Le procès oublié de l’islamisme et ses valets, par Ivan Rioufol

La France, terrorisée par un virus, est-elle armée pour faire face à l’islam qui tue ? Le procès des attentats du 13 novembre 2015 (130 morts, à Saint-Denis et Paris) s’est ouvert mercredi à Paris et durera neuf mois. Il racontera l’horreur de ce vendredi soir. Un commando de dix djihadistes, dépêchés par l’État islamique en Syrie, faucha à la kalachnikov des vies sur des terrasses de bistrots (Le Carillon, Le Petit Cambodge, À la bonne bière, La Belle Équipe, Cosa Nostra). Il transforma la salle de spectacle du Bataclan en un bain de sang (90 morts). Les victimes raconteront cette barbarie. Seul un survivant du commando, le « Français » Salah Abdeslam, se retrouve dans le box auprès de treize autres accusés subalternes. Mais ce tribunal ne pourra être, hélas, le Nuremberg du nazislamisme et de ses collabos : cette idéologie mortifère prospère toujours en certaines terres d’islam. L’angélisme occidental est son valet.

La République exhibe trop de faiblesses pour impressionner ces fanatiques. Ses priorités ouatées pour le bien-être, la santé, le vivre-ensemble laissent voir sa pusillanimité. Les plaques commémorant les attentats de 2015 ne disent rien de leur caractère islamiste. Il est aisé pourtant de voir d’autres témoignages, dans les rues de Paris, rappelant sans fausse pudeur les crimes de l’occupant nazi. Le « pas d’amalgame », qui dissocie avec raison les musulmans de l’islam terroriste, est un prétexte pour effacer le lien entre la guerre sainte et une lecture du Coran. « Ceci n’est pas l’islam », répètent perroquets et autruches. Or cette peur d’avoir à mettre en cause le dévoiement d’une religion est un renoncement à combattre le mal. Après la décapitation par un djihadiste du professeur Samuel Paty, le 16 octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), une seule école maternelle ose porter son nom.

La France craintive doit s’endurcir si elle veut résister à la pression islamiste, qui se rit de la mort. Continuer à combattre ce totalitarisme au Sahel est une chose utile.

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Procès des attentats du 13 novembre – Salah Abdeslam, toute honte bue

Sans qu’il y ait de lien entre islam et islamisme, le terroriste Salah Abdeslam a ouvert son procès avec la chahada, profession de foi musulmane. Une tranquille affirmation de soi devant la cour d’assises laïque et républicaine.

Près de six ans après l’explosion de barbarie islamiste qui a ensanglanté Paris, le procès des terroristes a enfin débuté. Un procès historique, le « procès du siècle » même pour certains observateurs. Ce sont en effet 20 personnes qui comparaissent aujourd’hui devant la cour d’assises spéciale de Paris pour leur implication, à des degrés divers, dans la préparation et la réalisation des attentats du 13 novembre 2015. Un procès sous haute sécurité qui compte 1 800 parties civiles, plus de 300 avocats et qui devrait durer neuf mois.

Au premier rang des accusés, on trouve le Franco-Marocain Salah Abdeslam, seul assaillant encore en vie de la cellule djihadiste. Ce dernier s’est déjà distingué par sa morgue provocatrice en se livrant, dès l’ouverture des débats, à une profession de foi islamiste alors qu’il était invité à décliner son identité. « Je tiens à témoigner qu’il n’y a point de divinité à part Allah et que Mohamed est son prophète […]. Les noms de mon père et de ma mère n’ont rien à faire ici […]. J’ai délaissé toute profession pour devenir un combattant de l’Etat islamique. » Au moins les choses sont claires, l’accusé assume, revendique, ne regrette rien et démontre que les années passées derrière les barreaux ne l’ont pas le moins du monde « déradicalisé » si tant est que ce concept soit autre chose qu’un fantasme pour progressistes toujours en attente de « rédemption », même pour les pires criminels. Par ses propos, Salah Abdeslam prouve également de façon indiscutable que s’il sort un jour de prison, il représentera toujours le même danger pour la communauté nationale.

