Attentats : pavoiser aux côtés des responsables ?

26/11/2015 – FRANCE (Présent 8491)

Nous sommes Emmanuelle Prévost. La sœur de ce jeune garçon de 29 ans, François-Xavier, assassiné au Bataclan, appelle au boycott de l’hommage national rendu aux victimes vendredi. Elle refuse de se retrouver assise aux côtés de ceux qu’elle juge responsables de la mort de son frère.
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« Merci monsieur le président, messieurs les politiciens, mais votre main tendue, votre hommage, nous n’en voulons pas et vous portons comme partie responsable de ce qui nous arrive ! C’est plus tôt qu’il fallait agir », écrit Emmanuelle Prévost, qui précise que sa famille n’y prendra pas part. La jeune femme estime que depuis les attentats qui ont frappé Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher en janvier, « rien n’a été fait » : « 10 mois plus tard, les mêmes hommes sont en mesure de recommencer et de faire cette fois-ci 10 fois plus de morts ». Et elle passe en série, les fautes, les carences, le laxisme effarant. Elle rappelle qu’en France, il est possible d’être en lien avec un réseau terroriste, de « voyager en Syrie et de revenir librement ». « En France, les personnes fichées S circulent librement, empruntent les transports en commun, louent des voitures, travaillent à nos côtés, sans faire l’objet d’aucune obligation de suivi ni de surveillance ». Elle ajoute qu’il a fallu attendre la tuerie du 13 novembre pour se poser enfin la question de la dissolution des « 89 mosquées recensées comme étant radicales », « c’est-à-dire qu’elles appellent ou profèrent la haine ».

Ce que dit Emmanuelle aujourd’hui résonne au plus profond de nous-mêmes. Il y a des mois que nous écrivons que ce gouvernement devra un jour répondre de ses actes de haute trahison et de collaboration avec l’ennemi intérieur et extérieur. L’appel d’Emmanuelle a été énormément suivi, repris et approuvé sur Facebook. Le père d’une autre victime – Aurélie de Peretti – a également fait savoir qu’il ne se rendrait pas à l’hommage auquel il a été convié.

En janvier 2015 déjà, des millions de Français ont marché en chœur derrière les responsables de la politique d’islamisation de masse. Quinze jours après les massacres du 13 novembre, François Hollande donne le sentiment de vouloir nous rejouer la scène. Il faut pavoiser aux couleurs de la Hollandie et peut-être même permettre au « chef de guerre » de retrouver l’état de grâce de janvier 2015, l’embellie permettant d’atténuer la bérézina annoncée des très prochaines élections.

On sera curieux de savoir combien de drapeaux français vont flotter sur la banlieue ? Combien de drapeaux frappés du croissant islamique ? Et combien de drapeaux de l’E.I ?

Caroline Parmentier

Attentats : pour certaines familles de victimes, c’est NON à l’hommage officiel

26/11/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Parce qu’elles estiment que le gouvernement porte sa part de responsabilité dans la tragédie du 13 novembre, parce qu’elles sont écœurées de la récupération politicienne de leur douleur, des familles de victimes boycottent l’hommage national de vendredi.

François-Xavier Prévost, l'une des 80 victimes des islamo-terroristes du Bataclan
François-Xavier Prévost, l’une des 80 victimes des islamo-terroristes du Bataclan

Le père de Nathalie Jardin, qui a perdu la vie lors du massacre du Bataclan, a ouvertement soutenu la proposition lancée plus tôt par la sœur de François-Xavier Prévost, également victime des djihadistes dans la salle de concert.
Il estime que les politiques ont « du sang sur les mains » et éprouve « autant de haine pour eux que pour ceux qui ont tiré sur ma fille ».

La sœur de François-Xavier Prévost, qui a appelé à boycotter la cérémonie officielle via Facebook
https://www.facebook.com/prevost.emmanuelle?fref=nf
expose ses motifs :

Parce qu’en France, les attentats perpétrés du 7 au 9 janvier de cette année ont fait 17 victimes, que depuis, rien n’a été fait (…).
Parce qu’en France, il est possible d’être en lien avec un réseau terroriste, de voyager en Syrie, et de revenir, librement (…).
Parce qu’en France, des personnes fichées S (pour “atteinte à la sûreté de l’État” ou visées terroristes) circulent librement (…).
Parce qu’en France, 89 mosquées sont recensées comme étant radicales, c’est-à-dire qu’elles appellent ou profèrent la haine. Qu’il a fallu attendre les événements tragiques du 13 novembre pour que se pose enfin la question de leur dissolution.
Parce qu’en France, un homme ayant perpétré un homicide en 2006, condamné en 2008, est libre en 2013. Parce que ce même homme n’a pas peur de dire à la France entière après avoir hébergé plusieurs jours des terroristes “On m’a demandé de rendre service, j’ai rendu service”. Ben oui…
Parce que les représentants de l’État français ont décidé de mener des raids aériens contre l’État Islamiste en Irak puis en Syrie sans se soucier de préserver, avant d’agir, la sécurité de leurs concitoyens.

Et de conclure

NON, merci Monsieur le Président, Messieurs les politiciens, mais votre main tendue, votre hommage, nous n’en voulons pas et vous portons comme partie responsable de ce qui nous arrive !

