Thomas, la victime blanche qui n’intéresse pas les médias

Voilà près de deux mois que le décès de deux récidivistes lors de leur interpellation, l’un aux États-Unis, l’autre en France, suscite un mouvement qui fait la une des médias de grand chemin. Ces deux événements occultent pourtant d’autres faits révélateurs de l’état de la société dans laquelle nous vivons. La très discrète couverture médiatique d’une récente agression mortelle à Sarcelles nous le rappelle avec acuité.

Black Lives Matter ou rien

Le mouvement “Black Lives Matter” a été accueilli par les médias de grand chemin avec enthousiasme. Qu’un noir décède sous la pression d’un policier violent aux États-Unis et c’est l’ensemble de la communauté noire qui est présentée comme victime de discriminations, c’est la police qui est mise en accusation pour le racisme qui y sévirait, c’est même la société dans son ensemble qui serait raciste.

Les meneurs du mouvement “Black Lives Matter” peuvent se réjouir : les médias annoncent des décisions qui confinent parfois au concours Lépine de la bêtise comme le New York Times qui privera les Blancs de majuscule, contrairement aux Noirs. Comme le relate notamment Marianne, des entreprises ont pris des mesures visant non pas à l’égalité, mais à la discrimination positive. Ce qui va aboutir à favoriser une personne en raison de sa couleur et non de sa compétence. Peu importe que le sentiment victimaire ait été attisé au-delà de la raison et que la discrimination positive aboutisse à créer des injustices, des tensions et du ressentiment…

Pour quelle raison un fait divers plutôt qu’un autre est-il monté en épingle dans les médias ? Probablement parce qu’un certain nombre de conditions sont réunies. Aux États-Unis, les images choc de l’arrestation de George Floyd, l’élection présidentielle de fin d’année, la défiance d’une large frange des médias vis-à-vis du Président Trump, l’activisme efficace des communautaristes et antifas américains peuvent avoir contribué à mettre l’affaire Floyd sur le devant de la scène.

En France, toute une partie de la classe médiatico-politique, dont le Président de la République lui-même, n’avait avant le rebond de l’affaire Traoré de cesse de fustiger « l’homme blanc » et ses nombreux travers. Cette culture de la repentance et de l’auto-dénigrement menée par la gauche est alimentée sans cesse par la matière première qu’apportent les médias de grand chemin : un blog privé de policiers présumés avec des propos racistes, des flics ripoux en Seine-Saint-Denis, des bavures policières, etc. C’est un flot incessant, voire un torrent de boue souvent univoque qui achève de jeter l’opprobre sur une profession.

La mort de Thomas intéresse peu les médias de grand chemin

Il y a pourtant une réalité dont on parle peu ou pas et qui peut expliquer une partie des tensions que nous connaissons en France. C’est la délinquance, le trafic de drogue et les provocations permanentes de racailles contre la police dans les quartiers de l’immigration. C’est la politique pénale particulièrement laxiste qui laisse en liberté de nombreux délinquants, c’est la politique carcérale qui vide les prisons au lieu de les remplir.

C’est dans ce contexte que Thomas est mort le 11 juin, après plusieurs opérations à l’hôpital qui n’ont pas réussi à le sauver. Pour quelle raison a‑t-il été agressé par un homme sous l’emprise de stupéfiants ? Il aurait le 10 mai « jeté un mauvais regard » à l’encontre de son agresseur. Qu’est-ce qu’un mauvais regard ? Est-ce que regarder quelqu’un quelques secondes suffit à qualifier un regard de « mauvais » ? Dans le cas présent, l’agression de Thomas a été facilitée par un certain nombre de facteurs qu’il est utile de rappeler. D’autant plus que les médias de grand chemin ont soigneusement évité de dresser le contexte de la mort de Thomas.

Pour lire la suite, c’est ici !

Black Lives Matter, indigénisme, décolonialisme… Bienvenue dans le XXIe siècle !

La diffusion des mots d’ordre et des manifestations du mouvement Black Lives Matter à partir des États-Unis, dans tout l’Occident, peut s’analyser dans trois registres.

Un registre politicien

Outre-Atlantique, l’affaire Floyd intervient en effet dans la perspective de l’élection présidentielle pour essayer de nuire à D. Trump, en le coupant de son électorat afro-américain. On trouve donc à la base de l’exploitation de l’affaire Floyd les protagonistes habituels de l’opposition à Trump : les groupes d’extrême gauche, les médias, l’État profond américain, et le parti démocrate.

Car, des deux côtés de l’Atlantique, la gauche surfe sur les « minorités » pour compenser le fait qu’elle a abandonné, en se ralliant au néo-capitalisme, les classes populaires : en France cela a conduit d’abord à l’opération SOS Racisme lancée dans les années 80, puis à la stratégie Terra Nova, puis au positionnement indigéniste de La France insoumise. Mais les travaillistes en Grande-Bretagne et les démocrates aux États-Unis ont suivi la même démarche car, sans l’appoint électoral de ces « minorités », la gauche, malade de l’effondrement du communisme, aurait disparu.

Au terme de cette évolution, la gauche a donc retrouvé son positionnement de la fin du xxviiie siècle : une gauche du côté de la bourgeoisie, hostile au peuple, tout en prétendant parler en son nom.

Le mouvement Black Lives Matter a bénéficié en France du soutien du pouvoir et des médias, pour une raison politicienne également évidente.

