Autopsie du « Système » algérien et désignation des vrais responsables dans le génocide du Rwanda, par Bernard Lugan

Bernard Lugan

Le coeur du « Système » algérien est formé par une caste d’officiers supérieurs placés à la tête d’une armée qui dévore 25% du budget de l’Etat. Le double de celui de l’éducation. Jusqu’à ces dernières années, les réseaux affairistes militaires contrôlaient intégralement l’économie du pays. Afin de les affaiblir, Abdelaziz Bouteflika injecta dans le « Système » une cohorte de parvenus lui devant leur fortune, les « oligarques ». Au prétexte de lutter contre la corruption, mais d’abord pour tenter de freiner la revendication populaire, l’armée en a fait jeter certains en prison, ce qui lui permet d’éliminer ou de placer sous contrôle des rivaux économiques.

La réaction militaire débuta le 26 mars, quand le général Gaïd Salah, vieil et acariâtre chef d’état-major, décida de sacrifier le président Bouteflika et son clan. Il appela alors à la destitution d’un président dont, jusque-là, il avait été le plus fidèle et le plus inconditionnel soutien, clamant encore haut et fort son appui au « 5e mandat », qualifiant même de traitres à la nation ceux qui s’y opposaient… Quant à son gendre, Abdelghani Zaâlane, ministre des Transports et des travaux publics, il était le directeur de campagne d’Abdelaziz Bouteflika pour ce même 5e mandat…
Le sauve-qui-peut des caciques du « Système » prit alors la forme d’une hémorragie. Le RND, parti pourtant servilement associé au FLN, demanda ainsi à son tour la démission du président Bouteflika tout en se précipitant aux pieds du général Gaïd Salah pour l’assurer de sa « loyauté »… Le FLN lui-même fut gagné par ce mouvement.
Cette manœuvre n’ayant pas freiné la contestation populaire, c’est désormais du « Système » tout entier dont la rue veut se débarrasser. A commencer par le général Gaïd Salah et son clan familial incarné par Karim et Adel Gaïd Salah, ses deux fils qui règnent sur la ville d’Annaba où ils possèdent organes de presse, hôtels et sociétés d’import-export.
Face à la rue, le « Système » résiste en pariant sur la division de la contestation et sur un essoufflement espéré durant le prochain ramadan. Le tout dans l’attente de l’inévitable confrontation.

Au début du mois d’avril dernier, les medias déversant ad nauseam leurs habituels mensonges sur la prétendue responsabilité de la France dans le génocide du Rwanda, le président Macron crut devoir recevoir à l’Elysée des associations porte-voix du régime de Kigali. Par pur fait du prince, il leur annonça, sans le moindre débat contradictoire et sans la moindre consultation de la population, qu’en France, le 7 avril serait désormais jour de « commémoration du génocide des Tutsi du Rwanda ». Reprenant le vocabulaire officiel rwandais, le président Macron a parlé de « génocide des Tutsi » et non pas de « génocide du Rwanda ».

Les Français vont donc devoir commémorer un génocide dans lequel leur pays ne porte pourtant aucune responsabilité. Sauf celle d’avoir accepté le diktat de Paul Kagamé qui était de retirer son contingent militaire du Rwanda, ce qui fut achevé au mois de décembre 1993, soit cinq mois avant le début du génocide.
Les 400 Français furent alors remplacés par plus de 2600 casques bleus de l’ONU. Commandés par l’incompétent et fragile général canadien Roméo Dallaire, ils demeurèrent l’arme au pied, se terrant même parfois dans leurs casernements, laissant ainsi les génocidaires libres d’agir et les hommes de Paul Kagamé libres de conquérir le pays.
Mais c’est la France qui est mise en accusation… non l’ONU…

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

Le dernier stratagème du régime algérien peut-il réussir ?, par Bernard Lugan

Paniqué par l’ampleur des manifestations populaires, et craignant de les voir évoluer vers un processus révolutionnaire incontrôlable, les vrais maîtres de l’Algérie viennent de tenter un coup de poker destiné à leur permettre de conserver la réalité du pouvoir. En faisant jouer l’article 102 de la Constitution qui autorise à faire constater par le Conseil constitutionnel que le président Bouteflika se trouve dans l’impossibilité d’exercer ses fonctions, le régime algérien tente en effet de gagner plusieurs mois d’un précieux répit qui va lui permettre de contrôler l’organisation du futur scrutin présidentiel. Explications :

1) Faire constater l’incapacité du président Bouteflika permet de vider l’abcès en donnant une satisfaction à bon compte à une grande partie des manifestants, tout en isolant les jusqu’au-boutistes qui veulent un changement de régime et la fin du système FLN.

