Tournoi de beach-volley féminin à Doha – Les Qataris tentent d’interdire le bikini

Tournoi de beach-volley

Les grands médias et autres enragées du lobby féministe français, si prompts d’ordinaire à dénoncer le prétendu « sexisme » qui sévirait dans notre pays, auront dans cette affaire « étrangement » brillé par leur silence. Et pourtant, l’interdiction par les Qataris du bikini, tenue traditionnelle des joueuses de beach-volley, dans le cadre du tournoi féminin de cette discipline qui se tiendra du 8 au 12 mars prochain à Doha, avait largement de quoi les faire hurler. Il est vrai cependant que, dans leur esprit, la seule véritable cible à abattre n’est pas l’émir islamiste, mais le mâle blanc occidental et chrétien.

Respecter la culture et la tradition locales ?

Aussi, la polémique n’a-t-elle pas été ici déclenchée par les Femen et autres hystériques du même bois, mais par les deux championnes allemandes de ce sport Karla Borger et Julia Sude, qui ont annoncé lundi leur décision de boycotter ce tournoi au motif que ses organisateurs qataris obligeaient les participantes à jouer en tee-shirts et pantalons. Une aberration pour Karla Borger qui, interviewée par Der Spiegel, a rappelé en outre que la chaleur extrême qui règne au Qatar rendait nécessaire le port d’un bikini. Quant à Julia Sude, Niclas Hildebrand, directeur sportif de la Fédération allemande de volley-ball, devait carrément confier mardi au Süddeutsche Zeitung : « elle m’a dit qu’elle ne (voulait) pas y aller, parce qu’elle ne se (sentait) pas respectée en tant que femme là-bas »… Des déclarations qui ont quand même fait réagir la Fédération internationale qui, un tantinet gênée par l’absence annoncée des deux championnes à Doha, est allée « pleurer » auprès de la Fédération qatarie pour que celle-ci veuille bien modifier l’article 10 du règlement du tournoi. Article qui stipulait notamment que toutes les équipes féminines devaient porter un t-shirt et un short jusqu’aux genoux afin de… « respecter la culture et la tradition locales ». Une dernière précision qui ne manque pas de sel, quand on sait que le Qatar finance depuis des années les pires islamistes en Europe, et en particulier en France, au mépris total, justement, de la culture et de la tradition locales !

Méprisées par le prince qatari

Bref, à force de courbettes de dhimmis, la Fédération internationale de volley-ball a tout de même fini par obtenir des concessions de la part des Qataris. Dans un communiqué qu’elle a publié mardi soir, celle-ci a en effet annoncé que, « à la suite de discussions », la Fédération qatarie avait assuré qu’il n’y aurait « pas de restrictions pour les joueuses, si elles souhaitaient porter la tenue standard pendant la compétition ». Elle n’a en revanche pas précisé si, comme les femmes arbitres de la Coupe du monde des clubs de foot organisée ce mois-ci à Doha, les joueuses de beach-volley, lors de la cérémonie de remise des médailles, auront, elles aussi, l’interdiction de saluer le prince Joaan bin Hamad bin Khalifa al-Thani, membre de la famille royale qatari, et seront obligées de défiler devant lui sans marquer d’arrêt et en baissant les yeux…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 24 février 2021

La police du bikini (Présent 8404)

27/07/2015 – FRANCE (NOVOpress)

Cas d’école. Ou comment la police de la pensée dégaine la grossière artillerie, mais avec un temps de retard. Un groupe de cinq « adolescentes » a passé à tabac une jeune femme de 21 ans mercredi dans un parc public de Reims parce qu’elle bronzait en maillot de bain allongée dans l’herbe.
L’Union de Reims, reprise par Le Figaro, a tout d’abord invoqué un motif moral et religieux : « des relents de police religieuse ». Aussitôt démenti par le Parquet : « Pas de mobile religieux ». Et par le maire Les Républicains Arnaud Robinet qui a appelé immédiatement au « pas d’amalgame » : « Il est intolérable de stigmatiser une communauté dans cette affaire ».
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Les journalistes de L’Union et du Figaro sont alors vite rentrés dans le rang, rétropédalant dans la semoule, tout suants de politiquement correct : « Pas de mobile religieux ou moral, on connaît enfin la petite phrase qui a déclenché l’agression de la jeune femme : “Allez vous rhabiller, c’est pas l’été !” »
Et ils comptent vraiment nous faire gober ça ?

Contactée par BuzzFeed, l’une des assaillantes qui a passé 24 heures en garde à vue et sera convoquée en septembre prochain devant le juge, a témoigné :
« J’étais en effet avec trois amies et ma petite sœur mercredi vers 16 h 30, quand nous sommes allées au parc Léo Lagrange. Nous sommes passées devant trois filles en maillot de bain et j’ai juste dit à ma copine que si c’était moi, je n’oserais pas me mettre dans cette tenue. Mais j’ai dit ça, car je suis complexée, absolument pas pour des questions religieuses ou morales. Je suis musulmane oui, mais tolérante. »
Il n’y a aucun motif religieux, mais les tabasseuses sont toutes des « musulmanes tolérantes ». Et puisqu’il n’est question d’aucune communauté pourquoi ne nous donne-t-on pas leurs prénoms ? Après tout, nous sommes à Reims et il s’agit peut-être des fameuses « phalanges catholiques intégristes » dénoncées par Laurent Joffrin dans Libération venues soutenir Vincent Lambert devant le CHU ?

L’« agresseuse » réfute tout « lynchage » : « Lorsque l’une des trois filles m’a entendue parler, elle m’a interpellée pour me dire “qu’avec mon physique, elle comprenait que je n’ose pas me mettre en maillot”. Elle a également dit que j’étais grosse. Je suis allée vers elle pour lui donner une gifle, puis elle s’est battue avec mon amie ».
Une histoire de baffes gauloises à la Astérix et Obélix en somme (« qui est gros ici » ?).
Ouf, on a eu très chaud au vivre ensemble.

Caroline Parmentier