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VTC Uber 2

Les VTC ou l’immigration au service de la frivolité des bobos, par Louis Brequin

05/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Hier, l’intersyndicale des chauffeurs de VTC a appelé au boycott de la célèbre plateforme Uber pour protester contre les conditions de travail et de rémunération. Ce nouvel épisode du bras de fer opposant Uber et ses chauffeurs n’est que le énième d’une longue série commencée en décembre 2016 par une grève qui avait fait grand bruit. Il faut admettre que le métier de conducteur de VTC n’est pas une sinécure : ainsi la CFDT VTC évalue à 7 € nets de l’heure le salaire d’un conducteur, sans aucune protection sociale. Beaucoup de chauffeurs travaillent jusqu’à 60 heures par semaine et souvent de nuit. Sans verser dans la dialectique marxiste, force est de constater que ces conditions de travail se rapprochent de l’exploitation.

Le chauffeur de VTC est en quelque sorte le dernier avatar en date de l’ilote moderne, forçat de la société contemporaine. Et ce jusqu’à la caricature.

Chauffeurs VTCQuiconque a déjà emprunté des VTC a pu s’apercevoir que les conducteurs sont en très large majorité issus de l’immigration. On les suppose venus des banlieues difficiles et sans grande perspective professionnelle. Les clients affichent souvent un même profil : celui d’un jeune Blanc, habitant en centre-ville, appartenant à une catégorie socioprofessionnelle aisée (CSP+ comme on dit), qui mène une vie insouciante et festive et commande un Uber après s’être bourré la gueule en soirée afin de rentrer tranquillement chez lui en roupillant sur la banquette.

C’est ce même citadin, bourge ou bobo, qui forme le gros des rangs des partisans d’Emmanuel Macron, de l’Uberisation de l’économie et de la politique « festivus festivus » d’Anne Hidalgo à Paris. Celui-là même qui ne souffre pas de la racaille de banlieue dans son centre-ville surprotégé (3,2 fois plus de policiers par habitants à Paris intra-muros qu’en banlieue en moyenne) et dont les seules fréquentations allochtones de sa vie, après avoir contourné la carte scolaire pendant le collège et le lycée, seront les fils de bonnes familles occidentalisées de Rabat ou Tunis venus faire leurs études supérieures dans les mêmes écoles de commerce qu’eux.

VTC ClientIl ne voit chez les jeunes immigrés défavorisés que le chauffeur de VTC, le livreur Deliveroo ou encore le videur de son bar favori. Bref, autant de personnes payées des clopinettes pour assurer le confort et le divertissement des « jeunes urbains branchés », ces services n’existant pas en dehors des métropoles aux loyers inabordables pour les classes moyennes et populaires.

S’il plébiscite l’immigration, ce n’est pas parce que son intelligence supposément supérieure lui permet de comprendre à quel point elle serait une richesse pour la France, mais tout simplement car elle sert ses intérêts.

Il se veut bon et généreux et proclame haut et fort sa mansuétude envers ses concitoyens immigrés, mais qu’elle soit sincère ou non, il s’agit plus là d’un moyen de faire oublier tous les bénéfices qu’il en retire honteusement sur leur dos. Dans leurs rapports, il s’imagine mettre en pratique un vivre-ensemble harmonieux, oubliant un peu vite que l’aspect commercial de leur relation oblige l’immigré à rester courtois et sympathique (Uber notamment est impitoyable à ce niveau-là). A la moindre incartade, les penchants naturels des uns et des autres reprennent le dessus comme l’illustre ce fait divers, survenu le 24 Mars à Lyon et relaté par Le Progrès, emblématique du décalage entre de jeunes immigrés se faisant justice eux-mêmes en usant d’un rapport de force et des bobos nonchalants tétanisés par la violence.

C’est celui-là, enfin, qui affirme avec autorité à qui veut l’entendre la fameuse antienne qui voudrait que « les immigrés font le travail que les français ne veulent plus faire ». Aveuglé par son égocentrisme, il n’a pas conscience qu’il prend son cas pour une généralité, lui qui refuse de mettre les mains dans le cambouis après son Master en sociologie.

Car si cette constatation est sans doute partiellement valable pour les grandes métropoles, quiconque ferait l’effort de se rendre dans cette France périphérique cernée avec justesse par Christophe Guilluy découvrirait que oui, on trouve encore des Français de souche besogneux travaillant sur les chantiers, dans les usines ou à l’entretien des bureaux. Et comme ce sont ceux-là même qui supportent le Front national, il serait donc malvenu de les taxer d’inconséquence lorsqu’ils réclament une limitation de l’immigration.

