy, Benedikt Kaiser (écrivain allemand) ou encore David Engles, professeur-chercheur en histoire romaine à l’ Instytut Zachodni.

L’équipe de Breizh-info est allée à la rencontre de plusieurs exposants présents comme des artisans, des dessinateurs et des sculpteurs mais aussi des maisons d’éditions.

Quelques spectateurs et membres de l’organisation ont bien voulu répondre à leurs questions également.

La journée s’est déroulée comme celles des autres années dans le calme et dans une ambiance chaleureuse et fraternelle.

Romain Petitjean, le directeur du développement et de la coordination a confié que les équipes travaillent déjà depuis deux mois sur le colloque de 2023 qui aura pour thème « Les changements anthropologiques ».


[Interview] Pr Henri Joyeux : « Beaucoup ne sont pas morts de la Covid mais ont été comptabilisés Covid, car il fallait absolument préparer le peuple aux vaccins »

Henri Joyeux

Voici un extrait de l’entretien publié par Breizh-info afin de revenir sur les persécutions dont a été victime Henri Joyeux.

Breizh-info.com : Tout d’abord, que devenez-vous, après les nombreuses persécutions, médiatiques et professionnelles, dont vous avez fait l’objet ?

Professeur Henri Joyeux : Tout va bien. N’étant pas admis dans la réserve sanitaire pour lutter contre le coronavirus, car trop » vieux », alors que volontaire et en pleine forme, au lieu d’être au bloc opératoire, j’ai veillé quotidiennement sur cette pseudo-pandémie, dès son début, plusieurs heures par jour.

J’ai donc informé des dizaines de milliers de personnes qui me font confiance, par l’intermédiaire de lettres ou de plus de 10 webinaires d’accès gratuits.

Dès le début, mon leit motiv fut, « n’ayez pas peur », faites-vous soigner. On a terrorisé la population d’une façon calculée et peut être programmée. J’ai multiplié les ordonnances au plus près de chez moi et donné des conseils de santé de prévention et traité selon les prescriptions de mes collègues Didier Raoult et Christian Perronne et l’avis de médecins généralistes (que je ne peux citer) que je connaissait pour leur sérieux et leurs compétences. Ils prescrivaient en cachette, contre l’avis du conseil de l’ordre national, relayé au niveau départemental.

Nous avons sauvé des vies et on nous a traité de complotistes : quel honneur et quelle horreur !

J’ai vacciné plus de 300 personnes, les uns en parvenant à les convaincre qu’ils en avaient vraiment besoin, du fait de leurs comorbidités, associant des conseils homéopathiques, les autres bien que je ne fus pas d’accord, parce qu’is en avaient besoin uniquement pour leur travail et la vie sociale. Suivant de très près toute cette crise sanitaire manipulée de A à Z par les politiques internationaux et nationaux aux ordres, je peux conclure à propos des près de 140 000 morts de la covid en France qui se termine curieusement à moins d’un mois de la présidentielle.

Beaucoup ne sont pas morts de la Covid, mais ont été comptabilisés Covid, car il fallait absolument préparer le peuple aux vaccins. La moitié des décès soit près de 70 000 sont dus à l’âge très avancé (moyenne 82-85 ans) et au fait qu’ils n’ont pas été traités correctement dans les Ehpad ou à domicile au moins de manière préventive, avec le minimum nécessaire. Il fallait leur offrir du zinc, des vitamine D et C avec des fruits de qualité. On a préféré leur donner des biscottes ce qui est un non-sens nutritionnel.

L’autre moitié, ce sont des personnes qui sont parties, car non traitées ou traitées trop tard, envoyées en réanimation où nous n’avions pas assez de lits et connaissions mal de fonctionnement délétère du virus, créant une maladie des micro-vaisseaux pas seulement pulmonaires. Le taux de décès en réanimation a été considérable tellement que certains ont préféré refuser la réanimation, comme Frédéric Mitterand qui l’a affirmé publiquement et s’en est bien sorti.

