PMA à l’Assemblée nationale : le retour

PMA GPA

Après un examen en commission spéciale du 1er au 3 juin, les députés examineront le projet de loi bioéthique en séance publique à partir du 7 juin. Début février, lors de la seconde lecture, les sénateurs ont réécrit le texte de fond en comble, en excluant sa mesure phare, à savoir la PMA sans père. l’Assemblée nationale entend profiter de cette troisième lecture pour revenir à la version d’origine. Mais sous couvert de “progrès”, de quoi parle-t-on réellement ?

N’est-on pas d’accord pour dire qu’on ne souhaite à personne d’être orphelin ? Eh bien, le projet de loi bioéthique vise à étendre la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules. En d’autres mots : priver des enfants volontairement de père. Si la loi passe, il faudra dire dans quinze ans à ces jeunes fabriqués par la science : ” Tu n’as pas de papa car il y a quinze ans une loi en a décidé ainsi.” On crée alors une injustice, voire une inégalité, parce que s’il y a bien une égalité au monde, c’est que nous sommes tous nés d’un père et d’une mère.

En outre, la PMA sans père mène directement vers la gestation pour autrui (GPA) dont l’abandon est le principe initial. En effet, une fois le droit à l’enfant accordé à toutes les femmes, au nom de l’égalité, les mêmes revendications viendront de la part des hommes. On tombe dans la marchandisation du corps des femmes et le commerce des ventres des mères porteuses. La suite, inévitable, est désastreuse, non seulement pour les droits des enfants, mais également pour la dignité du corps de la femme. Pendant la grossesse, la mère et l’enfant sont connectés par un ensemble de liens affectifs et sensoriels. Pendant neuf mois le bébé vit en harmonie avec elle. Comment peut-on en connaissance de cause arracher un enfant à sa maman après sa naissance et briser ce lien qui s’est établi entre le nouveau-né et cette dernière pendant neuf mois ?

Nombreux sont ceux pour la PMA sans père et qui s’opposent à la GPA ; mais il faut comprendre que si la première passe, la deuxième passera également, car elles sont intimement liées. Tout sera alors une question de temps pour que des esprits déjà si “ouverts” s’ouvrent encore plus. Mais cette machine idéologique constamment en quête de “progrès” peut être stoppée. C’est à ceux qui n’ouvrent pas leurs esprits, mais plutôt leurs cœurs, de se battre pour la famille et refuser le droit à l’enfant. Vouloir un enfant est un désir parfaitement légitime, mais ce dernier n’est pas un droit, et encore moins une marchandise que l’on achète ou que l’on loue.

Le gouvernement cherche à répondre aux désirs des minorités, qui pensent, à tort, représenter la voix majoritaire de la Nation (selon L’IFOP en 2019, “83 % des Français pensent que l’État doit garantir à l’enfant né par PMA le droit d’avoir un père et une mère“). Nous assistons depuis de longues années à une idéologie selon laquelle toute avancée des droits humains est un progrès, et cela au détriment de valeurs et institutions traditionnelles qui guident les hommes depuis la nuit des temps. Les politiques successives de François Hollande et Emmanuel Macron se sont toutes deux inscrites dans une perspective gauchiste “progressiste” qui divise les Français. Et c’est la famille qui en paye le prix, car le modèle familial et les repères traditionnels sont supprimés au profit d’un clientélisme non seulement politique et individualiste, mais également égoïste, qui cherche à répondre à des désirs d’adultes et met de côté les droits des plus vulnérables : les enfants.