Louis Brequin

Hijab Day à Sciences Po : plus c’est con, plus ça fait du buzz

21/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Lilly Mullot, Laetitia Demaya et Anaïs Khaldi peuvent être satisfaites : leur opération Hijab Day – Un voile pour une journée, qu’elles avaient organisée à Sciences Po, a parfaitement fonctionné. Sur le plan médiatique s’entend. Durant toute la journée d’hier, Sciences Po a été assailli par les journalistes venus recueillir les commentaires des étudiants sur cette opération menée au nom d’une sorte de féminisme antiraciste exprimé en orthographe « genrée » : « Voilé.e.s, pas voilé.e.s, tou.te.s égales/égaux. »

Le principal mérite de cette Journée du hijad, que le Front national de Sciences Po a été le premier à dénoncer, aura été de confirmer ce que l’on savait déjà : plus c’est con, plus ça fonctionne. Il s’est ainsi trouvé des étudiantes de Sciences Po, supposées constituer la future élite de la nation, pour se recouvrir et expliquer doctement (mais confusément) qu’elles manifestaient ainsi leur solidarité avec des minorités forcément opprimées. Il s’est trouvé des responsables étudiants, comme Arthur Moinet, le vice-président de l’Unef de Sciences Po, pour défendre cette initiative – c’est le même qui avait lancé, en 2014 à Nantes, la Journée de la jupe. Et il s’est trouvé une direction de Sciences Po, fidèle à l’impulsion donnée par Richard Descoings, pour manifester sa compréhension à l’égard de cette initiative, ce qui a conduit Eric Ciotti, député (LR) des Alpes-Maritimes, à demander sa démission.

Frédéric Mion, le direction de l’Institut d’études politiques de la rue Saint-Guillaume, a dû goûter cette provocation tellement parisienne : il était auparavant secrétaire général de Canal +. Bref, comme dit Alice, c’était « cool ». S’il manquait une preuve de l’échec absolu de l’Education nationale à former les jeunes Français, on l’a eue.


Le “Hijab Day” divise Sciences Po Paris par leparisien

FN Sciences Po Hijab Day

Journée sans voiture … mais avec beaucoup de propagande

30/09/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
La mairie de Paris et Airparif, qui mesure la pollution dans la capitale, n’ont pas la même analyse de la « journée sans voiture ».

Sur le site de la mairie de Paris, on peut lire en grosses lettres : « Gros succès pour la première Journée sans voiture ! »
Des vélos, des rollers, des sportifs… Dimanche 27 septembre, les rues de Paris « libérées des voitures étaient rendues aux Parisiens, et ils en ont bien profité! Record historique pour Vélib’, un quart de véhicules en moins dans Paris intra-muros, une baisse sensible de la pollution atmosphérique, moins de bruit… le bilan de cette première journée sans voiture se révèle plus que positif.
Une journée sans voiture ouverte par Anne Hidalgo sur les Champs-Élysées sous l’œil intéressé des maires de Bruxelles (Belgique), São Paulo (Brésil) et Bristol (Grande-Bretagne).

La mairie de Paris a eu beau jeu de prendre quelques axes emblématiques et fermés à la circulation pour montrer la baisse de la pollution. Sur le site Airparif, les données générales ont de quoi doucher un peu l’enthousiasme bobo de la maire de Paris, puisque ce fameux dimanche a été le jour le plus pollué de la fin de semaine, comme on peut le constater sur le graphique ci-dessus…

Vu sur Twitter

Politiquement correct : débaptisons le Cap Nègre !

13/06/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Dans la série « politiquement correct et ridicule », nous évoquions hier l’affaire du slogan raciste quand il est lu à l’envers, et il y a peu de temps celle du quartier de la Négresse. André Bercoff revient avec humour et mordant sur l’hystérie antiraciste.

