Privilège blanc, déconstruction d’une imposture

privilège blanc

Qui avait entendu parler du privilège blanc avant que le mouvement Black Lives Matter, à la suite de la mort de George Floyd, en 2020, ne lui donne une audience internationale ? Pas grand monde en vérité. Un mort plus tard (et des centaines de manifestations), tout le monde en parle et ne parle même plus que de cela. Comment en sommes-nous arrivés là ? C’est l’objet même du livre de Georges Guiscard : « Le privilège blanc. Qui veut faire la peau aux Européens ? », paru à la Nouvelle Librairie sous le parrainage de l’Institut Iliade. Une enquête fouillée, première du genre, qui sort à point nommé.

ÉLEMENTS : On n’a jamais autant parlé de privilège blanc. Or, on en connaît mal la généalogie et la nature. Quels en sont les penseurs, les militants, les soutiens, les idiots utiles ?

GEORGES GUISCARD : Le premier à employer l’expression est le militant communiste américain Theodore W. Allen. Dans un ouvrage publié en 1975, il affirme que le concept de race blanche est une « invention » visant à diviser les travailleurs dans les plantations coloniales : un sentiment de « privilège de la peau blanche » aurait permis de créer une hiérarchie.

En 1988, la féministe antiraciste Peggy McIntosh popularisa l’expression en la reprenant dans son essai « White Privilege: Unpacking the Invisible Knapsack ». Elle y liste une série d’avantages liés à sa peau blanche, invisibles à ceux qui en bénéficient – Allen parlait déjà « d’angle mort blanc » –, comme la couleur des pansements qui rappelle que la norme, en Occident, est d’avoir la peau blanche.

McIntosh explique qu’elle pensait naïvement que « le racisme ne pouvait exister que par des actes individuels de méchanceté » avant de comprendre que le racisme est en fait un « système invisible » dont on jouit « de par sa naissance ». C’est l’idée centrale de cette théorie : l’Occident tout entier se serait construit sur le racisme au bénéfice des Blancs, par l’esclavage en Amérique et par la colonisation en Europe. Ce racisme, consubstantiel à nos sociétés, est présent partout quoique souvent diffus, prenant la forme de discriminations systémiques désavantageant en permanence les non-Blancs.

Au-delà de ces deux pionniers, le concept du privilège blanc prend sa source dans des axiomes typiquement marxistes de relations entre dominants et dominés, nourris par la théorie critique de l’École de Francfort et les postmodernistes de la French Theory. Ces intellectuels ont élaboré le cadre de référence, celui des « structures d’oppression » qui seraient constitutives de nos sociétés. L’expression actuelle de ces idées, conséquence de nos sociétés multiraciales, est la « théorie critique de la race » dans laquelle les Blancs se substituent schématiquement à la bourgeoisie et les non-Blancs au prolétariat.

Dans ce courant plus spécifique, on trouve notamment Kimberlé Crenshaw, féministe afro-américaine qui théorisa l’intersectionnalité – c’est-à-dire le cumul des discriminations – pour rappeler aux féministes blanches qu’elles restent des privilégiées. Plus récemment ont émergé des figures comme Ibrahim X. Kendi ou Robin DiAngelo, l’auteur de White fragility, dont le postulat est qu’un Blanc qui n’accepte pas d’être qualifié de raciste démontre par-là son racisme. Ce dernier exemple illustre bien l’une des caractéristiques du concept de privilège blanc, qui n’est fait que de raisonnement circulaire et de biais de confirmation.

Les militants appartiennent la plupart du temps à une minorité raciale et sont souvent issus des minorités. D’une part les convaincus, les politiques, les décoloniaux motivés par une forme de ressentiment, mêlant haine, jalousie et culture de l’excuse. Rohkaya Diallo et Houria Bouteldja sont, en France assez représentatives de ce phénomène. À leurs côtés se trouvent des personnes plus cyniques, qui manient ces idées à des fins plus personnelles : notoriété, argent… On pense à Assa Traoré, dont la position de victime fonctionne comme un statut social qui lui donne accès à la une du Time et à une paire de Louboutin, mais aussi plus largement à n’importe quel Afro-Maghrébin qui criera vite au racisme pour prendre l’avantage sur un adversaire ou attirer la sympathie.

Les soutiens sont plus blancs. Le capitalisme woke, qui joue sur les codes du privilège blanc mais aussi sur les thèmes du lobby LGBT pour des motivations à la fois idéologiques et commerciales. La haute bourgeoisie qui cherche à signaler sa vertu morale, tel Emmanuel Macron assurant dans les colonnes de L’Express qu’ « être un homme blanc peut être vécu comme un privilège ». Et bien sûr la cohorte de sociologues stipendiés – tel Éric Fassin –, artistes et journalistes qui prêchent la bonne parole de l’idéologie dominante.

Quant aux idiots utiles, ce sont tous les Blancs woke, « éveillés », qui acquiescent à leur expropriation au nom d’un antiracisme ethnomasochiste. Ils sont convaincus que la « blanchité » est un fléau à éradiquer, même si cela doit passer par leur contrition et, à terme, leur soumission. Il y a là une forme de néo-protestantisme, idée que je développe dans l’ouvrage.

ÉLEMENTS : La notion de privilège blanc a trouvé en Joe Biden un allié de poids. Comment expliquez-vous le ralliement de la bourgeoisie progressiste à cette thèse ? Serait-ce parce que la gauche Terra Nova US – les démocrates – a trouvé une majorité électorale composite à base de minorités (mais pas la gauche française) ?

GEORGES GUISCARD : Joe Biden, qui a parlé en juin du racisme systémique comme d’une « tache sur l’âme de la nation » – vocabulaire renvoyant au néo-protestantisme que j’évoquais –, est effectivement emblématique. Biden a été choisi par le parti démocrate car il incarnait une forme de pondération, d’équilibre, qui paraissait tactiquement opportune. Il a toujours été considéré comme un modéré et un centriste, de quoi rassurer les électeurs de droite rétifs au style tumultueux de Trump.

