Une députée autrichienne l’affirme : Mohamed Merah avait des contacts avec le milieu salafiste allemand

Une députée autrichienne l'affirme : Mohamed Merah avait des contacts avec le milieu salafiste allemand

03/04/2012 – 08h00
VIENNE (NOVOpress via OTS) — Si l’on en croit le quotidien serbe Kurir, Mohamed Merah ne se serait pas seulement radicalisé dans la zone frontalière entre Afghanistan et Pakistan par l’intermédiaire l’Al Qaïda, mais aussi en Bosnie. Selon des informations transmises par les services de renseignement d’outre-Rhin, il aurait aussi assisté des mois avant ses attentats sanglants, à des conférences islamistes organisées par la branche bosniaque de l’association salafiste allemande maintenant dissoute « Invitation au paradis » (Einladung zum Paradies).

Mohamed Merah aurait été endoctriné en Bosnie par l’association « Invitation au paradis »

Merah se serait ainsi rendu le mois dernier à Zavidovići à un exposé du prédicateur extrémiste de Brunswick Muhamed Seyfudin Ciftci. Connu également sous le nom de Abu Anes, ce dernier présidait à Mönchengladbach (Ruhr) jusqu’en mars 2011 l’association salafiste « Invitation au Paradis » surveillée de près par la Cour constitutionnelle allemande et fréquentée également par d’autres prédicateurs haineux, comme l’ancien boxeur professionnel converti à l’islam Pierre Vogel. Ciftci, ex travailleur social dans les zones de combat bosniaques, considère que la lapidation est une sanction justifiée en cas d’adultère, mais est aussi soupçonné de faire le lit du terrorisme dans son école coranique salafiste de Brunswick.

Selon la députée FPÖ Dr. Susanne Winter, cette proximité entre terrorisme algérien et salafisme n’est pas un cas isolé. « Le courant le plus dynamique de l’islam est considéré comme étant une couveuse pour terroristes potentiels. Les réseaux salafistes endoctrinent de jeunes gens sans perspectives avec une idéologie extrémiste qui débouche souvent sur la violence ». Le courant djihadiste au sein du salafisme a déjà servi il y a vingt ans de fondement idéologique à la fondation d’Al Qaïda, et il n’est pas sans raisons présenté par nos services de protection de la constitution comme « le plus grand danger menaçant l’Union européenne et l’Autriche ».

Le spécialiste allemand du proche-Orient Asian El Difraoui l’exprime pour sa part on ne peut plus clairement : « chaque salafiste n’est certes pas un terroriste », mais « la plupart de terroristes islamistes ont eu des contacts avec les salafistes ». Mohamed Merah aussi avait des contacts fréquents en Bosnie avec un groupe d’Algériens dont on pensait pourtant qu’ils avaient pour la plupart quitté le pays. Parmi eux se trouvait l’ex-commandant de la brigade bosniaque « El Mudschaheddin », Abu al’Me’alij. Les volontaires étrangers ayant pour la plupart servi dans les guerres afghanes combattaient avec le soutien d’organisations caritatives saoudiennes aux côté des troupes musulmanes bosniaques depuis 1992. Après la guerre, ils s’employèrent à faire progresser le fondamentalisme musulman dans le pays.

Les réseaux salafistes en expansion sur le territoire européen préoccupent sérieusement S. Winter : « en Autriche, on observe toujours à nouveau des efforts de recrutement de la part de salafistes ultra conservateurs, comme récemment encore à Linz et Graz. Le Ministère de l’intérieur de Johanna Mikl-Leitner [ÖVP, parti chrétien démocrate conservateur] laisse les prédicateurs haineux faire leur œuvre ne toute quiétude. Les germes du terrorisme peuvent se répandre avec succès. C’est pour cette raison que je demande une fois de plus une interdiction d’entrée sur le territoire pour des provocateurs ou des prédicateurs haineux venant de l’étranger » conclue S. Winter.

Gudenus : le FPÖ est favorable à une politique d’asile humaine, pas à une philanthropie sans limites

Gudenus : le FPÖ est favorable à une politique d'asile humaine, pas à une philanthropie sans limites

L’on estime à plus de 100 000 les Tchétchènes qui auraient cédé à la tentation de chercher plus de sécurité et plus de confort en Europe, lors et à la suite des deux guerres de Tchétchénie (1994-1996 et 1999-2000). A l’heure actuelle, il y aurait officiellement encore plus de 25 000 réfugiés Tchétchènes – mais plus de 40 000 selon des estimations russes – dans la seule petite Autriche : un afflux massif qui ne va pas sans poser de problèmes.

C’est pour savoir précisément quelles étaient actuellement les conditions de vie sur place, qu’une délégation du FPÖ (Parti autrichien de la liberté) s’est rendue en Tchétchénie. Une démarche qui a été littéralement diabolisée par certains partis politiques, des organisations humanitaires et évidemment les médias, qui les ont accusés de faire des avances à un « dictateur ».

Gudenus : le FPÖ est favorable à une politique d’asile humaine, pas à une philanthropie sans limitesLe chef de file du FPÖ viennois Johann Gudenus (photo), ainsi que le porte-parole du parti pour la politique étrangère, Johannes Hübner, ont souligné qu’ils avaient été précédés l’année dernière par une délégation du Ministère de l’intérieur autrichien qui poursuivait exactement les mêmes buts : renvoyer les Tchétchènes chez eux s’ils ne risquaient plus de poursuites sur place. Après la visite du FPÖ à Grozny, il a également été question de créer en Autriche une structure qui soutiendrait le retour des Tchétchènes dans leur pays, ainsi qu’un centre culturel tchétchène censé en même temps sauvegarder leurs traditions et accélérer leur intégration en Autriche.

Unzensiert.at a interviewé Johann Gudenus à ce sujet :

[question]« Quand est-il prévu de créer ce « centre culturel » chez nous, qui le gérera et quelles en seront les missions ? »[/question]

Johann Gudenus. Lors de nos discussions, le président Kadyrow a suggéré la création en Autriche d’une instance visant à faire des propositions concrètes au 43 000 Tchétchènes actuellement immigrés en Autriche, en vue de leur retour. Il se déclare par exemple prêt à mettre des logements leur disposition. C’est à mon avis une idée très raisonnable, que le FPÖ soutiendra également sur le plan politique. Son but est évident : il s’agit de convaincre le plus possible de Tchétchènes de retourner dans leur pays. La situation là-bas s’est à l’évidence stabilisée. Nous avons pu le constater sur place, et cela a également été reconnu par une délégation du Ministère de l’intérieur l’an dernier. Mais les initiatives concrètes et le financement doivent provenir de la Tchétchénie, ou plutôt de la Russie.

[question]« Comment s’adresser aux Tchétchènes d’Autriche dont bien un tiers sont des clandestins, et les motiver à rentrer au pays? Doit-on attendre d’autres mesures en plus des encouragements d’ordre matériel évoqués par le président Kadyrow ? »[/question]

JG. Les incitations matérielles ne suffiront pas. Et ce tout particulièrement parce que notre gouvernement, et également la ville de Vienne, ont littéralement noyé ces soi-disant réfugiés sous l’argent des contribuables. Mais j’espère que la perspective de pouvoir participer à la reconstruction de leur patrie et à son développement pourra tenter au moins une partie des Tchétchènes d’Autriche.