 

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Les bobos ! Tribune de Vincent Revel

Les bobos ! Tribune de Vincent Revel

Pour clarifier ce que j’entends par bobo, je vais reprendre la définition qu’Alain Finkielkraut nous donne dans son ouvrage L’identité malheureuse. Le bobo, « nouveau type humain », est né avec Mai 68. « Comme son nom l’indique, celui-ci n’est pas né de rien, mais du croisement entre l’aspiration bourgeoise à une vie confortable et l’abandon bohème des exigences du devoir pour les élans du désir, de la durée pour l’intensité, des tenues et des postures rigides, enfin, pour une déconstruction ostentatoire. Le bobo veut jouer sur deux tableaux : être pleinement adulte et prolonger son adolescence à n’en plus finir. »

Ce qui veut dire que le bobo se croit être cool, attaché au camp des gentils puisque partisan sans condition du multiculturalisme et progressiste jusqu’au bout des ongles. De ce fait, il est plus que prévisible car il se veut non conformiste alors qu’en réalité son discours et son attitude correspondent à la pensée unique. Il est dans l’air du temps tout en se voulant rebelle. Il déteste plus que tout l’histoire de son peuple. Son péché mignon ultime est de se définir citoyen du monde. C’est un adepte du sans-frontiérisme, souvent proche du sans-papiérisme.

Comme le dit Régis Debray dans son Eloge des frontières, il adhère sans restriction à « une idée bête qui enchante l’Occident : l’humanité, qui va mal, ira mieux sans frontières. » Ces dernières sont devenues à sa vue un blocage insupportable au grand melting-pot et aux échanges de marchandises, de capitaux et de personnes soi-disant librement consentis. Paradoxalement, le bobo, malgré son militantisme pour le droit à la différence, vit pour une globalisation uniformisante. L’exotisme est pour lui un exutoire car c’est un grand sentimental dans une version télé-réalité pour les riches.

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Le Nouvel Obs en pleine « crise existentielle »

Le Nouvel Obs en pleine « crise existentielle »

16/03/2014 – PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
Rien ne va plus dans la presse bobo. Après Libé, au bord de la faillite, c’est le Nouvel Observateur qui est à son tour dans la tourmente.

Directeur de l’hebdomadaire depuis 2011, Laurent Mouchard – dit Laurent Joffrin – a donné sa démission mercredi. Directeur de la rédaction en 1988 à la suite de Franz-Olivier Giesbert (actuel PDG de SEBDO Le Point après un passage au Figaro), Joffrin-Mouchard a effectué dans les années suivantes deux allers-retours à Libération avant de revenir au Nouvel Obs. Confronté à une chute de ses ventes, le journal vit, selon Le Point « une crise existentielle ».

Pierre Bergé, Xavier Niel et Mathieu Pigasse, déjà propriétaires du Monde, et qui seraient sur le point de prendre le contrôle de Libération, viennent de rentrer à hauteur de 66% dans le capital du Nouvel Observateur

Crédit photo : Pranav Bhatt, via Flickr, (cc).

Russie : qu’est-ce que la « creativny class » ? Par Élie Martin

Russie : qu’est-ce que la « creativny class » ? Par Élie Martin

Les 27% d’Alexei Navalny aux élections municipales de Moscou furent son moment de triomphe. Comparable au « bobo » (bourgeois bohème) français, le « creativny class » se caractérise par son individualisme forcené, son absence d’idées politiques et de compréhension des grands enjeux internationaux.

Peu cultivé, il rêve d’une Europe qui n’existe pas et qu’il pense avoir découvert lors de ses vacances dans le sud de la France. La situation sociale réelle en France, il ne la connait pas, d’ailleurs il s’en moque éperdument, comme celle d’ailleurs, de ses concitoyens russes moins privilégiés que lui. Capable de passer ses vacances en Grèce sans se rendre compte que le pays est en crise, il en revient plein de ressentiments contre la Russie où le climat est beaucoup moins favorable. C’est aussi à cela que l’on reconnait le « bobo » russe, ou plutôt le « novi Russki » des années 2010 : il déteste son pays et son peuple, tout comme le « bobo » français.

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Zoom sur cette étrange nébuleuse qui fait tant de vagues aujourd’hui

Zoom sur cette étrange nébuleuse qui fait tant de vagues aujourd’hui

30/05/2013 – 10h00
PARIS (via Belle et Rebelle) – On croyait bien qu’ils n’existaient plus, ou presque. Qu’ils ne se résumaient qu’à quelques arriérés complexés qui se cachaient dans les églises une heure chaque semaine, et qui trouvaient encore le moyen de se chamailler. Mais voici qu’on les découvre nombreux, assumés et forts au point de peut-être avoir un poids politique, au point d’être capables de foutre le bazar dans les rues de notre beau pays de France ! Vous l’aurez compris, je veux parler des cathos !

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