Italie : Faut-il céder au chantage turc ?

Italie : Faut-il céder au chantage turc ?

19/09/2011 – 17h00
ROME (NOVOpress) –
« L’Europe ne peut se permettre de perdre la Turquie ». C’est la position officielle du gouvernement italien. Alors que le gouvernement turc vient de menacer de geler ses relations avec l’Union européenne si Chypre assurait, comme il est normalement prévu, la présidence tournante de l’Union en juillet 2012, le ministre des Affaires étrangères, Franco Frattini, s’est déclaré « très inquiet » de voir Ankara s’éloigner de Bruxelles, dans une interview publiée hier par le quotidien Il Messaggero. « Cela fait des années », a expliqué Frattini, « que nous nous faisons les avocats du rapprochement entre la Turquie et l’Europe parce que nous savions que, à force de lui fermer la porte au nez, Ankara se tournerait vers l’est. Les récentes déclarations anti-israéliennes d’Erdogan sont un signal alarmant ». « C’est pourquoi, a conclu le ministre, nous devons convaincre la France et l’Allemagne de suivre notre politique extérieure vis-à-vis de la Turquie, parce qu’éloigner celle-ci serait une erreur gravissime ».

Mag Franz Obermayer du FPOe
Mag Franz Obermayer du FPOe

Il va falloir aussi convaincre les parlementaires autrichien, comme Mag Franz Obermayer, eurodéputé du FPOe, qui, dans un communiqué en réponse aux menaces turques, indique : « Même pour l’OTAN et pour les partisans les plus béats d’une adhésion de la Turquie il doit enfin être clair qu’avec ses objectifs religieux et géopolitiques, la Turquie n’a pas sa place dans l’UE. Un tel partenaire ne ferait que créer des problèmes pour l’UE. »

Cette complaisance du gouvernement italien a été vivement critiquée dans Il Giornale, le propre quotidien de la famille Berlusconi, par le plus célèbre converti d’Italie, infatigable dénonciateur de l’islamisation de l’Europe, Magdi Cristiano Allam. Pour lui, « L’Europe ne doit pas céder à l’aspirant sultan tuc ». « Si un pays islamique comme la Turquie, quelque important qu’il soit sur le plan géo-politique, militaire et économique, est déjà en mesure aujourd’hui de tenir à lui tout seul l’Union européenne en échec, et en même temps de s’adjuger, avec l’autorisation et la complicité de l’ensemble de l’Occident, un rôle dirigeant dans la résurrection d’un califat islamique sur les rives de la Méditerranée – califat que nous avons l’illusion d’imaginer comme démocratique et libéral –, cela signifie que cette Europe est totalement impuissante et que l’Occident est voué au suicide ». Allam appelle l’Europe à résister fermement au chantage turc, tout en déplorant : « Cette Europe de l’euro, relativiste, pétrie de bons sentiments et islamiquement correcte, s’est transformée en désert et s’est résignée à devenir une terre d’occupation ».

Soulignant que la Turquie n’a rien à voir avec l’Europe, Allam rappelle les ravages de l’occupation turque dans le nord de Chypre, l’épuration ethnique des grecs chypriotes, la destruction des églises ou leur transformation en mosquées, mais aussi le passé islamiste d’Erdogan et la répression croissante dont sont victimes les chrétiens de Turquie depuis son arrivée au pouvoir. Il conclut : « Et c’est à ce régime islamique que nous confions notre destin, en lui donnant la mission de ruiner les régimes dictatoriaux laïques qui étaient au pouvoir sur l’autre rive de la Méditerranée pour les remplacer par des régimes islamiques équivalents. Certes, si notre idéal en fait de voisin est le régime islamique turc d’Erdogan, cela veut dire que nous avons remisé la raison et que nous avons perdu tout amour de nous-mêmes ».