Les associations de gauche font de bonnes affaires avec les réfugiés !

[question]« De quelle manière répondez vous aux attaques de vos adversaires politiques qui considèrent que le gouvernement actuellement au pouvoir en Tchétchénie est un « régime criminel », que la sécurité n’y est pas assurée, ce qui justifierait une prolongation du statut de réfugié  ? »[/question]

JG. Il est un fait que la sécurité en Tchétchénie s’est notoirement améliorée. Il n’y a pas que nous, les libéraux, qui l’avons constaté lors de notre visite, mais aussi le Ministère de l’intérieur autrichien ainsi que certaines associations de défense des droits de l’homme. Je ne prends pas au sérieux les critiques de gens qui envoient des condoléances à l’occasion du décès de criminels, qui dédient un monument à un assassin comme Che Guevara, participent à des congrès politiques en Corée du Nord et se vantent partout d’avoir des liens avec des politiciens chinois. Et ce d’autant moins que les partis de gauche font d’excellentes affaires en prenant sous leur aile protectrice de prétendus réfugiés. Chaque demandeur d’asile bidon de plus en Autriche améliore les comptes bancaires de la gauche.

Ce n’est pas une visite de courtoisie que nous avons faite en Tchétchénie. Nous avons recherché des renseignements de première main, y compris en rencontrant le président Kadyrow, pour nous informer de la situation sur place. Les questions posées ont été en partie très critiques. C’est là le devoir des responsables politiques dans les zones de crise actuelles ou passées. Celui qui s’y refuse est couard et fainéant. Nous autre libéraux, nous nous positionnons sans ambiguïté en faveur d’une politique d’asile humaine et ciblée, et non pour une philanthropie indifférenciée.

Les espions sont les premiers à expulser !

[question]« Il y aurait en Autriche quelques centaines d’agents tchétchènes. »[/question]

JG. Si le Ministère de l’intérieur affirme avoir identifié en Autriche quelque 300 agents tchétchènes tous en les laissant œuvrer à leur guise, c’est un véritable scandale. S’ils existent réellement, ils sont les premiers à devoir être expulsés. Mais cela nécessite évidemment une volonté politique adéquate qui visiblement fait défaut.

Nous le constatons également aux nombreux prêches haineux d’islamistes radicaux qui peuvent s’exprimer librement chez nous et appeler au djihad. En Allemagne, ils n’auraient depuis longtemps plus de visa d’entrée. La tolérance appliquée à mauvais escient est une marotte socialiste.

[box class= »info »] Source en allemand : Unzensiert.at. [/box]

Photo en Une : le Parlement autrichien, à Vienne. Crédit photo : Jean Fonseca via Wikipédia, licence CC.

Franz Obermayr (FPÖ) : « l’Europe doit rapidement se distancer des intérêts anglo-américains »

Franz Obermayr (FPÖ) : "l'Europe doit rapidement se distancer des intérêts anglo-américains"

Franz Obermayr03/02/2012 – 07h55
VIENNE (NOVOpress) —
Le député européen autrichien (FPÖ) Franz Obermayr (photo ci-contre à gauche) considère que « l’Europe devrait le plus rapidement possible prendre ses distances d’avec les intérêts anglo-américains. À court terme l’embargo européen frappera les populations civiles. À moyen terme, c’est à la Chine que profiteront ces capacités de production [de pétrole] libérées, et ce sera pour elle une chance pour couvrir ses besoins énergétiques croissants ». L’embargo ne produirait donc pas les effets escomptés, mais renforcerait la Chine et affaiblirait la position géostratégique européenne.

Le comportement des USA au Proche-Orient ressemble fortement à celui de l’empire romain antique pendant sa phase d’expansion : diviser pour régner, monter les peuples les uns contre les autres, pour mieux ensuite les soumettre. Selon des informations données par les médias, la marine américaine est en cours de renforcement dans le Golfe Persique. En Géorgie, état voisin de l’Iran, ce sont quantités de bases militaires et d’hôpitaux qui ont été construits. Les habitants du Caucase se demandent avec raison qui les protègera, si l’Iran bombardait ces bases avec des missiles. Cela montre quelles proportions ce conflit pourrait prendre en cas de crise ouverte.

Obermayr avertit : « Une telle guerre aurait des conséquences catastrophiques pour les populations de l’Iran, du Proche-Orient et tout particulièrement Israël, et finalement pour le monde entier. Il est donc du devoir de l’UE de jouer un rôle modérateur envers les deux parties et d’empêcher par tous les moyens une escalade ».

Crédit photo : [ john ] via Flickr (cc)

Les bals de Vienne exclus du patrimoine de l’Unesco pour « néo-nazisme »

Les bals de Vienne exclus du patrimoine de l’Unesco pour « néonazisme »

24/01/12 – 08h00
VIENNE (NOVOpress)
– On pourrait croire à une plaisanterie mais l’affaire est très sérieuse et montre à quel point la « chasse aux nazis », réels ou supposés, emprunte parfois d’étranges chemins.

Ainsi, la décision de l’UNESCO d’exclure les bals de Vienne mondialement célèbres de la liste du patrimoine culturel de l’Autriche en raison de la popularité qu’ils auraient auprès de « néonazis » peut paraître étrange.

En effet, l’exclusion des bals légendaires, dont l’histoire est vieille de 250 ans, de la liste de l’UNESCO est motivée par le fait que le bal annuel des étudiants attirait, selon certaines informations, un trop grand nombre de représentants des organisations dites « d’extrême-droite ».

C’est notamment sous la pression de l’extrême-gauche et d’activistes « antifascistes » ne supportant pas que des corporations d’étudiants nationalistes puissent s’associer aux célèbres bals que l’UNESCO a pris cette surprenante décision.

Pourtant, selon le règlement même de l’UNESCO, toute organisation peut organiser un bal, pourvu qu’un protocole banal soit respecté.

Les critiques du bal des étudiants et l’intervention de l’UNESCO cherchent à « humilier et à diffamer tous ceux qui ne partagent pas des opinions politiquement correctes » selon Martin Graf, cadre du parti nationaliste FPÖ.

Crédit photo : dalbera via Flickr, licence (cc)

Strache (FPÖ) : « la démocratie directe est un droit fondamental des citoyens »

30/12/2011- 10h00 VIENNE (NOVOpress) –« L’Autriche n’est pas seulement dans une crise financière et de la dette, mais dans une crise de la démocratie », a déclaré le chef du FPÖ HC Strache. « Par conséquent, il est grand temps d’introduire le modèle suisse de la démocratie directe en Autriche », a déclaré Strache. « La démocratie directe est un droit des citoyens. »

Dans ce contexte, les signaux positifs des Verts sont  à considérer comme du clientélisme pur et dur, parce que par le passé, les Verts ont toujours rejeté au parlement toutes les demandes pour mettre en place la démocratie directe. Selon Strache, la présidente du Parti Vert autrichien Glawischnig aurait perdu toute crédibilité. « Du côté des Verts, il n’ya rien à attendre en termes de démocratie directe, ils sont alliés avec le SPÖ (Parti Socialiste autrichien), devenu le parti de la soumission à l’UE », dit Strache.