La Macronie, minoritaire dans le corps électoral et impopulaire – comme l’ont démontré une nouvelle fois les dernières élections municipales –, ne peut survivre qu’en divisant en permanence les Français : écolos contre automobilistes, parti de l’ordre contre Gilets jaunes, femmes contre hommes, homosexuels contre hétérosexuels, ou Noirs contre Blancs. Et tout ce qui permet de mettre en accusation et de réduire au silence les Français autochtones – c’est-à-dire la majorité de la population – est bon pour le pouvoir ! Car la Macronie est une minorité qui s’appuie sur les minorités pour réduire la majorité au silence et lui imposer une politique dont elle ne veut pas.

Un registre mondialiste

Les mouvements indigénistes et communautaristes sont soutenus activement par les ONG mondialistes et la super-classe mondiale qui encouragent tout ce qui peut déstabiliser les nations (au profit de la gouvernance globale qu’elles préconisent). C’est pourquoi aussi les mêmes encouragent la dérégulation de l’immigration et le multiculturalisme sous toutes ses formes. Comme le déclarait significativement le capitaine allemand du navire de l’organisation immigrationniste Sea-Watch, Carola Rackete, « nous devons démolir la forteresse Europe » !

Ces ONG et les fondations qui les financent veulent installer la société ouverte préconisée par Karl Popper en 1945, et ses émules (Soros notamment, mais aussi Hayek), comme prétendu remède au totalitarisme, alors que le mondialisme est un nouveau totalitarisme. Car la société ouverte programme la fin de toute société humaine.

Il ne faut pas oublier en outre que l’indigénisme est aussi un marché que les grandes entreprises mondialisées – donc la super-classe mondiale – veulent maîtriser et encourager (GAFAM, L’Oréal, etc.). Les grandes entreprises mondialisées sont pour cette raison toujours en pointe dans la promotion de la diversité et des minorités… solvables !

Un registre civilisationnel

Le seul ciment du monde polycentrique et multiconflictuel dans lequel nous sommes entrés au XXIe siècle – c’est-à-dire du monde en voie de se libérer de la domination nord-américaine, dernier avatar de la domination occidentale – repose précisément sur la haine de la civilisation européenne et la haine des Blancs au sens large.

Car le monde s’est « modernisé sans s’occidentaliser », pour reprendre l’analyse de Samuel Huntington. Les anciennes civilisations de l’Eurasie ont accédé à tout ce qui faisait hier la puissance de la civilisation occidentale, ce qui leur permet désormais de résister à sa prétention d’imposer un monde unipolaire, c’est-à-dire un monde façonné à son image.

Bien entendu, la propagande mondialiste s’efforce de cacher cette réalité aux Européens en inversant les choses : ce seraient les Européens qui auraient la haine de l’autre (donc, par exemple, le racisme anti-Blanc n’existerait pas) !

Cette haine des Blancs se développe d’autant plus que :

les Blancs représentent une part déclinante de la population mondiale et, affaiblis, ils n’inspirent plus le respect comme autrefois car ils sont entrés en décadence (dont l’ethnomasochisme – symbolisé par tous ces Occidentaux qui plient le genou sous prétexte d’antiracisme – est l’une des dernières manifestations en date) ;
les « valeurs » occidentales sont des valeurs de mort, des anti-valeurs que la majorité de la population mondiale rejette a fortiori lorsque les Occidentaux veulent les imposer par la force ou le chantage économique. Et que les « minorités » rejettent aussi en Occident même : comme aux États-Unis les Afro-Américains rejettent le gauchisme culturel et sociétal porté par les Blancs d’extrême gauche ; ou comme en France les familles musulmanes rejettent la propagande LGBT organisée par l’école publique ;
du fait de l’immigration de peuplement, les sociétés occidentales sont devenues des sociétés multiculturelles, multiethniques et par conséquent multiconflictuelles : elles importent désormais tous les conflits du monde (Tchétchènes contre Maghrébins, Turcs contre Kurdes, Kurdes contre Tchétchènes, Arabes contre Juifs, etc.) et les conflits politiques tendent à prendre la forme d’affrontements civils (comme cela s’est passé au Liban).

Ces sociétés effectivement blanches ont donc importé la haine des Blancs chez elles.

Bienvenue dans le XXIe siècle ! Un siècle qui promet d’être dur aux Européens s’ils ne sortent pas de leur dormition.

Michel Geoffroy

Texte repris du site Polémia

Castaner, George Floyd, Adama Traoré, Dijon – Entretien avec le criminologue Xavier Raufer

29/06/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Depuis plusieurs semaines, la France sombre dans toujours plus d’anarchie. L’Etat régalien, visiblement si insignifiant pour Emmanuel Macron, est littéralement démantelé.

Après la mort de George Floyd aux Etats-Unis, le Collectif Justice pour Adama reprend du poil de la bête et organise des manifestations interdites. Christophe Castaner applaudit, au mépris des lois dont il devrait être l’un des garants. La Police est accusée de racisme, et Castaner fait allégeance, contre ces forces de l’ordre dont il a usé et abusé contre les Gilets Jaunes.

Nicole Belloubet, le garde des Sceaux, viole pour sa part le principe de séparation des pouvoirs.

Dans ce nouveau numéro du Samedi Politique, le criminologue Xavier Raufer revient d’abord sur les racines du communautarisme américain qui aboutissent à une situation proche de l’apartheid aux Etats-Unis. De quoi comprendre l’illégitimité des mouvements tels que Black Lives Matter en France, importés à grand renfort de subsides injectés par des mondialistes tels que George Soros et son Open Society. L’objectif : fracturer les sociétés pour les affaiblir et en faire des proies faciles.

Un objectif qui ne semble pas déplaire à la Macronie qui laisse s’installer l’anarchie dans les banlieues et quartiers « dits » difficiles, où les gangs de criminels, tantôt tchétchènes, tantôt d’origine maghrébine s’affrontent en toute impunité.