Autriche : ouverture d’une enquête contre le Chancelier fédéral pour “achat d’opinion”

Autriche : ouverture d’une enquête contre le Chancelier fédéral pour "achat d'opinion"

06/09/2011 – 12h15
VIENNE (NOVOpress) — L’ouverture par le ministère public d’une enquête contre un chancelier et un secrétaire d’État est sans précédent dans la Seconde République autrichienne. Comme indiqué par les médias régionaux autrichiens et la chaine nationale ORF dans l’émission ZIB, Werner Faymann et Josef Mayer (tous deux du SPÖ) sont dans le collimateur du procureur de Vienne. Ils sont soupçonnés d’avoir, dans leurs anciennes fonctions de ministre des infrastructures et de chef de cabinet de ce ministère, commandité des publicités via les entreprises publiques ÖBB (Chemins de fer autrichiens) et ASFINAG (autoroutes) pour publication dans les journaux populaires, et d’en avoir également influencé le contenu. Ils bénéficient toutefois de la présomption d’innocence.

Le secrétaire général du FPÖ Harald Vilimsky salue le lancement des enquêtes qui ont été réalisées suite à ses révélations. « Il s’agit ici, comme souvent, de gaspillage de l’argent des contribuables par les politiciens du parti au logo rouge, mais aussi – ce qui est beaucoup plus grave – une menace pour notre démocratie. Il s’agit de rien moins que cela lorsque des représentants du gouvernement utilisent l’argent de tous les contribuables pour influencer les rédactions des journaux avec des millions d’euros d’argent publicitaire et se payer ainsi une couverture médiatique politiquement orientée », a déclaré M. Vilimsky. C’est un achat d’opinion de la pire espèce, et certains parleraient même de corruption, a déclaré le Secrétaire général du FPÖ.

Faymann, commanditaire de publicité pour la Kronen Zeitung

Dans cette affaire de publicité, M. Faymann semble avoir agi quasiment comme commanditaire de publicité (Anzeigekeiler) pour le journal Kronen Zeitung, et Ostermayer comme son acolyte. Les ex-directeurs d’ÖBB et d’ASFINAG ont décrit les incidents scandaleux au Kurier de la façon suivante : « Il se trouve qu’Ostermayer a appelé et exercé une énorme pression » La manière de faire semble avoir été extrêmement abrupte : « On nous a appelés, et on nous a envoyé la facture. » Ainsi, la Kronen Zeitung, un vendredi sur deux, aurait bénéficié d’une recette publicitaire de 30 000 €. Vilimsky espère maintenant qu’une enquête minutieuse soit menée par les autorités compétentes : « Comme je l’ai moi-même appris des médias, il y a des gens impliqués qui sont prêts à dire ce qu’ils en savent. »

Les journaux tenus par les dirigeants

MM. Faymann et Ostermayer, selon l’ORF rejettent ces allégations, mais sont cependant le dos au mur. Déjà, les déclarations des directeurs d’ÖBB et d’ASFINAG au Kurier étaient trop précises pour être ignorées. Évidemment, les journaux Heute, Österreich et Kronen Zeitung ne parlent pas de ce scandale. Ils reçoivent de l’équipe gouvernementale actuelle la plupart des annonces, et sont donc tenus comme des marionnettes en laisse par les partis rouge et noir (SPÖ, socialiste, et ÖVP, chrétien-démocrate), selon le principe “c’est celui qui paie qui dicte quoi faire”.

Dans le quotidien gratuit Heute, par exemple, les publicités payées par le contribuable représentent près de 30% de l’ensemble des recettes, selon les calculs de l’Association des Éditeurs de Journaux Autrichiens (Verband Österreichischer Zeitungsherausgeber : VÖZ). Les deux directeurs de ce journal, Eva Dichand et Wolfgang Jansky (ancien directeur de cabinet de Werner Faymann à l’Office municipal de la construction bureau résidentielle de la Ville de Vienne), sont cajolés non seulement par le gouvernement fédéral aussi et surtout par la ville de Vienne. L’actuel adjoint au sport Christian Oxonitsch par exemple a acheté avec de l’argent public huit pleines pages où figuraient de grands portraits de lui. Qui dit mieux ?

