Avant de donner un avenir à nos enfants, donner des enfants à notre avenir, par Jean-Frédéric Poisson

Jean-Frédéric Poisson

Le 5 mai dernier, un texte en projet de la Cour suprême des Etats-Unis (désormais majoritairement conservatrice) visant à renverser l’arrêt Roe vs Wade a été diffusé par Politico [1]. Cet arrêt, voté en 1973, établit une protection fédérale constitutionnelle au « droit à l’avortement », et fait depuis jurisprudence. Cette interprétation de la Constitution américaine est la seule base juridique fédérale sur l’avortement : le Congrès n’a jamais réussi à voter de loi régulant ou bannissant l’accès à l’avortement. Si le projet est mené à bout, on reviendra alors à la situation de 1973 où chaque Etat légiférait indépendamment sur ce sujet. Environ la moitié des Etats américains pourrait alors restreindre considérablement l’accès à l’avortement.

Sans s’immiscer dans une situation qui ne concerne pas notre pays, nous pouvons simplement remarquer que le débat autour de l’avortement est toujours présent de l’autre côté de l’Atlantique. Alors qu’en France, celui-ci ne porte que sur l’extension de l’avortement, et non pas sur l’acte en soi : dès que l’on questionne la valeur de cet acte, des hordes d’ayatollahs pour qui la liberté d’expression n’est plus qu’un vain mot s’attaquent violemment à celui qui a osé émettre une interrogation.

Au-delà de la question centrale du respect de la vie depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle, l’avortement est un sujet de société qui a des conséquences importantes sur la vie du pays. Ainsi en France l’indice de fécondité est passé en-dessous du seuil de remplacement depuis 1975. Il y a eu en 2020 un avortement pour un peu plus de trois naissances. Cette faible natalité complique la question déjà assez complexe du financement des retraites, à laquelle aucun des gouvernements qui se sont succédés n’a trouvé de solution. La démographie est aussi un élément incontournable pour avoir un poids international et garder notre rang de puissance économique.

Certains, pour qui la seule fin de la société est la prospérité économique, voient dans l’immigration de masse la solution à cette faible natalité. Mais en plus de traiter l’être humain comme une simple variable, l’immigration de masse est destructrice pour les pays d’accueil comme pour les pays d’origine. Devant l’échec de l’intégration et de l’assimilation, cette « solution » ne peut plus être sérieusement considérée : être Français ne consiste pas à payer ses impôts, c’est avant tout être légataire d’un héritage qui s’impose à nous et que nous nous devons de respecter et transmettre. D’autant plus que l’immigration est utilisée par des ennemis de la France pour mener à bien la troisième vague d’expansion musulmane après celle des VIIe et VIIIe siècles et celle de l’Empire ottoman. Si la déclaration de Boumediene « le ventre de nos femmes nous donnera la victoire » n’est pas attestée, elle résume bien celle d’Erdogan à la diaspora turque le 17 mars 2017 : « J’en appelle à mes frères et sœurs en Europe. Ne faites pas trois, mais cinq enfants, car vous êtes l’avenir de l’Europe » [2].

Favoriser la natalité des Français est donc vital. Cela passe bien sûr par des avantages financiers importants pour les familles et liés au nombre d’enfants, mais aussi par une revalorisation du mariage, fondement de la famille. De plus, il faut faire de la baisse des plus de 200 000 avortements annuels un objectif de santé publique. L’avis des Français sur cette question semble assez tranché. Selon un sondage Ifop de 2020 [3], 73% pensent que « la société devrait davantage aider les femmes à éviter le recours à l’Interruption Volontaire de Grossesse », et 84% sont favorables à « réintroduire dans le livret officiel d’informations remis aux femmes enceintes qui consultent en vue d’une IVG le détail des aides aux femmes enceintes et aux jeunes mères », comme cela était fait jusqu’en 2001.

Mais ces mesures de support à la natalité, si elles sont nécessaires, ne seront pas suffisantes. Le modèle capitaliste, consumériste et individualiste qui règne aujourd’hui, conduit à voir l’enfant comme un objet de désir d’abord vu sous un angle budgétaire : simple produit parmi d’autres, au coût relativement élevé. Il faut absolument reconsidérer l’enfant comme le fruit naturel de l’amour humain et comme un acteur indispensable de la chaîne de transmission entre les générations passées et les générations futures.

