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Attentats du 13 novembre : Il y a trois ans, des commandos islamistes frappaient en plein coeur de Paris

13/11/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Il y a 3 ans, l’horreur frappait Paris en six endroits.

Salle de concert, terrasse de restaurants et de bars et les abords du Stade de France, autant de lieux festifs visés par les pires attentats islamistes que la France ait jamais connus.

Ce soir du 13 novembre 2015, neufs hommes attaquent la capitale et Saint-Denis faisant 130 morts et plus de 350 blessés. Trois commandos djihadistes qui agissent quasi simultanément. D’abord le stade de France où se déroule un match amical entre la France et l’Allemagne. Trois explosions, trois kamikazes, un homme est tué.

Des fusillades éclatent dans les 10ème et 11ème arrondissement de Paris, les terrasses de la Belle Équipe, du Carillon, le Petit Cambodge ou Casa Nostra, 39 personnes vont tomber sous les balles des terroristes.

Quatre d’entre eux font irruption en plein concert au Bataclan. Fusillade, prise d’otages, assaut des forces de l’ordre : 90 personnes vont perdre la vie. Des attentats très vite revendiqués par le groupe État islamique.

Trois ans après, l’enquête entre dans sa dernière ligne droite et devrait être bouclée d’ici un an. Un procès pourrait avoir lieu en 2020. Les investigations ont mis à jour une cellule djihadiste ayant des ramifications à travers l’Europe, essentiellement en Belgique. Onze suspects sont aux mains de la justice et mis en examen, à commencer par Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos. Placé à l’isolement à la prison française de Fleury-Mérogis, le détenu le plus surveillé de France continue de justifier ces attaques.


Interview de Patrick Jardin, père d’une victime du Bataclan : « Ces morts auraient pu être évités et trois ans après rien n’a changé »

Patrick Jardin a perdu sa fille Nathalie dans le massacre du Bataclan. Le Monde a consacré un article à sa « haine », le journaliste Claude Askolovitch l’a qualifié d’homme « qu’on ne peut pas aider » parce qu’il refuse de se soumettre au discours obligatoire de l’islam « religion de paix » et à l’éloge du vivre ensemble.

— Le 13 novembre, c’est la date anniversaire tragique, trois ans après, de la tuerie islamiste du Bataclan. Votre fille Nathalie, 31 ans, éclairagiste de la salle de concert, est morte ce soir-là. Connaissez-vous aujourd’hui les circonstances de la mort de votre fille ?

— Non. Aujourd’hui je ne sais toujours pas ni où exactement, ni comment est morte ma fille. Je sais qu’elle avait réglé tous ses projecteurs puis qu’elle était partie à l’Opéra Rock à côté, boire un verre. Je sais aussi que dès qu’elle a entendu les premiers coups de feu elle est retournée à l’intérieur du Bataclan alors que le patron de l’Opéra Rock a tenté de l’en empêcher. Elle lui a dit : « J’ai mes potes qui y sont, il faut que j’y retourne. » Je crois que ce sont ses dernières paroles.

— Qui était Nathalie ?

— C’était une fille brillante et passionnée avec un cœur énorme. Elle a eu son bac S avec mention, elle a fait l’EFAP, l’école des attachés de presse, puis un doctorat de communication et enfin une école d’ingénieur lumière. Elle était passionnée par son boulot et par la musique. Elle était joyeuse, drôle, entière, elle savait ce qu’elle voulait. Ma fille était quelqu’un de formidable.

— Tout au long de cette nuit de cauchemar et le jour suivant, vous avez cherché votre fille sans relâche. Le lendemain dimanche, alors que vous n’avez toujours aucune information de toute la journée, vous vous trouvez fortuitement en présence du Premier ministre Manuel Valls et du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Vous dites : « Ce jour-là j’aurais dû mettre mon poing dans la figure de Valls. »

— Oui, car j’étais dans la détresse et je pensais bêtement qu’en m’adressant à lui il m’aiderait à retrouver Nathalie. Mais, lui, la seule chose qui lui importait, c’était que je ne fasse pas un scandale devant les caméras. Il était très préoccupé de cela. J’ai été choqué par son attitude, par la maladresse et la bêtise d’un Premier ministre face à l’une des victimes d’un terrorisme dont il est en grande partie responsable.

— Vous affirmez que les terroristes ont torturé et égorgé les victimes du Bataclan. Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer cela ?

