Délations, explosion de haine entre Français : la psychose du Covid aggrave les fractures

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Il y a quelques mois, Renaud Girard et Jean-Loup Bonnamy publiaient Quand la psychose fait dérailler le monde, un essai roboratif dont nous avions rendu compte dans ces colonnes. Ils expliquaient qu’une mise en perspective de la réalité de l’épidémie et un traitement rationnel de celle-ci comme problème de santé publique avaient été écartés par la volonté de masquer les carences de notre système de santé : à partir de là, c’est la peur qui domine, et la psychose, abondamment relayée par les médias, a fait dérailler le politique. Dénonçant cette mondialisation de la psychose, ils expliquaient fort justement que, basculant dans l’irrationnel dont la sacralisation du principe de précaution n’est qu’un variant, le politique avait viré à l’arbitraire et à l’absurde. Une sorte de fuite en avant qui avait fait de ce virus « un terroriste, c’est-à-dire un agent dont l’impact psychologique et sociétal dépasse de loin son impact physique ».

Quelques mois plus tard, nous y voilà : l’incohérence et l’absurdité érigées en système ont fragilisé la santé mentale de nombreux Français, qui ont succombé à la panique. Chez beaucoup de nos concitoyens, le discours illogique tenu par les autorités, martelé jusqu’à plus soif, couplé à une privation de libertés qui met en surchauffe l’équilibre mental de chacun, a réveillé de bas instincts.

Aujourd’hui, chaque Français a peur de son voisin, les grands-parents de leurs petits-enfants, les professeurs de leurs élèves, les commerçants de leurs clients : ce qu’il aurait à tout prix fallu éviter dans un pays déjà malade et fracturé.

Et de la défiance généralisée à la haine, il n’y a malheureusement qu’un pas que d’aucuns ont vite franchi : la délation s’est répandue comme une traînée de poudre.

Ici, c’est un verre de rosé dégusté sur une plage qui suscite, sous les yeux d’une famille avec de jeunes enfants, l’intervention d’une dizaine d’hommes en armes venus verbaliser sévèrement les récalcitrants. Ils étaient coupables de ne pas savoir que Jean Castex avait interdit la consommation d’alcool sur la voie publique, inaugurant un triste et nouveau concept : le puritanisme progressiste. Ce genre d’exemple – et il y en de nombreux – accentue la fracture avec des forces de l’ordre dont la mission est de protéger et que l’ont voit, absurdement, punir. Le motif sanitaire d’une telle mesure est tellement fumeux qu’on ne peut l’expliquer.

Là, c’est un prêtre et son vicaire qui sont en garde à vue parce que, tout à leur ministère de prêtre, lors d’une cérémonie où il y eut dix baptêmes, ils n’ont pas pleinement exercé leur pouvoir de police en allant voir, un à un, les fidèles qui ne portaient par leurs masques. On a vu, là encore, surgir la haine entre frères : le délateur était le frère d’un catéchumène – on imagine les réunions de famille – et certains catholiques n’ont rien trouvé de mieux que de désigner à la vindicte populaire ceux de leurs frères qui étaient mis en cause.

Voyez comme ils s’aiment…

Ailleurs, encore, c’est la chasse aux restaurants clandestins, le nouveau sport national des forces de police : leur ministre de tutelle assimilant sans doute bien plus les malheureux Français contrevenants à des terroristes d’une nouveau genre, fauteurs de trouble sanitaire, que ceux qui, chaque jour et depuis des années, installent le séparatisme islamiste au cœur de notre pays.

L’inflation réglementaire qui a tenu de lieu de gestion de crise, avec les mesures sanitaires obligatoires dont certaines sont franchement douteuses, voire dadaïstes – le port du masque en bord de mer en plein vent, par exemple, est un non-sens médical –, ont créé dans l’esprit des gens un nouveau conformisme d’habitudes rétrécies dont il sera difficile de se défaire. Et comme l’écrit excellemment le journaliste italien Andrea Venanzoni dans la revue Atlantico, « le conformisme est rassurant, chaud, confortable, sanctifiant même parce qu’il élève des esprits médiocres sur l’autel de la conscience sociale, assignant une quelconque fonction d’utilité à des individus qui, sans cela, resteraient piégés dans des existences d’une rare grisaille ».

La question qui se pose maintenant est de savoir comment, après un tel traumatisme de la société, les Français sauront s’unir pour reconstruire le pays.

Marie d’Armagnac

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Un ministre algérien traite la France d’« ennemi traditionnel » : Macron ne bronche pas

Algérie

Tandis qu’Emmanuel Macron fait copaincopain avec son homologue Abdelmadjid Tebboune, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale algérien, El Hachemi Djaâboub, a qualifié la France d’« ennemi traditionnel et éternel ». Cette gentillesse, envoyée alors que Jean Castex et trois autres ministres devaient se rendre en Algérie dimanche, a, sans doute, influé sur la décision d’annuler cette visite. Mais elle traduit aussi le double jeu des dirigeants algériens, qui présentent la France comme un repoussoir pour occulter leurs carences dans la gestion de leur pays.

Matignon annonce, dans un communiqué, que cette rencontre, programmée pour soutenir la coopération bilatérale, est « reportée à une date ultérieure ». Non pour protester contre le propos du ministre algérien mais, selon le communiqué officiel, pour tenir compte du « contexte sanitaire » et d’un commun accord. Des médias algériens, comme la chaîne privée Ennabar, semblent plus proches de la vérité quand il précisent que « la visite a été reportée à la demande de la partie algérienne, en raison de ses réserves sur la délégation qui ne correspond pas à l’importance de l’événement ».

Si l’on comprend bien, ce ne serait pas l’Algérie qui aurait offensé la France mais la France qui aurait offensé l’Algérie. Certes, le nombre de ministres français, initialement fixé à huit, s’est progressivement rétréci comme peau de chagrin : finalement, seuls Le Drian et Le Maire devaient accompagner le Premier ministre. Les dirigeants algériens sont peut-être susceptibles, mais ils usent de cette susceptibilité pour exiger toujours davantage.

Pourtant, Macron en tête, nos dirigeants ont déjà donné beaucoup de gages pour tenter d’obtenir les bonnes grâces de l’Algérie : qualifier la colonisation de « crime contre l’humanité » constitue le summum de l’indécence, mais on pourrait y ajouter les hommages rendus à des complices du FLN, l’opprobre lancé contre l’armée française ou encore le rapport de Benjamin Stora, se comportant plus en militant qu’en historien, qui fait la part belle à l’Algérie.

Ils continuent de croire que la repentance est une vertu alors qu’elle incite l’Algérie à redoubler ses exigences. Leur pusillanimité devant cette affront est une nouvelle forme de renoncement. Sans compter que la victimisation alimente la haine d’une partie de la population d’origine immigrée qui y voit une bonne raison de ne pas s’intégrer et de rejeter toute assimilation. On lui a mis dans l’esprit qu’elle avait été exploitée par les colonisateurs : c’est à son tour de les coloniser.

Sans doute existe-t-il, parmi les dirigeants algériens, des personnes prêtes à coopérer avec la France, de manière constructive et dans l’intérêt des deux pays. Mais la plupart d’entre eux ne pensent qu’à conserver le pouvoir tout en tirant, sans contreparties, le maximum de profit de la France. Il est temps que le gouvernement soutienne, s’il y en a, les partisans d’une coopération sincère et rompe avec la mauvaise habitude de se soumettre.

