Ça se confirme : Erdogan fait du chantage aux « migrants »

12/02/2016 – MONDE (NOVOpress)
Nous l’évoquions récemment, la Turquie fait chanter l’UE avec la crise des « migrants ».

Erdogan fait chanter l’Union européenne avec la crise des migrants. Tout me monde s’en doutait, mais cela a été confirmé par le site d’information grec euro2day.gr, repris depuis par le journal allemand Der Spiegel.

Nous pouvons ouvrir les portes sur la Grèce et la Bulgarie n’importe quand et nous pouvons mettre les réfugiés dans des bus… Comment traiterez-vous alors les réfugiés si vous n’obtenez pas un accord ? Vous allez les tuer ?

aurait déclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan au président du Conseil européen Donald Tusk et à celui de la Commission Jean-Claude Juncker lors d’une rencontre en novembre dernier. Il aurait aussi ajouté :

Il ne s’agira pas juste d’un seul garçon mort près des côtes turques, il y en aura 10 000, 15 000. Comment allez-vous faire face à ça ?

L’Union européenne et la Commission européenne n’ont pas démenti ces informations, mais n’ont pas non plus souhaité les commenter. Bref, elles en attestent la véracité, mais tentent de les étouffer.

Lire la suiteÇa se confirme : Erdogan fait du chantage aux « migrants »

Syrie : la mise en garde russe porte ses fruits ? accord sur la cessation des hostilités

12/02/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Les États-Unis et la Russie sont tombés d’accord dans la nuit de jeudi à vendredi sur une « cessation des hostilités » en Syrie dans un délai d’une semaine afin de relancer le processus de paix et de stopper l’exode de civils.

À l’issue de cinq heures d’intenses négociations à Munich (Allemagne), les deux pays et leurs principaux alliés ont convenu d’une cessation des hostilités dans tout le pays dans un délai d’une semaine et décidé un accès accru et « immédiat » de l’aide humanitaire aux civils en détresse.
L’arrêt des hostilités concernera toutes les parties au conflit à l’exception des « groupes terroristes Daech (acronyme du groupe État islamique en arabe) et Al-Nosra (Al-Qaïda) », ont précisé les ministres des Affaires étrangères russes, Sergueï Lavrov et américain, John Kerry. Les États-Unis et la Russie vont piloter les « modalités » de mise en œuvre de cette cessation des hostilités. Sans doute les avertissements du premier ministre russe Dmitri Medvedev ont-ils été entendus.

Dans un entretien au quotidien économique allemand Handelsblatt, paru aujourd’hui, le Premier ministre russe adresse une solennelle mise en garde aux États-Unis et à leurs vassaux.
Dmitri Medvedev a en effet estimé qu’une offensive terrestre étrangère en Syrie présenterait « Le risque de déclencher une nouvelle guerre mondiale ». « Les Américains et nos partenaires arabes doivent bien réfléchir : veulent-ils une guerre permanente ? Pensent-ils qu’ils pourraient gagner rapidement une telle guerre ? Quelque chose de cet ordre est impossible, particulièrement dans le monde arabe », avertit M. Medvedev.

L’Arabie saoudite a en effet récemment évoqué l’idée de dépêcher des troupes au sol en Syrie, dans le cadre de la coalition internationale contre le groupe jihadiste État islamique.
Une proposition soutenue directement par le Pentagone. Pour Washington, il s’agit de contrer, par alliés interposés, l’offensive victorieuse de Bachar El-Assad contre Daech. À tel point qu’on peut se demander qui est l’ennemi principal pour les États-Unis : Bachar ou Daech… Rappelons qu’après la signature de l’accord nucléaire avec l’Iran, le Premier ministre israélien Netanyahu et son ministre des Affaires étrangères Moshé Yaalon n’avaient pas caché leur sympathie finale pour Daech. Rappelons également que depuis la mise sur pied de la coalition Occidentale anti-Daech, à l’été 2014, l’aviation américaine a mené quelque 10 000 sorties dont le seul résultat tangible semble d’avoir favorisé l’expansion du groupe islamo-terroriste. Vous avez dit bizarre ?