2) Cette décision permet de replacer l’armée au centre du pouvoir, mais une armée qui joue la carte de la légalité et qui apparait comme ressoudée, un voile ayant été mis sur ses profondes fractures.

3) Cette reconnaissance d’inaptitude ne changera rien au fonctionnement du pouvoir puisque, quasi inconscient depuis plusieurs années, ce n’était plus Abdelaziz Bouteflika qui gouvernait.

4) Le parlement, sur proposition du Conseil constitutionnel va donc, à la majorité des 2/3, constater l’incapacité présidentielle et, comme le veut la Constitution, l’intérim va être assuré pour 45 jours par Abdelkader Bensalah, le président du Conseil de la Nation. Puis, si au bout de ces 45 jours, l’incapacité présidentielle est confirmée, la vacance du pouvoir sera alors constatée et Abdelkader Bensalah aura 90 jours au maximum pour organiser une élection présidentielle. Donc au total, 45 jours plus 90 jours, un vrai ballon d’oxygène pour le régime alors-que le couperet du 28 avril devait marquer la fin de la présidence Bouteflika.

5) Comme Tayeb Belaiz, le président du Conseil constitutionnel, et Abdelkader Bensalah, le président du Conseil de la Nation, sont deux fidèles du clan Bouteflika, il est logique de penser qu’ils vont tout faire pour gérer la période qui s’ouvre au mieux des intérêts de ce dernier puisqu’ils en sont une composante. Ils vont être aidés en cela par l’appareil du FLN, notamment par Amar Saadani, ancien secrétaire général du mouvement qui, le dimanche 24 mars, a allumé la mèche du processus actuel en déclarant qu’Abdelaziz Bouteflika était le jouet du Premier ministre Ahmed Ouyahia…et que c’était ce dernier qui non seulement dirigeait l’Algérie, mais encore écrivait les lettres attribuées au président.

6) Un bouc-émissaire commode est donc trouvé et désigné à la foule, ce qui devrait permettre de sauver la tête de Saïd Bouteflika, des caciques du FLN, des oligarques et des généraux qui ont gouverné l’Algérie à leur profit, en s’appuyant sur l’ « alliance des coffres forts et des baïonnettes ».

La rue sera-t-elle dupe de la manœuvre ? Va-t-elle se laisser confisquer sa révolution ? L’avenir le dira… Une situation à suivre !

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

Marion Maréchal-Le Pen refusée dans la réserve opérationnelle

Source : Boulevard Voltaire – “Marion Maréchal-Le Pen refusée dans la réserve opérationnelle”

Ce vendredi, Marion Maréchal-Le Pen a reçu un mail pour le moins étonnant de la part du chef de corps du Groupement de recrutement et de sélection Sud-Est.

Juste après l’assassinat du père Hamel, Marion Maréchal-Le Pen avait annoncé vouloir entrer dans la réserve militaire, appelant tous les « jeune patriotes » à faire de même, comme l’avait également demandé François Hollande après l’attentat de Nice.

Le 9 septembre dernier, Le Dauphiné libéré affirmait que la jeune députée frontiste avait déposé son dossier au centre de recrutement de l’armée d’Avignon, et c’est justement lundi prochain qu’elle devait passer les tests.

Mais ce vendredi, Marion Maréchal-Le Pen a reçu un mail pour le moins étonnant de la part du chef de corps du Groupement de recrutement et de sélection Sud-Est : « Madame, l’armée de Terre vous remercie de votre démarche d’engagement dans les armées au titre de la réserve. Je suis toutefois au regret de vous annoncer qu’une disposition légale s’oppose au recrutement d’un parlementaire dans la réserve opérationnelle. Vous en serez avisée par courrier prochainement. Nous ne pouvons dans ces conditions pas donner suite à votre candidature et les termes de votre convocation lundi 6 février sont par conséquent caducs. »

Étonnant, d’abord, que l’objection à une demande aussi médiatisée n’ait pas pu être faite avant, et même immédiatement. Certains, qui connaissent le ministère de la Défense, commentent discrètement : « Ils ont dû demander au service juridique de se creuser la tête pour trouver une parade et avaient donc besoin de temps ! »

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Drones furtifs et soldats connectés parmi les innovations pour l’armée

25/11/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Drones furtifs, application spéciale “opération sentinelle”… Près de soixante-dix innovations ont été présentées lors de la 5e édition du forum DGA Innovation (Direction générale de l’armement), qui a eu lieu sur le campus de l’École polytechnique à Palaiseau, le jeudi 24 novembre.