Biden, qui a pourtant très vite donné des gages à la gauche woke, a admis son propre privilège blanc et s’est même agenouillé devant des manifestants de Black Lives Matter. Il y a là un mélange de stratégie politique et d’idéologie. Stratégie d’abord, que le journaliste américain Steve Sailer a nommée la « coalition des marges ». Il s’agit d’unir toutes les minorités – non-Blancs, LGBT, musulmans… – ainsi que les femmes, entretenues dans un sentiment d’infériorité ou de désavantage structurel et partiarcalo-raciste, contre un adversaire oppresseur commun : l’homme blanc hétérosexuel et chrétien. D’après Sailer, cette approche a permis l’élection d’Obama en 2008.

En France, la stratégie « Terra Nova » dont vous parlez suit ce modèle. L’abandon des classes populaires pour la coalition des marges est explicite dans la « contribution n° 1 » du think tank au programme du PS en 2012, qui précise que, chez les Français immigrés et leurs enfants, « le rapport de force droite-gauche y est extrême, de l’ordre de 80-20 voire 90-10 ». L’avantage de cette approche électorale est que la part des minorités dans la population ne peut que croître par le jeu démographique, basculement accentué lorsque la gauche parvient au pouvoir.

Mais il ne faut pas y voir qu’un froid plan pour la prise du pouvoir : l’idéologie joue un rôle majeur dans cette mutation. Ce sont toujours les minorités fanatiques et intolérantes qui parviennent à vaincre, car elles refusent la tiédeur, les compromis. Elles sont capables de plus de violence, de plus d’intransigeance. C’est très visible avec le wokisme, de plus en plus exigeant, prêt à excommunier les lâches qui doutent. Plus dynamiques, plus convaincues, ces avant-gardes entraînent les autres à leur suite… ou bien les purgent, ce que l’on voit avec la cancel culture qui frappe volontiers les anciens alliés.

L’évolution de Mélenchon illustre parfaitement ce mécanisme, cette « spirale de la pureté » analysée par les sociologues Bradley Campbell et Jason Manning dans leur ouvrage The Rise of Victimhood culture. Vieux laïcard communisant qui défendait « l’idée qu’on a le droit de ne pas aimer l’islam » en 2015, Mélenchon marchait quatre ans après « contre l’islamophobie » avec les islamistes du CCIF. Il a été comme happé par sa jeune garde radicale et woke, dont Danièle Obono. À sa décharge, Mélenchon se refuse encore à parler de privilège blanc. Finira-t-il, comme Biden, à mettre le doigt dans l’engrenage par stratégie pour finir presque plus radical que ceux qu’il veut séduire ?

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France-Allemagne: les Bleus n’ont finalement pas posé le genou à terre (Accidentellement ?)

Football – Croates et Hongrois ne plient pas genou

genou à terre football

Le football professionnel moderne, entre mercenariat de ses joueurs, scandales financiers et frasques de ses « stars », n’offre plus guère d’occasions de s’enthousiasmer, ou même de simplement se réjouir. C’est pourquoi, dans ce morne paysage où affairisme et démagogie publicitaire s’entremêlent, il convient de souligner la dignité du comportement des équipes nationales croate et hongroise qui ont refusé de se soumettre aux injonctions masochistes du politiquement correct.

En effet, le responsable des relations avec les médias de la sélection croate, Tomislav Pacak, a confirmé aux journalistes que l’équipe nationale n’avait pas l’intention de mettre un genou à terre avant les matchs de l’Euro comme c’est devenu la grotesque habitude dans les stades depuis le décès de George Floyd et l’explosion du mouvement Black Lives Matter. Lors d’une conférence de presse, Pacak a expliqué que ce « rituel » censément antiraciste ne faisait pas partie des protocoles de l’UEFA et que l’instance dirigeante du football européen tout comme les joueurs et l’encadrement de l’équipe croate étaient opposés à l’introduction de la politique dans le sport.

De son côté, l’équipe de Hongrie est elle aussi restée debout face à des joueurs irlandais un genou à terre sur la pelouse du Stade Ferenc-Szusza de Budapest, à l’occasion d’un match amical de préparation à l’Euro 2020 (reporté à 2021 du fait de la crise du Covid-19). Des Irlandais qu’on a connus plus fiers et courageux en d’autres temps et qui ont d’ailleurs été copieusement hués par le public magyar.

On peut également noter que, quelques jours auparavant, lors des matchs opposant l’Angleterre à l’Autriche puis à la Roumanie, une partie du public britannique a également sifflé le fait que les Three Lions mettent le genou à terre. Face à cette bronca, signe qu’une partie de la population anglaise commence à en avoir sérieusement soupé de la contrition et de l’ethnomasochisme, le sélectionneur anglais Gareth Southgate a déclaré dans les colonnes du journal The Guardian : « Je crois que nous sommes dans un cas de figure où certains pensent qu’il s’agit d’une prise de position politique, à laquelle ils n’adhèrent pas. Mais les joueurs ne le font pas pour ce motif-là. » Pour quel motif alors le font-ils ? Ça, le technicien britannique ne l’a pas expliqué…

Même si la réaction du public anglais laisse entrevoir un espoir de révolte face aux diktats de l’antiracisme coercitif, on peut néanmoins une nouvelle fois noter une profonde césure entre l’Europe de l’Ouest, engluée dans le conformisme bien-pensant et la reptation face aux officines communautaristes, et l’Europe de l’Est où la dignité et la fierté nationale prévalent encore.

