Tag Archives: armée française

Le commandant Roger Faulques est mort

Le commandant Roger Faulques est mort

08/11/11 – 16h20
PARIS (NOVOpress)
– C’est un grand soldat français qui vient de s’éteindre à Nice à l’âge de 86 ans.

Le commandant Roger Faulques est en effet l’une principales figures de la Légion étrangère et sa carrière militaire reflète la plupart des drames traversés par la France.

Jeune officier de la Légion en Indochine, où il a été fait prisonnier par le Viêt Minh, Roger Faulques a également servi dans les rangs du 1er Régiment étranger de parachutistes (Légion étrangère) en Algérie, notamment pendant la Bataille d’Alger. Opposé à l’abandon de l’Algérie, il a participé au putsch des généraux, sacrifiant sa carrière professionnelle à ses convictions.

Roger Faulques, reconverti dans le mercenariat, avait entraîné et aidé les rebelles katangais de Moïse Tshombé.

Grand officier de la Légion d’Honneur, il vivait retiré dans la ville de Nice depuis le début des années 1980.

[box class=”info”]Crédit photo : hellolapomme sous licence Creative Common.[/box]

Russie : l’armée russe abandonne son légendaire AK-74 Kalashnikov

Russie : l’armée russe abandonne son légendaire AK-74 Kalashnikov

08/11/2011 – 12h50
MOSCOU (NOVOpress) — Le ministère de la défense russe a décidé de ne plus s’approvisionner en fusils d’assaut de type AK-74, arguant que celui-ci est aujourd’hui dépassé. Le fabricant, Izhmash, a déclaré dans la foulée qu’une nouvelle version du fusil devrait être présentée sous peu au public.

L’AK-74 est la troisième génération de fusils d’assaut inventés par l’ingénieur soviétique Mikhail Kalashnikov. Le fusil et ses variantes sont devenus le standard chez les troupes soviétiques, et plus tard russes, depuis 1974, année de sa sortie.

Toutefois, après bientôt 40 années de service, cette arme légendaire est désormais considérée comme dépassée. Le ministère de la défense russe n’a pas acheté un seul AK-74 en 2011 et a annoncé ne pas avoir l’intention de le faire pour les années à venir.

Selon le général Nikolay Makarov, l’armée russe a déjà un stock suffisant d’AK-74, dont le nombre se chiffrerait à plusieurs millions. “Nous devons d’abord utiliser les armes que nous avons en stock et les nouveaux modèles devront nous permettre plus de mobilité” a-t-il déclaré.

Une arme de nouvelle génération

Le 100 Series, arme de nouvelle génération de l'armée russe

Le 100 Series, arme de nouvelle génération de l'armée russe. Crédit photo : gunalizer.com

La nouvelle arme de l’armée russe sera la quatrième génération de Kalashnikov, connue sous le nom de 100 Series. Plus petit, il est aussi plus équilibré et plus sophistiqué. Ces nouveaux modèles se reconnaissent à leur garde main en plastique et leur poignée noire.

Dans le même temps, Izmash a dévoilé un nouveau concept d’arme qui serait aussi fiable que l’AK-74 mais également plus précis et avec une portée plus grande. Cette cinquième génération de Kalashnikov sera donc dévoilée avant la fin de l’année selon le PDG d’Izmash, Maksim Kuzyuk.

“Les principales améliorations toucheront l’ergonomie du fusil, sa modularité, sa facilité de prise en main ainsi que l’amélioration de la dispersion des tirs” explique Maksim Kuzyuk.

L’homme derrière le fusil

Mikhail Kalashnikov en 2009

Mikhail Kalashnikov en 2009. Crédit photo : Kremlin (cc)

Mikhail Kalashnikov, aujourd’hui nonagénaire, a commencé sa carrière dans la conception d’armes à feu en 1941 alors qu’il était soigné à l’hôpital pour des blessures reçues lors de la bataille de Bryansk. Alors en convalescence, il a entendu plusieurs dizaines de soldats soviétiques se plaindre des armes alors utilisées. Une fois remis, il fut assigné à la section de conception des armes de l’Armée rouge. Il commença à travailler sur un nouveau fusil en 1945, plus ou moins inspiré du Sturmgewehr 44 allemand, et en sortit une version finale en 1947. Le fameux AK-47 était né.

Il attira immédiatement l’attention pour sa fiabilité, sa facilité d’utilisation et sa puissance de feu, devenant l’arme la plus populaire au monde avec un nombre de productions, légales et illégales, atteignant des dizaines de millions.

Un grand nombre de dérivés de la plateforme originale de l’AK-47 furent fabriqués durant les années qui ont suivi. Ceux-ci sont encore utilisés dans plus de 70 pays à travers le monde et non seulement dans les ex-républiques soviétiques, mais aussi dans d’anciens pays ennemis de l’URSS.