Une situation toujours plus hors de contrôle où la Police est prise en étau…


Black Lives Matter : chronique d’une surenchère permanente

29/06/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les séquences médiatiques s’enchaînent, avec leur lot d’indignations transfrontières issues des réseaux sociaux. Hier, la Covid-19, avant-hier, Greta, aujourd’hui le mouvement « Black Lives Matter ».

Outre-Manche, par exemple, où l’Université de Cambridge s’est adonnée à un étrange spectacle de démagogie anti-raciste

L’université a récompensé le Dr Priyamvada Gopal, âgée de 51 ans et enseignante au sein du département d’anglais de la faculté Churchill College, pour avoir affirmé sur son compte Twitter : « Je le répète. La vie blanche n’a pas d’importance. En tant que vies blanches. » Ces mots, écrits en réaction à la banderole « White Lives Matter » déployée au-dessus du stade de Manchester City la semaine dernière, ont suscité une vague de critiques à l’encontre de son auteur pointant un discours antiraciste s’apparentant en réalité à du racisme inversé. Temporairement suspendue de Twitter suite à plusieurs signalements, l’enseignante a finalement eu gain de cause auprès du réseau social. Son compte rétabli, celle-ci a aussitôt fièrement annoncé que l’Université de Cambridge lui conférait le grade de professeur titulaire. Dans un communiqué, l’université s’est dite attachée à la liberté d’opinion de Mme Gopal. Une promotion éclair que le journaliste et écrivain conservateur britannique Douglas Murray et le commentateur politique américain Dave Rubin ont vertement raillée pour son hypocrisie. L’un et l’autre ont rappelé qu’en 2019, la direction de l’université avait licencié sans ménagement le chercheur Noah Carl lorsqu’une campagne sur les réseaux sociaux l’avait pris pour cible en l’accusant d’être un extrémiste de droite. Cette même année, elle avait annulé la visite du professeur canadien Jordan Peterson au motif que ses idées, opposées à l’idéologie de genre, n’étaient pas inclusives.

Dans le contexte actuel de repentance générale, les grandes entreprises, elles non plus, ne sont pas en reste

Vendredi dernier, la firme Coca-Cola y est allée de son couplet anti-raciste. Elle a annoncé rejoindre le mouvement de boycott des réseaux sociaux. Pendant 30 jours, celle-ci ne fera plus la promotion de ses produits aux côtés d’autres entreprises, comme North Face ou Patagonia. L’objectif ? Que les plateformes renforcent leurs outils de censure. Dans le collimateur Facebook et Instagram notamment accusés de ne pas en faire assez contre les contenus dits « haineux », terme qui vise en réalité tout commentaire qui ne va pas dans le sens de la doxa politiquement correcte. L’Oréal va encore plus loin. Sa direction a publié un communiqué en anglais dans lequel elle indique que l’entreprise de cosmétique « a décidé de retirer les mots blanc/blanchissant (white/whitening), clair (fair/fairness, light/lightening) de tous ses produits destinés à uniformiser la peau ». On attend avec impatience que l’Etat rebaptise le Mont-Blanc.

Les trois leçons de l’affaire George Floyd, par Clément Martin (Les Identitaires)

Personne n’ignore l’onde de choc mondiale causée par la mort de George Floyd, un Noir américain étouffé par le policier Derek Chauvin dans le cadre d’une interpellation. La polémique attisée par les marxistes culturels, les antifas, les social justice warriors, les militants indigénistes et les professionnels de l’antiracisme ne doit pas occulter trois faits précis que nous allons présenter ici.

1. Le mythe du massacre des Noirs par les Blancs

Malgré les accusations régulières dont les Blancs – et les policiers en particulier – font l’objet, les Noirs ne font pas l’objet d’« exécutions racistes » aux Etats-Unis. Une étude publiée l’année dernière par les chercheurs du Maryland et du Michigan relève que, s’il y a bien des statistiques ethniques de la criminalité, il n’existe pas de base nationale de données sur les policiers concernés.

Auprès des pouvoirs publics et dans la presse, les chercheurs ont donc collecté un ensemble de faits servant d’échantillon. « Nous n’avons trouvé aucune relation entre la couleur du policier et celle de la personne tuée », explique le professeur de psychologie Joseph Cesario. La probabilité d’être tué par un policier dépend en réalité du « taux de criminalité local de chaque groupe ethnique ». En effet, « dans un comté où les Blancs commettent beaucoup de crimes violents, les Blancs ont plus de chances d’être abattus par des policiers » (Le Figaro, 23 juillet 2019). Ainsi, les Noirs tués par la police américaine le sont d’abord parce qu’ils commettent des délits ou des crimes. Dans un article du Washington Street Journal, Heather Mac Donald donne des chiffres saisissants : en 2018, 53 % des meurtres et 60 % des cambriolages sont perpétrés par des Noirs alors qu’ils ne sont que 13 % de la population ; en 2019, 1004 personnes sont mortes d’un tir de police, un quart d’entre elles seulement étaient noires (chiffre constant depuis 2015) ; un officier de police a 18 fois plus de chances de se faire tuer par un Noir qu’un Noir par un officier de police (WSJ, The Myth of Systemic Police Racism, 2 juin 2020).

De manière générale, les Noirs sont tués par d’autres Noirs : selon le FBI, 88,9 % des homicides d’Afro-américains ont été commis à l’intérieur de leur communauté (FBI, « 2014 Crime in the US », Expanded Homicide Data Table, 2014). Par ailleurs, les Noirs et Hispaniques sont très bien intégrés dans la police puisqu’ils composent 25 % de ses effectifs. A Los Angeles, c’est la moitié des policiers (Marianne, 1er juin 2020).

