Face à la racaille : un pouvoir désarmé ou cynique ?, par Philippe Bilger

On ne sait plus où donner de l’indignation. Chaque jour, agressions et violences. De plus en plus gratuites, de plus en plus odieuses. Plus aucun frein, plus aucune limite : les maires, les élus deviennent une cible prioritaire, à Bondy comme ailleurs. Des jeunes gens courageux venant au secours de leurs proches sont tabassés. Avec une totale arrogance la malfaisance se déploie et s’accomplit.

Je n’oublie pas ce qui a suscité l’ire politique la plus vigoureuse, la réprobation la plus ferme : la racaille ayant incendié, vandalisé, frappé, dévasté autour du Parc des Princes, durant et après la finale ayant opposé le PSG au Bayern de Munich (Le Figaro).

Laissons d’emblée de côté le “il n’y a qu’à” qui n’est que le refuge confortable de ceux qui ne sont pas aux responsabilités.

Mesurons comme il convient les semonces partisanes, les conseils péremptoires : je suis persuadé que, quel que soit le pouvoir à tous niveaux, il serait confronté aux mêmes épreuves et ferait l’objet, peu ou prou, des mêmes critiques. Aucune recette magique n’existe dans le carquois républicain, sinon peut-être demain un peu plus de courage, un peu moins de mansuétude. Je le dis avec prudence, tant je ne suis pas sûr de ce que mon espérance souhaiterait mais qui est battu en brèche par mon pessimisme civique informé.

Je n’use pas du terme “racaille” sans réfléchir mais en pleine conscience de ce que Paris et d’autres cités doivent subir de la part de minorités qui n’ont rien à voir, dans le comble de leurs transgressions délibérées, avec la délinquance ordinaire.

D’abord contre les forces de l’ordre et la normalité tranquille et respectable de la France (commerces, monuments, écoles, services publics, etc.), de tout ce qui de près ou de loin, de l’Etat et de toutes ses incarnations à l’autorité la plus basique, affecte et infecte le visage républicain.

J’y inclus l’accroissement des actes et des propos racistes, antisémites et homophobes qui loin d’être découragés par l’opprobre politique et médiatique me semblent au contraire stimulés : trop afficher le bon exemple en démocratie, c’est inspirer le mauvais à certains pervers !

C’est cette “racaille” que je vise et que je cible.

Je ne crois pas, contrairement à ce qu’a soutenu Michel Onfray, que le gouvernement et la police ont laissé s’accomplir le pire “pour acheter la paix sociale”. Cette interprétation serait d’une certaine façon rassurante parce qu’elle révèlerait un pouvoir qui ne serait pas dépassé par la réalité mais l’exploiterait.

Il y a eu au cours de cette nuit déplorable environ 160 interpellations, ce qui n’est pas rien. Je ne sais pas combien de ces “casseurs” et autres seront déférés au Parquet puis éventuellement jugés avec, toujours, cette difficulté de l’administration de la preuve tant qu’on n’acceptera pas le recours efficace à la notion de “culpabilité en gros”. Il n’y a pas à l’évidence l’acceptation d’un état de choses perçu comme intolérable.

Avec le Premier ministre Castex et Gérald Darmanin, nous disposons d’un couple qui veut bien faire, dont la bonne volonté est éclatante et le verbe intimidant. Mais, pour l’instant, rien ne régresse dans les manifestations de barbarie, d’ensauvagement, de criminalité et de délinquance qui, trop régulièrement, altèrent notre quotidien rêvant d’une démocratie qui serait crainte.

Parce que d’abord il convient de s’affronter à la rudesse d’un constat qui nous éloignerait des considérations sociologiques et économiques mais nous contraindrait à regarder en face une malfaisance n’ayant pas d’autre finalité qu’elle-même. On traite cette “racaille” comme si elle était susceptible demain, à partir de son délire violent et gratuit d’aujourd’hui, de comprendre, de s’amender, de virer vers la rédemption que la bonne conscience progressiste s’acharne à imaginer en chacun.

Cette sauvagerie nue, qui n’éprouve pas le besoin de se chercher des motivations mais jouit de sa terrifiante réalité, devrait nous conduire à réfléchir sur ce point capital que je pourrais résumer de la manière suivante : comment sinon éradiquer, du moins nettement réduire, la frénésie transgressive de groupes, de minorités venant parasiter le festif, le social ou le politique, au pouvoir de malfaisance illimité, à la volonté de nuire infinie, si le pouvoir face à elle, dans toutes ses instances, de la police à la Justice, est désarmé ?

