Le Royaume-Uni sort officiellement de l’UE ce soir à minuit !

31/01/2020 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Après dix années d’âpres négociations, le Royaume-Uni rejoignait la Communauté européenne, le 1er janvier 1973. Suivirent quarante années d’une histoire tourmentée due à la réticence de l’opinion britannique à clore « mille ans d’histoire ». Ainsi, le Royaume-Uni hésita constamment sur le degré de son investissement dans le processus communautaire. Son refus d’adopter l’euro en 1999 en est une illustration. En juillet 2012, les conservateurs, traditionnellement eurosceptiques, firent adopter une loi garantissant la tenue d’un référendum à l’horizon 2017. Ils souhaitaient ainsi sonder le peuple britannique sur une sortie éventuelle de l’UE. La date du référendum sur le Brexit fut fixée au 23 juin 2016 et, à la surprise générale, la sortie de l’UE l’emporta à 51,9%.

Ce vote plongera le Royaume-Uni dans une succession de crises avant la sortie effective de ce soir, 31 janvier 2020, à minuit. Le Premier ministre de l’époque, David Cameron, plaidant le « remain », dut démissionner. Theresa May, qui n’avait pas pris position, fut désignée par ses pairs pour mettre en œuvre le Brexit. Les négociations qu’elle entreprendra avec le représentant de l’UE Michel Barnier, aboutiront en novembre 2018 à un projet d’accord de retrait du Royaume-Uni de l’UE. Projet qui sera rejeté trois fois par le Parlement britannique entre janvier et mars 2019 et qui conduira à la démission de Mme May. Le 23 juillet 2019, Boris Johnson, partisan du Brexit, lui succédera. Sa position sera renforcée par la victoire massive du parti conservateur aux élections anticipées du 12 décembre 2019 qu’il avait convoquées.

Fort de ce succès, Boris Johnson parviendra à un nouvel accord de sortie du Royaume-Uni de l’UE, validé le 22 janvier 2020 par les députés britanniques, puis largement ratifié par le Parlement européen le 29 janvier avec 621 voix contre 49. Alors que les aménagements des conditions du Brexit restent à négocier, Boris Johnson a salué « un nouveau chapitre dans l’histoire de son pays ».

Quant à lui, le député Nigel Farage s’est illustré, lors de sa dernière intervention auprès du Parlement européen, par une critique acerbe de l’UE, qualifiant la sortie du Royaume-Uni de « début de la fin du projet européen ».

L’Europe d’après le Brexit, par Jean-Gilles Malliarakis

La victoire assez remarquable du parti conservateur ce 12 décembre permet d’entrevoir la solution du problème posé, depuis 3 ans par le vote des Anglais en faveur du Brexit.

La très large majorité dont disposera le gouvernement de Boris Johnson aux Communes lui permettra de négocier rapidement, et sans doute intelligemment, avec une Union européenne elle-même attentive à maintenir des liens nécessaires. Tout cela on peut l’espérer raisonnablement désormais.

Remarquons que la solidité des institutions britanniques, et notamment le mode de scrutin de la Chambre des Communes l’ont permis.

Certes, le gouvernement de Londres n’est pas entièrement sorti d’affaire.

Au plan intérieur, le résultat du vote prouve une fois de plus que c’est le camp le plus uni et le plus déterminé, en l’occurence celui du Brexit, qui l’a emporté, sur le camp divisé et incertain, celui du “remain” qui envisageait mollement un second référendum.

En revanche si l’on additionne et si l’on compare les suffrages en effet • d’un côté : 14 millions voix pour les conservateurs 365 députés + 640 000 voix au Brexit party + unionistes irlandais 240 000 voix 8 députés = 15 millions probrexit 373 députés • de l’autre : 10,3 millions voix travaillistes 202 députés mais aussi + 3,7 millions aux libéraux démocrates avec 11 députés + nationalistes écossais 1,2 millions 48 députés + 830 000 voix écolos 1 député + sinn fein irlandais 180 000 voix 7 députés + plaid cymru gallois 150 000 voix 4 députés = 16,3 millions voix antibrexit et 272 députés.