La réduction du nombre d’avortements comporte ainsi un double enjeu : enjeu démographique pour pouvoir continuer à exister, mais aussi enjeu de civilisation, car c’est à la façon dont les plus faibles et les plus fragiles sont traités qu’on reconnaît le degré d’humanité d’un peuple. Même les révolutionnaires sanguinaires de la Terreur qui guillotinaient à tout va, lorsqu’ils avaient un doute sur une possible grossesse, annulaient la condamnation de la mère pour ne pas tuer la vie naissante. C’est dire à quel point nous sommes tombés.

[1] « Supreme Court has voted to overturn abortion rights, draft opinion shows», Politico, le 05/08/2022
[2] «Three children not enough, have five: Erdoğan to Turks in EU», Hürriyet, le 17/03/2017
[3] « Les Français et l’IVG », sondage Ifop du 07/10/2020

Tribune reprise de Causeur

Avortement et Hollywood : Clint Eastwood ne cède pas au terrorisme intellectuel

Le réalisateur de La Mule ne semble pas se préoccuper des protestations de ses collègues acteurs et réalisateurs à propos de la loi du «battement de cœur». Cet arrêté extrêmement sévère sur l’avortement a été signé par le gouverneur républicain de Géorgie Brian Kemp en mai dernier, entraînant une grande vague de protestation.

Plusieurs dizaines de célébrités du cinéma américain, dont Ben Stiller (Zoolander), Alec Baldwin (Beetlejuice) et Alyssa Milano (Charmed), lui ont écrit, le prévenant qu’elles ne pourraient plus travailler «en toute conscience» en Géorgie si la loi était promulguée. Une énorme perte pour l’État qui est devenu au fil des années une destination populaire pour les tournages.

Clint Eastwood n’a pas l’intention de pas prendre part à ce mouvement et semble bien décidé à tourner son nouveau film The Ballad of Richard Jewell dans cette région. Une décision motivée par le réalisme qu’il veut insuffler à son œuvre. Un porte-parole de la Warner Bros a déclaré à IndieWire: «Nous avons pris la décision de raconter cette histoire fascinante – basée sur des personnes et des événements réels – dans les lieux où elle a eu lieu, c’est-à-dire à Atlanta et ses environs. Comme toujours, nous avons travaillé en étroite collaboration avec nos partenaires de production pour déterminer comment et où tourner ce film, afin de refléter au mieux l’authenticité du récit.»

Texte repris du site lesalonbeige.fr

Le Sénat renonce à prolonger de deux semaines le délai pour avorter

12/06/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Actuellement, l’avortement peut être pratiqué jusqu’à 12 semaines de grossesse. Vendredi soir, le Sénat avait adopté un amendement au projet de loi « santé » qui repoussait ce délai à 14 semaines. Le gouvernement et la majorité sénatoriale de centre-droit n’y étaient pas favorables, mais l’ancienne ministre socialiste Laurence Rossignol avait profité de l’hémicycle clairsemé pour faire passer son amendement.

Le Sénat est finalement revenu sur ce vote hier soir.

La majorité sénatoriale a demandé une seconde délibération, ce que le gouvernement a accepté. C’est à une large majorité qu’un second vote a rejeté l’amendement : le délai pour pratiquer l’IVG restera donc à 12 semaines, du moins pour le moment.

Mais le ministre de la Santé, Agnès Buzyn, ne ferme pas la porte.

Elle s’est surtout opposée à la proposition de Laurence Rossignol pour des raisons de forme, estimant que « les conditions [du vote n’avaient pas été] satisfaisantes ». Elle n’a pas fait part de sa position sur le fond, renvoyant à un « débat légitime ».

Il n’est pas exclu que La République en marche se rallie à l’amendement de Mme Rossignol, au nom du « pacte Simone Veil ».

Ce pacte que Nathalie Loiseau a promu tout au long de la campagne aux européennes consiste à « harmoniser par le haut les droits des femmes en Europe ». Or le délai légal maximal pour pratiquer un avortement – hors raisons médicales – s’élève à pas moins de 18 semaines en Suède.

Les « progressistes », selon l’adjectif mis en avant par le président Macron, pourraient y voir une marge de progrès.

