Grand remplacement en Europe : l’Autriche veut éviter le pire

Polémia continue son tour d’Europe du Grand Remplacement. Après avoir étudié l’emblématique cas de la Suède puis l’inquiétante submersion démographique de la Belgique, l’espoir d’une réaction politique au Danemark, le désastre multiculturel britannique et enfin le suicide de l’Allemagne… c’est au tour de l’Autriche d’être étudiée par Paul Tormenen. La situation y est compliquée mais les dirigeants de ce pays tentent d’éviter le pire !

L’immigration en Autriche a pris ces dernières décennies,comme dans d’autres pays européens, une ampleur inégalée. La transformation rapide et profonde du pays a contribué à amener au pouvoir en 2017 une coalition résolue à donner une nouvelle orientation à la politique migratoire. Bien que le gouvernement dirigé par le chancelier Kurz ait mis un terme anticipé à son mandat, ses premières mesures ont tranché avec le laxisme des gouvernements précédents.

L’immigration en Autriche : une ampleur inégalée dans les dernières années

L’Autriche a connu au cours du 20e siècle plusieurs vagues migratoires. La répression politique et la pauvreté dans les anciens pays communistes d’Europe de l’est ont fait affluer près de 180 000 hongrois en 1956, 162 000 Tchèques et Slovaques en 1968 et 33 000 Polonais en 1981. La guerre lors de la dislocation de la Yougoslavie a également amené dans les années 1990 de nombreux réfugiés dans le pays (1).

Mais c’est à partir des années 1970 que l’immigration a décollé, le nombre de ressortissants étrangers passant de 326 000 en 1978 à 713 000 en 1994. Dans les années 2000, le nombre d’étrangers arrivant chaque année dans le pays a continué à augmenter, passant de 82 000 en 2006 à un pic en 2015, avec 198 000 arrivées (2). Un nombre à rapprocher à la population totale de l’Autriche, 8,2 millions (3).

L’immigration nette (immigration moins émigration) est excédentaire en moyenne de 77 000 personnes par an dans la période 1998-2017.

La proportion d’habitants en Autriche nés à l’étranger est en augmentation croissante : elle est passée de 9,7 %en 2007 à 16,2 %en 2019 (4).Le gouvernement évalue à 22,8 % la population issue de l’immigration (5). Le nombre total d’étrangers est passé de 804 000 en 2007 à 1,395 millions en 2017. Ceci bien que sur le période 2006-2016, la nationalité autrichienne ait été accordée à 1,3 millions de personnes (6).

Une immigration diverse

En dépit de l’importance de l’immigration intra-européenne des années 50 aux années 80, la population étrangère dans le pays est majoritairement non-européenne (à 61%) (7). La population musulmane en Autriche est estimée à environ 700 000 personnes (8).L’Institut démographique de Vienne (I.D.V.) a publié en 2017 un rapport qui met notamment en avant le doublement de la population musulmane de 2001 à 2016. Selon différentes projections réalisées par l’I.D.V., la population musulmane pourrait représenter entre 12 et 30 % de la population totale à l’horizon 2046. Dans cette dernière hypothèse, l’islam serait la religion la plus pratiquée dans la capitale Vienne (9). La politique migratoire choisie par le gouvernement présent et à venir, favorisant soit la mobilité européenne soit la « diversité », est pour les chercheurs de l’I.D.V. un facteur déterminant de l’évolution de la population du pays.
La crise de 2015 subie de plein fouet en Autriche

En raison de sa position géographique, l’Autriche a subi de plein fouet la crise des migrants en 2015. Le pays a été exposé non seulement à l’afflux de migrants venant d’Italie mais surtout de ladite « route des Balkans » (passant par la Turquie, la Grèce, la Macédoine et la Hongrie). Sur la seule année 2015, près d’un million de clandestins ont transité dans le pays. 90 000 y ont déposé une demande d’asile (10).Parmi eux, de nombreux étrangers se sont déclarés mineurs pour se prémunir contre une expulsion. En avril 2017, le ministre de l’intérieur autrichien estimait que près de 40 % des migrants se déclarant mineurs avaient mentis (11).