Défense. Drones furtifs et soldats connectés… par leparisien

La pénétration de l’islamisme n’épargne ni la police ni l’armée

12/03/2016 – FRANCE (NOVOpress via FigaroVox)
Une note confidentielle de la préfecture de police a récemment révèlé une progression préoccupante du fondamentalisme religieux dans les commissariats tandis qu’un ancien militaire radicalisé a été arrêté au Maroc.

Pour Thibault de Montbrial, avocat au barreau de Paris et spécialiste des questions de terrorisme, cette tendance est inquiétante.

Concernant l’ancien militaire, Thibault de Montbrial est loin d’être étonné :

le recrutement de l’armée est le reflet de la population française. La communauté musulmane y est très présente. La DPSD (Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense), dont la mission est d’anticiper les comportements à risque, est aux aguets.

Va-t-on vers des cas de «Green on green» ?

L’un des scénarii d’attentats que l’on a vu en Afghanistan est ce que les Américains appellent le «Green on green» (armée) ou le «Blue on blue» (police): des représentants des forces de l’ordre s’en prennent à leurs collègues. Quelqu’un qui porte l’uniforme s’en prend à quelqu’un d’autre, qui porte le même uniforme. Un tel scénario n’est pas impossible en France. Les forces de sécurité doivent avoir ce risque présent à l’esprit.


Le pouvoir civil cherche à faire peur au pouvoir militaire

08/03/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Une analyse intéressante, à mettre en écho avec l’éditorial de Maxime de La Devèze sur Boulevard Voltaire, que nous avons publié tout à l’heure. (NDLR NOVOpress).

On se souvient que le général Piquemal avait été appréhendé par la police puis enfermé en garde à vue durant deux jours, pour avoir participé à une manifestation anti-invasion contre la jungle de Calais, le 6 février dernier, et qui avait été interdite par les pouvoirs publics.

Cette arrestation avait fait parler d’elle… et semble avoir de nouvelles suites…
Après avoir été arrêté puis traîné dans la boue par plusieurs médias, le général Piquemal risque désormais de passer devant un conseil de discipline, sous l’impulsion du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui voit dans la participation du général à la manifestation anti-migrant une rupture de son devoir de réserve.
En effet, le général Piquemal n’est pas à strictement parler à la retraite : il est encore membre de la « deuxième section », un statut qui permet de rappeler des généraux ayant cessé leurs activités en mettant leurs compétences à contribution en cas de conflit.
Le conseil disciplinaire viserait donc à exclure le général Piquemal de cette deuxième section. En outre, le ministre a annoncé qu’une modification du code de la Défense allait permettre par la suite à ce dernier d’exécuter directement cette procédure, et ceci sans passer par aucun conseil.

Cette décision est lourde de symboles
Cet acharnement à l’encontre du général, qui plus est ex-patron de la Légion étrangère, est un signal clair envoyé au pouvoir militaire : « ne vous occupez pas de politique ». Si le pouvoir s’acharne contre un ancien militaire, général, et ancien patron d’un des corps d’armée les plus prestigieux, c’est pour faire comprendre qu’il sera intraitable. L’Armée reste l’un des derniers bastions français du patriotisme, du sens aigu du devoir et de l’honneur. Pour cette raison, il est possible que cette dernière capte à l’avenir une grande partie de la confiance voire des espoirs des Français. Nos élites civiles jugent sans doute que, par mesure de précaution, il faut commencer à faire des exemples.

Et si notre salut venait finalement de l’armée ?

Source : Boulevard Voltaire
Ceux qui se taisent beaucoup sont souvent très écoutés.

La semaine dernière, plusieurs déclarations inouïes ont marqué le fil des actualités. C’est le pape qui, le premier, parle « d’invasions arabes », après avoir appelé à l’accueil. Rappelons que l’hospitalité existe aussi bien dans la tradition européenne qu’orientale, et que nulle part dans le monde accueillir ne signifie se soumettre à la religion du nouvel arrivant. Ce serait même plutôt le contraire.