La France a apporté à l’Algérie un développement économique et social qu’elle n’aurait sans doute jamais connu sans elle et que ses dirigeants ont dilapidé. C’est peut-être cette vérité que le gouvernement algérien a le plus de mal à digérer. Mais le plus coupable, c’est Macron, parce qu’il la méconnaît et, ce faisant, trahit l’Histoire de la France.

Philippe Kerlouan

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Thibault de Montbrial : « La convergence entre une partie de la gauche et l’islamisme politique est inquiétante. Et certains élus de droite ne sont pas exempts de tout reproche »

Thibault de Montbrial

13/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Au micro de Boulevard Voltaire, Me Thibault de Montbrial s’exprime sur la menace islamiste, en France, « qui fracture notre pays », et la tentative de réponse apportée par le gouvernement avec la loi « séparatisme ». Selon lui, cette loi est « un pas dans la bonne direction », mais elle a ses limites.

Par ailleurs il dénonce la complaisance et « l’égarement » de responsables politiques qui permettent des financements publics à des fins de « propagande et prosélytisme » comme pour la mosquée de Strasbourg, par exemple.


Jean Messiha : « Emmanuel Macron supprime l’ENA par pure démagogie et pour aligner les gens vers le bas au lieu de les tirer vers le haut par le mérite »

Jean Messiha

Emmanuel Macron a annoncé, le 8 avril, la suppression de l’ENA (École nationale d’administration), symbole de l’élite française, dans le but de diversifier les profils de la haute fonction publique.

Voici la réaction de Jean Messiha, ancien élève de l’ENA, dans les colonnes de Boulevard Voltaire.

Emmanuel Macron l’a annoncé, il va supprimer l’ENA, l’École nationale d’administration. Cette école est prestigieuse et formait les hauts fonctionnaires de ce pays. Vous avez vous-même fait cette école, que pensez-vous de la décision du chef de l’État ?

Je pense qu’Emmanuel Macron n’est pas à un reniement près. Les Français gardent le souvenir d’un Emmanuel Macron qui disait qu’il allait soutenir l’ENA et la réformer, mais au contraire la rendre plus performante et plus accessible. Il a changé d’avis sous le coup de plusieurs facteurs.

D’abord, un facteur démagogique, puisque la crise des gilets jaunes était l’une des réclamations d’un certain nombre de personnes. Démagogiquement parlant, le débat n’est pas sur la suppression de l’ENA, mais plutôt sur la perte du pouvoir du politique. La nature ayant horreur du vide, quand le politique se retire et joue lui-même le pouvoir administratif, il y a une sorte de porosité et d’osmose de la haute administration qui a tendance à cannibaliser l’espace laissé libre par des politiques impuissants.

Notre société reflète davantage l’impuissance, la castration de la puissance politique davantage que la surpuissance de fonctionnaires qui n’ont de légitimité que celle que le politique veut bien leur donner.

Le deuxième problème est celui qu’éprouve une population de plus en plus nombreuse d’origine immigrée, par la démographie, par l’immigration surreprésentée par des minorités actives d’indigénistes, de décoloniaux et de ceux qui soutiennent la discrimination positive et pour qui la méritocratie pose un problème.

La méritocratie républicaine est, historiquement, un système basé sur l’effort et, comme son nom l’indique, sur le mérite. Or, un certain nombre d’individus qui ont des relais puissants jusque dans l’appareil d’État et jusqu’au sommet de l’État pensent que, de par le fait que ce système est exigeant, il devient raciste. Il faudrait niveler toutes les institutions académiques et universitaires de la République vers le bas afin de les rendre accessibles beaucoup plus facilement à des populations ou à des candidats qui n’ont pas le niveau et qui refusent de l’avoir. C’est beaucoup plus facile de contourner la méritocratie républicaine par des dispositifs de discrimination positive plutôt que de se donner les moyens de réussir un concours qui est le même pour tous.

Selon vous, la démagogie va-t-elle amener un nivellement par le bas ?

Oui. Quand on lit l’exposé des motifs de la suppression de l’ENA, il est question que son recrutement soit plus divers et qu’il y ait un certain nombre de candidats issus de populations différentes. Lorsqu’on lit entre les lignes, on voit la logique qui se trouve derrière. La suppression de l’ENA participe de ce qu’on appelle le privilège blanc, le racisme, etc. Tous ces concepts sont autant de pistolets placés sur la tempe de la République française afin qu’elle s’aligne vers le bas plutôt que de tirer les gens vers le haut. Le véritable racisme est là. Considérer que parce que vous avez une certaine couleur de peau ou une certaine origine ethnique vous n’êtes pas capable par vous-même, selon vos propres efforts et votre propre mérite, d’accéder à un concours qui est le même pour tous, c’est du racisme ! On va s’adapter à vous puisqu’on considère que vous êtes différents ou que vous n’avez pas les qualités requises, intrinsèquement parlant et ontologiquement parlant, pour pouvoir réussir dans les mêmes conditions que les autres. Ça, c’est du racisme !

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Alain de Benoist : « L’assimilation des immigrés n’est ni une bonne ou une mauvaise idée… Elle est juste impossible ! »

Alain de Benoist

Le débat sur l’« intégration » des immigrés s’enlise depuis des décennies, ne serait-ce que parce qu’il n’est jamais précisé à quoi il s’agit de s’intégrer : à une nation, à une histoire, à une société, à un marché ? C’est dans ce contexte que certains préfèrent en appeler à l’« assimilation ». Il y a deux mois, le magazine Causeur consacrait tout un dossier à cette notion en titrant, en première page : « Assimilez-vous ! » Ça vous inspire quoi ?

Dans les milieux qui s’inquiètent le plus du flot migratoire, on entend en effet souvent dire que l’assimilation serait la solution miracle : les immigrés deviendraient des « Français comme les autres », et le problème serait résolu. C’est la position défendue avec talent par Causeur, mais aussi par des auteurs comme Vincent Coussedière, qui va faire paraître un Éloge de l’assimilation, ou Raphaël Doan (Le rêve de l’assimilation, de la Grèce antique à nos jours). D’autres objectent que « les immigrés sont inassimilables ». D’autres, encore, refusent l’assimilation parce qu’elle implique nécessairement le métissage. Ces trois positions sont très différentes, et même contradictoires, mais elles ont en commun de considérer que l’assimilation est possible, au moins en théorie, même si certains n’en veulent pas ou considèrent que les immigrés ne jouent pas le jeu.

L’assimilation est un concept de nature universaliste, hérité de la philosophie des Lumières (le mot se trouve déjà chez Diderot). Il présuppose que les hommes sont fondamentalement tous les mêmes. Pour faire disparaître les communautés, il faut donc amener les individus qui les composent à s’en détacher. C’est en quelque sorte un marché que l’on se propose de passer avec les immigrés : devenez des individus, comportez-vous comme nous et vous serez pleinement reconnus comme des égaux, puisqu’à nos yeux l’égalité suppose la mêmeté.