Photo en Une : AK-74 Kalashnikov. Crédits : Jonathan Mallard via Flickr (cc)

Extrémisme religieux: des soldats israéliens refusent d'assister à un spectacle où jouent des femmes

Extrémisme religieux : des soldats israéliens refusent d’assister à un spectacle où jouent des femmes

05/11/11 – 15h30
TEL-AVIV (NOVOpress)
– Neuf élèves officiers de l’armée israélienne ont quitté un spectacle organisé par l’armée au cours duquel des femmes soldats devaient interpréter diverses chansons et ont refusé d’y retourner malgré les ordres de leurs chefs. Quatre d’entre eux ont été renvoyés de l’école militaire après avoir refusé de s’excuser pour l’incident.

Cette affaire a suscité un vive polémique dans le pays, le grand Rabbin Yona Metzger déclarant que l’armée devait s’assurer que les soldats religieux ne sont pas forcés d”assister à des spectacles interprétés par des chanteurs féminins, ni même à seulement les écouter.

L’ancien chef du Mossad Efraim Halevy a pour sa part condamné cet extrémisme religieux qu’il voit comme une “inquiétante dérive” avertissant que “le vrai danger existentiel d’Israël vient de l’intérieur“, ajoutant même que l’extrémisme religieux juif était un péril plus important pour Israël que le programme nucléaire de l’Iran.
Quand j’étais dans Bnei Akiva (l’école militaire, NDLR), il y avait des garçons et des filles Est-ce que nous n’étions pas religieux ? Est-ce que les rabbins n’étaient pas alors religieux ? Qu’est-ce qui nous est arrivé ?” a-t-il ensuite conclu.

Crédit photo : Afps14 via Flickr (cc)

La France livre des navires de guerre gratuitement à Athènes, l’Allemagne paiera via le FESF

La France livre des navires de guerre gratuitement à Athènes, l’Allemagne paiera via le FESF

26/10/2011 – 09h15
BERLIN (NOVOpress) —
Nicolas Sarkozy a annoncé il y a peu une transaction d’armement inhabituelle : la livraison de 3 frégates furtives dernier cri à la Grèce, gratuitement. La note de 300 M€ risque d’être payée par le contribuable allemand.

Comme l’a annoncé Spiegel Online le 16 octobre dernier, Athènes devrait bientôt recevoir trois nouvelles frégates dernier cri. L’aspect inhabituel de la transaction est que les navires seront livrés les 3 premières années sans frais à Athènes, ouvertement sans risque de crédit pour les deux côtés, puis payés à des taux confortables. Dans tous les cas, les chantiers navals publics français peuvent compter sur leurs recettes et le gouvernement de Sarkozy peut briller par des programmes de création d’emplois.

L’astuce possible est la suivante : les transactions d’une telle ampleur font généralement l’objet de ce qu’on appelle Outre-Rhin « cautionnement HERMES » [*]. Cela signifie que quel que soit le commanditaire ou même l’exploitant de la marchandise, la responsabilité financière peut être déplacée sous la supervision des banques et des États.

La France contracte pour ces navires un quasi crédit sur le marché de l’argent privé et gratuit, et détient le titre de garantie de la Grèce dans sa banque nationale. Les donateurs privés sont alléchés par les intérêts et une garantie à 100%. Grâce au Fonds européen de stabilité financière (FESF), qui assume si nécessaire une responsabilité illimitée pour toutes les banques de la zone euro, en cas de défaut de paiement on demande tout simplement au contribuable allemand de payer. La garantie et l’obligation de paiement sont ainsi réattribuées. Et ce en toute légalité.

Au vu des signes actuels, on peut supposer que dans trois ans ni la Grèce ni la France ne pourront payer la facture, parce que les recettes fiscales existantes sont déjà hypothéquées envers d’autres banques privées. L’Allemagne est-elle prête à payer plus ?

* http://de.wikipedia.org/wiki/Hermesdeckungen (en allemand). Il s’agit d’un crédit-export géré par l’assureur allemand Euler Hermes (http://fr.wikipedia.org/wiki/Euler_Hermes) — crédit photo : DCNS

Les héros contemporains morts pour la France vont avoir leur monument

Les héros contemporains morts pour la France vont avoir leur monument

14/10/11 – 17h00
PARIS (NOVOpress)
– C’est place Vauban, à Paris, que devrait être inauguré un site à la mémoire des soldats morts pour la France depuis 1963 et la fin de la guerre d’Algérie.

Ils sont plus de 600 à être tombés pour le drapeau depuis cette date et auront désormais droit, sous réverse des dernières validations étatiques, comme leurs prédécesseurs, à un lieu de mémoire et de reconnaissance.

