Immigration – La nouvelle lettre ouverte du Général Martinez au Président de la République

Source : Médias-Presse-Info
Un texte lucide, argumenté, mesuré et pour cela d’autant plus inquiétant sur la crise majeure que nous vivons actuellement avec l’invasion migratoire.

Le général Antoine Martinez avait déjà adressé une Lettre ouverte au Président de la République en réponse à son discours prononcé à l’occasion de l’inauguration du musée de l’immigration. Et le voilà qui remet ça avec la même audace.

Monsieur le Président de la République,
général-MartinezPhotoLui
Vous pardonnerez mon insistance qui n’a rien d’impertinent, mais qui traduit la réaction d’un citoyen très inquiet et sidéré devant le déferlement auquel nous assistons, entraînant l’Europe à la dérive en raison de l’absence de clairvoyance et de lucidité des dirigeants européens.
En fuyant le réel, en baignant dans l’hypocrisie, les bons sentiments et la bonne conscience, on est en train de livrer l’Europe à une nouvelle forme de soumission et de totalitarisme de la pire espèce qui la conduira à son malheur et donc au malheur de ses peuples.

Il aura, en effet, suffi d’une mise en scène et d’une exploitation médiatique bien orchestrées de cette photographie du corps sans vie d’un enfant mort noyé et de l’émotion suscitée par ce drame auquel personne ne peut rester insensible pour faire voler en éclat le système de contrôle aux frontières de l’Europe qui constitue pourtant la base de l’état de droit auquel sont attachées les démocraties européennes.
Ce piège de l’émotionnel tendu qui a conduit Mme Angela Merkel à faire une déclaration intempestive sinon irréfléchie – en tout cas désastreuse et que vous vous êtes empressé de suivre – a enclenché un processus dévastateur qui risque non seulement de ruiner des décennies d’efforts consacrés à la construction de l’Union européenne, menacée aujourd’hui de division face à ce phénomène migratoire incontrôlé, mais également de mettre en péril, à terme, la démocratie et la sécurité des peuples européens et par conséquent du peuple français.
Prenons garde à cette tyrannie de l’affect, de surcroît frappée de soumission incompréhensible aux sirènes de la culpabilisation que distillent avec constance des médias passés maîtres dans la théâtralisation compassionnelle et la manipulation coupable. Elle est, en effet, la plus pernicieuse conseillère qui soit, surtout pour un responsable politique, car ce dernier est investi d’une mission impliquant des prises de décisions qui ne doivent pas être influencées par l’émotion.

L’observateur attentif à l’évolution des rapports de force dans le monde que je suis, soucieux des intérêts de la France et de la paix sur notre continent, ne peut être qu’effaré aujourd’hui devant les réactions des responsables politiques européens face aux événements que nous vivons.

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Syrie : L’action de la Russie rebat les cartes sur le front

12/10/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Les frappes aériennes russes sur les positions de l’État islamique ne faiblissent pas. On parle de 63 positions touchées au cours des dernières 24 h. Il s’agirait notamment d’un poste de commandement, de quatre camps d’entraînement et de sept dépôts de munitions. L’armée russe indique une panique croissante dans les rangs des islamistes, d’après des échanges radio interceptés.

Les États-Unis semblent quant à eux reculer
Les frappes russes et les succès au sol qu’elles ont permis ont révélé le manque de progrès de la coalition américaine. L’administration américaine a donc mis fin vendredi à son programme de formation d’une nouvelle force rebelle pour combattre l’État islamique en Syrie. Les 500 millions de dollars prévus pour cette opération vont finalement financer armes et munitions pour les groupes déjà existants. Les commandants rebelles seront préalablement repérés et les largages devraient commencer incessamment.

Pendant ce temps la présence américaine recule dans le Golfe persique
Pour la première fois depuis 2007, les États-Unis ne disposent plus de porte-avions dans la région. L’USS Theodore Roosevelt a quitté le Golfe persique vendredi. Le bâtiment qui compte 5 000 hommes et 65 avions de combat rentre à sa base, officiellement pour maintenance. Cette mesure présentée comme temporaire est également le fruit de coupes budgétaires.