Vous vous souvenez de l’apostrophe de Stanislas de Clermont-Tonnerre, en décembre 1789 : « Il faut tout accorder aux Juifs comme individus, il faut tout refuser aux Juifs comme nation ! » (Les Juifs n’ont pas cédé à ce chantage, sans quoi ils auraient dû renoncer à l’endogamie et il n’y aurait plus de communauté juive aujourd’hui.) Emmanuel Macron ne dit pas autre chose quand il affirme que la citoyenneté française reconnaît « l’individu rationnel libre comme étant au-dessus de tout ». Raphaël Doan est très clair sur ce point : « L’assimilation est la pratique qui consiste à exiger de l’étranger qu’il devienne un semblable […] Pour assimiler, il faut pratiquer l’abstraction des origines. » Autrement dit, qu’il cesse d’être un Autre pour devenir le Même. Pour ce faire, il doit oublier ses origines et se convertir. « Émigrer, c’est changer de généalogie », dit Malika Sorel. C’est plus facile à dire qu’à faire. Car s’assimiler aux « valeurs de la République », cela ne veut rien dire. S’assimiler, c’est adopter une culture et une histoire, une sociabilité, un modèle de relations entre les sexes, des codes vestimentaires et culinaires, des modes de vie et de pensée spécifiques. Or, aujourd’hui, les immigrés sont dans leur majorité porteurs de valeurs qui contredisent à angle droit celles des populations d’accueil. Quand on leur propose de négocier leur intégration, on oublie tout simplement que les valeurs ne sont pas négociables (ce qu’une société dominée par la logique de l’intérêt a le plus grand mal à comprendre).

Et vous, l’assimilation, vous la jugez bonne ou mauvaise ?

Ni bonne ni mauvaise. J’ai plutôt tendance à la croire impossible. La raison principale est qu’on peut assimiler des individus mais qu’on ne peut pas assimiler des communautés, surtout quand celles-ci représentent 20 à 25 % de la population et que celles-ci sont concentrées – « non parce qu’on les a mis dans des ghettos, mais parce que l’être humain cultive naturellement le voisinage de ceux qui vivent comme lui » (Élisabeth Lévy) – sur des territoires qui favorisent l’émergence de contre-sociétés exclusivement basées sur l’entre-soi. C’est surtout vrai dans un pays comme la France, marquée par le jacobinisme, qui n’a cessé de lutter contre les corps intermédiaires pour ramener la vie politique et sociale à un face-à-face entre l’individu et l’État. Colbert avait déjà déployé de grands efforts pour « franciser » les Indiens d’Amérique. Ce fut évidemment un échec.

En France, l’assimilation a connu son apogée sous la IIIe République, à une époque où la colonisation battait son plein à l’initiative des républicains de gauche alors désireux de faire connaître aux « sauvages » les bienfaits du « progrès ». Mais la IIIe République a aussi été une grande éducatrice : dans les écoles, les « hussards noirs » mettaient un point d’honneur à enseigner l’histoire glorieuse du roman national. Nous n’en sommes plus là. Toutes les institutions (Églises, armée, partis et syndicats) qui facilitaient l’intégration et l’assimilation dans le passé sont en crise. L’Église, les familles, les institutions ne transmettent plus rien. L’école elle-même, où les programmes sont dominés par la repentance, n’a plus rien à transmettre, sinon la honte des crimes du passé.

L’assimilation implique qu’il y ait une volonté d’assimiler du côté du pouvoir en place et un désir d’être assimilé du côté des nouveaux arrivants. Or, il n’y a plus ni l’une ni l’autre. En décembre dernier, Emmanuel Macron l’a explicitement déclaré à L’Express : « La notion d’assimilation ne correspond plus à ce que nous voulons faire. » On voit mal, d’autre part, quelle attractivité le modèle culturel français peut encore exercer sur des nouveaux venus qui constatent que les autochtones, qu’ils méprisent souvent, quand ils ne les haïssent pas, sont les premiers à ne vouloir rien savoir de leur histoire et à battre leur coulpe pour se faire pardonner d’exister. Dans ce qu’ils voient, qu’est-ce qui peut les séduire ? Les enthousiasmer ? Les pousser à vouloir participer à l’histoire de notre pays ?

Dernière remarque : dans le modèle assimilationniste, l’assimilation est censée progresser de génération en génération, ce qui peut paraître logique. Or, on s’aperçoit qu’en France, c’est exactement le contraire. Tous les sondages le démontrent : ce sont les immigrés des dernières générations, ceux qui sont nés français et possèdent la nationalité française, qui se sentent le plus étrangers à la France, qui pensent le plus que la charia prime la loi civile et trouvent le plus inacceptable tout « outrage » à leur religion. En août dernier, interrogés sur la proposition « L’islam est-il incompatible avec les valeurs de la société française », 29 % des musulmans répondaient par l’affirmative, tandis chez les moins de 25 ans, cette proportion était de 45 %.

Un tel débat est-il propre à la France ? Aux pays occidentaux ? Ou bien la question de l’intégration par l’assimilation se retrouve-t-elle un peu partout ?

Les pays anglo-saxons, n’ayant pas été marqués par le jacobinisme, sont plus hospitaliers aux communautés. Par ailleurs, aux États-Unis, les immigrés n’ont en général aucune animosité envers le pays dans lequel ils cherchent à entrer. La grande majorité d’entre eux, à qui l’on a inculqué le respect des Pères fondateurs, veulent être américains. Le « patriotisme constitutionnel » fait le reste. En Asie, c’est encore différent. La notion d’assimilation y est inconnue, pour la simple raison que la citoyenneté se confond avec l’appartenance ethnique. Pour les deux milliards d’individus qui vivent dans le nord et le nord-est de l’Asie, en particulier dans la zone d’influence confucéenne, on naît citoyen, on ne le devient pas. C’est la raison pour laquelle la Chine et le Japon refusent de faire appel à l’immigration et ne naturalisent qu’au compte-gouttes (les très rares Européens qui ont obtenu la nationalité japonaise ou chinoise ne seront, de toute façon, jamais considérés comme des Japonais ou des Chinois).

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Entretien – Diane de la Manif pour tous : « Je n’ai pas envie qu’on détruise le corps de la femme pour assouvir les désirs des uns et des autres »

Diane Manif pour Tous

Voici un nouvel volet de la série Place des femmes, avec Diane, « Marianne » de la Manif pour tous.

Je m’appelle Diane, j’ai 22 ans. Je suis Marianne au sein de la Manif pour tous.



Quel est votre combat ?

Mon combat est pour lutter contre la GPA et la PMA pour toutes.

Pourquoi cet engagement ?

Je me suis sentie touchée parce que je suis une jeune femme. Je n’ai pas envie que l’on détruise l’image du corps de la femme et qu’on s’en serve en tant qu’objet pour assouvir les désirs des uns et des autres. J’ai participé à plusieurs actions en tant que Marianne pour représenter la jeunesse féminine et pour représenter notre lutte contre les atteintes faites aux droits des femmes et à leur dignité.

Qu’est-ce que le vrai féminisme ?

Pour moi, le vrai féminisme c’est tout simplement le respect du corps de la femme et le respect de sa dignité. On doit autant respecter une femme pauvre, riche ou d’une classe moyenne. Je me bats en tant que Marianne pour abolir la GPA au niveau universel. Beaucoup de gens disent que le seul moyen pour les femmes pauvres est d’être mère porteuse. En échange, elles reçoivent une somme d’argent. Il y a d’autres solutions. On parle de la marchandisation du corps de la femme, c’est-à-dire d’une nouvelle forme d’esclavage.

Pourquoi « Marianne » comme symbole ?

La Marianne est le symbole de la femme libre, mais une liberté maîtrisée et raisonnée.

Quel est votre modèle féminin ?

La femme qui m’inspire est Claire de Castelbajac. Elle est morte à 22 ans. C’était une jeune femme pétillante et souriante. Elle est morte d’une maladie grave très douloureuse. Et pourtant, elle restait toujours dans l’espérance et dans la joie. J’essaie de suivre un peu ses pas.

Avec la « PMA », on choisit de se passer des hommes… Est-ce possible ?

On ne peut pas se passer des hommes. Un enfant nait d’un homme et d’une femme. La nature est faite ainsi, je n’invente rien. Je ne vois pas pourquoi on chamboulerait la nature. Cela fait des désastres.