Le Ministre des affaires étrangères de l’époque, Sébastien Kurz, a fortement critiqué la chancelière allemande pour l’appel d’air qu’elle a provoqué en Europe en ouvrant les frontières de l’Allemagne. Au sein du gouvernement, il ne s’est pas contenté de paroles. Le gouvernement autrichien a fermé en 2016 la route des Balkans. Cette mesure a permis de réduire considérablement les arrivées par cet itinéraire (12). La même année, l’Autriche annonçait qu’elle diminuait de moitié le nombre de migrants accueillis (13).

Une intégration difficile

Plusieurs indicateurs montrent une intégration difficile d’une partie des étrangers dans la société autrichienne :

Les étrangers sont sur-représentés parmi les personnes condamnées pour des délits de droit commun (32,3 % en 2017) (14) et parmi les personnes suspectées de viol (15).
Tout en distinguant les migrants récemment arrivés des étrangers présents depuis plus longtemps sur le territoire, un ancien membre du parlement indiquait en début d’année, que « dans les zones à problèmes, des pères viennois donnent un voile à leurs filles afin qu’elles ne soient pas harcelées » (16).
A l’occasion de la présentation d’un plan pour « plus de sécurité pour les femmes », la Ministre de l’intégration, Karoline Edtstadler, déclarait en janvier 2019 : « Les flux migratoires de ces dernières années nous ont aussi importés des opinions comme l’antisémitisme, l’islamisme radical et, associé à cela, une image des femmes que nous rejetons clairement et qui n’a rien à voir avec nos valeurs. Je dis que c’est plus que cela, c’est associé à une dévaluation complète de la femme » (17).
Sur le marché du travail, les étrangers ont un taux de chômage (10 %) qui est plus du double de celui des Autrichiens (4,2 %) (18).
Les étrangers constituent près de la moitié des bénéficiaires du revenu minimum d’assistance, un tiers étant des réfugiés (19). On constate donc une sur-représentation des étrangers, eu égard à leur poids dans la population, tant dans les chiffres de la délinquance, du chômage que de l’assistanat.

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Affaire Ibiza : qui est derrière le coup monté contre Heinz-Christian Strache ?

Heinz-Christian Strache

19/06/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Par qui Heinz-Christian Strache, vice-chancelier autrichien et chef du Parti de la liberté, a-t-il été piégé ?

La vidéo de ses échanges avec une fausse nièce d’oligarque russe à Ibiza a fait chuter la coalition au pouvoir à Vienne.
Maître de conférences à l’Université Paris-Sorbonne, spécialiste de l’Autriche, Jérôme Segal se penche sur ce dossier.


En Autriche, le FPÖ promet de lutter contre le remplacement de population

Heinz-Christian Strache

Dans un entretien avec le quotidien autrichien Kronen Zeitung publié le 28 avril, le vice-chancelier autrichien promet de poursuivre la lutte contre le remplacement de population. A la remarque du journaliste selon qui il s’agirait là d’un concept d’extrême droite, Heinz-Christian Strache, qui est aussi ministre fédéral de la Fonction publique et des Sports et président du Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ), répond que « c’est un concept de la réalité. Nous ne voulons pas devenir une minorité dans notre pays. C’est légitime et honnête, et aussi profondément démocratique. » Le vice-chancelier fait aussi remarquer à son interlocuteur que « ceux qui ne sont pas de gauche aujourd’hui sont automatiquement qualifiés d’extrémistes de droite ».

Le FPÖ, crédité de 23 % des intentions de vote aux élections européennes, ce qui le placerait troisième derrière son partenaire au sein du gouvernement de coalition, l’ÖVP, parti de centre droit crédité de 34 % des intentions de vote, et derrière les sociaux-démocrates crédités de 26 % des intentions de vote, vise malgré tout la deuxième place. Ce faisant, il continue de faire l’objet d’une entreprise de diabolisation de la part de la gauche et des grands médias, comme les autres partis patriotes en Europe. On lui reproche les vers publiés par un adjoint au maire de la ville de Braunau am Inn, ville natale d’Adolf Hitler qui plus est, dans lesquels cet adjoint membre de la FPÖ compare les immigrants à des « rats étrangers » pour illustrer le danger qu’il y a à mélanger les cultures et les langues.

