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Les Etats généraux de la bioéthique en ligne de mire de la Marche pour la Vie

26/01/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les Etats généraux de la bioéthique étaient, dimanche dernier, un des enjeux principaux de la marche pour la vie. Un article de L’incorrect explique en effet que cette manifestation s’adressait à un double interlocuteur : le corps électoral d’une part, afin qu’un réel débat puisse s’instaurer sur l’avortement et le respect de la vie. Il est en effet considéré comme un sujet classé, comme le manifeste le très faible nombre d’élus et d’évêques présents dimanche dernier. Le deuxième interlocuteur est le manifestant lui-même, afin qu’il s’engage personnellement dans les Etats généraux de la bioéthique.

Quelles étaient les demandes des organisateurs de cette marche pour la vie envers les participants Marie ?

La marche pour la vie appelle ses sympathisants à être une minorité créative, afin d’avoir un poids politique réel. A l’opposé, une minorité de parlementaires fait pression pour que la législation sur la fin de vie évolue. Cette minorité souhaite faire passer la proposition de Caroline Fiat – député de la France Insoumise, rejetée par la Comission des affaires sociales de l’Assemblée, mais débattue en séance publique début février. Alors qu’un réel débat a eu lieu de 2012 à 2016 sur la fin de vie, menant à la loi Clayes Leonetti, Alliance Vita voit dans cette précipitation une volonté de passer outre les vrais enjeux de la fin de vie, en particulier celui de l’accompagnement des personnes. Ceci alors même que les décrets d’application n’ont été promulgués qu’en août dernier. Alliance Vita sera entendue devant le Conseil Économique Social et Environnemental le 29 janvier.

Mais les médias de masses n’ont pas pu s’empêcher de faire de la désinformation?

Absolument, deux anecdotes sur cette Marche pour la Vie. Tout d’abord la lettre du MRJC- Mouvement Rural Jeunesse Chrétienne – qui dénonce « le message de culpabilisation, d’intolérance et de haine porté lors de cette marche ». Ensuite, une apparemment erreur de l’AFP qui a titré à 17h15 « 1000 personnes à la marche pour la vie », avant de corriger en « 10 000 personnes » à 20h15.

Etats généraux de la bioéthique : en route vers le « meilleur des mondes »…

19/01/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les premières lois de bioéthique datent de 1994. Une première révision avait eu lieu en 2004, puis une deuxième en 2011. Les Etats généraux de la bioéthique se sont ouverts hier à l’assemblée nationale

C’est dorénavant avec une périodicité de sept années que le pouvoir entend refonder les lois de bioéthique à la lumière de la maîtrise grandissante des sciences et des techniques. Pilotés par le Comité consultatif national d’éthique, ces débats, qui dureront jusqu’à l’été, doivent nourrir la prochaine loi bioéthique attendue au Parlement à l’automne

« Quel monde voulons-nous pour demain ? » s’interrogent les doctes participants à ces travaux…

Une première question serait de savoir qui est ce « nous ». Il existe manifestement des forces d’une redoutable puissance dont l’ambition n’est autre que d’instaurer un constructivisme universel : substituer au récit de l’humanité naturelle celui d’une humanité artéfactuelle, fruit des avancées exponentielles des sciences et des techniques. Ces perspectives faustiennes sont devant nous, à échéance d’une génération. Les enjeux idéologiques et financiers sont tels qu’on ne voit pas comment une loi nationale serait en mesure d’encadrer quoi que ce soit…

Mais comment refuser ces avancées techniques s’il s’agit de guérir des maladies ou de pallier des infirmités ?

Un sourd retrouvant l’audition grâce à un implant cochléaire, un membre bionique permettant à un handicapé de remarcher normalement, quel grincheux s’en plaindrait ? Mais qui ne remarque que derrière ces « produits d’appel » se profile la volonté de substituer à l’homme naturel l’homme artéfactuel, croisement non humain – inhumain – d’ingénierie génétique et de machines dotées d’intelligence artificielle ? Pour nos apprentis sorciers, matérialistes et athées, tout en effet est constructible : sexe, race, apparence et capacités physiques, intelligence, dons artistiques, trouble amoureux, jusqu’au plus intime de notre personnalité. Et naturellement, pour eux-mêmes, ils désirent le meilleur et le plus performant.

Pour Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune : « Le monde s’est installé dans l’eugénisme, avec ses théoriciens, ses praticiens, ses légistes et ses avocats ».

N’oublions pas en effet que les zélés promoteurs de ce cybermonde (les Raymond Kurzweill, Martine Rothblatt, Noah Harari, et autres Itzik Yahav) sont par ailleurs ceux-là même qui nous assurent que l’humanité se porterait mieux si elle diminuait de 95%. Pour les élites messianiques en effet, à quoi servent des masses d’êtres humains faillibles et coûteux, dès lors que robots et cyborgs peuvent avantageusement les remplacer ?