Notre société, à cause de la lâcheté politique (j’y mets gauche et droite, celle-ci ne rêvant que de s’approprier les bonnes grâces humanistes et stériles de celle-là) et d’une incroyable et majoritaire démagogie médiatique, en est arrivée au point où elle n’ose plus mettre en oeuvre, au travers de l’ensemble de ses instances protectrices, tout ce que la loi permettrait d’accomplir sans renier valeurs, principes mais pour sa sauvegarde efficace.

Face à une malfaisance cruellement illimitée, nous avons un pouvoir qui avec une sorte de masochisme douloureux se plaît désarmé. Et impuissant.

L’affaire Traoré en est un parfait exemple. Quand on n’ose plus prendre les décisions qui s’imposent par peur d’exercer une autorité et un arbitrage légitimes et que d’expertises en expertises on retarde l’accomplissement de son devoir, on aboutit à un dévoiement aux funestes conséquences.

Un pouvoir désarmé, une police qui à chaque seconde doit se préoccuper du regard politique et médiatique plus que de sa propre efficacité, une justice tétanisée, une racaille qui sent ces faiblesses et s’ébat avec une volupté destructrice dans cet espace où républicain rime avec mollesse, et on voudrait ne plus vivre les débordements odieux de cette nuit, les violences qui pour tout et n’importe quoi molestent et blessent quand elles ne tuent pas, les mille comportements qui démontrent que l’Etat ne sait plus comment faire et que sa bonne volonté suscite l’apitoiement plus que le soutien !

On en arrive toujours à la même conclusion : la sauvagerie est fière d’elle, la force légitime a honte d’aller au bout d’elle-même !

L’audace doit changer de camp.

Philippe Bilger

Tribune reprise de Philippebilger.com

Le Paris d’Hidalgo livré aux bandes africaines, par Caroline Parmentier

« En quelques minutes, ils ont descendu la rue en courant, des grands, casqués et armés. Les gamins et les gamines devant eux s’enfuyaient en hurlant de peur, l’un d’eux a été poignardé dans le dos. On se serait cru dans une scène de guerre d’un autre pays » (témoignage d’un habitant de la rue de la Roquette, Paris XIe).

Samedi soir, lors d’une rixe entre deux bandes africaines, Ismaël D, un adolescent de 15 ans d’origine africaine, a été tué en pleine rue d’un coup de couteau. Un de ses cousins a été blessé à la tête d’un coup de bouteille.

Une vingtaine de Blacks de la bande de Riquet (du XIXe arrondissement) armés de battes de base-ball et de couteaux, sont venus narguer une dizaine de Blacks du XIe, en train de tourner un clip de rap. Au cours d’un bref affrontement extrêmement violent, l’adolescent a été poignardé à mort avec une lame de 30 cm. Hospitalisé en urgence à la Salpêtrière, il est mort à son arrivée. Les témoignages recueillis sur place ont rapidement permis d’interpeller deux mineurs d’origine africaine, âgés de 14 et 15 ans.

Des bandes racistes au point de s’entretuer

« Il y a un rajeunissement important des protagonistes » explique le commissaire du XXe, Jacques Rigon. « Sur les XVIIIe et XIXe arrondissement il y a des “fights” [combats, NDLR] avec des 12-13 ans, avant c’était 16-17 ans ».

On ne cesse de nous criminaliser, Anne Hidalgo en tête, avec le racisme, la discrimination, de nous seriner avec l’accueil des migrants, toujours plus, avec les joies de l’immigration et du multiculturalisme, sans rappeler que Paris intra-muros compte une quarantaine de bandes africaines actives et dangereuses. Racistes au point de s’entretuer. Impliquées également dans des agressions, des vols, du racket, des trafics etc. Selon la police, les arrondissements parisiens les plus concernés sont le XVIIIe, le XIXe, le XXe, le XIIe mais aussi le XIIIe, le XIVe et le XVIIe …

En 2016, dans la France Orange mécanique, en région parisienne, les bandes se sont illustrées chaque mois dans une trentaine d’affaires – une par jour en moyenne – les affrontements entre bandes représentant environ un tiers des faits. Bande de la Grange-aux-Belles (Xe) contre groupe de Chauffourniers-Cité Rouge (XXe), Max-Dormoy-la-Chapelle (XVIIIe) contre Stalingrad-Orgues-de-Flandre (XIXe), bande de la Porte d’Asnières (XVIIe) contre groupe du quartier des 1 300 de Levallois-Perret, Montholon (IXe) contre leurs rivaux de Rozanof (XIIe)… Même le distingué XVIe arrondissement de Paris est écumé par sa bande, installée Porte de Saint-Cloud.