2. La police américaine n’est pas la même qu’en France

Le policier américain travaille dans un tout autre contexte que celui de la France. Aux Etats-Unis, 300 millions d’armes sont en circulation sur une population de 329 millions d’individus, soit presque une arme par personne. Par conséquent, les chances qu’un policier soit tué sont assez importantes. Il n’est pas rare de voir un policier poser sa main sur la crosse de son arme lors d’un contrôle routier. Ensuite, le contexte moral est différent : les notions de « bien » et de « mal » sont plus tranchées qu’en France, où l’inversion des valeurs a aussi échangé les rôles entre la victime et la racaille, celle-ci étant toujours un peu victime au nom de l’antiracisme médiatique et de l’antifascisme militant. Dans la conscience collective américaine, la différence entre le « bad guy » et le « good guy » est plus nette. La mort du premier est donc moins traumatisante que chez nous.

D’autre part, comme l’explique le chercheur Mathieu Zagrodsky, auteur d’une thèse sur le sujet (Marianne, 1er juin 2020), la police française descend du « lieutenant général de police » créé sous Louis XIV afin de protéger la royauté, d’où la quantité de moyens consacrés au maintien de l’ordre dans notre pays. La police américaine apparaît à Boston en 1829, lorsque les citoyens auxquels on a délégué le droit de porter une arme voient leur fonction professionnalisée. Ceci explique le phénomène de la milice et du justicier spontanés, que ce soit contre les émeutiers (on a vu des hommes en armes protégeant les magasins) ou contre l’Etat lorsque son action viole les libertés (affaire du Ranch Bundy, 2016).

Le rôle premier du policier américain est la protection des communautés locales, sur fond de culture du duel, quand son homologue français est davantage occupé de préserver l’ordre public. De plus, la police américaine est relativement décentralisée, divisée en de nombreux services locaux dépendant de gouvernements eux aussi locaux, chaque État ayant son administration. En France, la police est un bloc étroitement lié aux intérêts politiques avec, en bout de course, la crainte pathologique de la bavure. D’une rive à l’autre de l’Atlantique, la liberté d’action varie énormément.

3. La question noire existe bel et bien aux Etats-Unis

Enfin, même si des réseaux d’extrême-gauche stimulent le mouvement Black Lives Matter et favorisent la violence de rue, il serait erroné de n’y voir qu’une manipulation politique sans fondement ethnique. Dans La Démocratie en Amérique (1864), au sujet de la coexistence entre Noirs et Blancs aux Etats-Unis, Tocqueville écrivait : « Ceux qui espèrent que les Européens se confondront un jour avec les [Noirs] me paraissent donc caresser une chimère. (…) Jusqu’ici, partout où les blancs ont été les plus puissants, ils ont tenu les [Noirs] dans l’avilissement ou dans l’esclavage. Partout où les [Noirs] ont été les plus forts, ils ont détruit les blancs ; c’est le seul compte qui se soit jamais ouvert entre les deux races. »

De fait, même si un certain nombre de Noirs sont pacifiques et patriotes, une distinction culturelle forte demeure. Personne ne trouve à redire lorsqu’on évoque la culture « afro-américaine » : le gospel hérité du negro spiritual du XIXe siècle, le hip-hop dans les années 80, les congrégations évangélistes majoritairement noires ou la danse – à l’instar de la vie paroissiale en Afrique – est très présente, la blaxploitation au cinéma, etc.

La question est complexe dans la mesure où beaucoup de Noirs américains sont aux Etats-Unis depuis plus longtemps que certains Blancs, qu’ils soient anglo-saxons, allemands, irlandais ou italiens. Malgré cela, ils continuent à constituer une « minorité », un groupe social bien identifié, alors que les immigrés européens se sont fondus dans le moule WASP (White Anglo-Saxon Protestants). Balayer d’un revers de main la problématique identitaire, sous prétexte que certaines entités politiques soufflent sur les braises de la guerre ethnique, est une impasse. Au contraire, assumer le fait identitaire, aux Etats-Unis comme en Europe, selon les spécificités historiques de chacun, est absolument nécessaire pour agir efficacement.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

La mémoire trafiquée de l’esclavage, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

La vague émotionnelle entourant le mouvement Black Lives Matter a tout dévasté sur son passage. La puissance de feu médiatique des ennemis de Donald Trump ne s’est une nouvelle fois pas démentie. Car il s’agit bien d’une campagne pour déstabiliser le président américain.
Un élément en particulier cristallise les passions : la représentation erronée très répandue que l’on a de l’histoire de l’esclavage aux États-Unis et en Europe. Voici quelques faits et chiffres méconnus ou occultés à ce sujet.

Dans les colonies anglaises, les esclaves blancs étaient les plus nombreux

Au XVIIIème siècle, les esclaves les plus nombreux dans les colonies anglaises d’Amérique du Nord étaient des blancs d’origine anglaise et irlandaise. Pour payer leur traversée de l’Atlantique, nombre de miséreux européens subissaient un régime de servitude temporaire, en général 5 ans. On appelait ce système l’engagisme ou indenture. Certains, environ un quart, étaient même enlevés et déportés de force. Avant 1775, la moitié des Européens immigraient dans les colonies américaines dans le cadre de ce système de servitude temporaire[1]. Il s’agissait souvent de mineurs dont le père signait les papiers d’engagement[2]. Si leur statut n’était pas perpétuel ou héréditaire, leur taux de survie au XVIIème siècle était bien moindre que celui des esclaves africains le siècle suivant. Seul 40 % atteignaient la fin de leur période d’« engagement ».

