Tag Archives: armée française

Quand Hollande "charrie en Oubangui" ; Afrique, toujours le cœur des ténèbres - Par Jean Bonnevey

Quand Hollande “charrie en Oubangui” ; Afrique, toujours le cœur des ténèbres – Par Jean Bonnevey

Alors que la planète politique célébrait une Afrique virtuelle du vivre ensemble mondial, deux soldats français étaient tués par des bandes de miliciens sauvages à Bangui. La réalité africaine c’est Bangui, pas l’exorcisme antiraciste politico-médiatique de Pretoria.

Le président français savait que deux de nos paras étaient morts. Il est resté à la cérémonie du stade en Afrique du Sud, assistant à des discours convenus et parfois brillants, au milieu de chants tribaux et révolutionnaires. On aura tout de même remarqué que la nation arc-en-ciel était particulièrement noire et que le stade qui devait refuser du monde n’était plein qu’aux deux tiers, comme un signe tout de même que la réalité est têtue.

Il s’est rendu à Bangui pour un hommage aux tués et aux combattants. Ce faisant, annonçant ce déplacement, il a rendu difficile la tache des militaires français dans la capitale Centrafricaine. La sécurisation délicate de l’aéroport a livré les populations pendant quelques heures à la vengeance des milices armées.

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Intervention française en Centrafrique : le gouvernement socialiste dans l'impasse démocratique

Intervention française en Centrafrique : le gouvernement socialiste dans l’impasse démocratique

09/12/2013 – 13h45
PARIS (NOVOpress/Bulletin de réinformation) –
394 personnes ont été tuées ces trois derniers jours à Bangui. Cette annonce nous vient de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères. Aussi a‑t‑il précisé que les opérations de désarmement devraient bientôt commencer, ce qui semble en cours dès ce lundi. Michel Djotodia (photo), président de la RCA, a quant à lui décrété un deuil national de trois jours à compter de dimanche, en mémoire des victimes de ces exactions. C’est ce même président autoproclamé qui est en ligne de mire de la France : il fédère en effet les groupes armés nordistes et islamisés qui ont récemment pris le pouvoir en Centrafrique.

Récemment, François Hollande s’est exprimé en faveur de la destitution de Michel Djotodia : « On ne peut pas laisser en place un président qui n’a rien pu faire, a laissé faire. (…) Nous en avons parlé avec des Africains qui se mobilisent, avec le Premier ministre et l’idée a été d’aller le plus vite possible vers une élection pour qu’il y ait une autorité légitime ».

Une fois encore, la politique française consiste donc à intervenir militairement et à organiser une élection… qui ne réglera rien. En effet, mathématiquement parlant, une élection démocratique donnera le pouvoir aux peuples de la savane, majoritaires. Les peuples nordistes et les gens du fleuve, dans le sud seront perdants et auront tôt fait de contester le futur pouvoir démocratique.

Crédit photo : BINUCA, via Flickr, (cc).

Centrafrique : ironie de l'histoire l’armée française intervient… pendant les fêtes de l’indépendance

Centrafrique : ironie de l’histoire l’armée française intervient… pendant les fêtes de l’indépendance

07/12/2013 – 16h30
PARIS (NOVOpress/Kiosque Courtois) –
Ironie apparente de l’histoire, cette projection militaire de l’ancienne métropole est déployée en plein milieu de la « fête nationale et de l’indépendance » qui a lieu le 1er décembre.

Après le Mali c’est en Centrafrique que l’armée française intervient avec un millier d’hommes, officiellement pour des raisons humanitaires.

Comme pour le Mali, c’est aussi une conséquence de la guerre en Libye qui a déstabilisé la région du Sahel. Pour l’africaniste Bernard Lugan, derrière l’opposition entre musulmans et chrétiens, il y a l’éternel conflit entre nomades et sédentaires.

Photo en Une : Bangui, image d’archive. Crédit photo : Kayikwamba, via Flickr, (cc).

Dissolution du 110ème régiment d'infanterie : réaction d'un officier

Dissolution du 110ème régiment d’infanterie : réaction d’un militaire

06/11/2013 – 15h00
PARIS (NOVOpress) – Novopress publie en exclusivité le témoignage d’un militaire français suite à l’annonce de la dissolution du 110ème Régiment d’Infanterie, basé en Allemagne.

