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Eric Zemmour : la blague corrézienne du vote pour Macron

05/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « C’était une blague corrézienne, raconte Eric Zemmour sur RTL. Une bonne blague comme les aimait Jacques Chirac et comme les aime toujours François Hollande. Une blague qui à l’époque a fait rire tout le monde, sauf Nicolas Sarkozy. En campagne pour sa réélection, le président n’avait pas apprécié alors de voir l’ancien président taper sur l’épaule de son adversaire et annoncer à la cantonade : “Si je ne peux pas voter Juppé, je voterai Hollande !

« Cinq ans plus tard, poursuit Zemmour, Chirac ne dit plus rien mais on croit entendre la suite de sa blague :

“Si je ne peux pas voter Juppé, parce qu’il a été battu à la primaire de la droite, si je ne peux pas voter Hollande parce qu’il ne se représente pas, je vote Macron.“ »

« La blague corrézienne est la blague à la mode », continue Eric Zemmour, qui fait état des rumeurs annonçant les prochains ralliements à Emmanuel Macron de Dominique de Villepin et de la famille Chirac, peut-être dans sa totalité.

Pour Eric Zemmour, au-delà de la blague, il a une (triste) réalité, qui a son explication dans l’évolution idéologique des ténors de la droite et de la gauche :

« Chirac et Juppé ont amené la droite gaulliste sur les terres du centre. Les électeurs sont repartis vers la droite mais eux sont restés. Bayrou avait soutenu Juppé, Juppé a perdu : reste Macron. A gauche, on voit les mêmes mouvements historiques se concrétiser. »

En conséquence :

« Le nouveau nom du rocardisme est Emmanuel Macron. Comme il est le nouveau du chiraquisme et le nouveau nom du juppéisme, et le nouveau nom du bayrouisme, et le nouveau nom du hollandisme. Macron est le candidat du centre-droit et du centre-gauche, qui, profitant de l’appui de l’Europe, ont vaincu leur camp idéologiquement pour mieux le dominer politiquement. »

Pour Eric Zemmour, qui a des lettres :

« Les héritiers de Chirac, Hollande, Juppé, Rocard sont obligés de se rassembler pour espérer une nouvelle victoire. […] Obligés de choisir un nouveau cheval pour faire croire à la nouveauté. Obligés de faire du neuf avec du vieux. Obligés de tout changer pour que rien ne change. »

Pour Causeur, Emmanuel Macron, c’est « Au secours, Hollande revient ! »

02/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Emmanuel Macron fait la une du nouveau numéro de Causeur, mais le n° 44 daté de mars 2017 du magazine dirigé par Elisabeth Lévy n’est pas franchement à sa gloire, contrairement à celles de quasiment toute la presse magazine. Pour Causeur, la perspective de l’élection de Macron à la présidence de la République, c’est « Au secours, Hollande revient ! » Extrait de la présentation de ce numéro par son rédacteur en chef, Daoud Boughezala.

Causeur Couv Macron« Je vous aurais ri au nez. Il y a trois mois, si vous vous étiez hasardé à pronostiquer l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée, cette (mauvaise) blague m’aurait fait hausser les sourcils.  Mais voilà, le Penelopegate étant passé par là, le pédalo Hamon peinant à dépasser sa voiture de croisière, voici l’ancien ministre de l’Economie intronisé nouveau favori des sondages, assuré de son élection s’il se retrouvait opposé à Marine Le Pen au second tour de la présidentielle. Sur l’Algérie française, la Manif pour tous, le passé, le présent et l’avenir, le fils prodigue de Hollande n’est pas à une contradiction près.

Comme le relève malicieusement Elisabeth Lévy, de louvoiements en volte-face, le candidat En marche accorde “cinq minutes pour Jeanne d’Arc, cinq minutes pour Steve Jobs“. A force de vouloir “plaire aux pieds-noirs et aux descendants d’immigrés, aux bobos et aux cathos, il risque évidemment de décevoir tout le monde“.

Un peu à la manière de Hollande, le panache d’un télévangéliste thaumaturge en plus. Conciliant les contraires, Macron incarne le “candidat des milliardaires et des sous-prolétaires » dans la « pure logique de la mondialisation“ pour Jean-Luc Gréau. D’après notre ami économiste, “le candidat du système coupe le pays en deux : d’une part, la France bénéficiaire de la masse de nos aides sociales, mais exonérée de charges sociales ou fiscales, et, d’autre part, la France qui paie plein pot pour bénéficier de la même protection sociale“.

Quoi qu’en dise le chouchou des sondages, l’économie n’explique ni ne résout tout. Ainsi Alain Finkielkraut se désole-t-il de sa “vision économique du monde“ : “Quand il s‘y tient, il laisse échapper l’essentiel. Quand il en sort, il déraille. Et quand il veut se rattraper, il déraille encore“ […]

A Lyon, Luc Rosenzweig a néanmoins rencontré le noyau de l’appareil militant macronien constitué par le maire rhodanien Gérard Collomb, qui fournit un ancrage local à cet ancien conseillé du prince étranger au suffrage universel.