Pour combien de temps ? On peut en effet légitimement se poser la question au regard de l’acharnement de l’Union européenne et des lobbys mondialistes (du type Open Society de George Soros) à casser les résistances morales et identitaires des récalcitrants, notamment à grands coups de chantage aux subventions et de propagande LGBT (QI+++)…

En attendant, c’est au moins un peu de vent frais qui nous vient de là-bas…

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 10 juin 2021

Propagande anti-Trump et pro-BLM : un directeur de CNN passe aux aveux (en caméra cachée)

Projet Veritas

Le média Projet Veritas, spécialiste des enregistrements en caméra caché mettant à nu le parti- pris des médias américains, a frappé fort en ce mois d’avri 2021. Si fort même que son chef James O’Keefe a été banni du média social Twitter au lendemain de la publication de la première partie d’une nouvelle vidéo dévoilant la propagande mise en œuvre par la télévision CNN pour faire perdre Donald Trump face à Joe Biden.

Tu as le bonjour de Charlie

La série de trois vidéos met en scène un certain Charlie Chester, directeur technique de CNN. Après la publication de la première partie, le média MEAWW News s’est intéressé à la personne de Charlie Chester. Pour discuter avec le directeur technique de CNN, la journaliste de Project Veritas l’avait abordé sur le site de rencontre Tinder en se faisant passer pour une infirmière. MEAWW News a pu vérifier qu’il s’agissait bien du directeur technique de CNN, une chaîne que Chester a rejoint en 2018.

Après la diffusion de la vidéo, son profil LinkedIn, où il apparaissait comme tel, a immédiatement été supprimé, et MEAWW News n’a donc pas pu vérifier l’affirmation de James O’Keefe, qui préside le média Project Veritas, selon laquelle la description du rôle professionnel de Chester sur LinkedIn mentionnait : « a joué un rôle important dans les élections présidentielles de 2020 ».

Le rôle de Chester est toutefois purement technique, mais s’il a été visé, selon O’Keefe qui s’est exprimé pour Mediaite, c’est parce qu’« en tant que directeur technique, Charlie Chester est pleinement impliqué dans les opérations quotidiennes de la salle de presse de CNN. Il est le témoin des décisions qui sont prises, et de qui elles émanent. Il a un accès total à la culture de la chaîne et explique – sur vidéo – comment les directives de l’entreprise sont mises en œuvre. »

Or ce que dit Chester à la femme rencontrée sur Tinder est terrible pour l’image de son employeur, même si beaucoup diront qu’ils savaient déjà tout cela tellement cela paraissait évident aux yeux du camp conservateur depuis l’élection de Trump en 2016.

Première vidéo accablante

Dans la première vidéo, qui est une compilation des passages les plus révélateurs concernant l’attitude de la chaîne CNN vis-à-vis, respectivement, de Donald Trump et de Joe Biden, Chester se vante par exemple de la manière suivante : « Regardez ce que nous avons fait, nous [CNN] avons dégagé Trump. Je vais le dire à 100%, et je le crois à 100%, que s’il n’y avait pas eu CNN, je ne sais pas si Trump aurait perdu l’élection… Je suis venu à CNN parce que je voulais faire partie de cela. »

Sur la manière de procéder du média pour lequel il travaille, Chester donne des exemples concrets, comme la présentation de l’état de santé des candidats respectifs : « La main de [Trump] tremblait ou quelque chose comme ça, je crois. Nous avons fait venir tant de médecins pour raconter une histoire qui n’était que spéculation, qu’il avait des problèmes neurologiques, et qu’il perdait la tête. Il est inapte à… tu sais, peu importe. Nous avons créé une histoire dont nous ne savions rien. C’est ce que… je pense que c’est de la propagande. »

Inversement, Chester affirme pour Biden : « On montrait toujours des images de lui (Biden) faisant son jogging et comme quoi il est en bonne santé, tu sais, et avec ses lunettes de soleil. Comme si on le dépeignait comme un jeune vieux. »

Et s’il meurt avant la fin de son mandat, demande la journaliste, ce sera un problème, non ? Non, pas vraiment, selon Chester, parce que la vice-présidente Kamala Harris, qui le remplacerait alors, est encore mieux.

Recours au bon vieux « story telling »

Et pour la suite, maintenant que CNN n’a plus Trump à la Maison blanche et voit son audience divisée par deux, et alors que les Américains commencent à en avoir assez d’entendre parler de la pandémie de Covid-19 ? Le directeur technique de la chaîne a la réponse : « Je pense qu’il y a une fatigue avec le COVID. Et donc, dès qu’une nouvelle histoire va surgir, ils [CNN] vont s’y accrocher. Ils ont déjà annoncé dans notre bureau qu’une fois que le public y sera ouvert, nous allons commencer à nous concentrer principalement sur le climat ».

Chester précise ensuite ce scoop pas vraiment surprenant : « Ce sera notre objectif [celui de CNN]. De même que notre objectif était de faire perdre le pouvoir à Trump, n’est-ce-pas ? Sans le dire, mais c’est ce que c’était, non ? Et donc notre prochain sujet, ce sera la sensibilisation au changement climatique. »

Mais comment se fait-il que les opinions et les versions exprimées sur CNN aillent globalement toutes dans même sens ? C’est ce qu’explique Chester dans la deuxième vidéo diffusée par Project Veritas : « N’importe quel journaliste de CNN, ce qu’il fait en réalité, c’est qu’il dit à la personne ce qu’elle doit dire… C’est toujours comme s’il l’orientait dans une direction avant même qu’elle n’ouvre la bouche. Les seules personnes que nous [CNN] laissons passer à l’antenne, pour la plupart, ce sont celles qui ont prouvé qu’elles mordaient à l’hameçon… »

Texte repris du site OJIM

Jeux Olympiques de Tokyo : il sera interdit aux athlètes de s’agenouiller en hommage au mouvement “Black Lives Matter” sous peine de sanctions

André Bercoff, après la condamnation de Derek Chauvin : « Le drame George Floyd a été utilisé par les racialistes pour culpabiliser les Blancs »

André Bercoff

Le policier Derek Chauvin a été déclaré coupable du meurtre de George Floyd par le tribunal de Minneapolis, aux États-Unis.

