À Étampes, une messe intercultuelle après les attentats… l’imam absent

17/11/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Étampes, église Saint-Basile, dimanche matin. Environ 200 personnes ont assisté à la messe intercultuelle organisée par le père John, prêtre catholique, qui avait invité les autres communautés religieuses de la ville et les élus à prier pour les victimes des attentats. Les responsables de la mosquée d’Etampes-Centre se sont fait excuser par communiqué. vous avez dit Vivre-Ensemble ?

Tareq Oubrou : « Qu’est-ce qu’attend Manuel Valls pour fermer certaines mosquées ? »

17/11/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Tareq Oubrou, écrivain et imam français (à Bordeaux) né au Maroc, est connu pour ses prises de position publiques en faveur d’un islam libéral. Il plaide pour une “visibilité discrète” de la religion musulmane et considère que la lecture du Coran doit être réactualisée, de même que l’enseignement du monde musulman à l’école. Interrogé par Jean-Jacques Bourdin, il approuve la fermeture des mosquées radicales, au nom du respect de la loi française.

Attentats : l’heure du bilan a sonné, par Jacques Sapir

Source : Sputnik
Les attentats qui ont endeuillé Paris le vendredi 13 novembre nous horrifient et nous révoltent. Certes, ce n’est pas la première fois que Paris est ainsi ensanglanté. Le souvenir de la tragédie qui s’était déroulée à la rédaction de Charlie-Hebdo et au magasin Hyper-Casher est encore frais dans nos mémoires.

Cependant, les carnages de ce 13 novembre marquent un saut qualitatif dans l’horreur et l’abjection. Le temps du deuil et du recueillement dû aux victimes et à leurs proches s’impose. Le temps de la réflexion viendra ensuite, et il sera suivi par le temps de l’action. La sourde colère qui anime aujourd’hui le peuple français ne s’éteindra pas. Ce crime exige un châtiment. Cependant, cette colère pourrait aussi se dévoyer ou être manipulée. Encore une fois, oui, la réflexion s’impose.
Le Président de la République, M. François Hollande, a appelé à l’Union nationale. Il a été suivi en ce discours par le gouvernement et la quasi-totalité de la classe politique. Fort bien ; mais cela ne doit pas nous empêcher de poser certaines questions. Car s’il entend jouer sur l’émotion pour fuir l’exigence légitime d’un bilan de ses actes, qu’il sache que cette Union nationale se déchirera alors rapidement.

Un bilan de la politique de sécurité
Il faut d’abord faire le bilan des actes de ces dernières années en matière de sécurité intérieure. Une priorité a été donnée aux moyens d’écoute et d’interception électroniques, et ceci au détriment du renseignement humain. Or, la collecte des informations ne vaut que si l’on se donne les moyens de les exploiter et de les corréler.

Il n’est pas sûr que même si un effort plus important avait été fait dans le domaine du renseignement humain, on aurait pu éviter la tragédie du 13 novembre. Il convient de savoir qu’en matière de renseignement il n’est jamais de certitudes à 100 %. Cependant, le fait que l’on ait sacrifié l’humain à l’électronique a probablement été une erreur. Les moyens du Parquet antiterroriste, le nombre et la formation des enquêteurs de terrain ont été insuffisants.
De ce point de vue, la « loi sur les écoutes » qui a été votée ce printemps dans la foulée des attentats de janvier dernier a probablement été un pas dans la mauvaise direction. Il faut entendre ce qu’a dit, sur diverses antennes et dans divers médias, le juge Trevidic. Les moyens humains n’ont pas été développés à la mesure des moyens de collecte électronique, et ce déséquilibre a fragilisé l’ensemble de la structure de notre renseignement.
Ceci peut être étendu à l’ensemble de notre effort de défense, comme l’indique le général Desportes. Sur ce dossier, il est clair que des réponses convaincantes devront être données par le gouvernement s’il veut espérer que se maintienne cette union nationale. Bien sûr, le présent gouvernement ne porte pas l’entière responsabilité de la situation. Les coupes drastiques ont commencé sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Mais le gouvernement est le gouvernement, et il assume, s’il n’a pu ou voulu les renier, les politiques de ses prédécesseurs.

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Terrorisme. Bachar el-Assad : « La France a connu ce que nous vivons en Syrie depuis cinq ans »

16/11/2015 – MONDE (NOVOpress)
Suite aux attentats de Paris, retrouvez les propos tenus par Bachar El-Assas sur le terrorisme devant une délégation française dirigée par le député Thierry Mariani, ainsi que lors d’une conférence de presse.

« La France a connu ce que nous vivons en Syrie depuis cinq ans », a dit le chef de l’État syrien devant une délégation française dirigée par le député Thierry Mariani. Le président Assad a rappelé qu’il avait « averti » sur ce qui allait se passer en Europe il y a trois ans, et qu’il avait conseillé à l’époque aux Occidentaux de « ne pas prendre à la légère ce qui se passe en Syrie ». « Malheureusement, les responsables européens n’ont pas écouté », a-t-il ajouté.
Le président syrien est resté intraitable, malgré l’ampleur de l’attaque du vendredi 13 novembre à Paris. Il a de nouveau exclu toute collaboration sécuritaire avec la France, notamment en matière de lutte antiterroriste, sans collaboration politique préalable.

https://youtu.be/pxzk3H7vewI

Attentats : l’état d’urgence, qu’est-ce que cela implique ?

16/11/2015 – FRANCE (NOVOpress)
C’est la première fois que l’état d’urgence est décrété sur tout le territoire national. Face aux terribles attentats de vendredi dernier, Hollande a pris cette mesure exceptionnelle, qu’il a décidé dans la foulée de prolonger de trois mois. Si la mesure peut se comprendre dans le contexte il faut rester vigilant quant à ses dérives possibles, notamment dans le domaine politique t de la liberté de la presse.

À la suite des attentats de Paris, François Hollande a décrété l’état d’urgence sur tout le territoire, un fait rarissime. Cette procédure d’exception a été utilisée pour la dernière fois en 2005, pendant les émeutes en banlieue, elle renforce les pouvoirs des autorités. En début d’après-midi samedi, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a détaillé le contenu des mesures prises par décret dans le cadre de l’état d’urgence.

L’exécutif et les forces de police pourront désormais :
• Instaurer un couvre-feu dans des lieux qui pourraient être exposés de manière importante à des troubles publics
• Restreindre la circulation des personnes ou des véhicules dans des lieux et des horaires déterminés
• Instituer des zones où le séjour des personnes est réglementé
• Interdire l’accès à un département à toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics
• Assigner à résidence toute personne dont l’activité s’avère dangereuse pour la sécurité et l’ordre public
• Réquisitionner des personnes ou des biens si le maintien de l’ordre le nécessite
• Ordonner la fermeture provisoire des salles de spectacle, débits de boissons et lieux de réunion de toute nature
• Interdire les réunions de nature à provoquer ou à entretenir le désordre
• Obliger les propriétaires d’armes à les remettre aux autorités
• Autorise les perquisitions à domicile de jour et de nuit
• La prise de mesures pour assurer le contrôle de la presse et des médias
Le ministre de l’Intérieur a rappelé que le rétablissement des contrôles aux frontières était effectif depuis vendredi. Les aéroports et les ports vont faire l’objet de mesures de sûreté particulières, ainsi que les axes routiers. 5,5 compagnies de CRS, 230 gendarmes, 1500 militaires viennent par ailleurs renforcer les effectifs engagés.