— Il y a des témoignages de policiers consignés dans les 1 417 pages du rapport de la commission d’enquête parlementaire. De même plusieurs des hommes du RAID qui sont entrés dans le Bataclan avec la BRI sont ressortis en vomissant, indiquant que ce qu’ils avaient vu était « épouvantable ». Alors que ce sont des hommes rompus à toutes les situations, ils ont affirmé n’avoir jamais vu de choses aussi terribles. Enfin au procès de Jawad Bendaoud, le logeur des terroristes, le père de l’une des victimes est venu témoigner en pleurs à la barre disant que lorsqu’il est allé reconnaître le corps de son fils à la morgue il n’avait plus d’yeux dans les orbites.

— Vous n’observez pas le discours obligé des proches de victimes des attentats : « Vous n’aurez pas ma haine », « Au nom du vivre ensemble », etc. Pourquoi ?

— Parce que je ne peux pas comprendre que l’on puisse pardonner à ceux qui ont perpétré un tel carnage et de telles souffrances. Et puis pour pardonner il faut que l’on demande pardon, or ce n’est pas le cas, loin de là. Certains musulmans se sont même réjouis de ces attentats et cela me révolte.

— Savez-vous si d’autres parents de victimes d’attentats sont dans le même état d’esprit que vous ?

— Non, je ne pense pas. Il y en a qui se battent au quotidien avec leurs avocats mais je n’en connais pas d’aussi virulent que moi. Je ne leur en veux pas, chacun se bat avec ses propres armes et sa propre sensibilité.

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Faire barrage au concert de Médine ! Une interview de Caroline-Crista Bernard, témoin des attentats du Bataclan

Caroline-Christa Bernard, membre d’une association de victimes du Bataclan et témoin des attentats du 13 novembre, s’oppose au concert de Médine au Bataclan et nous parle de la mobilisation qui enfle chaque jour. Avec désormais l’organisation d’une manifestation le 19 octobre devant la salle de concert.

— Le 13 novembre 2015, vous étiez dans l’immeuble du Bataclan, à 2 mètres de la salle de concert. Vous êtes aujourd’hui très en colère contre la venue du rappeur Médine au Bataclan qui se défend de soutenir le djihad. Qu’est-ce qui vous scandalise exactement ?

— Pendant 10 ans, j’ai habité dans l’immeuble de l’administration du Bataclan, à quelques mètres de la salle de concert. Le 13 novembre 2015, j’étais dans mon appartement lorsque les premières détonations ont retenti au pied de notre immeuble. Je suis descendue dans les bureaux de l’administration au rez-de-chaussée pour prendre des nouvelles de l’équipe. Toutes les lumières étaient allumées mais il n’y avait personne dans les bureaux à l’exception d’un homme mort sur le sol. Je suis alors sortie dans la rue pour chercher des secours mais c’était le chaos sur les trottoirs avec des corps allongés devant le théâtre du Bataclan, le bus des artistes criblé de balles, des mares de sang et les cris des personnes qui s’enfuyaient de la salle. La pizzeria située au pied de notre immeuble a servi d’hôpital d’urgence en accueillant de nombreux blessés. Et des victimes ont agonisé dans des cours d’immeubles avoisinant le Bataclan. Nous avons vu les images de ces cours d’immeubles ensanglantées où la majorité des victimes n’ont pas survécu malgré tous les soins prodigués par les habitants de ces immeubles, notamment les enfants qui ont porté secours aux victimes en apportant des verres d’eau et des produits de première nécessité.

Ce qui me scandalise d’abord à l’annonce des concerts de Médine au Bataclan, c’est que cela fait resurgir le souvenir des terribles souffrances endurées par les victimes. C’est aux victimes que je pense en premier, à toutes ces personnes qui ont tellement souffert le soir de l’attentat, à ces innocents qui ont été froidement abattus ou qui ont subi des actes de torture de la part des terroristes car nous savons aujourd’hui qu’il y a eu des égorgements, des éventrements et d’autres atrocités à l’intérieur du théâtre. Des victimes qui, de plus, ont été abandonnées par les autorités, les militaires en faction devant le Bataclan ayant refusé d’intervenir dans la salle de concert sur ordre de leur hiérarchie. La venue de Médine au Bataclan est à mes yeux une offense supplémentaire infligée aux victimes du 13 novembre 2015. Cette salle de concert a été le lieu d’un attentat islamique sanglant et il est indécent qu’un rappeur islamiste vienne y chanter des titres qui prônent le djihad, des « fatwas sur la tête des cons », la « crucifixion des laïcards comme à Golgotha », le port du voile islamique et la primauté du coran sur les lois de la République française.

— Parlez-nous de la campagne de mobilisation : pétitions, articles, réseaux sociaux, médias et mêmes représentants politiques. Riposte Laïque publie des articles tous les jours, Génération Identitaire a déployé une banderole devant la salle de concert. C’est organisé ou c’est en ordre dispersé ?