États-Unis : l’Empire le plus stupide de l’Histoire ?

Source : le Saker Francophone
Un peu de légèreté, c’est le week-end… mais sous ses dehors potaches, cette (longue) perle de l’écrivain Russe Dmitry Orlov analyse très justement la politique des États-Unis au Moyen-Orient. À lire d’urgence !

La dérive de l’Empire vers de plus en plus d’idiotie m’a sauté aux yeux, ces dernières semaines. C’est l’Empire le plus stupide du monde. Il l’était certes déjà. Voici que les développements récents manifestent un saut quantique dans son niveau de bêtise.

Le premier élément de l’extrême bêtise a fait surface quand le général Lloyd J. Austin III, le chef du Commandement central des États-Unis, a déclaré lors d’une commission du Sénat que seul un très petit nombre de combattants syriens formés par les États-Unis sont actifs au combat, peut-être aussi peu que cinq [Même 4 ou 5 ?? selon le général pour être précis, NdT]. Le plan de formation et d’équipement a coûté 500 millions de dollars. cela fait 100 millions de dollars par combattant, mais bon, OK, parce que tout est bon tant que les contractants de l’armée qui assurent la formation sont payés. Les choses sont devenues encore plus stupides quand il s’est avéré plus tard que ces quelques combattants avaient même obtenu des voitures volées par ISIS / al-Qaïda en Syrie (quel que soit le nom qu’ils se donnent actuellement). Ils ont donc obtenu leurs véhicules et leurs armes via des prises de guerre d’ISIS.

Le précédent rôle du général Austin était celui du lieutenant-général Casey dans le film Mars Attacks de Tim Burton!

C’était déjà un rôle très stupide, mais son rôle actuel est un véritable avancement de carrière, à la fois en terme de rang et en terme de niveau de bêtise.

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Bombardements russes sur les alliés américains en Syrie, incident militaire entre l’Arabie saoudite et l’Iran, retrait des Palestiniens des accords d’Oslo : le Moyen-Orient est-il au bord de la déflagration menant à la 3ème guerre mondiale ?

09/10/10/2015 – MONDE
Le Moyen-Orient a toujours été considéré à juste raison comme une poudrière. Les derniers développements de la situation sur le terrain rendent ce lieu commun encore plus actuel. les incidents entre grandes puissances (USA, Russie) et puissances régionales (Iran, Arabie Séoudite, Israël, Turquie…) aux intérêts antagonistes, se multiplient au point de faire craindre une déflagration pouvant mener à la 3ème guerre mondiale ? L’analyse croisée de Roland Lombardi, spécialiste des relations internationales, particulièrement de la région du Maghreb et du Moyen-Orient, et de Roland Hureaux, universitaire, diplomate, membre de plusieurs cabinets ministériels (dont celui de Philippe Séguin), parue sur Atlantico, est très éclairante sur les enjeux et objectifs des acteurs de la région.

http://www.atlantico.fr/decryptage/bombardements-russes-allies-americains-en-syrie-incident-militaire-entre-arabie-saoudite-et-iran-retrait-palestiniens-accords-2362242.html

Syrie : la Russie rebat les cartes des alliances

07/10/10/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

L’hypocrisie de la coalition occidentale est dénoncée
La politique extérieure française en Syrie a été dénoncée par le député Jacques Myard (Les Républicains) dans un communiqué. Dénonçant la propagande médiatique qui vise à diaboliser les frappes aériennes russes en Syrie, le député rappelle que le soutien de la Russie à Bachar El-Assad n’a rien de nouveau et que, contrairement aux occidentaux le gouvernement russe ne cherche pas à cacher ce qu’est réellement l’opposition syrienne : des islamistes affiliés au groupe terroriste Al Nosra, lui-même rattaché à Al-Qaida. Pendant que les Russes sont dénoncés pour leur soutien au régime syrien, les États-Uniens et les Français financent le groupe auteur des attentats du 11 septembre 2001 contre les deux tours jumelles de New York.

