L’auteur de l’attentat à Rambouillet venait d’être régularisé : le scandale doit cesser

Le 23 avril 2021, un Tunisien récemment régularisé s’est introduit dans le commissariat de police de Rambouillet et a tué à coups de couteau une fonctionnaire désarmée aux cris de « Allah Akbar ». Selon des investigations menées par des journalistes, le terroriste s’était radicalisé avant que les autorités lui octroient un nouveau titre de séjour. Ces événements doivent nous amener à nous interroger sur la procédure de régularisation, qui aboutit à pérenniser chaque année le séjour de dizaines de milliers d’extra-Européens en situation irrégulière en France.
Une analyse de Paul Tormenen.

Jamel G., un chauffeur livreur un peu fragile psychologiquement

Peu après l’attentat contre une employée du commissariat de police de Rambouillet le 23 avril, les médias de grand chemin ont multiplié les analyses psychologisantes du geste meurtrier de son auteur, Jamel G., un Tunisien récemment régularisé. Mais certains faits ont été passés sous silence par l’immense majorité d’entre eux, alors qu’ils constituent potentiellement un véritable scandale.

Selon un article paru le 30 avril sur le site Mondafrique, Jamel G aurait rejoint à son arrivée en France un certain Mohamed Lahouaiej Bouhlel, installé à Nice depuis cinq ans. Ce triste individu, originaire de la même ville que Jamel G., s’est fait connaître en 2016 en commettant un attentat qui a coûté la vie à 86 personnes sur la promenade des Anglais (1).

Mohamed Lahouaiej Bouhlel et Jamel G. ont un point commun : ils sont originaires de la ville de M’Saken en Tunisie, une ville dont un imam aurait, dix jours avant le triple meurtre à la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption, diffusé sur Facebook une vidéo prêchant la décapitation de tous ceux qui offensent le prophète Mahomet. Ces informations restent à confirmer, mais d’autres éléments communiqués par certains médias sont tout aussi troublants.

Le compte Facebook de Jamel G. comporterait, selon certains journalistes, plusieurs indices de sa radicalisation à partir d’avril 2020. Sur son profil, on ne trouverait à compter de cette période que des prières et des versets coraniques. Jamel G. se serait mis à suivre un imam salafiste (2). En octobre, il s’associe à une campagne appelée « Je suis Mohamed », incitant au boycott de produits français (3). Après la mort de Samuel Paty et deux mois avant l’octroi d’un titre de séjour, il écrit sur sa page Facebook : « Ô les musulmans, maintenant nous allons répondre aux insultes de la France et de Macron contre notre prophète Mahomet » (4).

Une radicalisation inconnue des services de renseignement

Le procureur de la République antiterroriste chargé de l’affaire a indiqué lors d’un point presse le 25 avril que « l’auteur de ce crime était inconnu des services de renseignement et que son casier judiciaire ne faisait état d’aucune condamnation » (5).

Il rappelle pour l’occasion la situation administrative de Jamel G. Fin 2019, le Tunisien aurait bénéficié d’une autorisation exceptionnelle au séjour, puis, le 28 décembre 2020, d’une carte de séjour valable jusqu’en décembre 2021 (6).

La radicalisation de Jamel G. serait donc, selon ses messages postés sur Facebook, postérieure à sa régularisation. Mais l’octroi d’une carte de séjour en décembre 2020 est intervenu après sa radicalisation, dont les signes ont commencé à devenir visibles en avril 2020.

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Le plat hommage rendu à Stéphanie Monfermé

Stéphanie Monfermé

Le Premier ministre a présidé l’hommage à la secrétaire administrative, égorgée au commissariat de Rambouillet, vendredi 23 avril. Une cérémonie dénuée de toute grandeur.

Comme dans les meilleurs films de mafia, c’est l’un des commanditaires du meurtre qui est le premier à réciter l’éloge funèbre. Non que Jean Castex ait porté lui-même le couteau qui a servi à égorger Stéphanie Monfermé, un après-midi du 23 avril, mais c’est toute une politique qui peut être désignée comme responsable de ce genre d’attaque, en plein cœur d’un commissariat ! Une politique d’angélisme, qui se concrétise par un certain laxisme judiciaire, mais qui se retrouve également dans le discours de nos dirigeants. Plus encore lorsqu’il s’agit de rendre hommage à une victime d’acte islamiste. Le cadre était choisi avec soin par les cabinets du gouvernement, sur la place Thome-Patenôtre, face à la Lanterne, un lieu culturel de la commune francilienne.

La famille de Stéphanie est réunie discrètement, les officiels font face au Premier ministre, comme le président du Sénat Gérard Larcher et six ministres, dont Gérald Darmanin, Eric Dupond-Moretti, Marlène Schiappa ou encore Gabriel Attal. La députée de Rambouillet, Aurore Bergé, la présidente de région, Valérie Pécresse et le maire, Véronique Matillon étaient également dans l’assistance.

Durant cet hommage « émouvant », Jean Castex a fait part de son « chagrin », illustré par le deuil de toute une profession. Une policière, très émue, a récité le poème de Simone Veil : « Il restera de toi ». Vient ensuite le collègue de bureau de Stéphanie qui a témoigné de son « rire communicatif » et de ses habitudes alimentaires « normandes », comme « son camembert étalé sur ses carottes ». Des mots que l’on pourrait entendre lors d’un discours d’adieu, dans le cercle privé d’une église, face à ses parents ou grands-parents… et encore.

Le Premier ministre a ensuite prononcé un discours, qui malgré le poids de l’événement, ne restera pas inscrit dans l’histoire. Nous sommes loin du discours profond d’Emmanuel Macron après le sacrifice d’Arnaud Beltrame.

Le 23e attentat en France depuis 2012

Pas question de pointer du doigt l’ennemi qui a mené sa 23e attaque sur notre sol, pour le Premier ministre qui s’est refusé de prononcer le nom de l’assassin de Stéphanie, le traitant « de lâche ». Après le couple Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider tués à leur domicile à Magnanville en 2016 et à l’automne dernier Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine, Jean Castex a voulu rendre hommage « à tous ceux qui ont succombé sous les coups de la barbarie ».