Anthony Johnson, le propriétaire d’esclaves qui venait d’Angola

Capturé en Angola, Anthony Johnson est arrivé en 1621 en Virginie avec le statut d’indentured servant. À sa mise en liberté, il développa une petite exploitation dans laquelle 4 blancs et 1 noir travaillaient pour lui sous le régime de l’indenture. Suite à l’évasion d’un serviteur noir qui estimait que son « temps » était terminé, il engagea un procès contre le cultivateur blanc chez qui il s’était fait engager. Le tribunal lui donna raison et le fugitif fut condamné à le servir jusqu’à la fin de ses jours. Ce fut la première fois qu’on condamna quelqu’un à la servitude à vie sans qu’il n’ait commis aucun crime. Par la suite, il n’était pas rare que des noirs possèdent des esclaves noirs. Certains planteurs noirs propriétaires de plus d’une centaine d’esclaves devinrent même particulièrement riches. Si ce phénomène était bien entendu minoritaire, il apporte une nuance à l’histoire de l’esclavage aux États-Unis.

Ceux qui capturaient et vendaient les esclaves étaient africains, ceux qui ont mis un terme à l’esclavage étaient européens

L’esclavage a existé en Afrique avant, pendant et après la traite européenne. Selon les chiffres du spécialiste de l’histoire de l’esclavage Olivier Grenouillau, la traite intra-africaine a dépassé en nombre la traite atlantique européenne (un minimum de 14 millions contre 11 millions d’esclaves)[3]. La capture est systématiquement (98 %) le fait d’Africains[4]. Elle a permis à des royaumes africains de s’enrichir massivement en vendant ses fils ou ceux de ses rivaux. C’est finalement les Européens qui ont mis un terme à cette pratique lors de la colonisation. Aux États-Unis, ce sont aussi des descendants d’Européens qui ont fait cesser cette pratique dans leur pays. Cette aversion des Européens pour l’esclavage explique pourquoi ils ont été les premiers à l’abolir et pourquoi on se sert aujourd’hui de son souvenir pour les culpabiliser.

Les Américains d’aujourd’hui sont-ils des descendants d’esclavagistes ?

Selon le recensement de 1860, seul 1,4 % de la population libre américaine possédait au moins un esclave. Des sites de debunkage américains ne nient pas ce chiffre mais ont expliqué que si l’on prenait en compte les foyers possédant un esclave et qu’on l’on ne tenait compte que des états esclavagistes, le pourcentage de personnes impliquées dans la société esclavagiste sudiste augmentait. Ce qui n’est pas la question. Le propos est ici de savoir si les américains blancs d’aujourd’hui sont majoritairement des descendants de propriétaire d’esclaves. On voit donc que ce n’est pas le cas. D’autant qu’une grande partie de la population actuelle des blancs américains est issu des migrations européennes massives postérieures à l’abolition de l’esclavage en 1865. La population passe de 31 millions en 1860 à 92 millions en 1910[5]. Faire des blancs vivant aujourd’hui aux États-Unis les descendants des propriétaires d’esclaves d’hier est par conséquent absolument abusif. Leur attribuer une responsabilité morale héréditaire l’est encore plus. Étendre cette responsabilité à tous les Européens et leurs descendants où qu’ils se trouvent est délirant.

L’esclavage explique-t-il le développement économique des États-Unis ?

Non. Le développement économique américain est essentiellement le fruit de l’industrialisation du nord-est des États-Unis. La révolution industrielle qui y a eu lieu s’explique par des facteurs très divers. L’esclavage et la culture du coton n’y a été pas été déterminants ou indispensables. D’ailleurs des pays esclavagistes comme l’Espagne ou le Portugal n’ont pas connu de véritable révolution industrielle. C’est au contraire l’abandon de cette pratique qui a permis le décollage économique de plusieurs pays[6]. La culture du coton et du tabac, où les esclaves travaillaient majoritairement, a enrichi les propriétaires de plantation. Elle a par contre contribué à maintenir le Sud des États-Unis dans un système économique agraire archaïque. Son retard industriel et économique explique en bonne partie sa défaite face au Nord lors de la guerre de Sécession.

Les esclaves américains du Dey d’Alger

Peu de gens de le savent mais la fameuse US Navy (les forces navales militaires américaines), a été créée à la suite des attaques incessantes sur la flotte marchande des jeunes États-Unis par les barbaresques d’Afrique du Nord. Entre 1785 et 1815, environ 700 Américains ont été maintenus en servitude dans cette région[7]. Ils s’ajoutaient au million d’Européens capturé par les pirates maghrébins entre 1500 et 1830. Ces razzias étaient pratiquées en Europe et dans la Méditerranée dès le VIIème siècle. Les Russes et les autres Européens de l’Est étaient capturés par les Ottomans et les Tatares quand les Européens de l’Ouest l’étaient par les Arabes. La servitude millénaire de plusieurs millions d’Européens est ainsi complètement occultée au profit du souvenir l’esclavage aux Amériques qui dura 3 siècles.

Haïti, pays voisin des États-Unis, pays des enfants-esclaves

Dans un pays qui compte seulement 11 millions d’habitants, 400 000 enfants sont aujourd’hui considérés comme restavek, c’est-à-dire enfant-esclave. Dans certains quartiers de la capitale, Port-au-Prince, 40 % des enfants sont en situation d’esclavage. Si quelques ONG se soucient du sort de ces enfants, elle reste peu connue. Il s’agit pourtant d’une des premières colonies à avoir accédé à l’indépendance en 1804. Sont-ce donc encore les blancs américains ou européens qui y déversent quantité d’aide au développement (l’équivalent de 4 plans Marshall annuels depuis des décénnies) qui sont encore et toujours responsables moralement de ces pratiques ?
La repentance jusqu’où et pendant encore combien de temps ?