[box]Photo en une : Josef Ostermayer, Werner Faymann et Hans Niessl le 17 mai 2010. Crédit : service de presse du SPÖ (Flickr) – CC BY-ND 2.0[/box]

Slovénie et Autriche : une pièce de 2 euros fait débat

2 euros Franc Rozman-Stane

02/09/2011 – 13h00
VIENNE [via Lionel Baland] — Une monnaie souvenir de 2 euros en l’honneur d’un commandant de partisans, dénommé Franc Rozman Stane, a été émise en Slovénie.

Le FPÖ (Autriche) dénonce l’impression de cette pièce qu’il considère être en opposition à la communauté des valeurs européennes et une gifle au visage des victimes des partisans de Tito.

Le Commandant des partisans Franc Rozman Stane est mort en 1944 et n’a pas participé aux crimes titistes de la fin de la guerre.

[box class=”info”]Sources : lionelbaland.hautetfort.com et derstandard.at[/box]
Photo : fr.numista.com

Autriche : pas de démocratie sans critique de l’islam [vidéo]

Autriche : pas de démocratie sans critique de l’Islam

31/08/2011 11h00
VIENNE (NOVOpress) –
En matière de vie sexuelle et conjugale, l’empereur François-Joseph, le mari de Sissi, eut peu à voir avec Mahomet, lequel, selon la tradition musulmane, épousa sa femme préférée, Aïcha, lorsqu’elle avait six ans et la posséda physiquement dès qu’elle en eut neuf. C’est pourtant une vieille loi de François-Joseph qui a valu 480 € d’amende à Elisabeth Sabaditsch-Wolff, du mouvement citoyen « Pax Europa », pour avoir qualifié Mahomet de pédophile. Le 15 février dernier, un juge de Vienne l’a acquittée de l’accusation d’incitation à la haine mais jugée coupable de «dénigrement de croyance religieuse» d’une religion officiellement reconnue.

Pour comprendre cette curiosité juridique, il faut remonter aux années d’emballement belliciste qui précédèrent et préparèrent immédiatement le grand suicide européen de la Première Guerre mondiale. En 1908, l’Autriche-Hongrie annexe officiellement la Bosnie-Herzégovine. 700 000 musulmans deviennent ainsi sujets de la double monarchie. Par une loi du 15 juillet 1912, François-Joseph accorde alors à «l’islam, selon le rite hanafite » le statut de «religion reconnue», à l’exercice protégé par l’État. L’article 6 précise que «jouiront de la même protection la doctrine de l’islam, ses institutions et ses coutumes dans la mesure où celles-ci ne sont pas contraires aux lois de l’État». Cette loi survécut à l’effondrement de la monarchie multiethnique et multiculturelle des Habsbourg en 1918 et est restée officiellement en vigueur jusqu’à nos jours. Pendant longtemps, elle resta sans application. Les vagues récentes d’immigration musulmane dans la petite Autriche lui ont redonné une redoutable actualité.

C’est donc en tant que condamnée pour avoir dénigré Mahomet qu’Elisabeth Sabaditsch-Wolff a pris la parole la semaine dernière lors d’une table ronde organisé sous la présidence de Heinz-Christian Strache, le dynamique leader de la FPÖ (Parti de la liberté autrichien) sur le thème : « L’Europe en mutation : y a-t-il des possibilités d’accord avec l’islam(isme) ou y aura-t-il un déclin de notre société et de ses valeurs ? »

