Un hommage de Hollande

28/10/2015 – FRANCE (Présent 8471)

C’est donc en grand équipage que le chef de l’État s’est rendu dans la commune du Petit Palais pour rendre hommage aux 43 victimes de l’accident de Puisseguin. Manuel Valls était là, accompagné de ministres qui, de près ou de loin, pouvaient avoir un rapport avec les victimes : ministres de l’Intérieur, de la Santé, secrétaire d’État aux transports, à la Famille et, curieusement, le ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, peut-être pour dire, de façon subliminale, que si tous les véhicules avaient été électriques, rien de tout cela ne serait arrivé.

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Avec solennité, le président a égrené des platitudes dans lesquelles les proches des malheureux étaient censés puiser du réconfort : « Ils comptaient parmi les aînés du pays. Ils étaient respectés. Ils avaient eu une vie de labeur. Vous les aviez entendus raconter comment était la vie autrefois », etc.

C’était un « hommage républicain ». Pourquoi, « républicain », « national » ne suffisait-il donc pas ? La République, seule, aurait-elle compassion ? Et les victimes étaient-elles toutes républicaines ? Il pouvait y avoir des royalistes ou, « pire », des électeurs, voire des membres, du Front national, que le chef de l’État a exclu de la fraternité républicaine.
C’était également une cérémonie « mémorielle », a précisé l’Élysée. On aurait pu dire « à la mémoire de… », car « mémoriel » c’est l’adjectif utilisé d’ordinaire pour les lois portant sur les génocides, dont la « Shoah », afin de signifier que toutes les générations doivent porter le deuil. Or, à peine le barnum démonté, la tente repliée, les officiels ayant cessé d’officier, François Hollande a tout oublié.

Il en est déjà à sonder l’actualité pour y découvrir un événement dans lequel il pourra s’immiscer, intervenir, discourir pour montrer qu’il est proche des gens… et pas loin de l’élection de 2017. Tout ce qu’il dit, fait ou ne fait pas, c’est dans cette perspective électorale. Jusqu’à récupérer les morts, les pauvres morts de Puisseguin. C’est ce qui explique ce déploiement démesuré. Certes, il y a eu 43 victimes or, tous les ans, les accidents de la route font plus de 3 000 morts, mais ils meurent en rangs séparés. Il doit y avoir à l’Élysée une cellule de communication qui s’occupe de ça : dix victimes, on envoie sur place le ministre de l’Intérieur, à 20 le Premier ministre, à partir de 40, c’est le président, tous les morts ne pesant pas du même poids médiatique, donc électoral.

C’était aussi une cérémonie laïque, a-t-on rappelé pour décourager ceux qui auraient eu l’audace d’esquisser un signe de croix. Il fut un temps où, sur le lieu des catastrophes, on voyait des prêtres donnant l’absolution aux mourants ou priant pour ceux qui étaient déjà morts. Maintenant, ce sont des « psys », des cellules psychologiques. La cellule est un lieu d’enfermement. Le deuil doit s’effectuer dans la prison de la seule matière, sans fenêtre sur le Ciel, sans la consolation, la seule, celle d’entendre la parole qui a traversé les siècles et tari tant de larmes sur tant de tombeaux : « Je suis la résurrection et la vie, qui croit en moi vivra, même s’il meurt. »

Guy Rouvrais

Le coup d’État démographique de l’Union européenne

20/10/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Coup d’État démographique : tentative violente et subite menée par les dirigeants de l’Union Européenne de substituer les peuples européens par des migrants, et ce au mépris des règles démocratiques. Ils s’appuient pour cela sur les médias, la classe politique et l’hyperclasse mondialisée.

Plus de deux mois après le début de la crise des migrants en Europe, il est déjà possible de tirer deux enseignements. En premier lieu, il ressort de cela que la volonté des gouvernants de l’Union européenne de remplacer les peuples européens par des populations allogènes n’a jamais été aussi visible. Deuxièmement, la soudaineté et la violence de ce coup de force antidémocratique en font une attaque éclair ayant pour but de sidérer les populations autochtones et d’empêcher tout retour en arrière.

« Nous avons enregistré environ 630 000 franchissements illégaux de frontières, fin septembre. C’est une crise migratoire sans précédent en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. »

indique Fabrice Leggeri, directeur exécutif de Frontex (agence européenne « responsable de la coordination des activités des garde-frontières dans le maintien de la sécurité des frontières de l’Union avec les États non-membres »)

Les chiffres du Grand Remplacement sont effroyables… et sous-estimés

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Les chiffres avancés par les médias comme Libération sont sans appel : l’Allemagne s’apprête à accueillir sur son sol en 2015 entre 1 et 1,5 million de migrants ! En moyenne, cela représente 7 000 à 10 000 entrées par jour. Des chiffres effarants et pourtant en dessous de la réalité, puisqu’il faudra les multiplier par quatre, cinq… les migrants étant considérés comme des réfugiés et bénéficiant à ce titre du droit au regroupement familial. On comprend donc mieux pourquoi cette vague migratoire est le fait de jeunes hommes seuls. La famille attend au pays…
La France s’apprête donc à accueillir dans les prochains mois 30 000 réfugiés et à court terme, 110 000 personnes en plus, et ce au nom du regroupement familial soit dans une fourchette basse plus de 140 000 personnes.

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Police – pouvoir, le divorce

16/10/2015 – FRANCE (NOVOpress)
À la manifestation de la police sous les fenêtres de Taubira, le gouvernement répond par des mesurettes et des effets d’annonce. Mais ce n’est même plus à la garde des Sceaux que la police en a, c’est à tout ce gouvernement et c’est Hollande qu’ils interpellent. « la police crève, la politique y veille » disait une pancarte résumant le sentiment général.

