Qui est Thaïs d’Escufon, la militante qui a enflammé la Toile ?

Thaïs d’Escufon faisait partie de ces jeunes de Génération identitaire qui ont déployé une banderole sur un toit de Paris, le 13 juin dernier, au passage de la manifestation « contre le racisme et les violences policières ».
Elle donne, aujourd’hui, une interview à Boulevard Voltaire pour expliquer le sens de son engagement et réagir, notamment, après la publication du sondage de CNews qui indique que, pour 47 % des Français, le racisme anti-Blanc est une réalité dans notre pays.

Thaïs milite à Génération Identitaire depuis plus de deux ans. Après avoir participé à plusieurs actions d’envergure nationale, elle était présente sur les toits de République face à la manifestation du collectif Traoré. Cette manifestation avait pour but de réclamer justice au nom des victimes du racisme anti blanc. Cette action aura été confortée par un sondage dévoilé par CNews où près de 47 % des Français estiment ressentir le racisme anti blanc.

Grâce au déploiement de cette banderole et à l’action que nous avons effectuée samedi dernier, les grandes retombées médiatiques ont permis notamment à CNews de faire cette enquête à propos du racisme anti blanc. Elle révèle qu’au moins un Français sur deux le considère comme existant. Comme ce sujet est tabou en France, on est très fier de cette victoire qui consiste à lever le voile sur le racisme anti blanc.

Accusée d’avoir fait un salut nazi par Jean-Luc Mélenchon, la jeune militante de 21 ans n’a pas froid aux yeux et compte bien attaquer en justice le leader de la France Insoumise, qui est d’ailleurs déjà en partie revenue sur ses dires.

Jean-Luc Mélenchon a eu des propos diffamatoires à notre égard. Dans un tweet, il nous a accusés d’avoir effectué des saluts nazis sur le toit. C’était totalement faux puisque je tenais uniquement un fumigène. Nos ennemis ne reculent devant rien quitte à utiliser le mensonge pour nous discréditer.
Ils savent qu’ils ont déjà perdu sur le plan idéologique et politique.
Jean-Luc Mélenchon a reconnu dans une tribune récente qu’il avait fait une erreur à mon sujet et au sujet de mes camarades identitaires. En revanche, il n’a pas supprimé le tweet diffamatoire en question.
Avant que mon compte ne se fasse supprimer, j’avais informé Jean-Luc Mélenchon que s’il ne supprimait pas ce tweet, Génération Identitaire et moi-même maintenions notre plainte.

Le compte Twitter de Thaïs a été supprimé les jours suivant l’action, après avoir récolté 20 000 abonnés. Le deuxième compte créé dans la foulée a lui aussi été visé par la plateforme, 24 heures après sa création malgré le soutien de 9000 personnes.

Nous sommes habitués à cette censure politique. J’ai déjà eu de nombreux comptes Instagram et Facebook qui ont été supprimés. Nous ne baissons évidemment pas les bras. Nous comptons trouver d’autres alternatives et des solutions pour continuer d’être présents sur ce réseau social. C’est un vrai handicap. Il est très important d’être présents sur ces réseaux de masse pour avoir une influence. Puisque les grands médias nous censurent, c’est le seul moyen que nous avons pour exprimer la liberté d’expression et d’avoir des retombées médiatiques.

La jeune militante a subi une vague de harcèlement de la part d’opposant, mais a pu compter sur des centaines de messages de soutien.

Voici quelques exemples de messages que j’ai reçus :
« un jour, je vais trouver ton adresse et celle de tes petits potes, on va brûler toi et ta famille »
« On a tous vos noms de salopes »
« Courage à vous, l’histoire et l’avenir vous donneront raison »
« Merci pour votre combat, même s’il est difficile à mener au quotidien »

Avec la censure de son compte, Thaïs n’aura finalement pas eu le temps de répondre à tout le monde.

J’ai reçu énormément de messages d’insultes, mais ce qui a été très encourageant, c’était les centaines de messages de soutien qui étaient deux fois plus nombreux voire trois fois plus.
Je remercie tous ceux qui ont pris la peine de m’écrire un message. Je n’ai pas pu répondre à tous, car il y en avait énormément, mais je les ai lus un par un. Je remercie encore une fois les nombreux soutiens que nous avons reçus, les adhésions et les dons, suite à cette action. Nous voulons donc faire savoir à toutes ces personnes qui nous soutiennent et nous suivent que nous ne lâcherons rien et que nous serons toujours en première ligne pour défendre notre peuple et son identité.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Me Frédéric Pichon, sur la relaxe dans l’affaire de la mosquée de Poitiers : « Le droit a primé sur l’émotion ! »

La cour d’appel de Poitiers a relaxé les cinq militants de Génération identitaire dans l’affaire de l’occupation des toits de la mosquée de Poitiers, en octobre 2012. Relaxe totale sur les faits d’incitation à la haine raciale et de dégradations. La prescription a été retenue.

Au micro de Boulevard Voltaire, l’avocat de l’un d’eux, Me Frédéric Pichon, témoigne.

Relaxe générale dans le procès des Identitaires suite à leur action sur le toit de la mosquée de Poitiers. Cet épisode vient clôturer plusieurs années de bataille judiciaire. Quel est votre sentiment ?

J’ai un sentiment de soulagement et de grande satisfaction. Comme vous l’avez rappelé, ces sept années et demie ont été un marathon judiciaire pour nos clients qui avaient été placés sous contrôle judiciaire avec l’interdiction de sortir du département et d’entreprendre des actions militantes et politiques. Certaines restrictions extrêmement fortes ont été partiellement levées en cours de route. Le jugement de première instance était particulièrement sévère. À la fois, il y avait du sursis, des amendes, des dommages et intérêts et des privations des droits civiques et politiques.

Cette décision judiciaire intervient quelques jours après que Christophe Castaner a affirmé que l’émotion pouvait supplanter le droit. Finalement, le droit a supplanté l’émotion…

Oui, et heureusement. Cette déclaration de M. Castaner est une catastrophe intellectuelle et une monstruosité sur le plan juridique. Heureusement, les juges n’ont pas suivi ce raisonnement. Nous vivons dans la dictature de l’émotion, mais dans cette affaire, le droit a primé.
Pour être tout à fait honnête, nous avons aussi gagné sur l’échelle de prévention de provocation à la haine, sur des questions de prescription de l’action publique. Comme vous le savez certainement, en matière de presse, certains délais de prescription sont dérogatoires au droit commun. S’il n’y a pas d’acte interruptif de prescription dans un délai d’un an, alors l’action est prescrite. Or, en l’espèce, le parquet général de Poitiers a dû raisonner comme il raisonne en droit commun, en disant qu’il n’y avait pas d’urgence et a donc laissé passer ces délais. Nous avons, évidemment, sauté sur l’occasion. C’est sur ce plan que nous avons été relaxés au bénéfice de la prescription. La cour n’était pas obligée de nous relaxer sur d’autres chefs d’infraction qui étaient de prétendues dégradations commises sur des tapis de prière d’une mosquée qui était, à cette époque, en voie de construction et non encore un lieu de culte.
La cour n’a pas suivi les demandes des parties civiles et du parquet qui, voulant rattraper sa boulette procédurale, voulait s’accrocher à cette histoire de tapis prétendument dégradés. Ce qui est sorti, lors de l’audience, et de manière assez spectaculaire, c’est le fait que les tapis aient été souillés par des infidèles. Ils nous ont rendu un immense service en disant que la véritable souillure était là. En droit français, un tel argument n’est pas recevable.

Assiste-t-on à un point final de l’affaire ?

Le parquet pourrait toujours faire un pourvoi en cassation pour les infractions dans un délai de trois jours et les autres dans un délai de cinq jours. Cela me semble assez improbable, puisque l’histoire des tapis relève de l’appréciation souveraine des juges du fond.
Quant à la prescription, elle est d’ordre public et je ne vois pas comment le parquet pourrait en rajouter une couche en mettant en avant sa gigantesque boulette.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

[vidéo] Jean Raspail : « Il n’y aura pas de solution sans force ! »

15/06/2020 – FRANCE (NOVOpress)
En avril 2016, Jean Raspail, qui nous a quittés le 13 juin, répondait aux questions de Charlotte d’Ornellas pour Boulevard Voltaire.

L’auteur du Camp des saints revenait sur les événements tragiques que la France avait connus en 2015 et donnait sa vision de l’avenir. Selon lui, les armes parleront.


Philippe de Villiers : « La France est notre mère, aimons-la. Ceux qui ne la respectent pas, qu’ils dégagent ! »

Dans son dernier livre, Les Gaulois réfractaires demandent des comptes au Nouveau Monde, Philippe de Villiers, critique la gestion de la crise sanitaire par Emmanuel Macron et le « nouveau monde » prôné par le Président.

Au micro de Boulevard Voltaire, le fondateur du Puy du Fou revient sur ses récents échanges avec Emmanuel Macron et explique le concept de nouveau monde et ses incohérences. Il réagit également à l’actualité récente, en particulier sur les contestations « antiracistes ».

Les Gaulois réfractaires demandent des comptes au Nouveau Monde. C’est le titre du livre que vous publiez chez Fayard. Hier, vous étiez sur le plateau de BFM TV et vous avez détaillé ce qu’a dit Emmanuel Macron d’Édouard Philippe lorsque vous lui demandiez « pourquoi Édouard Philippe ne déconfine t-il pas ? » Emmanuel Macron vous a répondu « il gère son risque pénal ».
Quelle est précisément votre relation avec Emmanuel Macron ?

