Kidal : morts par imprudence, par Bernard Lugan

Kidal : morts par imprudence - Par Bernard Lugan

Ci-dessus : vue satellite du Mali et situation de Kidal (point rouge).

Parlons clair : le drame humain qui ne peut laisser insensible ne doit pas faire oublier que Ghislaine Dupont et Claude Verlon sont morts en raison de leur imprudence. Comme Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier qui, en Afghanistan, n’avaient pas tenu compte des mises en garde de l’armée française (infosdefense.com), ils furent pareillement prévenus des risques. Ils avaient demandé à la force Serval de les conduire à Kidal et ils avaient essuyé un refus doublement justifié :

1) Parce que les groupes touareg s’y combattaient et que la situation y était totalement anarchique.

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Deux journalistes de RFI assassinés au Mali [MàJ]

Deux journalistes de RFI assassinés au Mali

04/11/2013 – 17h35
KIDAL (NOVOpress) –
Comble de l’horreur, les deux journalistes de RFI n’auraient pas été tués par balles, mais égorgés selon le New York Times : “Their bodies were found shortly after, with their throats slit, about eight miles outside Kidal in the Sahara, the officer, Col. Didier Dacko, said by telephone.” “Leurs corps ont été retrouvés peu après, égorgés, environ à 8 miles de Kidal”

Ce bobard (la mort par balles) asséné hier par Laurent Fabius prouve que François Hollande ne maîtrise rien au Mali dans la lutte contre les islamistes.
https://twitter.com/iVerger/status/397308752753590272

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Ahmed Konkobo, tueur du RER : des « faits odieux par leur brutalité, leur sauvagerie, leur gratuité »

Ahmed Konkobo, tueur du RER : des « faits odieux par leur brutalité, leur sauvagerie, leur gratuité »

14/11/2012 –  08h00
PARIS
(NOVOpress) – Ahmed Konkobo a été condamné hier soir à 16 ans de réclusion criminelle comme le parquet général l’avait requis. En avril 2010, il avait tué un homme en le poussant contre une rame de RER. L’avocat général, Olivier Bray, a estimé que l’accusé était coupable de « faits odieux par leur brutalité, leur sauvagerie, leur gratuité ».

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Explosif : Jean-Marc Rouillan reprend du service

Explosif : Jean-Marc Rouillan reprend du service

Jean-Marc Rouillan, ancien chef de l’organisation terroriste Action directe, se mobilise pour la libération de son ex-voisin de cellule, Georges Ibrahim Abdallah, présenté comme « prisonnier politique » de la France alors qu’il fut l’un des terroristes les plus recherchés d’Europe ! Et, en pleine période de crise, il appelle l’extrême gauche à se radicaliser ! Ça va durer longtemps, ces clowneries ?

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Affaire Merah : l’État français a sous-estimé le terrorisme islamiste

Affaire Merah : l’Etat français a sous-estimé le terrorisme islamiste

24/10/2012 – 10h00
TOULOUSE (NOVOpress) –
Le rapport sur les dysfonctionnements mis au jour par l’affaire Merah a été rendu public mardi. Le tueur islamique Mohamed Merah avait assassiné trois parachutistes les 11 et 15 mars à Toulouse et Montauban, puis trois enfants et un père de famille dans une école juive de Toulouse le 19 mars dernier. Ce rapport pointe du doigt les défaillances du Renseignement intérieur (DCRI), de la police judiciaire et de la sécurité publique dans l’évaluation de la dangerosité de l’ancien délinquant de banlieue.

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L’ancien avocat d’Yvan Colonna assassiné en Corse

L'ancien avocat d'Yvan Colonna assassiné en Corse

Banderole exigeant la libération d’Yvan Colonna. Crédit photo : Baldeadly via Wikipédia (cc).

16/10/2012 — 18h30
AJACCIO (NOVOpress) — Antoine Sollacaro, avocat corse, qui défendait jusqu’au printemps dernier Yvan Colonna – reconnu coupable de l’assassinat du préfet Erignac –, a été tué par balles ce mardi matin à Ajaccio. Il était arrêté au voloant de sa Porsche dans une station-service; lorsque deux hommes à moto ont surgi et ont fait feu sur lui.

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L’assassinat politique : ça peut rapporter gros !

L’assassinat politique : ça peut rapporter gros !