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a par ailleurs fait une offre concrète de cessez-le-feu, lors de la réunion du « Groupe international de soutien à la Syrie », hier à Munich.
Offre qui a donc été acceptée et ce alors qu’au même moment, en parfait petit vassal des États-Unis, le président français François Hollande demandait l’arrêt des frappes aériennes russes en soutien à l’armée syrienne contre Daech. L’indépendance de la politique étrangère française n’est décidément plus qu’un souvenir.

Turquie – Syrie : tension maximale

09/02/2016 – MONDE (NOVOpress)
La Turquie a annoncé être prête à ouvrir ses frontières aux dizaines de milliers de Syriens qui fuient les combats autour d’Alep. La Russie dénonce de son côté les mouvements de troupes turques qui laisseraient présager une offensive terrestre d’Ankara en Syrie.

Si les Syriens poussés à l’exode « sont à nos portes et n’ont pas d’autre choix, nous devons laisser entrer nos frères et nous le ferons », a déclaré le président turc Erdogan. Il n’a cependant pas précisé quand les Syriens pourraient entrer en Turquie. À date, le poste-frontière d’Oncupinar semble encore fermé. Il s’agit du dernier point de passage officiel entre les deux pays encore accessible aux quelque 30 000 Syriens qui ont fui les combats autour d’Alep et attendent dans des conditions très précaires.

En filigrane, Erdogan fait pression sur les Européens au sujet des réfugiés : pressé de répondre à la crise humanitaire, il explique, par la voix de son vice-Premier ministre Numan Kurtulmus qu’avec 2,7 millions de réfugiés syriens, la Turquie « a atteint les limites de sa capacité ». Et en dépit des sommes importantes promises par l’UE, le pays ne semble pas décidé à réguler le flot de clandestins qui quittent son sol vers la Grèce. L’une et l’autre questions sont donc de puissants leviers pour obtenir de l’UE des rallonges de crédits ou des avantages politiques. Il est significatif que la chancelière allemande Angela Merkel ait fait un déplacement à Ankara lundi. Qu’a-t-elle encore promis à Erdogan ?

Lire la suiteTurquie – Syrie : tension maximale

Le trompeur Printemps arabe, de la démocratie au terrorisme…

La France reconnaît avoir fourni directement des armes aux “rebelles” syriens

Source : Nouvelles de France
Un point de situation complet et pertinent sur la Syrie, déchirée par un terrorisme d’importation.

Mars/avril 2011, le printemps arabe fleurissait en Syrie. Des manifestations d’opposants avaient lieu dans de nombreuses villes. Le gouvernement alternait la carotte des baisses de taxes, des augmentations de postes et de salaires avec le bâton d’une répression sévère.
Dans une mise en scène bien réglée, les médias dénonçaient la barbarie du régime, des défections se produisaient dans ses rangs, un organisme de transition voyait le jour tandis que la protestation se muait en rébellion et la révolte en guerre civile. Le scénario étonnamment semblable à celui d’autres tournages se produisait avec des variantes locales.
Le dictateur ne partait pas comme en Tunisie. L’armée ne basculait pas comme en Égypte. Faute d’intervention militaire directe d’une puissance occidentale, le régime ne s’effondrait pas comme en Libye. Il tenait avec le soutien de milices loyalistes, celui de l’Iran et de la Russie et l’arrivée des supplétifs chiites libanais ou irakiens.

Il contrôle aujourd’hui plus de 70 % de la population, notamment les personnes déplacées qui se sont mises sous sa protection, dont on parle peu. Pendant ce temps, l’opposition connaissait, sans avoir gagné, le sort de celle de Libye apparemment victorieuse. Sa façade démocratique se craquelait, son unité se fissurait.
Deux conseils dominés par les Frères Musulmans, l’un appuyé par la Turquie, le CNS, l’autre par le Qatar, la CNFOR revendiquaient la légitimité. Le décor démocratique et son Armée Syrienne Libre étaient débordés par des groupes islamistes rivaux et de plus en plus violents : le Front islamique, le Front Al-Nosra, l’État islamique multipliaient les conflits fratricides. Les Kurdes accédaient de fait à l’autonomie le long de la frontière turque.

Lire la suiteLe trompeur Printemps arabe, de la démocratie au terrorisme…

Quelle est la situation en Syrie à la veille des négociations de paix à Genève ?