Il y a le Puy du Fou et la France. Le Puy du Fou, c’est la passion d’une vie et Emmanuel Macron a multiplié les attentions depuis qu’il est venu au Puy du Fou. Il serait inélégant, voire insultant pour moi, de croire qu’Emmanuel Macron a voulu par ses attentions acheter le silence d’un esprit libre. Je lui ai demandé deux choses. De sauver le Puy du Fou, c’est fait. Et de sauver la France, ce n’est pas fait.

Il aurait voulu « assassiner son Premier ministre ». Vous auriez été un parfait missile de croisière sur cette séquence…

Il me parle et ne m’a jamais dit de garder pour moi ce qu’il me dit. Je considère que le missile de croisière en question est arrivé sur le Puy du Fou. On a failli mourir et le pays est en train de crever. Il faut établir les responsabilités. “Les Gaulois réfractaires” est une expression d’Emmanuel Macron. Les Gaulois réfractaires réputés indociles et indisciplinés sont sortis de leurs parois où ils étaient devenus des troglodytes recroquevillés, enfermés, encasernés, embastillés.
Le premier lecteur de ce livre a été Emmanuel Macron. Je l’ai appelé et lui ai dit « je vous appelle pour vous inviter à l’enterrement prochain du Puy du Fou. Comme vous êtes un ami du Puy du Fou, vous aurez une place d’honneur ». Il m’a répondu « que se passe-t-il ? » Je lui ai dit « on va mourir ».
On nous parle de ne pas ouvrir de tout l’été. Pendant son intervention où il a regardé la France dans le fond des yeux comme dirait Giscard, il a dit « il va falloir se réinventer, moi le premier ». Je lui ai demandé s’il avait bien dit cela et il m’a répondu oui. j’ai donc ajouté que j’allais lui écrire un petit manuel de réinvention, une sorte de trousse d’urgence dont j’espère, il en fera bon usage ».
Les relations sont très simples. Quand on parle du Puy du Fou, tout se passe bien. En revanche, dès qu’on parle de la France, tout se passe mal. Ce n’est pas pour cette raison qu’il faut éviter de se parler.



Vous avez dit qu’Emmanuel Macron était le liquidateur amiable de la France. Cette entreprise de démolition a démarré il y a déjà bien longtemps…

L’expression liquidateur veut dire que l’entreprise est mal depuis longtemps.
Quand j’étais étudiant en 68, une chose m’avait beaucoup marqué. En peinture dégoulinante, il était inscrit sur la Sorbonne « cours camarade, l’Ancien Monde est derrière toi ». C’était la gestation du Nouveau Monde. Le Nouveau Monde est né le 10 novembre 1989 après la chute du mur de Berlin. On nous a promis un village global unifié débarrassé des frontières, des souverainetés, des États de l’autonomie stratégique et avec le primat de l’économique sur le politique. C’est une chose inouïe dans l’Histoire. La logique des intérêts privés, ce qu’on appelle les chaînes de valeurs globales plutôt que la protection régalienne. On nous a expliqué que grâce au marché planétaire de masse qui serait le régulateur des tensions humaines et des relations des États déclinants en voie de disparition, la main invisible permettrait une interconnexion, une interdépendance avec la religion des flux qui est le communisme des imbéciles. Dans une société liquide où la paix perpétuelle est assurée par le marché, il n’y a plus besoin de prévoir, de stocker et de faire des réserves. On va chercher son paracétamol en Chine quand on en a besoin. En réalité, le village global unifié n’a plus de frontières. Il n’y a pas de problèmes puisqu’il n’y a pas d’épidémie. Les épidémies c’est le Moyen Âge… Un seul virus circule, la lèpre populiste. Il n’y avait pas de virus, plus d’épidémie, plus de guerre, on évacuait la mort surtout la mort de masse. Pourquoi des frontières et pourquoi le souverainisme ?
À l’époque, le souverainisme était le repli nationaliste, les égoïsmes nationaux. Tout s’est effondré et le Nouveau Monde est mort du coronavirus. Le village global unifié s’est fracturé. On retrouve les frontières des souverainetés, des États et de l’autonomie stratégique. Le primat de l’économique sur le politique s’est renversé. Quand la mort revient au village, quand la maladie fait irruption, quand la pandémie nous submerge, alors on revient au carré magique de la survie. On l’a vu pendant l’épidémie.
Premier coin du carré, la frontière. Deuxième coin du carré, la souveraineté. Troisième coin du carré, le local, le circuit court. Quatrième coin du carré, la famille, première sécurité sociale dans une société de solidaire solitaire. C’est l’Ancien Monde. Le Nouveau Nouveau Monde, le monde d’après le Nouveau Monde, le jour d’après, la France d’après doit être rebâtie sur ces mots-là. Ces mots étaient des mots maudits, de parias et qui vous valaient l’injure.
À quoi pressentons la victoire intellectuelle de ce qu’on a toujours défendu ? C’est lorsque l’adversaire pille votre lexique.
Bruno Le Maire en appelle au souverainisme économique et Emmanuel Macron fait son mea culpa en disant « il va falloir relocaliser », alors que pendant trente ans, on n’a fait que délocaliser.
Je ne vais pas faire un exercice d’auto éblouissement comme font la plupart des hommes politiques, mais on avait tout dit du souverainisme.
À Nevers en 1994, je me souviens d’une salle bondée. Jimmy Goldsmith avait dit « c’est simple, lorsqu’on va abolir les frontières sanitaires avec le libre échangisme mondial, quand il y aura la grippe à New Delhi, on aura la grippe dans le Berry ». La salle riait en se disant qu’il allait un peu loin.

Comme cette société liquide est en passe de s’effondrer, ce serait pour l’État le moment de reprendre ses fonctions régaliennes. Or, cela tombe très mal puisqu’on voit ce qu’il se passe en France…

Castaner et Belloubet , Fripounet et Marisette, nous font revivre à la fois l’affaire Léonarda dans ce qu’elle avait de grotesque et le roman Soumission de Houellebecq.
Castaner désavoue l’institution dont il a la garde. Il tire dans le dos des policiers. Il instille le soupçon avéré qui est un oxymore du troisième type inventé par En Marche. Plus précisément, la présomption de culpabilité. C’est une grande première en France. Et enfin, il désarme la police. Il leur interdit l’étranglement. C’est lui qui fait l’étranglement. C’est très grave.
Quant à Madame Belloubet, elle s’affranchit d’une loi élémentaire, la non-intervention du Garde des Sceaux dans une affaire judiciaire en cours. Elle condamne d’avance les gendarmes qui jusqu’à présent ne sont que témoins assistés. Elle prend parti pour cette famille Traoré bien sous tout rapport. Il suffit de regarder le dossier de plus près pour voir que Assa Traoré est la nouvelle Jeanne d’Arc avec Greta Thunberg. On a là, le couple de l’avenir pour sauver la planète !
Je ne supporte pas tout cela. Ce n’est pas du courage idéologique, c’est la trouille. En Marche est le gouvernement de la pétoche. C’est comme cela qu’ils ont fait le confinement. Ils ont lu une modélisation de Neil Ferguson de l’Impérial Collège repris par l’Institut Pasteur. Ce gouvernement a peur de son peuple et de la première vaguelette. Il a surtout peur de ceux qui veulent nous détruire. Il est prêt à collaborer avec ceux qui veulent nous détruire. Les militants racialistes veulent en finir avec la France. Jacques Bainville, le grand historien disait « c’est mieux qu’une race, c’est une nation ».
À Europe 1, j’ai rencontré par hasard Laurent Nunez. Il a passé un sale quart d’heure. Je ne sais pas si cela sortira dans la presse puisque c’était privé. Je lui ai dit « alors, l’émotion s’affranchit des règles juridiques ? Votre ministre a dit : en cas d’émotion, on s’affranchit des règles juridiques. » Je lui ai dit que j’étais très content pour le Puy du Fou. Il m’a demandé pourquoi. Et je lui ai répondu que la Cinéscénie était l’émotion. Depuis quarante ans, 13 000 personnes sont présentes tous les soirs, mais aujourd’hui on est limité par la règle juridique des 5000 personnes. Si vous ne faites pas sauter la règle pour nous, légendaires Français, j’ai une solution. On fait un spectacle sur la famille Traoré. La première Cinéscénie est prévue le 24 juillet, mais pour l’instant les préfets de région et de département ne nous disent pas si on aura le droit. Avec Traoré, il y a l’émotion. Avec le Puy du Fou légendaire français, il n’y a pas d’émotion. Ils se foutent de notre gueule.
En plus, le Premier ministre est prêt à faire la génuflexion. La génuflexion oblique du dévôt pressé devant la déesse Assa Traoré, la déesse de l’anti racisme.
J’appelle tous les Français à se lever et à dire « ça suffit » ! Je suis sorti de ma tanière, car je n’en peux plus !
Réfléchissons un instant. Partout dans la rue, les gens portent des masques, les Gaulois réfractaires portent des masques. Ce sont les mêmes qui nous ont interdit de porter des masques lorsque c’était nécessaire. Maintenant, ils nous obligent à porter des masques, alors que ce n’est plus nécessaire.

Lire la suitePhilippe de Villiers : « La France est notre mère, aimons-la. Ceux qui ne la respectent pas, qu’ils dégagent ! »

Guillaume Bigot : « Castaner a mis les deux genoux au sol ! »

Un ministre de la Justice qui se voit opposer une fin de non-recevoir à sa proposition de recevoir la famille Traoré, le ministre de l’Intérieur qui annonce ne pas sanctionner une manifestation pourtant interdite, que se passe-t-il en France ?

