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Intersectionnalité anti-Blancs

Enseigner la haine du Blanc, par Caroline Parmentier

Après le festival « afroféministe » Nyansapo, après le camp d’été « décolonial », le stage de profs interdit aux Blancs. Le faux antiracisme s’affirme de plus en plus ouvertement comme ce qu’il est : un authentique racisme anti-blanc.

Jean-Michel Blanquer porte plainte contre la tenue d’un stage d’enseignants interdit aux Blancs, organisé en Seine-Saint-Denis par SUD-éducation 93. Parmi ces fauteurs de guerre civile, on retrouve toute la clique habituelle des racistes et des islamo-collabos : le syndicat SUD, le CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France), les compagnons de route des Indigènes de la République, Nacira Guénif, vice-présidente de l’Institut des cultures d’islam ou encore Marwan Muhammad (qui revendique le droit de se battre en France « pour que notre pays devienne musulman dans les trente ou quarante prochaines années »). Muhammad tiendra une conférence sur l’islamophobie dans l’éducation nationale. Il ne manque que Danièle Obono.

Intitulé « Au croisement des oppressions – Où en est-on de l’antiracisme à l’école ? » et prévu les 18 et 19 décembre, le stage syndical de SUD-éducation 93 prévoit des ateliers et réunions réservés aux « personnes racisées » c’est-à-dire non accessible aux Blancs : « Outils pour déconstruire les préjugés de race, de genre et de classe » et « Atelier récit d’expérience : quelle vie professionnelle pour les enseignant-e-s racisé-e-s ? ». En écriture inclusive of course. Il est particulièrement rassurant d’apprendre que 70 professeurs dont on imagine la bonne influence et le genre de savoir transmis aux élèves, sont déjà inscrits.

« On parle de non-mixité raciale, de blanchité, de racisés […] les mots les plus épouvantables du vocabulaire politique sont utilisés au nom soi-disant de l’antiracisme alors qu’ils véhiculent évidemment un racisme », a réagi le ministre de l’Education devant l’Assemblée nationale. « C’est pourquoi, puisque ce syndicat a décidé de parler aussi de racisme d’Etat, j’ai décidé de porter plainte pour diffamation à l’encontre de SUD-éducation 93. »

Le syndicat national SUD a apporté tout son soutien à sa section de Seine-Saint-Denis, assurant que « le ministre de l’Education n’a pas à intervenir sur le contenu des stages syndicaux ». Inutile de préciser que le premier syndicat de droite qui aurait appelé à une réunion interdite aux Noirs, aurait été immédiatement interdit et dissout, ses responsables lynchés dans les médias et traduits en justice. Marine Le Pen qui a salué l’intervention salutaire du ministre, a demandé des « sanctions exemplaires » contre « les professeurs fautifs ».

L’article annonçant le stage ségrégationniste a été publié sur le site internet de SUD-éducation 93 le 19 octobre, mais il a fallu attendre le 20 novembre, un mois plus tard, pour qu’il suscite des réactions, d’abord via les réseaux sociaux. Repéré dans un tweet par Nassim Seddiki, secrétaire général du Printemps républicain, il a été repris par le toujours très vigilant Fdesouche, qui en a fait un article qui a largement circulé. Dans cette gauche qui s’écharpe sur le racisme antiraciste, la Licra condamne les ateliers interdits aux Blancs mais également l’utilisation du terme « racisé » dans le programme : « Nous refusons d’étiqueter les enfants des écoles de la République et leurs enseignants en fonction de critères dignes d’une exposition coloniale. »

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 23 novembre 2017

Chard douze élèves profs

Douze élèves par classe… et Brigitte comme prof ?, par Caroline Parmentier

C’était la promesse éducative phare de Macron. Et l’on sait que Bribri, ancien professeur de Français, y tient beaucoup. Une fois de plus après 40 ans d’échec de la politique d’éducation, de milliards bazardés, les crédits et les moyens vont être débloqués sur un seul secteur : les banlieues ethniques.

Les classes de CP à 12 élèves (pourquoi 12 plutôt que 11 ou 13 ?) devraient ainsi ouvrir aux Mureaux, à Mantes-la-Jolie, à Poissy et à Trappes. Mais aussi dans le Nord (114 écoles) le Rhône, le Var, le Vaucluse, le Tarn-et-Garonne, la Seine-et-Marne… A terme cette mesure doit concerner l’ensemble des classes de CP et de CE1 dans « les quartiers défavorisés et très défavorisés ». Mais pour septembre, l’effort se concentre sur les CP dans les « réseaux d’éducation prioritaires renforcés » (REP +) soit environ 2 500 classes.

Et déjà, de toute part, on ne voit pas du tout comment faire concrètement pour le manque de locaux et d’enseignants. Quand il n’y a aucune salle disponible, il pourrait y avoir dès lors deux enseignants en train de faire cours en même temps dans la même salle. Se pose la question du bruit, de la classe de 24 et de la « bonne entente » entre les deux enseignants, où est réellement l’avantage ?

Le ministre a annoncé 2 500 postes consacrés à ces dédoublements de classes pour septembre 2017. Mais il joue sur l’ambiguïté : il ne s’agit pas à proprement parler de créations de postes. Ils seront prélevés sur les 4 000 postes budgétés dans le primaire pour la rentrée prochaine par l’équipe Vallaud-Belkacem. Mathématiquement, des écoles vont perdre des postes réaffectés dans les CP de REP +. 

A noter que jamais aucun président ni ministre ni député ne met jamais ses enfants ni petits-enfants dans ces écoles qu’ils ont contribué par leur politique d’immigration à surcharger d’enfants étrangers. Ils préfèrent les inscrire dans un bon privé bien coûteux d’un tout autre ghetto. Pourquoi ? Puisque c’est une si bonne idée et un si beau projet et qu’il faut accueillir et scolariser encore et encore les migrants par centaines de milliers ? Le vivre-ensemble c’est bon pour les autres.

Il y a trente ans déjà en 1996, le maire de Montfermeil Pierre Bernard avertissait : « Avec 80 % des enfants de maternelle de 38 nationalités différentes qui ne parlent pas le français ou parlent en dialecte, on va droit dans le mur. »

C’est quoi l’étape suivante pour ne surtout pas reconnaître que cette intégration à marche forcée est un échec dramatique ? Un professeur par élève et par classe ?

Caroline Parmentier

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 28 juin 2017