Mais le tueur islamiste n’en est pas resté là, dépassant toutes les bornes de l’indécence, il s’est également permis de se plaindre de ses conditions de détention, interpellant le président en ces termes : « Ecoutez, Monsieur le Président. On est des hommes, on a des droits. Faut pas nous traiter comme des chiens. Là-bas derrière [en prison], ça fait plus de six ans que je suis traité comme un chien, ça fait six ans que je dis rien car je sais qu’après la mort je serai ressuscité. » Il faut vraiment se pincer pour croire à tant de folle outrecuidance, d’autant plus quand on sait que le régime spécial de détention dont bénéficie l’accusé comprend l’accès à une salle de sport, des promenades régulières, une double cellule et coûte des dizaines de milliers d’euros par an au contribuable français.

Il est vrai que Salah Abdeslam, déjà condamné en Belgique à 25 ans de prison pour avoir tiré sur des policiers, n’a pas grand-chose à perdre et l’on peut espérer que son odieuse arrogance ne fasse qu’inciter un peu plus la cour à lui infliger la peine la plus sévère possible.

On pourra par ailleurs regretter l’absence de certaines personnes sur le banc des accusés, notamment celles qui ont organisé l’immigration massive dans notre pays et se montrent depuis des années d’un invraisemblable laxisme envers l’islam radical. Mais ceci est une autre histoire.

p class=”relecture” style=”text-align: right;”>Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 10 septembre 2021

Attentats du 13 novembre 2015 – Régis de Castelnau : “le danger de ce procès c’est qu’il offre une tribune aux terroristes. Ils en profitent et c’est insupportable”

Attentats du 13-Novembre – Alexandre Del Valle : « J’espère que ce procès reviendra sur les manquements de nos dirigeants de l’époque »

Alors que le procès des attentats du Bataclan a débuté ce mercredi, le politologue Alexandre del Valle s’exprime au micro de Boulevard Voltaire.

La France va juger les personnes ayant participé de près ou de loin aux attentats du 13 novembre 2015 qui ont coûté la vie à 130 personnes. Un procès sous haute tension et hors normes en termes de nombre de participants. Qu’attendez-vous de ce procès ?

Nous attendons d’en apprendre un peu plus sur les réseaux, les fonctionnements, les motivations et sur les différentes cellules pour pouvoir anticiper les prochaines fois. Ce qui est certain, c’est que la justice est très lente. Deux pays européens sont impliqués, la plupart sont des Belgo-Marocains, il y a également un Tunisien et deux clandestins, dont un arrivant de Syrie. Il y a donc des personnes de différentes nationalités ou ayant des doubles nationalités sur au moins deux pays européens et quatre ou cinq pays au niveau mondial.

Il y a un immense gâchis : peut-être que ces attentats auraient pu être évités si nous avions collaboré, à l’époque, beaucoup plus étroitement avec le régime syrien, sans forcément cautionner, bien sûr, la dictature et le profil de Bachar el-Assad. Un certain nombre des personnes qui vont être jugées, parce qu’ils sont là ou par contumace, figuraient sur une liste remise par les services syriens au ministère de l’Intérieur, sous François Hollande. Or, on n’en avait pas tenu compte car, jusqu’à l’arrivée de Macron, on refusait toute collaboration avec les méchants Syriens. Cela nous a fait perdre beaucoup d’énergie

Par idéologie, on a négligé une menace. Est-ce une complicité passive de l’État ?

C’est plus complexe qu’une complicité. Je l’avais écrit dans Les Vrais Ennemis de l’Occident : à l’époque, sous Hollande, on était au summum de la diplomatie moraliste. Les deux méchants étaient la Syrie et la Russie. Tout était bon pour renverser le pouvoir de Bachar el-Assad, y compris parler des rebelles au lieu de les désigner comme islamistes qu’ils étaient et qui étaient pires que le régime, car liés aux Frères musulmans, au Qatar, et à la Turquie d’Erdoğan et même à Al-Qaïda qui est aussi dangereux, en Syrie, que Daech.

Le Président Hollande lui-même, comme de nombreux démocrates occidentaux, appelait à renverser Bachar el-Assad. Certains, comme les néoconservateurs ou démocrates américains, voulaient intervenir militairement. L’ensemble de l’Occident, excepté l’Espagne, voulait éradiquer un régime dictatorial accusé d’être trop proche de la Russie. Cela aurait permis à l’OTAN de gagner du terrain en Méditerranée et de faire perdre à la Russie le seul accès qu’elle a à la Méditerranée.