Un boycott fait par le lobby du mariage gay tourne en faveur du boycotté, aux Etats-Unis

Un boycott fait par le lobby du mariage gay tourne en faveur du boycotté, aux Etats-Unis

05/08/2012 — 14h00
WASHINGTON (NOVOpress via Le Salon Beige) — Une des chaînes de restauration rapide les plus en vogue ces dernières années aux Etats-Unis, Chick-Fil-A (spécialisée dans les sandwiches à base de poulet), a la particularité d’être marquée par la foi chrétienne de ses fondateurs. Ses 1600 franchisés sont par exemple tenus de rester fermés le dimanche.

La semaine dernière, la chaîne est soudain devenue la cible du lobby pro mariage gay, à la suite de déclarations pourtant très anodines de son dirigeant en faveur du mariage traditionnel. Avec le soutien des grands médias, un boycott de la chaîne a été lancé ; les producteurs des « Muppets », qui fournissaient des jouets pour ses menus enfants, ont rompu sur-le-champ toute relation ; et les maires Démocrates de Chicago, Boston ou San Francisco ont déclaré que les restaurants Chick-Fil-A n’étaient pas les bienvenus dans leur ville – voire se verraient refuser tout nouveau permis de construire.

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Irlande : Le boycott d’un impôt imposé par la Troïka remporte un vif succès

Irlande : Le boycott d’un impôt imposé par la Troïka remporte un vif succès

04/04/2012 – 14h00
DUBLIN (NOVOpress Breizh) – Le ras-le-bol des Irlandais face aux mesures d’austérité qui leurs sont imposées depuis le début de la crise vient de prendre un tour nouveau : la moitié des contribuables ont en effet refusé d’acquitter la nouvelle taxe d’habitation dont les propriétaires étaient redevables au 31 mars dernier. Un mouvement de révolte qui pourrait avoir des conséquences sur le résultat du référendum de ratification du nouveau traité européen.

Suite à la déroute des principales banques du pays provoquée par des investissements inconsidérés dans l’immobilier, l’Irlande avait dû, pour sauver son système bancaire, accepter de conclure en 2010 avec l’Union européenne et le Fonds monétaire international un plan d’aide d’un montant de 85 milliards d’euros.

En contrepartie le Gouvernement irlandais avait dû s’engager à réaliser des réformes structurelles importantes et à réduire d’une façon drastique ses dépenses publiques. Privatisations et nouveaux impôts sont désormais d’actualité au pays du « tigre celtique », sous la tutelle vigilante de la Troïka – FMI, BCE et Union européenne.

Dans le cadre des nouvelles mesures fiscales, une taxe d’habitation d’un montant unique de 100 euros avait été imposée par l’Union européenne et le FMI – dirigé à l’époque par l’espoir du PS français, Dominique Strauss-Kahn – en contrepartie de l’aide accordée. Mise en place en juillet 2011 par le Gouvernement dirigé par Enda Kenny, cette taxe a été jugée profondément inique par les Irlandais : aucune évaluation des biens immobiliers n’ayant été effectuée, un ouvrier habitant une modeste maison est assujetti du même montant de cent euros qu’un milliardaire résidant dans une vaste demeure !

La campagne de boycottage de cet impôt, lancée notamment par l’association CAHWT a rencontré un très vif succès auprès du public. Malgré les risques encourus – les contrevenants s’exposent à une pénalité pouvant aller jusqu’à 30% et à des peines d’amendes ou d’emprisonnement – au 31 mars, date limite de paiement, 800.000 contribuables, soit la moitié d’entre eux, ont décidé de ne pas acquitter la fameuse taxe. « C’est une campagne légitime contre l’austérité, qui échoue à créer la moindre croissance économique. Le gouvernement doit écouter la volonté du peuple », a déclaré Ruth Coppinger, porte-parole de CAHWT.

Cet évènement intervient alors que le référendum sur la ratification du nouveau traité européen doit avoir lieu le 31 mai prochain. Alors qu’aujourd’hui les sondages donnent le « oui » gagnant, le succès remporté contre la taxe d’habitation renforce la position des opposants au traité. Une dynamique qui rend plus incertain le résultat du scrutin.

Crédit photo : The Workers’ Party of Ireland, via Flickr, licence cc.

L’extrême-droite israélienne fait voter une loi contre le boycott des colonies

14/07/11 – 16h00
TEL-AVIV (NOVOpress)
– C’est une loi sans précédent qui a été votée en début de semaine à La Knesset. En effet cette nouvelle loi interdit d’appeler au boycott économique, culturel ou intellectuel de personnes ou institutions en Israël ou dans les territoires palestiniens occupés pour des motifs politiques. Toute personne appelant à un tel boycott peut dorénavant être frappé d’une amende allant jusqu’à 10 000 euros et s’expose à des demandes de dédommagements.

Sur les 120 sièges de la Knesset, 47 députés ont voté pour et 38 se sont opposés à cette loi derrière laquelle on trouve le lobby des colons et l’extrême droite israélienne.
Pendant que ceux-ci se félicitaient du résultat, les associations de défense des droits de l’homme ainsi que les partis de gauche ont protesté contre ce texte « antidémocratique » et « autoritaire ». Un recours devant la cours constitutionnelle devrait être déposé.

Même le très droitier Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu a exprimé certaines réserves sur ce texte. Quant à l’opinion publique, selon différents sondages, elle semble partagée.

Cette loi fait suite à à l’annonce par plus de cent personnalités culturelles, universitaires et écrivains qu’ils ne prendraient part à aucune activité culturelle, discussion ou conférence, dans les colonies. Il convenait donc de museler au plus vite cette contestation de la politique colonialiste israélienne et d’empêcher toute liberté d’expression sur ce sujet. C’est aujourd’hui chose faite.