25/01/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Aujourd’hui lundi devaient se tenir des négociations de paix entre le régime syrien et l’opposition, mais des difficultés dans la composition de la délégation de l’opposition semblent retarder la tenue des débats ; débats qui s’annoncent sous un jour encore plus sombre depuis les raids aériens qui ont tué plus de 90 civils en 48 heures la semaine dernière.
Toutefois, si les discussions sont encore au point mort, la situation militaire et les combats évoluent à chaque instant.

L’armée russe progresse, semble-t-il dans le nord-est du pays ?
En effet, La Russie a envoyé de nouvelles troupes dans un aérodrome du nord-est de la Syrie contrôlé par l’armée du régime, et cette nouvelle progression inquiète Washington et Ankara.

Pourquoi les États-Unis et la Turquie sont-ils particulièrement concernés ?
Selon Robert Ford, l’ancien ambassadeur des États-Unis en Syrie « Grâce à ce pas les Russes visent trois buts : renforcer la position du gouvernement syrien et ses alliés kurdes dans l’est de la Syrie, compliquer, entre-temps, l’activité américaine, ainsi que protéger ses arrières de l’ennemi retrouvé de Moscou, à savoir la Turquie ».

L’apparition des troupes russes dans cette région peut signifier en effet que Moscou cherche à renforcer ses liens avec la milice kurde, milice qui s’est fait une bonne réputation dans la lutte contre l’État islamique.

Quelle est la réponse des États-Unis sur le terrain ?
La réponse des conseillers militaires américains a été d’augmenter le nombre d’opérations conjointes avec les milices kurdes. Selon le Wall Street Journal, ces manœuvres militaires parallèles peuvent créer de nouveaux points de tension avec la Russie, Washington et Moscou cherchant à protéger leurs propres intérêts concurrents dans la région.

Comment peuvent se manifester ces nouveaux points de tension ?
Les forces armées américaines et russes ont commencé à aménager des bases aériennes dans les zones respectivement contrôlées par les Kurdes et l’armée gouvernementale syrienne, dans le nord-est. La distance qui sépare les deux bases n’est que de 50 kilomètres.

Le Su-24 russe abattu ne présentait aucune menace pour la Turquie

18/12/2015 – MONDE (NOVOpress)
Sous les yeux d’experts internationaux et de la presse, les Russes ont ouvert la boîte noire du SU-24 qui a été descendu par des chasseurs turcs. Les Russes affirment détenir la preuve que leur bombardier ne représentait aucune menace pour la Turquie.

La boîte noire du bombardier russe abattu par la chasse turque est endommagée, mais elle sera exploitable, selon les autorités russes. Celles-ci ont invité des experts de 14 pays afin de participer au déchiffrage de la « boîte noire » du Su-24. Néanmoins, seuls les représentants de la Chine, de la Grande-Bretagne et des États-Unis ont consenti à y participer.

« Pour le moment, nous avons toute la base de preuves nécessaires, confirmant l’absence de violation de l’espace aérien turc par l’avion russe », a dit le porte-parole des Forces aérospatiales russes Sergueï Dronov.

boite_noire_su-24
La boîte noire du SU-24 russe abattu par les Turcs en corus de démontage devant la presse et des experts internationaux.

Si cette information se trouvait confirmée de source indépendante, ce serait la preuve flagrante de la forfaiture turque, qui ne fait dès à présent guère de doute. Cela placerait Erdogan, que Wikileaks accuse de préméditation dans cette affaire, documents à l’appui, dans une position très délicate par rapport à la Russie, mais aussi à ses alliés, notamment américains.


Bachar El-Assad : les occidentaux doivent arrêter de soutenir le terrorisme et son allié saoudien

03/12/2015 – MONDE (NOVOpress
Vous ne pouvez être à la fois la police et le voleur, explique Bachar El-Assad à la TV tchèque, dénonçant le double jeu occidental vis-à-vis de l’islamo-terrorisme. Le président syrien n’épargne pas les dirigeants européens, pas crédibles, superficiels et soumis aux USA.

Le président syrien Bachar El-Assad a accusé la France de «soutenir le terrorisme» et évoqué Prague comme un lieu où un accord de paix pourrait être signé un jour. « Naturellement, si vous posez la question aux Syriens, ils vous diront qu’ils ne veulent pas de conférence de paix par exemple en France, car la France soutient le terrorisme et la guerre, non la paix. Et comme vous mentionnez Prague, ce serait généralement accepté, en raison de la position équilibrée de votre pays », a indiqué le chef de l’État syrien, à l’antenne de la CT, télévision tchèque.