Afonso Chaby

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

La constitution hongroise contre le « gender »

Hongrie viktor-orban

Avec 134 voix pour, 45 contre et 5 abstentions, l’Assemblée nationale hongroise a adopté le mardi 15 décembre un amendement à sa constitution pour mieux se prémunir contre l’assaut des idéologues du genre et autres représentants de l’Internationale LGBT. En effet, et même si, comme tient à le préciser le gouvernement hongrois, cet amendement n’est pas dirigé contre qui que ce soit, il permet à la Hongrie d’avoir désormais une définition de la famille dans sa loi fondamentale. Celle-ci définissait déjà le mariage comme étant l’union d’un homme et d’une femme. Enoncer cette évidence avait valu à la Hongrie un procès en homophobie quand elle avait remplacé son ancienne constitution stalinienne en 2012. Désormais, la constitution hongroise précise que « la Hongrie protège l’institution du mariage en tant qu’union d’un homme et d’une femme et la famille en tant que fondement de la survie de la nation. Le fondement de la famille est le mariage et la relation parent-enfant. La mère est une femme, le père est un homme. »

Qui eût cru qu’il faudrait un jour inscrire ce type de lapalissades dans le marbre pour mieux protéger la société contre les lubies néo-marxistes d’une gauche européenne orpheline du communisme ?

Par la même occasion, un amendement visant à protéger plus spécifiquement les enfants a encore été ajouté à la constitution hongroise : « Chaque enfant a droit à la protection et aux soins nécessaires à son développement physique, mental et moral. La Hongrie protège le droit des enfants à leur identité correspondant à leur sexe à la naissance et assure une éducation conforme aux valeurs fondées sur l’identité constitutionnelle et la culture chrétienne de la Hongrie. »

Dans le texte expliquant les raisons qui ont motivé ces amendements, le législateur hongrois a indiqué que la loi fondamentale du pays est l’expression de la volonté de la nation et du cadre dans lequel elle souhaite vivre. Néanmoins, précise ce texte, il existe aujourd’hui une tendance à relativiser toutes les valeurs traditionnelles, y compris la définition des sexes. Cette tendance rend nécessaire une définition claire des garanties fondamentales offertes en particulier aux enfants.

Le même jour, l’Assemblée nationale adoptait une loi qui avait été annoncée le 10 novembre, en même temps que le projet d’amendements à la Constitution (voir nos « Echos éthiques » dans Présent du 26 novembre). Cette loi réserve aux couples mariés la possibilité d’adopter des enfants. Les personnes seules ne pourront plus adopter un enfant qu’en obtenant une autorisation spéciale du ministre de la Famille.

« Le but n’est pas de fragiliser les droits de certains groupes sociaux », a expliqué Judit Varga, ministre de la Justice, « mais de protéger les droits de nos enfants ». A la tête du parti de gauche libertaire DK, l’ancien Premier ministre Ferenc Gyurcsány, un ex-apparatchik communiste devenu oligarque, a refusé de prendre part au vote pour dénoncer une « politique familiale excluante ». Il faut dire qu’après sa troisième large victoire consécutive aux élections législatives de 2018, la coalition du parti conservateur Fidesz et de son allié chrétien-démocrate KDNP qui dirige le pays depuis 2010 dispose à elle seule au Parlement monocaméral hongrois de la majorité des deux tiers nécessaires pour modifier la constitution. Vox populi, vox Dei.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 18 décembre 2020

«Le professeur Raoult n’épargne personne» : que retenir de son audition à l’Assemblée nationale ?

25/06/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Didier Raoult, qui était ce mercredi 24 juin à Paris pour être entendu par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, a témoigné devant les parlementaires chargés de tirer les leçons de la pandémie de Covid-19.

Il est revenu en détails, longuement, sur chaque étape de l’épidémie, et s’est exprimé sur nombre de sujets comme l’utilisation de l’hydroxychloroquine, les tests, les matériels de protection, la réponse du ministère à cette crise, les laboratoires pharmaceutiques ou encore la polémique sur l’étude du Lancet.


Projet de loi bioéthique – Quand l’Assemblée se déshonore, par Franck Deletraz

Assemblée nationale

Comme l’on pouvait hélas s’y attendre, les députés, faisant fi de la colère de la rue et de la manifestation « Marchons enfants » qui a rassemblé près de 75 000 opposants à la PMA sans père le 6 octobre, ont donc adopté mardi à une large majorité (359 voix contre 114 et 72 abstentions) le projet de loi bioéthique prévoyant notamment l’ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes. Cependant, le texte devant encore passer devant le Sénat en janvier, le combat est loin d’être perdu pour les défenseurs de l’enfance et de la famille, qui appellent à une mobilisation massive les 30 novembre et 1er décembre prochains.

