Face à « l’hydre islamiste », – Pour un agent de renseignement, « la détection, c’est un métier »

15/10/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Une semaine après l’attentat à la Préfecture de Police de Paris, la polémique enfle: Mickael Harpon a-t-il transmis des infos confidentielles à d’autres islamistes? Pourquoi sa radicalisation est-elle passée sous le radar?

Noam Anouar, ancien agent des renseignements de la police affecté à la surveillance des islamistes, et auteur de La France doit savoir (Éd. Plon), revient sur le dossier pour Sputnik.


Mickaël Harpon : un scandale d’État, par Jean Rouxel

Le 3 octobre, un dénommé Mickaël Harpon, agent administratif à la Préfecture de police de Paris, a assassiné au couteau 4 de ses collègues avant d’être abattu.

Malgré tous les cris d’orfraies sur le thème « padamalgam », il fut vite évident que l’assassin s’était converti à l’islam radical.

Il fréquentait la mosquée de Gonesse – dont d’ailleurs l’ancien imam faisait l’objet, depuis 2015 (!) d’une obligation de quitter le territoire.

Le plus ahurissant, dans cette histoire, est qu’un individu dangereux – dont les collègues avaient repéré d’inquiétants changements – ait pu continuer à avoir accès au cœur du renseignement policier français.

On ignore aujourd’hui à quoi il a pu avoir accès, mais, potentiellement, il a pu connaître (et éventuellement transmettre à d’autres assassins) les données personnelles de nombreux agents des forces de l’ordre.

Le laxisme et la peur panique d’être taxé d’« islamophobie » ont causé la mort de quatre personnes et entraîneront peut-être des conséquences encore plus graves dans l’avenir.

Avec le dossier Harpon, nous disposons de tous les « dysfonctionnements » (comme dirait Christophe Castaner pour minimiser l’effarant scandale) possibles en matière de traitement de l’islam radical par les forces de l’ordre et de renseignement.

Un homme connu comme dangereux a été laissé en place au cœur même du dispositif policier français.

Le politiquement correct, l’inertie administrative, le laxisme se sont conjugués pour obtenir ce résultat effrayant.

Le pire, c’est qu’aucune leçon ne semble jamais être tirée des catastrophes précédentes.

Que l’on n’ait pas vu la dangerosité de l’islam radical en 1980 pouvait se comprendre. Qu’on fasse mine de l’ignorer au sommet de l’État en 2019 est proprement ahurissant. Je sais bien que l’on ne peut pas juridiquement s’en prendre à un simple suspect. Mais, précisément, il est urgent de changer la loi pour qu’il devienne impossible à un homme potentiellement dangereux d’exercer des missions régaliennes.

Et il devient également nécessaire de préciser à quelles conditions les musulmans peuvent s’installer chez nous (on se souvient que les musulmans « modérés » ont choisi l’État islamique contre leurs voisins chrétiens en Irak et en Syrie. Pourquoi en irait-il autrement chez nous ?).

Il n’est pas supportable que la seule réponse aux attentats, entre deux processions à la bougie et à l’ours en peluche, soit de dire sur tous les tons que « cela n’a rien à voir avec l’islam ».
Oui, nous avons un problème – qu’il faut regarder en face – avec l’islam, idéologie totalitaire !

Jean Rouxel

Tribune reprise de les4verites.com

Radicalisation islamiste : Christophe Castaner se surpasse !

Le Castaner Show n’en finit plus de tourner à guichets fermés. Dernière prestation ? À l’Assemblée nationale, ce mardi 8 octobre dernier, devant la commission des Lois, à l’occasion de laquelle le ministre de l’Intérieur inaugurait un nouveau spectacle, encore en plein rodage et relatif au dépistage des « signes de radicalisation islamiste ».

Et notre premier flic de France de détailler ces derniers : « Une pratique religieuse rigoriste, particulièrement exacerbée en matière de ramadan, c’est un signe qui doit permettre de déclencher une alerte sur ces sujets. […] Un changement de comportement dans l’entourage, le port de la barbe, qu’il fasse la bise ou qu’il ne la fasse plus, même si, pour ce sujet, nous avons des informations très contradictoires concernant l’affaire qui nous préoccupe. »

Bref, le dossier avance à grands pas, malgré ces « informations très contradictoires »… Le problème, c’est que si tous ces terroristes sont sous influence salafiste, tous les salafistes ne sont pas des terroristes et que le salafisme, justement, pousse généralement ses fidèles à se retrancher d’un monde impie par nature. On notera, encore, qu’en matière de terrorisme islamiste, ce dernier a évolué depuis les attentats de 2015 ; voire ceux du 11 septembre 2001.

À l’époque, en effet, ces terroristes demeuraient à peu près encore des « professionnels ». Ils étaient en immersion, sortaient en boîte de nuit et buvaient ostensiblement de l’alcool, ce qui est un peu l’élémentaire bréviaire de ce genre d’activités. Au siècle dernier, les agents soviétiques infiltrés aux USA ne se promenaient pas avec l’insigne du parti à la boutonnière et optaient plus pour le whisky que la vodka…

Mieux, si l’on peut dire en la circonstance, le terrorisme d’alors obéissait à des objectifs précis – libération de prisonniers politiques, par exemple – et était généralement diligenté par des États tiers. Aujourd’hui, rien de tout cela. C’est comme s’ils mettaient tout en œuvre pour se faire repérer, tandis que leurs actions sont singulièrement contre-productives quant à la cause qu’ils prétendent défendre.