Quel message aimeriez-vous faire passer aux femmes ?

Soyez fières de ce que vous êtes, soyez fières de votre corps et soyez fières de vos valeurs.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Coupe du monde de foot au Qatar : antiracistes, féministes et écologistes vont devoir manger leurs maillots !

Coupe du monde de foot au Qatar

Nos lecteurs amateurs de football se réjouissent évidemment de la prochaine Coupe du monde de 2022. Qu’elle doive se tenir au Qatar est déjà un brin moins réjouissant pour lesdits amateurs.

Personne n’aura pourtant été pris en traître, Doha ayant obtenu l’honneur d’organiser cet événement il y a dix ans, le 2 décembre 2010. Les dirigeants qataris, au même titre que leurs homologues de la région, ne sont pas idiots, ayant compris depuis belle lurette que les rentes pétrolières et gazières dureraient moins longtemps que les impôts. Le Qatar devait donc se diversifier tout en pratiquant à son tour le soft power. À ce titre, la création de la chaîne de télévision Al Jazeera et le rachat du PSG, le club de foot parisien, sont parfaitement emblématiques de cette stratégie.

Bref, à en croire Zinédine Zidane, le footballeur pensant qu’on sait : « C’est le monde arabe qui émerge. » Certes, mais on connaît d’autres puissances montantes qui feraient volontiers l’économie d’une telle « émergence ». Car en dix ans de chantier qataro-footballistique, le moins qu’on puisse avancer est que le bilan est loin d’être positif.

Ainsi, plus de 6.500 travailleurs immigrés (indiens, népalais, bengalis, pakistanais et sri-lankais) ont laissé la vie sur le pharaonique chantier en question. Et c’est encore sans compter les principaux bataillons de ces nouveaux esclaves que sont les Kényans et les Philippins. On notera que ces chiffres, avancés par The Guardian, équivalent de notre Monde hexagonal, concernant quelque deux millions de travailleurs immigrés, ne sont fondés que sur les statistiques gouvernementales fournies par Doha. Ce qui peut éventuellement laisser à penser sur la valeur de ces statistiques.

Et encore passons-nous sur le fait que, dès leur arrivée, ces « migrants » voient leurs passeports confisqués, que nombre d’entre eux sont payés de manière souvent aléatoire et que le simple fait de vouloir, sans aller jusqu’à se syndiquer, mais au moins à se regrouper en associations visant à faire valoir leurs droits, ferait là-bas figure de mauvaise blague belge.

Dans son « émergence » aux élégances du monde occidental, le Qatar semble donc demeurer plus que rétif à SOS Racisme et au regroupement familial ; ce dont on ne saurait forcément le blâmer, sachant qu’après tout, chamelier demeure maître chez soi. Si l’on résume, le Qatar n’est pas très « No Borders »…

En revanche, plus étonnant demeure le silence de nos associations antiracistes et décoloniales. Car les Arabes furent aussi des colonialistes impénitents qui, non contents de conquérir le Maghreb berbère, se répandirent jusqu’en Indonésie tout en installant leurs pénates en Espagne, quelques siècles durant, le projet d’ouverture à l’autre ayant été bloqué en France par un certain Charles Martel. À croire qu’il en va des colonialistes comme des chasseurs : il y a les bons colonialistes et les mauvais colonialistes.

De même, nos féministes ne semblent pas s’indigner plus que de raison que les joueuses de beach-volley aient été priées d’exercer leur art autrement qu’en bikini, lors d’un tournoi consacré à cette discipline, en mars prochain. Pas plus que par le comportement patriarcal digne d’un mâle blanc et hétérosexuel d’un membre éminent de la famille régnante, ayant refusé de serrer la main d’arbitres femmes, lors d’une autre coupe de football, celle des clubs, le 15 février dernier.

Dans le même registre, nos écologistes semblent plus prompts à interdire sapins de Noël et Tour de France (discipline moins énergivore, si ce n’est pour les mollets des cyclistes) qu’à monter vent debout (à l’éolienne ?) contre ces sept stades qataris en construction, qui seront tous climatisés, même ceux à ciel ouvert.

Mais peut-être ont-ils peur de se faire taxer de racisme sournois ou de complicité d’écocide. Ce qui serait assez rigolo et pourrait faire figure de juste retour de ballon rond à l’envoyeur.

Nicolas Gauthier

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Thaïs d’Escufon : « Nous ne nous laisserons pas faire »

Thaïs d’Escufon

La porte-parole de Génération identitaire, Thaïs d’Escufon, réagit au micro de Boulevard Voltaire après que Gérald Darmanin a annoncé que la procédure de dissolution de son mouvement a été enclenchée.
Le mouvement prépare activement sa défense, notamment avec son avocat Me Gilles-William Goldnadel. Au sujet de Gérald Darmanin, Thaïs d’Escufon déclare : « On a mis en lumière son incapacité totale à gérer nos frontières, à gérer la sécurité des Français. »

Génération identitaire sera-t-il dissous ? Comment avez-vous appris que l’Intérieur était passé à la vitesse supérieure ?

Vendredi soir, le président de Génération identitaire a reçu à son domicile une lettre qui l’informait de la mise en place de la procédure de dissolution de Génération identitaire. Dans cette lettre étaient détaillés tous les motifs qui justifiaient la mise en place de cette dissolution.
Concrètement, c’était absolument ridicule. Tous les éléments notifiés dans cette lettre n’ont aucun fondement sérieux. Nous préparons donc activement notre défense. Quatre avocats travaillent sur le sujet, notamment Maître Goldnadel, qui a accepté de nous défendre. Deux chefs d’accusation nous sont reprochés : l’incitation à la haine raciale et la constitution de milice.
Pour l’incitation à la haine raciale, cela s’appuie, entre autres, par l’occupation de la mosquée de Poitiers que nous avions faite en 2012, sachant que la Justice a tranché et que nous avons été relaxés sur tous les chefs d’accusation concernant cette opération.
Pour la constitution de milice, notre opération Defend Europe dans les Alpes et dans les Pyrénées sont relativement similaires. Là aussi, la Justice a tranché et a déclaré que nous étions relaxés sur tous les chefs d’accusation. Au-delà de cela, beaucoup d’autres éléments sont cités dans cette lettre, notamment des propos que nous avons pu tenir lors d’interviews ou des vidéos qui sont disponibles sur notre chaîne YouTube. Propos pour lesquels nous n’avons jamais été inquiétés par la Justice et nous n’avons jamais eu de procédures judiciaires pour ces propos-là. On se rend très vite compte que cela n’a aucun fondement sérieux.

On serait tenté de dire que l’on vous reproche des choses assez graves, puisque le parquet a fait appel à l’Office central spécial de lutte contre les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et les génocides.

Vous rendez-vous compte de l’ampleur de ce qui nous est reproché ? C’est totalement hallucinant !
Tout ce que nous avons fait était des opérations symboliques. Nous déroulions des banderoles ou nous nous trouvions à des frontières pour alerter sur le danger migratoire et terroriste. Il est là, le danger. Quand vous avez un migrant qui traverse la frontière illégalement et qui vient égorger des personnes dans la basilique de Nice… Il se trouve que le responsable de cet attentat était entré en France en passant par Lampedusa. Ce sont des racailles qui ont traîné cette pauvre Lyonnaise, Axelle Dorier, sur 800 mètres jusqu’à ce que sa jambe soit arrachée par le véhicule.
On déroule une banderole qui demande une justice pour ces Français qui se font agresser, tuer et lyncher. Et après, on saisit un parquet pour crimes contre l’humanité, génocide. C’est complètement délirant !