C’est à la demande du général Elrick Irastorza, chef d’état-major de l’armée de terre, que les autorités françaises ont adopté l’idée d’un tel mémorial qui pourrait être inauguré dans un peu plus d’un an et demi.

Pour les promoteurs de ce projet, il s’agit de « marquer la reconnaissance nationale » envers ces hommes tombés pour la France sur de nombreux théâtres extérieurs, et mettre à l’honneur le « soldat gardien de la Cité ».

[box class=”info”]Crédit photo : Pedro Layant sous licence Creative Common[/box]

Caucase russe : une région encore gangrénée par le terrorisme

Caucase russe : une région encore gangrénée par le terrorisme


12/10/2011 – 20h15
MOSCOU (NOVOpress) —
La région du Caucase est réputée pour son instabilité chronique. Selon la chaîne de télévision russe anglophone Russia Today, environ un millier de terroristes séviraient toujours sur cette partie de la CEI et seraient à à l’origine de 335 crimes recensés depuis le début de l’année en cours, dans le seul district fédéral russe du Caucase du Nord.

Caucase russe : une région encore gangrénée par le terrorisme

Magomedsalam Magomedov, président du Daghestan depuis février 2010. Crédit : service de presse de la République du Daghestan.

Ces attentats représentent la majeure partie des actions terroristes (90%) sur ce territoire, selon le secrétaire du Conseil de sécurité russe, Nikolaï Patrouchev. Parmi les zones les plus sensibles au développement du terrorisme, le Daghestan demeure le pays le plus touché, avec des explosions et des attaques quasi-quotidiennes.

Cette expansion du terrorisme trouve son origine dans la première guerre de Tchétchénie (1994-1996) qui a opposé forces russes et séparatistes musulmans. Cette guerre s’est alors accompagnée de l’islamisation rapide de la rébellion dont les revendications belliqueuses se sont propagées hors des frontières tchétchènes pour s’ancrer de manière pérenne au sein d’autres républiques nord caucasiennes. Depuis le milieu des années 2000, un mouvement islamiste armé agit de manière active dans l’ensemble du Caucase du Nord.

Mercenaires : histoire du mercenariat, de Xenophon aux sociétés militaires privées

Mercenaires : histoire du mercenariat, de Xenophon aux sociétés militaires privées

Mercenaires : histoire du mercenariat, de Xenophon aux sociétés militaires privéesMéridien Zéro, la “webradio” alternative, reçoit François-Xavier Sidos dans ses studios dimanche 9 octobre à partir de 23 heures.

Consultant en sûreté, officier honoraire de l’Armée de l’air, François-Xavier Sidos est un spécialiste de l’étude du mercenariat. Il a publié un ouvrage consacré à l’histoire des mercenaires, Les soldats libres – La grande aventure des mercenaires (Éditions de l’Æncre, 2002, 350 pp.) dont nous vous recommandons la lecture.

[box class=”warning”]Méridien Zéro diffusera en direct de 23h à 0h30 via les sites Méridien Zéro, Radio Bandiera Nera ou Europa Radio.[/box]

Kriegspiel en presqu’île de Crozon

Bretagne : Kriegspiel en presqu’île de Crozon

01/09/2011 – 16h30
CROZON (NOVOpress Breizh) –
Les estivants n’en sont toujours pas revenus. Mardi, les 250 élèves du 1er bataillon de l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr-Coëtquidan et de la 1ère brigade de l’Ecole militaire interarmes ont été parachutés sur la plage de Pentrez , à Plomodiern (Finistère). But de l’exercice : déjouer le projet de séparatistes qui ont pris en otage des ressortissants français. Un kriegspiel inédit en presqu’ile de Crozon, sur fond de restrictions budgétaires

Bien entendu il ne s’agit que d’un exercice, et les Bretons ne semblent pas être en cause – le FLB et l’ARB ne sont plus d’actualité ! Selon le scénario conçu par l’armée, l’objectif de la manœuvre est de venir en aide à un pays « vert » – ami de la France- en proie à la dissidence d’une partie de sa population qui revendique son indépendance. Aidés par des conseillers militaires de l’état « violet », les sécessionnistes ont pris en otage des Français. La France décide alors d’intervenir militairement pour évacuer ses ressortissants.

D’où l’opération aéroportée qui a permis mardi le déploiement des forces engagées dans la presqu’ile de Crozon. Hier matin leur mission était de reconnaître d’Est en Ouest la presqu’île dans le but de faire reculer les forces sécessionnistes, de localiser et de regrouper les Français. Si tout se passe bien, aujourd’hui un centre de regroupement de réfugiés sera installé près du Fort de Landaoudec.