26/08/2012 – 19h00
ROME (NOVOpress)
Benjamin Jones et Benjamin Olken ont publié en 2007 une étude intitulée Hit or miss ? à l’Université de Havard. Les deux chercheurs ont passé au crible les grands assassinats politiques des deux siècles passés. Il en résulte que sur les 298 tentatives enregistrées entre 1875 et 2004, seules 59 ont atteint leur but. Les meurtres politiques ont causé la chute d’empires, le morcellement de pays, le déclenchement de conflits et l’oppression de peuples entiers.

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Pour Abdennour Bidar : Merah, est « un “monstre” issu de la maladie de l’islam »

Pour Abdennour Bidar : Merah, est « un "monstre" issu de la maladie de l'islam »

23/03/2012 – 10h00
TOULOUSE (NOVOpress) –
Professeur de philosophie à Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes), Abdennour Bidar s’interroge sur l’islam, à la lumière des tueries de Toulouse et Montauban, dans un article publié sur le site du Monde.fr  le 23 mars. Question cruciale selon lui : « La religion islam dans son ensemble peut-elle être dédouanée de ce type d’action radicale ? ». Le philosophe rappelle d’abord ses nombreux travaux consacrés à la « dégénérescence multiforme » de l’islam : « ritualisme, formalisme, dogmatisme, sexisme, antisémitisme, intolérance, inculture ou “sous-culture” religieuse sont des maux qui la gangrènent », estime-t-il.

Cette « médiocrité profonde » se double d’un véritable totalitarisme : la « culture islamique est depuis plusieurs siècles enfermée dans ses certitudes, enfermée dans la conviction mortifère de sa “vérité”. Elle est incapable d’autocritique. Elle considère de façon paranoïaque que toute remise en cause de ses dogmes est un sacrilège », déplore l’enseignant.
Le terrorisme de Mohamed Merah n’est donc pas un accident. « Une tradition figée dans un sacré intouchable » est bien le moteur de ses actions meurtrières. « Comment s’étonner que dans ce climat général de civilisation, figé et schizophrène, quelques esprits malades transforment et radicalisent cette fermeture collective en fanatisme meurtrier ? », souligne l’auteur.

Crédit photo : DR.

Histoire : le sens des meurtres politiques

Histoire : le sens des meurtres politiques

24/03/2012 – 08h00
SARAJEVO (NOVOpress) –
Retour sur le dernier ouvrage de Dominique Venner, publié aux éditions Pierre-Guillaume et titré : « L’imprévu dans l’Histoire ».

Histoire : le sens des meurtres politiquesLe thème central de ce livre de 269 pages ? L’Histoire est étroitement liée à des réalités durables : géographie, culture des peuples, démographie, traditions, croyances, tempéraments… Mais elle est soumise aussi à l’imprévu. Comme le meurtre d’un acteur de la vie d’une nation.

Le directeur de la Nouvelle Revue d’Histoire a ainsi sélectionné treize « meurtres exemplaires ». Pourtant, tous ne le sont pas. Ainsi, certains n’ont pas modifié le destin d’un peuple ou d’une civilisation, comme l’assassinat de Kennedy en 1963 aux Etats-Unis, de Raspoutine en 1916 en Russie ou de Trotski en 1940 au Mexique. D’autres ont des « conséquences apocalyptiques » pour un continent, telle la mort violente de l’archiduc François-Ferdinand à Sarajevo en 1914. Elle déclencha l’hécatombe humaine de la Première Guerre mondiale.

Histoire : le sens des meurtres politiquesDominique Venner (photo) démontre également que certains meurtres se retournent comme un boomerang contre leurs instigateurs. L’exemple de l’exécution d’Aldo Moro en Italie en 1978 : il allait sceller le sort des terroristes communistes des Brigades rouges. Il y a enfin des assassinats aux conséquences… imprévues. Comme celui en 1914 de Gaston Calmette, directeur du Figaro par Henriette Caillaux : l’épouse du politicien de la IIIème République voulait stopper une campagne de presse contre son mari. Au final, Joseph Caillaux allait démissionner. Sans cette initiative criminelle, « Caillaux serait nécessairement devenu président du Conseil et la politique de la France n’eût sans doute pas été la même en juillet 1914 », souligne Dominique Venner. Un récit historique à l’écriture vivante et précise.

Bientôt sur vos murs : “Mohamed Merah, chance pour la France ?”