Dans son intervention, Elisabeth Sabaditsch-Wolff a commencé par constater que l’Europe est effectivement en mutation. « La société européenne est en train de changer pour passer d’une société libre à une société déterminée par la charia. Vous allez vous demander comment j’arrive à cette conclusion, alors qu’il n’y a en Autriche depuis dix ans que 500 000 musulmans. Mais il n’y a pas besoin de plus de 500 000 musulmans, même 50 000 ou 100 000 suffisent, pour exercer la pression que nous ressentons tous ». L’islam, a expliqué Elisabeth Sabaditsch-Wolff, ignorant complètement le principe de la séparation de l’Église et de l’État, « l’islam n’est pas une religion de la sphère privée. Si c’était le cas, je ne serais pas assise à cette tribune et je n’aurais absolument aucun problème avec l’islam. Mais le problème que nous avons avec l’islam, c’est que les valeurs de l’islam font irruption dans notre société, et cela non par la voie du débat parlementaire, mais par une pression exercée de l’extérieur ».

« L’islam en tant que tel », a souligné Elisabeth Sabaditsch-Wolff, « exclut tout compromis et toute tolérance » et la notion de tolérance que l’on peut trouver dans l’islam n’a rien à voir avec celle que nous connaissons. « Il n’y a pas de pluralisme de religion et de pensée, et c’est précisément cela qui est directement opposé à notre mode de vie occidental ». Aussi ceux qui espèrent une sorte de Réforme de l’islam, « un Martin Luther musulman » se font-ils des illusions [on pourrait ajouter qu’ils se font une idée de Luther assez peu conforme à la réalité historique car Luther n’était pas précisément un champion de la tolérance et du pluralisme, NdT]. « Il n’y aura pas de Martin Luther musulman »

Dénonçant la manière dont toute critique de l’Islam était diabolisée comme « islamophobie », Elisabeth Sabaditsch-Wolff a rappelé les procédures judiciaires lancées contre elle et contre d’autres critiques de l’islam à travers l’Europe, comme Geert Wilders aux Pays-Bas. Dans le cas de l’Autriche, la loi de 1912 (accordant protection à la doctrine de l’islam dans la mesure où celle-ci n’est pas contraire aux lois de l’Etat), est sans cesse rappelée désormais par les politiciens mais elle n’est pas véritablement appliquée. Elle ne pourra l’être tant qu’on n’aura pas examiné ce qu’est vraiment la doctrine de l’islam et dans quelle mesure celle-ci est compatible avec les lois autrichiennes. « Depuis 1912 et jusqu’à aujourd’hui, les autorités autrichiennes ne connaissent pas officiellement le contenu de l’islam. Cela doit changer. C’est aussi un appel aux hommes politiques à faire enfin quelque chose. Mon second souhait est que, en Europe, ceux qui critiquent l’islam cessent d’être diffamés. Car, si nous ne tolérons plus la critique, alors nous tuons la liberté de parole. Et la liberté de parole est essentielle pour la démocratie. Si nous n’avons pas de liberté de parole, nous pouvons remballer la démocratie. Nous devons pouvoir discuter des contenus d’une religion. Si nous ne le faisons pas, je dois le répéter, nous n’avons pas de démocratie ».

Pour David Lasar du FPOe (Autriche), son parti est proche du Likoud (Israël)

David Lasar du FPOe (Autriche) revendique son attachement à Israël

20/07/2011 – 21h00
VIENNE (NOVOpress) – Le conseiller municipal de la ville de Vienne et membre du FPÖ David Lasar (au centre sur la photo à droite de Heinz-Christian Strache, avec des lunettes noires et portant la gerbe de fleurs, note de Novopress) revendique également son attachement à Israël et affirme qu’il ya des points d’accord entre le Likoud (parti de la droite israélienne et du Premier ministre actuel Benyamin Netanyahou) et le FPÖ.