Ce qui explique, aussi, que les forces de l’ordre chargées d’évaluer leurs propres services soient obligées d’un peu fonctionner au doigt mouillé. Non sans raisons, M’Jid El Guerrab, député du Parti radical de gauche [autre forme de radicalité, mais d’un genre différent, NDLR], pose la questions : « Un signalement d’une faible intensité, c’est quoi ? Qui évalue le signalement ? […] Pendant le ramadan, il y a une pratique un peu plus forte de la religion, puisque le soir, tous les musulmans qui sont un peu pratiquants se rendent à la mosquée pour prier. Donc, il y a de fait une pratique exacerbée de la religion pendant le ramadan. Quant au port de la barbe, je constate que vous en avez une. Si vous étiez musulman, j’espère que vous ne seriez pas signalé ! » Il est un fait que…

On sait que Christophe Castaner est capable du meilleur comme du pire, mais c’est indubitablement dans le pire qu’il est le meilleur. Là, on sent qu’il ne maîtrise pas tout à fait son sujet ; pas plus que les autres, d’ailleurs, depuis qu’il a débarqué place Beauvau par on ne sait quel enchantement. Lui aussi aurait sûrement besoin d’un brin d’évaluation.

Alors, que faire de ce ministre de l’Intérieur aux airs d’élève décrocheur ? Le maintenir en place ? Le débarquer ? Ou peut-être lui faire conclure un mariage forcé avec Nathalie Loiseau, la brillante tête de liste LREM qu’on sait, aux dernières élections européennes, son équivalent en jupe, mais sans barbe ? À l’Élysée, on s’interroge. Dans les académies de médecine et les cabinets de psychiatrie, aussi.

Nicolas Gauthier

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Comment la France s’est laissée désarmer, par Ivan Rioufol

Mais qu’ont-ils dans les yeux ? Cela fait quarante ans que les “élites” ne voient rien de l’immigration de masse, de l’islam guerrier, du séparatisme ethnique. Quarante ans qu’elles n’entendent rien des inquiétudes de ceux qui vivent ces réalités au quotidien. Jeudi dernier, c’est au cœur de la Préfecture de police de Paris qu’un “habilité secret-défense“, adepte du djihad, a assassiné au couteau quatre policiers avant d’être abattu. Le premier commentaire du ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a été pour assurer que Mickaël Harpon, converti à l’islam en 2008, “n’avait jamais présenté de difficultés comportementales“, ni “le moindre signe d’alerte“. En réalité, l’islamiste s’était réjoui, en 2015, de l’attentat contre Charlie Hebdo devant deux de ses collègues.

Il fréquentait quotidiennement la mosquée salafiste de Gonesse (Val-d’Oise), dont un des imams était fiché S. Il ne serrait plus la main des femmes. Sa radicalité aurait dû alerter le service antiterroriste qui l’employait comme informaticien. Castaner a parlé d’un “dysfonctionnement de l’État”. Mais seule l’idéologie aveugle à ce point.

Ce que subit le pays sidéré est le résultat d’années d’endoctrinements sur la diversité heureuse et la nation fautive. Il est impensable qu’aucun policier n’ait vu la dérive de cet agent administratif, un Martiniquais handicapé embauché en 2003. Le choix de préserver ce fonctionnaire a été pris sous l’influence diffuse de considérations promues par la pensée officielle : ne pas discriminer, ne pas stigmatiser, respecter les différences, combattre le racisme, lutter contre l’islamophobie.

Autant de valeurs “humanistes” qui, appliquées sans discernement, peuvent désarmer un service de police, mais aussi un gouvernement et un État. Les droits de l’homme sont paradoxalement devenus les alliés des islamo-fascistes. Ils trouvent aussi, auprès de juges et de journalistes, une abondance de collaborateurs. Ces idiots utiles préfèrent sonner l’alarme contre l’extrême droite. Mercredi, un néonazi a tué deux personnes, aux abords d’une synagogue en Allemagne. Mais ce n’est pas l’extrême droite, en tout cas, qui assassine en France.

Mardi, lors de l’hommage rendu aux quatre policiers, Emmanuel Macron a appelé la nation à “faire bloc”, dans un “combat sans relâche” contre le “terrorisme islamiste“. Faut-il croire celui qui a fait du politiquement correct la langue officielle de la macronie ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 10 octobre 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Attentat de la préfecture : « Le politiquement correct tue ! » – Entretien avec Jean-Yves Le Gallou

La France est aujourd’hui en pleine affaire d’Etat après l’attentat islamiste de la préfecture de Paris. Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, analyse sans concession les graves dysfonctionnements qui ont mené au drame.

Jean-Yves Le Gallou, vous avez publié plusieurs livres sur l’immigration –récemment encore Immigration, la catastrophe, que faire ? – et vous avez terminé votre carrière administrative comme inspecteur général de l’administration au ministère de l’Intérieur. Quelle réaction vous inspirent le débat demandé par Macron sur l’immigration et l’attentat à la préfecture de police ?

Un sentiment de sidération.

Le terroriste n’était pas fiché S, il était habilité « secret défense » ! Une habilitation qui suppose des enquêtes approfondies et un suivi régulier… Pourtant, il a commis son attentat au cœur d’un des grands services de renseignement antiterroriste. Chapeau, les artistes ! Le gouvernement Macron nous ridiculise dans le monde entier.

La femme du terroriste était au courant de ses projets, au moins dans les grandes lignes, elle est donc, de fait, complice, mais après trois jours de garde à vue, elle a été relâchée…

Le procureur de Paris, choisi personnellement par Macron, a engagé, lundi 30 septembre, des poursuites contre Zemmour et a rechigné, le 3 octobre, à confier au parquet national antiterroriste l’instruction du crime de Mickaël Harpon.

