Enfin le hijab non-binaire et inclusif qu’on attendait tous! – Benetton va nous faire aimer l’islam…

hijab Benetton

Sous prétexte de célébration de l’ouverture culturelle des sociétés occidentales à la diversité, et de lutte contre “l’islamophobie”, le conseil de l’Europe lançait la semaine dernière une campagne de promotion du voile islamique, avec un slogan « la liberté dans le hijab ». Destinée à ériger le voile comme le signe manifeste d’une émancipation individuelle volontaire, sous le feu des polémiques aussitôt sortie, la campagne fut vite retirée.

Cette semaine, le hijab revient sur le devant de scène, mais le scénario diffère. Les acteurs ne sont plus politiques mais économiques. Célèbre pour son ode à la diversité heureuse qui serait le pilier d’une société métissée et forcément pacifiée, la marque italienne Benetton créée sa gamme de hijab unisexe en partenariat avec le rappeur italo-tunisien Ghali, qui en fait la pub pendant la fashion week milanaise. Ainsi, pour la modique somme de 35 euros, homme et femme et tous les membres de la communauté LGBTQ+ pourront acheter un hijab décliné en quatre coloris : jaune, rouge, noir ou vert, comme n’importe quel pull de la marque italienne lui aussi décliné en série. Belphégor se met aux couleurs !

Marketing islamiste

Devant la tête d’un homme encapuchonné d’un voile rouge, on a du mal à garder son sérieux. Mais au-delà du risible, la commercialisation de ce hijab unisexe n’est pas anodine et s’inscrit dans la voie ouverte par d’autres grandes marques comme H&M ou Décathlon et son burqini. En faisant du voile un objet de mode comme les autres, ces marques le banalisent, le désislamisent, le dé-culturalisent….

Mais Benetton va donc encore plus loin, en rendant la chose unisexe. Loin d’être un marqueur politique d’une pratique rigoriste de l’islam qui enferme les femmes dans un statut d’infériorité, le voile devient inclusif, transgenre, progressiste. Est-ce à dire que la “pudeur” devient mixte également, et non plus réservée aux femmes musulmanes?

Un fantasme woke

En tout cas, cette inversion des valeurs est de l’ordre du pur fantasme, au regard du traitement réservé aux minorités homosexuelles et transgenres dans des pays où s’applique la charia réputée pour son intolérance sanguinaire, comme l’Arabie Saoudite ou la Malaisie. Mais elle est pour finir révélatrice aussi de cette nouvelle alliance entre wokisme et islamisme. Ces deux idéologies, en apparence opposées – l’une étant l’aboutissement de l’individualisme libertaire et l’autre puisant sa force dans l’appartenance communautaire – aspirent au même but : détruire l’Occident, diabolisé par les woke qui le considèrent comme étant structurellement organisé au bénéfice d’un patriarcat blanc néocolonial, raciste et homophobe, et condamné par les islamistes comme étant une terre impie et d’impureté à convertir.

La commercialisation de ce hijab unisexe est une nouvelle preuve que l’islam politique passe d’une stratégie défensive et de dissimulation (la taqiya) à une stratégie d’affirmation. Et tout ça grâce aux « forces de progrès » et à tous ces nouveaux chevaliers encagoulés par le hijab United Colors of Benetton au service de l’ordre du wokistan. Grazie mille Ghali !

Isabelle Marchandier

Tribune reprise de Causeur

Zemmour sur Valls : « On se serait cru dans une publicité Benetton défraîchie »

eric-zemmour

09/12/2016 – FRANCE (NOVOpress) : « On se serait cru à la mairie d’Evry dans une publicité Benetton défraîchie », s’est moqué Eric Zemmour hier matin sur RTL, reprenant ainsi l’appréciation portée la veille par le journal Minute, en évoquant la déclaration de candidature de Manuel Valls à la présidentielle. Ses autres appréciations : « Un slogan à coucher dehors et un candidat à contre-emploi. Un Manuel Valls rassembleur et réconciliateur, et une fonction de prélat bénisseur qui lui allait comme des lunettes roses à un canard. »