La 13ème Marche pour la vie a eu lieu dimanche, en attendant de nouvelles mobilisations contre la PMA

24/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La Marche pour la vie est une manifestation annuelle organisée à Paris afin de protester contre l’avortement. Dimanche dernier se tenait la treizième édition de ce rassemblement engagé en faveur de la vie.

« L’IVG ne supprime que des innocents » pouvait-on lire sur les pancartes des manifestants.

Le cœur de la lutte reste la banalisation de l’avortement, ainsi que la loi Veil, même si tous les participants, 50.000 selon les organisateurs et 7.400 selon la police, ne souhaitent pas sa suppression pure et simple. L’urgence pragmatique est d’abord d’offrir une autre perspective aux personnes se représentant l’avortement comme la seule solution.

L’actualité est aussi marquée par les conclusions du rapport de la mission parlementaire sur la bioéthique.

Ce travail réalisé par le député Jean-Louis Touraine inquiète les organisateurs tant il tend à bouleverser les processus naturels de procréation. Les propositions finales soutiennent l’ouverture de la PMA (procréation médicalement assistée) aux couples de femmes et son remboursement par la Sécurité sociale, ainsi que la « dérégulation des pratiques sur l’embryon humain », selon les organisateurs.

Selon le professeur Guillaume Bernard, l’avortement reste la matrice de toutes ces « dérives sociétales ».

Ce militant de l’union des droites a rappelé que la situation s’était même aggravée en la matière, citant notamment la suppression du délai de réflexion de sept jours ou de la condition de situation de détresse psychologique ou matérielle. Il voit dans l’avortement non seulement une atteinte contre des enfants innocents mais aussi une « agression contre la cohésion intergénérationnelle et culturelle du corps social ».

Vérone, la nouvelle ville pro-vie italienne

12/10/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Quarante ans après l’adoption de la loi sur l’avortement en Italie, la ville de Vérone, cité emblématique de Roméo et Juliette vient d’approuver une motion soutenant les associations catholiques anti-IVG.

Un texte qui fait écho aux réclamations de nombreux parlementaires demande l’ouverture d’un débat pour abroger cette loi de 1978 sur l’IVG. A Vérone en tout cas, le texte prévoit plusieurs actions de marketing coup de poing avec l’argent public des caisses communales, un réel soutien financier aux associations pro-vies implantées et l’accès facilité aux centres des plannings familiaux.

Les associations pro-avortement se désolent du taux de plus en plus élevé de gynécologues et paramédicaux objecteurs de conscience et atteignant les 90% dans certaines régions. L’impact de Vérone est tel que les régions avoisinantes sont également en train de basculer du coté des militants pro-vies.

Avortement : des parlementaires socialistes veulent revenir sur la clause de conscience des médecins

04/10/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La sénatrice socialiste Laurence Rossignol, ancien ministre des Droits de la femme, est à l’initiative d’une proposition de loi. L’élue demande la suppression de la clause de conscience spécifique à l’interruption volontaire de grossesse. Cette clause permet aux praticiens de refuser de pratiquer l’IVG.

Il n’est pas certain que la proposition de Mme Rossignol soit conforme aux droits fondamentaux. En effet, la liberté de conscience est reconnue par la Convention européenne des droits de l’homme et par la jurisprudence du Conseil constitutionnel.

Mgr Aupetit, archevêque de Paris, a commenté en ces termes la proposition liberticide des élus socialistes : “C’est terrible. Cela signifie qu’on entre dans une forme de dictature qui dit : « Vous n’avez pas le droit de penser, votre conscience doit être éteinte »”.

Libéralisation de l’avortement en Irlande : et après ?

28/05/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Avec près de 66% de votes favorables, les Irlandais appelés aux urnes se sont prononcés pour la suppression du 8ème amendement de la Constitution interdisant l’avortement. Dans ce pays, l’avortement était passible de 14 ans de prison, même en cas de viol, d’inceste ou de malformation du fœtus. Mis à part Chypre, Malte et la Pologne qui conservent un régime d’interdiction totale, les autres États de l’Union Européenne ont mis en place des législations plus ou moins permissives.

Les lobbies pro-avortement n’ont pas manqué de mettre en avant l’hypocrisie de la constitution actuelle qui permet d’aller avorter à l’étranger ?