Au micro de Boulevard Voltaire, André Bercoff analyse le contexte de cette affaire et sa récupération par les promoteurs de la cancel culture qui « tombent dans le racisme le plus total ».

Derek Chauvin, le policier le plus célèbre du monde, a été reconnu coupable du meurtre de George Floyd, ce Noir américain qui avait enflammé le monde autour du slogan « Black Lives Matter ». Ce premier verdict vous paraît-il normal ?

Il s’entend et se comprend dans la mesure où ce policier avait appuyé son genou pendant neuf minutes sur le cou de George Floyd. D’après nos informations, ce geste a entraîné la mort de Floyd. Il me paraît tout à fait légitime qu’il y ait une sanction. Ce qui est beaucoup plus préoccupant, c’est ce que cela induit par rapport à ce qui se passe aux États-Unis, et pas seulement aux États-Unis. Je parle de l’incroyable culpabilisation de toute une partie de la population au détriment d’une autre. Cette espèce de lutte des races remplace la lutte des classes.

La mort de George Floyd est devenue un phénomène mondial. On peut expliquer cela par l’espèce d’hégémonie culturelle américaine, au moins en Europe, et surtout en Europe occidentale. Comment expliquer que ce débat devienne mondial ?

L’hégémonie culturelle américaine s’explique dans toutes les phases d’hégémonies culturelles. L’hégémonie de la musique, du cinéma, de tous les arts populaires et des médias de masse est présente depuis des décennies. Aujourd’hui, cette hégémonie de la cancel culture est, elle aussi, partie des États-Unis, après quelques philosophes déconstructionnistes français qui l’ont exportée et qui est revenue en force.

Les mouvements Black Lives Matter consistent à dire qu’il y a une population au goût étrange venue d’ailleurs à qui il s’agit de montrer leur culpabilité permanente : les Blancs. Privilège blanc, suprématie blanche, etc. Ces antiracistes tombent dans le racisme le plus total. Incontestablement, il y a eu l’esclavage américain et des choses terribles sur les traites négrières. Je dis les traites négrières, car il n’y a pas eu uniquement la traite transatlantique. Les traites arabo-musulmane et noire ont joué leur rôle.

Le drame qui s’est produit avec George Floyd est utilisé pour culpabiliser toute une population.

On ne peut pas s’empêcher de se demander : si Derek Chauvin avait été noir et George Floyd blanc, y aurait-il eu un tel battage ?

C’est une question que l’on peut, hélas, se poser. Nous aurions aimé qu’il y ait les mêmes sanctions et le même jugement. Maintenant, y aurait-il eu le même battage ? Je ne sais pas, mais il est vrai que cela découle de ce que je vous ai dit. Il y a, incontestablement, quelque chose de grave pour les Blancs comme pour tout le monde. À partir du moment où vous chosifiez une communauté, on sait ce que cela a donné dans l’Histoire. On est en train de ressusciter les vieux démons qui font faire du mal à tout le monde et pas seulement à une certaine population. Il y a de quoi s’inquiéter !

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Procès de Derek Chauvin – Lynchage médiatique et racisme anti-Blanc

Derek Chauvin

Dans une ville tenue par la gauche, le procès de la police, de l’ordre, des Blancs. Dehors, une foule surexcitée qui exige une peine maximum. Et au-delà de cette foule, dans tout le pays, une presse, des politiciens, des organisations qui entretiennent le lynchage en distillant une haine féroce. Voilà le tableau. Et son verdict sans surprise : coupable, trois fois coupable. La ville, c’est Minneapolis, dans le Minnesota. Celui qui est au banc des accusés, c’est Derek Chauvin, policier au commissariat central. Le 25 mai 2020, à la suite d’une technique de maîtrise corporelle très efficace et enseignée dans toutes les écoles de police, Chauvin constate que l’homme qu’il vient d’arrêter est sans connaissance. Il mourra durant son transfert à l’hôpital. La victime est noire. Le « tueur » est blanc – forcément. Donc, à l’évidence, crime raciste. Simple fait divers qui enflamme l’Amérique pour des mois.

George Floyd, la victime, était tout sauf un père de famille exemplaire, un pieux protestant et un citoyen irréprochable qui aurait été la proie désignée et malheureuse d’une brutalité flicarde et naturellement raciste. Cela, c’est le faux Floyd, le Floyd de la propagande, celui des manœuvres, d’un montage, d’une imposture qui a débouché sur une parodie de justice. Le vrai Floyd ? Un colosse de 46 ans pesant plus d’un quintal, un dangereux multirécidiviste, un habitué des vols à main armée et des séjours en prison, un individu fiché et connu pour sa régulière consommation de drogues « dures ». Le 25 mai 2020, Chauvin a voulu l’immobiliser. La prise dont il s’est servi exigeait le maintien de son genou sur la nuque du suspect durant plusieurs minutes. Ce fut un geste de trop. En apparence, il provoqua la mort par asphyxie. En réalité, l’organisme de Floyd, délabré par de lourds dommages aux muscles cardiaques et respiratoires dus aux stupéfiants, fut incapable de supporter une épreuve prévue pour des individus en pleine possession de leurs moyens.