Cette situation permet l’émergence d’une nouvelle donne
Cette méfiance à l’encontre des positions de l’Occident rend possible l’émergence d’une nouvelle coalition régionale, qui en dit long sur les bouleversements en cours. Ainsi, selon le président Bachar El-Assad, une coalition entre la Syrie, la Russie, l’Iran et l’Irak est la plus à même de lutter efficacement contre l’État islamique. En outre, et bien que cela soit rarement mentionné, cette coalition est de fait rejointe aussi par la Chine, qui finance en très grande partie l’intervention russe en Syrie. Par ailleurs, il convient de rappeler que, dans le strict droit international, l’intervention américano-occidentale viole la souveraineté de la Syrie ; à l’inverse, l’intervention russe a été demandée par le gouvernement syrien, et est donc absolument légale.

On peut donc parler d’un retour en force de la Russie sur le plan international
Il est clair que cette crise marque le grand retour de la politique internationale de la Russie au-delà de l’Europe. Le potentiel de sympathie et de crédibilité de cet État semble flambant neuf, puisque le Premier ministre de l’Irak, Haïder Al-Abadi, a lui même officiellement fait la demande à Vladimir Poutine de bombarder l’État islamique présent sur son territoire.

Crédit photo : SU 25 russes en syrie © Ministère russe de la défens


L’Égypte soutient l’initiative russe en Syrie

06/10/10/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Alors que Barack Obama et François Hollande critiquent l’intervention russe en Syrie, l’un de leurs principaux alliés dans la région, l’Égypte soutient cette opération contre l’État islamique. Depuis mercredi dernier, l’armée russe entame une campagne de bombardement aérien en Syrie.

Quelles sont les critiques à l’encontre de cette initiative ?
Les Occidentaux prétendent que ces frappes aériennes ne sont pas conduites contre l’État islamique. Elles permettraient à Vladimir Poutine d’apporter une aide militaire à son allié, Bachar El Assad. L’objectif serait d’affaiblir les mouvements rebelles opposés au gouvernement syrien. La coalition internationale menée par les États Unis a fait part dans un communiqué de sa, je cite : « Profonde préoccupation face au déploiement militaire russe en Syrie et en particulier face aux attaques de l’armée de l’air russe contre Hama, Homs et Idlib, qui ont fait des victimes civiles et n’ont pas visé Daech ». Fin de citation.

La position de l’Égypte est-elle vraiment surprenante ?
Depuis les accords de Camp David, l’armée égyptienne est subventionnée à hauteur de plusieurs milliards de dollars. Contre cette aide, les Égyptiens ont abandonné une grande partie de leur souveraineté en politique étrangère et adopté la position de leurs bienfaiteurs. Seulement depuis l’arrivée du général Al Sissi au pouvoir, les grands principes de la diplomatie égyptienne semblent évoluer. L’Égypte s’est rapprochée de la Russie pour conclure des accords alimentaires et a même signé un accord sur le partage des eaux du Nil avec l’Éthiopie, ce qui était impensable à l’époque de Nasser et même de Mohamed Morsi.

Nouvelles frappes de la Russie en Syrie

02/10/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Cela s’est passé hier. Les Russes continuent à frapper sur les terroristes qui s’opposent au régime de Bachar El Assad, et ils frappent fort. Ils affirment avoir détruit plusieurs bases, ainsi que des dépôts de munitions, un quartier général des groupes terroristes, une fabrique de voitures piégées. Ils ont déployé un grand appareil militaire, et sont basés au nord ouest du pays.

Lundi dernier, à New York, Vladimir Poutine avait présenté une résolution au Conseil de sécurité afin de « coordonner toutes les démarches contre l’État islamique » par une « véritable coalition mondiale contre le terrorisme, semblable à la coalition anti Hitler » durant le dernier conflit mondial.