Selon Jean Castex, c’est la « certaine façon de vivre la France » qui a été visée à travers Stéphanie. « Une vie paisible, laborieuse, serviable, une vie droite et simple », a-t-il rappelé soulignant que le terrorisme islamiste « ne peut tolérer cette liberté si française de croire au Ciel ou de ne pas croire ». Le chef du gouvernement a fini en citant Voltaire : « le fanatisme est un monstre ». Et l’islamisme, donc ?

Stéphanie Monfermé a été décorée de la Légion d’honneur à titre posthume, vendredi, au lendemain de ses obsèques célébrées dans l’intimité, mais en présence du président de la République, Emmanuel Macron. Jean Castex s’est félicité du travail des policiers, ayant permis de déjouer d’autres attentats et a annoncé le renforcement des outils de prévention, notamment numériques et des moyens renouvelés pour lutter contre les attentats. L’objectif étant de « protéger encore et toujours nos concitoyens ». Avec, encore et toujours, l’efficacité que l’on sait.

Etienne Lafage

Article paru dans Présent daté du 3 mai 2021

Projet d’attentat islamiste déjoué à Béziers

Policiers attentat

A en croire les enquêteurs de la DGSI, « on a rarement déclenché une opération de façon aussi urgente », tant « l’action semblait imminente ». Intervenant sur ordre du parquet national antiterroriste dans le cadre d’une enquête préliminaire pour « association de malfaiteurs terroriste », les hommes de la DGSI, épaulés par le RAID, ont en effet interpellé dans la nuit de samedi à dimanche dernier, dans le quartier ethnique de La Devèze à Béziers, cinq femmes d’une même famille qui projetaient un attentat contre les fidèles d’une église de Montpellier ou de Béziers à l’occasion des célébrations de Pâques.

Déterminée à passer à l’acte

Au nombre des suspectes arrêtées, une jeune femme de 18 ans, notamment, qui avait attiré en fin de semaine dernière l’attention du renseignement antiterroriste par son activité sur les réseaux sociaux, où elle avait évoqué l’idée de commettre un attentat contre une église, à Béziers ou à Montpellier, vraisemblablement lors du lundi de Pâques. Selon les enquêteurs, elle aurait même clairement manifesté, lors de son arrestation, sa « détermination à passer à l’acte ». Quant aux quatre autres femmes interpellées, il s’agit de la mère et des trois sœurs de la précédente. Arrêtées dans un premier temps parce qu’elles se trouvaient sur les lieux au moment de l’intervention du RAID, elles ont, finalement, elles aussi, été transférées dans les locaux de la DGSI à Levallois-Perret pour y être auditionnées, en raison notamment de l’arsenal découvert dans leur appartement, à l’exception de la plus jeune, âgée de 14 ans, dont la garde à vue, réalisée au commissariat de Montpellier, a été levée lundi soir, sans poursuite à ce stade.

Le rôle majeur des femmes dans le djihad

Il faut dire que, lors de leur perquisition au domicile de ces femmes qui, selon plusieurs témoins, sont « connues pour être radicalisées » et « pour avoir visionné des vidéos de l’Etat islamique », les policiers ont mis la main sur un impressionnant arsenal de guerre : des bouteilles entourées de papier aluminium contenant des billes de métal, des produits nécessaires à la fabrication d’explosifs de type TATP déjà mélangés, des mécanismes de déclenchement à distance, un sabre, un couteau en céramique, ou encore une réplique d’arme de poing. Le tout accompagné d’affiches et autre matériel de propagande islamiste, ainsi que d’une abondante documentation sur l’art et la manière de fabriquer des explosifs artisanaux…

Bref, à l’heure où les élus islamo-gauchistes et les habituelles associations dites « humanitaires », largement relayés par les grands médias complaisants, tentent lamentablement de nous faire pleurer sur le sort des djihadistes « françaises » actuellement détenues en Irak dans le but d’obtenir leur rapatriement sur notre sol, voilà une affaire qui vient rappeler à tous ceux qui semblent l’avoir oublié que, loin d’être des « victimes » de l’islamo-terrorisme, les femmes jouent au contraire un rôle majeur dans le djihad.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 6 avril 2021

Attentat islamiste – Justice: la preuve par Vienne !, par Philippe Bilger

Il est facile de s’en rendre compte, on s’en doute, ils nous le font comprendre, ils se moquent dans leur for intérieur de notre état de droit, ils en profitent mais n’y croient pas une seconde, ils n’ont qu’une envie, c’est de recommencer. Alors ils jouent la comédie de la contrition et la plupart du temps ça marche !

Avec le jeune terroriste de Vienne, un Autrichien né de parents albanais de Macédoine du Nord, qui a massacré quatre personnes (dont un Albanais originaire de Macédoine du Nord), le voile s’est déchiré et la duperie a été ostensible.

Cet assassin de 20 ans a trompé les autorités et a bénéficié de leur mansuétude parce qu’il a réussi à donner le change.

Que, comme d’habitude, dans son quartier, des témoins affirment qu’il était serviable, proposait de porter les courses et qu’on n’imaginait pas le pire qu’il pourrait commettre, soit. C’est à chaque fois la même impression : ce futur criminel était si gentil !

Puis les atrocités. Surgies du même.

Kujtim Fejzulai avait essayé de rejoindre la Syrie. Il avait été arrêté en Turquie, en 2018, sur dénonciation de sa mère, alors qu’il était âgé d’à peine 18 ans.

Au mois d’avril 2019, il était condamné à 22 mois de prison mais ne purgeait qu’un peu plus d’un an parce que son avocat, qu’il avait abusé comme les autres, se vantait d’avoir bien fait son travail (Le Monde).

Placé sous contrôle judiciaire, au mois de décembre 2019, il feignait d’avoir été déradicalisé. Il a menti à tous ceux qui le côtoyaient sur le plan pénal et pénitentiaire à seule fin de se retrouver libre pour commettre l’horreur.