Pour Guillaume Bigot, il s’agit d’une manipulation : créer une fracture du corps social permet de faire diversion et de ne pas aborder les problèmes de fond.

Le feuilleton n’en finit plus entre l’affaire Traoré et l’exécutif. D’après Christophe Castaner, ces manifestations interdites ne feront pas l’objet de poursuite. Le garde des Sceaux demande à rencontrer la famille d’Adama Traoré. Cette demande a été rejetée par l’avocat au nom de la séparation des pouvoirs. On a l’impression qu’on s’oriente vers l’affaire Leonarda puissance 10.

Quelle est votre impression ?

On ne peut pas poursuivre une foule. Cela n’a pas de sens, même si on peut poursuivre les organisateurs. Il y a, bien évidemment, deux parties qui s’affrontent. La famille Traoré et l’avocat de la famille Traoré, comme tous les avocats, font feu de tout bois pour obtenir la satisfaction de leur demande devant les tribunaux. Il n’y a rien de très étonnant. En revanche, ce qui est étonnant, c’est la réaction de l’État incarnée par Christophe Castaner parce qu’il y a de 15.000 à 20.000 policiers blessés dans l’exercice de leur fonction, dont plusieurs milliers très gravement, qui finissent en chaise roulante et handicapés. Dans un contexte de violence et de tension, il peut y avoir des bavures. C’est peut-être le cas pour Traoré, mais on ne sait pas. En revanche, on sait que son arrestation a été brutale et violente. Dans ce contexte-là, il est tout de même très étonnant que Christophe Castaner pose les deux genoux à terre et ne défende pas ses troupes. Il ne défend pas ce CRS noir qui a été sifflé et traité de vendu. C’est inacceptable.

On a l’impression que, pour ce pouvoir, la loi n’est plus la même pour tous. Il déchire le pacte républicain et le contrat social. S’il pense faire passer cela pour de l’antiracisme, c’est bien évidemment du racisme. Comme les fascistes noirs du CRAN sont des racistes. Comme les indigénistes sont des racistes. Ce pouvoir est tétanisé. La bourgeoisie a très peur d’être accusée de racisme. Finalement, elle tombe dans ce qu’elle dénonce. L’état d’urgence sanitaire et le confinement ne doivent pas être appliqués de la même façon des religions, des quartiers et des couleurs de peau, cela s’appelle du racisme. Si vous ne défendez pas vos troupes parce qu’on les accuse de racisme avec une présomption de racisme parce que la personne en face qui vous accuse de présomption de racisme n’a pas la bonne couleur de peau, c’est du racisme. Si, en face, il y avait des suprémacistes blancs, des gens d’extrême droite qui faisaient la même chose, on leur tomberait dessus à juste titre pour les faire taire et leur dire qu’ils sont racistes. Là, ce n’est pas le cas, il y a une gêne. Cette gêne de la bourgeoisie montre bien que, pour les bourgeois dont M. Castaner et M. Macron font partie, nos compatriotes d’origine musulmane ne sont finalement pas des Français comme les autres. Il faut prendre des pincettes avec eux. C’est du racisme.

Ce deux poids deux mesures permanent rend les choses complètement dingues…

On peut soupçonner une manœuvre politicienne. Il y a une forme d’antiracisme exacerbé et maladif. Quand votre frère ou votre ami fait des bêtises, vous vous fichez de sa couleur de peau et de son origine. Vous le lui dites et vous n’éprouvez pas cette gêne. Au-delà de cette gêne qui est à connotation raciste, il y a une manœuvre politicienne. C’est très intéressant de remplacer la lutte des classes par la guerre des races. Premièrement, cela va diviser les gens modestes, les salariés et les pauvres face au capital. Ils vont se taper dessus entre eux à raison de leurs religions, de leurs origines ou de leurs races supposées.

Deuxièmement, cela va remuer des choses assez profondes et qui correspondent à des représentations de la société qui sont quasiment antagoniques. Or, la dignité et le rôle du politique sont non seulement d’assurer la paix dans la cité, mais aussi d’unir. Le politique concerne au premier chef le bien commun et l’intérêt général. Et là, c’est précisément l’inverse. Ce sont des tactiques employées pour que les gens se divisent. Cela fonctionne très bien.

Sur les sujets comme la légalisation du cannabis, l’adoption pour les homosexuels ou le racisme en France, vous avez immédiatement les pour et les anti. Vous avez une sorte de cristallisation et, pendant ce temps-là, comme dirait les tontons flingueurs, « touche pas au grisbi, salope ». On n’aborde pas les sujets de fond que sont la mise en place du soutien à nos entreprises, la protection dans certains secteurs vulnérables de la mondialisation. On n’a pas le droit de parler de la machine infernale qui va dévorer la démocratie de l’intérieur en construisant deux forces. Il y a une manipulation.

À plus petite échelle, les élections font croire qu’il existe un racisme systémique. Cela permet aux gens totalement convertis au marché et au capitalisme de faire croire qu’ils sont de gauche.

Si on lit entre les lignes, d’énormes critiques se préparaient à l’encontre du gouvernement suite à cette gestion de Covid-19. Tous les problèmes politiques passent au second plan derrière ce faux débat sur la race…

Bien sûr, cela fait diversion. Ils savent que cela va choquer. Emmanuel Macron, avec ses photographies prises dans les Antilles, à Saint-Martin, ou avec l’espèce de fête de la Musique qu’il a transformée en Gay Pride à l’Élysée, est une stratégie de provocation probablement volontaire. Il y a, dans la mentalité de cette pseudo-élite, l’idée que le peuple, la masse des citoyens anonymes seraient tous racistes et homophobes. C’est à la fois le moyen de vérifier ses propres fantasmes et son mépris de classe. C’est aussi le moyen de fracturer le corps social et l’électorat. Cela fait vraiment diversion et conforte la classe dirigeante dans ses préjugés. Ils nous mettent dans un sac où tous les Français sont racistes, xénophobes, islamophobes et homophobes. À chaque fois qu’on provoque, on a un phénomène de division de la société et on peut réactiver de manière absolument factice des clivages.

En réalité, il y a évidemment du racisme. C’est indiscutable. Cela existe dans la société. Il y a du racisme noir à l’égard des Blancs, mais aussi du racisme de certains Blancs à l’égard des Noirs, etc.

Vous avez quand même des policiers noirs, blancs, jaunes et maghrébins d’origine qui sont tous unis sous le même uniforme et qui essaient de rétablir l’ordre pour pas beaucoup d’argent et un énorme manque de moyens. Certains d’eux commettent des fautes, mais dans l’ensemble, ils font bien leur travail. Malgré cela, ils se font cracher au visage.

On peut comprendre la souffrance de la famille Traoré qui a perdu un enfant de 24 ans. C’est terrible, il n’y a pas de doute là-dessus, mais quand on regarde le pedigree d’Adama d’abord, et de la famille Traoré ensuite, les bras nous en tombent. Évidemment cela ne justifiait en rien sa mort. Il faut que toute la lumière soit faite sur sa mort, que les juges s’emparent de cette question et que la justice passe. Si les policiers ou les gendarmes ont commis des fautes, qu’ils soient durement sanctionnés. Ce n’est pas la question.

L’idée est de prendre une tête d’épingle et de cacher la forêt grâce à cette tête d’épingle.

Je vous rappelle que la forêt, c’est 20.000 fonctionnaires de police blessés et une violence physique gratuite contre les personnes toutes les trois minutes en France. C’est cela, la masse du problème. On prend un détail et, grâce à ce dernier, on fait diversion.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Laurent Obertone : « Le “vivre ensemble” est avant tout un multi-séparatisme. Nous sommes à l’aube d’une crise de grande ampleur »

Laurent Obertone réagit aux événements récents aux États-Unis et en France : manifestations et revendications communautaires.

Émeutes, revendications communautaires, politiques, pillages… Que traversent les USA en ce moment ?

La même chose qu’à peu près tous les mois : l’instrumentalisation de la mort d’un délinquant pour exercer l’habituel chantage au racisme, justifier tous les débordements et avancer quelques revendications. Dans un contexte électoral, ça fonctionne toujours. Bien sûr, il y a aussi le plaisir de casser pour casser, ou le fantasme du Grand Soir, concernant les antifas. Et il y a plus largement le suivisme d’une part respectable de la population, celle qui croit que CNN a toujours raison. Cela dit, les petits Blancs de bonne famille peuvent s’agenouiller autant qu’ils veulent : l’insoluble question raciale, qui empoisonne le pays depuis toujours, ne peut qu’évoluer vers toujours plus de tensions, de communautarisme et de décohésion. Le cocktail détonant entre activistes noirs et coupables blancs ira toujours plus loin dans ce qu’il convient d’appeler une théorie du complot raciste : le Blanc coupable inné et éternel de tout le malheur des minorités… Allez unir une société avec de telles idées…

Sur la manifestation du collectif Justice pour Adama. De quoi s’agit-il ? Une américanisation du débat français ?

Oui, en un peu plus pathétique, puisque les méthodes policières sont très différentes et que si notre société était aussi odieuse que ces activistes le prétendent, ils en partiraient, et les immigrés n’y afflueraient pas par millions. Mais peu importe. Ces revendications ne reposent pas sur le réel mais sur une idéologie qui cherche à soumettre la société. Et le résultat sera le même : repli communautaire, défiance victimaire, décohésion, accusations, violences, émeutes, propagation de théories délirantes…

La France et les USA n’ont pas vraiment le même passif. Est-ce que le combat racialiste peut vraiment s’implanter en France ?