Et déjà, le lobby LGBT réclame davantage !

Au terme de quelque 80 heures de débats, ce projet de loi de 32 articles qui, outre l’ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes, prévoit une réforme de la filiation et de l’accès aux origines, l’autoconservation des ovocytes ou encore la recherche sur les cellules-souches embryonnaires, est donc passé comme une lettre à la poste. « Grâce », bien entendu, aux élus LREM et MoDem, qui ont voté à l’unisson pour cette promesse de campagne de Macron visant à satisfaire le lobby gay. A la plupart des députés de gauche (PS, PCF et LFI). Mais aussi – honte à eux ! – à un certain nombre d’élus de cette droite LR qui, dès le début, a refusé de se battre bec et ongles contre ce texte qui ouvre la porte à la GPA et autres abominations. Pour preuve : dès mardi, les associations LGBT commençaient déjà à réclamer davantage. Comme Nicolas Faget, porte-parole de l’« Association des Parents et Futurs parents gays et lesbiens », qui, tout en saluant « un pas en avant », s’empressait d’ajouter que « nos familles ne sont toujours pas égales face au droit commun ». Ou encore l’inter-LGBT, qui dénonçant carrément le « non accès des hommes transgenres à la PMA » !

Le combat continue

Bref, on le voit, en adoptant ce texte, l’Assemblée a ouvert la porte au n’importe quoi et aux demandes les plus délirantes de la minorité LGBT. Cependant, si le gouvernement s’est montré mardi satisfait et a dit espérer voir la loi définitivement adoptée « avant l’été », l’affaire est encore loin d’être terminée. Le succès impressionnant rencontré par la mobilisation du 6 octobre dernier a en effet grandement renforcé la volonté des associations de défense de la famille de faire échec aux projets du gouvernement. Car, comme l’a déclaré Ludovine de La Rochère, cette adoption en première lecture du projet de loi bioéthique « ne signifie en aucune manière que c’est fait. Nous sommes au tout début d’un long processus qui va durer des mois ». Et déjà les associations appellent tous les Français à se mobiliser lors de leurs nouvelles grandes mobilisations, comme ce week-end d’« actions délocalisées partout en France », les 30 novembre et 1er décembre, ou encore cette deuxième manifestation nationale à Paris le 19 janvier à laquelle nous devrons tous participer.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 16 octobre 2019

PMA pour toutes : les députés français adoptent le projet de loi bioéthique

16/10/2019 – FRANCE (NOVOpress)
L’Assemblée nationale a adopté largement mardi le vaste projet de loi bioéthique avec sa mesure phare prévoyant l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes.

Après 80 heures environ de débats intenses, l’Assemblée nationale a adopté largement mardi le vaste projet de loi bioéthique avec la mesure phare de l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, sans faire totalement le plein de voix dans la majorité.

Outre la mesure emblématique de l’ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires, le texte prévoit une délicate réforme de la filiation et de l’accès aux origines…

Les élus RN, qui siègent parmi les non-inscrits ont majoritairement voté contre.


Débat sur l’immigration : ils ne sont pas à la hauteur des enjeux

Cinq heures de débat entre parlementaires autour du thème de l’immigration. Mais finalement, rien.

Emmanuel Macron souhaitait regarder les choses « en face », il avait dénoncé « les bourgeois qui ne croisent pas un immigré », il voulait montrer qu’il était le président capable de dépasser les clivages des partis pour s’attaquer aux vrais problèmes. Encore une fois, c’était du vent. Le débat organisé à l’Assemblée nationale, lundi 7 octobre, aura duré cinq heures, cinq heures pour rien.

