Jérôme Rivière : « Ce refus d’une minute de silence pour les victimes du Bataclan par le président du Parlement Européen : insultant, méprisant, une façon d’effacer l’Histoire ! »

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Jérôme Rivière, député RN au Parlement européen, a pris l’initiative de demander une minute de silence en hommage aux victimes de l’attentat du Bataclan. Initiative refusée par le président de l’Assemblée, David Sassoli !

Au parlement européen, vous avez proposé au président une minute de silence pendant la séance publique en hommage aux victimes des attentats du 13 novembre.
Cette proposition vous a été refusée. Est-ce choquant ?

Faire un devoir de mémoire, c’est honorer les victimes et leur famille. C’est surtout se souvenir que cette menace du terrorisme islamiste continue d’exister. Lorsque le président Sassoli refuse cette minute du silence, c’est non seulement terriblement insultant et méprisant pour les victimes et leur famille, mais c’est aussi une façon de vouloir effacer l’Histoire. Si aujourd’hui les socialistes comme lui cherchent à effacer l’Histoire, c’est qu’ils ne veulent pas reconnaître la menace de ce terrorisme islamiste.

A-t-il donné une raison à son refus ?

Il parlait italien. La traduction française que j’ai entendue lorsqu’il me parlait est qu’il en avait assez fait. Dans un discours précédent, il avait simplement mentionné la date de ce terrible anniversaire. Il considère que c’était assez. C’est bien montrer une forme de mépris et de volonté de minimiser les événements qui se sont déroulés il y a quatre ans.

Cela pourrait-il être le fait que la demande venait d’un député inscrit dans un groupe dit populiste ?

Probablement que la demande eut été faite par un autre groupe parlementaire aurait reçu un autre accueil. Je vous rappelle que le président Sassoli est l’enfant monstrueux de l’alliance entre le PPE et les socialistes. C’est l’enfant du système que nous dénonçons depuis de nombreuses années.

Cela fait plusieurs mois que vous êtes au parlement européen. Quelle leçon tirez-vous de ce début de mandat ?

On est capable d’avoir un impact sur un certain nombre de décisions prises. Je pense notamment lorsque nous avons empêché madame Goulard de devenir la commissaire européenne pour la France. Il est important de continuer et de faire en sorte que demain ce soit les partis qui défendent les nations et qui prennent cette majorité au parlement européen.
Ce qui me choque le plus, c’est l’inadéquation entre ce que font les parlementaires français à Paris, en province et à Bruxelles.
À Bruxelles, les LR votent totalement différemment des propos qu’ils tiennent en France. C’est très choquant. Ils ont l’impression d’être protégés et de pouvoir faire n’importe quoi à Bruxelles. Il faut exposer ce mensonge politique.
Concernant la Turquie, il suffirait que le PPE décide de voter contre la continuité des crédits d’adhésion à la Turquie pour que tout cela s’arrête. Ils continuent tous de voter pour des crédits et pour une augmentation chaque année.

Malgré le refus de cette minute de silence, avez-vous le sentiment que les institutions européennes prennent au sérieux cette menace terroriste ? La lutte menée est-elle insuffisante ?

Elle est totalement insuffisante, voire même inexistante. Dans un de ces précédents discours, le président Sassoli expliquait 30 minutes avant que ces attentats terroristes étaient finalement les enfants du populisme. Ils n’ont rien compris ou font semblant de n’avoir rien compris. Ils sont mobilisés pour essayer de conserver un système auquel ils s’accrochent désespérément. Ils expliquent que l’ensemble des maux viennent des populistes que nous sommes, alors qu’en réalité c’est l’immigration massive et l’islamisation de la société qui posent les principaux problèmes et dangers pour notre société.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Interview de Patrick Jardin, père d’une victime du Bataclan : « Ces morts auraient pu être évités et trois ans après rien n’a changé »

Patrick Jardin a perdu sa fille Nathalie dans le massacre du Bataclan. Le Monde a consacré un article à sa « haine », le journaliste Claude Askolovitch l’a qualifié d’homme « qu’on ne peut pas aider » parce qu’il refuse de se soumettre au discours obligatoire de l’islam « religion de paix » et à l’éloge du vivre ensemble.