Il a aussi pointé du doigt le double-jeu occidental vis-à-vis du terrorisme islamique :

Vous ne pouvez pas à la fois lutter contre le terrorisme et soutenir directement les terroristes avec des armes et en vous associant avec leur plus grand allié, l’Arabie Saoudite. C’est contradictoire, vous ne pouvez être à la fois la police et les voleurs.

Et a au passage égratigné les dirigeants européens, que

Personne ne prend plus au sérieux, pour plusieurs raisons : ils n’ont aucune crédibilité, ils n’ont pas de vision, ils sont superficiels et ils ne sont pas indépendants. Enfin de compte, ils sont avec les américains.

Sur le terrain, les bombardements continuent, avec peut-être bientôt le concours de la RAF, si le vote de ce jour au Parlement britannique s’avère favorable aux frappes aériennes contre le groupe État islamique en Syrie.


« Daesh, autopsie d’un monstre », analyse du terrorisme islamique sur France Inter

02/12/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Les attentats du 13 novembre, ont-ils dénoué la parole des journalistes des grands médias ? En tout cas, cette analyse du conflit syrien sur France Inter est très intéressante et complète. On y entend parler des livraisons d’armes françaises aux terroristes, de l’échec de la politique internationale de la France sous l’impulsion de Laurent Fabius aussi bien en Libye qu’en Syrie. La responsabilité des Turcs, des Qataris et des Saoudiens dans la montée du terrorisme islamique est nommément mentionnée, de même que celle des Américains.

Analyse du jeu géostratégique turc en Syrie

01/12/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Les relations entre la Turquie et la Russie entrent en phase de turbulences
Suite à l’attaque de l’avion russe par la Turquie, le président Vladimir Poutine a choisi la rétorsion économique. Plusieurs organisations turques seront désormais interdites en Russie, de même que l’emploi de citoyens turcs dans les entreprises russes à partir du 1er janvier 2016.
Les vols charters entre les deux pays sont, par ailleurs, désormais interdits, ainsi que la vente de séjours touristiques en Turquie par les agences de voyages russes. Le régime sans visas actuel va, lui aussi être annulé. Enfin, de nombreux produits turcs seront interdits d’entrée sur le territoire.

Mais que cache cette soudaine action belliqueuse de la Turquie ?
La position turque est ambiguë : bien qu’ayant réagi de façon extrêmement excessive en abattant l’avion russe, les déclarations d’apaisement fusent depuis Ankara. La Turquie cherche simplement, comme l’a relevé le président de la République tchèque, à « montrer ses muscles » à la Russie et aux alliés occidentaux.
En effet, il apparaît désormais clairement que la Turquie finance l’État islamique en achetant leur pétrole et l’État islamique possède, aux yeux des Turcs, deux qualités : ils combattent à la fois les Kurdes, ennemis jurés des Turcs, et le régime syrien de Bachar Al-Assad.
Aussi, un tel soutien ne peut expliquer qu’une chose : la Turquie souhaite accroître son influence dans le Moyen-Orient, et compte sur la déstabilisation engendrée par Daesh pour y parvenir. Il n’est pas question, comme l’a affirmé à chaud Vladimir Poutine, d’« alliance » entre la Turquie et l’État islamique, mais bien de tentative de récupération d’un chaos régional qui reconfigure l’équilibre des forces.
La Turquie tient au partenariat avec la Russie, que cela soit en termes économiques ou stratégiques. Faussement prévenant, le ministre turc propose donc de renforcer le partenariat russe et turc et de faire front commun. Hors langage diplomatique cela signifie à n’en pas douter : associe-nous à votre prise d’influence en Syrie ou nous vous mettrons des bâtons dans les roues.