Comment expliquez-vous que la dangerosité de Mickaël Harpon n’ait pas été décelée ?

L’enquête l’établira sans doute précisément. Mais enfin, Mickaël Harpon était noir, musulman et handicapé. Attirer l’attention sur lui, c’était risquer l’accusation de « racisme », d’« islamophobie », voire d’« handicapophobie ». De quoi, pour un fonctionnaire, ruiner sa réputation, voire être sorti du prochain tableau d’avancement. Ce qui a permis le crime, c’est l’idéologie dominante.

Haine de l’Europe et islam radical

Donc, pour vous, le politiquement correct tue ?

Oui. L’Éducation nationale (!) et les médias expliquent que les Noirs sont discriminés et ne se remettent pas de l’esclavage de leurs ancêtres. Les médias dénoncent toute critique de l’islam comme « islamophobe » et le bras séculier de la « Justice » – vous me permettrez de mettre des guillemets à « Justice » – s’abat sur les « islamophobes ».

C’est dans un tel contexte qu’on peut comprendre que Mickaël Harpon avait la haine de la société. Et de ses collègues. Et pour ceux qui ont la haine de la société européenne, l’islam, c’est attractif !

Et Mickael Harpon ne pratiquait pas un islam modéré !

Je doute qu’un « islam modéré » existe, mais ce qui est sûr, c’est que dans les banlieues de l’immigration, les imams font la course à la radicalité et au salafisme pour capter un public plus nombreux et donc… plus généreux pour les quêtes. Sans parler du soutien des monarchies musulmanes pétrolières.

La haine des Français, des chrétiens, des juifs se déverse à plein tonneau dans les prêches. Mais cette haine-là, pourtant bien réelle, n’est jamais ou presque jamais poursuivie. L’expulsion d’imams étrangers est rarissime. La déchéance de la nationalité française est inconnue au bataillon. Il y aurait pourtant matière. Mais la « Justice » préfère poursuivre Zemmour, Cassen, Tasin, Camus, Ménard et les Identitaires.

Comment sont abordées les questions d’immigration dans l’administration ?

À reculons. Rarement de front. Toujours au détour d’une question qui, apparemment, n’a rien à voir.

La corruption s’est développée dans les services de délivrance des titres administratifs et dans les services du permis de conduire. On ne trouve plus de profs parce que les élèves professeurs redoutent d’être affectés dans « l’académie de Créteil » (suivez mon regard), vers le « 9-3 ». On ne trouve pas davantage d’inspecteurs du permis de conduire pour ce département : personne n’a envie d’aller travailler la peur au ventre. Zemmour a raison de dire que tous les problèmes français sont aggravés par l’immigration et amplifiés par l’islamisation.

Les services qui ont en charge les étrangers dans les préfectures sont dépourvus de moyens. Il y avait 210.000 entrées d’étrangers recensés en 2008, 420.000 en 2018, mais les effectifs n’ont pas suivi. Et la priorité, depuis Valls, c’est la qualité de l’accueil pas l’efficacité du contrôle.

Quand une préfecture prend des arrêtés d’expulsion – et qu’ils sont contestés (c’est le cas le plus général) -, elle n’a pas les moyens de se payer un avocat pour se défendre ni même se faire représenter par un fonctionnaire (ils ne sont pas assez nombreux). En revanche, les étrangers expulsés sont assistés par des avocats payés par des associations subventionnées par les contribuables. C’est ce que j’appelle l’« économie de l’immigration ».

Les fonctionnaires les plus zélés se découragent ou craignent d’être dénoncés. Comme j’ai pu moi-même le constater.

Pour lire la suite, c’est ici !

Jean-Paul Garraud : « Depuis longtemps déjà, on sait qu’il y a des infiltrations de l’islamisme au cœur de l’État ! »

Jean-Paul Garraud est le magistrat qui porta, en 2015, l’idée d’un parquet antiterroriste après l’attentat du Bataclan. Seule une version tronquée a été mise en place par Emmanuel Macron.

Aujourd’hui député au Parlement européen (Identité et Démocratie, élu sur la liste du Rassemblement national), il réagit sur la manière dont les autorités en place réagissent à l’attentat de la préfecture de police de Paris.

Vous êtes eurodéputé RN et magistrat. Vous aviez à l’époque créé le parquet antiterroriste. Craigniez-vous que l’ennemi frappe de l’intérieur comme cela s’est produit lors de l’attentat de la préfecture de police de Paris ?

C’est à la fois simple et effrayant. Quand on voit la réalité en face, on est accusé par certains d’agiter des peurs. Manifestement, ce qui s’est passé à la préfecture de police de Paris avait été prévu, même si bien sûr, il ne l’avait pas été à cet endroit-là précisément. Ce phénomène était malheureusement très prévisible. Tout le monde sait depuis longtemps qu’il peut y avoir des infiltrations de l’islamisme dans des services au cœur de l’État.
Cette affaire nous révèle que c’est désormais une réalité. Cela ne concerne pas uniquement la police, mais aussi les forces de l’ordre, les forces de sécurité, les transports publics et bon nombre d’autres secteurs, comme les associations sportives.
Un simple rapport d’informations rendu par deux députés en juin dernier fait état d’un certain nombre d’éléments qui laissent prévoir des lendemains très difficiles.
La question est toujours la même : que fait-on ?
Le président Hollande était le premier à avoir employé le terme de « guerre contre le terrorisme ». Si on fait la guerre, il faut d’abord désigner clairement l’ennemi, le nommer. Le mot “islamiste” n’est employé que depuis peu. Ensuite, il faut se donner les moyens de gagner cette guerre. Ces moyens sont de divers ordres. Le secteur dont je m’occupe le plus sont les moyens légaux. Dans un État démocratique, c’est à la justice d’aller vite et de faire en sorte de prévenir les attentats. D’où mon projet de procureur national antiterroriste.
Monsieur Macron n’en a mis en place qu’une version tronquée, une version totalement insuffisante. Cette version n’a pas donné la mesure de ce qu’il faudrait faire en la matière.