Tout en poursuivant leur mission de récupération et d’évacuation des ressortissants jusqu’aux extrémités nord et ouest de la presqu’île, les cyrards devront assurer la protection des réfugiés en liaison avec les ONG installées sur place, dont le rôle est tenu par des élèves d’HEC, en stage de « formation au leadership » à Coëtquidan. Demain matin, fin de l’exercice AVEL MOR 2011 : les réfugiés seront évacués vers Brest à partir du port de Camaret par un bâtiment de la Royale.

On espère que l’exercice se déroulera sans trop de casse : François Fillon vient en effet d’annoncer que le ministère de la Défense devra supporter à lui seul 222,5 millions des 460 millions de nouvelles annulations de crédit (soit 48%) qui viennent d’être décidées dans le cadre de la « lettre rectificative au projet de loi de finances rectificative ».

A ces annulations, rappelle Jean-Dominique Merchet sur son blog Secret Défense, s’ajoute en outre l’explosion des crédits consacrés aux opérations extérieures : « A l’Afghanistan, s’est ajouté la Libye sans oublier la Cote d’Ivoire au printemps. Résultat : la barre du milliard d’euros aurait déjà été franchie, alors que ce surcoût atteignait déjà les 870 millions en 2010. » Comme le constate un observateur cité par Merchet « la défense reste bien la variable d’ajustement » et « la sanctuarisation de son budget est un mythe ». Faute de moyens adaptés, l’armée pourra-t-elle dans l’avenir exercer – si le cas se présentait – des missions telles que celle qui se déroule actuellement à Crozon ? Les futurs officiers ont de quoi s’interroger.

Premiers tests réussis pour le porte-avions chinois

Premiers tests réussis pour le porte-avions chinois

31/08/11 20h00
PEKIN (NOVOpress)
– Le premier porte-avions chinois, construit sur la base du porte-aéronefs soviétique Varyag, a subi avec succès, au cours du mois d’août, ses premiers essais en mer.

C’est le porte-parole du ministère chinois de la Défense, Yang Yujun, qui a révélé ces informations en déclarant notamment :« La construction d’un porte-avions constitue un projet à long terme qui consiste notamment à effectuer une série de tests et d’exercices. Les essais en mer, qui ont récemment eu lieu, ont réussi ».

Mis en chantier en Union soviétique, ce bâtiment de guerre a été vendu inachevé à la Chine par l’Ukraine en 1988 et remorqué jusqu’au port de Dalian. Depuis 2005, Pékin a entamé les travaux visant à achever sa construction et à concevoir des avions embarqués.

Ce projet avait suscité une certain inquiétude des autorités américaines, voyant d’un mauvais œil le développement de la force militaire chinoise et s’interrogeant sur « l’utilité » de ce projet.

Cependant, selon les spécialistes, il faudra encore plusieurs années pour compléter l’armement du navire avant de le mettre en exploitation.

Près de 80 % des Français opposés à la guerre en Afghanistan

Près de 80 % des Français opposés à la guerre en Afghanistan

22/08/11 – 10h30
PARIS (NOVOpress)
– Alors que la liste des soldats français morts au combat en Afghanistan ne cesse de s’allonger, 76% des Français se déclarent opposés à cette intervention militaire et une large majorité d’entre eux souhaite un retrait rapide de ce pays, selon un sondage Ifop.

Les personnes interrogées sont 41% à se dire “plutôt opposées” et 35% “tout à fait opposées” à l’intervention en Afghanistan.

C’est parmi les sympathisants du Front national (88%) et de la gauche (84%) que l’on trouve le plus grand nombre d’opposants à la guerre américaine en Afghanistan, mais même au sein de l’UMP, l’opposition au conflit est majoritaire (54%).

Seuls 38% des personnes interrogées pensent que la présence française a permis de faire progresser l’Afghanistan vers la démocratie, alors que 87% estiment qu’il y a un vrai risque d’enlisement des troupes occidentales.

Rappelons qu’en octobre 2001, au début du déploiement des forces internationales en Afghanistan, 55% des sondés se déclaraient favorables à cette initiative militaire.

Quelque 130 000 soldats étrangers, aux deux tiers américains, sont actuellement déployés au sein de la coalition internationale en Afghanistan sous commandement de l’Otan.

Conflits, "camp du bien" et manipulations d'opinion : l'exemple de la Serbie [vidéo]

Conflits, “camp du bien” et manipulations d’opinion : l’exemple de la Serbie [vidéo]

La diabolisation de l’adversaire est une vieille constante des conflits qui ont secoué le monde. Allemands mangeurs d’enfants en 1871 ou 1914 ; Serbes “nazis” en 1992 ; Irakiens chimiques en 2003 ; snipers Syriens tirant depuis les toits sur des manifestants innocents en 2011, etc. poursuivent un but similaire : fédérer derrière soi une opinion publique en vue de préparer un conflit. À stratégies égales, époques – et donc techniques – différentes : celui qui dispose du plus grand nombre de chaînes de télévision peut d’ores et déjà être déclaré vainqueur.