Mais quand le scandale a éclaté, cet adjoint au maire a démissionné de sa fonction et aussi du FPÖ, fait remarquer Heinz-Christian Strache. En effet, personne ne devrait comparer les gens à des animaux, reconnaît-il volontiers. Cependant « j’ai moi-même été qualifié de “rat” par le chef du groupe des Verts au Parlement de Basse-Autriche. J’attends toujours sa démission », continue le vice-chancelier qui rappelle encore que les électeurs du FPÖ ont été traités de « rats » par l’ancien gouverneur de Styrie, du SPÖ. « J’attends toujours ses excuses et les conséquences à son encontre », se défend encore Strache pour dénoncer le deux poids deux mesures de la gauche face à cette affaire.

Autre élément de la diabolisation permanente, avec recours au point Godwin quand il le faut, le rédacteur en chef du journal télévisé de la télévision publique ORF, Armin Wolf, lors d’un entretien avec Harald Vilimsky, secrétaire général du FPÖ et tête de liste pour les élections européennes, a évoqué ce fameux poème de l’adjoint au maire FPÖ, et, pour illustrer son propos, il a comparé un tract de la branche jeunesse du FPÖ de Styrie à la propagande nazie, en faisant afficher à l’écran un gros plan sur un tout petit fragment de ce tract dénonçant l’islamisation et l’insécurité liées à l’immigration de masse. Vilimsky a dénoncé la malhonnêteté du procédé du journaliste, en lui faisant remarquer que son comportement déontologiquement douteux ne devrait pas rester sans conséquences, ce que la télévision ORF et la gauche dénoncent aujourd’hui comme une menace à l’encontre de la personne d’un journaliste. Mais ce n’est pas la première fois que le FPÖ dénonce le militantisme de gauche de la télévision publique, et la reductio ad Hitlerum des partis de droite nationale dans les médias publics n’est malheureusement pas spécifique à l’Autriche.

Contre ceux qui s’opposent au remplacement de population, tous les moyens sont bons.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 2 mai 2019

L’Autriche envisage de durcir sa politique d’asile

07/03/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
A la suite de nombreux pays européens, l’Autriche souhaite durcir sa politique d’asile, en réaction à l’assassinat d’une assistante sociale par un demandeur d’asile turc en février dernier. Il s’agit de décourager par une série de mesures le nombre de demandeurs d’asile sur son territoire.

Ainsi, le gouvernement souhaite pouvoir procéder à des détentions provisoires, sans passer par un juge, au cas où des suspicions concrètes auraient été établies, démontrant la volonté manifeste d’un demandeur d’asile de commettre une infraction criminelle.

Pour cela, le gouvernement doit proposer un amendement constitutionnel au parlement qui devra le voter avec une majorité élargie (2/3 des voix). Parallèlement, les centres d’accueil seraient renommés « centre de départ »… A quand une approche aussi pragmatique en France ?

Le gouvernement autrichien vérifie tous les binationaux

22/11/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le FPÖ, arrivé au pouvoir en décembre dernier avec les conservateurs, a entrepris de faire vérifier la nationalité de la centaine de milliers de personnes figurant sur les listes électorales turques en Autriche.

Ordonnée par le ministère de l’Intérieur, cette vérification a nécessité l’embauche de 26 personnes rien que pour la ville de Vienne.

La double nationalité est en Autriche un délit. Ainsi, des milliers de citoyens d’origine turque seraient en passe de perdre leur nationalité d’adoption.

Islamisme : l’Autriche agit et la France accueille !

En Autriche, sept mosquées financées par la Turquie ont été fermées et l’expulsion de soixante imams est envisagée.

Pendant que la République laïque accueillait 300 imams étrangers pour combler le manque saisonnier de prêcheurs de tolérance concomitant aux ripailles d’un mois de ramadan victime de son succès grandissant, en Autriche, sept mosquées financées par la Turquie ont été fermées et l’expulsion de soixante imams est envisagée.

« Les sociétés parallèles et les tendances à la radicalisation de l’islam politique n’ont pas leur place dans notre pays », a déclaré Sebastian Kurz. « Ce n’est que le début », renchérit le vice-chancelier et leader du FPÖ, Heinz-Christian Strache. Ça laisse rêveur… Que le jeune chancelier ait ajouté que l’idéologie islamique est, par essence, politique et c’eût été parfait.