C’est ensuite l’entretien du commander de l’OTAN en Europe, publiée dans le Guardian. Le général en chef affirme que « ISIS » (Daech) est un cancer qui prolifère au sein des migrants. Lui ne s’embarrasse pas des éléments de langage daechiens de notre ex-ministre des Affaires étrangères…

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La « Liaison 16 » : l’armée française à la botte du Pentagone

28/02/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Dans un article intitulé « Forfaiture et dissidence », publié en ligne par notre excellent confrère Politique Magazine, Mathieu Epinay, pseudonyme d’un collectif de spécialistes des questions de Défense, revient sur le fiasco de la « Liaison 16 »

La liaison 16 (L16) est le standard de liaison de données tactiques de l’OTAN pour l’échange d’informations entre unités militaires alliées, présentes sur un même champ de bataille. Pour Mathieu Epinay « La L 16 a été adoptée, en 1995, en violation des règles de programmation militaire par une génération d’officiers issue de mai 68. Conçue pour la guerre froide, archaïque sur les plans technique et conceptuel, elle est verrouillée par le Pentagone qui la contrôle et la modifie à son gré. Notre armée a juste le droit de payer les mises à jour d’un système qui mine la souveraineté opérationnelle de nos forces !» Par ailleurs, si l’armée française partage l’ensemble de ses données via la L16, contrôlée par les États Unis, ces derniers se gardent bien de lui confier leurs données sensibles. Leurs F22 entre autres, n’en sont pas équipés…

Un sujet trop ésotérique pour inquiéter les politiques ?
Mais il est explosif pour l’appareil d’État, étant donné les sommes mises en jeu et l’éminence des décideurs… Mathieu Epinay parle ainsi d’un « fiasco d’un demi milliard d’euros, d’un chantier ayant monopolisé les services techniques de l’Armée pendant des années, et de 10 ans de retard dans le domaine ultra sensible des liaisons de données tactiques ». En décembre dernier, le patron français des opérations aériennes déplorait nos difficultés de coordination avec les aviations russe et syrienne, relevant que l’absence de fiabilité de la L16, je cite : « Met en jeu la sécurité de nos équipages ».

Une dissidence s’est malgré tout fait jour au sein de l’Armée
Hélas, trop peu nombreuse. « Quant à ceux qui avaient compris les enjeux, relève Mathieu Epinay, beaucoup, par appétit de carrière, ont préféré se taire ». En 2012, le député Jacques Bompard posait à l’Assemblée une question écrite sur la L16. Elle est restée sans réponse…

La Slovénie utilisera l’armée pour se protéger de l’invasion migratoire

24/02/2016 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

La Slovénie est le dernier pays des Balkans sur la route de l’invasion migratoire. Le flux de pseudo-réfugiés est d’une telle densité que le Parlement slovène a voté une mesure exceptionnelle et temporaire. Pour une durée de trois mois, l’armée slovène est autorisée à participer aux côtés des forces de l’ordre à la gestion des immigrants illégaux : les militaires pourront même arrêter les groupes indésirables et les remettre à la police, voire faire usage de la force si la sécurité des citoyens l’exige.

CRS et gendarmes mobiles débordés ! Cazeneuve tente de limiter les dégâts

23/02/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Les unités des Forces Mobiles (CRS et gendarmes mobiles) sont tellement débordées que Cazeneuve est obligé de centraliser leur gestion pour sacrifier certaines de leurs missions.

C’est une information passée totalement inaperçue dans la presse généraliste , mais qui est pourtant d’une importance capitale : les unités de Forces Mobiles (Compagnies républicaines de sécurité et escadrons de gendarmerie mobile) cessent d’être gérées au niveau zonal et passent directement « sous l’autorité du ministre de l’Intérieur », via une unité de coordination au sein du cabinet du Directeur général de la Police nationale.
Cette évolution fait suite à une étude soulignant que « l’augmentation croissante des missions de maintien de l’ordre » ne permettait plus de répondre aux besoins.

Concrètement, cela veut dire que les forces mobiles de police et de gendarmerie, saignées à blanc par la sécurisation de Calais, par les missions Vigipirate et par les innombrables troubles à l’ordre public, ne sont pas assez nombreuses pour répondre aux besoins. Le ministère de l’Intérieur se trouve donc contraint de rationaliser au maximum leur emploi, sacrifiant certaines missions.
Dorénavant, les directives sont claires : dans une note adressée aux préfets, Bernard Cazeneuve demande « d’appliquer le principe de stricte suffisance des moyens engagés, de prioriser objectivement les demandes de renforts et d’évaluer […] la pertinence des dispositifs mis en œuvre ».