Étant donné qu’il existe partout là où différentes communautés cohabitent, y compris dans les pays les plus riches, la réponse est évidemment oui. Une part de la communauté qui s’en sort moins bien accusera toujours celle qui s’en sort mieux de spoliation. C’est le cas depuis toujours, et ça finit mal, en général. Quand on parle d’« inégalités », on sous-entend que les minorités sont des victimes exclusives et les Blancs d’odieux privilégiés qui doivent restituer, s’excuser, s’agenouiller, etc. En fait, cette idée est déjà implantée dans les esprits, par la gauche et les médias, et ne fait que mettre à jour son vocabulaire, via des activistes comme Rokhaya Diallo, qui recrachent le pire de la vulgate universitaire US « racisée ». Ça permet, notamment, de justifier les échecs et la sur-représentation criminelle de certaines minorités. « C’est systémique » est le nouveau « c’est social ». Un concept invérifiable au secours d’une réalité qui n’existe pas. En fait, comme je l’ai montré dans La France interdite, la discrimination, publique ou privée, a largement lieu au profit des minorités extra-européennes – sauf de la minorité est-asiatique, qui ne s’en plaint pas, ne revendique rien et réussit partout mieux que les autochtones, tout en ayant une criminalité plus faible. Ce qui est le cas partout dans le monde, et invalide strictement les thèses antiracistes.

Bizarrement, on n’entend pas beaucoup la « communauté » arabo-musulmane sur ce dossier. Ils étaient également peu présents à la manifestation. Pourquoi, d’après vous ?

Sauf erreur de ma part, le monde arabo-musulman se montre rarement très concerné par le sort des Africains subsahariens… Mais pas d’amalgame : ce que j’entends par là est que notre pays se communautarise pour rançonner le contribuable, et que chaque communauté défend d’abord ses intérêts. D’où la fragmentation progressive du pays.
Le « vivre ensemble » est avant tout un multi-séparatisme.

Difficile, en voyant certaines images, de ne pas penser aux temps des barbares. Pourtant, en voyant cette manifestation dans le détail, on s’aperçoit qu’ils ne sont que 20.000, ce qui est peu à l’échelle francilienne, et que sur ces 20.000, on peut dénombrer au maximum 10 % de fauteurs de troubles. Ne surréagit-on pas devant ces faits ?

Nous ne sommes qu’à l’aube d’une crise de grande ampleur, créée par nos dirigeants de toutes pièces, en quelques décennies, et dont il sera extrêmement difficile de s’extraire. L’important n’est pas tant la démonstration en elle-même que le nombre de ses sympathisants. Combien de personnes, à l’échelle francilienne, la soutiennent ? Il serait intéressant de le savoir. Compte tenu de la dynamique des populations concernées, ce nombre va augmenter de manière vertigineuse, et le risque de conflit toujours plus important avec lui. Par ailleurs, des pans toujours plus grands du pays feront office de territoires communautaires, exactement comme aux États-Unis. Et notre société n’aura plus rien d’une société.

Entretien réalisé par Marc Eynaud

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Agnès Thill : « Nous voulons savoir la vérité sur la pénurie des masques »

La députée Agnès Thill a interpellé le ministre de la Santé Olivier Véran au sujet de la pénurie des masques durant la pandémie, et sur les propos d’Emmanuel Macron affirmant le contraire.

Elle s’explique au micro de Boulevard Voltaire et dénonce « ceux qui se lavent les mains ».

Vous êtes une députée non inscrite de l’Oise, ex-membre du groupe parlementaire de La République en marche. À l’Assemblée nationale, vous avez interpellé Olivier Véran sur la gestion des masques par ce gouvernement, mais également par le gouvernement précédent. Pourquoi avez-vous posé cette question ?

Le manque de masques me choque et choque bon nombre de Français. Les soignants eux-mêmes ont manqué de masques. Le premier médecin mort en service du Covid-19 est de Compiègne. Cinq autres médecins ont suivi dans l’est de la France. On nous dit qu’il n’y a pas eu de pénurie. C’est tout de même un tour de passe-passe facile. Pénurie veut dire zéro.
Leur explication était qu’il y en avait peu ou pas assez. Donc, leur politique fut restrictive. Ils en ont donné très peu pour que tout le monde en ait et qu’on ne puisse jamais dire zéro. C’est exactement comme si j’avais un seul gâteau pour trente personnes. Il n’y en aurait évidemment pas assez. Si je donne une part à chacun, vingt personnes n’en auront pas. Je donne donc une miette à tous et personne ne pourra dire qu’il n’en a pas eu. Ils en ont évidemment tous manqué. La miette ne satisfera personne.
Il serait préférable d’entendre la vérité et dire que nous n’en avions pas assez et que nous avons partagé le peu que nous avions. Ce n’était toujours pas suffisant, néanmoins, personne n’a eu zéro.
Ils se sont amusés à dire que nous n’étions pas en pénurie et ils nous ont expliqué qu’il y avait une politique restrictive pour en donner peu. Voilà pourquoi j’ai voulu interroger.
En 2007, nous étions capables de fabriquer 300 à 400 masques pour correspondre aux recommandations de la DGS. Au quinquennat précédent, cela s’est détérioré. Il faut appeler un chat un chat. J’avoue que j’ai du mal à entendre que le quinquennat présent se lave les mains en disant « Ce n’est pas nous, c’est eux ».

Dans le cabinet de Marisol Touraine se trouvaient des noms familiers, Bruno Salomon, Olivier Véran, Gabriel Attal. On a peine à entendre ce discours alors que ceux d’avant étaient précisément les mêmes…

Je suis d’accord avec le fait que l’on ne peut pas prendre la responsabilité de l’autre. Par exemple, si Gabriel Attal était conseiller parlementaire au cabinet, il ne prenait pas les décisions et ne comptait pas les masques. Tous ces noms-là actuellement au pouvoir et dans l’Hémicycle ont défendu la politique précédente. On n’est pas responsable à la place de l’autre, mais ils ont approuvé cette politique, notamment Richard Ferrand et Anne-Christine Lang. On dirait des oisillons qui sortent de l’œuf. C’est insupportable ! Des gens comme moi qui sortent de l’œuf, nous pouvons presque nous en enorgueillir parce que c’est vrai. On est dirigé par une poignée qui dirige tout et qui fait bien la vieille politique en serrant les vis. Richard Ferrand et Anne-Christine Lang étaient sur les bancs socialistes. Dans ce cas, il fallait démissionner. Elle a approuvé cette politique.
On va me dire « On n’était pas d’accord et on s’est émancipé ». Quand on n’est pas d’accord, on le dit haut et fort, on appelle les médias et on démissionne. C’est exactement ce que n’a pas fait Agnès Buzyn. Le 7 janvier, elle aurait prévenu le président de la République et le 31 janvier, elle aurait prévenu le Premier ministre. Il n’y a pas eu d’effet, pourtant elle disait que c’était grave et qu’il y aurait des morts. Elle attend d’être investie pour les municipales et de faire campagne. C’est une fois qu’elle n’a pas le bon résultat qu’elle commence à parler. Elle est pourtant médecin. À sa place, j’appellerais les médias, même si c’est uniquement Mediapart qui m’écoute. Ces gens-là ont défendu la politique d’avant. Ils ne peuvent donc pas continuer à se cacher derrière la carte « Ce n’était pas nous, c’était eux ». C’était précisément eux qui étaient là.

Nos téléspectateurs vont prendre connaissance de la réponse que vous a faite Olivier Véran. Cette réponse était assez sèche, voire limite, irrespectueuse. À quoi attribuez-vous cet éclat d’Olivier Véran à votre encontre ?

En Marche ! ne supporte guère les objections. Une bonne partie ne peut pas me voir. Ils savent qu’ils m’ont virée pour rien. J’avais déjà montré le dossier, mais je peux le montrer à tous les journalistes qui veulent le voir. Il est vide. Les 10 tweets n’ont rien d’homophobe ou de raciste. Ils auraient sûrement souhaité que je me taise, mais je ne me tais pas. Je continue à dire qu’ils sont sectaires.
Ils ne peuvent pas me voir plus que quiconque. On dirait que leur ennemi, c’est moi et non Le Pen ou Mélenchon. Olivier Véran m’avait écrit un tweet : « Désolé, ce n’est pas en latin. » Il fait partie de ceux qui ont signé les pétitions contre moi.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Philippe de Villiers : « Le Puy du Fou est en danger de mort ! »

La Cinéscénie et le grand parc devaient rouvrir le 1er avril. Mais le confinement a des conséquences dramatiques pour le Puy du Fou : 2.500 employés sont au chômage partiel et un million d’euros partent en fumée chaque jour.

Une pétition est en ligne pour réclamer aux pouvoirs public la réouverture du Puy du Fou. Explications de Philippe de Villiers.

Avec d’autres vous avez mis en ligne une pétition demandant la réouverture du Puy du Fou. Le Puy du Fou et les Puyfolais sont-ils en danger ?