On attend une réponse de l’exécutif concernant les questions suivantes : comment prévenir ce type d’attentats ? Où en est-on des radicalisés dans les forces de l’ordre ?
Selon nos informations, le seul service qui va être auditionné sera la DRPP elle-même, comme si la radicalisation n’existait pas dans les autres services…

Des responsables dignes de ce nom auraient déjà dû prendre un certain nombre de mesures et devraient tirer immédiatement les conséquences de ce qui s’est passé à la préfecture de police.
Dans un premier temps, il serait opportun de faire le nécessaire en ce qui concerne les responsables qui ont failli, à commencer par le ministre de l’Intérieur. Monsieur Castaner se cramponne à son poste. Naturellement, le gouvernement ne va pas rentrer dans ce débat-là. Ce serait tout à l’honneur du ministre de l’Intérieur de tirer les conséquences de ce qui s’est passé et de poser sa démission.
Dans un deuxième temps, il faut en tirer les conséquences dans tous les services de sécurité. Lors de la perquisition réalisée chez cet individu, on a retrouvé des données personnelles de policiers. Et on a tous en tête le drame de Magnanville. Les policiers savent que leur adresse personnelle a peut-être été diffusée à Daesh. C’est d’une gravité totale. Pour autant, on n’en tire comme conséquence qu’une sorte d’enquête interne aux services de police. Cela montre encore une fois qu’on ne prend pas la dimension du problème. Je n’en connais pas la raison. Est-ce de l’incompétence ou autre ? Il est certain qu’il faut faire des enquêtes approfondies dans tous les services de sécurité et il faut se défaire de toutes personnes susceptibles d’être dangereuses pour l’État et pour les autres.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Dérision de nos sécurités d’État, par Jean-Gilles Malliarakis

On met en cause le ministre Castaner dans l’affaire de l’attentat islamiste dans l’enceinte de la Préfecture de Police. Voilà qui semble bien compréhensible. Ce personnage est nul et il faut une grande solidarité gouvernementale pour ne pas le critiquer et le destituer. “Auteur de bourdes à répétition, le ministre de l’Intérieur se trouve une nouvelle fois sous le feu des critiques et des appels à la démission” soulignaient dans L’Opinion le 7 octobre Nathalie Segaunes et Ivanne Trippenbach[1].

Mais on ne saurait se dissimuler, non plus, la part politicienne de l’angle d’attaque : il s’agit, aussi, pour la presse de gauche de mettre en cause le symbole de la répression bien plus que le dérisoire bobo ministériel.

On le présente comme le maillon faible au sein du gouvernement. Soit. Mais alors quel est le maillon fort ?

Frédéric Péchenard ne passe pas pour un soutien du pouvoir actuel. Il souligne cependant que “le procès fait à Castaner, c’est l’arbre qui cache la forêt. Quand on s’acharne sur un individu on passe à côté de l’essentiel.“[2]

Une partie de ceux qui le clouent aux gémonies ne visent pas les incertitudes du pouvoir face à l’islamisme pas même l’incapable en tant que tel, mais tout simplement le chef des méchants flics.

L’auteur de cette chronique n’a pas attendu pour dénoncer ici, plutôt deux fois qu’une, ses responsabilités[3]

Chaque jour qui passe voit se préciser ce qu’on appelle du terme un peu trop technique de “dysfonctionnements” dans la protection du cœur même de la centrale policière parisienne. Faillir dans sa propre sécurité augure mal du rôle de protection qu’en attend le public et pour lequel sont supposés contribuer les lourds impôts que nous supportons.

On n’a su en haut lieu gérer correctement, ni la crise des gilets jaunes en elle-même, ni sa captation par la stratégie des blacks blocs.

La médiocrité des autorités républicaines continue, tout simplement, ses ravages à balles réelles.

Or, l’horrible crime commis par un islamo-terroriste, doublement traître, et le sang de ses victimes pourrait aussi contribuer à éclairer l’opinion, sur quelque chose de plus large.

Nous avons, de façon logique et légitime, de moins en moins confiance en l’État. Surtout quand il prétend nous protéger.

Yannick Jadot, à sa manière lourdingue habituelle, car ce citoyen n’a pas inventé l’écol-eau tiède, le soulignait à l’envi ce 3 octobre sur les ondes de RTL[4], entrecoupé hélas par les hoquets publicitaires et les gloussements de basse-cour de Ruquier, il s’époumonait à réclamer “une plus grande crédibilité de la parole publique”. Son intervention portait sur l’affreux mais révélateur incendie, petit tchernobyl chimique, survenu dans l’usine Lubrizol de Rouen filiale du conglomérat constitué par Berkshire Hathaway du génial boursier Warren Buffet.

Ne nous encombrons pas ici de généralités excessives, mais si ce type d’investissements étrangers met beaucoup moins la France à l’encan que les folies de l’étatisme, constatons que l’entreprise américaine semble bien d’après les informations qui se dégagent, avoir violé les règles élémentaires de précaution, nonobstant l’inscription chiraquienne de ce principe dans la constitution, et contourné les contrôles de notre si prétentieuse et si coûteuse administration.

C’est pour toutes ces raisons que les protections d’État paraissent de plus en plus dérisoires aux personnes de bon sens.