Débordé par la masse de désordres touchant la France, le ministère de l’Intérieur n’est plus capable de maintenir l’ordre et doit choisir quelles missions sont sacrifiables sans que ça ne se voie trop.
Ce qui appelle, au vu de l’augmentation des tensions, à une interrogation primordiale : quand est-ce que les tensions seront telles que l’État ne pourra plus répondre, même aux missions prioritaires ?

Crédit photo : philippe leroyer via Flickr (CC) = French Indignant’s Demonstration (25) – 14Jul11, Paris

Armée : les Français retrouvent le goût des métiers de l’uniforme

18/02/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Alors qu’en février 2014, et pour la première fois, l’armée française n’était pas parvenue à recruter son quota mensuel de 730 engagés volontaires, l’année 2015 s’est achevée au contraire dans une paralysie des services de recrutement.
Plus de 170 000 Français ont contacté les bureaux de recrutement ou le site sengager.fr, presque deux fois plus que l’année précédente.

Cet engouement patriotique se manifeste notamment chez les jeunes…
… et notamment les jeunes diplômés qui déclarent vouloir se rendre « utiles à la société », au moment où celle-ci est menacée. Cœur sur la main ou armes au poing, ces Français marqués par les attentats de Paris semblent souhaiter bâtir l’engagement de demain.

Il en est de même pour la gendarmerie nationale qui enregistre, tout comme la police, un afflux record de postulants
En hausse de 47 % en un an, les candidatures spontanées se multiplient depuis les attentats et cela malgré l’explosion du nombre d’agressions dont sont victimes les gendarmes et les policiers.
Le nombre d’inscriptions pour devenir sous-officier de gendarmerie a triplé passant de 1 500 dossiers à 4 500 par semaine.

Et pour ceux qui ne souhaitent pas embrasser une carrière militaire, la réserve nationale leur ouvre les bras
Réserve où 25 000 citoyens sont déjà engagés.
Mardi, un sondage du journal Le Parisien a révélé que 70 % des Français se déclaraient favorable à un retour du service militaire.
Cette année 2015 aura été l’année de tous les renversements…

Rebondissement : Piquemal ne renie rien

‪Manif pour défendre les libertés publiques‬ : les discours

13/02/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Retrouvez les principaux discours des intervenants à la manifestation pour défendre les libertés publiques, à Paris le jeudi 11 février 2016.
‪Béatrice Bourges,‬ Jean-Yves Le Gallou, Christine Tasin, Frédéric Pichon, Karim Ouchikh et Robert Ménard on évoqué le Général Piquemal, envoyé au ballon et qui se déballonne (peut-être sous pression), le recul des libertés publiques, le totalitarisme mou de la clique de Hollande… laissons conclure Jean-Yves Le Gallou, citant Hélie de Saint Marc : « un homme doit garder la capacité de résister, de s’opposer, de dire non. Ensuite il n’a pas à s’excuser. »






Général Piquemal, la grande déception

13/02/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Le revirement du Général Piquemal n’en fini pas de faire couler de l’encre. La déception des patriotes est à la mesure des espoirs que la présence du Général à la manifestation interdite contre l’invasion migratoire avait soulevé.

 

[Tribune libre] Mon Général, vous n’avez pas le courage civil

12/02/2016 – FRANCE (NOVOpress)

La scène, racontée par Barrès dans L’Appel au Soldat, est inoubliable. Le parti boulangiste en complète déroute au premier tour des élections municipales de 1890, les animateurs du Comité politique vont en délégation à Jersey, où Boulanger s’est enfui parce qu’il avait peur d’être arrêté. Ils veulent convaincre le Général Revanche de rentrer en France : « Son arrestation sensationnelle peut seule galvaniser les électeurs pour le second tour. Son procès, où nous serions impliqués, ressusciterait le parti. » Ils plaident en vain pendant des heures : Boulanger refuse de quitter son confortable exil, auprès de la femme qu’il aime. « Dieu lui-même, vous m’entendez, messieurs, viendrait me chercher que je ne rentrerai pas ». C’est alors que Déroulède, désespéré « et peut-être heureux de blesser », jette au héros déchu :

Général, on vous sait le courage militaire, mais vous manquez du courage civil.