Bientôt sur vos murs : "Mohamed Merah, chance pour la France ?"

[box class=”info”] Le Bloc Identitaire va lancer une campagne d’affichage : “Mohamed Merah, chance pour la France ?” : [/box]

Ancienne racaille condamnée 18 fois par la justice…
Terroriste se réclamant du djihad islamiste et ayant tué 7 personnes dont 3 enfants…

Mohamed Merah est un cas à part bien entendu, dans sa folie meurtrière. Mais pour autant, son parcours – du délinquant multirécidiviste au fanatique islamiste – retrace celui de nombreux jeunes issus de l’immigration arabo-musulmane ou afro-musulmane.

Bientôt sur vos murs : “Mohamed Merah, chance pour la France ?” Et pourtant certains voudraient nous faire croire que l’immigration serait toujours et uniquement une chance pour la France ? Et pourtant certains voudraient continuer d’empêcher par tous les moyens un débat politique sérieux sur la préservation de notre modèle de société, de notre identité et de notre sécurité face à l’immigration massive et incontrôlée ?

Après le deuil et le recueillement, après l’émotion légitime, il faut désormais reprendre la lutte.

Le Bloc Identitaire – qui se veut le bouclier du peuple Français et de son identité face à toutes les agressions – a lancé l’impression d’une nouvelle affiche “Mohamed Merah, chance pour la France ?”. Dès lundi, cette affiche sera collée dans tout le pays par les militants identitaires.

Les drames de Toulouse et Montauban ne doivent pas rester un faits divers mais marquer le début d’une véritable prise de conscience populaire.

[box class=”info”] Pour avoir plus d’informations ou commander des affiches cliquer ici. [/box]

Assassinats de Montauban-Toulouse : les amalgames vont bon train

Assassinats de Montauban-Toulouse : les amalgames vont bon train

20/03/2012 – 18h40
TOULOUSE (NOVOpress) –
Le parcours du psychopathe qui a tué trois militaires à Montauban et quatre membres de la communauté juive de Toulouse, déclenche des réactions sordides. Particulièrement à gauche et à l’extrême gauche. Ainsi, la député communiste Marie-George Buffet accuse le Front National d’être au cœur d’un « climat de tension ». François Hollande profite de l’évènement pour y voir « un certain nombre d’esprits chavirés, bousculés par des thèses qui au départ n’ont l’air de rien lorsque l’on met en cause l’étranger, qui finissent par se retourner contre les Français eux-mêmes ». Pourtant, le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, a mis en garde contre de telles récupérations politiciennes : « Il y a une exigence que nous formulons, c’est qu’il n’y ait aucune tentative d’instrumentalisation ou d’exploitation de ce drame. Cela s’est produit dans le passé ».


Pour sa part, dès lundi soir, François Bayrou a estimé lors d’un meeting à Grenoble que la tuerie de Toulouse s’enracinait « dans l’état d’une société », et a accusé les responsables politiques qui « montrent du doigt » en fonction « des origines » et font « flamber les passions ». La presse turque s’empare également de l’évènement : « Lorsque les dirigeants politiques mettent devant les yeux du taureau l’image de ceux qui diffèrent de la majorité, la violence monte », estime Ergun Babahan, éditorialiste au quotidien Today’s Zaman. Une occasion également pour extrapoler sur la lenteur de l’adhésion de la Turquie à l’Europe, signe que l’Union européenne voit  « dans les musulmans une menace sur la civilisation occidentale », affirme le journaliste.

Ce terrorisme intellectuel vise à multiplier les amalgames afin de paralyser tout débat sur les questions cruciales pour l’avenir de la France et de l’Europe : identité, islamisation, immigration, etc.

Rome : Assassinat d’une famille chinoise, un des tueurs marocains retrouvé pendu

Rome : Assassinat d’une famille chinoise, un des tueurs marocains retrouvé pendu

17/01/2012 – 10h
ROME (NOVOpress) –
Deux Marocains. Cela va faire dix jours qu’on sait que Zhou Zeng, un commerçant chinois de 31 ans, et Joy, sa fillette de 6 mois, n’ont pas été assassinés à Rome par des Italiens racistes, comme les gros médias l’avaient seriné à l’envi [ci-dessus copie d’un des deux plus importants journaux italiens “Les Italiens toujours plus racistes”], mais par deux immigrés maghrébins. Déjà bien connus des services de police, ils s’étaient spécialisés dans les vols avec violences aux dépens des immigrés chinois. La société multiethnique est une société d’amour…

Les forces de l’ordre ont lancé une vaste chasse aux tueurs. Faute de résultats jusqu’à aujourd’hui, malgré les moyens mis en œuvre, les enquêteurs en étaient venus à penser que les maghrébins avaient réussi à passer la frontière pour se réfugier à l’étranger, « peut-être en France, un pays, explique La Repubblica, où la communauté marocaine est fortement enracinée ».