Imaginez les islamistes français ou ceux qui étaient tentés d’aller en Syrie. Ainsi, l’imam de Lunel a dit : « Comment voulez-vous nous demander d’empêcher les jeunes de partir en Syrie puisque les pays occidentaux et le Président Hollande disent que Bachar est une ordure qu’il faut dégager ? » Cela a créé un climat de légitimation du djihad contre Bachar et cela a contribué au phénomène.

Il a donc été difficile de collaborer avec les services syriens. Quoi qu’on pense du régime syrien, ce pays était l’épicentre de l’organisation État islamique et d’Al-Qaïda à partir duquel étaient organisés les attentats et formés ceux qui sont venus mitrailler nos jeunes sur les terrasses et au Bataclan. Il aurait donc été obligatoire que les États occidentaux collaborent un minimum avec les interlocuteurs sécuritaires du pays. On n’a pas voulu les écouter, c’est gravissime.

J’espère que ce procès reviendra sur les manquements de nos dirigeants de l’époque.

La deuxième leçon que l’on tire est que l’Europe n’est pas du tout efficace. Les membres du commando du Bataclan se sont enfuis, ils ont été contrôlés par la police du nord de la France, ils étaient déjà condamnés plusieurs fois par la justice et on avait des informations, en Belgique, au sujet de leur radicalisation. La Belgique avait transmis les condamnations pour faits de délinquance, mais rien sur leur radicalisation islamiste. C’est pareil pour la police grecque qui aurait pu arrêter un des membres du commando du Bataclan. Or, elle n’a pas eu les informations de la part de la Belgique. La Belgique a une énorme responsabilité, dans cette histoire. Il n’y a pas eu de collaboration entre les polices de plusieurs États européens qui arrivent à collaborer pour nous empêcher d’aller au ski ou pour des passes sanitaires européens ! Ils ne sont pas arrivés à collaborer au sujet des radicalisés fichés.

C’est donc plus particulièrement le procès des administrations de l’Europe et de la Belgique ?

C’est le procès d’un manquement des administrations européennes qui collaborent sur beaucoup de bêtises et retirent la souveraineté aux États sur des choses inutiles. Et sur la seule chose qui devrait être un domaine de coopération réelle, ils ne sont pas efficaces.

Par ailleurs, il y a aussi un échec énorme de la bureaucratie française. Il y avait la BRI, le RAID, la gendarmerie, les gardes mobiles. Les forces de police et de gendarmerie pouvaient intervenir et elles ont eu l’ordre de ne pas intervenir. Certains ont eu l’ordre de faire demi-tour pour revenir ensuite deux heures plus tard. Il y a eu un couac administratif, une rivalité entre les polices, entre la police et la gendarmerie, entre des ministres. Il y a eu énormément de manquements. J’espère que ce sera aussi le procès des incohérences, des lenteurs administratives et du manque de coopération entre différents corps de police.

Je n’accuse pas la police, c’est de la faute des politiques.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Salah Abdeslam, unique survivant des commandos du 13-Novembre

Il est “le dixième homme”, l’unique survivant des commandos du 13-Novembre, celui vers qui tous les regards se tourneront au procès des attentats qui s’ouvre en septembre à Paris. Salah Abdeslam est un ancien petit délinquant et gros fêtard, devenu jihadiste sur le tard.

Il est “le dixième homme”, l’unique survivant des commandos du 13-Novembre, celui vers qui tous les regards se tourneront au procès des attentats qui s’ouvre en septembre à Paris. Salah Abdeslam est un ancien petit délinquant et gros fêtard, devenu jihadiste sur le tard.

Nuit du 13 au 14 novembre 2015, dans une cage d’escaliers de banlieue parisienne. Deux adolescents qui traînent sont rejoints par un jeune homme, qui finit son hamburger et leur propose le reste de ses frites. L’accent belge, une parka, du gel dans ses cheveux noirs, “l’air bien fatigué” et dans un état second – “il rigole pour rien”.

C’est Salah Abdeslam, qui a abandonné sa ceinture explosive et attend de se faire exfiltrer vers sa Belgique natale.