Le Premier ministre d’Irlande, Léo Varadkar, médecin de profession, longtemps hostile à l’avortement, a fait campagne pour le OUI afin d’assouplir la réglementation actuelle. Pour autant, la « victoire » du 25 mai ne signifie pas que l’avortement pourra être pratiqué en Irlande dans n’importe quelle condition : le débat est loin d’être clos entre un « un droit à disposer de son corps » , et un droit à la vie de l’enfant à naître. Une loi devra être soumise au Parlement, afin de préciser les modalités d’exercice de l’avortement avec notamment la possible « clause de conscience » dont pourraient bénéficier les médecins.

Le Conseil de l’Europe continue d’imposer progressivement un droit à l’avortement

07/12/2017 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le Conseil de l’Europe a publié mardi un rapport sur l’accès à l’IVG dans les 47 États-membres qui composent cette instance européenne. Ce rapport accuse plusieurs pays d’entraver l’accès à l’avortement, notamment l’Arménie, la Géorgie, la Macédoine, la Russie et la Slovaquie, qui ont adopté récemment « des mesures renforçant les critères à remplir pour les femmes afin d’avoir accès à l’avortement ».

Cela veut dire que les pays européens sont nombreux à effectuer un revirement sur la question de l’avortement ?

Il y a déjà de grandes variations autour du droit à l’avortement entre les pays. Sur 47, on compte encore 7 Etats qui n’autorisent pas le recours à l’IVG. Et sur les 40 restants, l’accès est plus ou moins restreint en fonction des Etats : en Pologne, par exemple, une loi a réintroduit la nécessité d’une prescription médicale pour accéder à une contraception d’urgence, c’est-à-dire abortive. Outre la Pologne, le rapport pointe également des juridictions en Irlande du Nord, Irlande, Andorre, au Liechtenstein, à Malte, Monaco, et San Marin pour leur législation « hautement restrictive » en matière d’accès à l’IVG. En Italie, sept professionnels de santé sur dix refusent d’autoriser un avortement, invoquant une clause de conscience. Dans la plupart de ces juridictions, des peines de prison (jusqu’à la perpétuité en Irlande du Nord) sont prévues pour les femmes ne respectant pas la loi, rappelle le rapport. Mais même dans les pays où la loi est moins restrictive, les femmes doivent parfois faire face à des obstacles importants.

Mais que préconise le Conseil de l’Europe ?

Le rapport ne se contente pas d’être descriptif, mais ajoute également des recommandations. En d’autres termes, il demande aux Etats de faciliter l’accès à l’avortement, au travers de 54 recommandations. Parmi elles, celle “d’assurer à toutes les femmes l’accès à un avortement légal et sûr” ou encore de “garantir une éducation sexuelles complète”.

Pourtant, la Convention Européenne des Droits de l’Homme protège le droit à la vie !

Oui, et c’est ce qui est pervers : le Conseil de l’Europe interprète ce droit comme protégeant la vie de la mère, au détriment de celle de l’enfant. Grégor Puppinck ne s’en étonne pas : le directeur du Centre Européen pour le Droit et la Justice rappelle que ce rapport a été en grande partie rédigé par le principal lobby américain pro-IVG, le Centre pour les droits reproductifs. Ce n’est donc pas un rapport d’experts, mais de lobby, et son but est militant. Heureusement, ce rapport n’a pas une grande importance, même s’il témoigne d’un manque de sérieux du Conseil.

Jean-Marie Le Méné : « La PMA est le revers de la médaille de l’avortement »

08/07/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Alors que le décès de Simone Veil a remis sur le devant de la scène le sujet de l’IVG, Jean-Marie Le Méné revient sur ce qui représente, pour lui, le symbole du XXe siècle finissant : l’œuvre de destruction de ce siècle s’est terminée par la destruction ultime de l’être humain.


Simone Veil : le coup de com des Survivants

Simone Veil Survivants 1

Simone Veil Survivants 2Les Survivants ont à nouveau frappé. Et fort ! Après avoir investi les panneaux publicitaires du métro avec des affiches interpellant les candidats à la présidentielle, puis les abribus, provoquant la colère de JC Decaux, ils reviennent sur les réseaux sociaux et internet. Cette fois-ci, le « buz » est parti d’une image de Simone Veil mise en ligne le jour de sa mort, image que beaucoup ont pris pour un hommage fait à celle qui fit dépénaliser l’avortement en 1975. Surprise, le 5 juillet, le visuel très partagé sur les réseaux sociaux, redirigeait vers un site, simoneveil.com, détenu par les Survivants montrant que la loi Veil a bel et bien disparu en l’état. Un web-documentaire y retrace sa vie, mais aussi et surtout, les méfaits de l’avortement et la métamorphose d’une loi qui, de la dépénalisation d’un crime, est devenue la revendication d’un « droit » absolu. Entretien avec Emile Duport, porte-parole des Survivants.