Hasard du calendrier, ce débat se tient quelques jours seulement après l’attaque à la Préfecture de Police de Paris et alors que Hadama Traoré, « le candidat des banlieues » aux dernières élections européennes souhaitait organiser une manifestation de soutien au terroriste, les parlementaires ont débattu autour de « six axes de travail ».

Les membres du gouvernement à la barre

Le Premier ministre Edouard Philippe s’est dit « prêt à discuter d’une éventuelle mise en place de quotas sur l’immigration », rappelant que « bien accueillir suppose de maîtriser les flux migratoires ». Une annonce encore très obscure puisque le chef du gouvernement est incapable de se décider sur les critères de ces quotas. « Quotas par nationalité, ou par secteurs professionnels, de tout cela nous devons discuter », précise-t-il.

Parmi les membres du gouvernement, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian appelle à « une réponse européenne », soit que chacun accueille sur son sol des réfugiés, soit par « la solidarité financière ou matérielle ». Rien de nouveau donc. Agnès Buzyn, ministre de la Santé, a pour sa part demandé la mise en place d’un « plan de lutte contre les fraudes ». « Oui en France, on ne laisse pas des personnes périr parce qu’il leur manque le bon tampon sur le bon document », a-t-elle ajouté. Elle précise ne pas vouloir « retenir toute solution reposant sur une participation financière des personnes admises à l’AME », qui serait un « obstacle trop important pour l’accès effectif aux soins ».

Pas d’annonce particulière, pas de prise de conscience de la part des membres du gouvernement pour enrayer la crise migratoire face à laquelle la France se retrouve désormais en première ligne en Europe. Les chiffres d’arrivées ont majoritairement baissé cette année dans les pays européens, sauf en France, qui reste l’eldorado des clandestins.

Marine Le Pen appelle à un référendum

Dans l’opposition, Marine Le Pen a dénoncé « une immigration anarchique laissant se développer le fondamentalisme islamiste », rappelant les victimes de la tuerie perpétrée par Mickaël Harpon. Elle a proposé un « moratoire » sur l’immigration et a appelé l’exécutif à « avoir le courage d’organiser enfin un grand référendum ». Chiche ? Pas certain que cet appel soit entendu par des membres d’une majorité qui refuse de voir les nouveaux défis. D’ailleurs, dix-huit députés de la République en marche ont co-signé une tribune pour demander l’élargissement de « l’accès du marché du travail aux migrants ».

En quelque sorte, ce débat n’aura pas été à la hauteur des enjeux mondiaux qui se présentent à nous aujourd’hui. Pas un mot sur la crise démographique, pas un mot sur le lien entre l’immigration et la délinquance, pas une mesure sur la ghettoïsation des banlieues et des zones de non-France, rien non plus sur la multiplication des mosquées et des commerces ethniques… En somme, du blabla, des jeux de rôle… Dommage qu’il s’agisse d’un thème fondamental pour l’avenir de notre civilisation.

Etienne Lafage

Article paru dans Présent daté du 9 octobre 2019

Débat sur l’immigration : Marine Le Pen « bouscule » l’hémicycle, par Franck Deletraz

Pensé et programmé par Macron pour couper l’herbe sous le pied du RN à quelques mois des municipales, le fameux débat sur l’immigration, qui s’est tenu lundi à l’Assemblée nationale, a sans surprise accouché d’une souris. Prenant tout à tour la parole devant un hémicycle quasiment désert, Edouard Philippe, Jean-Yves Le Drian, Christophe Castaner et Agnès Buzyn, tout en déplorant une situation migratoire « difficile » qu’ils ont pourtant grandement aggravée depuis leur arrivée au pouvoir, ont ainsi présenté « six axes de travail » non seulement très en dessous de ce qu’exige la situation, mais dont on sait d’ores et déjà qu’ils ne seront (comme toujours) jamais mis en œuvre. Bref, seul véritable moment fort de ce débat : l’intervention énergique de Marine Le Pen, qui a une nouvelle fois demandé un « moratoire » ainsi que l’organisation d’un grand référendum sur l’immigration.