Et la veille, on apprenait que la Russie avait conclu avec la Syrie, mais aussi avec l’Iran et l’Irak, un accord de partage du renseignement. Et ce sans en avoir averti Washington. De toute manière, les vues paraissent inconciliables. Pour Washington, c’est sur Damas qu’il faut rejeter la responsabilité de l’avancée du groupe Etat islamique. Pour Moscou, le responsable n’est autre que Washington. Et le meilleur rempart contre cette déferlante de l’EI serait la Syrie.

Vladimir Poutine sera reçu en France aujourd’hui même

Avant de le recevoir, François Hollande déclarait hier à la presse qu’une « transition politique » ne pourra pas passer par Bachar El Assad. Il répète que c’est Daech et seulement Daech qu’il faut abattre, et non les « rebelles ». Il ajoute qu’il faut arrêter les « bombardements odieux contre les populations civiles ».

Poutine était paré à contrer ces attaques médiatiques, auxquelles il a répondu hier

Il dénonce une manœuvre politique

Je dois souligner que les premières informations sur les victimes parmi les civils ont été publiées (par les journaux) avant même le décollage de nos avions.

Car il faut bien dire qu’en Occident, on s’agite, on pontifie sur la pertinence des cibles choisies par les raids aériens russes. Mais qui sont les « terroristes » à abattre ? Les Européens, les Arabes et les Américains font le distinguo entre l’EI, le Front Al Nosra et les rebelles qu’ils soutiennent. Pour Moscou, tout opposant armé au régime d’Assad est un « terroriste ».


Discours de Poutine à l’ONU : l’art du parler cash

30/09/2015 – MONDE (NOVOpress)
L’aréopage de diplomates onusiens aux propos feutrés n’entend pas tous les jours un orateur de la trempe de Poutine. Dans les drames qui agitent la planète – Syrie, Libye, Ukraine… —, pointer du doigt la responsabilité américaine ne gêne pas le président russe. Retrouvez l’intégralité de son discours, suivi de l’interview qu’il a accordé au journaliste américain Charlie Rose pour les chaînes CBS et PBS.

L’intervention de Vladimir Poutine à la tribune de l’ONU

Le 70e anniversaire de l’ONU est l’occasion d’évoquer le passé et de réfléchir à l’avenir. En 1945, les pays ont uni leurs efforts pour penser à l’après-guerre, et c’est dans notre pays, à Yalta, que se sont réunis les chefs de la coalition anti-hitlérienne.
Les différends à l’ONU ont toujours existé et le droit de veto a toujours été appliqué par tous les membres du Conseil de Sécurité. C’est normal. Au moment de la création de l’ONU, on ne comptait pas sur l’unanimité, mais sur la recherche de compromis.

Nous savons tous qu’à la fin de la Guerre froide, il n’y a plus eu qu’un centre de domination. Ceux qui se trouvaient au sommet ont pensé qu’il ne fallait plus tenir compte de l’ONU, que l’organisation ne mettait que des bâtons dans les roues. Des rumeurs ont surgi : l’organisation était devenue obsolète et avait rempli sa mission originale.
Mais si l’ONU disparaît, cela peut conduire à l’effondrement de l’architecture mondiale et du droit international. C’est la raison du plus fort et l’égoïsme qui vont primer. Il y aura moins de libertés, plus d’États indépendants, mais des protectorats gérés de l’extérieur. L’État, c’est la liberté de chacun. Dans les affaires internationales, chacun doit être clair et transparent. Nous sommes tous différents, il faut en tenir compte. Personne ne doit adopter un seul modèle de développement reconnu par un seul. Nous devons nous rappeler le passé, l’expérience de l’URSS.

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Eclair de lucidité au PS : Védrine pense qu’il faut s’allier à Assad pour contrer l’État Islamique

29/09/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Hubert Védrine membre du PS et ancien ministre des Affaires étrangères a déclaré que les occidentaux « N’auraient jamais dû écarter la Russie d’un éventuel processus » de paixlors d’un entretien sur France Inter. Et pour préciser encore plus sa pensée, il a jouté : « N’oublions pas qu’au moment de combattre Hitler, il a fallu s’allier avec Staline qui avait tué plus de gens qu’Hitler ».