La culture de la repentance entretient un esprit de revanche, une mentalité de débiteur de ceux qui s’estiment victimes ou descendants de victimes. Toutes les réussites de l’Europe, sa prospérité, ses réalisations culturelles, architecturales ou artistiques auraient été semble-t-il impossibles sans la traite atlantique. Cette vision de l’histoire de l’esclavage rejoint les mythes sur le pillage actuel ou passé de l’Afrique et les délires sur le franc CFA. En plus d’empêcher les Africains de réellement prendre leur destin en main, elle crée en Europe une situation très dangereuse. Coupables éternels, on ne sait pas très bien jusqu’où la repentance des Européens doit aller, ni ce qu’elle peut justifier. Doit-on tout donner, tout subir et finir par disparaître pour que soient rachetées ces dettes imaginaires ?

[1] Christopher Tomlins, « Reconsidering Indentured Servitude : European Migration and the Early American Labor Force, 1600–1775, » Labor History (2001) pp. 5–43
[2] Sur l’histoire des esclaves blancs dans les colonies américaines : Don Jordan and Michael Walsh, White cargo – The Forgotten History of Britain’s White Slaves in America, New York University Press
[3] Olivier Grenouilleau, Les Traites négrières. Essai d’histoire global. (2004) p. 74
[4] Ibid. p. 75
[5] René Rémond , Histoire des États-Unis, PUF. (1972) pp. 75–76
[6] Olivier Grenouilleau, Les Traites négrières. Essai d’histoire global. (2004) p. 451
[7] Adams, Charles Hansford. The Narrative of Robert Adams : A Barbary Captive. New York : Cambridge University Press. (2005) pp. 55–56.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Genou à terre : soumission et masochisme

Le genou à terre, qui se voulait un hommage aux victimes du racisme, s’est vite transformé en symbole de la soumission à l’idéologie antiraciste. On a même vu un policier blanc, ayant sans doute peur de ne pas en faire assez, se mettre à plat ventre comme cela se faisait dans certaines cours orientales de potentats se prenant pour des dieux.

L’antiracisme est une religion

L’antiracisme est bien une religion, un nouveau monothéisme exigeant la soumission totale et la repentance permanent et absolue.

On dit que le phénomène est mondial, c’est faux. Ni les Russes, ni les Iraniens, ni les Arabes, ni les Chinois, ni les Indiens ne mettent genou à terre. La soumission-humiliation est réservée aux Blancs. Cela étant, le phénomène est d’une certaine ampleur dans ce qui, autrefois, était fier d’être l’Occident. Il est vrai aussi qu’il n’y a pas que des Noirs qui se victimisent. Il y a énormément de jeunes Blancs qui se sentent solidaires et demandent en fait pardon au nom de leur race… qui pourtant n’existe pas ! Le raciste est par définition un sadique, mais l antiraciste est parfois un maso qui s’ignore. L’antiracisme a réinventé les races, c’est l’un de ses paradoxes. On est face à une mobilisation surdimensionnée par les médias mais réelle, gauchiste et générationnelle. Peu de vieux Blancs mettent le genou à terre.

On pense aux manifestations monstres contre la guerre au Vietnam. Mais, derrière le pacifisme de la jeunesse aux colliers de fleurs, il y a eu l’abandon de populations entières à l’oppression, voire au génocide (cas du Cambodge) du marxisme asiatique.

L’antiracisme est une idéologie politique dominante et obligatoire, relayée depuis des décennies par l’Education nationale et les médias. En France, contrairement aux USA, personne ne peut se dire raciste puisque, chez nous ce n’est pas une opinion, mais un délit. Depuis des semaines maintenant, nos journalistes moralisateurs s’en donnent à cœur joie comme jamais, pour imposer en continu aux téléspectateurs culpabilisés leur vision du monde. C’est un monde métissé où il faut, pour l’imposer, arracher les racines historiques des peuples blancs fondateurs de civilisations admirables et même incomparables. La victimisation des populations issues de la colonisation ou de l’immigration est une arme de destruction massive au service d’une idéologie qui déteste tout ce qui a fait notre identité traditionnelle.

Même se taire est un délit !

Outre-Atlantique, c’est la mémoire de l’esclavage et de la ségrégation qui servent à saper un état jugé suprémaciste blanc, depuis surtout l’élection de Trump.

Ce mouvement émotionnel et instrumentalisé peut-il déboucher sur des bouleversements politiques ?

Aux USA l’objectif est simple : battre Trump. En France, c’est plus subtil, c’est interdire toute contestation du discours antiraciste et victimaire. Ainsi, qui oserait dire à la télévision depuis ces derniers jours que notre police est devenue plus raciste qu’avant parce qu’elle est objectivement confrontée depuis des décennies a des populations de plus en plus racialisées, en particulier par le rap dont les pires dérives raciales restent impunies, et qui expriment leur haine de l’Etat français en s’attaquant aux policiers.

L’antiracisme ne supporte pas la liberté d’expression puisque ne pas penser comme lui est un délit. Le dire est quasi impossible mais il y a plus : aujourd’hui, même le silence est jugé suspect car complice du racisme. Il y a une loi médiatique des suspects, car qui ne dit mot en fait s’oppose. Qui ne dit mot refuse de mettre un genou à terre, qui ne dit mot est un raciste.

La diabolisation à des beaux jours devant elle.

Pierre Boisguilbert

Texte repris du site Polémia

Le racisme a chassé le Covid-19 comme ennemi n° 1 !

On peut s’étonner qu’un vaste mouvement de protestation rassemblant des foules ait lieu aux États-Unis alors que l’épidémie y sévit encore fortement. Un Afro-Américain court davantage le risque d’être tué par un membre de sa « communauté » que par un policier, mais l’image insupportable, ici celle d’un policier étranglant avec le genou sur le cou un homme noir interpellé, a, comme d’habitude, servi de détonateur à une onde de choc psychologique et planétaire.