C’est en tout cas ce qu’il a indiqué via une lettre parue sur le site du Likoud : “Je suis né à Vienne en tant que fils de survivants de l’Holocauste. Mon père, Siegfried, (…), a servi comme président du parti Hérout [une des branches du Likoud, note de Novopress] à Vienne jusqu’au milieu des années soixante-dix (…). J’ai appris de mon père l’existence du Parti de la Liberté [le FPÖ, note de Novopress] et sa place dans la politique autrichienne. Il m’a encouragé à rejoindre et à m’intégrer à ce parti. Le Parti de la Liberté a ses racines idéologiques dans la révolution démocratique et civile de 1848 et incarne à la fois le libéralisme et le nationalisme.”

De manière volontaire, David Lasar utilise le terme hébreu “Hérout” (“liberté”) tant pour le parti israélien que pour le FPÖ.

De plus, son père n’a jamais été un membre du FPÖ, seulement du Hérout.

Quant à la lettre, elle a été une réponse cinglante à M. Muzicant, le président de la communauté religieuse juive de Vienne (connu pour sa relation étroite avec le SPÖ, parti au pouvoir à Vienne), qui avait écrit à Netanyahou, quand il a appris la visite surprise à Israël d’une délégation FPÖ en décembre 2010, pour le mettre en garde contre Heinz-Christian Strache et le FPÖ.

La presse israélienne a commenté ironiquement en indiquant que “le Premier ministre n’a pas encore eu le temps de lire la lettre de M. Muzicant”.

Quant au site Hagalil, très critique à l’égard du FPÖ, il précise : “David Lasar, bien sûr, a été particulièrement enthousiaste d’avoir organisé la réunion FPÖ-Israël avec ses contacts du Likoud. Moins que Lieberman [ministre des Affaires étrangères israélien et chef de la droite nationaliste israélienne, note de Novopress], c’est Netanyahou qui est partenaire de Mölzer et Strache. […] Et qui a soutenu Israël dans la crise de la flottille de Gaza ? Le Likoud sait comment traiter ses amis.”

Autriche : le FPÖ vole de succès en succès, selon Der Spiegel

Autriche : le FPÖ vole de succès en succès, selon Der Spiegel

16/07/2011 – 12h00
VIENNE (NOVOpress) – À l’instar du Frankfurter Allgemeine Zeitung il y a quelques jours, c’est au tour du très sérieux Der Spiegel, le “grand” hebdomadaire allemand de centre-gauche, de s’intéresser au “phénomène FPÖ”. Dans un article daté du 14 juillet dernier, Walter Mayr dresse un constat sans appel : le “parti populiste de droite” autrichien a non seulement le vent en poupe, il “est devenu une force qui compte dans le paysage politique autrichien depuis que son nouveau leader, Heinz-Christian Strache, en a pris la direction.”

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Mölzer s’élève au Parlement européen contre le sauvetage présumé de l’euro

Mölzer s’élève au Parlement européen contre le sauvetage présumé de l'euro

11/07/2011 – 16h30
STRASBOURG (NOVOpress) – Le chef de la délégation du Parti autrichien de la Liberté (FPÖ) à l’UE, Andreas Mölzer (photo), a décidé de saisir le Parlement européen pour s’opposer aux plans de sauvetage, de plus en plus coûteux, destinés à la Grèce et à d’autres États en faillite. Il a déposé, dans une action commune avec les représentants des délégations qui coopèrent avec le Parti de la Liberté, une motion contre l’aide à la Grèce et en faveur d’un arrêt des paiements visant à renflouer ce pays.

Mölzer estime que certains États membres violent actuellement de façon massive les règles fixées dans le pacte de la stabilité et de croissance et ont de sérieux problèmes de déficits budgétaires. Cette motion s’appuie en outre sur le fait que la monnaie commune souffre d’une grave perte de confiance sur les marchés financiers en raison des grandes différences existant au niveau des balances des paiements courants des Etats membres et des problèmes structurels économiques de certains États.