Pourquoi se gêner puisqu’on le créditait absurdement d’une bonne foi et d’une sincérité dont l’apparence ne visait qu’à lui permettre un acte terroriste, survenant quelques mois seulement après sa comédie ?

Lui, comme tant d’autres en France, auraient dû relever d’une catégorie singulière : ils se dissimulent et, nous rendant le pire, acceptent le meilleur, les principes, les garanties, les protections de notre état de droit avec un cynisme tranquille puisqu’on est assez inconscient pour leur donner des armes contre nous et faciliter ainsi leur tâche monstrueuse.

Comprendra-t-on un jour cette spécificité criminelle et cessera-t-on de la traiter comme on appréhende le commun des délinquants ?

Hier, on pouvait plaider le défaut de lucidité et l’envie de croire en une quelconque rédemption. C’est terminé.

Avec la preuve par Vienne, on ne peut plus fermer les yeux.

Philippe Bilger

Tribune reprise de Philippebilger.com

Face à l’islamisme : le nécessaire retour du politique – Cyril Raul (Les Identitaires)

Comment vider le politique de sa substance ? Faites preuve de fermeté face à des phénomènes que vous ne pouvez à vous seul résoudre, comme une pandémie ou le réchauffement climatique. Tout en restant laxiste sur des problèmes concrets contre lesquels vous pouvez agir : l’immigration, la délinquance et l’islamisme.

Fermeté sanitaire, laxisme migratoire

Cette semaine a une nouvelle fois illustré ce constat. Mercredi, le président de la République annonçait aux Français un nouveau confinement via des mesures particulièrement sévères, expression d’un autoritarisme bien souvent inutile. Face à ce virus mondial, l’État allait à nouveau sévir durement en infligeant aux Français les pires restrictions d’Europe se traduisant notamment par la fermeture de la plupart des commerces et un nouveau suicide économique.

Au lendemain de ces annonces, un attentat islamiste commis par un migrant frappait à nouveau la ville de Nice dans une basilique. Bilan : 3 morts, dont la décapitation au couteau d’une paroissienne, quelques jours après celle du professeur Samuel Paty. L’auteur est un Tunisien fraîchement débarqué de Lampedusa. Un migrant, tout comme l’était l’assassin tchétchène de Samuel Paty.

Le drame aurait donc une nouvelle fois pu être évité avec une politique ferme sur l’immigration. Mais ce gouvernement sait être autoritaire sur ce qu’il ne peut influencer qu’à la marge et laxiste sur ce que sa responsabilité politique lui intime pourtant de prendre fermement en main. Car le calcul politique, la peur de « l’amalgame », paralysent toute action gouvernementale sur le sujet de l’immigration musulmane source du terrorisme islamiste en France.

Modérés islamistes et islamistes modérés

Depuis la décapitation de Samuel Paty, l’opinion attend pourtant des choix forts. Et dans un conseil de défense ayant eu lieu vendredi, les services de renseignement ont donné des informations graves et très claires au gouvernement, sans tabou ni emphase. D’après un article d’Europe 1, le renseignement français aurait alerté le président et le ministre de l’Intérieur sur les passerelles existant entre les musulmans modérés, les salafistes, les Frères musulmans et les djihadistes. À ce sujet, les propos d’un spécialiste s’étant confié à la radio sont édifiants : « on n’est plus face à quelques individus à surveiller. Désormais, on affronte des masses qui veulent nous détruire ».

Dans une intervention du 27 octobre, le président du CFCM, Mohamed Moussaoui, pourtant considéré par les médias comme « modéré » , déclarait d’ailleurs au sujet des caricatures que « pour préserver l’ordre public, il faut parfois renoncer à certains droits. » On peine ici à cerner la distance entre l’islamiste qui menace l’ordre public et le modéré qui fait du chantage à l’ordre public. Un chantage qui prend ici la forme d’une allusion mais, plus souvent, de menaces très claires de dizaines de milliers de musulmans dits pourtant « modérés » sur les réseaux sociaux. Difficile de ne pas voir dans ces phénomènes une confirmation de cette « massification » de l’islamisme bien cernée par les services de renseignement.

Comment agir

Le politique ne peut désormais plus dire qu’il n’a pas les cartes en mains pour agir. Seule sa peur de l’amalgame et du préjugé le paralyse. Or, le préjugé est pourtant une arme du politique. Comme le disait le philosophe Edmund Burke, « en cas d’urgence le préjugé est toujours prêt à servir ; il a déjà déterminé l’esprit à ne s’écarter jamais de la voie de la sagesse et de la vertu, si bien qu’au moment de la décision, l’homme n’est pas abandonné à l’hésitation, travaillé par le doute et la perplexité. ». Selon l’auteur irlandais, ce préjugé « fait de la vertu une habitude et non une suite d’actions isolées. »

Pour enfin agir contre les islamistes mais aussi pour rendre au politique sa substance, il est nécessaire de faire des choix forts et de ne plus palabrer. Les Français n’en peuvent plus des bougies et des appels aux valeurs républicaines, de ces débats entre Arabes laïcs et islamistes qui ont peut-être leur intérêt dans le monde musulman mais ne nous concernent pas ici, chez nous, en France. Il n’y a pas d’autres solutions au terrorisme islamiste que la remigration. Au politique de franchir le pas.

Cyril Raul

Texte repris du site de : Les Identitaires

Alexandre del Valle : « Le terrorisme a un but publicitaire : le recrutement de musulmans paranoïaques pour aller faire le djihad ! »

Alexandre del Valle réagit à l’attentat qui a ensanglanté la ville de Vienne, lundi soir.

Lundi soir, un attentat a frappé Vienne. La capitale autrichienne est endeuillée. Plusieurs individus ont ouvert le feu dans la foule. On compte au moins trois morts et plusieurs blessés. Selon vous, pourquoi Vienne a été visée ?