Une vidéo, un slogan devenu un mouvement, « Black Lives Matter », des rassemblements, des défilés, parfois des émeutes avec violences, vols et incendies, le rite des policiers un genou à terre pour communier avec l’émotion collective : tout ceci, en dépit des risques sanitaires de l’épidémie, correspond à un trait typique de nos sociétés postmodernes où les emballements affectifs denses et courts dans le temps, relayés par les médias dans le monde entier, se propagent par mimétisme, chacun croyant devoir déposer sa fleur pour avoir l’âme en paix, dans un élan processionnaire, quasi religieux et quelque peu masochiste. Le racisme a chassé le Covid-19 comme ennemi n° 1. Il s’agit, bien sûr, du racisme blanc contre les Noirs, qui fait partie de ces motifs de « dénigrer », si j’ose dire, notre civilisation qui, décidément, ne vaudrait plus rien. Dans l’autre sens, ça ne compte pas, car c’est une juste revanche des opprimés contre les oppresseurs.

Faute d’être le pays des start-up, voici que notre pays copie l’Amérique. Il n’y a jamais eu d’esclavage en France métropolitaine, mais la présence d’immigrés africains venus librement y chercher un mieux-vivre, l’illusion de faire de tous ces passagers les membres admiratifs de la nation qui les accueille et la repentance coloniale injustifiée qu’entretient l’idéologie dominante y ont créé artificiellement une copie idéale de la communauté noire américaine, un tremplin idéologique de choix pour les revendications victimaires. Dans un pays où la distinction raciale n’existe pas, où le mot race a été mis à l’index de la République, voilà qu’il a débarqué comme le Coca-Cola™ et le jazz avec les libérateurs de 1944. Il y a, maintenant, un Collectif représentatif des associations noires, une Ligue de la défense noire africaine et une instrumentalisation de la victimisation raciale évidemment univoque, le Blanc étant raciste de naissance, les Africains subissant ce racisme depuis la nuit des temps à domicile et en France. « L’État français est un État totalitaire, terroriste, esclavagiste, colonialiste », délire un membre de la LDNA. Quant à Camélia Jordana, poing levé, elle a entonné en anglais une chanson des Black Panthers de 1968 « The Revolution has come… time to pick up the gun ». Quant à Christiane Taubira, tellement victime du racisme qu’ancienne indépendantiste guyanaise, elle s’était retrouvée ministre de la Justice, elle a enfoncé doublement le clou : « Quand Adama Traoré ou George Floyd meurent, c’est pareil : ce sont des hommes noirs qui meurent de leur rencontre avec des policiers. »

Les gendarmes qui ont interpellé Traoré n’ont tué personne. Un délinquant connu, porteur de cannabis et d’un argent liquide aussi abondant que douteux s’est soustrait à un contrôle légitime et est mort d’une faiblesse cardiaque. Rien à voir ni avec les États-Unis ni avec George Floyd ! Et pourtant, le « parallèle » court en boucle sur les médias et les réseaux sociaux et réunit 20.000 manifestants aux abords du nouveau Palais de Justice en dépit d’une interdiction justifiée par les règles de l’urgence sanitaire.

La réaction de Castaner est molle, côté manifestants : pas de plainte contre Camélia Jordana, qui appelle à prendre les armes contre la police, une répression des manifestations sans commune mesure avec celle qu’ont subie les gilets jaunes. Elle est plus vive, côté forces de l’ordre, dont le moindre mot, le moindre geste à connotation raciste ne sera plus toléré. Comme si la mobilisation des loubards de banlieues épaulés par les Black Blocs, les antifas et autres gauchistes avait une légitimité morale plus forte que la loi et l’ordre. Peur d’une révolte des cités ? Vieille complicité des « progressistes » avec la déconstruction de notre civilisation ? Calcul machiavélique en vue de faire monter le vote dit d’extrême droite afin d’assurer la réélection d’un Président inepte ?

Christian Vanneste

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Racisme sans complexes – Manifs pro-Floyd : La grande mobilisation mondiale contre l’Homme blanc, par Franck Deletraz

De Washington à Sydney, en passant par Montréal, Londres, Paris, Madrid et même… Tunis, ils sont des centaines de milliers à être descendus dans la rue le week-end dernier. Tout ce que la Terre compte de suprémacistes noirs, d’« indigénistes », d’immigrationnistes, d’anarchistes, de nervis d’extrême gauche, et autres idiots utiles prêts à s’excuser d’être Blancs par peur d’être taxés de racisme. Tous unis pour dénoncer officiellement, après la mort de George Floyd, les prétendues « violences policières » et « inégalités » raciales lors de manifestations qui ont souvent tourné au pillage et dont l’objectif réel n’est autre que de pousser toujours plus loin les Blancs dans la repentance.

Le pitre Trudeau à genoux !

En pointe dans cette gigantesque manipulation, les mouvements pro-Noirs américains, qui ont réussi, avec la complicité des réseaux sociaux, à rassembler samedi des milliers de manifestants dans plusieurs villes des Etats-Unis. Notamment à Washington, où les autorités auraient enregistré des chiffres de participation records. Des rassemblements qui, au passage, n’auront pas été sans effet puisque, dimanche, le conseil municipal de Minneapolis, sous la pression des démocrates, annonçait lamentablement sa décision de… « démanteler » sa police ! Au Canada, où de nombreux rassemblements ont également eu lieu, on a même pu voir, avec consternation, l’inénarrable Justin Trudeau se joindre aux manifestants et rester le genou à terre pendant plus de huit minutes en mémoire de George Floyd… Dans ce concert mondial contre l’Homme blanc, l’Europe envahie, repentante et minée par le communautarisme n’aura bien sûr pas été en reste. Ainsi, en France, où ces rassemblements étaient pourtant encore interdits, quelque 23 000 personnes au total ont manifesté à Paris, Bordeaux, Lyon, Lille, Rennes, Marseille ou encore Metz. Des manifestations qui, pour certaines, ont une fois de plus donné lieu à des heurts avec les forces de l’ordre, des pillages et autres violences. C’est ainsi qu’à Metz, le procureur de la République en personne, Christian Mercuri, a été blessé au visage par une pierre lancée par des manifestants.