Aujourd’hui, ils sont en danger de mort. On n’a aucune visibilité et on ne sait pas du tout ce qu’il va advenir du Puy du Fou. La cinescénie d’une part, et le grand parc d’autre part. Nous sommes fermés depuis le 1er avril, alors que nous devions ouvrir le 1er avril. Nous perdons 1 million d’euros par jour, 2500 salariés sont au chômage partiel et les 4500 bénévoles de la cinescénie attendent désespérément et patiemment qu’on veuille bien nous donner une date.

La fermeture est liée à l’épidémie de Covid-19. Le Puy du Fou serait-il prêt à rouvrir avec les normes sanitaires très exigeantes ?

Nous sommes en étroite liaison avec les pouvoirs publics. Les conseillers du Premier ministre et du président de la République sont compétents et ouverts. Ils comprennent parfaitement l’urgence vitale dans laquelle nous nous trouvons. Nous avons fait des propositions sanitaires qui sont faciles pour nous puisque nous sommes des professionnels des flux et de la sécurité sanitaire. Ce n’est donc pas un problème pour nous. Je dirai même que le Puy du Fou peut être un premier de cordée.

Cette pétition a été signée par certain élus locaux. On pense notamment à Véronique Besse. La fermeture du Puy du Fou implique-t-elle la Vendée et la région ?

C’est dramatique pour tout l’environnement, puisque nous avons 2500 emplois directs et 6000 emplois indirects dans le voisinage. C’est une part de nous même qui meurt. Le Puy du Fou est un fleuron. Il y a 165 savoir-faire qui sont sur la première marche du podium mondial à Las Vegas pour le spectacle vivant. C’est toute cette ressource humaine exceptionnelle qu’il faut absolument garder. J’ai bon espoir. Tous les gens qui aiment, qui connaissent ou qui veulent que le Puy du Fou ne meure pas, je leur demande vraiment de signer cette pétition. Je pense que les pouvoirs publics la recevront comme une pression qui les encouragera à trouver une date compatible avec le déconfinement.

Pour signer cette pétition : https://www.change.org/p/monsieur-le-pr%C3%A9sident-de-la-r%C3%A9publique-a-tr%C3%A8s-vite-au-puy-du-fou/psf/promote_or_share

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Pas plus de 100 km pour éviter les « brassages de population »… et si on reparlait des frontières ?

Au mois de décembre, on sort de sa boîte le confit de canard. Au mois de mai, on déverrouille le couvercle du confit de Français. Enfin, on l’entrouvre. Pas plus de 100 km, essentiellement pour aller au boulot. Mais n’est-ce pas là la vraie liberté, mes chéris ? Arbeit macht frei, comme disaient d’autres grands confineurs historiques de Français.

Youpi ! Le formidable progrès, et c’est à peu près le seul, est que nous n’aurons plus à produire, dans notre département ou dans un rayon de 100 km « à vol d’oiseau », notre auto-autorisation de sortie, document de confinement confinant surtout à l’absurde, fruit des amours monstrueuses du « trouple » Courteline, Ionesco et Devos.

Le précieux document reste cependant valable « au-delà », Édouard Philippe ayant précisé qu’il fallait absolument éviter les « brassages de population ». Une déclaration aux relents réactionnaires et même ségrégationnistes tout à fait contraire au vivre ensemble, poncif un peu moins à la mode, il est vrai, ces temps derniers, le mourir seul ayant pris le dessus. Rassurez-vous cependant, le politiquement correct est sauf, puisqu’il ne s’agit là que d’exclusion franco-française : interdiction est faite aux bouseux du Cantal de se mélanger aux ploucs du Berry. Chacun chez soi et les vaches – c’est-à-dire nous, ruminants nos inquiétudes – seront bien gardées.

Pour y contrevenir il faudra un « motif professionnel ou familial impérieux ». Aucune liste exhaustive, mais un contre-exemple, en revanche, a été cité jeudi par un Édouard Philippe ironique, comme si cela tombait sous le sens, ma brave dame. Rejoindre sa résidence secondaire n’est pas une bonne raison.

La propriété, c’est mal, vouloir s’y rendre – par exemple pour l’entretenir -, c’est encore pire. Ce gouvernement n’aime pas le patrimoine, et comme Stéphane Bern l’a fait remarquer, évoquant « un malentendu », celui-ci est d’ailleurs l’angle mort du plan de sauvetage de la culture récemment déroulé par Franck Riester. Celui-ci est plutôt axé, voyez-vous, sur le « fratrimoine » : les frérots, les potes, les copains de gauche du « spectacle vivant ».

Sans compter qu’en ces temps d’impopularité, réveiller l’image d’Épinal du bourgeois parisien rejoignant sa luxueuse villa à l’île de Ré en faisant peu de cas des gueux, là-bas, qu’il risque de contaminer permet d’encaisser les bénéfices faciles d’une lutte des classes mal éteinte. Tant pis pour la mauvaise foi, car évidemment, la résidence secondaire, c’est aussi et surtout le Français modeste, locataire de son logement principal tout aussi modeste que lui mais qu’il est pourtant bien incapable d’acquérir, eu égard à la pression immobilière des grandes métropoles où, bassin d’emploi oblige, il a bien dû faire sa vie. Celui-ci a donc gardé ou acheté une petite bicoque en province, ses racines et son refuge, dont il aime et doit, à chaque printemps, entretenir le toit et le jardin. Sauf cette année. Pour les retraités, c’est double peine : non seulement on les enjoint à rester terrés chez eux (certes, ils sont autorisés à sortir, mais c’est à leurs risques et périls et on leur promet gentiment mille morts s’ils s’y aventuraient) mais, en sus, ils n’ont pas le droit de se retirer, au calme, dans une région moins anxiogène où ils pourront enfin respirer, près de leurs géraniums et rosiers en fleur.

Dire que le 10 mars dernier, lorsque le jeune Sebastian Kurz a décidé de contrôler drastiquement les entrées sur le territoire autrichien, Emmanuel Macron a parlé de « mauvaise décision », le virus, selon lui (petit rire), ne connaissant pas les frontières. Mais le virus connaît les octrois ?

Heureusement, le jeune chancelier fédéral a la charité, aujourd’hui, de ne pas le narguer : dans un pays certes plus petit que le nôtre mais à densité comparable (et ayant eu, lui aussi, ses foyers infectieux, en particulier dans le Tyrol), il y a proportionnellement six fois moins de morts, le processus de déconfinement a démarré le 14 avril (pour un confinement entamé peu ou prou en même temps que nous), les bars et restaurants, derniers commerçants fermés, rouvriront le 15 mai. Les écoliers auront tous repris le 18, et le bac aura bel et bien lieu.

Lorsque l’heure sera venue, calmement mais avec détermination, de déballer tous les dossiers pour faire la vérité, penser, après la mascarade et le sketch des tests, à ne pas oublier la scandaleuse pantomime des frontières.

Gabrielle Cluzel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Jean-Paul Gourévitch réagit au rapport de la Cour des comptes : « Plus personne n’ose dire, maintenant, que l’immigration, ça rapporte ! »

Jean-Paul Gourévitch analyse le rapport de la Cour des comptes qui évalue le coût de l’immigration à 6,6 milliards d’euros. Il pointe en particulier plusieurs coûts nettement sous-estimés : ceux de l’immigration étudiante et des mineurs non accompagnés.

La Cour des comptes a publié un rapport qui détaille le coût de l’immigration en France. Celui-ci s’élèverait à 6,6 milliards d’euros. Ce rapport prend-il en compte toute l’immigration ?

Le rapport a été publié hier. J’ai noté qu’il comporte trois éléments clés : une critique de la politique française en matière d’immigration et d’intégration, une étude sur les coûts, et des préconisations.
Aujourd’hui, tous les économistes, de gauche comme de droite, sont d’accord sur le fait que l’immigration est un coût pour la France et non un bénéfice. Il y a simplement une différence de coût. Pour les économistes de gauche, le déficit se situe entre 4 et 10 milliards. Et pour les économistes de droite et d’extrême droite, il se situe entre 70 et 85 milliards.
L’analyse de la Cour des comptes est inscrite plutôt dans le cadre des économistes de gauche. Avec ses 6,7 milliards d’euros, il y a une petite différence avec mes propres chiffres qui étaient de 8,5 pour l’immigration légale et 3,7 pour l’immigration illégale. J’ai regardé où étaient les différences.
Pour l’immigration légale, je pense qu’il y a une sous-estimation de l’immigration étudiante. Pour la première fois, le nombre de titres de séjour donné pour l’immigration étudiante est supérieur au nombre de titres de séjour donnés pour l’immigration familiale. Nous avons donc aujourd’hui 300 000 étudiants étrangers non communautaires en France. Comme le coût annuel est d’environ 15 000 euros, le coût réel s’établit aux alentours de 4,5 milliards d’euros. Et il est très loin d’être couvert par les recettes.
Pour l’immigration illégale, je suis tout à fait d’accord avec les chiffres de l’aide médicale d’État et des étrangers malades. Je pense qu’il y a une sous-estimation des coûts sécuritaires et des coûts sociétaux, puisque le travail illégal, la fraude, la contrefaçon, le piratage et la prostitution ont des coûts qui ne sont, à première vue, pas véritablement dans le rapport de la Cour des comptes. Il y a aussi l’oubli complet des coûts des mineurs non accompagnés. Nous accueillons 40 000 mineurs non accompagnés sont sur le territoire français.
Enfin, je trouve que cette étude des coûts est statique et ne tient pas du tout compte de la rentabilité des investissements qui sont faits par l’État. On peut citer les 2,7 milliards environ utilisés pour essayer de freiner l’immigration. Dans ce cas, la rentabilité est évidemment nulle puisque les immigrations illégale et légale sont en augmentation. Et puis, il y a les investissements intérieurs qui concernent l’alphabétisation, l’information, l’éducation, la qualité de vie, le logement des immigrés et des enfants d’immigrés. Dans ce dernier cas, il y a une rentabilité, mais une rentabilité différée que l’on connaîtra uniquement lorsque ces enfants rentreront sur le marché du travail.
Je trouve que l’analyse de la Cour des comptes est ponctuelle et statique. Elle ne s’inscrit pas dans le long terme.