— C’est l’association « Génération Identitaire » qui s’est mobilisée en premier pour dénoncer la programmation du rappeur Médine au Bataclan en publiant très rapidement des vidéos d’information sur ce sujet sur Youtube. Ces vidéos sont très documentées puisque le parcours de Médine y est détaillé, notamment ses affinités avec la mouvance islamiste en France. Médine est à la fois un ami de Tariq Ramadan, des Frères musulmans et de la militante franco-algérienne Houria Bouteldja. L’information a ensuite été relayée massivement sur les réseaux sociaux. Les textes haineux, racistes et violents de Médine ont été diffusés sur Facebook et Twitter suscitant à la fois la colère et l’indignation des internautes. Les sites de ré-information comme Riposte Laïque et Résistance Républicaine se mobilisent également en publiant des articles sur ce scandale avec chaque jour des lecteurs de plus en plus nombreux. Aujourd’hui Patrick Jardin, le père de Nathalie qui travaillait comme éclairagiste au sein de l’équipe du Bataclan dans mon immeuble et qui est décédée le 13 novembre 2015, est désormais en première ligne de cette résistance pour exiger l’annulation des deux concerts de Médine. Patrick Jardin a saisi plusieurs avocats chargés du dossier et il lance un comité de soutien en vue de rassembler un maximum de personnes pour faire barrage à la venue de Médine au Bataclan.
(Lire la suite sur www.present.fr)

Propos recueillis par Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 24 août 2018

Attentats du Bataclan : vers un scandale d’état ?

12/06/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Dix-sept victimes ou familles de victimes se sont constituées en collectif pour demander des comptes à l’Etat en portant plainte pour « non-assistance à personne en péril ».

En effet, huit soldats de l’opération Sentinelle, équipés de fusils d’assaut, ne sont pas intervenus sur ordre de leur hiérarchie, alors qu’ils étaient à portée des terroristes islamiques.

Nul doute que le bilan aurait été moins lourd si ces militaires avaient pu intervenir.

Une Commission d’enquête, présidée par George Fenech, avait déjà tenté de faire la lumière sur ce point, mais sans succès. Ce sera désormais à la justice de trancher.


Médine au Bataclan, l’insupportable soumission, par Ivan Rioufol

Abjecte, insupportable, lâche, imbécile : la décision des responsables du Bataclan d’inviter pour deux concerts, en octobre, le rappeur islamiste Médine est tout cela à la fois. Il faut être imperméable à toute décence pour convier un “artiste” qui a promu le jihad, dans ce lieu parisien où furent assassinés à la kalachnikov 90 spectateurs, le 13 novembre 2015, par trois bourreaux dépêchés par l’Etat islamiste. Imaginerait-on un spectacle des choeurs de l’armée allemande reprenant Heili Heilo dans le sanctuaire d’Auschwitz ? Médine, dont le nom est d’abord celui de la ville où Mahomet a transmis les versets les plus guerriers du Coran, est un militant de l’islam politique. Tariq Ramadan fait partie de ses fréquentations. Le rap doit notamment à cet havrais d’origine algérienne le texte de “Don’t Laïk” : “Crucifions les laïcards comme à Golgotha”; “J’mets des fatwas sur la tête des cons”, etc. Médine est soutenu dans ce scandale par le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), la France Insoumise (Danièle Obono) ou le comique Yassine Belattar, conseiller d’Emmanuel Macron pour les banlieues.

Médine illustre parfaitement ce que dénonçait en 2007 le rappeur Doc Gynéco quand il déclarait : “Le rap s’est islamisé (…) C’est un peu le bras musical armé du jihad”. Déjà le 13 novembre 2016, à la réouverture de la salle de concert, deux chanteurs des Eagles of Death Metal, le groupe américain qui se produisait le soir du carnage, avaient été refoulés du Bataclan par la direction au prétexte notamment de déclarations antimusulmanes. Sting, l’invité vedette, avait chanté une chanson intitulée Inchallah, après avoir fait connaitre son “empathie pour les migrants”.

Cette bassesse de la direction du Bataclan est le produit d’un poison qui s’infiltre dans la société : celui de la soumission à une idéologie qui joue sur sa victimisation pour imposer sa brutalité. Inviter Médine, c’est récuser tout lien entre islamisme et terrorisme. Certes, Médine n’a rien à voir avec les jihadistes du 13 novembre. Toutefois le rappeur partage une même idéologie qui invite à rejeter, mépriser, voire combattre tout ce qui n’est pas musulman. Laisser croire que sa présence au Bataclan permettrait de “banaliser cette salle” (Belattar) laisse surtout comprendre que sa prestation banaliserait la tragédie en effaçant ses traces jihadistes.