Il apparaîtrait que les enjeux sont aussi d’ordre colonial et démographique…
Effectivement, la politique extérieure turque est aussi affaire de démographie coloniale. De la même façon que l’Empire ottoman mettait en place une politique de colonisation de peuplement en Europe de l’Est, le gouvernement turc actuel s’évertue de faire venir en Syrie des populations turcophones ouïgoures, originaires de la province chinoise du Xinjiang. Musulmans et de langue turque, les mouvements séparatistes ouïgours sont depuis longtemps sujets à tensions entre la Turquie et la Chine.
Or, il s’avère que de nombreuses familles ouïgoures s’installent actuellement au nord de la Syrie, notamment dans la région d’Idlib, et qu’elles viennent via la Turquie ou via les filières de l’État islamique. Pour la Turquie, l’enjeu est, comme jadis, de gagner en influence via l’implantation de populations turcophones.
Ces zones, en phase de turquisation, avaient justement été la cible de certains des tirs de la Russie. Ceci semble à même d’expliquer, en grande partie, la décision turque d’abattre l’avion russe. Le message est clair : ne touchez pas aux turcophones de Syrie. En outre, l’implication d’Ouïgoures dans la région explique l’intérêt toujours croissant de la Chine dans ce conflit. Jusqu’où ira cette implication, telle est la question.

Vladimir Poutine refuse de rencontrer Erdogan lors de la COP21

28/11/2015 – MONDE (NOVOpress)
La tentions reste maximale entre la Turquie et la Russie. Vladimir Poutine a refusé de rencontrer son homologue turc en marge du sommet COP21 et durcit les sanctions économique à l’encontre d’Ankara. Il réitère ses accusation de complicité entre la Turquie et l’Etat Islamique, notamment par l’achat de pétrole. Bref, conscient que la Russie est devenue incontournable dans le jeu syrien, Poutine ne se prive pas de dire que le roi est nu… 

Destruction du bombardier russe par les forces turques : l’arroseur arrosé ?

26/11/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
La destruction du bombardier russe par la chasse turque est intervenue alors que François Hollande entamait une tournée visant à structurer une vaste alliance contre l’État islamique en incluant la Russie. Or, de par leur appartenance commune à l’OTAN la France et la Turquie se doivent solidarité en cas de tension avec une puissance tierce.

Ankara chercherait-elle à enfoncer un coin entre Paris et Moscou ?
Tous les éléments semblent plaider pour un acte délibéré d’agression de la part de la Turquie. Moscou nie avoir violé l’espace aérien turc tandis qu’Ankara parle de 17 petites secondes, d’après Wikileaks. Pas de quoi menacer son intégrité territoriale. L’agression est donc au mieux disproportionnée, au pire injustifiée.

D’autant plus que, dans ce domaine, la Turquie ne se gêne pas. D’après le journal grec protothema, citant des données de l’Université de Thessalie, le nombre de violations de l’espace aérien grec par l’armée de l’air turque en 2014 est de 2 244.

Cet événement pourrait même avoir ouvert une boîte de Pandore. En effet, de plus en plus de voix accusent désormais Ankara de soutenir financièrement l’État islamique, en lui achetant du pétrole. C’est ce qu’a insinué Wesley Clarke, l’ancien commandant en chef de l’OTAN.

Cette tentative de division est donc vouée à l’échec ?
Il est trop tôt pour le dire, mais les attentats de Paris semblent avoir dessillé les yeux. Flatter le fondamentalisme sunnite n’a pas assuré la sécurité des Français. Aujourd’hui, la priorité est la lutte contre l’État islamique. Or la position turque est de plus en plus ambiguë et les États-Unis, échaudés par leurs expériences afghanes et irakiennes, ne souhaitent pas s’engager militairement dans la région.

Reste la Russie…
La Russie apparaît en effet plus que jamais comme l’alliée naturelle de la France. François Hollande en semble conscient, lui qui a réservé à Vladimir Poutine la conclusion de sa tournée diplomatique.

Ankara pourrait donc finir isolée diplomatiquement
La Turquie court aussi un gros risque économique. D’après le quotidien russe Kommersant, des représailles financières se préparent au Kremlin. Jacques Sapir a estimé à 1 % du PIB turc le manque à gagner dans le domaine du tourisme. Sans compter la remise en cause de projets énergétiques, comme le gazoduc Turkish Stream, qui s’apprêtait à conférer un rôle stratégique à la Turquie dans le domaine de l’énergie.

Crédit photo : Alexander Mishin via Wikipedia (CC) = Sukhoi Su-24M of the Russian Air Force inflight

La Turquie abat un avion russe. Danger d’escalade !