Dans le même temps, les négociations du FPÖ avec l’ÖVP (Parti Populaire autrichien) seraient en cours, a signalé Strache. Des discussions seraient en cours entre l’équipe de Mr Strache et MM. Spindelegger et Kopf de l’ÖVP. Les résultats de ces pourparlers sont attendus pour la mi-Janvier. « Nous allons voir  si le SPÖ souhaite poursuivre sa politique d’exclusion et de refus de parler avec le FPÖ ou s’il est enfin prêt à assumer ses responsabilités pour une politique nationale et démocratique », a déclaré Strache. Cependant, sous l’actuel chancelier Faymann (SPÖ) il n’y aurait rien à attendre, selon Strache.

Entretien avec Konstantin Dobrilović, membre du FPÖ et engagé pour le Kosovo-Serbe

Entretien avec Konstantin Dobrilović, membre du FPÖ et engagé pour le Kosovo-Serbe

– Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Mon nom est Konstantin Dobrilović, je suis né en 1984 à Münster en Westphalie (Allemagne), mes parents sont originaires de la Republika Srpska (Serbie). Je suis un théologien.

– Quel est votre rôle dans le FPÖ et pourquoi le FPÖ est-il engagé pour la Serbie et pour les Serbes du Kosovo ?

Depuis 2010, je suis le président de la plate-forme chrétienne libertaire*. Celle-ci unit les chrétiens de toute dénomination dans l’Est et le Sud-Est de l’Europe ainsi que les chrétiens orientaux, dont le statut est plus difficile, surtout après le « printemps arabe ». La plate-forme chrétienne libertaire organise également des événements, le prochain étant le 23 Janvier à Vienne, avec l’organisation d’une conférence sur le Kosovo à laquelle participeront le leader du FPÖ Heinz-Christian Strache, mais aussi l’ex-officier norvégien de la KFOR Kristian Kahrs qui était auparavant en poste au Kosovo.

Le FPÖ est engagé non seulement pour les Serbes, mais pour tous les peuples à qui une injustice est faite. Cela est particulièrement vrai pour les Serbes au Kosovo. Le chef du FPÖ Heinz-Christian Strache a toujours été au premier plan dans l’enquête. Récemment, il a critiqué le traitement de la Serbie concernant son statut d’adhésion à l’UE, ainsi que le traitement dédaigneux du convoi d’aide russe (NDLR: un convoi humanitaire russe à destination du Kosovo avait été bloqué la semaine dernière par la force européenne avant d’être finalement autorisé après que Moscou ait tapé du poing sur la table). D’autres responsables du FPÖ, comme l’eurodéputé Andreas Mölzer ou le porte-parole de politique étrangère et membre du Conseil national autrichien Dr. Johannes Hübner sont également intervenus pour le Kosovo Serbe à de nombreuses reprises

– Vous venez de rentrer de Serbie, quelle est la situation là-bas à l’heure actuelle ? Quelle est la position des Serbes du Kosovo? Des nouvelles persécutions ont elles été constatées sur place ?

La situation actuelle en Serbie est dramatique, car pour le gouvernement actuel de la Serbie les intérêts de l’UE sont plus importants que ceux des Serbes. La Serbie est une partie de l’Europe, mais l’Europe est plus que l’Union européenne. La situation des Serbes au Kosovo est extrêmement déprimante. Les persécutions ont lieu de façon ininterrompue de la part des musulmans. Depuis 1999, les Serbes comptent 1002 morts dans des attaques sous les yeux de la communauté internationale. À ce jour, aucun des assassins n’a été traduit en justice.

La population serbe qui reste au Kosovo est menacée chaque jour par des populations qui souhaiteraient les voir quitter le berceau de la Serbie. Dans la vie quotidienne, les citoyens serbes sont discriminés et provoqués. Pour les gens dans les enclaves, c’est pire, ils sont pratiquement coupés du reste du monde et ont peu de liberté de mouvement. Il arrive également que des moines et des nonnes orthodoxes soient kidnappés ou lapidés dans la rue. Les enfants serbes ne peuvent pas aller à l’école non accompagnés, parce que ce serait trop dangereux. Le KPS (Kosovo Police Service) parle des délinquants comme étant des cas isolés ou des personnes souffrant de troubles mentaux et rien n’est donc fait pour améliorer la situation.

Enfin, le gouvernement albanais du Kosovo fait tout pour supprimer toute trace d’histoire serbe du Kosovo (des monastères orthodoxes sont détruits et remplacés) et un véritable travail de propagande est effectué, notamment afin de convaincre l’opinion internationale et les habitants que le Kosovo serait en fait une ancienne propriété de l’Albanie et non pas le berceau de la Serbie.

Pour les Albanais il est également important que le nom « Metohija » n’apparaissent plus car ce mot** indique que 70% du pays appartient à l’Eglise orthodoxe serbe.

 – Comment avez vous réagi, aux côtés du peuple Serbe concernant l’incident de la semaine dernière avec le convoi d’aide russe bloqué par l’EULEX ?

Cet incident a clairement démontré que la mal nommée Force de secours international (European Union Rule of Law Mission in Kosovo, EULEX) ne soutient en réalité que le gouvernement albanais du Kosovo. Les gens en Serbie sont reconnaissants que le Gouvernement de la Fédération de Russie ait envoyé des secours au Kosovo et ce n’est d’ailleurs pas la première fois. Pendant la guerre des Balkans dans les années quatre-vingt-dix, les Serbes avaient déjà reçu de l’aide de la Russie, la solidarité orthodoxe étant très forte. Personnellement, je suis également très reconnaissant envers le peuple russe qui est un véritable ami et un grand allié des Serbes.

– La Russie pourrait-elle faire plus de pression sur le plan international pour améliorer la situation des Serbes au Kosovo? Est-ce que c’est possible ?

Il serait bon que la Russie le fasse, mais il y a malheureusement en Europe de l’Ouest trop de sentiment « anti-russe » prôné notamment par les gouvernements pour qu’une vraie coopération et une vraie écoute à l’égard des russes soit mise en place. Si la Russie était écoutée, le Kosovo n’aurait bien évidemment pas été reconnu par plusieurs pays européens, dont la France.

– Comment voyez-vous l’actuelle situation UE-Serbie et Russie-Serbie ?