[1] cf. “Attentat, explosion, violences…: le problème Castaner”
[2] cf. entretien du 8 octobre avec Nicolas Beytout
[3] cf. L’Insolent du 26 novembre 2018 “Castaner ministre de la chienlit”
[4] L’invité de RTL Alba Ventura

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Attentat à la préfecture de police : silences coupables et mensonges

« Les pires ennemis de la liberté d’expression sont devenus les journalistes. » Cette sentence de Jean-Yves Le Gallou pourrait être complétée après la tuerie de la préfecture de police par : « Ils sont aussi les pires ennemis de la vérité. » Pendant plus de deux jours, sur toutes les chaines d’info, dans un suivisme servile du ministère de l’Intérieur du préfet de police et de la porte-parole du gouvernement Sibeth, on a tout fait pour expliquer qu’une conversion à l’islam ne voulait rien dire, qu’être musulman ne signifiait pas être radicalisé et qu’il ne fallait donc pas faire d’amalgames.

Ceux-là même qui s’indignaient de présumés rétentions d’informations sur l’accident industriel de Rouen redoutaient toute information contraire à leur idéologie. Le devoir d’informer est passé une fois de plus derrière le Journalistiquement Correct. Une fois de trop, sans doute, car ce qui s’est passé donne raison à Eric Zemmour et pourrait lui éviter, d’extrême justesse, le bûcher médiatique.

Un féminicide terroriste

Marié à une Marocaine, l’informaticien Mickaël Harpon, 45 ans, était agent administratif au très sensible département du Renseignement à la préfecture de police depuis 2003. Et cela, selon les premiers éléments de l’enquête, malgré plusieurs alertes sur une possible radicalisation après sa conversion à l’islam, qui remonte tout de même à 2008. Son geste est prémédité puisqu’il s’est procuré un couteau en céramique de 33 centimètres de long. A-t-il privilégié les cibles féminines, dont sa supérieure hiérarchique ? L’enquête le dira mais c’est fort possible. On verra alors si les militantes vent debout contre les féminicides montent cette fois au front et dénoncent pour les femmes l’extrême dangerosité d’une lecture radicale du Coran…

Quant au terroriste, toujours présumé, il était idéologiquement « intouchable » puisque antillais, noir, musulman et handicapé. Le signaler était plus que courageux car c’était s’exposer en une seule fois à être accusé de racisme, d’islamophobies et de discrimination vis à vis des malentendants. C’est pourquoi, bien sûr, les alertes n’ont pas été concrétisées.

Alors que tout le monde sait depuis des années que les Français des Antilles et de La Réunion (voir les frénétiques frères Clain, « émirs » de l’Etat islamique en Syrie) sont très ciblés en métropole par les salafistes qui jouent sur les frustrations pour les amener à l’islam en instrumentalisant les discriminations réelles ou ressenties dont ils seraient victimes.

On savait, on n’a rien fait

Le Parisien donne des détails accablants. Mickaël Harpon, chargé de la maintenance des ordinateurs du millier de fonctionnaires du renseignement parisien, avait accès à des informations ultrasensibles, entre autres celles en lien… avec l’islam radical ! Il disposait d’une habilitation secret-défense, situation qui impose pourtant une enquête administrative approfondie. « Il disposait notamment des adresses de chaque fonctionnaire », s’inquiète aussi un policier qui se souvient sans doute du drame de Flamanville où un couple de policiers fut égorgé devant son domicile. Ces quatre dernières années, le comportement de ce fonctionnaire avait « plusieurs fois attiré l’attention » mais rien n’a été fait. Et le pire est arrivé.

Le ver est dans le fruit, c’est sûr. Castaner a menti ou alors a révélé une incroyable incompétence. C’est le déni de trop. Les journalistes sont embarrassés et cachent leur mauvaise foi en prétextant du respect de l’instruction — qu’ils foulent au pied quand ça les arranges. Le pouvoir démontre qu’il est tétanisé face à l’islamisme.

Les Français ne sont pas protégés contre les ennemis de l’intérieur — la preuve par la préfecture de police. Il faut agir, sinon un drame similaire peut se produire dans une caserne… ou à bord de notre unique porte-avions, le Charles De Gaulle, déjà gangrené par des problèmes de drogue fourni par certains matelots venus des « quartiers ».

Ils ne pourront plus dire en tout cas qu’ils ne savaient pas. Ils savent, bien sûr, mais ne veulent pas admettre pour ne pas donner raison à ceux qui voient clair depuis des lustres et que l’on veut bâillonner. Ils ont plus peur de la vérité que du terrorisme, car la vérité les condamne aux yeux de plus en plus de Français.

Pierre Boisguilbert

Texte daté du 6 octobre 2019 et repris du site Polémia

Totalitarisme mou et terrorisme dur, par Francis Bergeron

L’attentat de Strasbourg est venu nous rappeler que le gravissime problème du terrorisme n’est pas réglé, que le terrorisme, sous son plus hideux visage, continue à nous menacer. Souhaitons donc pour Chérif Chekkat une élimination dans les délais les plus rapides possibles.

Mais même cet épisode douloureux, qui devrait être un moment d’unanimité, les adeptes du totalitarisme mou, qui nous gouvernent, s’efforcent d’en tirer parti. Que les Gilets jaunes, au-delà de leur opposition à la taxe sur le gasoil, puissent laisser penser qu’ils n’apprécient pas trop l’immigration de masse, l’islamisation à haute dose, est quelque chose qui répugne à l’éditorialiste du Parisien, qui n’hésite pas à fustiger ces « gilets jaunes autoproclamés [qui] ont laissé libre cours à leur imagination, leurs haines, et leurs névroses, sans aucune retenue ». Le Parisien était prêt à tout accepter des Gilets jaunes, mais pas de tels propos « nauséabonds » ! « La colère légitime qui s’est déversée sur les ronds-points a aspiré une batterie de forts en gueule prêts à dire n’importe quoi. » Et voici donc nos Gilets jaunes désormais ostracisés. C’est cela, le terrorisme mou.