Ce geste de trop, qui n’est pas un geste de criminel, vaudra peut-être à Chauvin 40 ans de prison. Mardi après-midi, les jurés l’on déclaré coupable des trois chefs d’accusation retenus contre lui. Verdict dans deux mois. Son défenseur fera appel : le procès aurait dû se tenir dans une autre ville que celle où eurent lieu les faits incriminés. Et les jurés auraient dû être séquestrés pour leur éviter toute pression venue de l’extérieur. Or, des pressions, il y en eut, et d’innombrables. Toutes les officines se réclamant de l’antiracisme se muèrent subitement en brûlot d’un racisme anti-blanc. Dans une atmosphère tendue, empoisonnée, cette manœuvre se transforma en chantage : Condamnez lourdement Chauvin ou la rue se soulèvera et des villes brûleront. Le sort de l’inculpé était donc fixé bien avant la réunion des jurés. Le simulacre dans ce genre de procès semble désormais le prix à payer pour les nombreux succès de la subversion qui dicte ses principes et impose sa loi.

Christian Daisug

Article paru dans Présent daté du 21 avril 2021

Émeutes raciales et Grand Remplacement en Belgique

Black Lives Matter Belgique

Il y a une semaine à Bruxelles, le mercredi 13 janvier dans l’après-midi, une manifestation de quelques centaines de personnes, dont certaines se revendiquaient du mouvement Black Lives Matter, a dégénéré. A tel point que la police belge a dû interpeller près du quart de ces manifestants violents qui s’en sont même pris à la voiture du roi des Belges dont le convoi passait justement par là. Il y a eu de nombreuses dégradations et une policière a dû être hospitalisée après avoir été rouée de coups au sol par des manifestants venus exprimer leur colère après la mort d’Ibrahima B., un jeune Guinéen de 23 ans décédé d’une crise cardiaque samedi alors qu’il avait été arrêté par la police pour avoir fui un contrôle.

« Justice pour Ibrahima » est le cri de ralliement en Bruxelles, ce qui n’est pas sans rappeler le « Justice pour Adama » des racialistes et indigénistes français. Ce n’est pas un hasard, les mêmes causes produisant les mêmes effets : dans les deux pays, le Grand Remplacement est à l’œuvre, et les comportements qui étaient jugés jusqu’ici comme socialement inacceptables – frapper une femme, attaquer la voiture du roi pour exprimer sa colère… – deviennent monnaie courante avec l’apport des cultures allogènes.

Car, selon les données de la Direction générale statistique Statbel publiées le jour des émeutes bruxelloises, au 1er janvier 2020 la population du royaume de Belgique, forte de 11,5 millions d’âmes, ne comptait plus que 67,9 % de Belges d’origine belge contre 19,7 % de Belges d’origine étrangère et 12,4 % de non-Belges. Encore faut-il préciser que les personnes classées Belges d’origine étrangère ne sont que celles dont la première nationalité enregistrée était étrangère ou bien celles de nationalité belge mais avec un père et/ou une mère de nationalité étrangère. Les descendants d’immigrés après la deuxième génération sont donc comptés comme Belges de souche, fussent-ils de culture non belge et même extra-européenne.

Sur la base des mêmes critères, en 2010 les Belges d’origine belge représentaient encore 74,3 % de la population du royaume de Belgique contre 15,5 % pour les Belges d’origine étrangère et 10,2 % pour les non-Belges. C’est dire comme le Grand Remplacement se fait à marche forcée. Certes, une partie de ces Belges d’origine étrangère et non-Belges sont des Européens de souche à défaut d’être des Belges de souche, mais plus de la moitié (51,3 %, contre 47,6 % en 2010) proviennent de pays non membres de l’UE et le Maroc a désormais supplanté l’Italie comme premier pays d’origine des immigrés en Belgique. Après le Maroc et l’Italie, le top 6 compte encore, dans l’ordre, la France, les Pays-Bas, la Turquie et la Roumanie.

Dans la capitale, Bruxelles, les Belges sont largement minoritaires puisqu’ils ne représentent plus que 25,7 % de la population de la région Bruxelles-Capitale contre 39,1 % de Belges d’origine étrangère et 35,3 % de non-Belges.

Comme le souligne l’office belge de statistique pour expliquer la raison de cette publication, « la Belgique est un pays d’une grande diversité et cette diversité s’accroît ». L’insécurité aussi, d’ailleurs, et ce n’est pas non plus un hasard si Bruxelles, et notamment son quartier de Molenbeek-Saint-Jean, couramment appelé Molenbeek, fait concurrence à l’agglomération parisienne pour le titre de capitale européenne du terrorisme islamique.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 19 janvier 2021

Assa Traoré sacrée « gardienne de l’année » par le magazine Time

14/12/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Alors que le titre de « personnalités de l’année » est attribué à Joe Biden et sa vice-présidente Kamala Haaris par le Time Magazine, la Française Assa Traoré est quant à elle, sacrée « gardienne de l’année ».

Assa Traoré, figure du mouvement « Black Lives Matter » en France et porte-parole du collectif en l’honneur de son frère « Justice pour Adama », n’est autre qu’un membre de cette famille qui est baignée dans la délinquance et le trafic de drogue : le clan Traoré.

Par ailleurs, elle avait aussi reçu en juin dernier le BET International Global Good Award américain.


“Affaire Negru” : ce qui s’est vraiment dit sur la pelouse du parc lors de PSG-Istanbul Başakşehir (transcription en français exclusive de 10 minutes de vidéo)

PSG – Istanbul Basaksehir – Noir c’est noir, par Benoît Busonier

noir antiracisme

C’est un emballement dont l’époque postmoderne a le secret. Un mélange d’exacerbation identitaire, de société du spectacle, de narcissisme, et d’effet de groupe. Un cocktail désastreux pour toute société. Cet emballement a procuré à la meute un frisson de pseudo-héroïsme pendant le temps d’une soirée, au prix d’une vie et d’une carrière brisées. Récit.