Eric Zemmour a relevé aussi que Manuel Valls a « bâti sa carrière médiatique et politique sur la transgression par rapport à son camp », ajoutant : « Et le voilà désormais qui veut le réunir derrière son panache black-blanc-beur ! Il souhaitait, il n’y a pas si longtemps, changer le nom du Parti socialiste en Parti démocrate, et rejoindre au centre une droite modérée dans un combat républicain contre le Front national. »

L’hebdomadaire Minute voit en Manuel Valls le « candidat Benetton »

manuel-valls-candidat-benetton

07/12/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Dans son numéro daté d’aujourd’hui, l’hebdomadaire Minute se moque – et s’indigne – de l’image du peuple français qu’a voulu donner Manuel Valls lors de l’annonce de sa candidature à l’élection présidentielle, lundi soir à Evry. Pour Minute, il se fait le « candidat Benetton » et, puisqu’il veut rassembler, cela devrait avoir pour effet de surtout rassembler… les électeurs de droite contre lui ! Extraits.

minute-couv-islamistes-valls« Derrière lui, comme posant déjà pour l’affiche de campagne et symbolisant cette France qui se résume à la gauche, […], du Black, du Rebeu, du Niaquoué à foison, montrant ce qu’entend Valls quand il parle d’Evry comme d’une “ville jeune, populaire“ et d’une “école de la vie“. C’est bien simple : il ne manquait que Leonarda. Retenue par d’autres obligations ?

Au milieu de cette “France d’après“ – celle d’après le Grand Remplacement –, quelques Blancs semblaient jouer le rôle qui est dévolu aux peuples en voie de disparition, discrets, penauds, presque coupables d’être encore là. “On n’a pas un Peau-Rouge à montrer ?“ “Ben si, on a les Blancs !“ “Ah, suis-je bête…“

Comme l’a écrit un journaliste d’un quotidien de gauche […] :

“Ce n’est pas une déclaration de candidature, c’est une pub Benetton sans le talent d’Oliviero Toscani.“

Manuel Valls sera donc le candidat Benetton de la prochaine élection présidentielle – si Jean-Luc Mélenchon, étant revenu de son erreur stratégique de la présidentielle 2012, ne vient pas lui disputer le rôle – et c’est Jacques Bompard, le député-maire d’Orange, qui a eu le mot juste : “Ce que ‪Valls ne comprend pas, c’est que la France n’a aucune envie de devenir Evry.“

On peut trouver 300 000 raisons de critiquer la Creuse, mais, quand on a vu Evry, on aime Guéret. Et Aubusson. Et Saint-Sulpice-les-Champs. Surtout Saint-Sulpice-les-Champs avec ses 377 habitants au dernier recensement, un préfet de la République qui sait à peine où c’est, et, surtout, pas de gare : c’est plus difficile d’en partir mais c’est surtout beaucoup plus difficile d’y venir. Autrefois, on s’installait dans les villes qui étaient desservies par le chemin de fer, c’était plus pratique pour se déplacer. Aujourd’hui, on cherche celles qui n’ont pas de gare : c’est moins pratique mais on y est plus tranquille…

Manuel Valls veut rassembler la gauche, ce qui est une noble ambition, mais il ne veut pas que la France “revive ce traumatisme, celui de 2002, d’une extrême droite au second tour de l’élection présidentielle“. Alors là, faudrait choisir. Parti comme c’est, il faudrait même rétropédaler tout de suite. Parce que si, pour rassembler la gauche, il lui faut donner à sa France – qu’il aime, on n’en doute pas – ce visage de village du monde, c’est d’abord la droite qui va se rassembler, et même la gauche de la France profonde, autour du premier candidat qui lui tombera sous la main et qui lui semblera le plus à même d’empêcher que la France ne devienne comme Evry.

Aux Etats-Unis, la Constitution fait obligation aux candidats à la fonction suprême d’être nés sur le territoire américain. Nous qui aimons tant changer notre Constitution, nous devrions y songer. »