– Quand avez-vous eu l’idée de ce gros coup de communication ?

— Il y a un an et demi, nous avons préempté le nom du domaine : simoneveil.com. L’idée de faire ce webdocumentaire est venue en travaillant sur le sujet. Il existe un préjugé tenace en ce qui concerne l’interruption volontaire de grossesse : c’est que l’on est encore sous le régime de la loi Veil, alors que ce n’est absolument pas le cas. Il y avait un véritable scénario pédagogique à construire autour de cela. Nous avons renoncé à interviewer Simone Veil par rapport à l’avortement pendant les dernières années de sa vie parce que nous ne voulions pas être accusés de l’instrumentaliser.

— Mais cette campagne est tout de même une sorte de récupération…

— Nous n’avions pas d’autre choix que de récupérer cette figure en y apportant des nuances et de la réflexion, par la mise en abîme de la postérité politique et sociale de cette femme. A l’origine, la dépénalisation de l’avortement a été faite pour des raisons médicales. Pourtant, 40 ans après, la santé des femmes s’est dégradée. Il était légitime de se préoccuper de ce problème de santé mais la réponse donnée par l’avortement n’est manifestement pas la bonne. Nous avons été accusés de récupération. Ce que nous avons fait peut être vu comme une indélicatesse parce que le site est sorti le jour de ses obsèques, mais nous faisons de la communication !

— Comment cette action a-t-elle été reçue ?

— L’image a été très partagée sur les réseaux sociaux. Elle a reçu 24 000 like sur Facebook, a été partagée 18 000 fois. En revanche, nous avons eu 18 000 vues sur le site aujourd’hui, ce n’est pas mal mais nous nous attendions à faire mieux.

— Pour vous qui êtes de farouches opposants à l’avortement, il peut paraître étrange que vous lanciez une action qui prend tout de même la tournure d’un hommage. N’est ce pas paradoxal ?

— On ne sait pas ce que Simone Veil avait dans la tête lorsqu’elle a défendu cette loi. Ce qui est évident c’est que cette loi est une maladresse politique : il aurait fallu que cela reste dans le secret du prince, que l’on encadre la pratique sans la dépénalisation, pour éviter des drames. Il faut voir aussi qu’à l’époque il y avait une énorme pression sociétale, des revendications émanant de la plupart des intellectuels et des gens du show-biz.

Il est clair que l’avortement n’est pas une question de loi ou de droit. Mais le risque est que l’on enferme notre famille de pensée dans un débat pénalisation ou restriction, on cristallise le débat là-dessus et on évite ainsi d’aborder la question de fond.

Alors oui, cela peut être perçu comme un paradoxe mais je m’appuie sur les propos de Simone Veil qui, s’ils étaient vraiment appliqués en l’état, verraient le nombre d’avortements baisser. Le constat qui était fait à l’époque c’est qu’il existait des femmes tellement désespérées par leur grossesse qu’elles étaient prêtes à se faire charcuter dans des caves. Il faut être capable de l’entendre, c’est une question de psychologie et cela ne remet pas en cause nos convictions.

Et puis, vous savez, nous faisons de la communication : je n’allais pas me mettre à taper sur une des personnalités préférées des Français. C’eût été contre productif. Les Survivants sont un laboratoire, pas une institution ou un regroupement d’intellectuels. Nous jouons sur le pathos, l’émotionnel : c’est ce qui marche aujourd’hui ! Nous savions, en lançant cela, que cela ne serait pas consensuel !

propos recueillis par Anne Isabeth

Entretien paru dans Présent daté du 7 juillet 2017

Le déficit démographique en Europe face au défi de l’immigration de peuplement

06/07/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)
Avortement, vieillissement de la population et taux de fécondité faibles : comment l’immigration de peuplement vient combler massivement le déficit démographique en Europe…

En France, ce sont 220 000 bébés tués par avortement chaque année. Cela représente, 28 % des naissances en 2016, soit autant que la mortalité infantile sous Louis XIV.