24/11/2015 – MONDE (NOVOpress)
La Turquie a abattu ce matin un avion russe, qui aurait violé son espace aérien, ce que dément Moscou. Il semble que le Su-24 russe ait été en fait abattu dans la zone tampon de 8 km côté syrien de la frontière mis en place unilatéralement par la Turquie. Ce qui n’empêche pas les risques d’escalade.

La Turquie a abattu mardi matin un avion militaire russe qui aurait violé son espace aérien près de sa frontière avec la Syrie, a annoncé la présidence turque. « Un avion russe Su-24 a été abattu conformément aux règles d’engagement après avoir violé l’espace aérien turc malgré les avertissements », ont indiqué ces sources.
Tandis que la tension monte entre les deux pays, plusieurs chaînes d’information turques diffusent des images de la chute de l’appareil russe en feu qui s’est écrasé à la frontière dans les montagnes syriennes, en face de la province de Hatay.

Moscou a confirmé de son côté qu’un Su-24 appartenant à l’armée russe avait été abattu, mais dans l’espace aérien syrien. « Aujourd’hui, sur le territoire syrien, à cause de tirs présumés venus du sol, un avion Su-24 appartenant aux forces aériennes russes déployées en Syrie s’est écrasé », a déclaré le ministère russe de la Défense dans un communiqué, ajoutant qu’il « se trouvait exclusivement dans l’espace aérien syrien ». Le sort des pilotes est incertain, l’aviation russe a dépêché des équipes de secours en hélicoptère, mais certaines sources affirment que l’un est mort et l’autre capturé. Une vidéo qui a commencé à circuler sur Internet semble en effet montrer un pilote d’avion au sol, entouré de combattants arabophones, mais il est impossible d’affirmer qu’il est vivant ou mort.

Depuis le début de l’intervention militaire russe aux côtés du président Bachar El-Assad fin septembre, les incidents à la frontière se multiplient entre Ankara et Moscou. Le 3 octobre, une escalade avait été évitée de justesse : des chasseurs turcs avaient intercepté un avion militaire russe engagé en Syrie qui aurait violé leur espace aérien, en le forçant à faire demi-tour. Moscou s’était alors justifié en évoquant de « mauvaises conditions météo ». Le 16 octobre, l’armée turque a également abattu un drone de fabrication russe qui aurait pénétré dans le ciel turc.

Ce qui est certain, c’est que la Turquie a unilatéralement déplacé la frontière turco-syrienne de 8 km au sud :
La Turquie La Turquie maintient une zone tampon de 8 km à l’intérieur de la Syrie depuis juin 2012, depuis qu’un missile syrien de défense aérienne a abattu un avion de chasse turc qui s’était égaré dans l’espace aérien syrien. En vertu des nouvelles règles d’engagement mises en vigueur depuis lors, « l’armée de l’air turque considérera toute cible qui se trouve à moins de 8 km de la frontière turque comme un ennemi et agira en conséquence ».
Les différentes « violations » de l’espace aérien turc susmentionnées s’étaient déroulées dans cette zone tampon et les excuses de Moscou n’étaient que des signes d’apaisement envers Ankara.

Il semble à ce stade que l’avion russe abattu par l’armée de l’air turque l’ait été dans cette zone tampon et non au-dessus du ciel turc. Ce grave incident pourrait être une réponse du régime turc à une série de bombardements russes qui, d’après Ankara, ont visé des villages de la minorité turcophone de Syrie. Vendredi, l’ambassadeur russe avait même été convoqué par les autorités turques. Une mise en garde, avait prévenu Ankara, contre les « sérieuses conséquences » de cette opération.

La Turquie a également annoncé qu’elle saisissait l’OTAN, dont elle est membre, et l’ONU sur instruction du premier ministre, Ahmet Davutoglu. De son côté, la Russie a qualifié la destruction d’un chasseur-bombardier de l’armée russe en Syrie d’« incident très sérieux » et considère qu’avoir abattu le Su-24 est une forme de soutien au terrorisme.
est-ce que l’OTAN (lire, les USA) ont trouvé là l’incident qu’ils recherchaient pour tenter de chasser la Russie de Syrie ? Dans le meilleur des cas, nous avons affaire à un grave incident diplomatique. Dans le pire… les prochaines heures nous en diront probablement plus.