Non seulement, donc, la majorité des Britanniques a voté pour les partis antibrexit, mais les Écossais ont voté pour un parti favorable à l’indépendance cependant que 9 députés Nord-Irlandais sur 18 (Sinn Feiners + SDLP) sont favorables à l’unification de l’île pour la première fois depuis 1921.

Pour toutes ces raisons, on pourrait se féliciter cependant que pour l’essentiel désormais cela restera une affaire intérieure au Royaume Uni. Le partenaire de la négociation commerciale dispose des moyens politiques de trouver un accord, établissant une nouvelle relation avec l’Europe continentale puisque le peuple anglais a choisi de ne plus appartenir aux institutions communautaires.

Car, en dehors de la frontière irlandaise, tout cela n’interfèrera plus dans les questions graves que l’Europe doit résoudre.

La grande affaire sera désormais celle de la Défense commune.

Or, la nouvelle commission vient de procéder dans ce domaine à une avancée majeure.

D’une part le 4 décembre, Ursula von der Leyen était intervenue es-qualité au sein de l’Otan pour réaffirmer certes son respect et sa fidélité, saluant le rôle passé de l’institution issue du traité de Washington de 1949, en particulier de l’article 5.

“L’Otan est irremplaçable, mais ne peut intervenir partout. (…) Je voudrais tout d’abord dire que l’Otan, ce sera toujours l’article 5, la défense collective. L’Otan est la plus puissante alliance militaire au monde,” dit-elle, répondant implicitement aux affirmations tant soit peu provocatrices du président parisien.

Or, également elle se dit “convaincue qu’il y a des thèmes où je ne vois pas l’Otan, mais où il est nécessaire d’avoir l’Union européenne avec la capacité d’agir.”

70 ans plus tard, 30 ans après la dislocation du bloc de l’Est, s’impose la nécessité pour l’Europe de concevoir sa propre politique de sécurité et de s’en donner les moyens dans un délai de 5 ans.

Pointant un danger que l’on semble depuis trop longtemps se refuser à identifier comme une menace pour l’Europe entière elle a également reconnu avoir “de sérieux problèmes à discuter avec la Turquie“. L’évolution de la situation dans ce pays “exige des conversations très honnêtes, des deux côtés”. Or, “nous avons de graves problèmes en ce qui concerne le respect du droit international, le respect du voisinage, de la souveraineté et de l’intégrité des voisins”.

Enfin !

“Mon objectif” a-t-elle déclaré, en présentant les conclusions de la réunion du collège des commissaires [sera de] “créer l’Union de sécurité et de défense pour que l’Europe soit en capacité d’agir face aux crises.”

D’autre part, le 7 décembre, on découvrait que la présidente de la Commission mettait ses actes en conformité avec son discours.

On apprenait ainsi la création, rarissime à Bruxelles, d’une nouvelle Direction, chargée de la Défense et de l’Espace. On sort, de la sorte, de l’Europe des technocrates pour entrer, enfin, dans la sphère stratégique.

Ceci donne une force nouvelle à diverses initiatives des dernières années que l’on attribue à l’influence de certains commissaires de l’équipe Juncker-Mogherini, tels que le Français Barnier et, surtout : la Polonaise Bienkowska ou le Finlandais Katainen : quelques milliards pour la mobilité militaire, pour la recherche de défense, ou pour les projets Galileo et Copernicus, en tout plus de 30 milliards d’euros sur 7 ans. Ce n’était pas rien. Mais on passe à une vitesse supérieure.

Là aussi : enfin !

L’urgence en interpelle l’ensemble de nos pays. À nos frontières se pressent les dangers migratoires et terroristes, que l’on ne peut plus dissimuler, mais aussi d’autres menaces dans les domaines cybernétiques, industriels, technologiques, sécuritaires, ceux de la guerre hybride, face auxquels nos nations sauront l’emporter si elles s’unissent mais ne pourront que s’effondrer, submergées, si elles demeurent divisées.