Dans cette même logique, des élus du Front de gauche se sont récemment opposés à la ville de Montfermeil (Seine-Saint-Denis), coupable d’avoir désigné le colonel Beltrame, sur une plaque, comme une “victime du terrorisme islamiste”. L’omerta sur le scandale de jeunes filles violées de Telford (Grande-Bretagne) tient beaucoup au fait que le gang incriminé fait partie de la minorité indo-pakistanaise. Dans tous les cas, les communautés islamiques ne doivent pas être mises en cause, selon les règles de la bien-pensance. Concernant Médine, c’est la “fachosphère”, ainsi nommée par ceux qui rampent et collaborent, qui la première s’est indignée de la programmation du Bataclan, avant d’être rejointe par les Républicains, puis par quelques membres de la République en marche, comme Aurore Bergé, porte-parole du groupe à l’Assemblée. Reste que la gauche, dans son ensemble, garde un silence qui résume sa capitulation.

Ivan Rioufol

Texte daté du 11 juin 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Médine veut faire son jihad au Bataclan, par Caroline Parmentier

Une fois de plus ce qui contrarie nos gros médias, Jean-Jacques Bourdin en tête lundi matin sur RMC, ce n’est pas le concert « Jihad » du rappeur islamiste Médine au Bataclan, c’est que la « fachosphère » mobilise. Et ça c’est grave.

Après l’annulation du rappeur Black M à Verdun, Le Monde s’inquiète que « la droite et l’extrême droite aient dans le viseur » (on notera le vocabulaire guerrier utilisé à dessein contre ceux qui ne sont pas des terroristes) le rappeur Médine dont il nous dit que c’est devenu un bon garçon un rien « bravache » aux « textes progressistes » qui prône en réalité « le jihad intérieur »…

Sa présence sur la scène de cette salle où 90 personnes ont été massacrées le 13 novembre 2015 par la barbarie islamiste, est profondément choquante. Autant que la complaisante soumission médiatique qui l’accompagne. Médine qui se présente comme une « islamo-caillera », est l’auteur d’une chanson « Don’t laïk », sortie une semaine avant les attentats de Charlie Hebdo dans laquelle il déclare « Crucifions les laïcards comme à Golgotha, le polygame vaut bien mieux que l’ami Strauss-Kahn […] », « J’mets des fatwas sur la tête des cons » ou encore « Je me suffis d’Allah, pas besoin qu’on me laïcise ».

Précisons que Médine était venu expliquer les textes de sa chanson devant une assistance recueillie lors d’un séminaire à l’ENA en 2017 ! En 2015, Libération avait dressé de lui un grand portrait amoureux dans lequel le rappeur se décrivait comme un « musulman laïc », qui vote « à gauche ».

De Laurent Wauquiez qui évoque un « sacrilège contre les victimes » à Marine Le Pen, « La complaisance ou pire, l’incitation au fondamentalisme islamiste, ça suffit ! », en passant par Ciotti, Retailleau, Hortefeux, c’est l’union sacrée. « La polémique a été lancée par l’extrême droite », s’indigne Europe 1. En effet toute la « réinfosphère » est montée au créneau, une pétition « Non au rappeur Médine » ainsi qu’une page Facebook a été lancée à l’initiative de l’identitaire Damien Rieu qui avertit : « Nous ne laisserons pas faire. »

La direction du Bataclan reste sourde pour l’instant aux protestations. Le responsable des concerts et tournées de Médine, Eric Bellamy, de la société Yuma Prod, persiste et signe : « Nous maintenons les concerts comme prévu. Franchement, je ne comprends pas. Médine s’est expliqué plusieurs fois sur le morceau “Don’t laïk”. Il n’y a aucune ambiguïté dans ce qu’il dit. Il a même écrit un texte magnifique sur le Bataclan auquel tout le monde a adhéré. »

A gauche on proteste mais de façon très modérée ou isolée. Le député LREM Aurore Bergé a exprimé son « malaise » : « Ses paroles sont, ni plus ni moins, un appel au meurtre. Cela s’appelle un constat. Maintenant préparons-nous aux procès d’intention et à la victimisation. »

Les avocats Bernard Benaïem et Caroline Wassermann, qui défendent une dizaine de familles de victimes du Bataclan, ont lancé un recours pour faire annuler les concerts, en vertu du risque de « trouble à l’ordre public » et de la notion d’« ordre public moral » et ont adressé un courrier à la Préfecture et au ministère de la Culture.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 11 juin 2018