Il discute de tout et de rien, de sa fiancée avec qui il “va bientôt se marier”. Il regarde par-dessus leur épaule une vidéo sur le massacre qui vient d’avoir lieu au Bataclan. Ces attentats, “c’est pas humain”, commente-t-il.

Bientôt, sa photo et son avis de recherche seront partout.

Quelques heures plus tôt, il a déposé trois “kamikazes” au Stade de France. Avant cela il avait fait des allers-retours en Europe pour aller chercher les commandos de jihadistes, acheté du matériel pour les explosifs, loué des planques et les voitures du “convoi de la mort” – son expression – qui prendra la route pour Paris.

A Molenbeek, la commune de Bruxelles où il a grandi dans une famille de cinq enfants, et où il a finalement été arrêté en mars 2016 après quatre mois de cavale, le Franco-Marocain, 31 ans aujourd’hui, n’avait pourtant pas laissé l’image d’un jihadiste en devenir.

– “Fumeurs de joints” –

Son profil était plutôt celui d’un petit délinquant, condamné une dizaine de fois pour délits routiers, violences ou une tentative de cambriolage en 2010 avec un ami d’enfance: Abdelhamid Abaaoud, le futur coordinateur des attentats du 13-Novembre. Ensemble, ils ont fait les “400 coups”, diront des proches.

Gros fêtard, buveur, fumeur, accro aux casinos, Abdeslam est coquet, a souvent “des copines”. Il ne travaille pas, traîne dans les cafés, notamment celui de son frère aîné Brahim – futur tueur des terrasses parisiennes. Un “café de fumeurs de joints”, selon les voisins.

Il lui arrive de prier, mais pas aux bonnes heures. Dès la fin 2014 pourtant, il commence à parler de la Syrie, propose à sa fiancée d’y aller. Elle ne le prend pas au sérieux : il a passé “les trois quarts de sa vie” en boîte de nuit, dira-t-elle aux enquêteurs.

Mais des proches remarquent que les frères Abdeslam entrent dans un “trip Etat islamique”. Ils arrêtent de boire, s’intéressent à la religion. Dans le bar que tient Brahim, on se regroupe maintenant pour regarder des vidéos jihadistes de prêche et d'”appels à la guerre”.

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13-Novembre: huit mois de procès pour essayer de comprendre l’horreur

Salah Abdeslam

Huit mois de procès pour 130 morts, 350 blessés et un pays profondément traumatisé. La France rouvre à partir du 8 septembre le lourd dossier des attentats jihadistes du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, les plus meurtriers de son histoire.

Huit mois de procès pour 130 morts, 350 blessés et un pays profondément traumatisé. La France rouvre à partir du 8 septembre le lourd dossier des attentats jihadistes du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, les plus meurtriers de son histoire.

Près de six ans après les faits, la cour d’assises spéciale de Paris va juger vingt accusés, dont Salah Abdeslam, seul survivant du commando qui a semé la mort devant le Stade de France, sur des terrasses de bistrots de la capitale et dans la salle de spectacle du Bataclan.

Face à eux, près de 1.800 victimes. Proches des disparus, blessées ou simplement rescapées, toutes marquées au fer rouge de la terreur, en quête de justice, de vérités et de mémoire.

“Ça va être quelque chose de costaud (…) un procès monstrueux”, redoute Thomas Smette, un rescapé du Bataclan qui avait alors 24 ans. “Moi je m’en sors plutôt pas mal (…) la seule chose que ça peut apporter, c’est que d’autres se disent +moi aussi je peux me sentir bien+”.

A partir de la fin septembre et pendant plusieurs semaines, ils se succéderont à la barre de la salle d’audience spécialement aménagée dans le Palais de justice de l’île de la Cité pour raconter l’horreur.

Ce vendredi soir, elle débute par un carnage évité à Saint-Denis, où trois jihadistes font sauter leur ceinture explosive aux abords du Stade de France, plein à craquer pour un France-Allemagne de football. Ils ne feront qu’un seul mort, un miracle.

L’attaque se poursuit dans les rues de Paris où trois tireurs, dont le chef du commando Abdelhamid Abaaoud, mitraillent les clients de quatre restaurants. Leurs balles tuent 39 personnes.