Élections législatives anticipées en Grande-Bretagne : pari gagnant pour Boris Johnson

16/12/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Politologues, sondeurs, journalistes… la plupart étaient formels : acculé, le Premier ministre britannique serait balayé. On allait voir ce que l’on allait voir. Les conservateurs empêtrés dans le processus sans fin du Brexit perdraient la majorité absolue. Les Anglais fatigués des manœuvres politiciennes avaient ouvert les yeux et regrettaient leur vote. Un nouveau référendum serait probable qui aboutira à l’annulation du Brexit. Il n’en fut rien. Ce jeudi 12 décembre, les conservateurs ont gagné des dizaines de sièges supplémentaires assurant à Boris Johnson une confortable majorité tandis que le parti travailliste s’est effondré, y compris dans les circonscriptions ouvrières historiquement rouges.

Comment expliquer cette nette progression ?

Plusieurs facteurs entrent en compte. Avec 365 sièges sur les 650 de la chambre basse, le parti conservateur obtient son meilleur résultat depuis toujours, tandis que son adversaire travailliste enregistre sa pire défaite depuis 1935. Cette victoire sans conteste est tout d’abord celle de Boris Johnson : « brexiter » de la première heure, sa personnalité loufoque a pu jouer en sa faveur ainsi que la simplicité de son message « Get Brexit done » contrastant avec la dispersion de son principal rival Corbyn incapable de trancher la question du Brexit et de donner un cap au parti travailliste. A cela s’ajoute, le choix de Nigel Farage, vainqueur des élections européennes avec son Brexit party, de ne présenter des candidats que dans les circonscriptions travaillistes et de soutenir un maximum de candidats conservateurs. Stratégie payante qui a permis aux travaillistes « brexiters », qui ne voteront jamais conservateurs, de reporter leurs voix sur les candidats de Farage plutôt que de s’abstenir.

Une ombre au tableau pour Johnson : le raz-de-marée conservateur n’a pas franchi le mur d’Hadrien

En Écosse, le parti nationaliste (SNP), ancré au centre-gauche dans le paysage politique, a enregistré d’excellents résultats en remportant 48 des 55 sièges. Européiste, pro-LGBT, immigrationniste, le parti a revendiqué, par le biais de sa cheffe et Première ministre écossaise Nicola Sturgeon, le droit d’organiser un second référendum qui permettrait à l’Écosse de quitter le Royaume-Uni afin de rester pleinement dans l’Union européenne. Londres pouvant seul autoriser un second référendum, Boris Johnson n’a pas tardé à répliquer par une fin de non-recevoir. Un second front s’ouvre pour Londres : à l’extérieur, Bruxelles, à l’intérieur, Edimbourg.

Brexit : le ton monte entre le Royaume-Uni et l’UE

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Le Premier ministre britannique Theresa May avait déjà prévenu que son pays n’accepterait jamais de payer l’énorme facture que Bruxelles voudrait lui présenter pour le Brexit, soit entre 60 et 100 milliards d’euros.

Dans une interview publiée dans le Daily Telegraph samedi, Boris Johnson, le ministre des Affaires étrangères, va plus loin : si Bruxelles ne change pas de ton, le Royaume-Uni pourrait bien lui aussi présenter une facture estimée à 14 milliards de livres sterling au titre de ses parts dans les actifs et biens immobiliers de l’UE. Boris Johnson, qui avait milité pour la sortie de l’UE quand il était encore maire de Londres, a aussi averti ses partenaires européens que, s’ils s’entêtaient dans de telles revendications « absurdes » et « grotesques », le Royaume-Uni quitterait la table des négociations et opterait pour un Brexit « dur », c’est-à-dire sans traité.

L’élection d’Emmanuel Macron en France pourrait bien ne pas arranger les choses dans l’approche idéologique de la négociation sur le Brexit côté européen. Le nouveau président français, partisan de négociations très dures sur le Brexit, avait déclaré en mars dans le magazine Monocle que la décision prise par les Britanniques de quitter l’UE était un « crime » et que la Grande-Bretagne allait tomber en état de « servitude ». Le Parlement européen, de son côté, s’est choisi comme négociateur pour le Brexit un de ses européistes les plus fanatiques : l’ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt, actuel président du groupe libéral (ADLE).