À quoi attribuez-vous cette obstination du ministère de l’Intérieur et de la Justice à en finir avec l’association que vous représentez ?

S’ils attaquent Génération identitaire, c’est parce qu’ils ont bien compris que nous étions tout de même le mouvement qui s’était imposé comme le plus structuré, organisé et le plus efficace dans ses actions, qui étaient les plus spectaculaires et qui avaient une plus grosse attention médiatique. Ils frappent la première ligne. Par conséquent, ils frappent au cœur de l’identité.
Par ailleurs, Gérald Darmanin va, d’un côté, donner des gages à la droite en dissolvant des associations islamistes qui, elles, ont des liens avérés avec le terrorisme islamiste comme BarakaCity ou le CCIF. Il souhaite mettre sur le même pied d’égalité, après, un mouvement de jeunes pacifiques qui souhaitent défendre la France et la protéger pour donner des gages à la gauche.
Se retrouver sur le même plan que des islamistes qui souhaitent attaquer la France, alors que nous souhaitons la défendre, c’est totalement délirant.
Notre opération dans les Pyrénées a un peu déclenché cette réaction de Gérald Darmanin, qui s’est dit scandalisé par notre opération alors qu’elle était totalement pacifique. Tout ce que nous faisions, c’était alerter sur la menace terroriste et migratoire à ce point de passage précis, chose qui avait été admise par le préfet de Haute-Garonne, Étienne Guyot. Suite à cette opération, la mise en place de dissolution a été enclenchée. Cela révèle un aveu de faiblesse de la part du ministère de l’Intérieur puisqu’on a mis en lumière son incapacité totale à gérer nos frontières et la sécurité des Français.
On voit bien que ce n’est pas leur priorité. Lorsque nous nous sommes rendus au col du Portillon, alors que le préfet annonçait de fortes mesures, nous avons pu observer par nous-mêmes qu’aucune force de police n’était présente à la frontière et que nous faisions finalement mieux le travail que le ministère de l’Intérieur, alors que nous sommes de simples jeunes, des étudiants ou de jeunes travailleurs. Par conséquent, Gérald Darmanin se sent humilié.

Quel effet ça fait, d’être mis dans le même sac que le CCIF ou que BarakaCity ?

C’est scandaleux et c’est une attaque directe aux valeurs que nous défendons et aussi à tous les Français qui sont hostiles à l’immigration massive. Toutes les enquêtes d’opinion le révèlent :
78 % des Français sont contre l’immigration subie et sont pour une immigration choisie, 55 % des Français sont contre le droit du sol, 58 % sont pour l’abrogation du regroupement familial. La majorité des Français partage les constats que nous faisons, à savoir que l’immigration massive doit stopper. Maintenant, ça suffit, on arrête les frais ! On ne peut plus souffrir tous les dangers qu’elle engendre, que se soit l’insécurité, le harcèlement de rue, le racisme anti-blanc, etc. Nous dressons tout simplement des constats via le biais notamment d’actions fortes. Concrètement, ce que Gérald Darmanin fait, c’est cracher à la tête de tous les Français qui pensent comme nous. Il y a quinze jours, lorsque je suis passée dans l’émission « Balance ton post ! », les téléspectateurs devaient se positionner contre ou pour la dissolution de Génération identitaire. 68 % des téléspectateurs étaient contre la dissolution de Génération identitaire.

Si la décision de justice devait dissoudre Génération identitaire, quel serait votre avenir ?

Concrètement, je ferai toujours partie de ceux qui continueront d’alerter, que ce soit sur les thématiques de l’immigration massive, de l’islamisation, etc. Je pense, notamment, à créer une chaîne YouTube qui pourrait être dédiée à cela et contribuer à éveiller une jeunesse à nos thématiques et continuer à faire partie des lanceurs d’alerte qui lèvent le voile sur ces thématiques encore très taboues dans les médias qui ne sont pas abordées. Pour ce qui est de Génération identitaire, je pense que tous les militants contribueront toujours au combat contre l’immigration massive, puisque tant qu’il y aura une politique migratoire folle, nous ferons partie de ces Français qui la dénoncent et qui souhaitent la combattre. Je ne sais pas vraiment quelle forme prendra ce combat-là. Ce qui est sûr, c’est que nous ne nous laisserons pas faire et que nous ferons toujours partie de la première ligne.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

André Bercoff : « Ce qu’il s’est passé au Capitole à Washington est le reflet de la fracture américaine »

André Bercoff

André Bercoff revient sur les événements du 6 janvier à Washington, où des sympathisants de Donald Trump ont pénétré dans l’enceinte du Capitole, les bâtiments du Congrès américain.

Le peuple américain a vécu, hier soir, une soirée assez incroyable. À la suite des élections géorgiennes, les supporters et les partisans de Donald Trump sont entrés dans le Capitole.

Que s’est-il réellement passé ?

Le Capitole est l’un des endroits le mieux gardés du monde. Il y a un service impressionnant de police. Apparemment, hier soir, tout était ouvert.

Des milliers de partisans de Trump étaient présents et quelques centaines sont entrés. Comment est-ce possible que ce soit open bar ? On ne va pas entrer dans les hypothèses, mais c’est intéressant de se poser la question.

Je ne défends pas ceux qui sont entrés, mais je dis simplement qu’il faut ramener ces choses à leur juste proportion. Ce n’était ni la prise du Palais d’Hiver ni le saccage de je ne sais quelle église, synagogue ou autre.

Cette soirée était l’aboutissement de plusieurs mois de tensions entre les partisans de Trump et les partisans de Biden.

Il y a eu quatre morts après l’invasion du Capitole à Washington. S’il n’y avait pas eu ces morts, on aurait peut-être pu prendre cette nouvelle avec plus de légèreté. Il ne faut pas oublier qu’avant son élection en novembre 2016, Trump était considéré par toute une partie de l’establishment américain des démocrates, de la presse comme un usurpateur. Pendant quatre ans, les gens qui avaient voté pour Trump ont été considérés soit comme des imbéciles et des inconscients pour avoir voté pour un charlatan, un crétin. On ne va pas faire, ici, le bilan de Trump, vous le connaissez comme moi.

Il est clair qu’il a fait des bêtises et des maladresses. D’un côté, il y a les bobos gauchos américains du parti démocrate. Et de l’autre côté, les républicains qui seront divisés entre ceux qui veulent garder un certain intérêt centriste et les autres qui veulent un parti populiste à la puissance 1.000. Est-ce Trump ou non qui les réunira ? Je ne sais pas. Nous avons vu quelque chose de très fort qui nous montre la fracture américaine.

Emmanuel Macron a pris la parole en pleine nuit dans un anglais avec un accent français assez terrible devant les drapeaux français et américain. L’intégralité de la classe politique française a largement condamné cette action.

Emmanuel Macron s’est pris pour Lafayette volant au secours de l’Amérique. On a les ambitions que l’on peut… En ce qui concerne le reste, on cherche le bouc émissaire que l’on peut. Un bon nombre d’éditorialistes français disaient que Trump allait appeler l’armée et qu’il n’allait jamais céder le pouvoir.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Le Covid, la guerre et la peur

trump macron

Si la peur et la sécurité sont parmi les fondements psychologiques de la légitimité d’un pouvoir, c’est-à-dire de l’adhésion passionnelle d’un peuple à ceux qui le dirigent, ce principe est d’autant plus vrai que l’on s’éloigne de la démocratie. Cette dernière a pour idéal un régime où règne un droit voulu par des hommes raisonnables. Son instauration conduit un pays à vouloir la paix et, selon Kant, la « paix perpétuelle » coïnciderait avec la démocratie universelle. Depuis, les démocraties, ou les régimes qui prétendent l’être, ont un rapport à la peur et à la guerre plus trouble.