Elle s’achève dans un bain de sang dans la salle du Bataclan, où trois autres jihadistes massacrent méthodiquement à la kalachnikov 90 spectateurs d’un concert de rock, avant d’être abattus par la police ou de se faire exploser.

La France est saisie d’effroi. Son président François Hollande ordonne la fermeture des frontières et décrète l’état d’urgence, une première depuis la Guerre d’Algérie plus d’un demi-siècle plus tôt.

– Comment et pourquoi ? –

Le commando ne sera neutralisé qu’avec la mort d’Abdelhamid Abaaoud, quatre jours après, lors d’un assaut du Raid sur la planque de Saint-Denis où il s’était retranché. Seul Salah Abdeslam parvient à passer entre les mailles du filet et à rejoindre la Belgique, où il sera arrêté quatre mois plus tard.

Devant la cour et les victimes, les enquêteurs raconteront l’identification du commando du groupe Etat islamique (EI), parti de Syrie pour rejoindre l’Europe par la route des migrants.

Ils détailleront les autres opérations de cette cellule franco-belge pilotée depuis la “capitale” du califat, sa traque, et tenteront d’apporter des réponses à LA question du procès: comment ce groupe jihadiste parfaitement identifié a-t-il pu échapper aux services de police et frapper l’Europe en plein cœur ?

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Attentat au Bataclan – Patrick Jardin – “On ne va pas échapper à la guerre civile !”

14/09/2020 – FRANCE (NOVOpress)
L’auteur et entrepreneur Patrick Jardin, père de Nathalie, assassinée au Bataclan le 13  novembre 2015, lors de l’attaque islamiste, était l’invité d’André Bercoff, vendredi 11 septembre sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-13h, “Bercoff dans tous ses états“. Il venait notamment présenter son livre “Pas devant les caméras !” (aux éditions Presse de la délivrance).

Père d’une des 137 victimes des attentats de Paris, le 13 novembre 2015, Patrick Jardin ne s’est jamais résigné et continue le combat pour faire éclater la vérité de cette horreur au grand jour. Dès le dimanche suivant les attaques, alors qu’il attendait son frère venu l’aider à retrouver sa fille, il fait la rencontre inopinée de Manuel Valls et n’hésite pas à l’interpeller. “La seule chose qui le préoccupait, c’est qu’il ne voulait surtout pas que ce soit filmé“, rapporte-t-il.

Plus ou moins blacklisté sur les radios et télévisions nationales“, Patrick Jardin s’est alors exprimé dans un livre, afin de “dévoiler ce que beaucoup de gens ne savent pas sur l’histoire des attentats du 13 novembre 2015“. Une entreprise “nécessaire” pour le père endeuillé qui souhaite “faire ouvrir les yeux” aux Français.

Le père de Nathalie prévient :

Mon but est de lutter contre l’islamisation de mon pays mais surtout pour que jamais dans mon pays, ne puisse se reproduire ce genre de massacre


Terrorisme islamiste : Quatre ans après les attentats du 13-Novembre, la menace est toujours aussi élevée en France

13/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Quatre ans après les attentats, quel est l’état de la menace terroriste en France ?

En France, aujourd’hui, plus de 9 000 personnes seraient surveillées par les services de sécurité intérieure pour radicalisation islamiste…


Attentats du 13 novembre : Il y a trois ans, des commandos islamistes frappaient en plein coeur de Paris

13/11/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Il y a 3 ans, l’horreur frappait Paris en six endroits.

Salle de concert, terrasse de restaurants et de bars et les abords du Stade de France, autant de lieux festifs visés par les pires attentats islamistes que la France ait jamais connus.

Ce soir du 13 novembre 2015, neufs hommes attaquent la capitale et Saint-Denis faisant 130 morts et plus de 350 blessés. Trois commandos djihadistes qui agissent quasi simultanément. D’abord le stade de France où se déroule un match amical entre la France et l’Allemagne. Trois explosions, trois kamikazes, un homme est tué.

Des fusillades éclatent dans les 10ème et 11ème arrondissement de Paris, les terrasses de la Belle Équipe, du Carillon, le Petit Cambodge ou Casa Nostra, 39 personnes vont tomber sous les balles des terroristes.

Quatre d’entre eux font irruption en plein concert au Bataclan. Fusillade, prise d’otages, assaut des forces de l’ordre : 90 personnes vont perdre la vie. Des attentats très vite revendiqués par le groupe État islamique.