Malgré la généralisation de la contraception, le nombre d’avortement n’a que très peu diminué au fil des ans. En France, ce déficit de naissances est compensé par l’entrée annuelle de 250 000 immigrants extra européens.

Le bilan démographique de l’Europe est préoccupant, sa population ne pèse désormais plus que 10 % de la population mondiale et l’hiver démographique européen contraste avec l’explosion de la population du continent africain.

Cela figure un rapport de forces à venir clairement en défaveur du vieux continent ; quand le taux de fécondité européen est de 1,6, celui de l’Afrique est de 5. Parmi, les taux de fécondité les plus faibles en Europe, relevons ceux de l’Italie, de la Grèce et de l’Allemagne ; 1,4 enfant par femme. En France, notre taux de fécondité de 2,1 cache la réalité de l’immigration qui le tire à la hausse.

La Hongrie a réagi en mettant en place dès 2015, une politique nataliste. Opposé au changement de peuple et de civilisation, Victor Orban a décidé un programme de mesures pro famille : construction de crèches, dons d’Etat visant à faciliter l’achat immobilier et à désendetter les familles nombreuses, réduction d’impôt additionnelle pour les familles de plus de deux enfants.

Loin d’être anecdotique, ce recul de la démographie européenne est crucial, car c’est la survie du peuple européen qui est jeu.

En République dominicaine, les sénateurs refusent de dépénaliser l’avortement

10/06/2017 – RÉPUBLIQUE DOMINICAINE (NOVOpress)
Depuis 1884, les femmes de ce pays qui avortent encourent une peine de 2 à 3 ans d’emprisonnement, et tout professionnel de santé y contribuant s’expose à une peine de 4 à 10 ans d’emprisonnement.

Le gouvernement, vivement soutenu par Amnesty international, a récemment proposé au Sénat de revenir sur ces lois du code pénal qui font maintenant partie des plus restrictives du monde, et de dépénaliser l’avortement dans certains cas. Mais les sénateurs en ont décidé autrement : sur les 29 présents, 27 ont rejeté cette demande lors du vote qui se tenait le 31 mai dernier.

Les évêques du pays ont aussitôt félicité les sénateurs : « La nation a donné un signal vigoureux quant à la défense de la vie comme valeur inviolable et comme fondement de la société », ont ils écrit dans un communiqué.

En Russie, la politique visant à diminuer le nombre d’avortements porte ses fruits

06/03/2017 – RUSSIE (NOVOpress)
En 1920, l’Union soviétique est le premier pays à autoriser l’avortement.
En 1993, le nombre d’avortements en Russie est l’un des plus élevé du monde : 235 avortements pour 100 naissances vivantes.
Il a depuis été divisé par 5.

L’avortement est considéré désormais comme un problème croissant par l’Etat, qui cherche, comme l’Eglise orthodoxe, à redresser la natalité et mettre fin à la crise démographique.

La politique des autorités russes porte ses fruits. En 2016, une loi contraint les hôpitaux à l’obtention d’un nouveau certificat pour effectuer des avortements. Par ailleurs, une pétition demandant l’interdiction de l’avortement a recueilli plus de 400 000 signatures.

Un accompagnement d’associations proches de l’Eglise dans les hôpitaux permet aux femmes de réfléchir et souvent de revenir sur leurs projets d’avortements. La ministre de la Santé, Veronika Skvortsova, se félicite de la chute de 13 % des avortements en 2016.


Marion Maréchal-Le Pen : « Je dois d’abord la charité à ma famille et à mes compatriotes. »

Marion Maréchal KTO

10/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Marion Maréchal-Le Pen était hier l’invitée de l’émission Face aux chrétiens sur KTO, la grande émission de la chaîne catholique réalisée en partenariat avec Radio Notre-Dame, le réseau Radios Chrétiennes de France (RCF) et le quotidien La Croix.

