Les talibans, le « wokisme » et Idriss Sihamedi

Idriss Sihamedi

Idriss Sihamedi, le président de feu BarakaCity, association humanitaire d’obédience salafiste, dont le premier souvenir obscurantiste était d’indiquer de refuser de serrer la main aux femmes, affichant corrélativement son refus de condamner l’État islamique lors d’une interview accordée à Ali Baddou dans son émission « Le Supplément », a remis au goût du jour son attachement immuable à l’idéologie des talibans, devenus maîtres de l’Afghanistan depuis quelques jours.

Le président afghan a, en effet, déserté sa fonction présidentielle vers les Émirats arabes unis, le dimanche 15 août au soir. Consécutivement à cette inclinaison politique, les rebelles islamistes n’ont pas hésité à diffuser au monde entier, et avec fierté, leur conquête mortifère assiégeant le palais présidentiel.

Le monde occidental regarde depuis lors, la larme à l’œil et le cœur serré, des dizaines d’années de guerre et d’impuissance politique. Les messages de soutien de tous bords et du monde entier affluent, particulièrement en direction des femmes qui étaient parvenues à conquérir jusque-là davantage de liberté civique. Indéfectiblement, la conquête des talibans est unanimement réprouvée. Ou presque…

Idriss Sihamedi, ex-président de BarakaCity, n’a en effet pas caché sa félicité exprimée dans son tweet du 15 août 2021 : « Qu’Allah descende sur le peuple afghan les plus belles richesses, les plus beaux hôpitaux, plus belles écoles et le plus bel avenir que le pays n’a jamais pu rêver. » (sic)

Ce tweet ubuesque se réjouit donc de ce que l’Histoire retiendra : les talibans qui s’apprêtent à mettre en place leur agenda fondamentaliste avec, pour axiomes, le placement sous tutelle des femmes, le meurtre en place publique des homosexuels, la lapidation des femmes adultères ou encore l’interdiction de l’éducation aux filles de plus de douze ans.
Idriss Sihamedi avalise donc la condamnation des femmes à vivre à perpétuité sous la férule des hommes les plus violents et rétrogrades, de pair avec cette idéologie : soubassement théorique du passage à l’acte terroriste.

Pourtant, lorsque son association, jugée incompatible avec les principes de la République, avait été dissoute, le 28 octobre 2020, des militants de gauche l’avaient ardemment soutenu en pointant, selon l’usage rhétorique habituel, « l’islamophobie du gouvernement ». Tous les paradigmes et concepts du « wokisme » étaient scandés sur les réseaux sociaux : discrimination raciale, norme hétéro-patriarcale, hétéro-nationalisme, privilège blanc, racisme systémique et islamophobie d’État.

Ces adeptes de la « déconstruction » ont ainsi rendu manifestes les accointances entre des lubies idéologiques importées des campus radicaux américains et le projet identitaire et politique des islamistes qui menacent notre identité collective.

La gauche woke, Les Insoumis qui ne le sont que par leur nom, les idiots utiles, n’ont donc pas hésité à pactiser avec l’obscurantisme le plus vil.

Et ce petit monde de peu de dignité, qui apporte son soutien aux communautaristes et aux ennemis de la France en manifestant, par exemple, à leurs côtés lors de la marche honteuse du 10 novembre 2019 contre l’islamophobie, a trouvé excessive et discriminante la dissolution de BarakaCity et du CCIF (Comité contre l’islamophobie en France), laboratoires islamistes qui, eux, n’ont jamais retenu leurs manœuvres attentatoires contre l’identité de la France et les valeurs de la République.

Voilà une preuve, si besoin était, parmi des milliers d’autres en France, que les relais des talibans ont toujours été parmi nous et continuent de frelater de façon réticulaire notre identité, nos valeurs, notre mode de vie.

Ce qui importe est l’enracinement, le choix et l’acte de faire de la France son pays. Notre liberté n’est pas l’expression de la reproduction de traits grégaires et archaïques.
Désastreusement, ces agents d’aliénation culturelle, prestidigitateurs devant nos consciences endormies, se muent également en agents de dissensions civilisationnelles…

Sabrina Medjebeur

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

L’islamisme et/ou la haine de la France s’imposent aux heures de grande écoute à la télévision

Source : Boulevard Voltaire

Salafistes et radicaux sont devenus les ambassadeurs officieux de certains quartiers dits « populaires ». Ces quartiers où l’État n’existe plus.

Si les mal-pensants, selon les normes en vigueur du PAF, font figure de dahus médiatiques, il n’en va pas de même pour les islamistes et les gens qui haïssent la France du plus profond de leur être. Récemment, deux émissions ont fait vivement réagir les internautes. Elles étaient exemplaires, à plus d’un titre, de cette « soumission » qui vient, selon le titre désormais fameux du dernier roman de Michel Houellebecq. Côté pile, une jeune professeur d’anglais, à l’apparence plutôt avenante. Côté face, un homme portant barbe et kami. Les deux faces d’une même pièce : le multiculturalisme qui génère des conflits multiples sur notre territoire.

Jeudi dernier, le philosophe Alain Finkielkraut était apostrophé par une enseignante lors de l’émission « Des paroles et des actes ». Immédiatement, la jeune femme, appelée Wiam Berhouma, a cherché à en découdre. Elle a d’abord commencé par qualifier le professeur de philosophie de l’École polytechnique de « pseudo-intellectuel », puis a assené avec un sourire carnassier qu’Alain Finkielkraut était un « semeur de haine et de discorde ». La jeune hystérique a terminé son intervention en posant la question suivante : « Monsieur Finkielkraut, êtes-vous conscient de faire mal à la France ? » en se positionnant arbitrairement dans un camp du bien indéfini. Sans jamais argumenter ses propos, Wiam Berhouma a déversé un torrent de haine particulièrement gênant : « Là où votre rôle d’intellectuel était d’éclairer les débats, vous avez, au contraire, obscurci nos pensées, nos esprits, avec tout un tas de théories vaseuses et très approximatives. »

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