Le match PSG-Istanbul a été interrompu vers la vingtième minute, à cause d’un esclandre provoqué par un entraîneur adjoint du club turc, noir de peau, qui aurait été traité de « négro » par le quatrième arbitre. Le racisme est, de fait, présent dans un certain nombre de stades italiens ou d’Europe de l’Est : il n’est pas rare que des joueurs africains y fassent l’objet de cris de singe, ce qui est moralement tout à fait condamnable. Toujours est-il que les joueurs des deux équipes se sont arrêtés de jouer, et sont allés morigéner l’arbitre qui aurait injurié l’entraîneur adjoint Pierre Achille Webó. Le scandale a pris une proportion internationale, et le monde entier via les réseaux sociaux en a profité pour participer au lynchage. Mais que s’est-il passé ?

C’est très simple, et les images vidéo ont pu reconstituer à la minute près les faits réels. Pierre Achille Webó mettait le bazar sur son banc de touche, et se comportait de manière agressive. Le quatrième arbitre, M. Sébastien Coltescu, demande aux trois autres arbitres de l’exclure. Il leur dit exactement : « Il faut exclure le joueur noir, ce n’est pas possible de se comporter comme ça ». Or, « noir » se dit « negru » en roumain. Dès lors, Pierre Achille Webó a cru être insulté et s’en est pris à l’arbitre en question, provoquant l’esclandre lamentable qui s’est ensuivi. Il s’est expliqué de manière calme et digne : Pierre Achille Webó était au milieu de gens de couleurs de peau plus claires, l’adjectif « noir » permettait de le désigner de manière efficace et sans injure particulière, à moins qu’une couleur soit considérée comme telle. Lors de la Coupe d’Afrique des nations, si un entraîneur blanc se comporte mal sur son banc et qu’il est seul de sa couleur de peau, il ne se plaint pas si on le désigne comme Blanc, parce que c’est pratique. Il aurait fait une tête de plus que son voisin, on aurait pu dire « le grand » ; s’il portait des lunettes, on aurait pu dire « le type à lunettes » ; il aurait été le seul chauve, on aurait pu dire « le chauve », etc. Crier au racisme, dans ces circonstances, c’est insulter l’arbitre.

Si, aujourd’hui, désigner un Noir au milieu d’un groupe de gens de couleurs différentes en disant « le Noir », c’est raciste, alors la vérité est raciste. Une couleur de peau n’est pas une insulte.

Le joueur qui a fait dégénérer l’incident mineur en explosion mondiale s’appelle Demba Ba. Né en France, c’est un musulman qui soutient officiellement l’organisation islamiste BarakaCity.

C’est lui qui a fait quitter le terrain à tous les joueurs. Or, dans plusieurs propos publics, il utilise le terme « Blanc » pour désigner des gens. Par conséquent, lorsqu’il explique à Sébastien Coltescu que désigner quelqu’un par sa couleur de peau est raciste, il reconnaît qu’il est lui aussi raciste. Le comble de l’abject, c’est que de nombreux officiels turcs ont parlé de crimes contre l’humanité. A en vomir : quelques semaines après avoir commencé une épuration ethnique au Haut-Karabagh, après avoir appelé « chiens » les Arméniens, Erdogan vient faire l’antiraciste. Répugnant.

Cette soirée laisse un goût amer dans la bouche : le spectacle de cette meute qui ruine la vie d’un homme de manière injuste, devant le monde entier, en manipulant un malentendu. Une curée immonde. Et qui laisse présager un avenir violent. Lorsque des phénomènes de foule incontrôlables s’agrègent sur une pauvre victime, peu nombreux sont les courageux capables de défendre le bouc émissaire girardien pris par la crise mimétique. Et le prochain, c’est peut-être vous.

Benoît Busonier

Article paru dans Présent daté du 10 décembre 2020

Mois du (meurtre du) Blanc, des médias pudiques

Nous avons parlé du meurtre de Thomas, de celui de Philippe, la liste s’allonge avec la mort de la gendarme Mélanie Lemée le 6 juillet 2020 à Port Sainte Marie en Haute-Garonne, percutée par un « chauffard », sur lequel les médias de grand chemin sont bien discrets.

Les faits et leur relation

Lors d’un contrôle routier un automobiliste fait un écart et percute avec une extrême violence la gendarme Mélanie Lemée, 26 ans, qui se trouvait sur le bas-côté. La jambe arrachée à la hauteur de l’aine, elle mourra pendant le transport à l’hôpital. Comment les médias relatent-ils le drame et quelles informations donnent-ils sur le chauffard ?
Discrétion, très grande discrétion

TF1 dans le JT du jour (6 juillet 2020) consacrera 18 secondes au drame. Le même jour Head Topics parle d’un « suspect de 26 ans, au casier judiciaire chargé » ; La Dépêche évoque un « chauffard présumé », Ouest-France parle d’un homme « originaire du Lot et Garonne » (sic) qui « sans profession, a déjà été condamné à trois reprises notamment pour des infractions à la législation des stupéfiants ». MSN précise « un homme qui conduisait sans permis », il faudra quelques jours et quelques médias plus soucieux de leur métier (dont Valeurs Actuelles), pour connaître le prénom et l’initiale du nom du chauffard volontaire : Yassine E.

Pas de génuflexions pour Mélanie

Mélanie aura droit à une marche silencieuse mais pas à des « excuses » ou des « génuflexions » réservées à des minorités actives. Il est vrai qu’elle avait tout pour déplaire : européenne, normande, originaire de La Ferté-Macé (Orne), championne de handball et de judo. Suite à une rupture des ligaments croisés, elle avait arrêté la compétition et rejoint en 2016 la gendarmerie d’Aiguillon (Lot) ; sa disparition est un drame, et un drame de l’immigration comme le taisent les médias dominants, un mensonge par omission de plus dans une liste déjà longue.