Marion Maréchal-Le Pen l’annonce : Marine Le Pen abrogera la nouvelle loi dite de « délit d’entrave numérique » destinée à contrôler les sites anti-avortement. Et elle ajoute :

« Il faudra faire une véritable loi de santé publique avec pour objectif une baisse du nombre d’avortement. Il n’y a plus rien qui puisse justifier qu’il puisse y avoir un remboursement intégral et illimité de l’avortement. Il faut arrêter de prendre les femmes pour des enfants, il faut les responsabiliser. »

Marion Maréchal-Le Pen en profite pour appeler les évêques français à être plus courageux :

« L’Eglise de France a une grande responsabilité dans la situation actuelle. Par exemple sur l’avortement où l’Eglise de France a renoncé à mener le combat. »

La présidente du groupe FN au conseil régional de Paca annonce également que la loi Claes-Léonetti sur la fin de vie sera revue pour revernir à l’ancienne version de la loi Léonetti, et que la loi Taubira sera également abrogée pour revenir à un Pacs élargi : « Mais nous ne démarierons pas les personnes homosexuelles qui se seront mariées. »

Et, sur l’immigration, elle a cette phrase :

« Je dois d´abord la charité à ma famille et à mes compatriotes. »

Qui est Neil Gorsuch, nommé juge à la Cour suprême par Donald Trump

Trump Neil Gorsuch

01/02/2017 – FRANCE (NOVOpress avec Le Salon beige: La nuit dernière, Donald Trump a annoncé sur Twitter avoir désigné Neil Gorsuch pour siéger à la Cour suprême des Etats-Unis, ajoutant : « C’est un homme bon et brillant, respecté par tous. » Et qui pourrait siéger plusieurs décennies si dieu lui prête vie puisqu’il n’est âgé que de 49 ans et que les juges de la Cour suprême, qui sont neuf, sont nommés à vie par le Président des Etats-Unis. Neil Gorsuch viendra remplacer le juge Antonin Scalia, décédé en février 2016, dont le remplacement avait été différé en raison de l’entrée du pays en campagne présidentielle : les Républicains étaient parvenus à bloquer les tentatives de Barack Obama de nommer un juge progressiste.

Docteur en droit, il a été assistant du juge fédéral à la cour d’appel pour le circuit du district de Columbia, puis aux côtés des juges de la Cour suprême Byron White et Anthony Kennedy, en 1993 et 1994. Il a travaillé ensuite pendant dix ans, de 1995 à 2005, comme avocat d’affaires dans un cabinet juridique de Washington. De 2005 à 2006, il a été le premier adjoint du procureur général associé des États-Unis, Robert McCallum. En 2006, le président George W. Bush l’a nommé au poste de juge fédéral à la cour d’appel pour le dixième circuit, et le Sénat a confirmé cette nomination peu de temps après, à l’unanimité des votants.

Episcopalien, hostile à l’avortement, le juge Gorsuch s’est illustré dans ses décisions contre l’euthanasie et contre certaines dispositions de la loi sur la santé (l’« Obamacare »). Il a ainsi jugé légitime, au nom de la liberté religieuse, l’opposition des propriétaires de la chaîne de distribution Hobby Lobby, en juin 2014, à la prise en charge les frais de contraception de leurs employées dans le cadre de la protection sociale permise par l’Obamacare.

Sur les neuf juges de la Cour suprême, deux des juges les plus âgés sont des démocrates. Ruth Bader Ginsburg et Stephen Breyer ont dépassé l’âge moyen auquel ces juges nommés à vie se retirent ordinairement. Un juge nommé par un président républicain, Anthony Kennedy, se trouve dans ce cas et c’est justement celui qui se rallie à la gauche sur les sujets de société… Ce pourrait donc ne pas être la dernière nomination de Donald Trump.

La nomination de Neil Gorsuch, qui a suscité un Tweet immédiat de Bernie Sanders, inquiet pour « les droits des femmes » – autrement dit l’avortement – devra être confirmée par le Sénat mais il ne devrait pas y avoir de surprise : ce juge fait l’unanimité parmi les élus républicains.