Vienne a été visée pour trois raisons. Premièrement, c’est la civilisation occidentale. C’est ce qu’a dit l’ambassadeur d’Autriche à Paris. C’est l’Occident en général et les mécréants.
Deuxièmement, depuis 2013, l’Autriche a mis totalement hors la loi ce qu’aujourd’hui Macron n’a pas encore mis hors la loi, c’est-à-dire, les Frères musulmans, le Mili Gurus turc pro califat et les associations salafistes. Cela les avait beaucoup énervés. L’Autriche n’était plus vue comme un pays neutre, mais plutôt comme un pays qui persécute les musulmans.
Troisièmement, dans sa compétition avec Al-Qaïda, Daesh a besoin de recruter. Ça peut être l’Autriche comme ça peut être la Suède ou la Belgique. Ce sont des pays où se trouvent beaucoup de musulmans, sinon ça n’a pas d’intérêt.
Comment recruter des gens paumés en Europe ? On ne va pas recruter des athées, des chrétiens pratiquants ou des laïques, mais des musulmans radicalisés. C’est plus facile de radicaliser des musulmans, là où il y a beaucoup de musulmans travaillés par des pays d’origine qui leur disent de ne pas s’intégrer que dans un pays où il n’y a aucun musulman comme en Hongrie.
Le terrorisme a un but publicitaire de recrutement. Il ne nous tue pas parce qu’il nous déteste. Individuellement, peut-être, mais les centrales terroristes ne nous tuent pas parce qu’ils nous détestent. Il faut sortir de cette vision débile où on dit qu’ils nous haïssent. Ils veulent faire parler de leur projet par la publicité provoquée par l’acte. Le terrorisme n’est qu’un moyen, actionné par une idéologie qui veut faire parler de l’islam, de l’islamisme, du califat, de la charia et du coran pour étendre le domaine de la lutte et susciter des cycles de représailles qui vont rendre réelle leur accusation fictive d’une Europe islamophobe. Ils vont ensuite faire croire que c’est réel, puisqu’il y a des arrestations d’imams après chaque attentat. Le but est de rendre encore plus paranoïaques, des musulmans en Europe pour qu’ils aillent faire leur immigration vers le seul endroit où ils ont le droit de vivre, l’endroit où est pratiquée la charia salafiste. Voilà le vrai but !
C’est donc du recrutement, du terrorisme publicitaire en vue de recruter.

Suite à l’attentat de Nice et aux attentats de Charlie Hebdo, on avait dit que la France était visée à cause des caricatures de Mahomet, de Charlie Hebdo et de la vision française de la laïcité.
C’est finalement plus large que cela. C’est aussi l’Occident dans tout ce qu’il représente…

On ne doit pas mélanger le prétexte mobilisateur local et la vraie cause stratégique. Dans le tactique, on est limité dans le temps et dans l’espace. Tactiquement, on va frapper la France au prétexte des caricatures et des églises parce que ce sont des mécréants croisés, ou des synagogues ou des hyper casher. C’était aussi le cas hier en Autriche. Ce sont les motifs mobilisateurs locaux ou tactiques contre des cibles habituelles juives, croisées, blasphémateurs ou apostats.
La véritable raison stratégique de long terme c’est étendre le domaine de la lutte, faire gagner la cause du califat, promouvoir la cause de l’islamisme et demander aux musulmans d’Europe de ne pas vivre dans les lois des mécréants pour les pousser à immigrer et à rejoindre des fronts où se mêle la lutte principale de l’islamisme. C’est-à-dire, renverser les pays officiels musulmans pour un jour, rendre la charia comme unique solution de gouvernement, dans le cadre d’un califat qui abolirait les États-nations. Pour mener à bien ce projet, les États-nations musulmans même islamiques ne veulent pas. Ils ont besoin d’une stratégie du chaos et de recruter des gens paumés qui ne sont pas surveillés et alimentés comme dans les pays musulmans. Comme ce sont des musulmans immigrés en Europe qui sont un peu paumés et qui ont une vision de l’islam non étatique, trans nationale, ce sont les musulmans de l’extérieur, les centrales terroristes pensent que ce sont les plus à même d’être des combattants inter nationaux du califat, que l’on va utiliser ici ou là. Même Erdogan les utilise.
Il est en train de se créer une sorte de conscience califale internationale portée par deux voies différentes. La voie douce des Frères musulmans et de leur champion Erdogan et du Qatar. C’est la voie de l’islamisme califal institutionnelle qui a pour but, le califat à long terme. L’autre mamelle est différente. C’est la mamelle djihadiste, les coupeurs de tête qui eux, avancent frontalement par la guerre. Les deux partent pour le même objectif. Si on comprend cela, on comprend mieux que le terrorisme n’est que la partie immergée de l’iceberg.

Le combat principal des islamistes n’est pas tant en Europe que dans les pays musulmans mêmes.