Depuis le 9 décembre 2011 les relations avec l’UE sont à nouveau refroidies puisque la Serbie n’a pas reçu le statut de pays candidat alors qu’elle remplit toutes les conditions de Bruxelles. Mais apparemment, cela ne suffit pas pour l’UE : l’UE veut la reconnaissance du Kosovo par Belgrade, alors que la moitié des pays de l’UE ne reconnaissent pas cet Etat tout comme la moitié des pays de l’OTAN. Les relations entre la Russie et la Serbie ont toujours été et sont toujours très bonnes bien que le gouvernement actuel soit pro-UE et ait ignoré la Russie à plusieurs reprises. Cependant, les Serbes veulent également garder de bonnes relations avec les autres états, comme les États-Unis, ou d’autres pays extra-européens.

__________

*) « Libertaire » peut avoir quelques connotations en français que le mot allemand « freiheitlich » n’a pas. En allemand ce mot signifie « d’un esprit libre », ou « épris de liberté » ; le terme désigne un mouvement politique principalement (mais pas seulement) en Autriche, qui est aussi appelé le « troisième camp » (c’est à dire ni socialiste, ni conservateur), typiquement représentée par le Parti de la Liberté d’Autriche (FPÖ).

**) les Albanais parlent du « Kosovo », les Serbes du « Kosovo et Metohija » … « Metohija » = « La Métochie » (en serbe метохија, du grec μετοχή, « communauté »), http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9tochie

 

 

[exclusivité Novopress] entretien avec Heinz-Christian Strache, président du FPOe autrichien

[exclusivité Novopress] entretien avec Heinz-Christian Strache, président du FPOe autrichien

14/12/2011 – 18h00
VIENNE (NOVOpress) – Heinz-Christian Strache, le dynamique président du FPOe autrichien, revient sur sa carrière, les positions de son parti – notamment sur l’immigration –, l’Europe, les mouvements identitaires et populistes et son voyage en Israël.
[question]Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?[/question]
Ma carrière politique est la suivante : Conseiller de district à Vienne (1991-1996), président de district du FPÖ dans le 3ème arrondissement de Vienne depuis 1993, membre du conseil de Vienne et membre du parlement local depuis 1996, membre du comité exécutif du FPÖ de Vienne depuis 1996, président du FPÖ de Vienne depuis mars 2004, chef de parti fédéral du FPÖ depuis le 23 avril 2005, membre du Parlement autrichien et chef du groupe parlementaire du FPÖ depuis 2006. Je suis divorcé et j’ai une fille et un fils.

[question]Qui était Joerg Haider, le défunt leader et figure charismatique du FPOe ?[/question]
Joerg Haider a réalisé de grandes choses et il a réussi notamment à briser le système du « Proporz » rouge-noir (la représentation proportionnelle dans tous les bureaux et agences du gouvernement par les membres des Sociaux-démocrates et du Parti populaire), au profit d’une alliance gouvernementale FPÔ-OVP, brisant le cordon sanitaire mis en place autour du FPÖ, malgré les condamnations internationales et européennes de l’époque. Il a néanmoins « payer » cette percée en renonçant à la présidence du FPÖ et en s’occupant uniquement de la Carynthie dont il était le gouverneur. Il faut néanmoins souligner qu’il y a eu des abus à l’époque, où de nombreuses personnalités pas forcément actives au sein du FPOe sont arrivées à des postes clés de la politique autrichienne, sous l’influence semble-il de Joerg Haider. Actuellement, ce clientélisme n’est plus de mise au sein du parti de la liberté et de tels abus sont inconcevables.

[question]Pourquoi n’y a-t-il pas, selon vous, aujourd’hui un parti identitaire européen uni ?[/question]
Il y a déjà des bonnes avancées en la matière, comme l’Alliance européenne pour la liberté (avec le FPÖ, les Démocrates de Suède, le Vlaams Belang et les membres individuels comme Geoffrey Bloom de l’UKIP et Marine Le Pen du Front national). Bien sûr, cela ne signifie pas que les partis doivent abandonner leur identité propre. Il s’agit d’agir ensemble afin de construire cette Europe fédérale nécessaire à notre survie.

[question]Quelle est la situation en Autriche en matière d’immigration, d’islamisation et de politiquement correct ?[/question]
Le fait que l’islamisme radical soit aujourd’hui présent dans toute l’Europe, et devienne de plus en plus fort, est une conséquence directe de l’immigration massive effrénée des dernières décennies. Les problèmes auxquels nous sommes confrontés ici sont les mêmes qu’en France. Des immigrants extra-européenns remettent en question des avancées telles que la liberté, la démocratie et l’égalité des sexes, et ils agissent sous des formes de plus en plus effrontées et ostentatoires. En Autriche l’année dernière, l’ambassadeur turc a expliqué aux Autrichiens, par exemple, qu’ils n’avaient pas leur mot à dire sur la question du foulard. Dans le même temps il a déclaré qu’il voulait faire venir des enseignants turcs en Autriche, de sorte que les enfants turcs fassent leur enseignement en turc et non plus en allemand.

[question]Quelle vision avez-vous de la France aujourd’hui ? Estimez-vous que les régions de France devraient avoir plus d’autonomie, dans un cadre fédéral notamment ?[/question]
La France est un pays avec une grande culture et une histoire que j’admire beaucoup. Quant à l’autonomie et le fédéralisme, je n’ai aucun conseil à donner aux Français. C’est une affaire française, dans laquelle personne ne doit interférer de l’extérieur.

[question]Quel avenir pour l’Europe et les européens demain ?[/question]
Notre parti dit clairement non à toute nouvelle immigration extra-européenne. Quiconque ne veut pas s’adapter à nos valeurs européennes n’a pas sa place ici. Il n’est pas normal que de nombreux étranger soient depuis longtemps sur notre continent sans en parler la langue locale par exemple. Ces aberrations doivent enfin être sanctionnées. Nous n’avons pas besoin et nous ne voulons pas des contre-sociétés et des sociétés parallèles.
Nous soutenons la construction d’une Europe puissance pour parer aux menaces comme le terrorisme, l’islamisme agressif, l’impérialisme américain et l’agression économique à partir des pays à bas salaires. Nous voulons l’arrêt immédiat de l’immigration dans tous les pays de l’Union européenne, ainsi que la fin du regroupement familial. Nous plaidons pour une politique familiale nataliste, qui vise à promouvoir la richesse des enfants des nations européennes dans la famille traditionnelle. Nous nous battons pour la solidarité des peuples d’Europe contre les impacts sociaux et économiques de la mondialisation. Et nous exigeons le rétablissement des systèmes sociaux dans les États membres de l’Union européenne et la justice sociale pour les peuples d’Europe.
Nous voulons survivre en tant que peuple et nous voulons aussi défendre et sécuriser l’Occident chrétien européen, ses valeurs, ses cultures et ses traditions. De plus, nous œuvrons pour la justice sociale et la sécurité.

