Aude Mirkovic : « Les pouvoirs publics ont un double langage sur la gestation pour autrui ! »

Aude Mirkovic

11/09/2019 – FRANCE (NOVOpress)
À l’heure où les députés débattent du projet de légalisation de la PMA pour les femmes en couples et les femmes seules, franceinfo révélait, mardi matin, un projet de circulaire légalisant les enfants nés à l’étranger de GPA. Information démentie par le gouvernement.

Qu’en est-il réellement ?

Réponse d’Aude Mirkovic au micro de Boulevard Voltaire. L’occasion de faire le point avec elle sur les débats qui ont lieu à l’Assemblée nationale.


Aude Mirkovic : « Si nous ne voulons pas du business de la fabrication des bébés, il faut dire NON à ce projet. »

Boulevard Voltaire vient de publier un entretien intéressant avec Aude Mirkovic qui dénonce le projet de remboursement de la PMA – par la Sécurité sociale – à toutes les femmes.

1) Le ministre de la Santé Agnès Buzyn a confirmé, fin juin, que la PMA, qui sera ouverte à toutes les femmes, serait remboursée à toutes. Les députés Valérie Boyer et Pierre-Henri Dumont (LR) dénoncent un dévoiement des principes de la Sécurité sociale. Partagez-vous leur avis ?

Tout à fait. Le but de l’assurance maladie est de permettre aux assurés de faire face à des maladies, des pathologies. Déjà, parmi les soins pris en charge, il est nécessaire d’opérer une hiérarchisation des dépenses en raison de la croissance des dépenses et du déficit récurrent : on assiste à une baisse tous azimuts de l’offre de soins au fil des années. Demandez, par exemple, aux parents des enfants autistes s’ils ont de quoi payer l’ergothérapie dont leurs enfants ont besoin, aux personnes âgées qui n’ont pas de mutuelle complémentaire si elles peuvent remplacer leurs lunettes, et à de nombreuses personnes pourquoi elles ne remplacent pas les dents qui leur manquent. Autant de soins que l’assurance maladie ne prend pas ou peu en charge, faute de moyens. En dernier lieu, la fin du remboursement de l’homéopathie vient d’être décidée au motif que l’efficacité thérapeutique de l’homéopathie ne serait pas prouvée. Je ne me prononce pas sur le point de savoir si l’homéopathie est efficace ou pas, ce n’est pas de ma compétence. En revanche, chacun peut percevoir l’injustice qu’il y a à dérembourser des médicaments au motif que leur efficacité thérapeutique n’est pas prouvée, tout en prévoyant le remboursement total de PMA qui ne s’inscrivent dans aucune démarche thérapeutique, ni prouvée ni même alléguée, puisque les intéressés ne souffrent pas d’infertilité.

2) Le remboursement de la PMA à toutes les femmes susciterait-il d’autres problèmes que cette dérive de la fonction de la Sécurité sociale ?

Il y aurait, notamment, un détournement du rôle de la médecine, dénoncé par plus de 1.700 médecins dans une tribune en ce sens (https://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Ethique/petition-contre-PMA-signee-1-700-medecins-2018-06-01-1200943665). Les médecins deviennent des prestataires de service, sans compter qu’inséminer une femme fertile par un donneur fertile ne requiert aucune compétence médicale : la blouse blanche ne suffit pas à donner un caractère médical à une prestation devenue un business. Et cela ne concerne pas seulement les femmes seules ou en couple de femmes : le projet de loi offre la PMA non seulement à toutes mais à tous, y compris les couples fertiles qui pourront recourir à la PMA et au don de gamètes dans une branche ou les deux si tel est leur choix. La PMA pour les femmes est l’arbre qui cache la forêt : le projet est celui de la « procréation sans sexe pour tous », comme le dit explicitement le rapport parlementaire du député Jean-Louis Touraine. Le but est d’organiser la production industrielle de l’humain avec, bien entendu, programmation et sélection des enfants pour réaliser le projet du ou des adultes en désir d’enfant. En effet, si un couple fertile recourt à la PMA, ce n’est pas pour avoir un enfant sans plus – ce qu’ils peuvent faire tout seuls. C’est pour avoir tel enfant qui correspond à tel projet. Si nous ne voulons pas du business de la fabrication des bébés, il faut dire NON à ce projet.