Le régiment de Port au Prince va être dissout… L’annonce peu retentissante dans les médias jeudi dernier de la dissolution du 110ème régiment d’infanterie, c’est-à-dire 1000 hommes et leur famille, démontre, s’il en était encore besoin, que les médias sont inféodés au pouvoir en place ou devrais-je dire au « régime » ou encore, mot cher à Jean d’Ormesson, à l’inaptocratie actuelle.

La programmation des départs des unités au Mali est prévue jusqu’en 2015. C’est dire si les blabla du chef de l’État qui vient de dire que la France y resterait après avril 2014 suite à l’assassinat des deux journalistes de RFI sont pleins de sens…

Cette dissolution nous prouve également que c’est bel et bien la vision électoraliste de nos dirigeants qui commande une fois de plus dans toute restructuration, délocalisation ou dissolution, car en Allemagne on ne craint pas le vote sanction ! En effet, dissoudre un régiment – vu le peu qu’il nous en reste – est déjà en soit plus qu’hallucinant ; mais quand celui-ci est un régiment d’infanterie, ça relève du délire, quand on sait que le taux d’activité de l’infanterie à 20 régiments était de 120% l’année dernière, on a du mal à s’imaginer avec 1 et même 2 régiments en moins à l’horizon 2016.

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Faits & Documents n°347 du 1er au 15 décembre 2012. Portrait : Jean-Yves Le Drian

Faits & Documents n°347 du 1er au 15 décembre 2012. Portrait : Jean-Yves Le Drian

Le nouveau numéro de Faits & Documents du 1er au 15 décembre 2012 vient de paraître, avec (entre autres) un portrait de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. Extrait.

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La Défense, dernier fondement de l’indépendance de la France, est en train de craquer. C’est le ministère (en fait le seul) qui paie le plus lourd tribut à la crise : diminution des crédits, diminution des engagés, diminution des moyens. Pour être clair, l’ensemble des militaires français peut être réuni dans le Stade de France (en 2015, 54 000 emplois auront été supprimés en sept ans) et nombre d’entre eux doivent désormais se battre… pour être payés (le système Louvois de paies est défaillant…). Un signe de plus que la France est en train de devenir un pays de seconde, voire de troisième zone. Pour faire avaler la pilule, Jean-Yves Le Drian, un franc-maçon « d’origine chrétienne ». Bref, un homme roué choisi pour faire « passer la pilule » aux militaires et avaliser, si ce n’est l’abandon de la force de frappe, du moins l’intégration poussée dans l’OTAN.

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Novopress souhaite une joyeuse Saint Michel aux parachutistes !

Saint Michel, fêté le 29 septembre, est “Chef des armées célestes” et “Patron des Parachutistes”. Bonne fête et bonne santé à tous les Paras !

Aujourd’hui, c’est jour de fête,
Tous les paras vont sauter
N’importe où sur la DZ,
Pour aller rire et chanter.
Saint Michel est de la fête,
Nous avons confiance en lui,
Il est là à notre tête,
Soyons tous épanouis.

Crédit photo : Stan, via Flickr (cc)

Saint-Cyr : promotion “de Castelnau”

Saint-Cyr : promotion “de Castelnau”

Les élèves de Saint-Cyr ont choisi pour leur prochaine promotion le nom : de Castelnau. Le nom fait, paraît-il, polémique : il ne plairait pas au gouvernement.
Le général de Castelnau (image en Une), brillant officier général de 1914, était surnommé le « capucin botté » par Clemenceau et se heurta toute sa vie aux francs-maçons.
Mais les faits sont têtus. Dans les trois premiers mois de la guerre de 14, il fallut destituer 180 généraux incapables, choisis pour leur conformisme politique ou philosophique, non pour leur valeur. Des dizaines de milliers de soldats français tombèrent, victimes de l’incurie de ces chefs.
En revanche, la guerre révéla la valeur militaire d’autres hommes : Foch, Pétain, Castelnau furent de ceux-là.
Honorer aujourd’hui le nom de Castelnau est donc légitime, d’autant que trois des fils du général de Castelnau tombèrent sur le champ de bataille de 14, dont un polytechnicien et un cyrard.