Pourquoi les statisticiens plutôt marqués à gauche sous-estiment-ils les coûts ? Pourquoi les chiffres de l’immigration sont-ils plus élevés lorsqu’on va davantage sur la droite de l’échiquier politique ? Y a-t-il un biais idéologique systématique derrière ces études ?

Parmi les économistes, beaucoup sont gouvernés par des idéologies. Ils ne font pas un travail d’analyse scientifique comme celui que j’essaie de faire, même si je ne suis pas le seul. Ce travail vise à étudier chacun des éléments de coût et surtout à faire la comparaison avec les années précédentes. On ne peut pas faire du bon travail si celui-ci n’est pas fait sur l’évolution des coûts. Les coûts comprennent à la fois les recettes, les dépenses, les investissements et la rentabilité des investissements.
Il y a déjà un progrès par rapport à ce qui se passait il y a cinq ou six ans. À cette époque, les économistes de gauche disaient que l’immigration rapportait. Aujourd’hui, plus personne n’ose dire cela. La différence est très nette. Je me situe plutôt du côté de la gauche que du côté de la droite et de l’extrême droite. Même si on ajoute les coûts de l’immigration légale, illégale et les investissements, on est en dessous de 20 milliards d’euros. Une partie de ces 20 milliards d’euros seront un jour rentables.

Le rapport d’André Posokhow parlait d’un coût de 84 milliards. Qu’est-ce qui explique cette différence ?

Je ne vais pas critiquer mes collègues ; chacun a le droit d’avoir ses propres schémas. André Posokhow fait le coût des entrées, mais pas des sorties. Dans l’immigration, vous avez à la fois des gens qui viennent et d’autres qui repartent.
D’autre part, sur un certain nombre de coûts, on a des divergences vraiment importantes.

Après avoir lu ce rapport, qu’est-ce qui a changé selon vous dans notre immigration ?

Sur les 276 000 titres de séjour délivrés, des évolutions sont significatives. Pour la première fois, les titres pour l’immigration étudiante dépassent les titres pour l’immigration familiale. Depuis cinq, six ans, cette augmentation de l’immigration étudiante est continue. 91 000 étudiants ont eu des titres de séjour sur 276 000 titres de séjour.
On note par ailleurs une augmentation d’environ 15 % des titres économiques.
Enfin, il y a une augmentation de 24 % des titres donnés pour motif humanitaire. C’est-à-dire, les demandeurs d’asile, les étrangers malades, la protection sanitaire. Cela explique pourquoi la Cour des comptes considère que le système de reconduite ou du retour volontaire ne fonctionne pas bien. Même si on ajoute les retours volontaires, les reconduites et les régularisations, 150 000 personnes demandent l’asile. Finalement, 40 000 au total vont rester sans statut et vont augmenter le nombre d’immigrants irréguliers.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Me Frédéric Pichon : « Limitation de circulation après le 11 mai : il y a risque de dérive grave d’une restriction de nos libertés individuelles ! »

Frédéric Pichon

Parmi les mesures annoncées par Édouard Philippe pour l’organisation de l’après- confinement, on apprend que les déplacements après le 11 mai seront strictement limités au-delà des 100 km autour du domicile. Dérogation possible seulement pour « motif familial impérieux ou professionnel ».

Découvrez la réaction de Maître Frédéric Pichon.

Suite aux annonces d’Édouard Philippe, beaucoup de questions se posent. On ne peut pas répondre à toutes les questions. Néanmoins, on peut répondre à la question concernant le déplacement limité à 100 km du domicile en raison d’un motif familial impérieux. Cette notion est-elle défendable juridiquement ?

D’une manière générale, les annonces du gouvernement sont assez floues. On est dans une usine à gaz. J’entends bien que nous sommes dans une situation complexe. Les difficultés vont être l’interprétation de ces notions de motif familial impérieux. On a été dans la subjectivité avec les attestations de déplacement suggérées par le gouvernement. On a vu des forces de l’ordre interpeller des citoyens qui allaient faire des courses et fouiller les caddies pour voir quelle était la nature des courses qui pouvaient relever de motif alimentaire. On a vu des gens se faire sanctionner parce qu’ils avaient acheté du coca et du shampooing. On est dans une appréciation parfaitement subjective. On peut imaginer que pour les gardes d’enfants de parents séparés, le motif familial impérieux est un motif valable. Aller visiter des personnes malades ou fragiles de notre famille c’est aussi, à mon sens, un motif familial impérieux.
Ces dernières semaines, des automobilistes ont fait l’objet de contrôle et on dû rebrousser chemin parce qu’ils allaient voir un père mourant à l’hôpital. On a assisté à de véritables abus de la part des forces de l’ordre qui n’avaient aucun droit d’obliger à rebrousser chemin, non seulement contre toute humanité, mais aussi contre toute légalité.
On ne va pas saisir un avocat et la justice pour 135 euros, mais j’invite tous les Français qui ont été victimes de tels abus de contester systématiquement les amendes.
D’un autre côté, je peux aussi comprendre que le gouvernement veuille éviter les grands déplacements notamment pour l’Ascension et la Pentecôte… Ces dernières semaines, tous les vendredis soirs, les gens partaient en week-end et les Parisiens « apportaient » leur virus à l’île de Ré ou à Noirmoutier au grand dam des habitants locaux.

Pour synthétiser, les faits seraient à l’interprétation et à l’intelligence des forces de l’ordre…

Je pense que c’est une question de discernement. L’idée générale est de limiter les déplacements. J’imagine qu’il y aura des questionnaires. La difficulté serait l’intrusion dans la vie privée des gens. Même si on est dans une situation exceptionnelle, il y a un risque de dérive très grave vers des restrictions des libertés individuelles. J’entends bien que c’est pour un bien commun collectif et une urgence sanitaire, mais je crains aussi qu’il y ait de très larges abus.
Les supermarchés sont grands ouverts, alors qu’une liberté fondamentale et constitutionnelle comme le culte ne va pas pouvoir être exercé à partir du 11 mai.

Ce confinement généralisé et forcé pose des questions de liberté individuelle et « mets à mal le droit ».

On parle du droit constitutionnel et de la liberté fondamentale. Encore une fois, je comprends qu’on veuille restreindre la liberté de circulation maximum. L’idée générale est d’éviter que les gens se déplacent à tout va et qu’on transmette le virus d’une région à une autre. On n’a pas voulu faire des mesures aussi drastiques que des limitations à des départements. Certaines frontières sont ouvertes et on peut prendre l’avion. Il y a donc des mesures contradictoires.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Édouard Philippe à l’Assemblée : vous attendiez le 11 mai ? Vous adorerez le 2 juin…

Le « en même temps » au sommet de son art : voici le déconfinement confiné ou le confinement déconfiné. Et l’arroseur arrosé, c’est le Français qui a voté Emmanuel Macron, croyant voir dans sa devise la quintessence de l’équilibre et du juste milieu permettant d’éviter le chaos…

Atteinte à la liberté de culte, atteinte à la liberté de circulation, atteinte à la propriété (pour ceux qui ont une résidence secondaire), reprise de l’école oui-mais-non, bars et restaurants fermés, plages et parcs aussi… La vérité est que le 11 mai sera pour tous, sauf pour certains commerçants, une non-date. Comme le non-anniversaire d’Alice au pays des merveilles. Une échéance artificielle pour donner une ligne d’horizon aux Français dans cette purée de pois. À présent que l’on est arrivé au pied du mur, ou presque, allez hop ! on relance la baballe au chien-chien, pour qu’il reparte en frétillant de la queue : comme le tweete Léa Salamé (en anglais, s’il vous plaît) : « Le 2 juin is the new 11 mai. » Tout cela peut nous emmener à Noël.

Comme toujours depuis le début de cette épidémie, le discours commence par son couplet de justification : le manque de tests, de masques et d’anticipation, c’est la faute des experts, des Français, de pas de bol… Au passage, petits ricanements amers du Premier ministre à l’endroit des yakafokon. Rhétorique classique consistant à excuser son impuissance par la technique du « on aimerait les y voir ». Nous aussi, pour tout dire, on aimerait vachement les y voir. Qui, « les » ? Soyons clairs : n’importe qui d’autre. Pourvu que ceux-ci passent la main.

Édouard Philippe épingle aussi les réseaux sociaux « colériques » et les commentateurs de « café du commerce » sur les plateaux télé. C’est logique. Comme le fait remarquer Ivan Rioufol, « le parti de l’ordre sanitaire veut aussi des commentateurs désinfectés. Une pensée saine dans un corps sain. » Et si on pouvait, en sus, leur coller un masque FFP2 sur la bouche bien serré derrière les oreilles en guise de bâillon…

Les messes publiques (sauf enterrements limités à vingt personnes) restent interdites jusqu’au 2 juin. Car le gouvernement fait l’affront aux Français de penser qu’ils ne sont qu’un ventre inanimé. « Et si je célèbre la messe à Intermarché, ça passe ? » s’interroge ingénument l’abbé Guy-Emmanuel Cariot, curé-recteur de la basilique d’Argenteuil. L’Ascension est le 21 mai, la Pentecôte le 31 mai… Cela s’appelle le sens du calendrier. Doit-on leur signaler qu’il restera ensuite l’épineux problème de la Fête-Dieu, sans parler du 15 août… Allez, reprenons le culte le 26 décembre, c’est plus prudent. Une concession, néanmoins, est lâchée : les cimetières ne seront plus fermés. Monsieur est trop bon. La bonté de Monsieur le perdra.