Cette ligne dure risque d’avoir de lourdes conséquences pour les entreprises des deux côtés de la Manche et aussi pour les quelque trois millions de résidents européens au Royaume-Uni, parmi lesquels plus de 300 000 Français. Ces résidents étrangers, pour beaucoup originaires de l’ex-Europe de l’Est, sont la priorité du Groupe de Visegrád (Pologne, Tchéquie, Slovaquie et Hongrie) dont les ministres aux Affaires européennes ont déclaré jeudi à Londres refuser toute stratégie punitive dans les négociations sur le Brexit.

D’autres pays attachés au libre-échange, comme l’Irlande, les Pays-Bas et les pays nordiques, ne voient pas d’un trop bon œil cette volonté de mener la vie dure aux Britanniques plutôt que de rechercher la préservation des intérêts mutuels.

Même en Allemagne, dont le Royaume-Uni est le troisième marché à l’exportation, la communauté des affaires commence à s’inquiéter à haute voix du risque d’absence d’accord avec Londres.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 16 mai 2017

Franxit ? OUI !

14/03/2016 – FRANCE (Présent 8566)

La possibilité accordée aux Britanniques de se prononcer pour ou contre l’appartenance de leur pays à l’Union européenne fait des envieux. Ceux qui voudraient en bénéficier en Europe, ce sont d’abord les Français. C’est ce qui résulte d’une enquête de l’université d’Édimbourg effectuée le mois dernier auprès de 8 000 électeurs dans six pays : Allemagne, France, Pologne, Irlande, Espagne et Suède.
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53 % de nos compatriotes souhaitent qu’on leur demande s’ils veulent continuer la folle course vers « une union toujours plus étroite », selon la formule des traités européens. Les Français sont les seuls à être majoritairement partisans d’une telle consultation pour leur pays (45 % en Allemagne, 47 % en Espagne, 49 % en Suède, 39 % en Pologne…) Cette étude, publiée le 10 mars, est la première à interroger les opinions publiques européennes à l’occasion de la consultation au Royaume-Uni.

Si les Français sont majoritairement en faveur d’un référendum au sujet du Franxit, ils sont aussi les plus favorables à la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE. Comme si, faute de bénéficier du même droit, ils se réjouissaient de celui de leur voisin. Fort logiquement, c’est en France que l’on souhaite le plus mettre fin à la liberté de circulation en Europe.
C’est aussi chez nous que 53 % de nos concitoyens veulent réduire l’accès aux aides sociales des étrangers. Au moins que l’on obtienne le peu que les Britanniques ont arraché au Conseil européen, à savoir un délai de quatre ans avant que ces étrangers aient les mêmes prestations que les nationaux !

La classe politique française ne s’émeut guère du vœu des Français. Quoique les dirigeants des partis n’aient que les mots « démocratie », « concertation », « respect » à la bouche, aucun ne songe à interroger les électeurs pour savoir ce qu’ils veulent, sauf le Front national qui annonce un référendum sur l’euro, lié à l’UE. Ces mêmes partis s’étonnent ensuite de la montée en puissance des souverainistes, des nationalistes, qu’ils appellent « populistes » de façon péjorative. En l’absence de consultation directe, ceux qui veulent exprimer leur refus de cette Europe-là votent pour les formations qui la récusent.

Mais il est vrai que cette même enquête révèle aussi qu’en cas de référendum, 45 % des Français voteraient pour rester dans l’UE, 33 % pour quitter (22 % sans opinion). Que les eurocrates ne s’en réjouissent pas trop vite ! Ils ont la mémoire courte. Rappelons que, lors du référendum sur la Constitution européenne, selon les sondages le oui l’emportait massivement en octobre 2004, à 69 % contre 31 % pour le non.
Six mois plus tard, en avril 2005, c’est le non qui faisait la course en tête 54 % contre 46 % pour le oui, ce qui correspondra au verdict final le mois suivant. Pour ce qui est du traité de Maastricht, le oui ne l’emporta que sur le fil, alors qu’au début de la campagne il était massivement plébiscité.
Il est sûr que l’annonce officielle d’un référendum sur l’appartenance à l’Union européenne, en faisant renaître l’espoir, susciterait un élan vers l’émancipation de la tutelle bruxelloise. À ceux qui en doutent, socialistes, centristes, républicains, nous disons « chiche ! ». Hélas, ils ne se risqueront pas à proposer un référendum…

Guy Rouvrais

« Frexit », migrants : les sondages nous donnent raison

Source : Boulevard Voltaire

Deux enquêtes récemment publiées font état du profond décalage entre les discours des élites au pouvoir et les préoccupations du peuple.