Encensée après « Charlie » puis reléguée aux oubliettes, corvéable à merci pour assurer un plan Vigipirate aussi inefficace pour lutter contre le terrorisme, qu’utile pour la communication gouvernementale, la police n’en pleut plus.
Toujours suspects face aux délinquants toujours « victimes », toujours désavoués par la justice laxiste dans leurs efforts contre la criminalité, les policiers sont au bord de la rupture.

La fusillade entre un détenu évadé suite à une permission de sortie et Yann Saillour, policier de la BAC, qui a laissé celui-ci entre la vie et la mort, n’aura été que la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Ils sont près de 10 000 flics… selon la police, à manifester sous les fenêtres de Taubira. Policiers de Paris et de province, commissaires et agents de terrain en passant par la pénitentiaire, du jamais-vu depuis 2001, la dernière grande mobilisation des forces de l’ordre. C’était même la première fois depuis 1983 qu’ils manifestaient place Vendôme.

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Ces maires qui disent non ! Julien Sanchez : «J’ai été le caillou dans la chaussure de cette opération de propagande»

Julien Sanchez, maire de Beaucaire, et les staliniens (Présent n° 8128)

Source : Minute mercredi 16 septembre 2015 • n°2737 • suite du dossier « Migrants : ces maires qui disent non !»
Julien Sanchez

La même hystérie qu’après le 21 avril 2002

Maire (FN) de Beaucaire, dans le Gard, Julien Sanchez était présent, samedi à la Maison de la chimie, à Paris, à la réunion organisée par le ministère de l’Intérieur pour convaincre les maires de recevoir des « réfugiés ». Le moins qu’on puisse dire est qu’il n’y a pas été bien accueilli…

Minute : Vous vous êtes rendu, samedi dernier, à la réunion organisée par le ministre de l’Intérieur pour les élus qui souhaitent accueillir des migrants. Alors, combien avez-vous accueilli de migrants à Beaucaire ?
Julien Sanchez : Pas un seul ! Comme tous les maires de France, j’ai été invité par le ministre de l’Intérieur. J’ai donc répondu à cette invitation. Mais je suis surtout venu pour expliquer pourquoi, à Beaucaire, nous ne voulions pas accueillir de nouveaux immigrés.

Qui était présent à cette réunion ?
À part moi, la salle était pro-migrants à 1 000 % ! Tous, de gauche ou du centre (il y avait Jean-Christophe Lagarde et Valérie Létard, de l’UDI, François Bayrou du Modem), étaient unanimes. La presse a annoncé que 700 maires étaient présents. Honnêtement, il n’y avait que 400 personnes et toutes n’étaient certainement pas maires… Pour remplir la salle, on a raclé les fonds de tiroirs.
Pour le ministre de l’Intérieur, c’est un échec total : 400 maires sur 36 000 ! Le gouvernement voulait donner la preuve que les maires étaient unis pour accueillir les migrants… C’est raté !

Vous avez pu vous exprimer ?
Oui… 40 secondes… Le reste de mes propos a été couvert par des cris et des vociférations. Un homme devant moi a même cherché à m’arracher mon intervention des mains. C’était Pierre Bousquet de Florian, le préfet de région du Languedoc-Roussillon !
« Dehors les fachos », « Nazi », « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté »… J’ai eu le droit à toutes les insultes possibles. En quittant l’événement, on m’a bousculé ; j’ai même reçu des coups de pieds… Pas très Charlie tout ça ! J’ai été le caillou dans la chaussure de cette opération de propagande.
Tout cela me rappelle l’hystérie qu’on avait vécue et subie au lendemain du 21 avril 2002, quand Jean-Marie Le Pen était au deuxième tour de la présidentielle. C’est exactement le même schéma : les opposants n’ont pas le droit à la parole.

Qu’est-ce qui n’a pas plu dans votre discours ?
Les sifflets ont commencé quand j’ai dénoncé la double peine que veut nous imposer le gouvernement : après avoir déclenché une guerre, nous devrions en subir les conséquences et accepter, sans rien dire, l’invasion migratoire de notre pays ? J’ai ajouté que tout cela est criminel pour notre pays.
Bref, j’ai essayé d’être la voix des 35 500 maires qui n’étaient pas présents à cette réunion et des 70 ou 80 % de Français qui sont contre cette invasion, contrairement à ce que disent les sondages pipeau.

Manuel Valls vous a-t-il répondu ?
Un peu plus tard, dans son intervention, il m’a accusé, sans me nommer, d’être venu faire de la politique et de faire peur aux Français. Pourtant, c’est moi qui suis inquiet. Pour l’instant, le gouvernement fait appel aux volontaires. Mais je me méfie. Les préfets ont reçu comme consigne de lancer des schémas départementaux d’installation des migrants comme il en existe pour les gens du voyage : à telle ville une aire de grand passage, à telle autre dix places, etc. Et bien, le gouvernement va faire pareil pour les migrants : il finira par les imposer à chaque commune.

Ces maires qui disent non ! Jean-Pierre Enjalbert ; «réfugiés» : On ne réagit pas sous l’émotion d’une photo !