3) Une manifestation nationale unitaire contre le projet de loi bioéthique est prévue, le 6 octobre 2019, à Paris. Pensez-vous que cette mobilisation puisse contribuer à enrayer le mouvement « progressiste » qui nous entraîne aujourd’hui vers la PMA pour toutes remboursée par la Sécurité sociale, demain vers la GPA ?

Bien sûr qu’elle le peut ! Ce projet va à l’encontre de la justice en privant légalement certains enfants de père, et de la dignité humaine par la programmation et sélection des enfants en fonction du projet parental qu’ils sont sommés de satisfaire ou de telle ou telle préférence personnelle recherchée par les adultes. Il est encore possible de contribuer à une prise de conscience, encore faut-il que chacun s’y mette : il est possible, par exemple, de commander gratuitement un petit livret explicatif sur le site www.pmagpa.fr. À chacun de le lire et de le donner ensuite à quelqu’un. C’est à la portée de tous ! Et offrir ne serait-ce qu’un seul livret à une seule personne sera plus efficace que des heures de lamentations !

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Aude Mirkovic : « La prise en charge de la PMA par l’assurance maladie : une grave injustice faite aux malades ! »

Dans une tribune publiée dans Libération, Thierry Beaudet, président de la Mutualité française, plaide pour un remboursement de la PMA par les mutuelles en plus de l’assurance maladie. Pour Aude Mirkovic, il s’agit purement et simplement d’un acte militant.

Explications dans les colonnes de Boulevard Voltaire.

Le président de la mutualité française, Thierry Beaudet s’est fendu d’une tribune dans Libération.
Il proposait aux mutuelles de couvrir à 100 % les frais liés à la PMA pour les couples de femmes ou les femmes célibataires.
Que pensez-vous de cette initiative ?

Il est facile d’être généreux avec les deniers publics. En l’état, le gouvernement annonce la prise en charge à 100 % de la PMA non thérapeutique, pour des personnes qui ne sont pas en situation d’infertilité. Cette prise en charge à 100 % ne nécessiterait pas de complément de la mutuelle. Il s’agit tout simplement de la promotion de la PMA non thérapeutique. C’est un acte militant.
De plus, chaque mutuelle est libre de faire ce qu’elle veut. Par conséquent, il n’est pas possible de s’engager pour les mutuelles en général.

Si la PMA pour les couples de femmes et pour les femmes célibataires devient complètement remboursable, la PMA ne devient plus un soin, mais une sorte de prestation à la personne.
Il n’y a plus besoin d’être infertile pour avoir recours à une PMA.

C’est pour cela que le projet est vendu comme la PMA pour toutes, les femmes célibataires et les couples de femmes, mais en réalité c’est la PMA pour tout le monde. Les femmes seules et les couples de femmes sont numériquement assez peu nombreux. La cible réelle du grand marché de la procréation est en réalité les couples hommes-femmes fertiles qui sont numériquement les plus nombreux et qui seraient concernés par ces PMA non thérapeutiques.
L’article 1er du projet de loi qui vient d’être transmis au Conseil d’État est clair. Il supprime la condition d’infertilité thérapeutique pour les couples hommes-femmes.

La PMA devient une prestation, elle n’est plus du tout un soin. Y a-t-il un risque que les parents puissent pratiquer des FIV, choisir le sexe ou la couleur des yeux de leur enfant ou encore faire appel à des donneurs ?
S’oriente-t-on vers une espèce d’ultra libéralisation dans un véritable marché de la naissance ?