Deux enquêtes récemment publiées font état du profond décalage entre les discours des élites au pouvoir et les préoccupations du peuple. La première, menée par l’université d’Édimbourg et le cercle de réflexion allemand D/part, traite du rapport qu’entretiennent les Européens avec l’Union européenne. La seconde, rendue par l’IFOP, étudie l’opinion des Français par rapport à l’immigration. Dans ces deux enquêtes, les Français interrogés donnent raison aux eurosceptiques et aux opposants à l’immigration de masse.

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Les immigrés ont une place d’importance dans la partie d’échecs entre la France et l’Angleterre

04/03/2016 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Hier se tenait le sommet franco-britannique annuel réunissant François Hollande et David Cameron. Bien sûr, la question brûlante de cette rencontre portait sur le Brexit qui risque de bouleverser le visage de l’Union européenne. La veille, Emmanuel Macron avait fait planer une menace en affirmant que si la relation entre l’Angleterre et le reste de l’UE se rompait, « les migrants ne seraient plus retenus à Calais ».
De plus, le ministre de l’Économie a subodoré qu’en cas de Brexit, le Royaume-Uni n’aurait plus un accès complet au marché unique et que Paris pourrait inciter les services financiers à quitter le Royaume-Uni pour la France. Dans une telle situation, les immigrés sont une masse bien utile pour le gouvernement français et le Brexit un bon moyen pour s’en débarrasser.
François Hollande a cependant affirmé que ce n’était pas à la France de faire pression sur les Britanniques pour dicter leurs choix.

De la crise migratoire au Brexit : l’Union européenne en voie d’atomisation

Source : Boulevard Voltaire
Schengen n’est déjà qu’un vague souvenir. L’Euro s’effondre progressivement. Les nations libres s’imposent comme la solution d’avenir, la solution logique.

Le premier coup dur porté à la construction européenne fut le référendum volé de 2005. Une large majorité de Français avaient refusé le traité établissant une Constitution pour l’Europe, avant d’être trahie, peu de temps après, par Nicolas Sarkozy. Échaudés, les télégraphistes de Bruxelles (pardon, les gouvernants français) n’ont, depuis lors, plus présenté de référendum au peuple. Quand le peuple vote mal, on ne le fait plus voter.

L’Allemagne porte la responsabilité du démantèlement prévisible de l’Union européenne. En cause, sa politique égoïste et irresponsable dans tous les domaines : immigration, économie, défense et énergie. Quant à la France, elle est coupable de faiblesse. Soumis, les dirigeants français n’ont eu de cesse de faire des cadeaux à Berlin. Tout s’est accéléré sous la présidence de François Mitterrand, lequel, européiste acharné, craignait que l’Allemagne réunifiée ne se tourne irrémédiablement vers l’Est.

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Brexit pour les dupes

22/02/2016 – EUROPE (Présent 8551)

David Cameron était allé à Bruxelles pour participer au Conseil européen, avec mission de défendre les intérêts des Britanniques en secouant la tutelle bruxelloise, il en est revenu en petit télégraphiste de ses pairs pour convaincre ses compatriotes de rester au sein de l’Union européenne en votant oui au référendum. Pour cela, il faut qu’il ait lui-même l’air convaincu. Il a donc essayé, dès son retour, de démontrer qu’il avait gagné sur toute la ligne… ou presque, et la face de l’Union allait en être changée, comme celle des îles britanniques.
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Le Premier ministre a assuré aux sujets de Sa Majesté que l’accord « nous donne le meilleur des deux mondes », le beurre et l’argent du beurre, les avantages de l’UE sans les inconvénients : « Le Royaume-Uni ne fera jamais partie d’un super État de l’Union européenne, le pays n’adoptera jamais l’euro, nous ne participerons pas aux parties de l’Union qui ne fonctionnent pas. » Il peut donc faire campagne pour le oui, ses revendications ont été satisfaites. Mais cela, c’est un discours à usage interne…