Trois ans après, l’enquête entre dans sa dernière ligne droite et devrait être bouclée d’ici un an. Un procès pourrait avoir lieu en 2020. Les investigations ont mis à jour une cellule djihadiste ayant des ramifications à travers l’Europe, essentiellement en Belgique. Onze suspects sont aux mains de la justice et mis en examen, à commencer par Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos. Placé à l’isolement à la prison française de Fleury-Mérogis, le détenu le plus surveillé de France continue de justifier ces attaques.


Attentats du 13-Novembre 2015 : “les victimes veulent savoir la vérité”

05/07/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Le tribunal administratif s”est penché mercredi 4 juillet sur un recours déposé par une trentaine de victimes des attentats du 13-Novembre 2015 concernant les “défaillances” de l’État.

L’avocate Samia Maktouf, qui défend plusieurs familles de victimes, explique leur démarche sur l’antenne de France 24.


Jawad Bendaoud dort en prison. Ses ex-voisins, eux, sont à la rue… – par Marie Delarue

Jawad Bendaoud, le logeur de Saint-Denis surnommé « Stéphane Plaza » ou encore « Century 21 » par les policiers, comparaît depuis mercredi devant la Justice.

C’est le grand jour, celui du procès qui agite aujourd’hui les médias : Jawad Bendaoud, le logeur de Saint-Denis surnommé « Stéphane Plaza » ou encore « Century 21 » par les policiers, comparaît ce mercredi devant la Justice. C’est son quatrième passage au prétoire depuis son arrestation en novembre 2015. Trafic de drogue, tentative d’incendie de sa cellule, violences verbales et physiques contre les policiers qui l’escortaient… de quoi garnir un casier déjà bien plein, la star du Net ayant dans le passé pris huit ans de prison pour avoir « involontairement » tué un adolescent d’un coup de hachoir dans un moment d’énervement…

Cette fois, donc, il affronte les juges pour « recel de terrorisme ». Accusé d’avoir aimablement logé les terroristes en cavale après les attentats du Bataclan et des terrasses, « pour rendre service », dit-il. Il semblerait qu’il connaissait les agissements criminels de ses clients, mais pas leurs projets…

Si les projecteurs sont braqués sur cet olibrius qui a fait les beaux jours des réseaux sociaux, on oublie hélas le sort des 83 sinistrés qui, dans cette nuit du 13 au 14 novembre 2015, ont vécu l’horreur dans l’immeuble du 48, rue de la République, à Saint-Denis, là où Jawad exerçait son trafic de marchand de sommeil. Des gens qui sont restés terrés pendant l’assaut du RAID et de la BRI, redoutant des heures durant le carnage au-dessus de leur tête – 1.500 balles tirées ! – jusqu’à ce qu’on les évacue d’un immeuble où leur vie est partie en fumée.

Où en sont-ils, aujourd’hui ? « Les 47 familles ont d’abord été mises à l’abri dans un gymnase puis hébergées dans des logements sociaux. Des solutions provisoires et pas toujours adaptées aux familles nombreuses », écrivait Le Figaro en novembre dernier, cinq personnes étant même carrément à la rue.

Pourquoi ne leur reconnaît-on pas le statut de victimes du terrorisme, pourquoi les a-t-on abandonnées ? Parce qu’elles n’habitaient pas les beaux quartiers ? Parce que ce sont des « petites gens » pour la plupart issus de l’immigration ?

L’immeuble a été muré. Certains n’ont rien pu emporter de leur vie d’avant et vivent dans des chambres d’hôtel ou bien, pour les plus chanceux, des appartements exigus où ils sont entassés comme en prison.

Fin 2017, Tagara Lassina Traouré, un homme âgé de 53 ans, confiait que « seuls les habitants du rez-de-chaussée, du premier et du deuxième étage du 48 rue de la République ont pu récupérer des affaires ». Ce monsieur qui habitait au quatrième, soit juste au-dessus du Airbnb de Jawad Bendaoud, n’a jamais pu retourner chez lui : « Une partie de ma vie est toujours au 48. » Pourquoi lui interdit-on l’accès à ses biens ? Sans doute l’argument officiel tient-il à la sécurité des lieux, mais cela n’explique en rien pourquoi ces gens sont abandonnés des autorités alors qu’on entoure de tant de soins et de précautions leurs bourreaux – je parle ici des « radicalisés » de tout poil et des djihadistes retour de Syrie dont on prétend sonder l’âme et le cœur.