Hier après-midi, pourtant, un des deux assassins, Mohamed Nasiri, 30 ans, a été retrouvé dans une cabane de la campagne de Rome. L’endroit est fréquenté par des amateurs de « soft air » : ce sont eux qui ont découvert Mohamed Nasiri et ont prévenu les carabiniers. Son cadavre était pendu à un crochet.

Le parquet de Rome et les carabiniers sont certains qu’il s’agit d’un suicide. Mohamed Nasiri a été formellement identifié. Son téléphone portable était resté dans sa poche. Les enquêteurs espèrent que son examen pourra fournir des indications pour retrouver le second tueur, toujours en fuite.

L’assassinat du président Habyarimana : entre certitudes, interrogations et « enfumage » – Par Bernard Lugan

L’assassinat du président Habyarimana : entre certitudes, interrogations et « enfumage » - Par Bernard Lugan

Ce ne sont pas leurs conclusions que les juges Trévidic et Poux communiquèrent aux parties (défense, parquet et parties civiles) le mardi 10 janvier 2012, mais simplement le rapport des experts techniques (balistique, acoustique etc.,) mandatés  pour les éclairer sur la question de savoir d’où furent tirés les missiles qui, le 6 avril 1994, abattirent en vol l’avion du président Habyarimana.

Ce document qui sera soumis à contre-expertise ne constitue qu’un élément du volumineux dossier concernant l’assassinat du chef de l’Etat rwandais. Simple étape dans la procédure, il ne permet aucune extrapolation car il ne dit pas qui a, ou qui n’a pas, abattu l’avion présidentiel. Enfin, dans l’état actuel de la procédure et du dossier, cette pièce ne rend en rien obsolète l’ordonnance rendue par le juge Bruguière en 2006.

Revenons-en donc aux seuls faits.

Le 6 avril 1994 vers 20h 30, alors qu’il allait atterrir à Kigali, l’avion du président hutu Juvénal Habyarimana (photo) fut abattu par deux missiles portables SAM 16 dont les numéros de série étaient respectivement 04-87-04814 et 04-87-04835 ; or, comme cela a été établi devant le TPIR, l’armée rwandaise ne disposait pas de tels missiles.
La traçabilité de ces engins a été reconstituée : fabriqués en URSS, ils faisaient  partie d’un lot de 40 missiles SA 16 IGLA livrés à l’armée ougandaise quelques années auparavant. Pour mémoire, Paul Kagamé et ses principaux adjoints étaient officiers supérieurs dans l’armée ougandaise avant la guerre civile rwandaise.

Trouvèrent la mort dans cet acte de terrorisme commis en temps de paix, deux chefs d’Etat en exercice, les présidents Juvénal Habyarimana du Rwanda et Cyprien Ntaryamira du Burundi, ainsi que deux ministres burundais, MM. Bernard Ciza et Cyriaque Simbizi. Parmi les victimes se trouvaient également le Chef d’état-major des FAR (Forces armées rwandaises), le général Deogratias Nsabimana, le major Thaddée  Bagaragaza, responsable de la maison militaire du président rwandais, le colonel Elie Sagatwa, beau-frère du président Habyarimana et chef de  son cabinet militaire, ainsi que l’équipage français composé de MM. Jacky Héraud, Jean-Pierre Minoberry et Jean-Michel Perrine, tous trois civils.

Quelques heures après l’attentat, dans la nuit du 6 au 7 avril, et alors que l’armée rwandaise avait été décapitée, les forces militaires du FPR rompirent le cessez-le-feu en vigueur depuis 1993 et entamèrent la conquête du pays. Cette offensive avait été soigneusement planifiée puisque des moyens en hommes et en matériel avaient été pré-positionnés comme cela a également été amplement mis en évidence devant le TPIR.
Paralysée par l’embargo sur les armes et les munitions qu’elle subissait[1], l’armée rwandaise fut défaite. D’immenses tueries se déroulèrent dans le pays, le génocide des Tutsi étant selon le juge espagnol Merelles (2008), doublé d’un massacre de masse des Hutu par l’APR (Armée patriotique rwandaise), commandée par Paul Kagamé.