Article repris du site OJIM

Repentance et génuflexions : quoi que vous fassiez, ça ne sera jamais assez, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

L’hystérie qui se développe dans le sillage du mouvement Black Lives Matter ne semble connaître aucune limite. Même les plus consciencieux des activistes antiracistes ou pro-migrants peuvent à tout moment être accusés de racisme s’ils ont le malheur d’être blancs.

Au cours de la même semaine deux associations emblématiques ont été clouées au pilori. Le fondateur et patron des Sleeping Giants a été accusé de racisme par une de ses collaboratrices « racisée ». Selon elle, il l’aurait évincée d’un événement mondain auquel elle souhaitait participer. Tout le mal qu’il s’est donné à faire sauter les financements de Breitbart, de Boulevard Voltaire ou encore de Génération Identitaire est bien mal récompensé.

Même l’ONG Médecins Sans Frontières n’a pas trouvé grâce aux yeux de ces tribunaux révolutionnaires d’un nouveau genre. Selon 1 000 salariés, anciens ou actuels, l’ONG ferait preuve de racisme institutionnel dans son fonctionnement et ses recrutements. On parle ici d’une association dont l’acharnement à organiser la submersion de l’Europe par les migrants fait passer les volontaires exaltés de SOS Méditerranée pour des tièdes.

Si l’on peut légitimement rire des mésaventures de ces deux ONG, elles mettent en lumière le jusqu’au-boutisme des Robespierre de l’antiracisme. L’accusation de racisme devient pour certains le moyen d’obtenir à moindre effort prébendes et avancements. Pour d’autres, on perçoit nettement la volonté de détruire un monde, de dominer ceux qu’on accuse d’être les anciens dominateurs et de chercher à les humilier sans cesse. Toutes les génuflexions et les gages d’antiracisme n’y feront rien, vous êtes sur leur liste.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Thomas, la victime blanche qui n’intéresse pas les médias

Voilà près de deux mois que le décès de deux récidivistes lors de leur interpellation, l’un aux États-Unis, l’autre en France, suscite un mouvement qui fait la une des médias de grand chemin. Ces deux événements occultent pourtant d’autres faits révélateurs de l’état de la société dans laquelle nous vivons. La très discrète couverture médiatique d’une récente agression mortelle à Sarcelles nous le rappelle avec acuité.

Black Lives Matter ou rien

Le mouvement “Black Lives Matter” a été accueilli par les médias de grand chemin avec enthousiasme. Qu’un noir décède sous la pression d’un policier violent aux États-Unis et c’est l’ensemble de la communauté noire qui est présentée comme victime de discriminations, c’est la police qui est mise en accusation pour le racisme qui y sévirait, c’est même la société dans son ensemble qui serait raciste.

Les meneurs du mouvement “Black Lives Matter” peuvent se réjouir : les médias annoncent des décisions qui confinent parfois au concours Lépine de la bêtise comme le New York Times qui privera les Blancs de majuscule, contrairement aux Noirs. Comme le relate notamment Marianne, des entreprises ont pris des mesures visant non pas à l’égalité, mais à la discrimination positive. Ce qui va aboutir à favoriser une personne en raison de sa couleur et non de sa compétence. Peu importe que le sentiment victimaire ait été attisé au-delà de la raison et que la discrimination positive aboutisse à créer des injustices, des tensions et du ressentiment…

Pour quelle raison un fait divers plutôt qu’un autre est-il monté en épingle dans les médias ? Probablement parce qu’un certain nombre de conditions sont réunies. Aux États-Unis, les images choc de l’arrestation de George Floyd, l’élection présidentielle de fin d’année, la défiance d’une large frange des médias vis-à-vis du Président Trump, l’activisme efficace des communautaristes et antifas américains peuvent avoir contribué à mettre l’affaire Floyd sur le devant de la scène.

En France, toute une partie de la classe médiatico-politique, dont le Président de la République lui-même, n’avait avant le rebond de l’affaire Traoré de cesse de fustiger « l’homme blanc » et ses nombreux travers. Cette culture de la repentance et de l’auto-dénigrement menée par la gauche est alimentée sans cesse par la matière première qu’apportent les médias de grand chemin : un blog privé de policiers présumés avec des propos racistes, des flics ripoux en Seine-Saint-Denis, des bavures policières, etc. C’est un flot incessant, voire un torrent de boue souvent univoque qui achève de jeter l’opprobre sur une profession.

La mort de Thomas intéresse peu les médias de grand chemin

Il y a pourtant une réalité dont on parle peu ou pas et qui peut expliquer une partie des tensions que nous connaissons en France. C’est la délinquance, le trafic de drogue et les provocations permanentes de racailles contre la police dans les quartiers de l’immigration. C’est la politique pénale particulièrement laxiste qui laisse en liberté de nombreux délinquants, c’est la politique carcérale qui vide les prisons au lieu de les remplir.

C’est dans ce contexte que Thomas est mort le 11 juin, après plusieurs opérations à l’hôpital qui n’ont pas réussi à le sauver. Pour quelle raison a‑t-il été agressé par un homme sous l’emprise de stupéfiants ? Il aurait le 10 mai « jeté un mauvais regard » à l’encontre de son agresseur. Qu’est-ce qu’un mauvais regard ? Est-ce que regarder quelqu’un quelques secondes suffit à qualifier un regard de « mauvais » ? Dans le cas présent, l’agression de Thomas a été facilitée par un certain nombre de facteurs qu’il est utile de rappeler. D’autant plus que les médias de grand chemin ont soigneusement évité de dresser le contexte de la mort de Thomas.

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Black Lives Matter, indigénisme, décolonialisme… Bienvenue dans le XXIe siècle !

La diffusion des mots d’ordre et des manifestations du mouvement Black Lives Matter à partir des États-Unis, dans tout l’Occident, peut s’analyser dans trois registres.