Pour tout conseil, le grand public recevait un conseil en boucle : prenez le paracétamol et appelez le 15, si cela s’aggrave. Le bilan pour l’État et les responsables de santé est catastrophique contrairement à ce que répètent les autorités et les médias financés par l’État et Big Pharma indirectement. Quant aux vaccins contre la covid, ils sont expérimentaux, ne sont pas longtemps efficaces puisqu’il faut les refaire tous les 3 à 4 mois (on parle de rappel, mais c’est le même vaccin x fois renouvelé). Ils ont beaucoup d’effets secondaires graves, que la pharmacovigilance ne comptabilise pas ou ne reçoit pas, car il faut remplir un dossier complexe. Bref échec sur toute la ligne de l’Etat et des conseillères autorités de santé. Il faut lire le livre qui vient de paraître en Français de l’avocat américain Robert Kennedy Jr : « Anthony FAUCI, Bill GATES, Big Pharma » préfacé par mon collègue Christian Perronne aux éditions Résurgence de Marco Pietteur. Perronne parle d’une « gigantesque manipulation mondiale… » et « des plus grands journaux médicaux complices… ils publient des études truquées » et affirme « s’être toujours opposé aux vaccinations obligatoires ». Avec la Covid 19, « les fraudes ont éclaté au grand jour, mais les médias en ont à peine parlé »… « des vaccins expérimentaux inefficaces », « on a utilisé les populations comme cobayes, de façon illégale, sans consentement éclairé ».

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Alexandre Cormier-Denis (Nomos TV) : « La France, une nation martyre de l’Occident » [Entretien Vidéo]

Alexandre Cormier-Denis

08/02/2022 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Alexandre Cormier-Denis, animateur de l’excellente chaine dissidente (censurée elle aussi par Youtube) Nomos TV a accordé un long entretien vidéo à Breizh-info. L’occasion de faire le point, sur le nationalisme au Québec, non sans une brève histoire du Canada, mais aussi sur la situation là bas concernant la tyrannie sanitaire.

Breizh-info a également évoqué Justin Trudeau, l’idéologie Woke et même l’Etat Woke, qualificatif dont on pourrait affubler le Canada aujourd’hui, mais également la résistance québécoise, et enfin, la vision qu’ont, aujourd’hui, les nationalistes québécois de l’Europe, de la France, à quelques mois d’élections cruciales.

Avec Alexandre Cormier-Denis, connu pour son franc parler, mais aussi pour sa connaissance politique, vous pouvez être sûr de ne pas vous ennuyer une seule seconde durant cet entretien d’un peu plus d’une heure, réalisé par Yann Vallerie, que vous ne verrez pas à l’image à la suite d’un problème technique !


Árpád Szakács sur les médias et le covidisme : « Partez à la recherche des voix crédibles, et évitez la presse mensongère ! »

Árpád Szakács

Le samedi 15 janvier 2022, à Budapest, près de 2000 personnes – des enseignants et ceux qui les soutiennent – ont manifesté pour prendre la défense des employés acculés à quitter leur métier ou à se voir suspendus sans salaire en raison de la vaccination obligatoire.

Lors de ce rassemblement exempt de politique (partisane et/ou idéologique), outre les enseignants eux-mêmes, ont aussi pris la parole : les médecins József Tamási et Alfréd Pócs, Maître András Schiffer, avocat et ancien député libéral d’opposition (2010-2016) et le journaliste et éditorialiste Árpád Szakács, qui anime le site Erdély.ma [signifiant « Transylvanie aujourd’hui », « ma » voulant dire « aujourd’hui » en hongrois, Árpád Szakács étant originaire de cette région inclue depuis un siècle dans l’État roumain].

Fidèle à ses habitudes, la presse mainstream hongroise a maintenu un silence de mort sur cette manifestation. Árpád Szakács a durant plusieurs années été l’un des piliers des médias favorables au gouvernement de Viktor Orbán en Hongrie, et est durant ces derniers mois devenu un critique de la politique Covid du gouvernement.