C’est par exemple aussi le journal Le Monde qui, sur son site, publie mardi soir un récapitulatif des événements de Strasbourg, soulignant que « la motivation terroriste n’est pas établie ». Le mot même de musulman n’est pas utilisé. L’article serait incompréhensible pour qui n’aurait pas écouté la radio ou la télévision. Ce qui est étonnant « venant d’une rédaction connue pour son omniscience et son infaillibilité », note sur son site, avec une pointe d’ironie, le très impertinent Jean-Gilles Malliarakis.

C’est seulement mercredi, à 8 heures 5 que l’ex-quotidien « de référence » a révélé à ses lecteurs… ce que tout le monde savait depuis la veille au soir, à savoir que l’attentat avait été commis par un islamiste. L’homme était présenté comme un citoyen français âgé de 29 ans. C’est incidemment, par un courrier de lecteur, qu’on pouvait savoir qu’il se prénommait Chérif, et donc supposer… l’indicible !

La religion de l’individu pas citée

Pourtant Le Monde n’est habituellement pas le dernier à marquer son indifférence complète à la présomption d’innocence, quand il s’agit de présumés extrémistes de droite, par exemple.

Le Monde daté du jeudi 13 décembre publie une page entière sur « l’attaque meurtrière », avec la collaboration de cinq de ses journalistes. Impossible, cependant, d’y trouver le nom et le prénom de l’assassin. L’article évoque le fait que l’homme était suivi pour « radicalisation religieuse », mais la religion de l’individu n’est pas citée, et l’article prend soin de faire remarquer que l’attentat n’a pas été revendiqué et que l’individu n’a pas fait de « déclarations religieuses ».

C’est cela le totalitarisme mou, Chérif Chekkat représentant le terrorisme dur. Mais il est parfois difficile de dire ce qui dégoûte le plus.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 13 décembre 2018

Attentat de Strasbourg : vous avez dit complotisme ?

14/12/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Hier sur CNews, le criminologue Xavier Raufer a fait part d’un certain nombre d’éléments troublants dans le déroulement de l’attentat

Mardi dernier, en début de matinée, quelques heures avant la fusillade, les gendarmes se présentent au domicile de Chérif Chekatt pour l’interpeller dans une affaire d’extorsion et de tentative d’homicide, mais il est absent. Xavier Raufer remarque que les gendarmes sont accompagnés de membres de la DGSI, la Direction générale de la sécurité intérieure, dont les champs d’investigation sont précisément la sécurité intérieure, ainsi que les intérêts fondamentaux de la Nation. Chekatt, simple délinquant ou criminel de droit commun, même multirécidiviste, ne saurait à priori intéresser la DGSI. Selon le criminologue, il fallait donc que la DGSI soit informée de faits précis sur une dangerosité particulière de l’individu, relevant d’un possible passage à l’acte terroriste.

Les enquêteurs se convaincront qu’ils ont vu juste, en découvrant un véritable arsenal au domicile de Chakatt

Pistolet 22 Long Rifle, grenade défensive, chargeurs, armes de poing… Un arsenal en effet amplement suffisant pour commettre un attentat. Les gendarmes font alors leur travail, continue M. Raufer, et diffusent sur le réseau informatique de la police et de la gendarmerie nationales une fiche signalétique de l’individu, accompagnée d’une photo, et soulignant son extrême dangerosité. A 19h30, ce même mardi, Chekatt se présente au pont du Corbeau, l’un des deux points d’accès principaux au centre de Strasbourg, où se déroule le marché de Noël. C’est sans aucune difficulté qu’il franchit le barrage de police, alors même que les policiers, alertés par leur hiérarchie et donc sur le qui-vive, sont censés vérifier les identités, et que ces mêmes policiers ont sur leur ordinateur, à côté d’eux, la photo de Chekatt. « Comment arrive-t-il à rentrer à l’intérieur de la ville ? » s’étonne Xavier Raufer, qui poursuit : « Et comment, [le lendemain soir], le secrétaire d’Etat à l’Intérieur, Laurent Nunez, peut-il mettre en doute la piste terroriste ? ». Et ce, malgré l’évidence des faits. Deux questions encore sans réponse…

Pour le gouvernement, c’est « Circulez, y a rien à voir ! »

Avant-hier, sur Europe1, Youssef Badr, porte-parole du ministère de la Justice, a assuré de son côté qu’il n’y avait eu « aucun dysfonctionnement de la justice dans le suivi de Chérif Chekatt ». Rappelons qu’à 29 ans, Chekatt faisait l’objet de 27 condamnations et de 67 signalements. Ce laxisme judiciaire, ainsi que la scénarisation irénique du réel opéré par des médias à la botte, exaspèrent les Français qui ont par ailleurs pu constater la sévérité de la répression policière qui frappent les Gilets jaunes. Le complotisme ambiant des réseaux sociaux n’est qu’un symptôme « populiste » lié à cette exaspération. Dans son livre « La France Interdite », Laurent Obertone montre que « les théories du complot les plus puissantes et les plus délirantes sont portées par les grands médias ».

Attentat à Strasbourg, ils sont encore là !

Un terroriste a ouvert le feu pendant le marché de Noël de Strasbourg ce mardi 11 décembre.