Le but est de créer un califat là où c’est possible, dans un État faible, un État ultra corrompu où il n’y a pas d’armées comme au Mali ou au Burkina Faso, un État très divisé comme le Nigeria ou le Soudan ou alors, des sociétés tiraillées comme la Bosnie, les Philippines, le Sri Lanka, l’Inde où il y a presque 200 millions de musulmans, toutes les sociétés traversées par un multiculturalisme. Malheureusement aujourd’hui, à cause de l’immigration incontrôlée, la France, l’Autriche, l’Allemagne, l’Angleterre et la Belgique font partie de ces sociétés tiraillées avec de très fortes communautés musulmanes. On a donc le même destin que la Chine, l’Inde ou la Thaïlande.
Depuis toujours, il y a eu une mauvaise entente entre les minorités musulmanes et les majorités bouddhistes ou communistes. En Thaïlande, en Philippines, en Chine, en Inde et en Russie cela n’a jamais cessé.
Nous sommes en train de subir ce que subissent les pays tiraillés. Paradoxalement, plus on est dans l’immigration islamique et en vue d’une société multiculturelle, plus on est certain d’avoir des problèmes avec l’islamisme. Les attentats qui ont eu lieu en Thaïlande depuis 30 ans sont encore plus meurtriers que ceux que l’on a eus en Europe. Ce n’est pas 260 morts, mais des milliers de morts. Aux Philippines, c’est une guerre terrible qui a fait des milliers de morts entre islamistes séparatistes et chrétiens philippins. En Chine, avant même la grande répression chinoise, il y avait depuis des années des attentats islamiques. Deux attentats en 15 jours ont eu lieu lorsque j’étais en Chine.
En Tchétchénie, les attentats n’ont jamais cessé contre les Russes. Les Tchétchènes n’ont jamais voulu obéir à des infidèles. Ils préfèrent être malheureux séparatistes que dans la grande Fédération de Russie.
Le terrorisme islamiste n’existerait pas en Europe si on n’intervenait pas militairement dans ces pays que l’on a déstabilisés, et si on n’avait pas importé d’énormes populations musulmanes en les confiant à des islamistes qui leur disent que s’intégrer est une humiliation. Lorsqu’on importe des communautés musulmanes dans un pays non musulman, si on n’intègre pas ces gens et si on les confie à des islamistes, c’est le plus sûr moyen de terminer dans des phénomènes terroristes. Les islamistes vont bourrer le crâne de ces jeunes, mêmes les islamistes institutionnels en leur disant de ne pas s’intégrer et qu’ils sont humiliés. Pour un islamiste, dès lors qu’un musulman est obligé de subir la mixité, les valeurs occidentales ou les valeurs mécréantes, il est déjà en situation d’humiliation et de persécution. Pour lui, c’est déjà comme s’il était déporté. Quand Erdogan dit que l’intégration est un crime contre l’humanité ou qu’il compare avec les déportations de juifs dans les années 20, il le pense vraiment. Pour un islamiste, c’est une souffrance absolue que d’obéir à un mécréant puisque dans le coran, c’est le contraire. Le mécréant doit être éliminé ou doit obéir à l’islamiste.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Attentat islamiste à Vienne : la vraie pandémie

Au moins quatre morts, plus d’une quinzaine de blessés, six lieux frappés et plusieurs dizaines de coups de feu tirés : relativement épargnée jusque-là par l’islamo-terrorisme, la capitale autrichienne a été, hélas, lundi soir, le théâtre d’une véritable offensive djihadiste qui en dit long sur les capacités d’action considérables des terroristes musulmans en Europe ainsi que sur l’impréparation flagrante et quasi générale des pays européens à mener sérieusement cette guerre. Car, n’en déplaise aux responsables de l’UE et aux trop nombreux chefs d’Etat européens qui pendant longtemps ne se sont guère sentis concernés par le « drame français » et découvrent aujourd’hui qu’ils sont en guerre, c’est l’Europe tout entière, avec sa civilisation et ses valeurs chrétiennes, que les islamistes sont résolus à abattre.

Un symbole de la résistance à l’islam frappé

En ce sens, le fait que ces derniers aient cette fois frappé Vienne, cette ville profondément catholique assiégée plusieurs fois sans succès par les Turcs, et donc hautement symbolique de la résistance de l’Europe chrétienne à la barbarie islamique, n’est évidemment pas un hasard. Quatre siècles après 1683, la capitale autrichienne se trouve à nouveau en quasi-état de siège depuis lundi soir, 20 heures, lorsque plusieurs djihadistes, équipés de fusils d’assaut et dont on sait qu’ils sont proches de l’EI, ont ouvert le feu près de la place Seitenstettengasse, en plein centre-ville de Vienne. Rapidement sur les lieux, les policiers ont alors riposté, entraînant la fuite des islamo-terroristes qui ont continué à mitrailler à tout-va. C’est ainsi que, selon la police viennoise, pas moins de six sites, tous situés dans le centre-ville, ont été visés, dont le Fleischmarkt, le Bauernmarkt, ou encore la Morzinplatz. Une fusillade effrayante qui a fait, pour le moment, trois morts (deux hommes et une femme) et une quinzaine de blessés (dont sept grièvement) parmi les Viennois innocents ; la quatrième « victime » annoncée étant l’un des djihadistes qui, grâce aux forces de l’ordre autrichiennes, n’aura plus l’occasion de récidiver…

Vienne en quasi-état de siège

Cependant, à l’heure où nous écrivions ces lignes, la police autrichienne était encore à la recherche d’« au moins un assaillant », et Vienne en quasi-état de siège. Tandis que le ministère de l’Intérieur appelait les habitants à s’enfermer chez eux, policiers et soldats étaient mobilisés massivement pour protéger les bâtiments importants de la capitale, installer des cordons de sécurité et des barrages un peu partout, traquer les fuyards à d’aide d’hélicoptères et renforcer les contrôles aux frontières du pays. Bref, confrontée à cette attaque djihadiste de grande ampleur, l’Autriche est bien sûr « inondée » depuis lundi soir de messages de solidarité émanant de ses « partenaires » européens qui, comme toujours en pareil cas, déplorent une « horrible attaque qui viole nos valeurs » et assurent que les Européens ne se laisseront « jamais intimider par le terrorisme ». Des messages de « soutien » au ton martial dont notre armée, seule à combattre l’islamo-terrorisme depuis des années au Sahel et ailleurs, connaît parfaitement la valeur… Parmi les plus consternants, on retiendra quand même celui d’Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, qui n’a pas craint d’affirmer que nous étions « plus forts que la haine et la terreur », ou, pire encore, celui du ministère allemand des Affaires étrangères, qui a osé déclarer lamentablement que nous ne devions « pas céder à la haine qui cherche à diviser nos sociétés » !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 3 novembre 2020

Attentat de Nice : Cette fois, un « migrant » tunisien

Pendant que Macron et le gouvernement Castex s’agitent dans tous les sens en nous promettant d’apporter enfin « une réponse implacable et immédiate » à ces islamistes qui nous ont déclaré la guerre, les djihadistes, eux, continuent de frapper tranquillement notre pays et de faire toujours plus de victimes parmi nos compatriotes. C’est ainsi que, alors que la France est encore sous le choc des attentats islamistes de la rue Nicolas-Appert (25 septembre) et de Conflans-Sainte-Honorine (16 octobre), un islamoterroriste tunisien, arrivé il y a moins d’un mois sur notre sol, a encore massacré jeudi matin à l’arme blanche et au cri d’« Allah akbar » trois catholiques innocents venus prier dans l’enceinte sacrée de la basilique Notre-Dame de l’Assomption de Nice, comme nous le relations dans notre édition d’hier.