Depuis cet attentat, deux thèses s’opposent :

1) Celle de l’attentat commis par des « extrémistes hutu » qui auraient assassiné leur propre président ainsi que leurs propres partisans qui étaient à bord de l’avion afin de pouvoir déclencher un génocide qu’ils avaient programmé et préparé.
La principale faiblesse de cette thèse est que le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a, dans tous ses jugements concernant les « principaux responsables du génocide », que ce soit en première instance ou en appel, clairement établi qu’il n’y avait pas eu entente pour commettre ce génocide et qu’il n’avait donc pas été programmé.

2) Celle d’un attentat commis par le FPR sur ordre du général Kagamé afin de décapiter l’Etat rwandais et disposer d’un prétexte pour prendre militairement le pouvoir. Ethno-mathématiquement parlant, les élections prévues sous supervision de l’ONU allaient en effet donner une victoire automatique aux Hutu (+-90% de la population) sur les Tutsi (+-10%) et cela en dépit de leurs divisions. Cette thèse est notamment celle du juge Bruguière.

Saisi par les familles de l’équipage français et par la veuve du président Habyarimana, le juge Bruguière qui ne s’est pas rendu au Rwanda et qui a mené son enquête d’une manière classique, a rendu une ordonnance (novembre 2006) dans laquelle il accuse le président Kagamé d’avoir ordonné l’attentat qui coûta la vie à son prédécesseur.
Le juge Bruguière se fondait notamment, mais pas exclusivement, sur les déclarations et témoignages de plusieurs transfuges tutsi qui lui donnèrent force détails sur l’opération, dont les noms des membres du commando ayant abattu l’avion. L’un d’entre eux, Abdul-Joshua Ruzibiza, répéta ses accusations, sous serment cette fois, devant le TPIR et les procès verbaux des audiences concernées sont très clairs à ce sujet. Il se rétracta ensuite au sujet de ce qu’il avait déclaré au juge français, tout en confirmant ce qu’il avait dit aux juges du TPIR. Or, ses propos avaient été identiques. Puis, quelques semaines avant sa mort, il revint sur sa rétractation française et confirma devant les juges la version primitivement donnée au juge Bruguière.

L’ordonnance de soit-communiqué rendue au mois de novembre 2006 par ce dernier allait très loin puisque des mandats d’arrêt contre plusieurs membres du premier cercle de Paul Kagamé furent lancés et qu’il recommanda au TPIR (Tribunal pénal international pour le Rwanda) d’inculper le président rwandais.
Le 6 février 2008, via Interpol, le juge espagnol Merelles qui soutient la même thèse que le juge Bruguière, lança plusieurs dizaines de mandats d’arrêt contre de hautes personnalités de l’actuel régime rwandais.

Le document remis aux parties par les juges Trévidic et Poux le 10 janvier remet-il en question cet exposé du dossier ?
Non, car la seule nouveauté qu’il contient concerne le lieu du tir des deux missiles[2]. Selon le rapport d’expertise, ce lieu se situerait « probablement » dans le camp militaire de Kanombe, soit à une distance d’à peine deux à trois kilomètres de la ferme de Masaka identifiée comme point de tir par le juge Bruguière. De plus, et il est important de le préciser, cette « probabilité » n’est pas apparue aux experts balistiques à la suite d’une démonstration, mais par élimination et en raison des arguments de l’expert acoustique, ce qui devra être étayé lors de la contre-expertise.

Les juges Trévidic et Poux vont maintenant devoir confronter ce rapport d’expertise aux autres éléments du dossier.
Ils vont ainsi et notamment devoir résoudre la question des étuis des deux missiles trouvés à Masaka, la question étant de savoir s’ils y ont été abandonnés par les tireurs de l’APR, ce qui ramènerait l’accusation dans le camp de Paul Kagamé, ou si, après avoir abattu leur propre président, leur propre chef d’état-major et leurs propres amis, les « extrémistes » hutu les y auraient déposés afin de faire croire à la responsabilité de l’APR/FPR.
Ils vont également devoir comparer le rapport d’expertise et ses « probabilités » à ceux des témoignages contenus dans le dossier et qui donnent avec une grande précision et une impressionnante quantité de détails le lieu du tir, à savoir Masaka, ainsi que les noms des deux tireurs et des membres de leur escorte, la marque et la couleur des véhicules utilisés pour transporter les missiles depuis l’Ouganda jusqu’au casernement de l’APR situé au centre de Kigali et de là jusqu’au lieu de tir à travers les lignes de l’armée rwandaise, ainsi que le déroulé minuté de l’action.