La veille de la rixe de la rue de la Roquette, un autre Black a été assassiné dans un couloir de la station RER de Châtelet-Les Halles. C’est aussi en intervenant dans une soirée « Face black » à Champigny-sur-Marne le soir du réveillon, que la jeune policière a été lynchée au sol à coups de pied.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 16 janvier 2018

Quand les bandes ethniques terrorisent les Parisiennes – par Gabriel Robin

Il est sidérant de constater que de véritables « no go zones » interdites au sexe féminin puissent exister en plein Paris.

Relayée par Le Parisien, la pétition lancée par les femmes du quartier Chapelle-Pajol, situé dans les dixième et dix-huitième arrondissements de la capitale, a suscité une vive émotion médiatique. Il est sidérant de constater que de véritables « no go zones » interdites au sexe féminin puissent exister en plein Paris.

En cause : des bandes ethniques constituées d’hommes seuls qui terrorisent les passantes, leur interdisant l’accès aux cafés et aux restaurants. Dans le quartier, une faune sévit, s’arrogeant tout pouvoir sur les Parisiens honnêtes. Trafiquants de drogues, « migrants » échoués là, Africains écoulant des sacs Vuitton contrefaits et « jeunes » méprisent les riveraines, assimilées à du bétail, à un butin de guerre.

« Désormais, la place de la Chapelle, la rue Pajol, la rue Philippe-de-Girard, la rue Marx-Dormoy, la station de métro et le boulevard de la Chapelle sont abandonnés aux seuls hommes : plus une femme, dans les cafés comme la Royale ou le Cyclone. Pas un enfant dans le square Louise-de-Marillac. Certaines d’entre nous se terrent chez elles »

ont ainsi déclaré les pétitionnaires. Des mots que l’on croyait réservés à des pays plus arriérés que le nôtre, aux mœurs frustes et grossières. Malheureusement, l’immigration de masse et le laxisme auront très vite raison du mode de vie français si nous n’agissons pas.

Toutefois, ces faits ne sont pas nouveaux. Quand ils avaient cours dans les banlieues et les périphéries urbaines, ils n’émouvaient pas beaucoup les belles âmes qui s’égosillent sur les plateaux de télévision. Contrairement aux habitants de notre plus grande métropole, les Français les plus modestes n’ont jamais eu de représentants pour dévoiler les sévices qu’ils subissaient…

Quand un auteur du Club Mediapart écrit que la surpopulation masculine du quartier « peut créer un sentiment de malaise pour les femmes », ajoutant que le « non-aménagement public accentue le sentiment d’insécurité » dans une zone où on aurait « du mal à tenir sur un trottoir » ; il oublie qu’on a longtemps expliqué aux Français l’antithèse de son raisonnement, c’est-à-dire que les gamins des « quartiers populaires » étaient violents parce qu’ils habitaient des zones tenues à l’écart des activités de la ville…

L’expression « sentiment d’insécurité » devrait, d’ailleurs, être bannie du champ lexical des hommes et des femmes politiques, tant elle est méprisante pour ceux qui sont les victimes du désordre public généralisé qui s’est emparé de la France depuis plus de 30 ans. Cette novlangue est le cache-sexe de la faillite de l’État à assurer sa mission première, telle que définie par ceux qui l’ont imaginé – les Bodin, Machiavel et Hobbes : protéger !

Les gauchistes névrotiques sont en train de monter leur croix. Obnubilés par Big Other, victime ontologique de l’Occident, de la France ou du patriarcat, ils lui passent tout et finiront par y passer. À Paris, certains d’entre eux ont même eu l’outrecuidance d’insulter les femmes pétitionnaires, de les culpabiliser en les qualifiant de « racistes ». Ils sont pires que les agresseurs, tant parce qu’ils sont à l’origine de leur venue que parce qu’ils offrent un cadre idéologique au laisser-faire.

Gabriel Robin

Texte repris du site Boulevard Voltaire

Police vs. racailles : scènes de guérilla urbaine à Paris

Police vs. racailles : scènes de guerilla urbaine à Paris

10/11/2013 – 11h40
PARIS (NOVOpress) –
Véritables scènes de guérilla urbaine entre bandes ethniques et forces de police en octobre dernier dans le 19ème arrondissement de Paris : incendie de mobilier urbain, tirs de fusées et feux d’artifices… Pendant ce temps, le Ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian continue à dissoudre les régiments les uns après les autres.

http://www.youtube.com/watch?v=zI-vUlWW9-s