“Surtout si vous n’êtes pas d’accord“, dit notre slogan. Aussi notre camarade macronien lucide Hervé Algalarrondo soutient mordicus le champion de la grande coalition centriste, à une réserve près : EM “assure vouloir réconcilier les deux France, mais en oublie une et de taille : celle des ouvriers et des employés !“ […] »


Causeur #44 – Mars 2017 par causeur

Chard Bayrou

Triste fin de carrière pour François Bayrou, par Guy Rouvrais

Bayrou Guignols 2L’habitude commence la première fois… Après Hollande, Bayrou vote donc Macron, son ersatz juvénile. On tombe toujours du côté où l’on penche, le président du MoDem penchait à gauche. Il a donc renoncé à sa propre candidature, qui eût été la quatrième, où il n’aurait pu obtenir que le prix de persévérance. Lui qui se voyait un destin présidentiel n’est plus que le porteur de bidons d’un aventurier idéologique opportuniste.

François Bayrou tente de maquiller son échec derrière le prétendu sacrifice de son ambition personnelle au profit du salut du pays ! Personne n’est dupe : il n’est pas candidat parce qu’il n’en a plus les moyens politiques. C’est un homme du passé, appelé, comme les autres dont il est le contemporain, à « dégager ». Comme Hollande, il renonce lui-même pour éviter que les électeurs ne le congédient. Triste fin de carrière !

Ne lui dites pas qu’il se rallie ! Il a proposé une « alliance » à Macron qui, une heure après, l’a évidemment acceptée, selon le scénario élaboré entre eux il y a une semaine. Une alliance ! Comme si les deux politiciens étaient sur un pied d’égalité, celui qui culmine autour de 20 % des suffrages et l’autre peinant à atteindre les 5 %, ce qui justifie qu’il s’accroche au char supposé vainqueur de l’ancien banquier auquel il ne trouve plus que des vertus. Il transcenderait la droite libérale et la gauche socialiste alors qu’il cumule les vices de l’une et de l’autre.

Quand il pensait pouvoir encore être candidat, Bayrou s’en prenait avec vigueur à l’ancien ministre, au point de l’assimiler à… Nicolas Sarkozy. En septembre dernier, il disait : « Je ne me reconnais pas dans ce qu’Emmanuel Macron incarne. Le projet de société d’Emmanuel Macron est au fond infiniment proche de celui que défendait Nicolas Sarkozy en 2007. » Le maire de Pau précisait alors :

« Derrière Emmanuel Macron, il y a de grands intérêts financiers incompatibles avec l’impartialité exigée par la fonction politique. Il y a là une tentative qui a déjà été faite plusieurs fois par plusieurs grands intérêts financiers et autres, qui ne se contentent pas d’avoir le pouvoir économique, mais qui veulent avoir le pouvoir politique. »

Macron Medef GuignolsC’est donc à cette entreprise de mainmise de la finance sur le gouvernement de notre pays, et dont l’ex salarié de Rothschild est le cheval de Troie, que Bayrou entend participer ! Ce qu’il avait refusé à Nicolas Sarkozy, il l’accorde à Macron. Mais il tient à préciser, pour nous rassurer, que, dans des conditions de cette alliance, il a posé un préalable propre à nous épargner la tutelle des financiers : « Je demande expressément que le programme présenté par Macron comporte une loi de moralisation de la vie publique, notamment sur la lutte contre les conflits d’intérêts. » Une loi ! Frappe-toi le cœur, c’est là qu’est le génie ! Voilà ce que redoutent la finance internationale et les profiteurs nationaux qui en sont les obligés : une loi aussi efficace… que la ligne Maginot !

Le principal conflit d’intérêts, il est entre ceux de notre peuple et ceux de la mondialisation libérale dont Bruxelles est le fondé de pouvoir. Bayrou et Macron sont d’accord pour l’aggraver. C’est donc un aigle à deux têtes pour une seule malfaisance qu’il nous faut combattre.

Guy Rouvrais

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 24 février 2017

François Bayrou Guignol

François Bayrou : « Je ne me reconnais pas dans ce qu’Emmanuel Macron incarne »

23/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : François Bayrou a choisi : il fera alliance avec Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle. Traduction : il le soutient par haine de François Fillon et en espérant être nommé à Matignon, ce qui serait le couronnement de sa carrière. Cet Emmanuel Macron-là doit donc être un homonyme du Macron Emmanuel que Bayrou vouait aux gémonies il y a encore quelques semaines. Dans ses tweets assassins ainsi que dans ses déclarations télévisées. Magnéto Serge !