[question]Pourquoi les dirigeants des droites identitaires européennes cherchent-ils systématiquement à aller en Israël ? N ‘y a-t-il pas là une recherche de clientélisme ?[/question]
Nous menons des entretiens avec de nombreux pays et des partis au niveau international. La reconnaissance du droit à l’existence d’Israël et le rejet de l’antisémitisme ne signifient pas que tout dans cette région doit être accepté sans réserve. Nous soutenons l’idée d’une coexistence pacifique entre Palestiniens et Israéliens et c’est pourquoi nous souhaitons rencontrer les deux partis afin d’agir en tant qu’interlocuteur au Moyen-Orient. Le respect des droits humaines, du droit à avoir une patrie mais également la mise en œuvre des résolutions de l’ONU est un de nos combats prioritaires.
Il en va de l’intérêt des peuples plongés dans ce conflit et trop souvent à découvert face à la violence et au terrorisme international qui, dans de nombreux pays, est malheureusement actuellement placé sous la bannière de l’Islamisme radical.

Crédit photo :  bundespraesident.in, via Flickr (cc)

Mölzer : l’UE n’a pas le droit d’imposer de nouveaux obstacles à la Serbie

FPÖ Mölzer : l'UE n'a pas le droit d'imposer de nouveaux obstacles à la Serbie

08/11/2011 – 12h30
VIENNE (NOVOpress via OTS) —
 Andreas Mölzer, député européen autrichien et membre du FPÖ, a déclaré en préambule au prochain sommet des états membres et des chefs de gouvernements de l’UE qui doit décider si l’on accordera le statut de candidat à la Serbie, que ni l’UE, ni ses états pris isolément, n’ont le droit d’exercer des pressions sur Belgrade ou de reconnaître le Kosovo. « Il est insupportable que les Kosovars soient mis sous protection, alors que l’on traîne les Serbes dans la boue », a critiqué Mölzer.

Il a clairement refusé la proposition faite par le Ministre fédéral des Affaires européennes et internationales Michael Spindelegger, qui ne voulait pour le moment accorder aux Serbes qu’un statut « à l’essai ». Mölzer a rajouté: « Belgrade a fait ses devoirs et collabore avec le tribunal international de La Haye, et c’est pourquoi il n’y a aucune raison de lui imposer de nouveaux obstacles. Car en ce qui concerne la recrudescence de tensions dans le nord du Kosovo peuplé de Serbes, ce n’est pas Belgrade qui est en cause, mais la soi-disant alliance internationale qui refuse d’accorder aux serbes du Kosovo les droits élémentaires dus à une minorité. »

Allant crescendo dans le « politiquement incorrect », Andreas Mölzer a souligné que la Serbie faisait partie historiquement et culturellement de l’Europe, et qu’elle devait donc trouver sa place dans l’Union dès qu’elle aurait rempli les critères d’adhésion. Et de conclure : « dans ce contexte, il est incompréhensible que Bruxelles fasse preuve de tant de sévérité en ce qui concerne la Serbie, alors que la Turquie qui n’est pas européenne semble jouir de toutes les libertés ».

Autriche : le chef de la police de la ville de Graz s’inquiète à son tour de l’islamisation

Autriche : le chef de la police de la ville de Graz s'inquiète à son tour de l'islamisation

22/11/2011 – 17h30
GRAZ (NOVOpress via unzensuriert.at) —
 Quoiqu’elle soit consciencieusement déniée par les faiseurs d’opinion, l’islamisation des villes autrichiennes se poursuit lentement mais sûrement, à tel point que même le chef de la police de la ville Graz (Styrie) s’en inquiète publiquement.

Autriche : le chef de la police de la ville de Graz s'inquiète à son tour de l'islamisationDans une interview accordée à la Kleine Zeitung, Alexandre Gaisch a ainsi reconnu l’existence d’une volonté de pouvoir des islamistes, qui s’affichent de plus en plus clairement à travers la ville, comme par exemple quand des fondamentalistes posent devant la mairie avec un drapeau du djihad.

Le chef de la police se montre particulièrement préoccupé par les mosquées. « Les Bosniaques ont déclaré avoir dépensé 12 millions d’euros pour [la construction de] leur mosquée de la Herrgottwiesgasse. Cela n’a pas pu être financé par les seuls membres de cette association. Nous suspectons fortement qu’il y a derrière tout cela des intérêts étrangers, probablement d’Arabie Saoudite. En Bosnie où il y a aujourd’hui des problèmes, c’était pareil ».

Selon Gaisch, les mosquées fonctionnent tout à la fois comme centre culturel et comme centre social, permettant aux musulmans d’adopter un style de vie propre, lié aussi à une plus forte natalité. L’augmentation du nombre de représentants de ces cultures étrangères aura aussi ses conséquences: « ils se feront aussi peu à peu leur place dans les instances politiques, le conseil municipal, puis le Landtag. »

Bien évidemment ces déclarations sans ambiguïté déclenchent l’ire des « sociaux démocrates » et écologistes : Herper, le chef de file local du SPÖ, les juge « inutiles » et « repoussantes », et allant à l’encontre de la « ligne officielle de la ville de Graz ». Les Verts quant à eux ont déclaré que ce n’était pas le rôle de la police que « d’inquiéter la population ».

Gaisch réfute ces arguments, se sentant obligé de tenir compte de tous les faits, comme par exemple de l’affaire du drapeau du djihad. Il bénéficie du soutien du FPÖ. Selon Armin Sippel, chef de file local du parti, « le monde politique se doit de prendre au sérieux les avertissements et les avis des fonctionnaires chargés de la sécurité ». Il critique par ailleurs les réactions pavloviennes à l’interview du chef de la police: « chaque fois que la police donne son avis, il se trouve des gens, généralement adhérents de partis de gauche, qui prétendent être en mesure de mieux juger la situation [qu’ elle] ».

Photo en Une : Hôtel de Ville de Graz. Crédits : Wikipédia Commons

[Football] Après une agression avec un poing américain, l’association de football exclut le club de la victime !

[Football] Après une agression avec un poing américain, l’association de football exclut le club de la victime !

21/11/2011 – 18h00
VIENNE (NOVOpress) – Des scènes indescriptibles ont eu lieu après le match de football du FC Vienne contre le Robinson FC au stade Franz Koci dans le quartier Wien-Favoriten (10ème district). Des témoins oculaires ont rapporté qu’un footballeur turc du Robinson a agressé un jeune joueur du FC Vienne et l’a ensanglanté avec un poing américain. Le joueur du FC Vienne est gravement blessé, et il est actuellement hospitalisé. Lorsque le FC Vienne, sur sa page Facebook, a critiqué l’agresseur, l’Association de football de Vienne (FVF) a suspendu le club avec effet immédiat.

Dès le début, la partie avait été tendue. Pendant le match, un joueurs du Robinson et un du FC Vienne ont reçu un carton rouge. Mais dans les vestiaires, après le match. on s’est bousculé, battu et frappé : un certain S.U. a apparemment agressé un jeune joueur du FC Vienne avec un poing américain. Lui et un autre suspect ont été dénoncés à la police pour coups et blessures, et une enquête est en cours. À noter que la présomption d’innocence s’applique à S.U.