Charles Dewotine



https://youtu.be/-Cdkf3Xx3nw

Nos dirigeants sont-ils compétents ?

23/11/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
À l’heure où notre pays connaît des évènements durs et tragiques, nous pouvons saluer unanimement l’efficacité, le courage et l’abnégation de nos forces de l’ordre. Après avoir fait ce constat mérité pour ceux que l’on envoie en première ligne, que devons-nous penser de l’action de nos dirigeants ? Ont-ils été réactifs et performants, comme le prétend notre système de désinformation, ou ont-ils été laxistes et dépassés, comme l’affirment leurs véritables opposants ?

Depuis ce triste vendredi 13, marqué à jamais par la main sanglante de l’islamisme radical, les gardiens du dogme sans -frontiériste multiculturel musèlent systématiquement et aveuglement les dissidents à l’idéologie dominante du bien vivre ensemble. Sans jamais réellement nommer explicitement la menace, nos responsables politiques prétendent assurer la sécurité des Français. Sans jamais parler sérieusement du monde complexe de l’islam sunnite, sans jamais se référer aux problèmes liés à l’immigration, au communautarisme, à la fracture nationale, ils ont la prétention de nous dire en chœur : « nous serons les plus forts ! » Les yeux dans les yeux, ils nous demandent de leur faire confiance. La main sur le cœur, ils nous expliquent avoir compris, que la France sortira grandie de cette difficile épreuve. Accrochés solidement à leurs fonctions, ils sont certains de maîtriser la situation. Cette attitude est toujours surprenante. Avoir autant de certitudes après avoir accumulé autant d’échecs est tout bonnement stupéfiant ! À ce niveau, pour être autant incapable de se remettre en cause ou en question, cette pathologie relève certainement d’un sérieux trouble du comportement.

Lire la suiteNos dirigeants sont-ils compétents ?

Terrorisme en Syrie : l’enjeu pétrolier

23/11/2015 – MONDE (NOVOpress)
L’ex-directeur de la DGSE, Alain Juillet, met au jour les raisons du financement des mouvements djihadistes en Syrie par le Qatar et l’Arabie Saoudite.

L’ex-directeur du renseignement de la DGSE, Alain Juillet, met au jour les raisons secrètes du financement des mouvements djihadistes en Syrie par le Qatar et l’Arabie saoudite.

Posté par FRANCE INFO sur vendredi 20 novembre 2015

Syrie : intensification des raids russes contre l’État Islamique

22/11/2015 – MONDE (NOVOpress)
La Russie cible d’avantage l’Etat Islamique depuis les attentats de Paris et la confirmation que le crash de l’Airbus Metrojet dans le Sinaï était bien dû à une bombe placée à bord. Les installations pétrolières de Daesh sont particulièrement visées.

La Russie a bombardé intensément des fiefs du groupe État islamique (EI) dans le centre et l’est de la Syrie, faisant des dizaines de morts, au moment où le Conseil de sécurité de l’ONU autorisait « toutes les mesures nécessaires pour combattre l’organisation EI sur le territoire contrôlé par l’EI en Syrie et en Irak », selon la résolution présentée par la France.
Pour la deuxième fois depuis le début de son intervention en Syrie, les Russes ont utilisé des missiles de croisière. Tirés depuis les navires de la flottille de la Caspienne, les 18 missiles ont visé des cibles de l’EI dans les provinces de Raqa (nord-est), d’Idleb (nord-ouest) et d’Alep (nord-ouest).

Plus de 80 frappes aériennes, en majorité russes, ont visé des positions de l’EI à l’est de Homs (centre), couvrant l’avancée de l’armée régulière syrienne qui tente de déloger les djihadistes de la zone. Les frappes syriennes et russes ont particulièrement visé la région de Palmyre et le village de Mahin. De violents combats au sol ont également éclaté dans plusieurs secteurs de Mahin et ses alentours entre les forces légales syriennes et les djihadistes.