« Un argument électoral […] à quelques mois des municipales »

Certes, du côté des résistants à l’invasion de notre pays, personne n’attendait quoi que ce soit de ce débat. Ainsi, avait déclaré auparavant Nicolas Dupont-Aignan, « c’est un débat publicitaire, qui ne va déboucher sur aucun vote, aucune loi, simplement pour se donner bonne conscience ». Un avis partagé par Marine Le Pen qui, en se félicitant quand même « d’avoir brisé le mur du silence », avait aussi dit ne rien attendre de ces discussions qui étaient avant tout « un argument électoral sorti [d’un] chapeau à quelques mois des municipales ». En outre, avait-elle observé, « des débats comme celui-là, nous en avons vécu des dizaines. Mais les lois et amendements que nous avons proposés au gouvernement lors de la loi asile et immigration ont tous été rejetés par la majorité, et d’ailleurs aussi par Les Républicains »… Il faut dire qu’en ce domaine, Macron et son gouvernement, qui réclamaient encore il y a quelques jours du Parlement européen qu’il sanctionne les Etats membres refusant d’accueillir des clandestins, ont perdu toute crédibilité depuis bien longtemps. Aussi, Philippe a eu beau parler lundi de « réviser nos logiciels » et proposer ces fameux « axes de travail », il n’a guère convaincu, y compris dans les rangs de la majorité. Parmi ces « six axes », rappelons-le : une éventuelle mise en place de « quotas par nationalité, ou par secteurs professionnels », une possible « révision des régimes d’asile européens », « l’harmonisation de nos systèmes nationaux », un « plan de lutte contre les fraudes » à l’AME (et non sa suppression, bien sûr…), ou encore « davantage de solidarité au niveau européen ».

« Lois cosmétiques » et « propos tartarinesques »

Bref, autant de mesures qui, même si elles venaient à être mises en œuvre, sont clairement insuffisantes pour endiguer le déferlement migratoire auquel la France est confrontée depuis tant d’années. Ce que n’a pas manqué de souligner lundi Marine Le Pen, lors d’une prise de parole qui n’est pas passée inaperçue. En effet, a déclaré la présidente du RN, « des lois il y en a eu beaucoup depuis 30 ans et elles n’ont abouti qu’à des lois cosmétiques, des propos tartarinesques ».

Or, a-t-elle poursuivi, les Français « ont conscience que l’immigration anarchique est une menace pour leur vie quotidienne ». Dénonçant une « véritable submersion migratoire », avec un « flux ininterrompu dans nos villes », Marine Le Pen a alors rappelé très justement : « Le rôle premier des politiques est de protéger leur peuple. Ce n’est pas ce que les dirigeants ont fait. Derrière ces dissimulations et ces abandons, il y a certes l’incompétence de nos dirigeants, mais cette idéologie mondialiste d’un homme qui n’est qu’un rouage. » Pointant ensuite du doigt les « ONG complices des passeurs », associations qui exposent les pays européens « à une déstabilisation démographique, culturelle », la présidente du RN s’est indignée d’un débat « sans vote, sans décision » et aux allures de « répétition d’une pièce de théâtre de lycée ». Appelant à un « moratoire » sur l’immigration, Marine Le Pen a alors conclu son intervention dans l’hémicycle en invitant l’exécutif à « avoir le courage d’organiser enfin un grand référendum » sur l’immigration.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 8 octobre 2019

Jean-Frédéric Poisson, sur la PMA pour toutes : « Je manifesterai dimanche car cette loi est destructrice de la société entière »

04/10/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Avant la grande mobilisation du dimanche 6 octobre pour dénoncer le projet de loi bioéthique actuellement examiné à l’Assemblée nationale, Jean-Frédéric Poisson exprime les raisons de son opposition au micro de Boulevard Voltaire.