L’actuel ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a quant à lui été clair devant l’Assemblée générale des Nations Unies en déclarant : « Si, on dit aux Syriens que l’avenir passe par Assad, c’est s’exposer à un échec ».


Bouleversement géopolitique : Obama prêt à travailler avec la Russie et l’Iran pour combattre l’État Islamique

29/09/2015 – MONDE (NOVOpress)
Avec une certaine réticence, Barack Obama a accepté à la tribune des Nations Unies l’idée de travailler avec l’Iran, la Russie – et donc Bachar El-Assad — pour lutter contre Daesh. Le résultat d’un bouleversement des équilibres géostratégiques majeur… et lourd de menaces. Par Charles Dewotine

C’est un revirement qui laisse – une fois de plus — la diplomatie française sur le carreau.
Obama a admis l’idée de travailler avec la Russie et l’Iran et donc avec leur allié Bachar El-Assad, contre l’État Islamique en Syrie. Bien sûr, le président américain a dénoncé le président syrien, traité de « tyran » et accusé de « massacrer des enfants innocents », mais le Département d’État a déjà accepté de revoir « le calendrier de son départ ». En clair, le renversement d’Assad n’est plus à l’ordre du jour… Sauf pour Hollande, ce dont tout le monde se moque.

Obama, en avalant des couleuvres de la taille d’un boa constrictor – collaborer avec la Russie, Grand méchant devant l’éternel et l’Iran, naguère encore sur la liste des États-voyous — répondait ainsi au vœu de Poutine, formulé le jour même, à la même tribune des Nations Unies.
Le président russe plaidait la nécessité de former une vaste coalition anti-djihadiste qui serait « semblable à celle contre Hitler » dans laquelle Russie, Iran, États-Unis, mais aussi pays arabes et le gouvernement légal syrien auraient tous un rôle à jouer. Il a insisté sur le fait que refuser de coopérer avec le gouvernement syrien et son armée dans cette lutte serait « une énorme erreur » et a sévèrement taclé -sans les nommer bien sûr- les USA, leurs alliés et leur politique de «révolutions démocratiques» dont on subit les conséquences :

Sous la forme de vagues de migrants fuyant les régions ravagées par la guerre et cherchant une vie meilleure en Europe.
[…]
Est-ce que vous comprenez ce que vous avez fait ? Personne n’y répondra. Au lieu du triomphe de la démocratie, nous voyons la violence et le désastre social, personne ne pense aux droits de l’Homme et aux droits à la vie.

Au vu des résultats bien minces de l’US Air Force dans la lutte contre l’État islamique… et des preuves du soutien yankee, turc et saoudien – au grand minimum passif ou involontaire — à ce même « Califat » qui s’accumulent, Obama n’avait d’autre choix que de manger son chapeau. Il ne peut en effet laisser la situation pourrir ou lui échapper totalement alors que l’opinion américaine pense à près de 70 % que l’EI est la principale menace pour leur pays et que les élections présidentielles approchent. Même s’il ne sera pas candidat, Obama doigt en tenir compte.

Pourtant, les enjeux de ce spectaculaire rebondissement vont toutefois bien au delà du sort de Daesh ou d’Assad. Il suffit pour s’en convaincre de regarder de plus près les acteurs en scène.

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La Chine en guerre contre l’État islamique ?

28/09/2015 – MONDE (NOVOpress)

Selon des sources libanaises et l’agence de presse iranienne FARS News, la Chine rejoindrait la Russie dans son déploiement militaire en Syrie. Les sources militaires israéliennes de DEBKAfile indiquent de leur côté que le porte-avions chinois Liaoning-CV-16 et son équipage d’environ 2 500 personnels aurait fait escale dans le port syrien de Tartous, qui abrite une base militaire russe.
Le navire chinois serait ensuite déployé au large de Lattaquié, qui abrite déjà une base militaire russe et servirait de base d’opérations à des hélicoptères, des chasseurs et des fusiliers marins qui seraient déployés en novembre après qu’ils aient transité par l’Iran.
Cette opération militaire pourrait se faire sous le couvert de l’Organisation de coopération de Shanghai et ferait que la Syrie de Bachar Al-Assad serait soutenue par deux puissances nucléaires.