Breizh-info a traduit ici son discours :

Selon la définition officielle, on désigne par « liberté de la presse » le fait que les travailleurs de la presse puissent décider des contenus appelés à paraître dans les médias qu’ils produisent en fonction de leur conscience professionnelle, de leurs propres expériences et de leur opinion, sans subir d’influences externes, de menaces ni de contraintes légales.

Or l’un des plus importants des droits civiques est celui de pouvoir librement exprimer son opinion par voie de presse, sans contrôle préalable ni limitation de cette expression par les autorités.

De nos jours, tout cela prend un air de conte de fées ou de rêverie idéaliste, mais il n’y a pas si longtemps, l’une des questions les plus importantes de l’histoire des démocraties bourgeoises des XIXe et XXe siècles était justement celle de la définition de la liberté de presse et de la liberté d’opinion.

Dans l’évolution du droit constitutionnel, l’interprétation, la définition et la défense de ces concepts ont constitué des étapes essentielles, car telle était la ligne de crête séparant les régimes d’oppression dictatoriale des démocraties bourgeoises aussi connues sous le nom de pays libres.

Car un régime qui a peur de la liberté de parole et de la liberté de pensée est de toute évidence, sans l’ombre d’un doute, né dans le péché, et dissimule de toute évidence, sans l’ombre d’un doute, des horreurs dont la révélation menace son pouvoir d’un anéantissement certain dans le cas où la lumière serait faite. C’est pourquoi un tel régime, pareil à un criminel récidiviste de la pire espèce, commettra les pires larcins pour empêcher le côté sombre de son pouvoir d’apparaître au grand jour.

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A la découverte d’Ultima Frontiera, un des plus anciens groupes de rock alternatif encore en activité [Entretien]

Ultima Frontiera

La scène musicale alternative regorge de groupes en Italie, et est particulièrement active, même si la tyrannie sanitaire freine les capacités des groupes à enregistrer des albums ou à se produire en concert.

Nous vous avions déjà présenté le chanteur Skoll il y a quelques années, voici que nous avons eu l’opportunité d’interviewer un autre groupe de rock identitaire, proche de Casapound, nommé Ultima Frontiera. L’occasion pour vous de découvrir quelques morceaux d’un des plus vieux groupes de la scène identitaire italienne.

Breizh-info.com : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Quelle est la genèse du groupe Ultima Frontiera ?

Ultima Frontiera : Bonjour à tous les fans d’Ultima Frontiera. C’est en 1996 que Francon, le leader du groupe et ancien bassiste de Powerskin, décide de former un nouveau groupe de rock pour donner une voix à la rébellion de la zone identitaire. Ultima Frontiera est donc née à Trieste, dans une brasserie, un nom qui indique notre position géographique, la dernière frontière de l’Italie, mais surtout un nom qui indique une idée, la dernière frontière d’une vision du monde, de valeurs anciennes.

Breizh-info.com : Parlez-nous de l’histoire tragique de Trieste, votre ville d’origine ; vous lui avez consacré une chanson dans laquelle vous parlez de certains événements, pouvez-vous nous les expliquer ?

Ultima Frontiera : À la fin de la guerre, en mai 1945, les armées communistes de Tito sont entrées dans Trieste, semant la terreur, commettant des massacres et des atrocités contre les citoyens, qui n’étaient coupables que d’être italiens. Après 40 jours, Trieste a été occupée par les Anglo-Américains jusqu’en 1954, date à laquelle elle a finalement été rendue à l’Italie.

Pendant l’occupation, il y a plusieurs manifestations des habitants de Trieste qui descendent dans la rue avec le drapeau italien pour demander le retour de Trieste à l’Italie ; il y a souvent des affrontements avec la police anglaise, formée par des individus pro-Tito qui chargent également des personnes désarmées à l’intérieur d’une église, jusqu’à ce qu’elle tire à hauteur des yeux en 1953, tuant six personnes de Trieste.