Source : Minute mercredi 16 septembre 2015 • n°2737 • suite du dossier « Migrants : ces maires qui disent non !»
Jean-Pierre Enjalbert :

Jean-Pierre Enjalbert est le maire (Debout la France), depuis 1995, de Saint-Prix, une commune du Val-d’Oise de 7 200 habitants. Aux dernières élections municipales, l’an dernier, il l’a emporté au premier tour avec 84,71 % des voix ! En 2008, il n’avait obtenu « que » 73,57 %… Peu de maires ont une telle assise populaire…

Minute : Nicolas Dupont-Aignan, dont vous êtes proche, a déclaré : « Je refuse cette immense manipulation médiatique qui s’est abattue sur la France depuis quelques jours et qui vise à culpabiliser le peuple le plus généreux du monde. » Vous partagez son avis ?
Jean-Pierre Enjalbert : Oui, je fais la même analyse que lui. Aujourd’hui, les bonnes consciences du VIe arrondissement tentent de culpabiliser les maires s’ils n’accueillent pas de migrants dans leur commune. On essaie de nous faire passer pour des salauds. C’est insupportable !
Dans ma commune, j’ai au moins 100 personnes qui attendent un logement. Je me vois mal leur dire qu’ils vont passer après et devoir encore attendre.
Par ailleurs, je ne comprends pas : ceux qui nous disent que tout va bien, qu’on peut accueillir tout le monde sont les mêmes qui se plaignaient, il y a quelques semaines, parce qu’il manquait trois millions de logements. Il faudrait savoir !

Alors on fait quoi ?
On ne réagit pas sous l’émotion d’une photo ! Évidemment, celle-ci est terrible. Mais, je suis inquiet de constater que nos dirigeants gouvernent un pays et même l’Europe sous le coup de l’émotion. Même un maire ne dirige pas sa ville de cette façon ! Aujourd’hui, la manière dont on nous présente les choses est juste bonne à satisfaire les bonnes consciences. Oui, il faut faire quelque chose, mais il faut aller à la racine du mal, en aidant les populations à rester chez elles, en les aidant à combattre les tyrannies là-bas, pas en accueillant tout le monde de façon massive.

Ces maires qui disent non ! Marie-Claude Bompard ne veut pas de «réfugiés» sur son territoire et le fait savoir

Source : Minute mercredi 16 septembre 2015 • n°2737 • suite du dossier « Migrants : ces maires qui disent non !»
Marie-Claude Bompard

Les élus sont tétanisés par la peur !

Marie-Claude Bompard, maire (Ligue du Sud) de Bollène (Vaucluse) depuis 2008 et conseiller départemental depuis 2004, ne veut pas de « réfugiés » sur son territoire. Elle l’a fait savoir et son audience a largement dépassé les limites de sa commune.

Minute : Marie-Claude Bompard, vous avez tourné une vidéo en réponse à Bernard Cazeneuve. Vous cherchez le buzz ?

Marie-Claude Bompard : Bien sûr que non ! J’ai simplement voulu dire tout haut ce que tous les gens de bon sens pensent tout bas… Et puis, honnêtement, on ne parle que de ça. Vous allumez la radio, la télévision, vous ouvrez les journaux, on vous fait culpabiliser si vous n’accueillez personne. C’est pour répondre à ce scandaleux bourrage de crâne que nous avons fait cette vidéo, avec nos tout petits moyens à nous… Pourtant, en quelques heures, sans relais médiatique, elle a été vue plus de 220 000 fois ! Ça prouve bien que les Français attendent que leurs élus disent la vérité…

Vous pensez que les maires ne le font pas ?
C’est évident. En privé, beaucoup d’élus pensent comme nous… Ils nous le disent. À part un fou ou un idéologue, je ne connais pas un maire qui est prêt à dépenser des centaines de milliers d’euros dans l’hébergement, la scolarisation et l’accompagnement social de nouveaux immigrés. Mais, en public, ils n’osent plus rien dire… Ils sont tétanisés par la peur du politiquement correct !

Migrants : ces maires qui disent non !

Source : Minute mercredi 16 septembre 2015 • n°2737 •
Face à l’afflux de migrants, vrais ou faux réfugiés de guerre, les maires sont en première ligne. Certains, rares, refusent à haute voix de se faire les complices de la totale impéritie du gouvernement. D’autres manifestent leur joie ! La plupart baissent la tête en espérant que ça ne tombera pas sur eux… Passage en revue.
Retrouvez la suite du dossier Minute avec les interviews des maires-courage plus tard dans la journée : Marie-Claude Bompard, maire (Ligue du Sud) de Bollène à 18 h, Jean-Pierre Enjalbert, maire (Debout la France) de Saint-Prix à 19 h, Julien Sanchez, Maire (FN) de Beaucaire à 20h

La première fois que Gérard Dezempte a été élu maire de Charvieu-Chavagneux, dans l’Isère, c’était en 1983. Il était alors au RPR. François Mitterrand avait été élu à l’Élysée deux ans plus tôt seulement, Pierre Mauroy était à Matignon, Marine Le Pen était sur le point d’en finir avec ses années… de collège, Marion Maréchal Le Pen n’était même pas née et le Front national était loin d’imaginer qu’il atteindrait un jour, dans cette commune, 44,9 % des voix aux élections européennes comme celui fut le cas en juin 2015 ! En 1989, en 1995, en 2001, en 2008, en 2014, les électeurs ont renouvelé leur confiance à Gérard Dezempte et, trente-deux ans plus tard, si la population de sa ville est passée de 6 800 à 8 300 habitants, il en est toujours maire, classé divers-droite. Il a juste pris de la bouteille et du galon : il préside la communauté de communes et a été élu conseiller général.