Cependant, ce matin la Chine a démenti cette information : « Ce ne sont que des rumeurs erronées », a déclaré à ce sujet l’expert militaire et membre de la marine chinoise Zhang Junshe cité par la presse chinoise, qui explique que le porte-avions est en tournée de courtoisie.
L’information et son démenti sont à manier avec prudence, car tous les deux aussi crédibles.


Syrie : l’aviation française a frappé L’État Islamique

Après l'Egypte, un deuxième contrat pour le Rafale ?

27/09/2015 – MONDE (NOVOpress)
Les Rafale de l’armée de l’Air française ont frappé des sanctuaires de Daesh, a annoncé un communiqué de l’Élysée. « Nous frapperons à chaque fois que notre sécurité nationale sera en jeu », ajoute la présidence.

La France « a frappé en Syrie », a annoncé la présidence de la République ce dimanche dans un communiqué officiel. « Nos forces ont atteint leurs objectifs », a ajouté le chef de l’Etat, précisant que six avions avaient été utilisés, et assurant qu’il n’y avait pas eu de pertes civiles.

Nous l’avons fait sur la base de renseignements collectés au cours des opérations aériennes engagées depuis plus de deux semaines, dans le respect de notre autonomie d’action, en coordination avec nos partenaires de la coalition.

Décryptage : la France a demandé aux États-Unis la permission de lancer ses raids.
Dans la matinée, Manuel Valls a précisé que ces frappes ont été menées contre « les sanctuaires de Daech où sont formés ceux qui s’en prennent à la France ».

Nous frappons Daech en Syrie, car cette organisation terroriste prépare les attentats vers la France depuis ces sanctuaires, a poursuivi Manuel Valls. Nous agissons en légitime défense.

Le Premier ministre ne précise pas comment les reconnaissances aériennes qui ont servi de « préalable » à ces frappes – selon la communication officielle — ont permis de déterminer que les terroristes formés dans ces camps d’entraînement visaient spécifiquement la France. Il s’agit donc soit de frappes décidées sur la foi de renseignement humain… soit d’une action décidée sur des motifs plus politiques que militaires.
L’annonce intervient opportunément à la veille de l’ouverture officielle de l’Assemblée générale de l’ONU, où la Syrie va constituer un sujet majeur. Il s’agit de marquer des points et d’affirmer le rôle de la France alors que, sur le dossier syrien, celle-ci se trouve de plus en plus isolée sur le plan diplomatique.
Angela Merkel a rejoint le camp de ceux qui prônent un dialogue avec Bachar el-Assad pour combattre Daesh, aux côtés de la Russie. Même les États-Unis semblent peu à peu accepter cette idée.
François Hollande maintient de son côté le cap -pour une fois…- du ni-ni (ni l’État islamique, ni Assad)

Plus que jamais, l’urgence est à la mise en place d’une transition politique, qui associe des éléments du régime et de l’opposition modérée, conformément au communiqué de Genève. La France y est engagée.

explique le communiqué élyséen, se gardant bien de définir ce qu’est « l’opposition modérée » en Syrie, à peu près aussi facile à trouver que le dahu dans les Alpes ou le Yéti dans l’Himalaya. Pas très grave, car vu le climat entre la France et la Russie, il est peu probable que Poutine fasse rentrer Hollande dans le jeu d’une solution au conflit. Moscou a fait une croix sur Hollande, régulièrement humilié sur la scène internationale, trop souvent accusé d’être le toutou des Américains. Une opération de communication qui risque de se retourner contre la France ? Probablement…



Armés et entrainés par les USA, ils rejoignent aussitôt Al-Qaeda

24/09/2015 – MONDE (traduction NOVOpress d’un article de The Telegraph)
Les rebelles modérés formés par le Pentagone en Syrie ont trahi leurs bailleurs de fonds américains et remis leurs armes au front Jabhat al-Nusra, la branche d’al-Qaïda en Syrie immédiatement après être retournés dans leur pays.