— Le 13 novembre, c’est la date anniversaire tragique, trois ans après, de la tuerie islamiste du Bataclan. Votre fille Nathalie, 31 ans, éclairagiste de la salle de concert, est morte ce soir-là. Connaissez-vous aujourd’hui les circonstances de la mort de votre fille ?

— Non. Aujourd’hui je ne sais toujours pas ni où exactement, ni comment est morte ma fille. Je sais qu’elle avait réglé tous ses projecteurs puis qu’elle était partie à l’Opéra Rock à côté, boire un verre. Je sais aussi que dès qu’elle a entendu les premiers coups de feu elle est retournée à l’intérieur du Bataclan alors que le patron de l’Opéra Rock a tenté de l’en empêcher. Elle lui a dit : « J’ai mes potes qui y sont, il faut que j’y retourne. » Je crois que ce sont ses dernières paroles.

— Qui était Nathalie ?

— C’était une fille brillante et passionnée avec un cœur énorme. Elle a eu son bac S avec mention, elle a fait l’EFAP, l’école des attachés de presse, puis un doctorat de communication et enfin une école d’ingénieur lumière. Elle était passionnée par son boulot et par la musique. Elle était joyeuse, drôle, entière, elle savait ce qu’elle voulait. Ma fille était quelqu’un de formidable.

— Tout au long de cette nuit de cauchemar et le jour suivant, vous avez cherché votre fille sans relâche. Le lendemain dimanche, alors que vous n’avez toujours aucune information de toute la journée, vous vous trouvez fortuitement en présence du Premier ministre Manuel Valls et du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Vous dites : « Ce jour-là j’aurais dû mettre mon poing dans la figure de Valls. »

— Oui, car j’étais dans la détresse et je pensais bêtement qu’en m’adressant à lui il m’aiderait à retrouver Nathalie. Mais, lui, la seule chose qui lui importait, c’était que je ne fasse pas un scandale devant les caméras. Il était très préoccupé de cela. J’ai été choqué par son attitude, par la maladresse et la bêtise d’un Premier ministre face à l’une des victimes d’un terrorisme dont il est en grande partie responsable.

— Vous affirmez que les terroristes ont torturé et égorgé les victimes du Bataclan. Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer cela ?

— Il y a des témoignages de policiers consignés dans les 1 417 pages du rapport de la commission d’enquête parlementaire. De même plusieurs des hommes du RAID qui sont entrés dans le Bataclan avec la BRI sont ressortis en vomissant, indiquant que ce qu’ils avaient vu était « épouvantable ». Alors que ce sont des hommes rompus à toutes les situations, ils ont affirmé n’avoir jamais vu de choses aussi terribles. Enfin au procès de Jawad Bendaoud, le logeur des terroristes, le père de l’une des victimes est venu témoigner en pleurs à la barre disant que lorsqu’il est allé reconnaître le corps de son fils à la morgue il n’avait plus d’yeux dans les orbites.

— Vous n’observez pas le discours obligé des proches de victimes des attentats : « Vous n’aurez pas ma haine », « Au nom du vivre ensemble », etc. Pourquoi ?

— Parce que je ne peux pas comprendre que l’on puisse pardonner à ceux qui ont perpétré un tel carnage et de telles souffrances. Et puis pour pardonner il faut que l’on demande pardon, or ce n’est pas le cas, loin de là. Certains musulmans se sont même réjouis de ces attentats et cela me révolte.

— Savez-vous si d’autres parents de victimes d’attentats sont dans le même état d’esprit que vous ?

— Non, je ne pense pas. Il y en a qui se battent au quotidien avec leurs avocats mais je n’en connais pas d’aussi virulent que moi. Je ne leur en veux pas, chacun se bat avec ses propres armes et sa propre sensibilité.

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