Le suspect a été clairement identifié : Chérif Chekkat, 29 ans. Et un pedigree à faire frémir. Fiché S, il est connu en Allemagne pour être radicalisé et en France pour des faits de droit commun. Plus grave encore, il devait être interpellé ce mardi matin pour un braquage qui a mal tourné. Mais il n’était pas chez lui, les forces d’intervention y ont trouvé en revanche une grenade et un pistolet 22 long rifle.

Cette soirée strasbourgeoise devait être joyeuse. Le marché de Noël de la ville alsacienne est connu mondialement. Pourtant, Chérif Chekkat a déboulé depuis le pont Corbeau pour semer la mort à l’arme automatique. D’après ce qu’on sait, le bilan aurait pu être plus lourd si des soldats déployés dans le cadre de l’opération Sentinelle n’avaient pas eu le réflexe de tenter de l’interpeller. « Les militaires de la force Sentinelle ont fait usage de leurs armes pour tenter d’intercepter l’assaillant. Entre 20h20 et 21 h, il s’est confronté par deux fois à nos forces de sécurité avec systématiquement des échanges de tirs », a précisé Christophe Castaner. Un soldat Sentinelle a été légèrement blessé à la main par le ricochet d’un tir de l’assaillant. Ce dernier se serait engouffré dans un taxi, d’après le chauffeur qui s’en est tiré indemne, le terroriste était blessé au bras.

A l’heure où nous écrivons ces lignes, les victimes ne sont pas encore officiellement identifiées et même le bilan des pertes varie selon les sources. Néanmoins on peut parler d’au moins deux morts et six blessés. Un ressortissant thaïlandais ferait partie des victimes. D’après BFM TV, une perquisition a eu lieu dans le quartier de Neudorf. Castaner a précisé que 350 personnes étaient à la recherche de l’assaillant, dont une centaine de personnes de la police judiciaire appuyées par deux hélicoptères, les Brigades de recherche et d’intervention (BRI) de la PJ parisienne et le RAID mais aussi des soldats de Sentinelle. Un dispositif impressionnant qui pour l’instant n’a rien donné.

Le parquet antiterroriste a estimé les indices suffisants pour ouvrir une enquête pour « assassinats et tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste ». Le plan Vigipirate a été élevé au niveau « urgence attentat » avec un « contrôle renforcé aux frontières ».

Selon le secrétaire d’Etat Laurent Nuñez, la sécurité de l’ensemble des marchés de Noël de France est renforcée dès aujourd’hui. Dans le cadre du plan Vigipirate, passé cette nuit au niveau « urgence attentat », le contrôle des passages aux frontières est aussi renforcé. Le marché de Noël de Strasbourg est fermé jusqu’à nouvel ordre

Les réactions politiques ne se sont pas fait attendre :

Laurent Wauquiez s’est demandé « Combien d’attentats commis par des fichés S devons-nous encore subir avant d’adapter notre droit à la lutte contre le terrorisme ? Qu’attendons-nous pour enfin livrer bataille pour éradiquer l’intégrisme qui nous a déclaré la guerre ? »

Marine Le Pen a, quant à elle, twitté « Toutes nos pensées vont vers les victimes de la tuerie islamiste de Strasbourg et leurs proches, ainsi que vers les forces de l’ordre et les équipes de secours. Un changement radical doit intervenir, puisque la politique contre le terrorisme est manifestement défaillante. »

Si Jean-Luc Mélenchon ne s’est pas encore exprimé, son porte-parole le député Alexis Corbière s’est exclamé : « L’horreur et la lâcheté ont frappé. Toute mon affection et ma solidarité aux victimes et leurs familles ainsi qu’aux Strasbourgeois sous le choc. Confiance dans la Police pour neutraliser au plus vite le coupable. »

Tout recommence, toujours les mêmes profils, toujours les mêmes motifs. Et, au milieu, un discours « pas d’amalgame » qui ne prend définitivement plus.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 12 décembre 2018

Attaque islamiste à Strasbourg: le récit de la soirée

12/12/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Trois personnes sont mortes et 12 ont été blessées, dont six sont en urgence absolue. Mardi soir, un homme de 29 ans, radicalisé et fiché “S”, a tiré en plein cœur de Strasbourg, à quelques pas du marché de Noël.

Le tueur présumé, Chérif Chekatt, qui portait une arme de poing et une arme blanche, selon certaines sources, a été blessé par une patrouille de soldats de l’opération de sécurité Sentinelle. Il a quand même réussi à prendre la fuite et est actuellement activement recherché.

Les autorités françaises ont décrété le plan “urgence attentat”, le plus haut niveau d’alerte. La section antiterroriste du parquet de Paris est saisie de l’enquête. En tout, d’après une source policière, 450 membres des forces de l’ordre, du Raid, de la police judiciaire, de la gendarmerie, plus des militaires, sont aux trousses du tireur. Ils sont épaulés par deux hélicoptères.



Attentat islamiste de Liège : le terroriste était fiché

30/05/2018 – EUROPE (NOVOpress)
La justice belge a qualifié d’attaque terroriste le triple homicide qui a eu lieu ce mardi dans le centre de Liège.

Plusieurs témoins ont filmé la scène et enregistré le terroriste crier Allah Akbar alors qu’il venait de tuer deux policières et un jeune homme de 22 ans.

Après voir brièvement pris en otage une employée d’un centre scolaire, l’assaillant a été abattu par la police.

Quatre policiers ont été blessés.

Selon les médias belges, le meurtrier était Benjamin Herman, un délinquant multirécidiviste qui était incarcéré depuis 2003 et bénéficiait d’une permission.

Une source proche de l’enquête citée par l’AFP révèle que le terroriste était fiché comme radicalisé par la police belge.