Si les causes des guerres sont restées les mêmes (peu reluisantes : expansions stratégiques ou contrôles des ressources naturelles et des matières premières…), il convenait donc pour les tenants du “camp du bien”, avides de guerres humanitaires et de “libération”, d’y mettre les formes. La modification sémantique aidant (ministère de la Guerre devenu “de la Défense”, la “bataille” cédant le pas à “l’intervention”, le “bombardement” au terme plus policé de “frappe”), les manipulations les plus grossières pouvaient être données en pâture aux opinions occidentales qui ne demandaient qu’une chose : avoir bonne conscience.

L’actualité syrienne et libyenne nous poussent ainsi à nous souvenir d’un trucage médiatique, modèle du genre, dont les conséquences terribles furent la mise au ban des nations de la Serbie à partir de 1992, lors du conflit yougoslave, et le bombardement de cette même Serbie par l’OTAN en 1999 lors de la crise du Kosovo. Les trois vidéos ci-dessous sont issues d’une émission de la chaine de télévision serbe RTS, qui démontre le trucage des photos du camp de prisonniers d’Omarska et de réfugiés de Trnopolje en 1992, trucage réalisé à l’époque par une ONG atlantiste ayant pignon sur rue, à tel point qu’elle en fit des affiches pour recruter de nouveaux donateurs. Ces photos, qui ont fait le tour du monde, sont encore utilisées de nos jours pour faire passer les Serbes pour des bourreaux nazis.

Un lieutenant originaire de Rennes tué en Afghanistan

Un lieutenant originaire de Rennes tué en Afghanistan

Un lieutenant originaire de Rennes tué en Afghanistan. Camille Levrel. DR

Camille Levrel 36 ans, originaire de Rennes, était marié et père de famille. Photo : DR

15/08/2011 – 15h20
RENNES/ROAZHON (NOVOpress Breizh) – « C’est avec une très grande tristesse que le président de la République a appris la mort ce matin d’un lieutenant du 152ème Régiment d’Infanterie de Colmar, en Afghanistan. Au cours d’une mission d’appui à l’armée nationale afghane, en Kapisa, un tir d’insurgé l’a mortellement touché ». C’est par un communiqué de l’Élysée que l’on a appris la mort, hier matin, du lieutenant Camille Levrel, un Rennais de 36 ans. Ce nouveau décès porte à 11 le nombre de soldats français tués en Afghanistan depuis le mois dernier.

Né à Rennes en 1974 Camille Levrel s’était engagé en 1996 en tant que militaire du rang au 1er Régiment d’infanterie de Sarrebourg. Extrêmement motivé et montrant en permanence un sérieux et un grand professionnalisme, il est choisi en 2000 pour suivre la formation de sous-officier à Saint-Maixent. Huit ans plus tard, il présente le concours des officiers d’active des écoles d’armes (OAEA), auquel il est brillamment reçu.

Durant ses 14 années de service, le lieutenant Levrel aura effectué des missions à Mayotte en 1997, en Nouvelle Calédonie en 1999, au Kosovo en 2001, en Afghanistan en 2002 et au Tchad en 2004. En Afghanistan depuis le 31 mai 2011 dans le cadre de l’opération « PAMIR », il a été tué hier matin vers 08H30 (locales) par un tir isolé lors d’une opération de fouilles effectuée au cours d’une mission d’appui à l’armée nationale afghane dans le sud de la Kapisa, au nord-est de Kaboul. Un type d’opération qui « entre dans le cadre de la préparation du transfert aux Afghans de la sécurisation de la zone » selon le porte-parole de l’état-major. Titulaire de la médaille d’or de la Défense nationale, Camille Levrel était marié et père de trois enfants.

Dans son communiqué Nicolas Sarkozy a réaffirmé une fois de plus « la détermination de la France à continuer d’œuvrer au sein de la Force Internationale d’Assistance à la Sécurité pour rétablir paix et stabilité dans ce pays et contribuer à son développement ». On sait que pour le chef de l’État l’armée française a pour mission en Afghanistan, en tant qu’auxiliaire des troupes américaines, de tenter d’établir la démocratie et le respect des droits de l’homme.