Violences et pillages

Violences aussi en Angleterre où, à Londres, malgré là encore l’interdiction de se rassembler, des manifestants ont lancé dimanche des bouteilles sur la police et ont dégradé la statue de Churchill, en y inscrivant « Churchill était un raciste ». A Bristol, ils ont carrément déboulonné la statue du célèbre négociant anglais du XVIIIe siècle Edward Colston, et l’ont piétinée, avant de la jeter dans le port de la ville. A Bruxelles, ville minée par l’immigration, le communautarisme, et en voie d’islamisation, ce sont plusieurs centaines de voyous ethniques et autres nervis d’extrême gauche qui ont caillassé dimanche soir les forces de l’ordre, brisé les vitrines et pillé des dizaines de magasins, incendié du matériel pris sur des chantiers et du mobilier urbain, obligeant la police antiémeute à recourir aux canons à eau pour disperser la foule. Bilan de la soirée : 150 personnes interpellées, plusieurs policiers blessés et un quartier entier de la capitale belge saccagé…

Instiller la haine de soi dans les esprits blancs

Derrière cet incroyable déchaînement mondial de haine et de sauvagerie, nous l’avons dit, se trouve tout ce que la Terre compte de mouvements « indigénistes » et suprémacistes noirs, dont le but n’est autre que d’instiller dans les esprits blancs la culpabilité, la haine de soi, la repentance, et, au-delà, de les désarmer afin de les dépouiller de leurs dernières prérogatives. Un projet qui serait resté à l’état de fantasme d’extrémistes si ces gens ne bénéficiaient pas de la complicité totale, non dissimulée et scandaleuse des grands médias, qui multiplient depuis dix jours les reportages sur les pseudo-« bavures policières » et ne donnent la parole qu’à des individus se disant victimes du prétendu « racisme » de la police. Pire encore : alors que cette racialisation de la politique risque de déboucher sur de graves incidents en France, certains élus, tels que Mélenchon, par pur clientélisme, n’hésitent pas à mettre de l’huile sur le feu en venant déclarer, comme il l’a fait samedi à Marseille, que « les syndicats de police se comportent d’une manière indigne » ou encore que « Castaner […] dit “oui” à tout ce qu’ils disent et à tout ce qu’ils font ». Une véritable honte, quand on pense que, au moment où la police est traînée dans la boue comme jamais, le seul souci du ministre semble justement de mettre la main sur quelques policiers qui auraient proféré des « insultes racistes » sur Internet !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 8 juin 2020

Black Lives Matter : toutes les populations dites « noires » en France ont-elles la même histoire ?

09/06/2020 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En pleine crise des Black Lives Matter, on peut se demander si les Français créoles et les Français issus de l’immigration contemporaine sont la même population d’un point de vue ethnique, historique, culturel et social. Il apparaît que « non ».

Français depuis 1492

D’un côté, les créoles sont des Français dont les ancêtres, africains, ont été vendus par d’autres Africains comme esclaves aux européens à destination des colonies d’outre-mer, à l’instar des Afro-Américains aux États-Unis.

Concernant la France, l’histoire des créoles n’appartient plus au continent africain depuis 1492 et se rattache ainsi à notre pays depuis plus de 500 ans. Ils ont participé à la Révolution française. Malgré quelques aléas, ils ont obtenu le statut de « citoyen ».

Les Français issus du regroupement familial ne correspondent pas à la même population.

Ils sont arrivés d’Afrique depuis 1974, au cours des 40 dernières années grand max, que ce soit clandestinement ou par le regroupement familial, bien souvent pauvres, comme des mendiants et pas assimilés. Par le passé, leurs ancêtres n’ont pas connu l’esclavage, ni sous l’Ancien Régime, ni du temps de la République française coloniale du siècle dernier. En effet, les populations autochtones africaines avaient le statut d’« indigène ». Cela les contraignait au travail forcé, mais elles restaient des sujets français, avec un statut de « personne ».

Black Lives Matter (BLM) : le combat des descendants d’esclaves de 1492, que ce soit aux États-Unis ou en France, est-il le même que celui en France des descendants du regroupement familial de 1974 ?

Actuellement, aux États-Unis, ce sont les descendants des esclaves de 1492 qui participent aux Black Lives Matter (BLM).

De chaque côté de l’Atlantique, le traitement des créoles subissant l’esclavage n’a pas eu la même sévérité. De plus, l’esclavage a été aboli en 1865 aux USA tandis que la France l’a aboli en 1794, puis les États-Unis ont maintenu un apartheid ou ségrégation raciale jusqu’en 1965, situation qui n’a jamais eu lieu sur le territoire métropolitain français. Cela peut expliquer en partie le ressentiment et le mouvement de colère des Afro-Américains qui n’est pas aussi marqué chez les créoles en France, sauf peut-être chez quelques indépendantistes.

La famille Traoré est issue d’un père malien. Hadama Traoré est né de parents maliens installés en France en 1980… À l’exemple des Traoré, ces populations, qui ne sont pas créoles, n’ont pas connu l’esclavage, ni l’apartheid en métropole.