« Pédés » et « Autrichiens de merde »

Le FC Vienne veut obtenir un procès, mais sans attendre, l’agresseur a été mis au pilori sur la page Facebook du club (apparemment pas du fait des permanents du club). Un montage d’une photo de sa licence avec une photo de sa victime ensanglantée a été posté sur la Toile. On y lisait aussi que le FC Vienne ne voulait plus jouer avec le Robinson FC. Le Président Gernot Groeschel a déclaré à Unzensuriert.at : « Cela heurte notre honneur en tant qu’équipe de football intégrée qu’une équipe traite ses adversaires de pédés et d’Autrichiens de merde, et qui traduit son agressivité en brutalité pure, n’ait à craindre aucune conséquences. Donc, nous réagissons ! »

Unzensuriert.at a demandé à l’Association de football de Vienne quelles seront les suites de cet incident survenu dans le 10ème district. Le Vice-président Manfred Steiner, en tant que président de la Fondation sportive diocésaine (DSG), qui est membre de la WFV et joue en deuxième division C, a déclaré qu’il y avait beaucoup d’équipes d’intégrées dans la DSG et que l’on avait tout intérêt à ce que « tout fonctionne harmonieusement », mais lorsque différents groupes ethniques s’affrontent, il pouvait y avoir des problèmes. M. Steiner a admis qu’il n’avait pas encore examiné l’affaire de près, mais pouvait dire que le club Robinson FC avait envoyé à l’association une lettre comportant des allégations de racisme et d’appartenance à l’extrême droite à l’encontre du FC Vienne. Pour le reste, il attend les procédures judiciaires civiles pour tirer des conclusions.

Les opposants brandissent l’accusation de fascisme

Pour le Président du FC Vienne, Gernot Groeschel, il était clair qu’il fallait s’attendre à des allégations racistes. « Mais le Robinson FC ne fait que se ridiculiser, parce que la moitié de nos joueurs sont d’origine immigrée. » L’entraîneur est un Sénégalais, un capitaine un Serbe.

Tout semble donc encore en suspens, pour l’Association comme pour l’enquête policière, mais un événement est soudain venu donner à l’affaire une nouvelle tournure. Manfred Steiner, vice-président de l’Association de football de Vienne, a fait une nouvelle déclaration à Unzensuriert.at : « J’ai regardé la page d’accueil du site du FC Vienne, et j’ai immédiatement suspendu le club. Une chose pareille n’est ni acceptable, ni souhaitable. » Selon lui, les images affichées sur Internet ne sont pas compatibles avec les principes chrétiens, et « nous devons tous nous en distancier clairement ! » La suspension signifie que le club ne peut plus accueillir de matches, et se trouve de fait exclu du championnat. Pour l’agresseur présumé, originaire de Turquie, les « principes chrétiens » ne s’appliquent naturellement pas.

[box class= »info »]Crédit photo : Copie d’écran “Unzensuriert.at”[/box]

Autriche : rencontre entre le chef du FPÖ et l’ambassadeur du Japon à Vienne

Autriche : rencontre entre le chef du FPÖ et l'Ambassadeur du Japon à Vienne
Autriche : rencontre entre le chef du FPÖ et l'Ambassadeur du Japon à Vienne
Crédit photo : DR

18/11/2011 – 10h00
VIENNE (NOVOpress via Lionel Baland) — Dans le cadre d’une rencontre organisée à la demande de l’ambassadeur du Japon son Excellence Shigeo Iwatani, le Président du FPÖ Heinz-Christian Strache et le Député national du FPÖ Werner Neubauer (dirigeant du groupe d’amitiés parlementaires austro-japonais) ont eu un entretien avec le représentant du pays du Soleil levant.

La rencontre a eu avant tout pour objet de faire connaissance et de permettre à l’ambassadeur de s’informer des positions de Heinz-Christian Strache en matière de politique extérieure, de politique intérieure, d’immigration et de gestion de la crise financière européenne.

Les solutions prônées par le FPÖ ont également été mises en avant. Il a été aussi question d’un futur partenariat entre la ville de Linz (Haute-Autriche) et une ville japonaise. Un programme culturel a été également discuté. L’ambassadeur a demandé au FPÖ de se rendre en visite au Japon au sein d’une délégation économique, ce que Heinz-Christian Strache a accepté.

Photo en Une : crédit bundespraesident.in, via Flickr (cc)

« Google bombing » : les socialistes autrichiens en une sur la requête « promesses vides »

"Google bombing" : les socialistes autrichiens en une sur la requête "promesses vides"

11/11/2011 – 08h45
PARIS (NOVOpress) — Selon l’encyclopédie en ligne Wikipédia, un « bombardement Google (anglais : Google bombing) est une technique de référencement visant à influencer le classement d’une page dans les résultats du moteur de recherche Google. (…) Si plusieurs sites utilisent le même texte pour pointer sur la même cible, Google additionne ce poids et il devient possible de faire apparaître la page cible dans les résultats d’une recherche sur le texte contenu dans les liens pointant vers elle. »

L’on se souvient en 2003 de la fameuse requête « miserable failure«  (misérable échec), où le moteur de recherche renvoyait sur le site de la Maison Blanche à la page biographique du président des États-Unis de l’époque, Georges W. Bush. Autres exemples, francophones cette fois, lors de la campagne présidentielle de 2007, où la requête « programme Ségolène » renvoyait sur la page consacrée au terme « vide » sur Wikipédia ; ou bien encore de « Nicolas Sarkozy » renvoyant vers le site officiel du film Iznogoud.

"Google bombing" : les socialistes autrichiens en une sur la requête "promesses vides"
Capture d'écran de Google pour la requête "leere versprechungen" (promesses vides) : un "Google Bombing" en bonne et due forme pour les socialistes autrichiens

Les Autrichiens ne sont pas en reste puisque cette fois, c’est au tour du SPÖ, le « Parti social-démocrate d’Autriche », de faire les frais d’un « Google bombing » en bonne et due forme : sur la requête « leere versprechungen » (promesses vides), nous tombons sur… le site du Parti social-démocrate d’Autriche.

Les échéances politiques à venir au cours de l’année 2012 verront certainement s’affronter les internautes à coups de mots-clés et de requêtes Google. Nous ne manquerons pas de vous signaler les meilleures d’entre elles !

« Hiver chrétien » en Égypte : l’eurodéputé FPÖ Franz Obermayr soutient les Coptes

"Hiver chrétien" en Égypte : l'eurodéputé FPÖ Franz Obermayr soutient les Coptes

08/11/2011 – 14h30
VIENNE (NOVOpress) — Le 25 octobre dernier, des Coptes de toute l’Europe s’étaient réunis devant le Parlement européen à Strasbourg pour une manifestation, afin d’attirer l’attention de l’Union Européenne sur la dramatique situation des chrétiens d’Égypte et les persécutions dont ils sont victimes.

Après un rassemblement public, les Coptes européens ont présenté un manifeste au président du Parlement de l’UE, Jerzy Buzek, dans lequel ils ont demandé un engagement accru de l’UE pour la sécurité des chrétiens égyptiens.