Une position qui est loin de faire l’unanimité. Ainsi l’historien Dominique Venner s’interroge : « Quelle est la mission de nos troupes en Afghanistan ? Est-ce de faire la guerre (irrégulière) ou de convertir à nos mœurs des populations qui nous sont étrangères, comme à l’époque de la colonisation française si décriée ? Ces deux missions ne sont certainement pas compatibles. Certaines coutumes musulmanes sont inacceptables “chez nous”. C’est un fait. Mais ce sont “leurs” coutumes, “chez eux”. Il s’agit de “leurs” affaires et non des nôtres. »

Pour justifier l’intervention française, Nicolas Sarkozy a souvent donné l’exemple des petites filles afghanes que les talibans excluaient de l’école. Après dix ans de conflit, il n’est pas sûr que la condition féminine se soit réellement améliorée en Afghanistan. Ce qui est certain, malheureusement, c’est que lieutenant Camille Levrel n’aura, lui, plus jamais l’occasion d’accompagner ses trois enfants à l’école.

[box]Vidéo : à l’occasion des cérémonies du 8 mai 2011 à Colmar, les soldats du 152ème RI de Colmar, en partance pour l’Afghanistan, ont défilé avenue de la République. Neuf d’entre eux, déjà en mission dans ce pays, avaient reçu la croix de la Valeur militaire.[/box]


Cérémonies du 8 Mai à Colmar par dna_web

Turquie : Erdogan décapite l'armée

Turquie : Erdogan décapite l’armée

02/08/2011 – 12h00
ANKARA (NOVOpress) — Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a finalement réussi à mettre hors-jeu la direction kémaliste de l’armée. Il n’y a maintenant pratiquement plus d’obstacle à l’islamisation complète des quelques 75 millions de Turcs. Les Européens ont toutes les raisons de s’en inquiéter.

Une islamisation durable

Un vent nouveau souffle sur la Turquie depuis que Recep Erdogan et son parti d’obédience islamique, l’AKP, est arrivé au pouvoir. La liberté de la presse a été massivement restreinte. Les expressions indésirables ont été mises à l‘index : 138 mots ne peuvent plus être employés sous peine de poursuites. Des écoutes téléphoniques clandestines précèdent désormais l’arrestation d’opposants et de simples auteurs de critiques à l’encontre de la ligne politique suivie par le gouvernement. Des pratiques qui rappellent bien plus les despotismes orientaux que les démocraties européennes.

Jusqu’à vendredi dernier, l’armée restait profondément ancrée dans la tradition du fondateur de la Turquie moderne, Kemal Atatürk. Elle se considérait comme un facteur de stabilisation de la politique intérieure et comme un rempart contre toute atteinte à la laïcité. Et elle l’a fait savoir plusieurs fois : les généraux ont fomenté pas moins de quatre putschs contre le gouvernement depuis 1960. Mais c’est maintenant de l’histoire ancienne. Depuis sa prise de fonction, Erdogan n’a eu de cesse de poursuivre les kémalistes en justice, avec une grande sévérité et sans grand égard pour l’État de droit. 42 généraux se trouvent désormais en prison. Ils se voient reprocher d’être impliqués dans des complots visant à renverser le régime.

C’est à cause du sort de ces derniers qu’un contentieux est né entre Erdogan et le commandement de l’armée à propos de la promotion de militaires emprisonnés tant que ceux-ci ne sont pas condamnés. Le gouvernement exigeait que les personnes arrêtées soient mises à la retraite d’office et a fait preuve d’une sévérité accrue en obtenant du procureur général des mandats d’arrestation à l’encontre de 22 officiers de plus. Le litige s’est terminé vendredi par la démission du chef de l’état-major Isik Kosander et du commandant en chef des forces armées.

Erdogan, un nouveau sultan ?

Au cours des neuf dernières années, Erdogan n’a pas réussi à complètement effacer l’héritage d‘Atatürk. Mais il l’a fait fortement reculer. L’orientation laïque en direction de l’Occident a fait place à une orientalisation croissante de la société. Non seulement d’un point de vue culturel, mais encore d’un point de vue politique. C’est ainsi que la Turquie a pris part à la « flotte humanitaire » destinée à la bande de Gaza, dirigée contre l’État d‘Israël. Une action qui menaçait de répandre un incendie dans cette région traversée de tensions et de nombreuses inimitiés. Une adhésion du pays à l’UE doit, dans ce contexte, apparaître de plus en plus irréaliste à la commission et aux gouvernements des pays membres. Les plans hégémoniques d’Erdogan laissent supposer que son pays et lui-même se voient plutôt dans la tradition de l’empire ottoman disparu. La décapitation de l’armée ne fait qu’étayer cette hypothèse.