Mercredi sera diffusé à l’Assemblée nationale le film « Hélie de Saint Marc, témoin du siècle »

25/06/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Alors que s’est déroulée ce samedi en Guyane une cérémonie d’hommage aux soldats hmongs ayant combattu aux côtés de la France en Indochine (soit environ 350 000 Indochinois), le film « Hélie de Saint Marc, témoin du siècle » sera diffusé mercredi 26 juin 2019 à l’Assemblée nationale. La guerre d’Indochine n’est pas la seule à laquelle a participé le commandant de Saint Marc. Durant la Seconde Guerre mondiale, il est entré dans la résistance à l’âge de 19 ans et a survécu aux camps de concentration nazis. Pendant la guerre d’Indochine, il a rejoint la Légion étrangère avec le titre de commandant de compagnie et a dirigé des opérations contre les communistes du Viet-Minh, avant de devoir être évacué avec l’armée.

Un homme d’honneur

Toute sa vie, Hélie de Saint Marc a regretté d’avoir abandonné les partisans autochtones indochinois dont il avait partagé la vie et appris la langue. Il a eu l’impression douloureuse de reproduire la même lâcheté pendant la guerre d’Algérie – guerre pendant laquelle, au passage, il a eu sous ses ordres un certain lieutenant Jean-Marie Le Pen. Le commandant de Saint Marc ainsi participé au putsch d’Alger pour lequel il a été jugé, emprisonné pendant cinq ans, puis finalement amnistié par de Gaulle

Hélie de Saint Marc, témoin du siècle, un documentaire révélateur de pans cachés de notre histoire

Hélie de Saint Marc a rédigé plusieurs livres pour témoigner de ses expériences et pour porter à notre connaissance des facettes de l’histoire souvent occultées car dérangeant le politiquement correct. Citons quelques titres d’ouvrages : « Les Sentinelles du Soi »r, « Les Champs de Braises », « L’aventure et l’Espérance ». Le documentaire de Marcela Feraru et Jean-Marie Schmitznous fait revivre les guerres du XXe siècle à travers la vision d’un résistant. Ce film se base sur des archives audiovisuelles. En même temps, des récits du commandant de Saint Marc, lus par Jean Piat, nous sont donnés à entendre en voix-off. Le résultat est saisissant. Des enseignements sont à tirer de cette redécouverte de l’empire colonial français.

Comment voir ce film à l’Assemblée nationale ?

Le film sera projeté dans la salle audiovisuelle de l’Assemblée Nationale le 26 juin à 19 heures. L’entrée des visiteurs se fait au 33 quai d’Orsay, muni d’une pièce d’identité. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site Le Salon Beige.

Romain Espino : « Génération identitaire est un aiguillon politique, nous avons vocation à défendre les nôtres »

12/04/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Romain Espino, porte parole de Génération identiaire, a été convoqué par la commission d’enquête parlementaire de lutte contre les groupuscules de l’extrême droite.

Boulevard Voltaire l’a rencontré à la sortie du palais Bourbon. Il rappelle les récentes actions du mouvement, « toujours pacifiques ».


Plus de race, plus de racisme !, par Guy Rouvrais

Ce sera un grand progrès de la conscience universelle, si le Parlement réuni en congrès y consent : la fin d’un racisme inlassablement traqué. En effet, la commission des lois de l’Assemblée nationale, à l’unanimité, a décidé de purger 1a Constitution du mot « race » figurant dans son article 1er : « La France […] assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction de race. »

S’il n’y a plus de race, il n’y aura donc plus de racisme et de poursuites de ce chef. Ce serait logique ! Eh bien non ! Le rapporteur du texte, Yaël Braun-Pivet (LREM), a assuré que la suppression « n’affaiblirait pas l’arsenal juridique » dans la lutte contre le racisme. Bien que les races n’existent pas, on pourra donc continuer à être poursuivi pour racisme. Simplement, le mot « race » dans la Constitution serait remplacé par « origine », ce qui recouvre un champ plus vaste et offre donc l’occasion de saisir la justice plus souvent.