Il était difficile de ne pas penser à ce mot terrible en voyant des généraux en retraite se hâter de prendre leurs distances avec le général Piquemal, puis surtout, hélas, en écoutant les palinodies du général Piquemal lui-même. Le grotesque (quand le brave général explique s’être trouvé à la manifestation de Calais par « une rencontre fortuite ») l’y dispute à l’odieux (quand il dénonce comme « racistes, xénophobes, islamophobes », « extrêmement intolérants voire un peu fascistes » ceux qu’il avait encouragés à manifester derrière lui). Mais le sommet de la lâcheté est ce mensonge délibéré, ce déni froid et conscient, de ses propres propos et de la réalité – à Jean-Jacques Bourdin qui lui reprochait d’avoir parlé « d’immigration de peuplement et de remplacement » : « On est très loin du Grand Remplacement, c’est une évidence ».

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Interview du général Piquemal lors de la manifestation interdite de Calais

Source : Boulevard Voltaire
Le général Piquemal, général de corps d’armée quatre étoiles (de réserve) a commandé la Légion étrangère pendant cinq ans de 1994 à 1999. Il a tenu à être présent lors de la manif interdite de Calais, durant laquelle il s’est fait arrêter par les forces de l’ordre de la république de manière assez musclée. Juste avant son arrestation, il a accordé un entretien à Boulevard Voltaire durant lequel il parle de défense de la grandeur et de l’identité françaises. Il s’insurge contre le traitement que des gendarmes infligent à des patriotes qui défendent la France, qu’il qualifie « d’inacceptable ».


Les jeunes réagissent aux attentats : témoignage de Camille, 18 ans, qui s’engage dans l’armée

28/11/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
La jeunesse n’est as toujours si frivole et loin des réalités qu’on veut bien le dire. Les attentats de janvier, puis ceux de novembre, ont poussé vers les bureaux de recrutement de nombreux jeunes qui ne voulaient plus laisser leur sort aux mains des islamistes… ou des politiciens avides de récupérer la légitime émotion nationale. A l’instar de Camille, 18 ans, dont le témoignage transpire le patriotisme charnel (elle serait probablement surprise de cette analyse), pas celui qui s’affiche avec de mâles slogans, mais celui qui agit, au jour le jour, pour protéger les siens et sa terre. Merci à elle.

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Renaissance du débat sur le service militaire

24/11/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Depuis les attaques terroristes du 13 novembre plusieurs voix se sont élevées dans la sphère politique demandant le retour du service militaire obligatoire
Des demandes qui avaient déjà été formulées après les attentats de janvier par Nicolas Dupont-Aignan ou Xavier Bertrand semblent effectivement refaire surface. Le club République moderne a d’ailleurs mis en ligne une pétition qui appelle au « rétablissement ou la recréation d’un service national, obligatoire pour tous ». Mais loin des discours politiciens c’est aussi une demande éminemment populaire ; un sondage IFOP datant de janvier indiquait que 80 % des personnes interrogées étaient favorables à la création d’un nouveau service national. On peut difficilement supposer que ce chiffre a diminué compte tenu de la conjoncture.

Malgré tout, certaines voix dissonantes se font entendre
Absolument, et les arguments utilisés sont souvent redondants. C’est principalement l’importance du coût qui est scandé ; selon le député UDI Philippe Folliot : « Le rétablissement du service militaire coûterait plusieurs milliards d’euros ». On entend par ailleurs des arguments visant l’aspect contraignant du service national ; par exemple, un jeune interrogé par Le Figaro déclarant « ce service obligatoire serait une monstrueuse perte de temps », ou une autre déplorant la coupure que représenterait cet engagement dans son parcours étudiant.

Une réticence assez individualiste donc… Pourtant, plusieurs éléments vont à l’encontre de tous ces arguments
On ne peut s’étonner de cette vision de l’armée tant le dernier slogan de recrutement de l’armée de terre était : « Pour moi, pour les autres », mais malgré tout affirmer que le service national serait une perte de temps revient à nier certaines réalités. Bien mené, il participe à l’inculcation de certaines valeurs de vivre ensemble ainsi qu’à l’apprentissage de certaines compétences. Par ailleurs, certains jeunes profitaient hautement de leur service pour reprendre un peu de souffle : à la fin, 92 000 permis de conduire étaient encore validés, 6 000 illettrés identifiés et 10 000 conscrits bénéficiaient d’une aide scolaire.

Tout cela représente tout de même un coût considérable
En effet, mais en la matière même Jacques Attali a concédé sur LCI : « Tout coûte de l’argent, mais nous avons abaissé notre budget militaire de presque de moitié en 20 ans ».

Crédit photo : Loïc Lagarde via Flickr (CC) = Défilé militaire du 14 juillet 2012