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Pour Causeur, Emmanuel Macron, c’est « Au secours, Hollande revient ! »

02/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Emmanuel Macron fait la une du nouveau numéro de Causeur, mais le n° 44 daté de mars 2017 du magazine dirigé par Elisabeth Lévy n’est pas franchement à sa gloire, contrairement à celles de quasiment toute la presse magazine. Pour Causeur, la perspective de l’élection de Macron à la présidence de la République, c’est « Au secours, Hollande revient ! » Extrait de la présentation de ce numéro par son rédacteur en chef, Daoud Boughezala.

Causeur Couv Macron« Je vous aurais ri au nez. Il y a trois mois, si vous vous étiez hasardé à pronostiquer l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée, cette (mauvaise) blague m’aurait fait hausser les sourcils.  Mais voilà, le Penelopegate étant passé par là, le pédalo Hamon peinant à dépasser sa voiture de croisière, voici l’ancien ministre de l’Economie intronisé nouveau favori des sondages, assuré de son élection s’il se retrouvait opposé à Marine Le Pen au second tour de la présidentielle. Sur l’Algérie française, la Manif pour tous, le passé, le présent et l’avenir, le fils prodigue de Hollande n’est pas à une contradiction près.

Comme le relève malicieusement Elisabeth Lévy, de louvoiements en volte-face, le candidat En marche accorde “cinq minutes pour Jeanne d’Arc, cinq minutes pour Steve Jobs“. A force de vouloir “plaire aux pieds-noirs et aux descendants d’immigrés, aux bobos et aux cathos, il risque évidemment de décevoir tout le monde“.

Un peu à la manière de Hollande, le panache d’un télévangéliste thaumaturge en plus. Conciliant les contraires, Macron incarne le “candidat des milliardaires et des sous-prolétaires » dans la « pure logique de la mondialisation“ pour Jean-Luc Gréau. D’après notre ami économiste, “le candidat du système coupe le pays en deux : d’une part, la France bénéficiaire de la masse de nos aides sociales, mais exonérée de charges sociales ou fiscales, et, d’autre part, la France qui paie plein pot pour bénéficier de la même protection sociale“.

Quoi qu’en dise le chouchou des sondages, l’économie n’explique ni ne résout tout. Ainsi Alain Finkielkraut se désole-t-il de sa “vision économique du monde“ : “Quand il s‘y tient, il laisse échapper l’essentiel. Quand il en sort, il déraille. Et quand il veut se rattraper, il déraille encore“ […]

A Lyon, Luc Rosenzweig a néanmoins rencontré le noyau de l’appareil militant macronien constitué par le maire rhodanien Gérard Collomb, qui fournit un ancrage local à cet ancien conseillé du prince étranger au suffrage universel.

“Surtout si vous n’êtes pas d’accord“, dit notre slogan. Aussi notre camarade macronien lucide Hervé Algalarrondo soutient mordicus le champion de la grande coalition centriste, à une réserve près : EM “assure vouloir réconcilier les deux France, mais en oublie une et de taille : celle des ouvriers et des employés !“ […] »


Causeur #44 – Mars 2017 par causeur

Chard Bayrou

Triste fin de carrière pour François Bayrou, par Guy Rouvrais

Bayrou Guignols 2L’habitude commence la première fois… Après Hollande, Bayrou vote donc Macron, son ersatz juvénile. On tombe toujours du côté où l’on penche, le président du MoDem penchait à gauche. Il a donc renoncé à sa propre candidature, qui eût été la quatrième, où il n’aurait pu obtenir que le prix de persévérance. Lui qui se voyait un destin présidentiel n’est plus que le porteur de bidons d’un aventurier idéologique opportuniste.

François Bayrou tente de maquiller son échec derrière le prétendu sacrifice de son ambition personnelle au profit du salut du pays ! Personne n’est dupe : il n’est pas candidat parce qu’il n’en a plus les moyens politiques. C’est un homme du passé, appelé, comme les autres dont il est le contemporain, à « dégager ». Comme Hollande, il renonce lui-même pour éviter que les électeurs ne le congédient. Triste fin de carrière !

Ne lui dites pas qu’il se rallie ! Il a proposé une « alliance » à Macron qui, une heure après, l’a évidemment acceptée, selon le scénario élaboré entre eux il y a une semaine. Une alliance ! Comme si les deux politiciens étaient sur un pied d’égalité, celui qui culmine autour de 20 % des suffrages et l’autre peinant à atteindre les 5 %, ce qui justifie qu’il s’accroche au char supposé vainqueur de l’ancien banquier auquel il ne trouve plus que des vertus. Il transcenderait la droite libérale et la gauche socialiste alors qu’il cumule les vices de l’une et de l’autre.

Quand il pensait pouvoir encore être candidat, Bayrou s’en prenait avec vigueur à l’ancien ministre, au point de l’assimiler à… Nicolas Sarkozy. En septembre dernier, il disait : « Je ne me reconnais pas dans ce qu’Emmanuel Macron incarne. Le projet de société d’Emmanuel Macron est au fond infiniment proche de celui que défendait Nicolas Sarkozy en 2007. » Le maire de Pau précisait alors :

« Derrière Emmanuel Macron, il y a de grands intérêts financiers incompatibles avec l’impartialité exigée par la fonction politique. Il y a là une tentative qui a déjà été faite plusieurs fois par plusieurs grands intérêts financiers et autres, qui ne se contentent pas d’avoir le pouvoir économique, mais qui veulent avoir le pouvoir politique. »

Macron Medef GuignolsC’est donc à cette entreprise de mainmise de la finance sur le gouvernement de notre pays, et dont l’ex salarié de Rothschild est le cheval de Troie, que Bayrou entend participer ! Ce qu’il avait refusé à Nicolas Sarkozy, il l’accorde à Macron. Mais il tient à préciser, pour nous rassurer, que, dans des conditions de cette alliance, il a posé un préalable propre à nous épargner la tutelle des financiers : « Je demande expressément que le programme présenté par Macron comporte une loi de moralisation de la vie publique, notamment sur la lutte contre les conflits d’intérêts. » Une loi ! Frappe-toi le cœur, c’est là qu’est le génie ! Voilà ce que redoutent la finance internationale et les profiteurs nationaux qui en sont les obligés : une loi aussi efficace… que la ligne Maginot !

Le principal conflit d’intérêts, il est entre ceux de notre peuple et ceux de la mondialisation libérale dont Bruxelles est le fondé de pouvoir. Bayrou et Macron sont d’accord pour l’aggraver. C’est donc un aigle à deux têtes pour une seule malfaisance qu’il nous faut combattre.

Guy Rouvrais

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 24 février 2017

François Bayrou Guignol

François Bayrou : « Je ne me reconnais pas dans ce qu’Emmanuel Macron incarne »

23/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : François Bayrou a choisi : il fera alliance avec Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle. Traduction : il le soutient par haine de François Fillon et en espérant être nommé à Matignon, ce qui serait le couronnement de sa carrière. Cet Emmanuel Macron-là doit donc être un homonyme du Macron Emmanuel que Bayrou vouait aux gémonies il y a encore quelques semaines. Dans ses tweets assassins ainsi que dans ses déclarations télévisées. Magnéto Serge !