Les habitants du 48 se sont rassemblés et N’goran Ahoua, réprésentant du collectif du 18-novembre-Saint-Denis, expliquait récemment au Figaro leur situation kafkaïenne : « Toutes les portes et fenêtres ont été cassées pendant l’assaut. L’humidité a tout pourri », disait-il. Un vrai casse-tête qui les prive d’indemnisation puisque les compagnies d’assurance « n’ont pas eu accès à l’immeuble pendant l’enquête de police » !

Résultat : « Après deux ans de tractation avec l’État, seul un préjudice subi dans le cadre de l’action sans faute des forces de l’ordre leur a été reconnu. »

Cinq habitants de l’immeuble de Saint-Denis ont été blessés dans cette nuit de folie. Les morts des attentats les ont envoyés aux oubliettes.

La moitié des habitants de l’immeuble, membres du collectif, sont aujourd’hui partie civile dans le procès qui s’ouvre. Espérons qu’enfin la justice leur rendra raison.

Marie Delarue

Texte repris du site Boulevard Voltaire

Attentats du 13 novembre: “Ne pas baisser la tête, ne pas baisser les bras”

13/11/2017 – FRANCE (NOVOpress)
A la Une de la presse française, la commémoration du deuxième anniversaire des attentats du 13 novembre, à Paris.

Deux ans après, la France «reste marquée par ce drame», écrit la Croix, qui a recueilli les témoignages de victimes, dont celui de Paul, blessé au Bataclan. Il y a un an, Paul comparait ses angoisses à un «petit sac à dos un peu trop lourd». «Eh bien, c’est devenu un gros sac de randonnée», témoigne-t-il aujourd’hui. «En 2016, il fallait se remettre en selle», guérir physiquement, faire retirer sa balle dans le dos, reprendre le travail, revivre, donc. Mais maintenant, c’est dans la tête que ça coince, selon Paul, qui raconte les crises de panique qui subsistent, «comme un aiguillon du malheur»: «s’il y a un bruit soudain ou quelqu’un qui surgit près de moi, j’ai le cœur qui s’emballe. Cela dure dix ou quinze minutes et puis ça passe. Mais deux heures après, je suis lessivé».
«La vie reprend son cours, les gens finissent par oublier… pas nous». Paul, et tous les Français, auxquels la Croix demande de «persévérer»: «les Français peuvent être fiers du calme avec lequel ils ont fait face à ces événements», salue le journal. «Ils n’ont pas cédé à la peur. Ils ne se sont pas abandonnés à des sentiments de haine ou de vengeance. Ils n’ont pas cherché de bouc émissaire. Il faut poursuivre dans cette direction avec persévérance. La menace demeure, d’autant plus diffuse à appréhender qu’elle est diffuse. Elle est là pour longtemps. Mais il ne faut ni baisser la tête, ni nous replier sur nous-même

La menace est là pour longtemps, confirme le patron du renseignement français, la DGSI, dans les colonnes du Figaro. Selon Laurent Nunez, la volonté des militants du groupe Etat islamique d’attaquer la France serait «intacte», l’Hexagone demeurant une «cible majeure» de l’organisation djihadiste. «Le bruit de fond de cette menace est permanent. Ce qui nous préoccupe, ce sont toujours des projets d’attaques terroristes préparées par des équipes encore implantées dans les zones de combats, en Syrie et en Irak», déclare-t-il, ajoutant que «la propagande de Daech est (également) très active pour inciter (ses partisans) à frapper là où ils vivent».

Le spectre des attentats, hante «en permanence l’exercice du pouvoir», d’après Libération, qui raconte comment François Hollande, puis Emmanuel Macron, ont appris à «gouverner sous la menace terroriste», comment une nouvelle façon de gouverner se serait imposé à l’Elysée, où le chef de l’Etat doit être prêt à agir à tout moment. «En temps normal, raconte Libé, le président reçoit des «synthèses sécurité renseignement» deux fois par jour, un rythme peut qui monter jusqu’à une demi-douzaine en cas de crise». Des points d’information quotidiens, auxquels s’ajoute chaque semaine le Conseil de défense et de sécurité nationale. Libération évoque une «obsession terroriste» qui «irradie tous les sujets de sécurité publique».