Marion Maréchal-Le Pen à l’Assemblée : « Vous êtes des féministes ringardes »

Marion Maréchal

26/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Intervenant ce matin à l’Assemblée nationale lors du débat sur l’extension du « délit d’entrave » à l’IVG, Marion Maréchal-Le Pen, député (FN) de Vaucluse, s’est adressée à la présidente socialiste de la commission des affaires sociales, Catherine Lemorton, en ces termes :

« Vous avez devant vous un “accident“ qui se vit bien et qui préfère aujourd’hui être devant vous, à vous dire vos vérités, plutôt que d’avoir été avortée. »

Marion Maréchal-Le Pen le dit :

« La réalité, c’est que vous êtes des féministes ringardes. Les dinosaures politiques d’un temps ‘soixante-huitard’ révolu […] Ce qui est moins heureux, c’est que beaucoup de femmes avortent pour des raisons économiques, 47 % selon un sondage Ifop de 2010. Un choix subi auquel vous n’apportez aucune solution, vous n’en parlez même pas d’ailleurs. »

Et de lancer :

« Je vous le dis, et je le pense sincèrement : vous êtes la honte du combat des femmes, obsédées par la couleur du cartable, le sexisme de la grammaire, le jouet rose des Kinder, la répartition du temps de vaisselle dans le couple. Complètement à côté de la plaque, complètement à côté des vraies menaces qui planent aujourd’hui sur la liberté des femmes. […] Je pense à votre silence sur la charia, la loi islamique, qui s’applique aujourd’hui dans certains quartiers de France, et qui interdit aux femmes les libertés les plus élémentaires. […] Et c’est ainsi que celles qui se présentent aujourd’hui comme les garantes du droit des femmes à disposer de leur corps, sont les mêmes à défendre leur soumission par le voile et leur marchandisation par les mères porteuses. »

Louis Aliot : « Aucun sujet ne mérite de créer une division aujourd’hui »

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13/12/2016 – FRANCE (NOVOpress) : C’est dans Présent que Marion Maréchal-Le Pen s’était exprimée sur l’avortement, c’est dans Présent que Louis Aliot vient en appeler à l’arrêt des hostilités. Le quotidien daté de demain fait sa une avec une interview du vice-président du Front national réalisée par Caroline Parmentier. Nous la reproduisons ci-dessous (les notes entre parenthèses sont celles de Présent).

— Vous déclarez qu’une position sur l’IVG a été tranchée en débat interne au Front national. C’était quel débat, quelle position et quand ?

— Le projet de Marine Le Pen a toujours préconisé la non remise en cause de la loi Veil mais accompagnée d’une grande politique d’accueil de la vie : il faut tout faire pour éviter que les femmes soient obligées de pratiquer l’avortement et notamment pour des raisons économiques alors qu’elles pourraient avoir d’autres possibilités. (ndlr : En 2012, le programme du Front national disait : Le libre choix pour les femmes doit pouvoir être aussi celui de ne pas avorter : une meilleure prévention et information sont indispensables, une responsabilisation des parents est nécessaire, la possibilité d’adoption prénatale doit être proposée, une amélioration des prestations familiales pour les familles nombreuses doit être instaurée.)

— Pourtant en 2012 Marine Le Pen parlait de dérembourser l’avortement en cas de déficit de la sécurité sociale. Elle a changé d’avis ?

— Ce n’était pas dans le projet présidentiel, c’était une interview à La Croix. Nous avions alors répondu sur la question des avortements de confort. Le terme était celui d’un professeur de médecine (ndlr : le Dr Grégoire Moutel, responsable du laboratoire d’éthique médicale de l’université Paris-Descartes, qui déclarait : A l’origine, les indications d’un avortement impliquaient une détresse matérielle ou psychologique de la femme, elles sont aujourd’hui plus de l’ordre du confort, ce qui n’est pas dans l’esprit de la loi.) La présidente du FN n’a jamais été contre le droit à l’avortement. En revanche, elle estimait qu’il fallait lutter contre ses dérives.

— Dans quelle proportion la crise est-elle surgonflée par les médias ?

— C’est une partie de ping-pong où l’un dit quelque chose, l’autre lui répond et ça monte dans les tours. Alors que l’aspiration des gens est tout autre. Je n’ai jamais reçu autant de messages que ces derniers jours me disant : « Arrêtez de vous invectiver les uns les autres, mettez-vous derrière Marine et agissez. L’enjeu de cette présidentielle est trop important. »

— On parle beaucoup d’une ligne Marion et d’une ligne Philippot. Est-ce qu’il existe une telle fracture au FN ?

— Je ne connais qu’une ligne, c’est la ligne Marine. S’il y avait d’autres lignes, je ne serai derrière aucune. L’avortement est un sujet important mais il y a une élection essentielle dans cinq mois, capitale pour la survie de la France. Aucun sujet ne mérite de créer une division aujourd’hui.