Une attaque encore une fois emblématique de la barbarie islamiste et de la haine radicale que nourrissent à notre encontre ces musulmans puisque, dans sa furie, ce djihadiste a « quasiment décapité » une femme de 60 ans, égorgé le sacristain qui était père de deux filles, et grièvement blessé de plusieurs coups de couteau une mère de famille de 44 ans qui a réussi à s’enfuir, mais est morte de ses blessures peu après dans un café voisin où elle s’était réfugiée. Stoppé par les policiers qui l’ont blessé par balles alors qu’il avançait vers eux en criant sans cesse « Allah akbar », l’islamo-terroriste a pu heureusement être rapidement interpellé avant de faire d’autres victimes innocentes. Son profil ? Il est, hélas, lui aussi emblématique. Mais cette fois de l’incroyable incurie du gouvernement français en matière d’immigration : de nationalité tunisienne et âgé de 21 ans, Brahim A. a débarqué à Lampedusa le 20 septembre. Interpellé le 4 octobre, il a d’abord été gracieusement hébergé par un centre pour « migrants » dépendant de la Croix-Rouge italienne à Bari, puis s’est vu remettre par les autorités transalpines une obligation de quitter le territoire italien. Laissé libre, il a alors tranquillement rappliqué en France, sans être le moins du monde inquiété…

Face à un tel scandale, et à un aveuglement aussi suicidaire de l’Etat français, il y aurait de quoi descendre en masse dans la rue et se révolter. D’autant que, derrière les déclarations martiales et les postures de matamore empruntées pour l’occasion par Macron et le gouvernement Castex, les niaiseries pacifistes et autres pleurnicheries restent de mise. Pour preuve, ce lamentable « message de paix au monde musulman » lancé jeudi par Le Drian, alors même que notre pays venait d’être à nouveau durement frappé ! Pire encore : ce communiqué totalement désespérant publié par l’évêché de Nice, dans lequel Mgr André Marceau a osé nous appeler, nous autres chrétiens, à « l’esprit de pardon » et… au « dialogue interreligieux » ! Mais jusqu’où ira donc la lâcheté de tous ces gens qui prétendent parler en notre nom ? Devenus proprement insupportables, ces discours trouvent d’ailleurs de moins en moins d’échos auprès de nos compatriotes, et notamment des chrétiens dont beaucoup manifestent aujourd’hui leur colère et appellent à lutter enfin contre la menace islamiste. Une menace dont seule Marine Le Pen, hélas, semble avoir à ce jour mesuré la réelle gravité et l’urgence qu’il y a non seulement à frapper, mais à frapper fort. En effet, a averti jeudi la présidente du RN, en réclamant à nouveau « une législation de guerre », « on ne peut pas se contenter de dénoncer le terrorisme. […] Il faut à tout prix […] les mettre hors d’état de nuire ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 30 octobre 2020

Attentat terroriste à Nice – Chassons les islamistes !

30/10/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Suite à l’attentat terroriste qui a ensanglanté Nice le 29 octobre, Génération identitaire réclame l’arrêt total de l’immigration et la mise en place de la remigration.

La pseudo-fermeté de Gérald Darmanin se fracasse sur le mur de la réalité. Réclamons moins de communication et davantage d’ACTION !

Assez de blabla et de mesures inutiles.

Il ne suffit pas de dissoudre quelques associations, telles que Baraka City et le CCIF, qui seront recréés le lendemain avec de nouvelles têtes. Il s’agit avant tout de stopper TOTALEMENT l’immigration et d’enclencher la REMIGRATION. Et avant cela, d’être absolument IMPLACABLE avec les islamistes. La peur doit définitivement changer de camp.

#ChassonsLesIslamistes

I-Média – Faux mineurs isolés : Zemmour attaqué

02/10/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Ce numéro d’I-Média traite notamment du thème suivant :”Attentat islamiste. L’arnaque des mineurs isolés“. L’occasion d’analyser les réactions médiatiques au dernier attentat islamiste et d’évoquer les manipulations autour des mineurs isolés.

Par ailleurs, la revue de presse de la semaine est largement axée sur la liberté d’expression, toujours plus menacée par la gauche. Avec notamment les polémiques liées à Éric Zemmour.


Attentat islamiste en France – Le jour même de sa condamnation, l’actualité Eric Zemmour

28/09/2020 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le journaliste politique Eric Zemmour a été condamné le vendredi 25 septembre dernier à 10.000 € d’amende, au remboursement des frais de justice engagés par diverses associations militantes, et à la publication, à ses frais, d’encarts proclamant sa condamnation dans divers médias : une sorte de mea culpa public sous la contrainte.

Qu’est-ce que l’on reproche à Eric Zemmour, cette fois-ci ?

On lui reproche des propos tenus le 28 septembre 2019 à la Convention de la Droite, organisée par le Cercle Audace et les magazines L’Incorrect et Valeurs Actuelles. Voici la phrase incriminée : « Les femmes voilées et les hommes en djellaba sont une propagande, une islamisation de la rue, comme les uniformes d’une armée d’occupation qui rappellent aux vaincus leur soumission. »

L’ironie de cette condamnation, c’est qu’elle a eu lieu en pleine actualité de violence islamique sur le territoire français

Alors que se déroule le procès des attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher, un autre attentat a été commis vendredi, jour de la condamnation d’Eric Zemmour, devant les anciens bureaux du journal satirique. Quatre personnes ont été blessées, dont deux journalistes de l’agence Premières Lignes, qui produit l’émission Cash Investigation.