D’une part, elles ont tendance à faire la guerre à reculons, de mauvais gré, et toujours en réaction défensive à une attaque. D’autre part, elles trouvent dans l’existence de cette menace un appui à la cohésion nationale et une inhibition spontanée aux dissensions que le débat démocratique introduit dans la société. Les États-Unis ont été timorés contre le communisme lors de la guerre civile chinoise et ils n’ont pas combattu en Corée pour écraser définitivement la Corée du Nord. MacArthur, le stratège du redressement militaire allié lors de ce conflit, et limogé par la suite, avait condamné la politique américaine. Par la suite, le communisme est devenu un ennemi dangereux, certes, mais bien pratique pour consolider la nation. L’effondrement du bloc soviétique a rendu les Américains orphelins de cet adversaire idéal. Il a eu deux successeurs qui ont fait apparaître au grand jour ce que la politique américaine pouvait receler de machiavélisme : le premier est l’islamisme à l’essor duquel, par leurs alliances et leur intervention en Afghanistan pour soutenir les rebelles, les États-Unis n’étaient pas étrangers. Le second est la Russie, héritière amputée de l’URSS, et délivrée de l’idéologie incompatible avec celle du monde « libre ». La guerre menée par Washington contre le terrorisme, après le 11 septembre 2001, n’a pas affronté l’islamisme. L’Arabie saoudite, le pays idéologiquement le plus éloigné, est resté le grand allié, les Frères musulmans ont été soutenus sous Obama. En revanche, les dictatures militaires et nationalistes d’une part, l’Iran chiite d’autre part, sont devenus les cibles privilégiées malgré leur absence de lien avec le terrorisme islamiste.

Le problème qui se pose aux démocraties occidentales qui ont compris qu’aucune politique ne peut se passer d’ennemis, comme le suggérait le sulfureux Carl Schmitt, comporte trois éléments : d’abord, en raison de la composition de plus en plus diverse de leur population et du refus de toute discrimination érigé en dogme, l’ennemi ne doit pas ni sembler proche d’une communauté intérieure, ni apparaître comme contraire aux postulats du politiquement correct ; ensuite, l’individualisme a fait de la vie des vivants, une fois nés, une valeur sacrée, et « zéro mort » est devenu le principe des guerres à coups de drones et avec le moins possible de combattants sur le terrain, professionnels au demeurant ; enfin, en raison de l’idéal démocratique d’une paix universelle, il est préférable que l’ennemi soit celui du genre humain plutôt que d’une nation ou d’une civilisation en particulier.

En raison de leur poids mondial, les États-Unis ne manqueront jamais d’ennemis plus ou moins réels. Ce n’était pas innocent de la part de Trump d’évoquer le virus « chinois ». Pour la France, c’est plus compliqué. La lutte contre l’islamisme met mal à l’aise un gouvernement qui se veut « multiculturel ». Des soldats français meurent au Sahel dans une guerre sans fin, comme d’autres sont morts en Afghanistan dans une guerre qui n’est pas finie, et pendant ce temps, Maliens et Afghans continuent à se réfugier en France, non sans poser des problèmes.

De plus, ceux qui sont les plus opposés à leur présence sont considérés comme l’ennemi de l’intérieur qu’il faut empêcher à tout prix d’accéder au pouvoir. On voit par là que le mot de « guerre » n’a pas été employé par hasard par Macron pour désigner l’épidémie du Covid-19.

Christian Vanneste

Texte repris du site Boulevard Voltaire

Guillaume Bigot : « Le gouvernement choisit la stratégie de la peur pour faire accepter ses mesures sanitaires à la population »

29/12/2020 – FRANCE (NOVOpress)
La Populophobie. Le gouvernement de l’élite, par l’élite et pour l’élite est le titre du dernier ouvrage de Guillaume Bigot.

Il vient de donner un entretien passionnant à Boulevard Voltaire.

Selon lui, avec la crise sanitaire, on assiste à la mise en place de « mesures suspensives de nos libertés » et « le divorce est consommé entre les gouvernants et les gouvernés ».


Me Frédéric Pichon : « Une dérive inquiétante de restriction des libertés publiques visant à ficher ceux qui constituent pour ce gouvernement une “menace” : c’est grave ! »

Me Frédéric Pichon, qui défendait devant le Conseil d’État le recours de Jean-Frédéric Poisson, président du parti politique VIA, la voie du peuple et de l’association Liberté politique, explique les tenants et les aboutissants des trois décrets du gouvernement autorisant policiers et gendarmes à faire mention des « opinions politiques », des « convictions philosophiques et religieuses » et de « l’appartenance syndicale » de leurs cibles, alors que les précédents textes se limitaient à recenser des « activités ». Il s’inquiète de cette dérive, mais aussi du peu de réactions de la société civile.

Jean-Frédéric Poisson, le président du parti VIA, la voie du peuple contre-attaque devant le Conseil d’État suite aux dispositions prises par le gouvernement autorisant le fichage des Français sur leur opinion. D’où vient cette décision ?

Cela s’inscrit dans une politique et une dérive inquiétante et globale de restriction des libertés publiques qui visent à restreindre les libertés des citoyens et à afficher tous ceux qui sont susceptibles pour le gouvernement en place de constituer une « menace ».
On assiste à une accélération de l’histoire.

Dans une interview au média Brut, Emmanuel Macron avait dit qu’il ne pourrait peut-être pas se représenter en 2022 ,compte tenu de certaines décisions désagréables qu’il serait contraint de prendre dans les mois à venir. On touche aux libertés publiques de manière tout à fait inédite dans l’histoire de la V° République.

On élargit encore plus le champ de contrôle de la population. Je ne parle même pas des autres mesures qui sont prises à côté sur les obligations de vaccin. Cela s’inscrit dans la même logique. Jusque là, l’État disposait déjà de moyens énormes pour pouvoir ficher les opposants politiques. Mais sur un plan sémantique, on fiche les gens d’après des activités politiques. Le glissement passe de l’activité politique à une opinion qui peut faire l’objet d’un fichage. Jusque là, on visait les gens qui pouvaient avoir une activité terroriste, mais en plus on va changer le concept d’activité terroriste par celui d’atteinte à la sûreté ou à la sécurité publique. C’est un concept éminemment subjectif. N’importe quel opposant politique qui, sur Facebook ou Twitter, va relayer une information qui est contraire au gouvernement et va par exemple partager une image d’un policier tapant sur un manifestant peut être classé comme un opposant politique violent, parce qu’il dénonce des agissements de l’État. Un militant de Marine Le Pen va être fiché extrême droite. Un militant de Jean-Luc Mélenchon va être fiché extrême gauche. Une personne opposante aux éoliennes va être fichée comme un activiste écologiste. En réalité, on fournit aux forces de l’ordre des instruments supplémentaires non pas pour protéger l’État, mais pour ficher et interpeller en amont tous manifestants.

Le contrôle des forces de l’ordre des réseaux sociaux n’a rien de très neuf. Si on fait l’avocat du diable, un individu est dangereux s’il présente des velléités de commettre un acte illégal, cela ne va pas changer grand-chose de savoir qu’il milite au parti communiste.