Lire la suiteSyrie : intensification des raids russes contre l’État Islamique

Toujours pas de nouvelle coalition en Syrie

17/11/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Lors du G20 qui se tenait en Turquie, Poutine a affirmé qu’il avait les preuves de financement de Daesch par des personnes physiques venant de 40 pays, y compris des pays-membres du G20.
Il en a profité pour rappeler qu’il fallait rassembler tous les efforts contre le terrorisme, mais que « Nous avons proposé d’unir nos efforts avec les États-Unis dans la lutte contre Daesh. Malheureusement, nos partenaires américains ont refusé. Ils nous ont envoyé une note écrite qui dit : “Nous rejetons votre proposition”».
Cela ne laisse présager rien de bon quant à une éventuelle coalition unique sur le théâtre d’opérations syrien.


Terrorisme. Bachar el-Assad : « La France a connu ce que nous vivons en Syrie depuis cinq ans »

16/11/2015 – MONDE (NOVOpress)
Suite aux attentats de Paris, retrouvez les propos tenus par Bachar El-Assas sur le terrorisme devant une délégation française dirigée par le député Thierry Mariani, ainsi que lors d’une conférence de presse.

« La France a connu ce que nous vivons en Syrie depuis cinq ans », a dit le chef de l’État syrien devant une délégation française dirigée par le député Thierry Mariani. Le président Assad a rappelé qu’il avait « averti » sur ce qui allait se passer en Europe il y a trois ans, et qu’il avait conseillé à l’époque aux Occidentaux de « ne pas prendre à la légère ce qui se passe en Syrie ». « Malheureusement, les responsables européens n’ont pas écouté », a-t-il ajouté.
Le président syrien est resté intraitable, malgré l’ampleur de l’attaque du vendredi 13 novembre à Paris. Il a de nouveau exclu toute collaboration sécuritaire avec la France, notamment en matière de lutte antiterroriste, sans collaboration politique préalable.

https://youtu.be/pxzk3H7vewI

Sauver la Suisse ou pour l’attribution post-mortem du Prix Nobel de la Paix à Mouammar Kadhafi

09/11/2015 – MONDE (Tribune libre du Dr Anatoly Livry)
Avant que de prétendus démocrates ne renversent ces régimes, la Libye, l’Irak et la Syrie constituaient des verrous face au déferlement migratoire et contribuaient ainsi à la stabilité, donc la paix mondiale. Maintenant qu’ils ont sauté, la survie de l’Europe et de la Suisse sont menacées. Si pour le moment, le minima sociaux achètent une certaine paix sociale, la situation ne saurait perdurer.

Mettons les choses au clair : il n’y a pas de cadre civique qui soit plus immonde et plus nuisible aux peuples boréaux que la démocratie. Cela est le plus visible chez nous, en Suisse, où ce système abject – porte ouverte à une tyrannie déjà largement installée en Occident – se heurte constamment au rarissime trésor social issu des tréfonds de notre civilisation indo-européenne qu’est la politie : la cité qui s’exprime via « initiatives » et « référendums », autrement dit la voix du pays réel, est détestable au pays légal, cette tyrannie cosmopolito-médiatique, ultra-minoritaire, souvent allochtone, haïssant tant sa terre que son peuple et qui continue à se nommer, dans sa stupide arrogance, « démocratie ». En somme, nous avons dans les poumons alpins du continent l’illustration de ce qu’a théorisé Aristote durant ses promenades lycéennes.

En effet, les gouvernants avaient laissé, durant les dernières décennies, cette politie à la Suisse étant donné que ce pays servait de refuge utile aux « démocrates » du monde entier qui s’évertuaient à piller, chacun selon ses coutumes, leur État. Semblables à ces familles mafieuses qui s’engraissent du racket, de la prostitution et de la drogue, ils préféraient ces quartiers tranquilles de l’Europe pour élever leur progéniture dans le cadre de la préférence nationale, du patriotisme glorifié, du service militaire obligatoire via des milices populaires ayant leurs armes à domicile, du franc qui avait naguère glorieusement résisté à la monnaie unique et du secret bancaire tant qu’il existait. Désormais, la mondialisation permet à ces pseudo-élites de s’installer confortablement parmi des peuplades moins élevées et donc moins fières. Ils abandonnent par conséquent la Suisse, laquelle sera dès lors perdue en quelques décennies par son ancestral respect de la personnalité humaine, tout comme le continent qui l’entoure.

Lire la suiteSauver la Suisse ou pour l’attribution post-mortem du Prix Nobel de la Paix à Mouammar Kadhafi