Pour Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, « manifestement, c’est un acte de terrorisme islamiste ». Le principal suspect est un Pakistanais entré dans le pays en 2018 en raison de sa prétendue minorité. Alors qu’il est âgé officiellement de 18 ans, les photographies montrent un homme d’une quarantaine d’années.

Le mot de la fin revient à Aurélien Taché, adepte du « en même temps » jusqu’à la contradiction :

Il faut plus que jamais défendre fermement la liberté d’expression. Mais il va également falloir que nous soyons fermes quand les polémistes comme Eric Zemmour et l’extrême droite détournent cette liberté pour appeler à la haine.

Nicolas Dhuicq, après l’attentat islamiste de Romans : “Ce n’est pas parce que l’on vient d’une zone où règne la misère qu’on est automatiquement animé des meilleures intentions”

Nicolas Dhuicq, ancien député, maire de Brienne-le-Château mais aussi docteur psychiatre, réagit après l’attentat de Romans-sur-Isère.

Abdallah Ahmed-Osman, le réfugié clandestin soudanais qui a agressé et tué des passants au hasard dans la ville de Romans-sur-Isère aurait souffert du confinement. Il aurait été aigri par le confinement, ce qui expliquerait son passage à l’acte malgré des références évidentes à l’islamisme. Le confinement peut-il justifier un tel passage à l’acte ?

Absolument pas, naturellement. L’explication paraît particulièrement oiseuse et comique, si cela n’était pas aussi tragique et s’il n’y avait pas eu mort d’homme. Cela ne peut absolument pas justifier un tel acte.

Il était décrit comme timide, souriant, aimable et très discret. Le voisin idéal… Mais finalement, cela se termine en Allah akbar et en attentat. Tous les attentats commis sur le sol français semblent avoir tous exactement le même scénario…

Cela doit nous rappeler à plusieurs principes de réalité. D’abord, permettez-moi de rappeler que la lutte contre l’islam radical politique devrait se faire sur trois axes. Le premier axe est une question de politique étrangère. Il faut se souvenir en particulier que nous devrions plutôt appuyer ceux qui, en ce moment, mènent une véritable guerre contre les islamistes plutôt que de systématiquement les critiquer sans comprendre ce qui se passe sur le terrain. Je pense à l’armée syrienne avec l’appui russe.
Le deuxième axe est civilisationnel et beaucoup plus profond. Il faut absolument réenchanter le monde et réenseigner le roman national à tous les enfants dans ce pays, pour qu’ils tirent une fierté d’être Français. C’est alors qu’ils se nourriront profondément et pourront s’ouvrir aux autres et non pas de faire une bouillie pseudo-humaniste de pacotille, avec des discours d’ouverture à des personnes qui, pour une grande partie d’entre eux, n’ont rien à voir avec le conflit syrien. Je parle des personnes qui sont arrivées ces dernières années sur le territoire de l’Union européenne et dont une partie peut très bien être des agents dormants ou des gens qui sont dans ce qu’on appelle la taqîya. Par cette dissimulation, ils pourraient très bien chercher à poursuivre ce but politique qui consiste à établir sur la planète un nouveau califat, dans ce rêve complètement fou d’un retour aux temps rêvés autour du prophète. Beaucoup d’ouvrages sur la mort du prophète, sur les premiers califes et les ouvrages d’Adonis sur la violence de l’Islam devraient être lus par nos responsables politiques qui sont malheureusement totalement incultes.
Le troisième axe est beaucoup plus pratique. Ce serait d’avoir moins de naïveté et de sélectionner davantage les personnes à l’entrée du territoire national. On pourrait se souvenir que ce n’est pas parce que l’on vient d’une zone de conflit ou d’une zone où règne la misère qu’on est automatiquement animé des meilleures intentions du monde. Il serait bien de cesser de psychologiser à outrance.

Le confinement aggrave-t-il les pathologies des personnes souffrant de troubles psychiatriques ?

J’aurais trois niveaux de réflexion concernant cette question. Tout d’abord, je voudrais rappeler la grande abnégation et le grand travail effectué par les unités d’hospitalisation en psychiatrie. Leurs moyens sont comme toujours insuffisants. Je rappelle que la schizophrénie touche 1 % de la population générale. Toute famille peut être touchée. Pour la minorité de ces patients qui ont besoin de vivre à l’hôpital et ne peuvent pas vivre ailleurs, nous manquons de lits et de moyens. C’est très difficile pour eux, car ils ne peuvent plus pratiquer leurs activités habituelles et n’ont pas forcément les moyens psychiques de comprendre ce qui se passe, d’autant plus que les soignants portent des masques et pas eux. C’est donc très angoissant pour eux.
Le deuxième niveau de réflexion est celui des personnes plus fragiles qui sont contraintes au confinement. Même pour une personne solide qui vit dans 40m2 dans une banlieue sans possibilité de sortir avec deux enfants qui ont besoin d’être occupés, c’est évidemment très difficile. De ce fait, on peut donc craindre des décompensations en terme médical et la résurgence du fait de l’espace de conflits intra-familiaux qui étaient jusqu’à présent atténués.
Je tiens au troisième niveau de réflexion. Ce n’est pas pour autant qu’il faut absolument rentrer dans cette espèce de discours pseudo-humaniste qui consiste à créer des numéros d’urgence dans tous les sens. D’abord, nous n’avons pas assez de soignants et en plus cela n’est pas un exosquelette, comme pour la sécurité c’est-à-dire plus de policiers et plus de psychiatres, qui va remplacer l’absence de structures et de solidarité interne dans nos populations. On revient une nouvelle fois à la question culturelle. Il faut avoir des programmes exigeants intellectuellement aux heures de grandes écoutes sur les services publics de radio et de télévision. Il faut éviter d’abrutir notre population et de lui faire croire qu’elle peut avoir une satisfaction immédiate de tous ses besoins. C’est une grande politique culturelle qu’il faudrait mener.