La situation de la France a aussi changé. Un peu, beaucoup, à la folie… Le 26 juin dernier, le chef d’entreprise Hervé Cornara a été assassiné par un djihadiste, Yassin Salhi, qui a également tenté de faire exploser une usine de produits chimiques. Assassiné… et décapité. L’attentat a été commis à Saint-Quentin-Fallavier, une autre commune iséroise distante de Charvieu-Chavagneux de seulement 16 kilomètres ! Autant dire qu’à Charvieu-Chavagneux, cet acte de barbarie est dans tous les esprits.
Oui si la famille est chrétienne !
La semaine dernière, le conseil municipal s’est réuni et a adopté, à l’unanimité, un texte affirmant que la commune était prête à

Pallier la politique étrangère irresponsable de l’État en accueillant une famille de réfugiés, à la condition expresse que ce soit une famille chrétienne.

Les élus ont motivé leur décision en disant appliquer le « principe de précaution » et en expliquant « que les chrétiens ne mettent pas en danger la sécurité d’autrui, qu’ils n’attaquent pas les trains armés de kalachnikov, qu’ils n’abattent pas des journalistes réunis au sein de leur rédaction et qu’ils ne procèdent pas à la décapitation de leur patron ». Oups. Sacrilège républicain !
Erwann Binet, député socialiste de l’Isère (et acteur majeur de l’adoption du mariage homo), a réclamé « une condamnation pénale » du maire et de son équipe. Des élus isérois d’Europe Écologie-Les Verts ont saisi le procureur de la République, exigeant « des sanctions exemplaires », et demandé au préfet « la révocation du maire de Charvieu-Chavagneux et de ses adjoints ayant voté cette délibération » ! Pour la peine d’indignité nationale, on verra plus tard ?

Même Mireille d’Ornano, député FN au Parlement européen et candidate aux élections départementales à Charvieu-Chavagneux, où elle avait été battue par Gérard Dezempte, a parlé de propos « discriminants ». Le maire, lui, a maintenu le cap :

Si j’ai envie d’inviter quelqu’un chez moi, personne n’a le droit de me demander de le remplacer par quelqu’un d’autre.

Circulez, y’a rien à voir !

À 500 kilomètres de là, les Parisiens n’ont pas fini de regretter de n’avoir eu le choix qu’entre Anne Hidalgo et Nathalie Kosciusko Morizet. Le maire socialiste de la capitale a annoncé l’ouverture de sept centres d’accueil supplémentaires. « Bienvenue à Paris », a-t-elle twitté en français, en anglais et… en arabe, avec le mot clef #Refugeeswelcome !
À Metz, le maire (PS) Dominique Gros a décidé de prendre en charge 250 migrants. À Strasbourg, la ville met en place un numéro vert pour recueillir les dons ! Même à Vézelay, 400 habitants et haut lieu de la chrétienté, le conseil municipal s’organise pour accueillir des migrants dans « un hébergement à proximité des services ». « Nous devrons faire attention à ne pas placer ces réfugiés dans un isolement rural », explique André Villiers, le président du conseil général de l’Yonne et conseiller municipal du village ! Le monde à l’envers, quand on connaît la pauvreté, discrète, mais réelle, de certains coins de nos campagnes françaises…

« La France de Pétain »…

C’est que loger, scolariser, faire accompagner ces nouveaux immigrés par les services sociaux coûte cher à des communes qui ont de moins en moins de moyens à l’heure où l’État baisse considérablement ses dotations aux collectivités (moins 30 % d’ici à 2017 !). C’est ce qu’ont répondu certains maires à l’appel du gouvernement, comme Xavier Bertrand, maire de Saint-Quentin (Aisne), et tête de liste des Républicains aux élections régionales face à Marine Le Pen, ceci n’ayant bien sûr rien à voir avec sa position… François Baroin, maire de Troyes (Aube), a lui estimé être « en surcapacité à l’échelle régionale des centres d’accueil des demandeurs d’asile ».
En revanche, ni l’un ni l’autre n’a condamné l’immigration. Ces deux élus, comme beaucoup, répondent : « Je ne peux pas, parce que je n’ai pas d’argent », là où les Français attendent un : « Je ne veux pas, parce que mon pays est en train de crever de l’immigration de masse. »
Mais ces Français, personne ne les a consultés. Pire, quand ils demandent un débat sur le sujet, ils se font envoyer paître ! C’est exactement ce qui s’est passé fin août dans la petite commune de Rosans, 500 habitants, dans les Hautes-Alpes. Les habitants apprenant, par le bouche-à-oreille, que leur village s’apprête à recueillir deux familles syriennes, deux d’entre eux lancent un collectif, « Respectez les Rosanais », et une pétition qui réclame l’organisation d’un référendum local. En quelques jours, elle recueille 150 signatures. Résultat ? Néant… Hormis ce fin commentaire du député (radical de gauche) Joël Giraud : « La France de Pétain est toujours bien vivante » !

Prends mille euros et tais-toi !

Samedi dernier, le gouvernement a sorti la carotte financière : l’État versera 1 000 euros par hébergement pour les communes qui accepteront de jouer le jeu ! C’est beaucoup et c’est très peu. C’est peu et même moins que rien quand on a une idée du coût de la vie et un peu de respect pour le tarif horaire des artisans. C’est beaucoup aux yeux des maires qui croyaient qu’il n’y avait plus d’argent pour les communes…
Non, les maires « résistants » sont à chercher ailleurs. Il y en a de deux sortes. D’abord, ceux qui tergiversent ou bottent en touche en espérant qu’on les oublie. Ce sont ceux qui répondent, si on les interroge, par de vagues « on réfléchit », « on étudie », « on attend de voir »… Tous ceux-là n’ont pas envie, mais alors pas envie du tout, d’accueillir des migrants dans leur commune… En revanche, l’affirmer officiellement et publiquement, c’est une autre affaire. Tous les élus que nous avons contactés nous l’ont confirmé : pour eux, il ne fait aucun doute que la majorité des maires de France sont opposés à l’arrivée massive de nouveaux immigrés.