Pour Mölzer et ceux qui se sont joints à sa motion, il est indéniable que les institutions de l’UE se contentent de faire semblant de sauver l’euro à travers les mesures qu’elles adoptent, alors qu’elles veulent en réalité transférer de l’argent en direction de certains États membres. Certaines de ces mesures violent le droit de l’UE, en particulier la création du Fonds européen de stabilisation financière (à savoir, le « filet de protection sauvetage» [bail-out]) et l’acquisition immédiate de titres de dette par la BCE, comme dans le cas des obligations du gouvernement grec, dont les banques voulaient se débarrasser en urgence.

Réseaux criminels et immigration : un bateau autrichien arrêté au large de l’Italie

Réseaux criminels et immigration : un bateau autrichien arrêté au large de l'Italie

15/07/2011 – 11h00
CROTONE (NOVOpress) – L’appel d’air migratoire des pays du sud et d’Asie mineure vers l’Europe est une aubaine pour les réseaux criminels en tout genre. Le dernier exemple en date ne concerne pas Lampedusa, mais la Calabre (extrême sud de l’Italie). Selon le site DiePresse.com dans un article daté du 13 juillet, un bateau à voile autrichien avec 25 immigrants illégaux à bord a été saisi au large des côtes de la ville portuaire de Crotone, dans la région méridionale italienne de Calabre.

Il y avait, à bord du voilier « Tara » (photo), des « réfugiés » en provenance d’Afghanistan, du Pakistan et d’Irak. Les garde-côtes italiens ont fait savoir que les « immigrants » sont en bonne santé. Les deux passeurs ukrainiens qui pilotaient le voilier ont été appréhendés.

Le bateau a été repéré par un avion des garde-côtes Finlandais, qui survolaient la côte calabraise dans le cadre des contrôles européens dirigés contre l’immigration clandestine. L’opération s’est déroulée sous la supervision de l’Agence européenne pour la gestion des frontières extérieures Frontex. Un navire des garde-côtes italiens a conduit le bateau au port de Crotone.

[googlemap id=”one” width=”500px” address=”Crotone, Italie”]

[box class=info]Source : diepresse.com[/box]

Autriche : le FPÖ décrypté par le Frankfurter Allgemeine Zeitung

14/07/11 – 11h30
BERLIN (NOVOpress) –
“Le Parti autrichien de la liberté (Freiheitliche Partei Österreichs, FPÖ) a ce dont les autres partis politiques autrichiens manquent actuellement : l’unité, l’organisation, des thèmes accrocheurs et attrayants – et un leader incontesté.” Cette analyse n’est pas tirée d’un quelconque communiqué de presse issu du siège du FPÖ, mais bien du Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ), l’un des journaux qui compte parmi les plus prestigieux d’Allemagne.

Alors que la plupart des médias autrichiens, pratiquant le politiquement correct à grande échelle, ressortent régulièrement les ficelles usagées du “Reductio ad Hitlerum” à défaut d’arguments contre le parti de Heinz-Christian Strache – comme récemment le correspondant de l’ORF [télévision d’État autrichienne] Raimund Loew à Strasbourg pendant le sommet Le Pen / Strache, c’est de l’étranger qu’est venue la première analyse objective de l’actualité politique autrichienne, d’un média dont le sérieux est reconnu. Signe que les temps changent ?

Selon le Frankfurter Allgemeine Zeitung, Heinz-Christian Strache est en effet parvenu à prendre le leadership sur tous les sujets politiques en Autriche. Une Union Européenne sous perfusion, la conduite arrogante de la finance internationale, la maigre représentation de la coalition gouvernementale autrichienne (qui a réussi à s’enfermer dans un débat de plusieurs semaines pour savoir si les étudiants devaient être admis aux cycles supérieurs même s’ils sont classés dans trois disciplines avec des scores négatifs…), furent du grain à moudre pour les moulins du Parti autrichien de la liberté, écrit le rédacteur de l’article, Reinhard Olt. Toujours selon le Frankfurter Allgemeine Zeitung, l’électorat autrichien ne remet aucunement en question la capacité de gouverner du FPÖ, mais s’interroge plutôt sur celles de la coalition gouvernementale actuellement au pouvoir…

Pour les élections autrichiennes de 2013 la thématique est claire : “Le FPÖ va-t-il réussir ?”. Les sondages donnent le FPÖ loin devant.