Le gouvernement autrichien réagissait ainsi au scandale suscité par la reconstitution de la bataille des Dardanelles, emblématique dans l’histoire de l’Empire ottoman, au sein d’une des principales mosquées de Vienne, la mosquée des Loups Gris, directement liée à la Direction turque des Affaires religieuses et du nom du groupuscule ultranationaliste prônant le panturquisme. Dans cette bergerie, la reconstitution était interprétée par de jeunes garçons habillés en soldats ; camouflage, saluts militaires, drapeaux turcs et, pour la touche réaliste, des enfants enroulés dans le drapeau rouge et croissant dans le rôle des combattants morts au combat égayaient l’innocent décor.

Côté Turquie, les cris d’orfraie pathognomoniques du musulman stigmatisé ne se firent pas attendre : « vague populiste, islamophobie, racisme et discrimination », et ceteri et cetera, piaillait le porte-parole du président Erdoğan pour qui, rappelons-le, « les mosquées sont nos casernes, les coupoles nos casques, les croyants nos soldats, cette armée divine garde ma religion »… Et de dénoncer un ciblage de la communauté musulmane, éternelle victime jamais contente, et une décision constituant une « violation des principes légaux universels, des droits des minorités et de la coexistence éthique ». Grandiose : avec des arguments de ce genre, en les poussant à l’extrême, c’est à croire qu’un musulman envoyé seul sur Mars, se sentira opprimé. À ce stade de mauvaise foi « ès taqya« , ce n’est plus l’hôpital qui se fout de la charité, mais carrément la mosquée qui se fout du djihad armé. Hélas, Erdoğan, pour qui l’« assimilation est un crime contre l’humanité », aboie, mais à Vienne, les imams valsent.

D’Istanbul, en chantre des droits des minorités, celui-ci menaçait encore : « Ces mesures prises par le Premier ministre autrichien sont, je le crains, en train de mener le monde vers une guerre entre les croisés et le croissant. »

Et pendant ce temps, dans la Ville Lumière, après avoir été une salle de spectacle, puis un lieu de massacre commis par les coreligionnaires de M. Erdoğan au nom de leur idéologie commune, voilà que le Bataclan se transforme en mosquée, une mosquée spectacle, où un prosélytisme en rimes sera éructé par une chance pour la France portant le doux sobriquet du deuxième lieu saint de l’islam (Médine), berceau de l’époque la plus sanglante du parcours pacifiste du prophète de la religion d’amour et de paix. Et c’est ainsi que l’Histoire, petit à petit, risque bien, comme le prophétise M. Erdoğan, de se répéter.

Pierre Mylestin

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Les gardes frontières européens en Afrique

Sebastian Kurz

05/06/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Lu sur The New Observer Online, c’est la proposition du chancelier autrichien, Sebastian Kurz, d’occuper le terrain par les gardes frontières de FRONTEX en Afrique afin d’empêcher l’immigration de masse vers l’Europe.

Kurz a déclaré dans un entretien accordé au journal allemand Welt am Sonntag, qu’il y aurait besoin d’un mandat politique clair auprès des gouvernements nord africains pour arrêter le trafic d’êtres humains et éviter les traversées dangereuses au bord d’embarcations non fiables.

Le chancelier suggère que les agents de FRONTEX, dont le nombre devrait augmenter sensiblement, pourraient arrêter les clandestins en dehors du territoire européen et les expédier dans leurs pays respectifs.

Au mois de juillet l’Autriche prend la présidence de l’Union européenne, attendons voir si elle pourra influencer la politique européenne dans ce sens.

La présidence autrichienne de l’UE veut fermer les frontières, par Olivier Bault

L’Autriche prendra la présidence du Conseil de l’UE en juillet après les six mois de présidence bulgare. Le chancelier Sebastian Kurz, qui préside la coalition ÖVP-FPÖ, a annoncé vendredi en conférence de presse les priorités de la présidence autrichienne. Parmi ces priorités, il y aura la lutte contre l’immigration illégale. Kurz souhaite que l’on cesse de parler de relocalisation des demandeurs d’asile à l’intérieur de l’UE et que l’on empêche l’arrivée de nouvelles vagues d’immigrants ! Pour cela, Kurz a indiqué qu’il ne suffisait pas de protéger les frontières mais qu’il fallait renvoyer les immigrants illégaux en Afrique après leur sauvetage en mer, et non pas chercher à les relocaliser vers des pays qui n’en veulent pas.