On s’oriente tout à fait vers cela. Si un couple fertile choisit de recourir à la PMA, ce n’est pas pour avoir un enfant sans plus. Il peuvent le faire tout seul. C’est pour avoir tel enfant qui correspond à tel projet.
D’ailleurs, le projet de loi dans son état actuel ouvre le double don de gamètes. Aujourd’hui, on peut recourir à un don de sperme ou un don d’ovocyte, mais pas les deux à la fois. L’enfant est relié biologiquement à au moins un des parents. Le projet permet donc à des gens de recourir au don de gamètes dans une branche ou dans les deux branches pour optimiser les chances d’avoir un enfant comme ceci ou comme cela.
Ce projet organise forcément la programmation d’enfants plus ou moins sur mesure, le moins imparfait possible si on ne peut pas totalement planifier l’enfant parfait.
D’un point de vue anthropologique, cela pose problème. Cela n’a strictement rien à faire dans les deniers de l’assurance maladie. Que ce soit les femmes célibataires, les couples de femmes ou les couples fertiles hommes-femmes, aucun ne souffre d’infertilité pathologique.
Annoncer la prise en charge par l’assurance maladie de ces PMA est une grave injustice.
L’accès aux soins est de plus en plus minimisé de façon multiple. Des listes entières de médicaments sont retirées du panier des soins remboursables. Le ticket modérateur est augmenté pour de nombreuses maladies. On met fin au remboursement de médicaments considérés comme n’étant pas assez efficaces. Et on s’apprête à prendre en charge des soins qui ne correspondent à aucune pathologie. Cela se fera forcément au détriment de la prise en charge des maladies et donc des malades.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Durant trois jours, Robert Ménard fera de Béziers la capitale de la droite

Rendez-Vous de Béziers

05/04/2016 – BEZIERS (NOVOpress) : Robert Ménard l’avait annoncé, il l’a fait : la droite aura ses assises à Béziers du 27 au 29 mai 2016. Intitulées « Le Rendez-Vous de Béziers », ces trois journées sont surtitrées : « Pour ne pas attendre 2022 ! » Une référence à tous ceux qui pensent qu’on peut d’ores et déjà faire le deuil de la présidentielle 2017.

« Qu’est-ce que la droite ? Que veulent ceux qui s’en réclament ? Et, surtout, que ne veulent-ils plus ? Famille, identité, économie, Europe… nous aborderons tous les sujets et, surtout, vous aurez la parole, explique Robert Ménard. La parole pour envoyer un message à tous ceux qui briguent nos suffrages, pour leur dire : voici précisément les idées que vous devez défendre, les propositions sur lesquelles vous devrez vous engager. Voici le programme minimum de salut public pour le quinquennat à venir ! »

Un site dédié vient d’être mis en ligne. Il détaille l’organisation en tables rondes thématiques d’où sortiront « 50 mesures patriotes pour ne pas se tromper de droite » qui seront présentées le dimanche matin. Une quarantaine d’intervenants sont déjà annoncés et la liste n’est pas exhaustive, loin de là…

On y trouve déjà, entre autres, Denis Tillinac (qui introduira les débats), Charles Beigbeder, Arnaud Dassier, Christophe Geffroy, Claude Chollet, Elisabeth Lévy, Gilles-William Goldnadel, André Bercoff, Béatrice Bourges, Ludovine de la Rochère, Aude Mirkovic, Guillaume de Prémare, Frédéric Pons, Philippe Bilger, Xavier Raufer, Thibault de Montbrial, Jean-Paul Brighelli, Xavier Lemoine, Chantal Delsol, Alain de Benoist, Hervé Juvin, Bernard Lannes, Eugénie Bastié, etc.

La table ronde sur l’immigration devrait être particulièrement suivie : elle réunira en effet Jean-Yves Le Gallou, Renaud Camus, Ivan Rioufol et Jean-Paul Gourévitch !

Ce Rendez-Vous de Béziers se tiendra dans plusieurs lieux de la ville (Palais des congrès, Théâtre des franciscains, Théâtre municipal, Salle des abbés) et est organisé en partenariat avec Valeurs actuelles et Boulevard Voltaire.

Il reste à connaître la liste des hommes politiques qui feront le déplacement de Béziers. Elle est pour le moment tenue secrète…