Le futur chef de l'armée américaine menace l'Iran©Sgt Jennifer Johnson-Us Army

Le futur chef de l’armée américaine menace l’Iran

27/07/11 – 12h15
WASHINGTON (NOVOpress)
– Le général Martin Dempsey, futur chef d’état-major interarmées américain, a prononcé un discours très menaçant et vindicatif contre la république d’Iran.
Le général a en effet mis ce pays en garde contre la poursuite de ses activités nucléaires. Il a également dénoncé son immixtion dans les affaires irakiennes. Ce qui ne manque pas d’audace dans la bouche d’un chef militaire d’un pays qui occupe l’Irak depuis plusieurs années.

“L’Iran, a soutenu le général Dempsey, est une force déstabilisatrice” dans la région. L’officier supérieur pointant du doigt le programme nucléaire iranien, qui est controversé, et accusant Téhéran de soutenir les forces hostiles à la présence militaire américaine en Irak. Une accusation que les officiels iraniens se sont logiquement empressés de retourner à celui qui mène des guerres incessantes dans la région.

“La probabilité pour que l’Iran fasse une erreur de calcul quant à la détermination des Etats-Unis est élevée”, a notamment déclaré le général Dempsey. Une détermination pouvant aller jusqu’à une nouvelle intervention militaire ? C’est une éventualité qui n’est pas écartée par tous les observateurs de la vie politique américaine. Ces observateurs verraient bien là une porte de sortie à l’actuelle crise de la dette.

La France sur le point d’acheter des drones israéliens / crédit photo : Kobus Savonije

La France sur le point d’acheter des drones israéliens

26/07/2011 – 18h30
PARIS (NOVOpress) — Selon le journal israélien Haaretz sur sa version en ligne, le groupe Israel Aerospace Industries (IAI) va vendre à la France son drone le plus gros et le plus sophistiqué, l’Eitan, 42 ans tout juste après l’embargo décrété par le Général De Gaulle sur la vente d’armes à Israël. La décision a été prise la semaine dernière par le ministre de la défense français. Si la vente se conclut, ce sera la première fois que l’Eitan (ou Heron TP) sera vendu à un pays étranger.

L’Eitan est le plus gros et le plus sophistiqué des drones fabriqués en Israël. Il est assemblé par le groupe IAI et a été mis en service dans l’armée de l’air israélienne il y a un an et demi. L’Eitan a une envergure de 26 mètres, la même qu’un Boeing 737. Il est capable d’effectuer des missions de reconnaissance et de renseignements à une altitude pouvant aller jusqu’à 40 000 pieds (environ 12 kms), ceci avec une autonomie de 36 heures. Sa grande taille lui permet de transporter un grand nombre d’équipements, comme des radars, des sondes et des caméras ainsi que, théoriquement, des missiles. Cette vente de matériel militaire israélien à la France est potentiellement la plus importante jamais effectuée, dix ans après une vente plus modeste constituée de plusieurs drones plus petits de type Heron.

L’embargo français eut deux effets : le premier fut qu’Israël commença à acheter des avions de chasse aux Américains, tels que des Skyhawk, des F-15, F-16 et plus récemment des F-35. Le second effet fut le développement accéléré de l’industrie aéronautique israélienne.

Le premier avion assemblé en Israël fut l’Eagle, en réalité un Mirage français à la sauce israélienne et dont les plans avaient été obtenus par espionnage industriel. Plus tard, le Kfir fut assemblé, suivi par le programme Lavi qui fut abandonné après deux prototypes.

L’échec du Lavi poussa le groupe IAI et d’autres entreprises telles que Elbit à se concentrer sur les drones sans pilote. Aujourd’hui, Israël est considéré comme le leader sur ce segment. Le groupe IAI a refusé de commenter la future vente à la France mais un haut responsable a parlé d’un “historique et juste retour des choses. L’embargo français et le refus de De Gaulle de nous fournir un avion de chasse français développé avec l’expertise israélienne a donné un coup de fouet à l’industrie nationale qui, aujourd’hui, équipe la France avec un avion israélien”.

[box]Rappelons à nos lecteurs l’attaque du 6 novembre 2004 en Côte d’Ivoire, à l’occasion de laquelle 9 soldats français furent tués et 37 gravement blessés ; il fut révélé à l’époque que des conseillers militaires israéliens en poste à Abidjan téléguidèrent les drones qui servirent à repérer les positions françaises.[/box]

La violente attaque de Philippe Poutou (NPA) contre l’armée / crédit photo : [cc] Domib34

La violente attaque de Philippe Poutou (NPA) contre l’armée

22/07/2011 – 08h00
BORDEAUX (via Info Bordeaux) — Dans la tradition d’une extrême-gauche qui a toujours été hostile à l’armée, le candidat du NPA à l’élection présidentielle, Philippe Poutou, n’a pas fait dans la demi-mesure au moment de commenter les déclarations d’Eva Joly sur le défilé du 14 juillet.