Si le nouveau texte était déjà adopté, ce serait, à n’en pas douter, le président Macron qui en eût été la première victime ; n’a-t-il pas dit au pape : « Les Bretons, c’est la mafia française » ? Et ce n’était pas sous le sceau de la confession. Le chef de l’Etat imputait donc à tous les individus d’origine bretonne une caractéristique négative et diffamatoire en les assimilant à une organisation criminelle. Il aurait dit « des » Bretons, au lieu de « les Bretons », il ne tombait pas sous le coup de la loi… future. Néanmoins, il a affirmé qu’il souhaite « voir aboutir » la suppression du mot « race », espérant réussir là où son prédécesseur avait échoué, Hollande aussi ayant souhaité ce retrait. S’il veut en expurger la Constitution, il ne l’a pas banni de son vocabulaire ! Lors de la campagne présidentielle ne déclarait-il pas, en avril 2017 : « François Fillon a été ministre d’à peu près tout, finalement, il veut faire autre chose, je ne suis pas de cette race-là, je dis non » ?

Sacha Houlié, rédacteur LREM de l’amendement, se félicite : « Nous avons obtenu un large consensus pour toiletter l’article 1er qui correspondait à une Constitution du XXe siècle. » Car les races qui existaient au siècle dernier ont disparu dans notre merveilleux XXIe siècle ! Au XXe siècle, on enseignait aux collégiens qu’il existait des races humaines, au nombre de cinq, ayant chacune des caractéristiques spécifiques, et nul ne voyait dans ces affirmations quelque racisme que ce soit. C’est aussi l’époque où on savait la différence entre distinction et discrimination, alors qu’au XXIe siècle on confond les deux.

Si en 1946, la République restaurée a voulu introduire la notion de race, c’est pour dénoncer le racisme, le nazisme plus précisément. Le préambule de la loi fondamentale l’affirme expressément : « Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d’asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race… » Le XXe siècle, c’était aussi cela, M. Houlié…

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 29 juin 2018

Emmanuelle Duverger-Ménard : « Je suis venue à l’Assemblée défendre des convictions ! »

03/07/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Emmanuelle Ménard, élue députée grâce à une véritable union des droites, vient de faire sa rentrée à l’Assemblée nationale.

Elle réaffirme sa volonté d’être « un pont entre le FN et la droite plus classique ».

Venue défendre des sujets rattachés au territoire biterrois, elle entend aussi agir, sur le plan national, pour la protection des plus faibles, des retraités menacés par l’augmentation de la CSG, pour la sécurité, l’éducation et les valeurs familiales.

J’ai été élue sur une liste d’union des droites soutenue par six partis politiques. Pour moi, c’est très important. J’espère que je pourrai être le pont entre cette droite représentée par le Front national et la droite plus classique. J’y suis très attachée. Les contacts que j’ai pris sont bons. Il est peut-être encore un peu trop tôt, mais je pense que lorsqu’on se sera tous mis au travail, les différents députés verront que l’on connaît nos dossiers, que l’on est vigilant sur des sujets comme la sécurité, la protection des personnes les plus faibles ou les plus défavorisées.



Emmanuelle Ménard : "Je suis venue à l… par bvoltaire

Le Parti Socialiste lutte contre le Front National… à coup de subventions

03/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Un reportage de France 2 a dévoilé comment le groupe socialiste à l’Assemblée nationale a utilisé une partie de sa réserve parlementaire pour financer la Ligue de l’Enseignement, un réseau d’associations ouvertement hostiles au Front National.
À titre d’exemple, lors des élections régionales, ils avaient appelé à faire barrage au Front National, un parti qui renvoie « aux années les plus soooombres de l’histoire de notre pays ».
Le groupe PS ne s’est pas caché de vouloir abonder un fonds « qui sera destiné au soutien du tissu associatif dans les communes administrées par le Front National ».
Les élus socialistes ont ainsi été invités à donner au moins 1 000 € à la Ligue de l’Enseignement « dont le Parti Socialiste est proche » a précisé France 2. Sauf avis contraire, l’allocation de 1 000 € serait réalisée automatiquement. Au final, 201 députés sur 287 ont accordé une partie de leur réserve parlementaire, pour un montant total de 268 300 €.