Le FPOe veut défendre les chrétiens persécutés

Le FPOe veut défendre les chrétiens persécutés

05/07/11 – 11h00
VIENNE (NOVOpress)
– Le FPOe s’est clairement engagé pour la défense des chrétiens persécutés lors d’un colloque organisé ces jours derniers par son centre de formation à Vienne. Y ont participé Heinz-Christian Strache, le président du FPOe, le journaliste copte Victor Elkharat, Katharina Grieb de l’International Society for Human Rights, et l’historien Martin Kugler, qui est également membre du Centre de documentation de l’intolérance contre les chrétiens.

À l’issue du colloque, Heinz-Christian Strache a exprimé ses profondes inquiétudes au sujet de l’étude de Victor Elkharat. Il a réaffirmé son engagement à lutter contre la persécution des chrétiens. Heinz-Christian Strache a également indiqué que l’on doit résister à de telles persécutions qui commencent ici en Europe (comme au Kosovo, note de Novopress). Enfin, il a précisé qu’en Autriche, les croix chrétiennes resteront dans les classes et les traditions telles que la fête de saint Nicolas seront préservées.

Le FPOe fonde une alliance européenne

Le FPOe fonde une alliance européenne

04/07/11 – 16h10
VIENNE (NOVOpress)
– Le député européen du FPÖ Andreas Mölzer a bien confirmé que des représentants du FPÖ (Autriche), du Vlaams Belang (Flandre-Belgique), des Démocrates suédois, de Bürger in Wut (Citoyens en colère – Brême – Allemagne), de Ordre et Justice de l’ancien Premier ministre lituanien Rolandas Paksas, ainsi que Krisztina Morvai font partie de Alliance européenne pour la liberté. Le président de cette alliance est Godfrey Bloom de l’UKIP. Le vice-président est le député européen du FPÖ Franz Obermayr.

Cette alliance ne regroupe pas des partis, mais des individus. La reconnaissance de cette alliance par le Parlement européen lui apporte 372.753 euros. Le président du FPÖ Heinz-Christian Strache a rejeté toute alliance avec le Jobbik. Krisztina Morvai a bien été tête de liste du Jobbik lors des élections européennes, mais elle siège au Parlement européen en tant que député indépendant et n’est pas membre du Jobbik.

Le siège de l’Alliance européenne pour la liberté se trouve à Malte.

Autriche : “Le sport n’est pas bon pour les femmes”, selon le vice-président de la communauté islamique autrichienne

Autriche : "Le sport n'est pas bon pour les femmes", selon le vice-président de la communauté islamique autrichienne

24/06/2011 – 08h00
VIENNE (NOVOpress) – Une vague d’indignation parcourt l’Autriche. Son objet ? Les déclarations ‘sur les femmes et le sport’ de M. Ahmet Hamidi, vice-président de la Communauté religieuse islamique (Islamischen Glaubensgemeinschaft – “IGG”), prononcées lors d’un débat à Wiener Neustadt (Basse-Autriche) il y a quelques jours.

Alors qu’une question était posée par le public au sujet des leçons de natation pour les jeunes filles musulmanes, M. Hamidi a répondu : “trop de sport n’est pas bon pour le corps féminin, cela est clairement établi : (…) des troubles hormonaux et une diminution de la densité osseuse en sont le résultat.” Détail qui cloche : Ahmet Hamidi n’est pas seulement le vice-président de la Communauté religieuse islamique, c’est aussi un médecin respecté et un inspecteur technique de l’instruction religieuse islamique au sein du Conseil scolaire de Vienne.

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