Vient enfin la touche finale, la marque de fabrique, car un discours de notre gouvernement ne serait pas tout à fait authentique s’il ne comportait son ordre suivi de son contre-ordre débouchant sur le désordre : le 23 avril, le site de France Info titrait « Déconfinement : Emmanuel Macron fait marche arrière sur un plan par région » : « le président, [écartait] un déconfinement en fonction des régions ». Le 28 avril, la marche arrière se mue en marche avant avec accélération sur les chapeaux de roue (notre ami Marc Eynaud appelle cela sur Twitter « une décélération disruptive ») : il n’y aura pas de déconfinement pas région mais par… département. Bientôt par pâté de maison ou par cage d’escalier ? À quand l’autorisation d’Édouard Philippe pour passer de la cuisine au salon ? C’est le problème de la ligne de front quand on n’a pas tenu l’ennemi à longueur de gaffe.

Mais tout est prévu : une gommette verte sur les départements peu infectés, une rouge sur les autres, et pas de circulation des uns vers les autres. Un peu comme un contrôle aux frontières, en somme ? Et dire, c’est bête, qu’on n’y a pas du tout pensé au début… entre pays, quand certains étaient rouges et le nôtre encore vert !

Gabrielle Cluzel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Le confinement, solution à l’incurie de nos instances sanitaires

Le bruit court dans la presse, ces jours-ci, que le virus du Covid-19 pourrait être lié à une manipulation génétique et s’être échappé d’un laboratoire de recherche biologique, normalement hautement sécurisé, situé à Wuhan. Le professeur Montagnier, découvreur du virus du SIDA et prix Nobel de médecine, interrogé par la presse médicale ne repousse pas l’hypothèse d’une manipulation génétique peut-être destinée à trouver un vaccin contre le SIDA car, d’après lui, des biologistes indiens auraient découvert dans le génome de ce coronavirus des éléments génétiques appartenant au virus du SIDA.

Quelle que soit l’origine de ce virus, manipulation génétique ou mutation et passage de l’animal à l’homme, il s’est répandu comme une traînée de poudre dans le monde entier, nous a pris totalement au dépourvu et a révélé nos graves insuffisances dans bien des domaines.

La première d’entre elles, à l’origine de l’obligation de confinement, est le manque dramatique de lits dans l’hospitalisation publique française. Depuis des années, on ne cesse de réduire leur nombre, on ferme des établissements et on diminue le personnel pour, comme disent les administratifs, optimiser le fonctionnement de nos hôpitaux, sans tenir aucunement compte du bien-être des malades. Comme pour aggraver les choses, les plans élaborés par les fonctionnaires du ministère de la Santé pour faire face à une épidémie reposent essentiellement sur l’hospitalisation publique et ne tiennent aucunement compte de la médecine de ville. C’est ainsi qu’au lieu de conseiller à la population de consulter son médecin traitant en cas de symptômes évocateurs du Covid-19 afin de faire un traitement et un premier tri avant d’envisager, si nécessaire, une hospitalisation, on a préféré adresser tous ces malades au centres 15 qui ont, bien sûr, été très rapidement saturés, privant par là même les autres urgences de tout secours rapide.

Certes, la critique est facile, mais on ne peut s’empêcher de comparer notre système de santé à celui de l’Allemagne qui, pour une dépense publique à peu près identique, propose un nombre de médecins plus élevé qu’en France, un nombre de lits d’hospitalisation nettement plus important et quatre fois plus de lits de réanimation. On ne peut s’empêcher de noter également que leurs hôpitaux ont 30% de moins de personnel administratif que chez nous. Cherchez l’erreur !

Comment accepter, également, que des malades graves, en réanimation, soient transférés à plusieurs centaines de kilomètres de distance, loin de leurs proches, parce qu’on manque de lits et de matériel sur place. Soyons sûrs que nos experts en expertise se poseront la question de savoir comment résoudre ce problème après la crise. Mais il y a fort à parier qu’ils proposeront un plan très élaboré pour réquisitionner des TGV afin de dispatcher rapidement les malades sur tout le territoire (logique d’experts) plutôt que proposer le financement de nouveaux lits et l’embauche de personnel pour faire face à une nouvelle éventuelle crise sanitaire. Le Titanic possédait bien des chaloupes de sauvetage, mais pas en nombre suffisant pour tous les passagers et membres d’équipage ; on a vu le résultat !

Alors, plutôt que reconnaître l’origine de ce dysfonctionnement (les restrictions budgétaires effectuées par les différents gouvernements de ces trente dernières années) et prendre les mesures qui s’imposent en vue d’une nouvelle crise sanitaire (et il y en aura forcément d’autres), nous aurons droit à un nouveau confinement, à de nouvelles restrictions de liberté et à de nouvelles répressions violentes si nous osons manifester, mais puisque c’est pour notre bien, ne doit-on pas s’estimer heureux ? Ainsi, nous aurons le temps de revoir Soleil vert, de relire Orwell et Aldous Huxley.

Dr. Jacques Michel Lacroix

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Nicolas Dhuicq, après l’attentat islamiste de Romans : “Ce n’est pas parce que l’on vient d’une zone où règne la misère qu’on est automatiquement animé des meilleures intentions”

Nicolas Dhuicq, ancien député, maire de Brienne-le-Château mais aussi docteur psychiatre, réagit après l’attentat de Romans-sur-Isère.

Abdallah Ahmed-Osman, le réfugié clandestin soudanais qui a agressé et tué des passants au hasard dans la ville de Romans-sur-Isère aurait souffert du confinement. Il aurait été aigri par le confinement, ce qui expliquerait son passage à l’acte malgré des références évidentes à l’islamisme. Le confinement peut-il justifier un tel passage à l’acte ?

Absolument pas, naturellement. L’explication paraît particulièrement oiseuse et comique, si cela n’était pas aussi tragique et s’il n’y avait pas eu mort d’homme. Cela ne peut absolument pas justifier un tel acte.

Il était décrit comme timide, souriant, aimable et très discret. Le voisin idéal… Mais finalement, cela se termine en Allah akbar et en attentat. Tous les attentats commis sur le sol français semblent avoir tous exactement le même scénario…

Cela doit nous rappeler à plusieurs principes de réalité. D’abord, permettez-moi de rappeler que la lutte contre l’islam radical politique devrait se faire sur trois axes. Le premier axe est une question de politique étrangère. Il faut se souvenir en particulier que nous devrions plutôt appuyer ceux qui, en ce moment, mènent une véritable guerre contre les islamistes plutôt que de systématiquement les critiquer sans comprendre ce qui se passe sur le terrain. Je pense à l’armée syrienne avec l’appui russe.
Le deuxième axe est civilisationnel et beaucoup plus profond. Il faut absolument réenchanter le monde et réenseigner le roman national à tous les enfants dans ce pays, pour qu’ils tirent une fierté d’être Français. C’est alors qu’ils se nourriront profondément et pourront s’ouvrir aux autres et non pas de faire une bouillie pseudo-humaniste de pacotille, avec des discours d’ouverture à des personnes qui, pour une grande partie d’entre eux, n’ont rien à voir avec le conflit syrien. Je parle des personnes qui sont arrivées ces dernières années sur le territoire de l’Union européenne et dont une partie peut très bien être des agents dormants ou des gens qui sont dans ce qu’on appelle la taqîya. Par cette dissimulation, ils pourraient très bien chercher à poursuivre ce but politique qui consiste à établir sur la planète un nouveau califat, dans ce rêve complètement fou d’un retour aux temps rêvés autour du prophète. Beaucoup d’ouvrages sur la mort du prophète, sur les premiers califes et les ouvrages d’Adonis sur la violence de l’Islam devraient être lus par nos responsables politiques qui sont malheureusement totalement incultes.
Le troisième axe est beaucoup plus pratique. Ce serait d’avoir moins de naïveté et de sélectionner davantage les personnes à l’entrée du territoire national. On pourrait se souvenir que ce n’est pas parce que l’on vient d’une zone de conflit ou d’une zone où règne la misère qu’on est automatiquement animé des meilleures intentions du monde. Il serait bien de cesser de psychologiser à outrance.

Le confinement aggrave-t-il les pathologies des personnes souffrant de troubles psychiatriques ?