Trieste 1953 est une chanson dédiée à ceux qui sont morts pour la Trieste italienne, mais elle se veut aussi une chanson actuelle. À l’époque, les envahisseurs étaient les slavocommunistes et les anglo-américains ; aujourd’hui, ce sont les forces obscures des banques, des multinationales, des grandes entreprises pharmaceutiques… et c’est contre elles que nous chantons « la guerre aux ennemis de ma terre ».

Breizh-info.com : Vous avez sorti cinq albums en vingt ans, dont le dernier, Trincee, en 2019. Peut-on dire que nous avons affaire à l’un des plus anciens groupes italiens de rock alternatif encore en activité ?

Ultima Frontiera : Oui, on peut dire que c’est l’un des groupes les plus anciens. Mais nous avons une pensée pour d’autres groupes toujours actifs et comme nous ou légèrement plus anciens : Zetazeroalfa, Hobbit, Adl 122, Malnatt, DDT, Topi neri, Gesta Bellica…..

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PSG. Le Kop Of Boulogne (KOB), « une tribune à forte identité où régnait une franche radicalité » [Interview]

Kop Of Boulogne

Il fallait bien une somme monumentale de 600 pages pour rassembler une grosse partie de l’histoire du KOB, le Kop Of Boulogne, tribune mythique de supporteurs du Paris Saint Germain, qui a largement contribué à la renommée du club de football, et cela bien avant l’ère du Qatar, du football business et sans racine.

Rédigé par d’anciens membres de Boulogne, ce livre constituera un livre majeur parmi les livres qui évoquent les tribunes de football en France comme en Europe.

Pour en discuter, Breizh-info a interviewé les trois compères archivistes et rédacteurs qui ont permis la réalisation de ce livre.

Breizh-info.com : Qu’est-ce qui vous a amené à rassembler ce monument d’histoire des tribunes parisiennes, de nombreuses années après la fin, du fait de la répression et d’autres évènements, des activités du Kop de Boulogne ?

Adrien : Depuis plusieurs années, différentes générations de notre tribune ont évoqué l’idée de vouloir laisser gravé dans le marbre tous les périples, toutes les années, tous les délires et tout notre investissement collectif. Il y a une dizaine d’années, un groupe s’était constitué et avait commencé le travail. Malheureusement, le projet n’a pas abouti.

Il y a 40 ans d’histoire, faire un livre qui ne serait qu’un enchaînement de compte-rendu de déplacements ou de matchs à domicile, ça serait chiant à mourir pour le lecteur et très compliqué à compiler et mettre en forme. Il y a beaucoup trop d’anecdotes à raconter, et malheureusement, les mémoires s’estompent peu à peu.

Du coup, un soir d’ivresse de 2019, deux membres de l’équipe de rédaction ont une nouvelle fois évoqué le sujet. Une sorte de brainstorming se met en place, vu de l’extérieur ça ressemblait sûrement à une discussion sans queue ni tête… Et pourtant, l’idée germa : « Et si on faisait comme les gars d’Ordre Nouveau ? On demande à chacun de raconter ses expériences et son histoire avec le Kop. Au final, mis bout à bout, L’histoire de notre tribune sera là ! »

Le soir même, quelques coups de fil sont lancés pour prendre la température auprès de membres plus anciens. L’idée fit l’unanimité…

Julien : S’en est suivi un marathon éditorial de longue haleine. Avoir une idée est une chose, la concrétiser en est une autre. Nous avions deux choix qui s’offraient à nous comme l’explique Adrien : le récit chronologique, succession de comptes-rendus et défilés de matchs et de saisons, ou la compilation de contributions personnelles afin de retracer de manière non-exhaustive mais plus immersive la grande histoire du Kop. Nous avons opté pour cette seconde méthode, un peu plus originale et celle-ci a beaucoup plu à l’ensemble des personnes contactées : contributeurs ou non d’ailleurs.

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