Union européenne – Afrique : en finir avec l’assistanat généralisé, par Clément Martin (Les Identitaires)

Union européenne

Récemment, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait promis lors d’une visite à Dakar que l’Union européenne comptait investir 150 milliards d’euros en Afrique dans les années à venir[1]. C’est désormais devenu un refrain connu : l’Union européenne n’existe que pour transférer les richesses européennes vers l’Afrique. Emmanuel Macron, quant à lui, avait en janvier promis d’y acheminer 100 millions de doses vaccinales anti-Covid[2] ou encore d’organiser un sommet euro-africain visant entre autres à élargir le partenariat de défense européen au continent noir[3].

L’État-providence à échelle mondiale

Il est devenu impossible d’envisager l’avenir de l’Europe autrement que sous le prisme de l’assistanat éternel à l’Afrique, tant pour les dirigeants européens qu’africains. Pour les premiers, la saignée économique visant à garder sous perfusion un continent destiné à la misère et à l’explosion démographique délirante est un châtiment auto-infligé qui devrait racheter (d’ici quelques millénaires) les crimes de l’esclavage et de la colonisation. Pour les seconds, il s’agit d’une combine bien pratique pour continuer à rester au pouvoir sans jamais avoir à donner aucun gage de gestion sérieuse à son peuple ou à l’Europe.

L’ethnomasochisme comme levier d’exploitation économique de l’Europe

Cette situation n’est évidemment pas tenable : en nourrissant la bombe de population africaine (l’Afrique double sa population tous les 30 ans depuis 1930), l’Union européenne participe activement à sa submersion migratoire et à la catastrophe multiculturaliste qui se produit chaque jour sur son continent. Sans compter que ces fonds, qui pourraient servir à renforcer les infrastructures européennes sont au contraire investis en pure perte sur un continent qui n’en fera jamais usage et qui, surtout, n’appartient pas à notre civilisation, donc à notre communauté de destin. Il est nécessaire de réaffirmer un principe simple : l’Union européenne n’est ni un centre d’accueil pour migrants, ni une simple entité économique abstraite destinée à remplir le tonneau des Danaïdes – c’est l’organisation politique qui a pour fonction de représenter la civilisation européenne à l’échelle globale et de défendre ses intérêts. Les mots d’ordre de l’Union européenne (ou, si celle-ci venait à disparaître de n’importe quelle entité civilisationnelle et continentale) doivent être ceux de puissance et d’identité : notre destin, c’est la mise en place et la pérennisation d’un sanctuaire pour les Européens ; un sanctuaire qui sache se faire respecter à l’international.

Dans les années 60, l’Afrique a obtenu son indépendance selon le principe du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ». Il est temps de rappeler son corollaire : « le devoir des peuples à prendre leur destin en main », sans se reposer sur le paternalisme ou la culpabilité des autres.

[1] https://www.touteleurope.eu/l-ue-dans-le-monde/en-afrique-l-union-europeenne-promet-au-moins-150-milliards-d-euros-d-investissements/
[2] https://www.aa.com.tr/fr/monde/macron-veut-refonder-le-partenariat-avec-l-afrique-et-retrouver-la-maitrise-des-fronti%C3%A8res-europ%C3%A9ennes/2479372
[3] https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211210-pr%C3%A9sidence-fran%C3%A7aise-de-l-ue-les-ambitions-de-macron-avec-l-afrique

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

La vérité sur l’immigration en Suède

14/09/2015 – MONDE (traduction NOVOpress d’un article de Globe and Standard)

En Europe, les réfugiés en provenance de la Syrie et l’Irak ont pris d’assaut les ferry-trains de l’Allemagne vers le Danemark. Mais une fois au Danemark, beaucoup ont refusé de descendre. En fait leur destination de rêve est la Suède, où les aides aux réfugiés sont plus généreuses. Quand les danois ont dit non, ils ont sauté hors des trains et sont partis en direction de la frontière suédoise en taxi, en bus ou à pied.

La Suède a la plus accueillante des politiques d’asile et les plus généreux programmes de protection sociale dans l’Union européenne. Prenons un réfugié typique, Natanael Haile, échappé de justesse la noyade dans la mer Méditerranée en 2013. Sa famille restée en Érythrée ne veut rien savoir sur les dangers de son périple. Comme il l’a dit au « New York Times », ils veulent tout savoir sur « sa voiture, les indemnités qu’il reçoit du gouvernement et ses plans pour trouver un emploi comme soudeur une fois qu’il aura terminé un stage de langue de deux ans. » Comme tous les réfugiés enregistrés, il reçoit une allocation mensuelle de plus de 600 €.

Les généreuses aides à l’immigration de la Suède sont à l’image d’un pays qui met en avant sa référence de morale sociale. Depuis 40 ans, l’essentiel de l’immigration en Suède a concerné autant des réfugiés politiques ou du regroupement familial, à tel point que les mots « immigré » et « réfugié » sont synonymes.
La Suède a pris davantage de réfugiés par habitant que tout autre pays européen, et ces immigrés – principalement du Moyen-Orient et d’Afrique – représentent maintenant environ 16 % de la population. Les principaux partis politiques, ainsi que les grands médias, soutiennent ce statu quo. Questionner ce consensus est immédiatement considéré comme xénophobe et haineux. Et aujourd’hui, toute l’Europe est étant invitée à être aussi généreuse que la Suède.

Alors, comment les choses se passent-elles dans le pays le plus respectueux de l’immigration sur la planète ?

En fait pas si bien, explique Tino Sanandaji. M. Sanandaji est lui-même un immigrant, un économiste né en Iran et partit en Suède alors qu’il avait 10 ans. Il a un doctorat en économie de l’Université de Chicago et s’est spécialisé dans les questions d’immigration.

Il y a un total manque d’intégration des réfugiés non-européens

nous a-t-il déclaré. 48 % des immigrés en âge de travailler n’ont pas de travail. Même après 15 ans passés en Suède, le taux d’emploi n’atteint qu’environ 60 pour cent chez les immigrés. La Suède a le plus grand écart de l’emploi en Europe entre autochtones et non-autochtones.

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