On dit souvent qu’il y aura un avant et un après l’épidémie de coronavirus. Cet attentat nous rappelle les faiblesses de nos sociétés, avec l’absence de frontière ou de contrôle, et la délégation de nos services publics, comme la fabrication de médicaments ou la sécurité. À l’issue de ce confinement, notre société pourrait-elle changer ?

Depuis plusieurs années, une de mes préoccupations est celle de la politique des médicaments génériques. Finalement, cela encourage nos entreprises à ne faire que des copies, car elles n’ont pas forcément les moyens en investissement et en recherche. On revient à la question du plan tel qu’il était pratiqué en France auparavant. Je pense que mon ami Henri Guaino en parlerait plus savamment que moi.
Nous revenons aussi à la question des indicateurs économiques qui sont remis en cause, comme le produit intérieur brut qui a été inventé à la demande du président Roosevelt, au moment de la grande crise économique aux États-Unis pour mesurer les effets de la crise. On voit beaucoup d’économistes remettre en question son bien fondé. Cela revient surtout à considérer que tout ne peut pas être donné au marché. Dans ce que vous avez évoqué, il y a le principe d’externalisation qui a touché également nos armées. Je donne un exemple pour l’armée britannique qui en est revenue. Lorsque les obus tombent, un médecin militaire reste. En revanche, un médecin civil sous contrat s’en va et démissionne. Nos surveillants de l’administration pénitentiaire ont vu pour les transfèrements des sociétés privées prendre les contrats pour transporter les prisonniers. Il y a quelques années, des surveillants ont failli être tués parce qu’ils étaient seuls à l’arrière avec un détenu extrêmement violent qui a essayé de les saigner littéralement. Le chauffeur n’étant pas de l’administration pénitentiaire, il n’était ni armé ni capable d’intervenir. Cette crise doit nous faire revenir au régalien, à la remise en cause des indicateurs économiques et faire changer la vision de la croissance et de l’exploitation des matières premières. C’est un sujet très vaste. Je crains que l’actuel gouvernement ne soit pas équipé psychologiquement et intellectuellement pour le faire.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Ils commémorent ceux qu’ils assassinent quotidiennement, par Etienne Defay

Cinq ans. Un quinquennat s’est passé depuis l’assassinat de Charb, Cabu, Honoré, Tignous, Wolinski, Maris, Cayat, Ourrad, Brinsolaro, Renaud, Boissot et Merabet.

L’équipe de Charlie Hebdo a payé au prix fort son esprit et sa liberté. Lorsque le réel a frappé à sa porte, grimé sous les traits des frères Kouachi, Charlie Hebdo était en pleine conférence de rédaction. Des journalistes et des invités assis autour d’une table à discuter des horreurs qu’ils pourraient publier. Pour évoquer les difficultés financières aussi d’un hebdo moribond dont l’humour héritier de mai 68 ne se vendait plus. Les raisons de cette perte de vitesse sont évidemment multiples : ils ne faisaient plus rire grand monde ? Certainement. La trouille avait paralysé notre société ? Sûrement.

A vrai dire, une partie des lecteurs de Présent et certains d’entre nous n’ont pas spécialement pleuré la mort de ceux qui représentaient la Trinité dans des positions tellement ordurières et blasphématoires que les décrire salirait les doigts. Combien de Unes nous ont choqués ? Combien de procès aurions-nous intentés ? Combien de malédictions leur avons-nous secrètement envoyées ? Beaucoup. Mais ceux qui ont fait irruption dans leurs locaux avaient une autre idée en tête. Tuer. Massacrer. Au nom d’Allah. Le massacre de Charlie Hebdo, préambule de celui qui frappera les rues de Paris dix mois plus tard faisait basculer la France dans l’état d’urgence. « Notre modèle est en danger. Vive la liberté d’expression » clamaient-ils à corps et à cri. « Je suis Charlie » criaient-ils. « Il faut que vive l’esprit Charlie » assuraient les autres.

L’esprit Charlie. Qu’est-ce donc ? La liberté d’opinion et d’expression. Le droit de choquer, d’interpeller, d’échanger. Le droit d’être potache. Vulgaire. Imbécile. Méchant.

Hélas, cinq ans après, la liberté d’expression agonise et sa mise au cercueil est l’œuvre des fossoyeurs qui nous gouvernent. Loi anti-fake news, loi Avia, militants Sleeping Giants… La presse d’information alternative est mise à genoux par ceux-là mêmes qui manifestaient un crayon à la main en 2015 et rappelaient leur attachement à ce pourquoi Cabu et les siens sont morts. Vive Charlie crient-ils en faisant fermer un site web. Vive Charlie crient-ils en harcelant les annonceurs de Boulevard Voltaire et Valeurs actuelles. Vive Charlie crient-ils en supprimant les subventions de Présent. Vive Charlie crient-ils en poussant des cris d’orfraie contre telle Une de Charlie Hebdo.

Vive Charlie crient-ils en l’assassinant un peu plus chaque jour. Vive Charlie crient-ils en prolongeant la lutte des frères Kouachi.

A vrai dire, Riss, nouveau patron de l’hebdo car survivant du massacre, ne s’y trompe pas. Il voit et ressent le double discours de ceux qui ont marché avec lui et dont le soutien vaut moins que la fiente de pigeon qui s’est écrasée sur l’épaule de Hollande lorsqu’il est venu les saluer comme une ultime diarrhée de Charb. Il ne s’y est pas trompé dans l’édito de cette semaine : « La gauche anglo-saxonne a inventé le politiquement correct pour faire oublier son renoncement à lutter contre les injustices sociales. La lutte des classes, trop marxiste à ses yeux, a été remplacée par la lutte des genres, des races, des minorités, des sous-minorités et des micro-minorités (…) La gauche qui se croit progressiste est alors devenue obsédée par les races, les couleurs de peau, les cheveux lisses ou crépus. Qui l’eût cru ? » En effet qui l’eût cru Riss ?

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 8 janvier 2020