Au lendemain de la Grande Guerre, le général de Castelnau n’accéda pas au maréchalat, en dépit de ses grandes qualités de soldat, de stratège et de chef, et des services rendus à la nation. Il a rapidement quitté le service actif pour s’engager dans la vie publique et défendre les convictions qui lui tenaient à cœur, son nationalisme et sa foi catholique. Elu député en 1919, mais rapidement marginalisé en raison de son militantisme de droite, il quitta l’Assemblé nationale en 1924 après avoir créé la Ligue des patriotes dont il était président et fonda la Fédération nationale catholique, son arme de combat pendant l’entre-deux-guerres.
Castelnau, un pan de la mémoire française, que le texte ci-dessous repris de l’excellent blog Secret Défense honore.

Introduction de Polémia, reproduite avec son aimable autorisation.

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Rémy Porte : “Castelnau a été l’un des plus brillants officiers de sa génération”

Rémy Porte, historien de la Première guerre mondiale, a bien voulu répondre à nos questions sur le parcours du général de Castelnau, après l’annonce que la prochaine promotion de Saint-Cyr Coëtquidan porterait ce nom de baptême. Le lieutenant-colonel, Rémy Porte est l’auteur de nombreux ouvrages, dont le récent Les secrets de la Grande Guerre (Librairie Vuibert, 2012). Il est également l’animateur du blog Guerres et conflits.

Qui était le général de Castelnau ?

Le général de Curières de Castelnau est l’héritier d’une modeste famille de noblesse d’épée provinciale, dont les origines remontent au moins au XIIe siècle. Il compte dans ses aïeux des abbés, des diplomates, des officiers, mais la famille a vu disparaître progressivement la plupart de ses biens. Une famille du Sud-ouest, monarchiste, profondément catholique, traditionnellement au service de la France. Il est né quelques jours après le coup d’Etat de décembre 1851 de Napoléon III, reçoit une éducation rigoureuse et suit sa scolarité dans des établissements confessionnels. Il entre à Saint-Cyr en 1869, un peu par hasard, et connaît la guerre à 19 ans, avec ses camarades de la promotion « du Rhin » (ou « du 14 août 1870 »), à partir d’octobre 1870. Il est donc à la fois le fruit de son milieu familial et de la société de son temps.

Quel a été son rôle durant la Grande Guerre ?

Son rôle a été absolument essentiel. Commandant de la IIe Armée face à Metz en août 1914, il connaît l’échec de la bataille des Frontières, mais résiste à Charmes et devant Nancy. Il commande ensuite un Groupe d’armées (provisoire), dès le printemps 1915, puis devient l’adjoint de Joffre au GQG à la fin de la même année. C’est lui, et non Pétain arrivé plus tard, qui donne au nom du commandant en chef les premiers ordres pour organiser la résistance à Verdun en février 1916, et il prend (presque) définitivement le commandement du Groupe d’armées de l’Est en décembre 1916. Il remplit également quelques importantes missions ponctuelles pour le GQG (à Salonique en décembre 1915) ou pour le gouvernement (en Russie au début de l’année 1917). En fait, il est le seul officier général de la Grande Guerre qui exerce aussi longtemps un commandement de premier rang au front.

Pourquoi n’a-t-il pas été élevé au maréchalat ?

Il faut sans doute revenir plus tôt dans sa carrière. De Castelnau n’a jamais cherché à cacher sa profonde foi catholique et, alors qu’il a été un chef de corps hors pair et qu’il a été excellemment noté durant son affectation comme lieutenant-colonel puis colonel au 1er bureau de l’état-major à la fin du XIXe siècle, son avancement est incontestablement ralenti au début du XXe siècle, à l’époque de la république radicale militante et de l’affaire des fiches. Pendant la Grande Guerre, cette hostilité de principe à son égard de la gauche radicale et socialiste est manifeste : il suffit de se reporter, parmi d’autres, aux mémoires et aux correspondances privées de Briand ou de Painlevé, ou de relire tout simplement les souvenirs de Poincaré. Dans ce contexte, son élévation au maréchalat était d’autant moins à l’ordre du jour qu’après la Grande Guerre il quitte le service actif et s’engage activement dans la vie publique pour défendre ses idées. Trop « nationaliste », trop « religieux », il n’était pas, pour employer un néologisme, politiquement correct. Au moment du vote de la loi créant quatre nouveaux maréchaux de France en 1921, il s’en est fallu de peu (6 voix sur quelques 560) qu’il ne soit également concerné avec Lyautey, Franchet, Fayolle et Gallieni, mais il était toujours pour beaucoup d’élus le « capucin botté ».

Y a-t-il vraiment une lutte entre francs-maçons et catholiques au sein de l’armée ?