L'eurodéputé Franz Obermayr (FPÖ)
L'eurodéputé Franz Obermayr (FPÖ) se distingue pour son engagement public en faveur des chrétiens d'orient. Crédits photo : europa.eu

Ils ont pu compter notamment sur le soutien du député européen Franz Obermayr (Autriche, FPÖ). « Il est intolérable quand à la frontière de l’Europe les chrétiens soient massacrés, que l’UE détourne le regard. Ce n’est pas un cas isolé, mais un état permanent qui a atteint son paroxysme depuis la révolution de janvier dernier. L’UE a suffisamment d’opportunités pour exercer des pressions en matière de politique étrangère, nous devons enfin avoir le courage d’exploiter ces opportunités » a-t-il déclaré.

Entre autres choses, Obermayr a exigé la suspension de l’aide de l’UE à l’Égypte s’il n’est pas mis un terme aux violences contre les chrétiens. Le « printemps arabe », si populaire en Europe, est bien en train de se transformer en « hiver chrétien ». Reste à savoir si les européens sont encore en mesure de soutenir les chrétiens d’orient, ou non.

Photo en Une : le parlement européen à Strasbourg. Crédit : Cédric Puisney.

Carinthie : pas de logement sans connaissance de la langue allemande

Carinthie : pas de logement sans connaissance de la langue allemande

19/10/2011 – 09h25
VIENNE (NOVOpress) — Les candidats à l’accession au logement doivent apporter la preuve de leur maîtrise de la langue allemande : cette loi, récemment promulguée en Carinthie (Autriche), commence à faire des vagues.

C’est un rôle de précurseur très contesté que vient d’endosser la Carinthie dans le domaine des aides sociales : seules les personnes « disposant d’une maîtrise suffisante de la langue allemande » pourront bénéficier d’aides pour leur logement. Une loi dans ce sens entre en vigueur le 1er novembre de cette année.

Le secrétaire d’État à la construction de logements pour le land, Christian Ragger (photo ci-dessus), du FPK (Freiheitliche Partei in Kärnten, parti libéral de Carinthie), a ainsi déclaré il y a quelques jours que « la maîtrise de l’allemand est indispensable à une intégration réussie et à l’instauration de bonnes relations de voisinage dans un immeuble d’habitation. »

Klagenfurt, capitale du Land de Carinthie
Klagenfurt, capitale du Land de Carinthie. Crédit photo : Johann Jaritz (cc)

Le bureau du conseil constitutionnel du land estime que la loi est conforme à la constitution et au droit européen. Celle-ci a été examinée par la chancellerie fédérale et a été votée le 7 juillet avec les voix du FPK et de l’ÖVP (Österreichische Volkspartei, parti populaire autrichien).

La « connaissance élémentaire de l’allemand » est contrôlée d’après ce qu’on appelle le niveau A2. Autrement dit : l’aspirant à un logement doit être en mesure de donner des renseignements sur sa personne, sa famille, son origine et sa formation et être capable de se débrouiller dans son activité professionnelle et son environnement.

Des certificats doivent attester de la réalité de ces connaissances. Ce qui est exigé, c’est d’avoir accompli pendant au moins cinq ans un cursus de scolarisation obligatoire en Autriche conclu par un examen réussi en allemand, ou bien encore des examens concluant un cursus de formation en alternance. Les candidats à des logements doivent en outre avoir séjourné sans interruption en Autriche depuis au moins cinq ans. Il faut apporter la preuve de l’attribution de l’appartement respectivement de la conclusion du contrat de location.

Un modèle pour toute l’Autriche ?

Ragger va encore plus loin. Il souhaite étendre ce modèle dans toute l’Autriche et veut maintenant en discuter avec le secrétaire d’État à l’intégration, Sebastian Kurz.

Le SPÖ (Sozialistische Partei Österreichs, parti socialiste autrichien) considère évidemment cette loi comme extrêmement problématique : « Avec l’évolution que connaît notre population, cette ordonnance menace carrément notre existence. Sept jeunes gens quittent notre land chaque jour, et nous commençons à ressentir un manque de travailleurs qualifiés. » La Haute Autriche a quant à elle déjà fait part de son veto : le bureau de la constitution du land a qualifié ce projet – contrairement à la Carinthie – de discrimination indirecte.

L’ÖVP estime cependant que cette approche est à la fois incompatible avec la loi anti-discrimination et avec la directive UE sur les États tiers. Le landtag du Vorarlberg a pris en mai une décision en faveur d’un projet pilote appelé à durer un an (qui a bénéficié des voix du FPÖ et de l’ÖVP). Mais elle n’est pas encore en vigueur parce que le gouvernement du land doit d’abord décider à l’automne d’amender les directives d’attribution des appartements. Le bureau de l’intégration estime toutefois que quelques 25 personnes, tout au plus, seront concernées par cette mesure dans tout le Vorarlberg.

Crédit photo : DR

Le FPÖ contre la participation de l’Autriche au fond de sauvetage de la zone euro

Le FPÖ contre la participation de l’Autriche au fond de sauvetage de la zone euro

09/10/2011 – 17h45
VIENNE (NOVOpress) —
Le Parti Autrichien de la Liberté (FPÖ) a déposé une plainte auprès de la Cour Européenne des Droits de l’Homme contre la participation de l’Autriche au fond de sauvetage de la zone euro.

Un communiqué du FPÖ datant de jeudi déclare que la cour a enregistré la plainte et qu’elle s’occuperait d’étudier le cas sur la base des documents et des informations qu’elle a reçu.

« Le FPÖ essaiera tous les recours possibles pour éviter que l’Autriche ne participe à ce véritable jeu de hasard » a déclaré Heinz-Christian Strache (photo), le chef du parti.

Une porte-parole de la cour, basée à Strasbourg, confirme que celle-ci a bien reçu la plainte le mois dernier mais refuse pour l’instant de s’exprimer sur sa recevabilité. Elle a ajouté que ce genre de procédures prenait généralement plusieurs années avant que la cour ne l’accepte, avant de délibérer sur le contentieux.

Elle peut aussi demander aux pays concernés de stopper les projets à l’origine du conflit avant qu’elle ne se penche sur le sujet. Mais selon la porte-parole, ce genre de mesure n’est prise que dans des cas comme l’extradition de détenus.

Heinz-Christian Strache et ses alliés de droite ont échoué à empêcher l’extension de 440 milliards d’euros en faveur du FESF et des pays de la zone euro en difficulté, extension qui a été votée au parlement autrichien la semaine dernière. Trois des dix-sept pays de la zone euro doivent encore approuver ce plan.

Le FPÖ contre la participation de l’Autriche au fond de sauvetage de la zone euroLa cour européenne (photo) est compétente pour toute violation, individuelle ou étatique, de la Convention Européenne des Droits de l’Homme. Normalement, elle n’intervient seulement qu’après que toutes les voies légales dans le pays d’origine aient été épuisées.

Crédit photo : bundespraesident.in pour la photo en une, et J-N Strasbourg pour la deuxième (Flickr). Images sous licence CC.

Le Tyrol du sud veut racheter sa liberté à Rome

Le Tyrol du sud veut racheter sa liberté à Rome

05/10/2011 – 10h50
ROME (NOVOpress, via kurier.at) —
 Le Tyrol du sud veut tirer profit de la menace d’une faillite de l’Italie pour acheter à Rome sa complète autonomie.