Tout est changé, dit-il. Rien n’est changé, répondent ses homologues. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a certes déclaré que l’accord « renforce le statut spécial de la Grande-Bretagne dans l’Union européenne. Pas glamour, mais sans concession sur les valeurs fondamentales de l’Europe ».
Et sans « dérogation aux règles » européennes, s’est empressé d’ajouter François Hollande, qui a précisé : « Il n’y a pas de révision prévue des traités et de droit de veto du Royaume-Uni sur la zone euro, ce qui pour la France était très important. » Est-ce donc l’histoire du verre à moitié vide ou à moitié plein ? Non, il s’agit d’un marché de dupes : en échange d’un engagement ferme du Premier ministre britannique de soutenir le oui, il n’a reçu que des promesses conditionnelles, à l’accomplissement lointain ou hypothétique.

Parmi ses revendications, il y avait l’abrogation, ou au moins la réduction, du versement des allocations familiales pour les travailleurs européens dont les enfants sont restés au pays. Accordé ! Mais l’adoption définitive dépend du vote du Parlement européen qui n’interviendra qu’après le référendum du 23 juin ! Quant au veto des parlements nationaux sur les projets européens, il se traduit par ceci : quand 16 de ces 28 parlements nationaux s’accorderont pour contester un texte de la Commission contraire au principe de subsidiarité, à ce moment-là, figurez-vous que l’accord prévoit de déclencher… « une discussion approfondie » (sic) au Conseil.
C’est tout !

David Cameron demandait d’échapper à l’engagement vers une « Union toujours plus étroite », l’un des piliers de la construction européenne. Il a obtenu cette exemption. Laquelle sera effective quand elle sera intégrée au traité européen lors d’une prochaine révision à une date inconnue… si révision il y a. Ce qui signifie que la Grande-Bretagne est toujours soumise à cette clause. David Cameron voulait un délai de quatre ans pour les ressortissants de l’UE au Royaume-Uni avant de bénéficier des aides sociales, il n’a obtenu qu’une limitation de ces aides.

Il est douteux qu’avec un tel bilan, Cameron convainque ses concitoyens de dire oui à cette Europe-là, alors que le non a le vent en poupe. Le Brexit est pour bientôt.

Guy Rouvrais

Pour le maire de Londres, les djihadistes sont des “tocards” sexuellement frustrés

31/01/2015 – LONDRES (NOVOpress)
Habitué des coups d’éclat, Boris Johnson a fait de nouvelles déclaration fracassantes dans The Sun. Pour le maire de Londres, il est important de “démythifier” les djihadistes.

“Si vous regardez le profil psychologique des poseurs de bombes, c’est typiquement le genre de personne qui regarde des films pornos. Oui, des branleurs qui pratiquent la masturbation intensive” (…) Leur incapacité à nouer des relations normales avec les femmes est l’indice qu’ils se considèrent comme des ratés, persuadés que le monde entier est contre eux”

La semaine dernière, Boris Johnson avait aussi suscité la polémique en posant pour la presse allongé en costume, armé d’un fusil d’assaut AK-47, aux côtés de combattants peshmergas dans les montagnes du Kurdistan.


Islam : Le maire de Londres Boris Johnson menacé sur Twitter

Islam : Le maire du Londres Boris Johnson menacé sur Twitter

23/01/2015 – LONDRES (NOVOpress) – Alors qu’il rend visite en Irak aux troupes britanniques entraînant les combattants kurdes contre l’État Islamique, et prenant la pose kalachnikov à la main, le populaire maire de Londres Boris Johnson s’est vu menacé sur Twitter par un sympathisant de l’EI : “Un jour, ISIS le capturera à Londres et l’enverra en enfer”.

Alors que de l’Europe entière, y compris d’Angleterre, des voix s’élèvent pour dénoncer l’imposture du multiculturalisme et l’influence grandissante de l’islam dans nos sociétés, cet avertissement est à prendre au sérieux. En mai 2013, un soldat britannique a été décapité à la machette et au hachoir par deux immigrés à Woolwich, dans le sud-est de Londres, qui ont tenu auprès des témoins de la scène des propos fondamentalistes islamistes avant d’être blessés par la police, et arrêtés.