« Eva Joly a raison : le 14 juillet est devenu le défilé des mercenaires des interventions colonialistes et impérialistes dans le monde… »

« Eva Joly a raison : le 14 juillet est devenu le défilé des mercenaires des interventions colonialistes et impérialistes dans le monde… »

Pour le syndicaliste CGT de l’usine Ford de Blanquefort, dont la déclaration a été peu commenté, « Eva Joly a raison : le 14 juillet est devenu le défilé des mercenaires des interventions colonialistes et impérialistes dans le monde…Les réactions scandaleuses et nationalistes de François Fillon ou Marine Le Pen sont à la mesure de la politique d’intervention qu’ils soutiennent ». Le bordelais est d’ailleurs un des rares responsables politiques à soutenir publiquement les propos de Gro Eva Farseth (Eva Joly).

Pour Bernard Antony, “mieux vaut un défilé militaire qu’une manifestation totalitaire !”

Pour Bernard Antony, “mieux vaut un défilé militaire qu’une manifestation totalitaire !”

[box class=”info”]Bernard Antony, président de l’Institut du Pays Libre, nous communique.[/box]

Madame Éva Joly propose de remplacer le défilé du 14 juillet par un « défilé citoyen ». Elle n’a pas été jusqu’à préciser dans le détail à quoi ressemblerait pareil défilé.Ce que nous savons de l’idéologie verte nous permet néanmoins de l’imaginer aisément.
Le défilé sera sans nul doute celui des nouvelles ligues « LGBT » de défense libératrice de l’indétermination sexuelle ;
celui des enfants citoyens, « ni filles ni garçons » des écoles maternelles ;
celui des comités citoyens, ruraux et citadins, de « libre » vigilance écologique ;
celui des comités de surveillance de la « libre » utilisation des véhicules à moteur ;
celui des comités d’incitation à la « libre » locomotion à pédale ;
celui des comités de promotion de l’alimentation « bio » ;
celui des ligues naturistes de la santé au grand air et de la « libre » limitation des chauffages polluants ;
celui des comités de réorganisations et d’autogestions naturopathes de l’industrie pharmaceutique ;
celui des associations de la libre planification démographique et de promotion de la liberté totale de l’IVG et de l’euthanasie ;
celui des groupes d’incitation et d’organisation de la liberté d’expression écologique, spontanée ;
celui des noyaux d’animation et d’orientation politique par la libre dynamique des groupes ;
celui enfin des associations de vigilance et de défense de la révolution libertaire écolo-citoyenne et de la libre police émanant de la volonté générale.

Cette esquisse de ce que serait le « défilé citoyen » selon Éva Joly n’est pas polémique. L’écologisme vert-rouge n’est pas en effet autre chose que l’idéologie révolutionnaire de la subversion-récupération-manipulation de l’écologie authentique.

L’expérience de l’histoire enseigne que les « défilés citoyens » selon Éva Joly se transformeraient inéluctablement comme celui du 14 juillet 1789, comme ceux des sans-culottes, comme ceux de Petrograd, de la Havane, de Pékin et de Phnom-Penh en défilés d’ « aux armes citoyens !», défilés soviétoïdement encadrés où tout le monde surveille citoyennement tout le monde.

Ainsi en a-t-il été toujours des utopies de tant d’Éva Joly qui ne restent pas longtemps des ingénues et jolies Èves.

À bien considérer, le défilé militaire du 14 juillet avait eu pour heureux effet de ramener notre fête nationale à n’être plus perçue comme la célébration d’un pitoyable anniversaire : celui de la journée des dupes et de la mascarade de la « fête de la Fédération » de 1790 commémorant l’horrible journée, un an auparavant, de l’assaut d’une prison vide par une foule manipulée de sans-culottes ivres et de poissardes déculottées se livrant à toutes les turpitudes massacreuses et anthropophagiques.

Le 14 juillet par son digne et beau défilé militaire est devenu, par-delà les discours politiques hypocrites, une journée d’amitié nationale autour de notre armée trop souvent, et aujourd’hui encore, envoyée en missions impossibles lourdes d’inutiles sacrifices.

Comment oublier les ordres d’indignes abandons de population qu’elle reçut à plusieurs reprises au cours du siècle dernier (Arméniens de Cilicie en 1932, rhénans francophiles dans les années 30, catholiques du Tonkin en 1954, pieds-noirs et harkis en 1962) ?

Mais du moins cette armée si souvent humiliée, – et depuis des années – sans cesse diminuée, existe-t-elle encore, dernière protectrice un jour peut-être de nos vraies libertés et de notre survie nationale.

Mieux vaut son défilé que celui des comitards de la dissociété totalitaire de l’écologisme nihiliste.