Une option pourrait être d’étendre le mandat de l’agence européenne de surveillance des frontières Frontex, mais cela dépendra des négociations entre pays européens, y compris lors du sommet sur l’immigration et la sécurité prévu pour le 20 septembre.

Parmi les autres priorités de la présidence autrichienne, il y a aussi l’adhésion à l’UE des pays des Balkans occidentaux, et notamment de la Serbie et du Monténégro.

Ces priorités de la présidence autrichienne de l’UE confirment le rapprochement de l’Autriche avec le Groupe de Visegrád (V4). Un rapprochement amorcé sous le gouvernement précédent avec la fermeture, début 2016, de la route des Balkans aux immigrants clandestins par un effort coordonné de l’Autriche et du V4. Mais depuis la formation d’un gouvernement de coalition des droites sous la houlette de Sebastian Kurz, ce rapprochement s’est accentué, et quand le jeune chancelier autrichien a reçu le Hongrois Viktor Orbán fin janvier, les deux hommes étaient sur la même ligne en ce qui concerne la gestion de l’immigration. L’élargissement de l’UE vers les Balkans occidentaux est aussi un sujet important pour les capitales du V4.

Il faut donc s’attendre à des tensions entre la présidence autrichienne du Conseil de l’UE et la Commission européenne favorable à la politique des frontières ouvertes. Le commissaire grec aux affaires intérieures Dimitris Avramópoulos est intervenu lundi devant le Conseil de l’UE pour mettre en garde le futur gouvernement italien contre un changement de politique en matière d’immigration. « Nous comptons beaucoup sur la contribution italienne et sur le soutien de l’Italie à notre stratégie commune en matière d’immigration », a-t-il indiqué, avant de vanter la politique migratoire du gouvernement Gentiloni, alors que la route de la Méditerranée centrale, passant par l’Italie, semble justement retrouver une certaine popularité chez les candidats à l’émigration illégale vers l’Europe (5 247 arrivées en janvier-février, contre 2 653 en Grèce et 2 306 en Espagne).

Le 6 mars 2017, le même Avramópoulos déclarait à Genève que « les Vingt-Sept auront besoin à l’avenir de six millions d’immigrés ». En décembre 2017, il se fendait d’un article sur le site Politico pour expliquer que les immigrants arrivés illégalement en Europe étaient là pour rester et que nous devions nous y adapter.

La présidence autrichienne de l’UE nous promet donc une intensification du conflit dans l’UE entre les partisans du grand remplacement et les patriotes. Dans un entretien à la télévision hongroise mis en ligne sur le profil Facebook du Visegrád Post, le président du Parlement hongrois a expliqué à ce propos : « Nous avons en face de nous des idiots. »

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 14 mars 2018

Le chancelier d’Autriche souhaite « bâtir des ponts » entre Est et Ouest

01/02/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Lors de leur rencontre à Vienne mardi dernier, le chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz a affiché son entente avec le Premier ministre hongrois Viktor Orban et a annoncé vouloir apaiser les tensions entre Est et Ouest au sein de l’Union Européenne. Effectivement les désaccords se sont multipliés ces derniers mois entre la commission européenne et les pays de l’alliance de Visegrad (à savoir Hongrie, Slovaquie, Pologne, République Tchèque) et notamment à propos de la politique migratoire européenne.

M. Strache a loué l’attitude de la Hongrie qui avait érigé des clotures et déployer des forces de l’ordre pour stopper le passage des demandeurs d’asile en 2015.

Il annonce désormais regretter de n’avoir « pas coopéré plus étroitement et aider la Hongrie au lieu de la critiquer ».

Ces deux dirigeants plaident désormais pour une « Europe de la subsidiarité » qui laisserait plus de compétences aux Etats et aux régions.


Autriche : le gouvernement investi ce lundi. Heinz-Christian Strache a prôné une politique d’immigration zéro

18/12/2017 – AUTRICHE (NOVOpress)
Le nouveau gouvernement autrichien doit être investi ce lundi. Trois ministères de premier plan ont été attribué à des membres du FPO : les Affaires étrangères, l’Intérieur et la Défense.

Le nouveau chancelier, Sebastian Kurz, est un conservateur âgé de 31 ans. Pour avoir la majorité au Parlement, il s’est allié avec le parti populiste qui avait déjà participé à des gouvernements entre 2000 et 2007.