Les migrations (de masse), c’est la guerre ! Par Yves-Marie Laulan

17/09/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Yves-Marie Laulan, Président de l’Institut de Géopolitique des Populations, est particulièrement qualifié pour apporter son éclairage sur la crise migratoire qui frappe l’Europe. Qu’il soit ici remercié de l’analyse percutante qu’il livre à NOVOpress.

Les migrations, c’est la guerre. Certes, une guerre qui ne fait ni morts ni blessés, au moins pour l’instant, mais une guerre quand même. Ses instruments de combat sont les médias qui véhiculent l’émotion suscitée par l’humanitarisme dont l’usage permet d’atteindre les objectifs désirés, à savoir l’occupation du sol et l’accès aux ressources d’autrui. Ainsi l’Europe est en guerre sans le savoir ou sans vouloir le reconnaître.
En effet, qu’est-ce que la guerre, suivie d’une invasion, si ce n’est l’entrée en masse et non sollicitée d’un peuple étranger sur le territoire de ses voisins afin de l’occuper, de s’en approprier partiellement les possessions tout en prenant la population d’accueil en otage ?

Or c’est bien ce qui se passe actuellement avec l’entrée massive de populations déshéritées qui veulent s’installer sans en demander la permission sur nos territoires et s’adjuger sans façon une fraction de nos richesses par le biais d’aides sociales multiples concédées à perpétuité.

Depuis la plus haute Antiquité, c’est bien ainsi que ce processus mortifère a pris place avec les grands mouvements de population de l’histoire qui ont entraîné la destruction des empires et des civilisations de l’époque. Et l’on citera les invasions barbares qui ont provoqué la chute l’Empire romain ou le débarquement de Cortez au Mexique ou encore l’arrivée des Pilgrims Fathers en Nouvelle-Angleterre . Ironie de l’histoire, les envahisseurs potentiels britanniques ont été accueillis en amis par les Indiens, comme les Munichois ont fêté les migrants syriens débarquant à la gare de Munich… Ou les pêcheurs de Lampedusa. L’histoire décidément se répète.
La civilisation au XXI ° en Europe n’est nullement à l’abri de ce danger. Sous le barbouillage humanitaire qui la dissimule, c’est bien une action de guerre que celle qui consiste à débarquer en masse à la gare de Munich ou à l’île de Lampedusa sous le vocable hautement douteux de réfugié politique fuyant la guerre ou tout bonnement de migrant à la recherche d’une vie meilleure.

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Pour Cazeneuve, les djihadistes ne profitent pas encore des flux migratoires pour venir en Europe

Ramadan : Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, s'assoit allègrement sur la laïcité

14/09/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Ce n’est pas un scoop. Depuis quelques mois, profitant de l’invasion migratoire, l’État islamique tente de mêler ses combattants aux “migrants” qui traversent la Méditerranée.

Bernard Cazeneuve s’est enfin décicé à reconnaitre que les islamistes pouvaient essayer d’envoyer des volontaires pour mener la guerre sur notre sol. Mais se voulant rassurant, le ministre de l’Intérieur a tout de même précisé que “ce n’était pas le cas pour l’instant” (sic).

Je ne peux pas exclure qu’à un moment donné, des groupes terroristes profitent des flux pour essayer de les utiliser et les instrumentaliser pour commettre leurs crimes. Mais ce n’est pas le cas pour l’instant.

Pendant ce temps, en Allemagne, les fonctionnaires de l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) continuent à distribuer des tracts en arabe pour inciter les “migrants” à venir en France. Nous voici rassurés…


Accueil de clandestins : Roanne, maire courage

09/09/09/2015 – POLITIQUE (Présent 8436)

Accusé de « racisme » et de « xénophobie » depuis deux jours sur les réseaux sociaux, traîné dans la boue par des médias qui ont sorti l’artillerie lourde pour soutenir les clandestins, condamné mardi par le ministre de l’Intérieur, Yves Nicolin, député-maire LR de Roanne, va-t-il devoir répondre de ses propos devant la justice ? Son crime ? Avoir osé déclarer lundi, devant des journalistes scandalisés, qu’il accueillerait bien des migrants sur le territoire de sa commune, mais « à condition qu’il (s’agisse) de réfugiés chrétiens qui sont persécutés par Daech en Syrie » !

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« Prendre toutes les précautions possibles »

Interrogé par France Bleu Saint-Étienne Loire au sujet de la lettre adressée dimanche par Cazeneuve à tous les maires de France, Yves Nicolin a en effet osé émettre des réserves quant à l’accueil des migrants en indiquant notamment qu’il faudra « prendre toutes les précautions possibles » pour s’assurer qu’il ne s’agit pas de réfugiés économiques ni de terroristes. Avant d’ajouter : « ce que je souhaite, c’est qu’on puisse avoir l’absolue certitude que ce ne sont pas des terroristes déguisés, c’est la raison pour laquelle je pense que demander ça, et que ce soit des chrétiens, peut représenter une garantie suffisante ». Une position qu’il a de nouveau défendue un peu plus tard sur France TV Info en posant cette question pleine de bon sens : « qui nous dit que, parmi ces réfugiés, ne se cachent pas des membres du groupe Etat islamique qui ont décidé de prendre le chemin de l’Europe avec de mauvaises intentions ? »

À Belfort aussi

Une position qui choque évidemment les chiens de garde du politiquement correct, mais qui est partagée, en partie du moins, par d’autres élus. Ainsi, peu après le maire de Roanne, c’est celui de Belfort, Damien Meslot (LR), qui disait réfléchir à la possibilité d’accueillir en priorité des « familles de chrétiens syriens et de chrétiens d’Irak, qui sont particulièrement persécutés ».
Et le député-maire LR de répondre très justement aux journalistes indignés de France Bleu Belfort-Montbéliard : « je ne fais pas de tri, je choisis d’accueillir ceux qui sont le plus persécutés : quand on est chrétien en Syrie ou en Irak, on risque la mort et je pense que nous pouvons faire un geste pour ces communautés ».

