De Londres à Gand, en passant par Dieuze – La barbarie islamiste se déchaîne, par Franck Deletraz

Deux personnes grièvement blessées à l’arme blanche à Londres, plusieurs autres poignardées à Gand, les gendarmes de Dieuze attaqués au couteau… Alors qu’au cours des dernières 48 heures, la barbarie islamiste aura frappé pas moins de trois fois en Europe, nous sommes, une fois de plus, atterrés par les révélations faites par les grands médias sur le profil des assaillants, dont tout laissait à penser qu’ils passeraient à l’acte, et par cette incompétence incroyable, criminelle, dont font preuve les gouvernements européens dans leur lutte contre l’islamo-terrorisme.

Une cascade d’attentats

Lundi, après avoir reçu l’appel téléphonique d’un individu leur annonçant « qu’il était militaire, qu’il allait y avoir un carnage à Dieuze et qu’il se revendiquait de l’EI », les gendarmes de Dieuze faisaient l’objet d’une attaque au couteau par un jeune homme de 19 ans, qui a fait deux blessés. Parvenu à pénétrer jusque dans les bureaux de la caserne, l’agresseur, « un jeune militaire, en formation initiale depuis deux mois et actuellement en période probatoire », tentait de poignarder un gendarme, le blessant légèrement au bras, avant d’être lui-même blessé par un tir à l’abdomen. Si, à l’heure où nous écrivions ces lignes, presque rien n’avait fuité sur l’agresseur, et si le parquet national antiterroriste ne s’était pas encore saisi de l’affaire, tout laissait cependant à penser qu’il s’agissait bien d’une nouvelle attaque islamo-terroriste. Rappelons que la veille, déjà, l’Europe avait été frappée à deux reprises par les islamistes. A Gand où, sur ce boulevard très fréquenté qu’est le Bevrijdingslaan, un individu armé d’un couteau avait poignardé au moins deux passants, avant d’être neutralisé par les policiers. Mais surtout à Londres où, dans le quartier de Streatham, l’islamo-terroriste Sudesh Amman, pourtant bien connu des services de police, et prétendument « sous surveillance depuis un certain temps », avait grièvement blessé à l’arme blanche deux personnes, avant d’être abattu par les policiers, lors d’une attaque officiellement revendiquée lundi par l’Etat islamique.

Sudesh Amman, un cas emblématique

Une dernière affaire hautement révélatrice du laxisme criminel dont font preuve la plupart des gouvernements européens face à cette menace pourtant omniprésente et croissante qu’est l’islamo-terrorisme. Car, très rapidement, on apprenait que ledit Sudesh Amman, âgé de 20 ans, venait tout juste de sortir de prison. Un cas proprement hallucinant : interpellé en mai 2018 par la police britannique, Sudesh Amman, chez qui les enquêteurs avaient saisi plusieurs armes, et dans les appareils numériques duquel plus de 349 000 fichiers multimédias comprenant des tutoriels pour fabriquer une bombe, des vidéos de propagande islamiste, ainsi que des messages prouvant sa volonté de commettre un attentat avaient été découverts, avait en effet été condamné en novembre 2018 à trois ans et quatre mois de prison pour 13 infractions terroristes différentes ! Lors de son procès, le commandant antiterroriste de la police de Londres avait même fortement insisté sur sa très grande dangerosité, expliquant notamment que dans un bloc-notes récupéré chez Amman, celui-ci avait rangé en tête de ses « objectifs de vie » la « mort en martyr ». Et pourtant, cela ne devait pas empêcher la justice britannique de le remettre en liberté à la fin du mois de janvier dernier, avant même d’avoir purgé la moitié de sa peine ! Un véritable scandale judiciaire qui n’est pas propre, hélas, à la Grande-Bretagne. Car, si l’on reprend la liste des nombreux attentats islamistes qui ont ensanglanté l’Europe durant ces dernières années, on s’aperçoit que tous leurs auteurs (à quelques rares exceptions) étaient parfaitement connus des services concernés avant de passer à l’acte, et ont tous ou presque, à un moment ou à un autre de leur parcours, été abusivement remis en liberté par les justices française, belge ou encore allemande. Un laxisme totalement inconcevable et qui montre bien que l’Europe, dans sa quasi-totalité, n’a toujours pas pris conscience de la gravité du péril sans précédent qui pèse aujourd’hui sur elle.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 4 février 2020

L’épidémie des attaques au couteau progresse en Europe

Dortmund Attentat

03/12/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Daech a revendiqué l’attaque au couteau du London Bridge, qui a coûté la vie à deux personnes et en a blessé quatre. L’auteur ? Un islamiste de 28 ans, déjà condamné à seize ans de prison en 2012 pour avoir participé à un projet d’attentat à la bombe contre la Bourse de Londres. Il était en liberté conditionnelle depuis plus d’un an. Déjà au même endroit, en juin 2017, trois islamistes au volant d’une camionnette avaient foncé sur la foule puis poignardé des passants, faisant huit morts et cinquante blessés.

Mais il semble qu’il ne s’agisse pas de faits isolés ?

Le même jour, une attaque au couteau a eu lieu à La Haye aux Pays-Bas, dans une rue commerçante, blessant trois adolescents. Nos auditeurs se souviennent de l’attentat au couteau à la préfecture de police de Paris il y a à peine deux mois. Rappelons aussi pour ne citer que cet exemple, que le 19 septembre 2019 un Afghan armé d’un couteau et d’une barre de fer, avait agressé des passants à la sortie d’un cinéma du XIXe arrondissement faisant sept blessés dont quatre grave, avant d’être interpellé.

Et peu de pays d’Europe semblent échapper à cette folie meurtrière ?

Pour ne parler que de l’Allemagne, la police avoue être dépassée : au cours des dix dernières années, le nombre d’agressions à l’arme blanche a été multiplié par dix ! Aucune grande ville d’Allemagne n’est épargnée. Le journal Bild reconnaît que les auteurs sont majoritairement des immigrés. Les mobiles sont variés : conflits domestiques, représailles contre des travailleurs sociaux jugés insuffisamment complaisants, agressions contre des policiers ou motifs religieux. Souvent, il s’agit d’attaques à l’aveugle contre des passants, à proximité des gares ou dans les transports en commun. Si les couvertures médiatiques s’efforcent de minimiser la gravité des faits, il n’en demeure pas moins que dans les pays européens qui ont ouvert en grand leurs frontières, la sécurité des habitants est mise à mal.