J’aurais trois niveaux de réflexion concernant cette question. Tout d’abord, je voudrais rappeler la grande abnégation et le grand travail effectué par les unités d’hospitalisation en psychiatrie. Leurs moyens sont comme toujours insuffisants. Je rappelle que la schizophrénie touche 1 % de la population générale. Toute famille peut être touchée. Pour la minorité de ces patients qui ont besoin de vivre à l’hôpital et ne peuvent pas vivre ailleurs, nous manquons de lits et de moyens. C’est très difficile pour eux, car ils ne peuvent plus pratiquer leurs activités habituelles et n’ont pas forcément les moyens psychiques de comprendre ce qui se passe, d’autant plus que les soignants portent des masques et pas eux. C’est donc très angoissant pour eux.
Le deuxième niveau de réflexion est celui des personnes plus fragiles qui sont contraintes au confinement. Même pour une personne solide qui vit dans 40m2 dans une banlieue sans possibilité de sortir avec deux enfants qui ont besoin d’être occupés, c’est évidemment très difficile. De ce fait, on peut donc craindre des décompensations en terme médical et la résurgence du fait de l’espace de conflits intra-familiaux qui étaient jusqu’à présent atténués.
Je tiens au troisième niveau de réflexion. Ce n’est pas pour autant qu’il faut absolument rentrer dans cette espèce de discours pseudo-humaniste qui consiste à créer des numéros d’urgence dans tous les sens. D’abord, nous n’avons pas assez de soignants et en plus cela n’est pas un exosquelette, comme pour la sécurité c’est-à-dire plus de policiers et plus de psychiatres, qui va remplacer l’absence de structures et de solidarité interne dans nos populations. On revient une nouvelle fois à la question culturelle. Il faut avoir des programmes exigeants intellectuellement aux heures de grandes écoutes sur les services publics de radio et de télévision. Il faut éviter d’abrutir notre population et de lui faire croire qu’elle peut avoir une satisfaction immédiate de tous ses besoins. C’est une grande politique culturelle qu’il faudrait mener.

On dit souvent qu’il y aura un avant et un après l’épidémie de coronavirus. Cet attentat nous rappelle les faiblesses de nos sociétés, avec l’absence de frontière ou de contrôle, et la délégation de nos services publics, comme la fabrication de médicaments ou la sécurité. À l’issue de ce confinement, notre société pourrait-elle changer ?

Depuis plusieurs années, une de mes préoccupations est celle de la politique des médicaments génériques. Finalement, cela encourage nos entreprises à ne faire que des copies, car elles n’ont pas forcément les moyens en investissement et en recherche. On revient à la question du plan tel qu’il était pratiqué en France auparavant. Je pense que mon ami Henri Guaino en parlerait plus savamment que moi.
Nous revenons aussi à la question des indicateurs économiques qui sont remis en cause, comme le produit intérieur brut qui a été inventé à la demande du président Roosevelt, au moment de la grande crise économique aux États-Unis pour mesurer les effets de la crise. On voit beaucoup d’économistes remettre en question son bien fondé. Cela revient surtout à considérer que tout ne peut pas être donné au marché. Dans ce que vous avez évoqué, il y a le principe d’externalisation qui a touché également nos armées. Je donne un exemple pour l’armée britannique qui en est revenue. Lorsque les obus tombent, un médecin militaire reste. En revanche, un médecin civil sous contrat s’en va et démissionne. Nos surveillants de l’administration pénitentiaire ont vu pour les transfèrements des sociétés privées prendre les contrats pour transporter les prisonniers. Il y a quelques années, des surveillants ont failli être tués parce qu’ils étaient seuls à l’arrière avec un détenu extrêmement violent qui a essayé de les saigner littéralement. Le chauffeur n’étant pas de l’administration pénitentiaire, il n’était ni armé ni capable d’intervenir. Cette crise doit nous faire revenir au régalien, à la remise en cause des indicateurs économiques et faire changer la vision de la croissance et de l’exploitation des matières premières. C’est un sujet très vaste. Je crains que l’actuel gouvernement ne soit pas équipé psychologiquement et intellectuellement pour le faire.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Philippe Bilger, sur l’affaire Mila : « On fait toujours une sauvegarde particulière pour ce qui concerne la religion musulmane parce qu’on a très peur d’être traité d’islamophobe »

Philippe Bilger Union des droites

Le procureur de la République de Vienne a annoncé – le jeudi 30 janvier – avoir classé sans suite l’enquête portant sur la nature des propos de Mila, l’adolescente menacée de mort pour avoir insulté l’islam sur les réseaux sociaux.

Voici les explications de Philippe Bilger :

Le procureur de la République de Vienne a annoncé, ce matin, avoir classé sans suite l’enquête portant sur la nature des propos de Mila. Elle avait pour seul objet d’exprimer une opinion personnelle à l’égard d’une religion. Entre-temps, Nicole Belloubet est revenue sur ses propos au sujet de l’atteinte à la liberté de conscience.
Comment analysez-vous tout cela ?

Il y a un double dysfonctionnement. Le procureur a très bien fait de classer la procédure, mais il aurait mieux fait de ne pas ordonner une enquête à l’encontre de Mila. Il a pris pour prétexte qu’il fallait connaître les motivations de ceux qui l’avaient traînée dans la boue et insultée.
Dans un premier temps, Nicole Belloubet a proféré une absurdité. Insulter une religion n’est pas porter atteinte à la liberté de conscience, puisque chacun est libre de croire ou de ne pas croire dans la religion. Je le dis d’autant plus volontiers que moi-même je n’aime pas qu’on insulte les religions. Dire que cela porte atteinte à la liberté de conscience est une absurdité. Personne n’est tenu, dans son for intérieur, d’aimer ou de détester une religion ou de ne pas en avoir.
Il y a un étrange mélange d’absurdité politico-judiciaire sur des sujets sensibles.

Est-ce propre à la religion musulmane ?

Je pense, en effet, qu’on fait toujours une sauvegarde particulière en ce qui concerne la religion musulmane parce qu’on a très peur d’être traité d’islamophobe. On crée parfois une sorte d’équilibre factice et artificiel entre toutes les religions. Jusqu’à nouvel ordre, le judaïsme n’a jamais créé de problème. Au contraire, les actes et les propos antisémites augmentent. C’est, d’ailleurs, un vrai souci. Le christianisme, et le catholicisme en particulier, est souvent traîné dans la boue. Il tend malheureusement souvent l’autre joue, mais c’est la conception dévoyée de l’islam qui crée des problèmes. Comme on a très peur, on n’a pas de courage intellectuel, médiatique et politique. On éprouve toujours le besoin de mettre les autres religions sur le même plan comme si elles posaient des problèmes. C’est une absurdité !

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Charlotte d’Ornellas : « Frédéric Fromet n’a pas besoin d’une protection policière pour s’attaquer aux cathos ! »

15/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
« Jésus est pédé… » : c’est avec cette chanson que, vendredi 10 janvier dernier, sur France Inter, l’« humoriste » Frédéric Fromet a cru drôle de se moquer des catholiques. Ce n’est pas la première fois que les chrétiens sont tournés en dérision sur cette radio d’État financée par les Français, comme en témoigne cette vidéo de Boulevard Voltaire.

Découvrez notamment les réactions de Gilles-William Goldnadel et Charlotte d’Ornellas.


Éric Zemmour : “C’est le grand effacement de l’Histoire pour correspondre au Grand Remplacement des populations”

02/10/2019 – FRANCE (NOVOpress)
En signe de soutien à Éric Zemmour, et parce que la liberté d’expression est au cœur de notre combat, nous avons choisi de vous faire revoir l’entretien qu’il avait accordé à Boulevard Voltaire, à l’occasion de la sortie de son dernier livre.

Éric Zemmour sans cris d’orfraie ni indignation orchestrée, c’est possible… Un entretien apaisé, sans tabou, passionnant et décapant. Écoutez-le !

Voici un extrait (découvrez l’entretien vidéo complet plus bas):

Vous avez déclaré dans votre livre que la France était une mourante qui regardait son millénaire de vie. Ce livre est-il le chant du cygne de la France telle que vous la connaissiez ?

Oui, mais c’est aussi la description de ce qui lui arrive. Je voulais montrer aux gens que tout cela était lié à une histoire millénaire et qu’il y avait des petites pierres comme dans le petit poucet qu’on pouvait retrouver à chaque fois. Certaines époques nous ressemblent de plus en plus.
Je retrouvais la phrase de René Girard dans son dernier livre qui disait :« nous devons entrer dans une pensée du temps où Charles Martel et les croisades seront plus proches de nous que la Révolution française et l’industrialisation du Second Empire ». Je trouve cette phrase très frappante. Lorsque je dis cela, on dit que j’ai des obsessions et que je ne pense qu’à l’Islam. Pourtant, ces paroles viennent de René Girard. Il a très bien compris que nous étions revenus dans un temps qui est celui des affrontements de civilisations entre chrétienté et islam, des guerres de religion et de la féodalité pré-Etatique.

2019 sera-t-elle Lépante ou Constantinople ?

Vous ne croyez pas si bien dire. Avez-vous vu que les seuls pays qui se révoltent contre l’islamisation sont les pays de l’Est ?
Ces pays de l’Est se révoltent, parce que la Hongrie a connu trois siècles d’occupation ottomane.
C’est un général polonais, Pilsudski, qui a arrêté les ottomans à Vienne en 1683. Il n’y a pas de hasard.
Cette histoire revient à une vitesse folle. Tout se remet en place pour nous rappeler à cette histoire.


Aude Mirkovic : « Les pouvoirs publics ont un double langage sur la gestation pour autrui ! »

Aude Mirkovic

11/09/2019 – FRANCE (NOVOpress)
À l’heure où les députés débattent du projet de légalisation de la PMA pour les femmes en couples et les femmes seules, franceinfo révélait, mardi matin, un projet de circulaire légalisant les enfants nés à l’étranger de GPA. Information démentie par le gouvernement.

Qu’en est-il réellement ?

Réponse d’Aude Mirkovic au micro de Boulevard Voltaire. L’occasion de faire le point avec elle sur les débats qui ont lieu à l’Assemblée nationale.