Franck Delétraz

Accueil des clandestins : un flou qui rend circonspect

09/09/09/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Lundi dernier, François Hollande déclarait que la France était prête à accueillir des clandestins. Les maires des communes de France ont notamment été sollicités. Mais ce lyrisme de façade ne saurait masquer les difficultés d’un tel accueil, notamment sur le plan financier. En effet, cet aspect a été peu mesuré.

Que s’est-il passé ?

Hier, le président de l’Association des maires de France, François Baroin, tout en invoquant « l’honneur de notre pays » —laïus habituel– a rapidement soulevé les limites de l’accueil. Aux côtés du ministre de l’Intérieur, il a déclaré qu’il serait restreint « aux réfugiés et aux naufragés ». Quant à l’Association des petites villes de France, elle précise que « le rôle de l’État dans la résolution de cette crise est essentiel ». Autrement dit, c’est d’en haut que l’on attend les moyens pour accueillir les clandestins. Le débat relatif à l’hébergement peut très bien se transformer sur une controverse financière. Dans le passé, les communes ont reproché à l’État son désengagement. Le voilà sommé d’intervenir.

Justement, sur ce point, les estimations sont curieusement optimistes…

Pour le ministre de l’Économie, Michel Sapin, c’est « une question de quelques millions d’euros ». Il a également assuré que cela « ne se fera pas au détriment d’autres politiques ». Le ministre a voulu relativiser, tout en précisant que l’accueil représente « un poids ». Cette assurance d’un ministre démontre une certaine candeur dans un dossier incertain.

Justement, que faut-il conclure ?

Il y a beaucoup d’inquiétudes sur les conséquences d’un engouement né pour des raisons médiatiques. Tous les paramètres n’ont pas été envisagés. Par exemple, il faut songer aux factures d’eau, d’électricité et de chauffage pour plusieurs personnes pour un temps indéterminé. Mais surtout, le chiffre des 24 000 rassure peu, dans la mesure où beaucoup pensent qu’il sera dépassé.

Crédit photo : Fondapol – Fondation pour l’innovation politique via Flickr (CC) = Discours de François Baroin à la FONDAPOL

Gitans : L’État impotent (Présent 8429)

31/08/2015 – FRANCE (NOVOpress)

Des dizaines de kilomètres de bouchons en ces journées de retour de vacances classées rouge par Bison futé, des dizaines de milliers de familles nordistes, belges, néerlandaises et britanniques bloquées dans leur voiture vingt heures durant en pleine campagne sans eau ni nourriture, la chaussée de l’autoroute A 1, l’une des plus fréquentées d’Europe, durablement dégradée par des incendies de pneus, de palettes et d’arbres tronçonnés pour alimenter la flamme — bonjour, la sacro-sainte défense de l’environnement ! Et l’État français ridiculisé et humilié.
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Quatre jours après la fusillade qui, dans leur camp de Roye (Somme), a fait quatre morts, dont un gendarme tentant d’intervenir (Présent du 27 août), une soixantaine de Gitans ont défié la puissance publique en exigeant que le fils d’une des victimes, actuellement incarcéré à la maison d’arrêt d’Amiens, puisse assister aux funérailles de son père. Autorisation refusée par le juge d’application des peines vu la dangerosité de l’individu, mais accordée (ainsi qu’à un autre membre du clan, également taulard) par la cour d’appel d’Amiens complice d’une préfète dont la seule ambition était de « calmer le jeu ».

On ne s’étonnera donc pas si, le gouvernement ainsi déculotté, prédominait à Roye « l’impression désagréable que des gens du voyage dictent leur loi » (cf. Le Courrier picard), d’autant que, dans la localité même, rapporte le quotidien, les nomades « tiennent des ronds-points avec des battes de base-ball à la main et provoquent les gendarmes », qui avaient consigne de tout subir en silence.

Ayant obtenu pleine satisfaction, les Gitans levèrent finalement leurs barrages samedi vers onze heures (mais la circulation n’en fut pas rétablie pour autant, vu l’état désastreux de l’A 1). Sans être l’objet de la moindre sanction.

Mais haro sur les Identitaires !

Une demi-heure plus tôt, Génération Identitaire avait lancé à Arras, en référence à l’attentat avorté du Thalys, une opération spectaculaire, mais sans inconvénient pour quiconque : montés sur le toit de la gare, une dizaine de ses militants y brandissaient une gigantesque banderole : « Expulsons les islamistes ». Délogés deux heures plus tard par les pompiers, ils étaient aussitôt embarqués par la police et mis en garde à vue prolongée très avant dans la soirée. Scrogneugneu ! Le terrible M. Cazeneuve démontrait qu’il en avait. Il est vrai que, selon les médias, un quidam complaisamment interrogé devant la gare d’Arras avait vu dans la banderole le… « retour du pétainisme » ! Ce qui justifiera procès et condamnations, au nom des « valeurs républicaines » bien sûr.