Attentats à Paris : le retour ?

14/05/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Moins de deux mois après la prise d’otage du supermarché de Trèbes, qui a coûté la vie à 4 personnes et blessé 15 autres, un tueur solitaire a défrayé la chronique samedi soir, non loin du métro « 4 septembre » en se livrant à une attaque au couteau contre des passants. L’assaillant est Khamzat Azimov, 21 ans, né en Tchétchénie, naturalisé français et fiché « S ».

Il a été abattu par la police, mettant fin au carnage qui a fait un mort et quatre blessés dont deux graves.

« Il avait l’air d’un fou », commente le serveur du restaurant où s’étaient réfugié des blessés. Une aubaine pour les médias de propagande qui n’auront pas besoin de parler d’un « déséquilibré » ! L’attentat a été revendiqué par Daech en représailles contre les interventions de la coalition en Syrie.

Mais d’autres capitales sont elles aussi menacées ?

Hélas oui, à Londres un attentat vient d’être déjoué : une mère et ses deux filles en relation avec des islamistes de Raqqa s’apprêtaient à commettre une attaque à la grenade à proximité du British Museum. Elles hésitaient entre poignarder des passants au hasard ou faucher une file d’attente devant un musée très fréquenté, avant d’être appréhendées par la police et mises en examen.

Pendant que la France était sommée de chanter « Mercy », il criait Allah Akbar et poignardait quatre personnes

« Hors de danger » devenait le refrain et comme le bilan de ce nouvel attentat.

Chez nous, l’Eurovision, c’est sacré, un peu comme le Tournoi des cinq nations ou la bénédiction urbi et orbi. Depuis France Gall et sa poupée de son, depuis Marie Myriam et son oiseau et l’enfant, toute la famille se rassemble et communie quel que soit son degré de croyance. Mais cette année, avec cette chanson « Mercy » à la gloire des migrants, le cœur n’y était pas du tout et, pour tout vous dire, ici, on était plutôt « Non Mercy ». Il est vrai qu’ici, on est toujours « indigné » (pesons nos mots) par l’agression d’un agriculteur du coin par un islamiste radicalisé hurlant Allah Akbar, agression dont la Justice ne sait pas encore, un an après, si elle relève du terrorisme islamiste ou pas…

Mais il n’empêche que, sur toutes les chaînes (pas TF1 pour cause de finale de « The Voice »), les « live » étaient tous branchés sur « Mercy ». Jusqu’à ce que la belle soirée – une de plus – déraille sous les coups de la réalité islamiste.

Vers 21 heures, les réseaux sociaux indiquaient qu’une attaque au couteau avait lieu dans le quartier de l’Opéra, à Paris. Rapidement, on nous informait d’un bilan de deux morts – l’attaquant neutralisé par la police et une victime – et de plusieurs blessés, dont deux graves.

Plusieurs témoignages circulaient, disant que l’assaillant avait crié « Allah Akbar » , mais, comme toujours sur cette épineuse question, les médias étaient d’une prudence extrême et attendaient que le procureur Molins se rende sur place pour bien attester que ces témoins n’avaient pas entendu des voix… Le procureur Molins confirma bien la signature et le cri. L’État islamique aussi.

Un jeune homme de 29 ans est mort.

Les réactions des autorités, comme toujours dans ce cas, vont dans le même sens : celui de la compassion et de la consolation. Compassion : toutes leurs pensées vont aux familles des victimes. Consolation : notre police est formidable et a évité un carnage bien pire.

Anne Hidalgo ?

Je veux saluer les policiers, dont le sang-froid, le courage et le professionnalisme ont une fois encore permis de sauver des vies. Ils ont toute ma gratitude. Je remercie aussi les services de secours qui se sont rendus très vite sur place pour prendre en charge les blessés.

Édouard Philippe a salué « l’exceptionnelle réactivité des forces de police » qui a évité un « bilan plus lourd ». Un appel à police secours a été, selon lui, passé dès 20 h 47. « Dans les cinq minutes », les policiers étaient sur place et « moins de neuf minutes » après, l’auteur de l’attaque était abattu. Le Premier ministre a le chronomètre en main. Il enregistre les records.

Gérard Collomb, lui, s’est empressé de nous donner de bonnes nouvelles des blessés : il a fait savoir que les quatre personnes blessées étaient désormais hors de danger. « Je viens de voir la personne la plus grièvement blessée, elle va mieux, elle est sauvée. » Deux de ses amis sont « hors de danger », la quatrième personne est « hors de danger aussi ».

« Hors de danger » devenait le refrain et comme le bilan de ce nouvel attentat.

Le Président Macron, lui, ne versait pas dans ce travers et tweetait, depuis Brégançon qu’il n’a visiblement pas jugé bon de quitter pour rentrer à Paris, un « La France paye une nouvelle fois le prix du sang mais ne cède pas un pouce aux ennemis de la liberté ».

Si, évidemment, on se réjouit de la rapidité de l’intervention des professionnels et de la situation des blessés, cette excitation dans le « Ouf, ça aurait pu être pire ! » est bien malvenue. Car non, nous ne sommes pas « hors de danger ». Et les Français ne se contenteront pas des records de M. Philippe.

Ils attendront d’autres records, d’autres chiffres : celui des expulsions – on apprend que le terroriste était d’origine tchétchène, naturalisé en 2010 et fiché S -, des condamnations, des fermetures de mosquées, des déchéances de nationalité…

Et là, force est de constater que la France de MM. Macron et Collomb n’a pas avancé « d’un pouce ».

Dominique Monthus

Tribune reprise de Boulevard Voltaire