On dispose déjà de ces instruments, alors pour quoi en rajouter ? Le problème c’est que l’on va créer des fiches. Si vous êtes poursuivi pour une histoire d’alcoolisme au volant ou d’excès de vitesse, pourra figurer dans votre dossier judiciaire une mention fichée. Sur la base de quel critère, va-t-on mettre une étiquette sur une personne ? On va mettre cela dans un fichier qui pourrait être partagé et utilisé sans que l’on puisse apporter le principe du contradictoire. On a déjà ce que l’on appelle en matière policière, les fiches Stic. Même si une personne n’a pas été condamnée, qu’ elle a déjà été entendue par la police, elle a une fiche Stic. Vous pouvez encore la contester, mais vous n’y aurez même pas accès puisque c’est confidentiel. Cela touche également les personnes de votre entourage qui pourront elles-mêmes être recensées dans ce fichier. Toute la population française est susceptible de faire l’objet d’un fichage généralisé.

Via, le parti de Jean-Frédéric Poisson avait initié ce mouvement. La société civile peut-elle se retrouver derrière ce consensus ?

Le recours a été fait au nom de l’association le parti politique VIA. Il est d’ailleurs le seul à ma connaissance, mais aussi l’association liberté politique que je représente dans le Conseil d’État. Ce n’est que dans un second temps que la CGT, le syndicat de la magistrature, le syndicat des avocats de France dans le cadre d’un collectif avons fait ce recours. Je m’étonne et je m’inquiète qu’il n’y ait pas eu davantage d’associations politiques qui aient pris l’initiative d’engager cette procédure.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Andréa Kotarac : « Le localisme est la réponse aux décisions hors-sol prises dans les grandes métropoles, comme pour le Covid-19, par exemple »

Andréa Kotarac

17/12/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Andréa Kotarac vient de fonder, avec Hervé Juvin, député au Parlement européen sous les couleurs du RN, le Parti localiste et s’en explique au micro de Boulevard Voltaire : liens avec le RN, désarroi de la France périphérique, problématique de la mondialisation, question de la prise de décision démocratique.


Assa Traoré, icône du Time et égérie de Stella McCartney : j’ai mal à mes forces de l’ordre…, par Gabrielle Cluzel

Assa Traoré

Ainsi donc, Assa Traoré, sacrée par le Time « gardienne » de l’année, occupe la une du magazine. La photo, hiératique, est artistiquement travaillée. Comme un clair-obscur de Rembrandt, le visage, auréolé par la chevelure, est le seul élément éclairé. Quasi christique. La touche de couleur est le bleu de sa tunique, comme la Vierge. Sainte Assa, priez pour nous. Si tant est que nous le méritions.

Il est vrai que le Time n’a pas toujours eu la main heureuse – Pierre Laval, homme de l’année en 1931, Hitler en 1938, Staline en 1939, Khomeini en 1979… -, ce qui aurait pu l’amener à plus d’humilité, et même à mettre un terme à ses palmarès hasardeux.

Depuis les fresques de Stains et de Noisy-le-Sec, l’icône de l’antiracisme a fait du chemin. Et si ce couronnement médiatique semble en être l’acmé, d’autres épisodes aussi glorieux qu’improbables méritent d’être cités. Il y a eu, à l’automne, son grand portrait dans les pages glacées de Paris Match, elle y faisait la promotion de la polygamie – une « expérience formidable »– mais qu’importe, n’est-ce pas, personne n’a relevé ni protesté, pas même Marlène Schiappa. Puis, il y a quelques jours, première étape internationale, elle a eu les honneurs de la presse féminine, pour son « apparition inattendue dans une campagne de Stella McCartney » (Madame Figaro) : « La créatrice britannique a choisi la sœur d’Adama Traoré, mort en 2016 lors d’une intervention policière aux circonstances troubles, pour promouvoir la lettre A de son abécédaire engagé. » Assa Traoré, « héroïne de la nouvelle collection » (Elle), pose en tee-shirt blanc. Son poing, bien sûr, est serré façon Black Lives Matter. Son torse est frappé d’une lettre sanglante : le A entouré d’« Anarchie ». Ou d’« Accountable » (« responsable »).

Sur son compte Instagram, Stella McCartney commente la photo : « Pour moi, être responsable, c’est perpétuer le souvenir de ceux dont la vie a été arrachée à cause de l’injustice » – les tribunaux français n’ont pas rendu leur verdict, mais Stella McCartney l’a fait -, « c’est rester digne et se tenir debout, coûte que coûte, pour montrer à nos enfant le chemin de la liberté et de l’égalité ». Voilà, donc, Assa Traoré promue symbole de dignité, de liberté et d’égalité, et en plus exemple pour nos enfants. Il est vrai qu’elle est déjà allée prêcher la bonne parole dans plusieurs lycées. Sans que Jean-Michel Banquer, à ma connaissance, n’ait tiqué.

On apprend dans Elle qu’une série limitée de ces t-shirts graphiques sera lancée au modique prix de… 450 euros. Mais attention, n’allez pas y voir un produit de luxe, mais une « collection de T-shirts solidaires » : « Les bénéfices de chaque vente soutiendront l’association portée par l’artiste qui se cache derrière la lettre de l’abécédaire. » Cela change tout. Pas du prêt-à-porter de luxe imaginé par une fille à papa née avec une cuillère en or dans la bouche pour vêtir des fashionistas suffisamment argentées et déjantées pour acheter à ce prix-là un tee-shirt, mais une œuvre pie, pour dames patronnesses 2.0.

Parions que les policiers et gendarmes traînés dans la fange, insultés, à chaque manifestation organisée par Assa Traoré, n’achètent pas souvent de tee-shirts à ce prix-là. Mais ce sont des ploucs, n’est-ce pas ? Il est peu probable que Stella McCartney s’intéresse à cette France d’en bas ni ne s’émeuve du fait que Bagui Traoré, le frère d’Adama et Assa, doive répondre, devant la cour d’assises du Val-d’Oise, de tentatives de meurtres sur gendarmes et policiers, en bande organisée et en récidive. Il est vrai que ces tribunaux ne sont plus tellement utiles depuis que les stylistes rendent la justice sur Instagram. Au pays des valeurs inversées, tout délinquant arrêté est un Dreyfus qui s’ignore, tout people un Zola au petit pied. Et tout flic un assassin en puissance, que le fait même d’avoir choisi ce métier rend suspect.

Mais pourquoi donc nos gouvernants qui tweetent à tort et à travers, « tiktokent » bêtement, « instagrament » dès potron-minet, « brutent » à contre-temps, bref, parlent mille fois trop… n’ont jamais eu un mot pour contester cette ubuesque et tragique canonisation d’Assa Traoré ?

Gabrielle Cluzel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Marion Maréchal : « L’État nounou, ruiné par l’immigration, est en train de tuer l’État stratège et régalien »

15/12/2020 – FRANCE (NOVOpress)
L’Institut de sciences sociales économiques et politiques (ISSEP) inaugure son Centre d’analyse et de prospective (CAP).

Marion Maréchal, fondatrice et directrice générale de l’ISSEP, explique les raisons de cette création. L’occasion de faire un tour d’horizon de l’actualité pour Boulevard Voltaire : crise sanitaire, crise économique, crise sociale, crise politique.


Xavier Raufer sur les Black Blocs : « Ce sont tous des Blancs des beaux quartiers, des frustrés, des aigris, des ratés »

Xavier Raufer

11/12/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Après les manifestations à Paris, le week-end dernier, durant lesquelles les Black Blocs ont commis de nombreuses exactions, Xavier Raufer explique qui ils sont. Il affirme qu’il y a une volonté politique de les laisser agir impunément.