Les mots manquent pour exprimer sa rage, son dégoût, sa révolte devant un État aussi volontairement avili.

Camille Galic

Christianophobie : une quarantaine de tombes chrétiennes profanées

Profanation de deux cimetières en Provence

04/08/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Christianophobie : la litanie des profanations de tombes chrétiennes se poursuit, avec une quarantaine de tombes « dégradées » en Meurthe-et-Moselle, sans autre réaction du gouvernement qu’un communiqué de presse…

La Meurthe-et-Moselle est abonnée aux profanations : la quarantaine de tombes chrétiennes saccagées hier portent à cinq le nombre d’incidents de ce type dans le département depuis le début de l’année. Des crucifix ont été retournés ou brisés et une plaque funéraire a été abîmée.

Dans un communiqué paru sur Twitter, le ministère de l’Intérieur « condamne avec la plus grande fermeté » ces actes et détaille : c

Ce lundi après-midi, les policiers de Conflans-en-Jarnisy ont constaté la profanation d’une quarantaine de tombes chrétiennes dans le cimetière de la commune de Labry (…) Ces actes inacceptables appellent une réponse pénale ferme. Les enquêtes devront permettre d’en poursuivre les coupables.

Progrès tout de même par rapport au silence radio auquel nous avait habitué Cazeneuve sur le sujet… Pourtant, en France, les profanations visant des sépultures ou lieux de culte chrétiens concernent 673 cas sur 807 en 2014 toutes les religions confondues. Parmi les 216 profanations de tombes comptabilisées, 206 concernaient des sépultures chrétiennes. Etonnamment, le gouvernement ne déplore que très rarement les profanations visant des sépultures chrétiennes, alors qu’elles sont surreprésentées dans les profanations totales.

De son côté, le procureur de Briey, Yves Le Clair, visiblement à la pointe du politiquement correct, a déclaré qu’il trouvait le terme de « dégradation » plus approprié que celui de « profanation ». De son côté, le maire de Labry a expliqué que

ces faits sont susceptibles d’être l’oeuvre de jeunes pour faire les idiots.

Naturellement, un tag sur une tombe musulmane ou juive, c’est une profanation à caractère islamophobe ou antisémite, une stèle ou un crucifix brisé, c’est une dégradation faite par des jeunes un peu joueurs…

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Un virage qui se dessine sur l’immigration

Source : Nouvelles de France
Une intéressante tribune de Jean-Gilles Malliarakis dans Nouvelles de France, montre les fissures de plus en plus importantes dans le mur du silence qui entoure le problème de l’immigration.

Deux pages d’accueil successives sur le site internet du Figaro me donnent à penser que certains blocages sont en train de sauter.
Le samedi 1er août, c’était : « L’immigration, principale préoccupation des Européens », avec à la clef une étude par sondage réalisée ce printemps pour le compte de la Commission européenne.
Ce lundi 3 août au matin c’est : « Migrants : la Mairie de Paris se retrouve sous pression. »

L’affaire de Calais, loin de Paris, loin des plages vacancières, loin de campagnes aujourd’hui encore ensoleillées, loin de Neuilly aussi, plus loin encore des palais nationaux, a longtemps semblé une affaire, désagréable certes, mais que nos technocrates et nos gendarmes allaient régler pendant que nous fermons les yeux.
À Lampedusa, à Mytilène, aux confins de l’Espagne et du Maroc ? Que l’Europe du Sud se débrouille, nous ne voulons pas le savoir.

D’excellents esprits viennent aussi nous assurer que, grâce aux immigrés devenus sémantiquement des « migrants », – avez-vous remarqué l’invasion des éléments de langage ? – nos retraites par répartition allaient être sauvées. Pure illusion, grossier mensonge.

Et puis, aujourd’hui même à Paris, on découvre qu’un lycée désaffecté du 19e arrondissement a été envahi malencontreusement par des « chances pour l’Europe ». Ses occupants illégaux viennent compliquer l’existence tranquillement dépensière d’un des centres de pouvoir les plus infectés d’idéologie bien-pensante et socialo-communiste : l’équipe municipale Hidalgo. La voici obligée de protester par des mots absurdes : « Ce n’est pas en envahissant un équipement public qu’on trouve de l’hébergement », explique-t-on, si j’en crois Le Figaro au cabinet du maire. Accessoirement les mêmes bureaucrates ne nous expliquent pas comment « on » obtient gain de cause.
On nous dit que « la Mairie de Paris refuse également de céder au “chantage inadmissible” des migrants du lycée Jean-Quarré, qui réclament l’aménagement d’un gymnase pour s’y installer. »
« On réfléchit au fait de faire intervenir les forces de police » – réfléchissez, réfléchissez —, mais la situation est claire :

le dialogue est pour le moment rompu. Une réunion de crise devrait se tenir ce lundi matin à la Mairie de Paris pour trouver une solution.

Bien sûr, dira-t-on, c’est la version du Figaro, pas trop favorable à l’insupportable Hidalgo.
Nous sommes certes assaillis de désinformation à jet continu. Mais cela, nous le savons aussi, de plus en plus, avec plus ou moins de conscience de cette dommageable intensité.

La fin des euroscepticismes plus ou moins fabriqués, plus ou moins manipulés, des deux côtés de la Manche, n’est sans doute pas pour demain.
Au moins la purulence grandissante de ce dossier a-t-elle permis à un nombre non négligeable d’Européens d’ouvrir les yeux : on observe dans toute l’Europe le même verrouillage idéologique, dans les salles de rédaction, dans les sacristies régimistes, dans les réseaux de pouvoir.