Attentats du 13 novembre 2015. “Musulman soumis à Allah”, Salah Abdeslam “n’a pas honte” !

13/01/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Salah Abdeslam reste silencieux face aux juges. En revanche, il se montre plus bavard avec les nombreuses admiratrices qui lui écrivent.

Dans un courrier intercepté le 11 octobre dernier, le seul membre encore en vie des commandos djihadistes du 13 novembre 2015 – qui se déclare “soumis à Allah” – affirme ne pas avoir honte :

D’abord, je n’ai pas peur de faire sortir quelque chose de moi car je n’ai pas honte de ce que je suis et puis qu’est-ce qu’on pourrai dire de pire que ce qui ce dit déjà (…) Tu es sincère alors je vais l’être aussi, si je te demande les intentions de ta démarche c’est pour m’assuré que tu ne m’aime pas comme si j’étais une ‘star ou une idole’ parce que je reçois des courriers comme ca et je ne cautionne pas cela car le seul qui mérite d’être adorer c’est Allah, Seigneur de l’univers.

La question est la suivante : que faut-il faire des groupies du terroriste islamiste ? On continue à prôner le Vivre ensemble en attendant qu’ils passent à l’acte ?


Attentats du 13-Novembre : un an après, la douleur d’une mère

12/11/2016 – FRANCE (NOVOpress)
France 24 a proposé une émission spéciale consacrée au 13-Novembre, un an après. Alors que la France vit depuis une période inédite de menace terroriste, ce reportage revient sur les multiples attentats qui ont touché la capitale ce soir-là.

Après avoir fait le point sur l’enquête, France 24 explique comment les victimes et leurs familles tentent de panser leurs plaies, qu’elles soient physiques ou psychologiques, à l’instar de cette mère qui a perdu sa fille au Carillon.


Capture de Salah Abdeslam : la propagande djihadiste mise à l’épreuve

21/03/2016 – EUROPE (NOVOpress)
«Il s’agit d’un coup important porté à Daesh» a affirmé le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve à la sortie du dernier Conseil de défense, évoquant l’arrestation de Salah Abdeslam.

Pour Mathieu Slama, l’arrestation de Salah Abdeslam vient fissurer la mythologie du djihadiste jusqu’au-boutiste et déterminé.

Les Abdeslam et autres terroristes «ratés» viennent contredire cette perception du djihadiste jusqu’au-boutiste et déterminé. Ils introduisent du même coup un grain de sable dans la propagande djihadiste. Car derrière la figure du «loser» et du lâche, autre chose est en jeu. Dans le cas d’Abdeslam, son inefficacité le ramène, aussi paradoxal que cela puisse paraître s’agissant d’un homme impliqué dans le pire attentat terroriste jamais mené sur le territoire français, à son humanité. A-t-il failli par peur? par compassion? par incompétence? L’enquête permettra peut-être de comprendre ce qui s’est passé. Certains témoins qui l’ont rencontré après les attentats l’ont décrit en pleurs, paniqué, les suppliant de ne pas le «balancer».


L’ennemi public N°1 arrêté !

18/03/2016 – EUROPE (NOVOpress)
Salah Abdeslam, l’ennemi public N° 1 a été arrêté vendredi 18 mars à Molenbeek, une commune de Bruxelles. Il est suspecté d’avoir participé aux attentats de Paris, le 13 novembre dernier. Salah Abdeslam, qui a été touché au genou, a lui-même décliné son identité, laquelle a été confirmée quelques heures plus tard par l’analyse de ses empreintes digitales.
L’opération a été menée par des policiers belges et français et a conduit à l’interpellation de quatre autres personnes : trois membres d’une même famille, dont c’était le logement, ainsi qu’Amine Choukri, qui « avait été contrôlé en compagnie d’Abdeslam à Ulm en Allemagne en octobre 2015 », a précisé le parquet fédéral belge.


Arrestation de Salah Abdeslam ; les images de l’interpellation à Molenbeek