Immigration : quand les stages d’intégration sont des stages de dénigrement de la France !

stages d’intégration

Dans la France d’aujourd’hui, on trouve des clandestins en nombre, une aide médicale de l’État qui explose (plus d’un milliard d’euros pour 335.000 immigrés illégaux « officiels ») et une gestion calamiteuse du problème.

La France a le cœur sur la main au fond du portefeuille. On accueille, on bichonne. Surtout, on n’est guère regardant sur qui, pourquoi et comment. On se targue de n’être pas comme les autres, ou pas comme on était autrefois quand on attirait sur notre sol, au lendemain de la guerre, une immigration de travail. On a décidé de s’en repentir. L’entreprise de flagellation et de révisionnisme historique entretenue par la gauche depuis quelques décennies porte ses fruits pourris.

La honte de soi inculquée aux petits Français, tous réputés porteurs du gène de l’esclavagisme et de la tare coloniale, a chassé depuis longtemps de l’Éducation nationale tout ce qui pouvait, justement, évoquer la nation et susciter le désir de lui appartenir.

Ayant, dans ma proche famille, des émigrés vers les États-Unis et le Canada, je sais ce qu’on a exigé et exige plus encore d’eux, aujourd’hui, pour prétendre pouvoir y demeurer. Des années de probation, un travail rémunéré ou un compte en banque garni si l’on est étudiant, et un examen officiel digne de ce nom sur le pays, son histoire et ses valeurs. Bref, tout ce qui témoigne d’une réelle volonté d’intégration.

Par comparaison, demandez donc à un gamin de banlieue, pourtant né ici, de vous chanter seulement « La Marseillaise » et vous ne serez pas déçu du résultat…

Consciente, malgré tout, qu’il y avait de sérieuses lacunes en ce domaine, la France a, depuis 2016, mis en place le fameux « Contrat d’intégration républicaine ». Les attentats de 2015 étaient passés par là… Désormais, « l’étranger admis pour la première fois au séjour en France ou qui entre régulièrement en France […] conclut avec l’État un contrat d’intégration républicaine par lequel il s’engage à suivre les formations prescrites suite à l’entretien individuel et personnalisé avec un auditeur de l’OFII ».

Enfin ! Magnifique ! s’exclame le bon peuple. Sauf que… Un réfugié syrien a suivi ce stage. Il rapporte, dans Courrier international, ce qu’il y a vu et surtout entendu : une entreprise de dénigrement de la France et une invitation à la « piller ».

Waleed Barkasiyeh, journaliste syrien, a signé, en août dernier, le Contrat d’intégration républicaine, « étape obligatoire de (s)on parcours de réfugié ». Il a donc suivi les quatre jours d’information sur la France et ses valeurs. En principe, car l’interprète en langue arabe (franco-marocaine) a abondamment commenté les informations dispensées aux candidats à l’intégration, disant, par exemple, « que les droits de l’homme et la démocratie n’étaient que mensonges », affirmant que « la France avait répandu l’esclavagisme et qu’elle continuait à faire la même chose aujourd’hui sous d’autres formes. Qu’elle feignait d’aider les réfugiés, alors qu’en réalité l’exode des populations était causé par la politique guerrière qu’elle menait au Moyen-Orient. »

Il ajoute : « Évidemment, elle n’a pas oublié d’expliquer qu’à titre personnel, elle avait profité de la gratuité des prestations offertes par l’État, d’un logement à loyer réduit et à l’enseignement scolaire et universitaire pour ses enfants. » Et le pire est que la conclusion que les stagiaires « ont tirée de son discours sur l’histoire coloniale française était qu’il était légitime que les réfugiés arabes profitent de leur présence en France pour voler, puisque la France avait pillé les ressources arabes pendant des siècles ». Enfin, disait la dame, « nous ne devions pas chercher à nous intégrer en France, surtout pour ce qui est de la religion, des valeurs familiales et des spécificités culturelles ».

Faut-il le préciser : le formateur n’avait aucune idée de ce que racontait, sous son nez, l’interprète…

Marie Delarue

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Les commerçants ruinés n’ont que ce qu’ils méritent, selon un joyeux chroniqueur de France Inter

Guillaume Meurice

Sa carte de visite impressionne. Ricaneur sur France Inter, boutiquier en ligne d’articles pro-migrants, Français malgré lui. Guillaume Meurice cumule les titres de noblesse. Bouffon du roi bobo, pilier du conformisme ambiant, le personnage ne sait plus où donner de la tête, tant il croule sous les missions dont il a été investi par sa bien-aimée direction.

La radio ne suffisant plus à exprimer son total mépris des classes laborieuses, le planton de l’entre-soi rigolard a eu recours au magazine Siné Mensuel pour déverser son trop-plein de hargne contre une catégorie honnie : les petits commerçants. Dans la mouise, et bien fait pour eux ! Ils ont voté Fillon ou Macron au premier tour, démontrant ainsi leur adhésion à un libéralisme sauvage. Qu’ils crèvent. Enfin… qu’ils ne viennent pas se plaindre d’un système dont ils se sont montrés partisans au travers de leur choix électoral. La méchanceté a ses raisons que la raison ignore. Démonstration en est faite avec le développement bancal du réparateur de torts label rouge.

Petit extrait pour les gourmets amateurs de restauration rapide de la pensée : « Mais si, rappelle-toi : t’as voté Fillon ou Macron au premier tour en 2017 contre l’État-providence que tu conchiais. T’as changé ? D’un coup tu serais devenu le défenseur de la solidarité nationale ? » Notons, au passage, que le citoyen exemplaire ne vote Macron qu’au deuxième tour. Avant, il doit laisser libre cours à son inspiration, à sa folie, gambader parmi les candidats, si possible d’extrême gauche, faire la bise aux écolos et puis, reprenant ses esprits, retrouver le bulletin Macron qu’il avait placé en lieu sûr pour aller l’introduire dans l’urne magique du second tour (notice sur simple appel au standard de Radio France).

« Alors ? Je rêve ou tu chouines ? T’es en train de couler et tu demandes de l’aide à l’État ? » écrit, en introduction, le comique patenté. Perdu dans son brouillard gauchiste, Meurice n’a pas perçu que le commerçant demandait à l’État de réparer les dommages qu’il lui avait causés par sa gestion abracadabrante de la crise sanitaire. Faut-il lui faire un dessin ? Parler plus simplement ? Commerçant pas victime mauvaise gestion personnelle. Commerçant être victime de État. Comprendo ? Donc lui demander réparation à État. Voilà, voilà (un croquis a été envoyé à l’intéressé).

Pour l’occasion, le gaillard sort de sa boîte un de ces clichés usés jusqu’à la corde mais qui peut encore servir : « Quoi ? Les huissiers sonnent à ta porte ? Et cette fois-ci c’est pas toi qui les a appelés pour déloger tes locataires au RSA qui n’avaient plus de quoi payer ton loyer ou pour ta secondaire squattée… » Des larmes coulent sur les joues du lecteur de Siné Mensuel. Snif… Salauds de commerçants ! Tortionnaires de pauvres ! De la graine de Thénardier à tous les coins de rue ! Et si on les pendait ? Que d’économies réalisées ! Enfin des multinationales solides, des magasins de chaîne qui savent résister à des fermetures de plusieurs mois. Un vrai paradis. D’ici là, combien de malheureux à humilier, de fidèles à dénoncer à la police parce qu’ils prient sur le parvis d’une église, combien de victimes à enfoncer ? Un boulot « Inter »… Minable.

Jany Leroy

Tribune reprise de Boulevard Voltaire