On aura eu beau forger, ou réinventer, le concept supposé excommunicateur de « populismes » – pouah ! –, un mot qui désignait autrefois les démocrates-chrétiens – dans des régimes démocratiques, même imparfaits, c’est toujours l’opinion qui porte au pouvoir telle ou telle force politique. C’est aussi l’opinion, bonne ou mauvaise conseillère, qui fait évoluer les partis du système, et, s’ils n’évoluent pas c’est enfin l’opinion qui fait gonfler les voiles, plus ou moins éphémères, de partis concurrents, même factices.
Ce qui s’est passé en France depuis 30 ans a été freiné, manœuvré par la rivalité Chirac-Mitterrand, les deux joueurs ayant fait l’un comme l’autre bon marché de l’intérêt du pays, et de l’opinion profonde du peuple, pour ne s’intéresser qu’à leur petit billard politicien.

Ce temps n’est plus. Le billard post-mitterrandien du disciple Hollande ne lui arrive pas à la cheville. Celui des post-chiraquiens n’intéresse plus qu’eux-mêmes et les petits marquis des médias.
Il paraît donc temps, en France et dans toute l’Europe, que les citoyens reprennent les mandats usurpés par la classe politique et captés par les technocrates, redéfinissent ce qu’ils attendent des institutions européennes, et construisent à nouveau, enfin, l’Histoire du continent.

Calais : l’impuissance franco-anglaise (Présent 8409)

03/08/2015 – FRANCE (NOVOpress)

L’Angleterre est une île, c’est pourquoi Napoléon et Hitler ont échoué à l’envahir. Ce qu’ils n’ont pas réussi à faire, des immigrés clandestins vont-ils y parvenir ? Il est vrai qu’avec le tunnel, l’insularité n’est plus ce qu’elle était. Le fait est que les deux grandes puissances militaires de l’Europe ne peuvent empêcher ces individus venus d’ailleurs d’y débarquer. Mais cela va changer. Foi de ministres ! Bernard Cazeneuve et son homologue britannique, Theresa May, ont publié une déclaration commune dans laquelle ils assurent être déterminés à « mettre fin à cette situation », et qu’arrêter le flot des « migrants » est pour eux « une priorité absolue. »

Faut-il comprendre que, jusque-là, ce n’était pas une priorité, ou qu’elle était relative ? Le texte qui commence ainsi nous pousse à le croire : « Depuis plusieurs mois, nous avons pris la pleine mesure du désespoir des migrants qui cherchent à franchir la trentaine de kilomètres séparant nos deux pays. » Depuis quelques mois seulement, alors qu’il y a vingt ans que ça dure ? Il leur a fallu du temps pour prendre la « pleine mesure » de ce scandale.
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Le flot des clandestins est devenu fleuve puis torrent, l’opinion publique, des deux côtés de la Manche, est exaspérée, certains menacent de régler le problème eux-mêmes devant l’impéritie des autorités. Nos ministres, pressés par la nécessité, aiguillonnés par leurs concitoyens, ont dû réagir. Comme le chef de l’État : « Ce sont des gens qui sont à bout », a-t-il commenté. Mais il n’évoquait pas les riverains, les Calaisiens, ni les habitants de la région, envahis, menacés parfois ou agressés, comme les chauffeurs routiers, non, la compassion présidentielle n’est pas pour eux, mais pour les « sans-papiers ».

Que vont faire nos deux pays, désormais ? La même chose qu’avant : des murs plus hauts et davantage de policiers. Certes il en faut, mais il n’y aura jamais assez ni des uns ni des autres, puisque les clandestins sont chaque jour plus nombreux. Le résultat ? Ils osent s’en vanter : « Ensemble, nous assurons chaque mois le retour depuis Calais dans leur pays d’origine de 200 migrants. » 200, alors qu’ils sont des milliers et qu’ils arrivent par centaines tous les jours. Ce week-end, malgré la mobilisation policière, 400 ont essayé de pénétrer dans le tunnel. Cazeneuve et May conjuguent leur impuissance.

Le problème, c’est l’Europe passoire de la « libre circulation » qui permet, via l’Italie et la Grèce, d’échouer à Calais. Pourquoi la Grande-Bretagne ? Parce qu’ils y ont déjà de la famille, parce qu’on peut aisément y travailler clandestinement, les contrôles étant quasi inexistants. Que Cameron mette de l’ordre chez lui, au lieu de demander à notre pays d’assurer la police de ses frontières ! La frontière est à Douvres et non point à Calais. Mais il est vrai que cette situation résulte des accords du Touquet entre Nicolas Sarkozy et Gordon Brown, en 2003. Il faut les dénoncer, afin que les autorités britanniques assurent elles-mêmes sur leur territoire le tri parmi ceux qui veulent y pénétrer. Calais doit être à Folkestone.

Guy Rouvrais

Eurotunnel : les clandestins en masse, l’Etat débordé

30/07/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Eurotunnel connaîtrait chaque nuit et depuis plusieurs semaines déjà des assauts de 1500 à 1900 migrants, avec des pics à plus de 2000. En face, 90 policiers. Face à l’afflux massif de clandestins, le gouvernement, toute honte bue, presse Eurotunnel de mieux sécuriser son site. L’entreprise rappelle à l’État qu’il est tenu de maintenir l’ordre.


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Loi sur les droits des étrangers : Florilège

Bernard Cazeneuve : la loi sur le renseignement remet en cause la vie privée

26/07/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Adoptée le 23 juillet, la loi sur les droits des étrangers continuent à susciter de vives réactions. Florilège.