Ce ne sera qu’à l’issue de leur enquête, au minimum dans plusieurs mois, que les juges rendront leur rapport. Jusque là, tout n’est que spéculation, désinformation, propagande, en un mot « enfumage ».

Bernard Lugan

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[1] A la différence de l’APR largement approvisionné par l’Ouganda qui était son allié et sa base arrière.
[2] Pour ce qui est de l’étude de la balistique des deux missiles tirés on se reportera à l’analyse faite par l’amiral Jourdier dans « Etude de tir contre l’avion présidentiel rwandais le 6 avril 1994 » paru dans le n°6 de l’Afrique Réelle (juin 2010)

[box class=”info”] Source : Le blog de Bernard Lugan. [/box]

Crédit photo : DefenseImagery.mil, domaine public.

Cambriolage sanglant près de Mantes-la-Jolie

Cambriolage sanglant près de Mantes-la-Jolie

12/01/2012 – 08h00
PORCHEVILLE (NOVOpress) –
Un nouveau couple de Français a été victime d’un cambriolage dramatique. Une femme a été découverte morte et son mari gravement blessé mercredi à leur domicile de Porcheville (Yvelines), près de Mantes-la-Jolie. En milieu de matinée, la postière a constaté que le courrier n’avait pas été relevé. Alertés, les pompiers ont découvert le couple ligoté, la femme étant décédée et son mari gravement blessé. L’époux a été transporté dans un hôpital parisien dans un état grave. Son pronostic vital est engagé. Une pièce de la maison avait été fouillée. Une source proche du dossier évoque l’hypothèse d’une séquestration ayant mal tourné.

Face à une délinquance en plein essor et surarmée, les Français n’ont pas les moyens officiels pour se défendre. Les possibilités sont dérisoires (bombe lacrymogène, pistolet de défense à gaz ou à blanc…). A l’inverse des Etats-Unis où se défendre contre une agression est un droit. A l’image de Sarah McKinley, une jeune veuve de l’Oklahoma qui avait défendu victorieusement sa vie et celle de son bébé dans la nuit du Nouvel an alors que son foyer était agressé.

Crédit photo : Daniel Hoherd via Flickr, licence CC.

Vincent van Gogh a-t-il été lui aussi assassiné ?

20/10/2011 – 09h30
AUVERS-SUR-OISE (NOVOpress) –
Selon deux auteurs américains, Steven Naifeh et Gregory White Smith, Vincent van Gogh a été assassiné. C’est ce qu’ils affirment dans une nouvelle biographie sur ce grand peintre européen, pas encore disponible en français et intitulée : « Van Gogh : the Life ». Pour les deux enquêteurs, l’auteur de la Maison sous un ciel nocturne aurait été tué par balle le 27 juillet 1890. Les responsables présumés ? Deux adolescents d’Auvers-sur-Oise (Val-d’Oise), René et Gaston Secrétan.

Dès les années 1930, la thèse du meurtre a été défendue par John Rewald, un historien américain de l’art qui avait rencontré les témoins directs du drame. Pour Leo Jansen, conservateur du musée van Gogh à Amsterdam (Pays-Bas), le travail des deux écrivains américains, lauréats du prix Pulitzer en 1991 pour leur biographie du peintre Jackson Pollock, s’avère « intéressant » et demeurera comme « la biographie de référence de Van Gogh pour des décennies à venir ».

Le destin de la famille du génial peintre s’écrit en rouge sang. Le 2 novembre 2004, l’arrière petit-neveu du célèbre peintre, Theo van Vogh, avait été massacré à coups de poignard et achevé de sept balles en plein cœur d’Amsterdam par un musulman marocain. Mobile du crime : le réalisateur avait eu le courage de dénoncer l’islam totalitaire et la société multiculturelle.

Photo : Van Gogh, auto-portrait. Crédit : David Flam via Flickr. Licence CC.