Un registre politicien

Outre-Atlantique, l’affaire Floyd intervient en effet dans la perspective de l’élection présidentielle pour essayer de nuire à D. Trump, en le coupant de son électorat afro-américain. On trouve donc à la base de l’exploitation de l’affaire Floyd les protagonistes habituels de l’opposition à Trump : les groupes d’extrême gauche, les médias, l’État profond américain, et le parti démocrate.

Car, des deux côtés de l’Atlantique, la gauche surfe sur les « minorités » pour compenser le fait qu’elle a abandonné, en se ralliant au néo-capitalisme, les classes populaires : en France cela a conduit d’abord à l’opération SOS Racisme lancée dans les années 80, puis à la stratégie Terra Nova, puis au positionnement indigéniste de La France insoumise. Mais les travaillistes en Grande-Bretagne et les démocrates aux États-Unis ont suivi la même démarche car, sans l’appoint électoral de ces « minorités », la gauche, malade de l’effondrement du communisme, aurait disparu.

Au terme de cette évolution, la gauche a donc retrouvé son positionnement de la fin du xxviiie siècle : une gauche du côté de la bourgeoisie, hostile au peuple, tout en prétendant parler en son nom.

Le mouvement Black Lives Matter a bénéficié en France du soutien du pouvoir et des médias, pour une raison politicienne également évidente.

La Macronie, minoritaire dans le corps électoral et impopulaire – comme l’ont démontré une nouvelle fois les dernières élections municipales –, ne peut survivre qu’en divisant en permanence les Français : écolos contre automobilistes, parti de l’ordre contre Gilets jaunes, femmes contre hommes, homosexuels contre hétérosexuels, ou Noirs contre Blancs. Et tout ce qui permet de mettre en accusation et de réduire au silence les Français autochtones – c’est-à-dire la majorité de la population – est bon pour le pouvoir ! Car la Macronie est une minorité qui s’appuie sur les minorités pour réduire la majorité au silence et lui imposer une politique dont elle ne veut pas.

Un registre mondialiste

Les mouvements indigénistes et communautaristes sont soutenus activement par les ONG mondialistes et la super-classe mondiale qui encouragent tout ce qui peut déstabiliser les nations (au profit de la gouvernance globale qu’elles préconisent). C’est pourquoi aussi les mêmes encouragent la dérégulation de l’immigration et le multiculturalisme sous toutes ses formes. Comme le déclarait significativement le capitaine allemand du navire de l’organisation immigrationniste Sea-Watch, Carola Rackete, « nous devons démolir la forteresse Europe » !

Ces ONG et les fondations qui les financent veulent installer la société ouverte préconisée par Karl Popper en 1945, et ses émules (Soros notamment, mais aussi Hayek), comme prétendu remède au totalitarisme, alors que le mondialisme est un nouveau totalitarisme. Car la société ouverte programme la fin de toute société humaine.

Il ne faut pas oublier en outre que l’indigénisme est aussi un marché que les grandes entreprises mondialisées – donc la super-classe mondiale – veulent maîtriser et encourager (GAFAM, L’Oréal, etc.). Les grandes entreprises mondialisées sont pour cette raison toujours en pointe dans la promotion de la diversité et des minorités… solvables !

Un registre civilisationnel

Le seul ciment du monde polycentrique et multiconflictuel dans lequel nous sommes entrés au XXIe siècle – c’est-à-dire du monde en voie de se libérer de la domination nord-américaine, dernier avatar de la domination occidentale – repose précisément sur la haine de la civilisation européenne et la haine des Blancs au sens large.

Car le monde s’est « modernisé sans s’occidentaliser », pour reprendre l’analyse de Samuel Huntington. Les anciennes civilisations de l’Eurasie ont accédé à tout ce qui faisait hier la puissance de la civilisation occidentale, ce qui leur permet désormais de résister à sa prétention d’imposer un monde unipolaire, c’est-à-dire un monde façonné à son image.

Bien entendu, la propagande mondialiste s’efforce de cacher cette réalité aux Européens en inversant les choses : ce seraient les Européens qui auraient la haine de l’autre (donc, par exemple, le racisme anti-Blanc n’existerait pas) !

Cette haine des Blancs se développe d’autant plus que :

les Blancs représentent une part déclinante de la population mondiale et, affaiblis, ils n’inspirent plus le respect comme autrefois car ils sont entrés en décadence (dont l’ethnomasochisme – symbolisé par tous ces Occidentaux qui plient le genou sous prétexte d’antiracisme – est l’une des dernières manifestations en date) ;
les « valeurs » occidentales sont des valeurs de mort, des anti-valeurs que la majorité de la population mondiale rejette a fortiori lorsque les Occidentaux veulent les imposer par la force ou le chantage économique. Et que les « minorités » rejettent aussi en Occident même : comme aux États-Unis les Afro-Américains rejettent le gauchisme culturel et sociétal porté par les Blancs d’extrême gauche ; ou comme en France les familles musulmanes rejettent la propagande LGBT organisée par l’école publique ;
du fait de l’immigration de peuplement, les sociétés occidentales sont devenues des sociétés multiculturelles, multiethniques et par conséquent multiconflictuelles : elles importent désormais tous les conflits du monde (Tchétchènes contre Maghrébins, Turcs contre Kurdes, Kurdes contre Tchétchènes, Arabes contre Juifs, etc.) et les conflits politiques tendent à prendre la forme d’affrontements civils (comme cela s’est passé au Liban).

Ces sociétés effectivement blanches ont donc importé la haine des Blancs chez elles.

Bienvenue dans le XXIe siècle ! Un siècle qui promet d’être dur aux Européens s’ils ne sortent pas de leur dormition.

Michel Geoffroy

Texte repris du site Polémia