Thomas Widmann, vice-président du Südtiroler Volkspartei (crédit : svpartei.org)
Thomas Widmann, vice-président du Südtiroler Volkspartei (crédit : svpartei.org)

« Tirons-nous de ce foutoir » – C’est, en d’autres termes, ce que souhaite Thomas Widmann (photo), vice-président du Südtiroler Volkspartei (SVP) – le « parti populaire du Tyrol du sud ». Ce qu’il entend par là, c’est la totale autonomie du Tyrol du sud. Une autonomie dans laquelle l’État ne conserverait que quelques compétences clé telles que la monnaie et la politique extérieure. Widmann est persuadé que la situation est désormais favorable pour faire ce pas. Le conseil de la province veut profiter de la situation de quasi-banqueroute de l’État italien pour « racheter » à Rome sa totale autonomie. Le moment est venu de s’emparer des compétences de la souveraineté fiscale, la souveraineté juridictionnelle et la police provinciale : « Nous sommes en train de calculer le prix de ces services, et rajoutons encore dix ans par-dessus le marché : mais après ça, nous sommes sortis de ce merdier » – c’est en ces termes que le quotidien tyrolien du sud Dolomiten(Dolomites) a cité le vice-président de la province.

Le Tyrol du sud veut, à travers cette mesure, lancer le processus de « fuite en avant ». La province ne veut plus assumer son rôle de « cochon de payeur » : l’accord de Milan lui a fait renoncer, selon Widmann, à 500 millions d’euros. La facture du pacte de stabilité s’élèvera à son tour à 280 millions d’euros. « Mais si nous continuons à faire des chèques de ce montant pendant trois ans encore, le Tyrol du sud n’aura plus aucune marge de manœuvre », argumente Widmann. En dépit des efforts accomplis, le plan d’épargne romain de 60 milliards d’euros aura un effet « quasiment nul ». Comme la note de solvabilité de l’Italie a été abaissée, Rome doit payer davantage d’intérêts pour ses obligations de 50 milliards. « L’Italie ne s’est donc pas éloignée d’un millimètre de la situation de faillite par rapport à la situation précédente », a souligné Widmann.

Le budget de la province doit faire face à des hausses de coûts indéniables au niveau de la santé et du personnel. Tôt ou tard, le Tyrol du sud manquera d’argent pour le social, l’économie et bien d’autres mesures de gestion.

« Politiciens : il y en a marre »

La situation politique en Italie, dans un pays à l’économie chancelante, fait l’objet d’un flot de critiques ininterrompues de personnalités italiennes en vue. Samedi dernier, c’est le patron de la marque de chaussures de luxe Tod’s, Diego Della Valle, qui a placé une annonce en pleine page dans les grands quotidiens du pays portant le titre : « Politiciens : il y en a marre ».

Le texte de l’annonce dit qu’il est temps que les politiciens se réveillent et se rendent compte que beaucoup de gens dans le pays ne leur font plus confiance, voire ne les respectent plus. Beaucoup d’Italiens ne veulent plus être représentés par une classe politique qui, à de rares exceptions près, a perdu tout contact avec la réalité et ne sait plus ce dont les gens ont vraiment besoin. Au lieu de cela, les politiciens n’auraient plus en tête que leurs intérêts personnels ou ceux de leur parti. Cela nuit à la réputation de l’Italie et mène le pays à la ruine.

Associations patronales

Les critiques à l’encontre du premier ministre Silvio Berlusconi et de son gouvernement de centre-droit n’ont cessé d’enfler au sein de la population et des décideurs de l‘économie. Ceux qui les émettent reprochent au gouvernement de réagir trop mollement à la crise financière et économique. L’association patronale Confindustria, entre autres, a exigé un plus grand engagement de la part du gouvernement. « Nous en avons marre de passer pour des clowns dans le monde entier », avait en substance déclaré la présidente de la Confindustria, Emma Marcegaglia.

L’association a menacé, vendredi dernier, de quitter la table des négociations menées avec le gouvernement à propos de la maîtrise de la crise si des mesures n’étaient pas rapidement prises pour relancer l’économie, réformer la fiscalité et limiter les retraites et les dépenses publiques. Berlusconi lui-même doit faire face à quatre procès, entre autres pour corruption et des affaires de mœurs.

Lundi dernier, le président de la conférence épiscopale italienne avait fustigé le manque de morale de la classe politique italienne en en appelant à une tempête salvatrice. Le pape Benoît XVI avait, quelques jours auparavant, appelé à un renouveau moral en Italie dans un télégramme adressé au chef de l’État, Giorgio Napolitano.

Crédit photo : MyNeChimKi via Flickr (image sous licence creative commons)

Allemagne : le Bundestag vote le plan de sauvetage de l’euro

Allemagne : le Bundestag vote le plan de sauvetage de l'euro

29/09/2011 – 20h00
BERLIN (NOVOpress) – Les députés de la CDU d’Angela Merkel, du SPD (sociaux-démocrates) et des Verts ont adopté aujourd’hui, par 523 voix pour sur 611 suffrages exprimés, le plan de sauvetage de l’euro.

Ce plan, mis en place en 2010, vise à venir en aide aux pays de la zone euro en difficulté. Notamment, par un élargissement des pouvoirs du Fonds de stabilité financière (FESF) et un accroissement de ses moyens, qui passent de 440 à 780 milliards d’euros.

En adoptant ce plan, Berlin devient le premier contributeur du FESF. C’est ce point qui avait créé beaucoup de tensions en Allemagne et au sien de la majorité d’Angela Merkel. En effet, la « fourmi » germanique ne comprenait pas pourquoi elle devait venir en aide aux « cigales » du sud de l’Europe. Si ce n’est l’impérative solidarité européenne…

Le Parlement autrichien, quant à lui, devrait logiquement suivre le Bundestag lors du vote du même plan demain, vendredi 30 septembre.

A noter que le Bundestage devra prochainement adpoter (ou non) un deuxième plan d’aide à la Grèce, et l’an prochain, un mécanisme de sauvetage permanent qui devrait succéder au FESF.

Autriche : le FPOe bientôt en tête des votes ?

29/09/2011 – 15h00
VIENNE (NOVOpress) – Même si certains l’annonçaient et le prévoyaient depuis un certain, le résultat d’une enquête du quotidien Kronen-Zeitung parmi les instituts publics de sondages risque de créer un mini séisme politique.

Cette étude a montré que, selon les plus études les plus récentes de ces instituts, le Parti de la liberté (FPOe) de Heinz-Christian Strache a de fortes chances d’être le premier parti en Autriche.

Certes, ce résultat n’est pas encore confirmé, mais étant donné les tensions au sein de la coalition SPÖ (socialistes) – ÖVP (conservateurs) actuellement au pouvoir, ce ne sera vraiment pas une surprise si le SPÖ devient la deuxième force politique d’Autriche et l’ÖVP désespérément la troisième…