Le leader du FPO, Heinz-Christian Strache s’est prononcé en faveur d’une politique d’immigration zéro. Les deux partis de la coalition ont dénoncé par le passé l’émergence de sociétés musulmanes parallèles en Autriche.


À l’inverse de l’Allemagne fédérale, l’Autriche avance vers une alliance à droite

22/11/2017 – AUTRICHE (NOVOpress)
L’échec des premières négociations pour une coalition en Allemagne fédérale montre que le clivage gauche-droite a encore une existence : c’est en effet notamment en raison de l’opposition entre les Verts et les libéraux de droite que les discussions ont échoué. Sur le papier, la solution pourrait d’ailleurs venir d’une entente à droite : le parti populiste Alternative für Deutschland a offert son soutien sans participation à une coalition minoritaire entre CDU/CSU et les libéraux, à condition que Merkel sorte du jeu. Une proposition qui a été pour l’instant rejetée.

L’Autriche montre que l’entente à droite peut même aller au-delà

Les conservateurs emmenés par Sebastian Kurz mènent des négociations de coalition fructueuses avec les populistes du FPÖ. Certes, le président de la République écologiste met des bâtons dans les roues de la future coalition, en menaçant de mettre des veto sur certains ministres, mais il ne pourra pas s’opposer au choix du Parlement.

Un modèle politique à suivre pour la grande Allemagne ?

Élections en Autriche : les conservateurs arrivent en tête et pourraient gouverner avec les populistes

16/10/2017 – AUTRICHE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les Autrichiens votaient hier pour élire leurs représentants au Conseil national. Les résultats de ces élections législatives sont moins bouleversants que ceux de la récente élection présidentielle, qui avaient vu la débâcle des deux grands partis.

Ce sont les conservateurs qui l’emportent assez largement, avec plus de 31 % des voix

C’est donc l’actuel vice-chancelier, Sebastian Kurz, 31 ans, qui devrait être amené à composer une coalition. Cette mission incombe en effet au parti arrivé en tête. Deux solutions s’offrent à lui. Soit reconduire la grande coalition actuelle avec les sociaux-démocrates, mais le chancelier actuel, le social démocrate Christian Kern, a exclu cette hypothèse, soit se tourner vers le parti des « libéraux », c’est à dire les populistes conduits par Heinz Christian Strache.

Ces deux partis sont en effet dans un mouchoir de poche !

Les résultats officiels donnent le FPÖ légèrement devant le SPÖ, les deux autour de 27 %. Mais c’est sans compter les votes par correspondance qui seront dépouillés jusqu’à jeudi ! Au total, les instituts de sondage placent les sociaux démocrates devant les populistes. Un beau succès quand même pour le parti de Strache, qui gagne 6 points par rapport aux précédentes élections. A noter par ailleurs que les Verts s’effondrent, victimes notamment d’une candidature dissidente.

Le FPÖ est-il en passe de revenir au pouvoir ?

C’est très probable : les populistes sont en position de faiseurs de roi, puisqu’ils pourraient former une majorité tant avec les conservateurs qu’avec les sociaux-démocrates. Mais l’hypothèse la plus crédible est une alliance « noire bleue », entre conservateurs et populistes. Kurz a fait de la maîtrise de l’immigration un important thème de campagne. C’est ce qui lui a permis de remobiliser l’électorat conservateur et de faire retomber le FPÖ. La priorité donnée par les électeurs à la lutte contre l’immigration semble mettre la gauche hors du jeu.

Autriche: le niqab et la burqa interdits dans l’espace public

10/06/2017 – AUTRICHE (NOVOpress)
Les autorités autrichiennes ont finalement approuvé vendredi 9 juin la loi sur l’intégration des migrants dans le pays. Il s’agit d’un texte législatif interdisant, entre autres, le port de la burqa.

Le port du voile islamique intégral dans les lieux publics sera interdit en Autriche à partir du 1er octobre. La violation de cette règle sera punie d’une amende de 150 euros. En outre, la loi introduit des cours d’allemand obligatoires.

Cette interdiction du voile intégral (burqa ou niqab), déjà valable en France, en Belgique, en Bulgarie et dans certaines régions suisses, s’inscrit dans le cadre d’une « loi d’intégration » votée mi-mai par le parlement.



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