Les Combattants de la Division 30, la division de rebelle « modérée » soutenue par les États-Unis, se sont rendus au Jabhat al-Nusra affilié à al-Qaïda, ont affirmé plusieurs sources lundi soir. Cette unité été la première faction dont les combattants ont bénéficié d’un programme de formation dirigé par les États-Unis en Turquie dans le but est de forger une force de terrain en Syrie pour lutter contre l’État islamique en Irak et dans le Levant (EI – Daesh).
Dans une déclaration sur Twitter par un homme se désignant comme Abu Fahd al-Tunisi, un membre du Jabhat al-on peut lire :

Une gifle pour l’Amérique… le nouveau groupe Division 30 a donné l’ensemble de ses armes à Jabhat al-Nusra après avoir obtenu un droit de passage en Syrie.

« Ils nous ont remis une très grande quantité de munitions et des armes lourdes avec de nombreux véhicules tout terrain. »
Abu Khattab al-Maqdisi, qui prétend aussi être un membre de Jabhat al-Nusra, a ajouté que le commandant de la Division 30, Anas Ibrahim Obaid, a expliqué aux dirigeants de Jabhat al-Nusra qu’il avait trompé la coalition parce qu’il avait besoin d’armes.

Il a promis de publier une déclaration… où il répudierait la Division 30, la coalition et ceux qui l’ont formé.

L’Observatoire syrien pour les droits de l’homme (OSDH), un groupe non gouvernemental, a signalé que soixante-quinze combattants de la Division 30 avaient pénétré en Syrie à partir de la Turquie la veille avec « 12 véhicules 4×4 équipés de mitrailleuses et de munitions ». Le U.S. Central Command a confirmé qu’environ 70 hommes brevetés du programme « train and equip » en Syrie avaient rejoint la Syrie avec leurs équipements et agissaient comme une nouvelle Force Syriennes aux côtés des Kurdes et des Arabes sunnites contre l’EI.

Si cette désertion est authentifiée, ce sera le second échec de ce programme. Le mois dernier, un premier groupe de combattants avait été attaqué et mis en déroute par Jabhat al-Nusra, qui a pris d’assaut son QG et enlevé un certain nombre de ses membres. Ce week-end, le chef d’état-major de ce groupe a démissionné en déclarant que le programme de formation n’était « pas sérieux ».
Le lieutenant-colonel Mohammad al-Dhaher s’est plaint d’un nombre insuffisant de stagiaires et combattants, de fournitures inadéquates et même

D’un manque de méthode dans la sélection des cadres de la Division 30.

Les derniers développements ne font qu’ajouter aux critiques sur ce programme de 500 millions de dollars – 450M Euro — qui vise à établir une force de 5 400 hommes de rebelles « modérées » pour lutter contre l’EI.

Les dissensions sont apparues dès le début de la mise en place de la formation avec la sélection es volontaires. Le plus gros point de discorde est qu’ils ne sont autorisés qu’à se battre l’EI et pas le régime d’Assad, qui est l’ennemi principal de la plupart des groupes d’opposition.

Mercredi dernier, général Lloyd Austin, chef du commandement Central Américain, a choqué les dirigeants de la Commission des armées du Sénat américain quand il a annoncé qu’il n’y avait seulement qu’une poignée de combattants entraînés par ce programme qui continuaient de se battre à l’intérieur de la Syrie. « Nous parlons quatre ou cinq hommes », a-t-il dit.

Crédit photo : Patrick Wells via WikiMedias (CC) = A Syrian rebel sniper in Khan al-Assal, Aleppo province.