Je ne pense pas que le conflit, bien réel par ailleurs, puisse s’exprimer uniquement de cette façon.
[…]

[box class=”info”] Source et suite sur Secret Défense. [/box]

Égypte : le coup de pouce de l’armée en faveur des islamistes

Égypte : le coup de pouce de l’armée en faveur des islamistes

03/03/2012 – 18h00
LE CAIRE (NOVOpress) —
Après avoir mis la main sur le Parlement égyptien (40% des sièges), les islamistes des Frères musulmans visent désormais la présidence. Le premier tour du scrutin présidentiel se déroulera les 23 et 24 mai. Leur candidat, Khairat al Chater, pourra s’y présenter grâce à un sacré coup de pouce de l’armée égyptienne.

Les militaires, au pouvoir en Égypte depuis la chute de Hosni Moubarak en février 2011, viennent en effet d’effacer deux condamnations à des peines de prison infligées à Khairat al Chater. Il pourra donc se présenter à l’élection présidentielle, puisque selon la loi égyptienne, une personne préalablement condamnée ne peut pas occuper un poste officiel.

Le dirigeant des Frères musulmans avait été condamné à cinq ans de prison en 1995 pour avoir ranimé la confrérie interdite. En 2007, Khairat al Chater a de nouveau été condamné à sept ans de prison pour entraînement paramilitaire d’étudiants égyptiens. Il a été libéré suite à la chute d’Hosni Moubarak, après quatre ans et demi passés derrière les barreaux. Le « Printemps arabe », encensé par les médias occidentaux, rime de plus en plus avec islamisme triomphant.

Crédit photo : modenadude via Flickr (cc)

Allah commande l’armée néerlandaise !

Allah commande l’armée néerlandaise !

26/02/12 – 10h00
LA HAYE (NOVOpress) –
Début février, la première salle de prière musulmane de l’armée néerlandaise a été ouverte au sein de la caserne Bernhard d’Amersfoort. La salle accessible à tout le monde est également utilisée à des fins d’étude. L’ouverture de cette salle de prière trouve son origine dans une initiative d’un dignitaire musulman au sein de l’armée, en la personne du colonel Ali Eddaoudi.

Ce gradé a été sollicité par les soldats de confession musulmane afin que ces derniers puissent bénéficier d’un lieu de prière. Un document a indiqué que des supérieurs ont classé l’endroit comme un “lieu de paix” sans préciser toutefois sa localisation. Eddaoudi souhaitait “un endroit qui soit conçu à l’intérieur comme une mosquée, avec une chaire et un mihrab’‘, précise-t-il sur le site Web du ministère de la Défense.

Par ailleurs un rapport de l’édition en ligne De Stad Amersfoort fait part de la stupeur provoquée par l’admission au rang de colonel de l’imam. Sa nomination en 2009 par l’armée hollandaise au poste d’imam avait suscité de vives émotions. Le site Nieuw Religieus Peil apporte des précisions complémentaires : le ministère de la Défense a nommé Ali Eddaoudi et Souad Aydin imams dans les forces armées. Eddaoudi, ancien journaliste et iman dans la prison de Breda, a commencé par refuser de serrer la main aux femmes tout en s’opposant contre l’interdiction de la burqa. Peu enclin à l’œcuménisme, il s’est exprimé sur l’impossibilité d’une existence fraternelle entre chrétiens et musulmans étayant son propos sur ce qui se passe en Afghanistan qui signifie selon lui vouloir “terroriser les Afghans dans leur propre pays.”
De son coté, Aydin est en liaison avec l’organisation turque Milli Görüs qui dirige la mosquée Fatih à Soest dont il est un des dignitaires.

Durant les dernières semaines écoulées, Eddaoudi et Aydin ont assisté à un cours organisé par le ministère de la Défense, afin d’assimiler les connaissances nécessaires au sujet des forces armées. Le béret leur a été décerné lors d’une cérémonie privée qui a eu lieu à l’Académie Militaire Royale de Breda.

Cette rapide promotion au grade de colonel s’explique par le déroulement d’une carrière militaire au sein de l’armée hollandaise. Dans n’importe quel autre pays, le grade de colonel est obtenu à condition de fréquenter une école militaire, d’être passé par des années d’études et de formation, puis de faire un début modeste en tant que lieutenant. Un parcours que n’a pas connu Eddaoudi dans la mesure où il a même pu sauter certains grades. Sachant que le rang suivant au sein de la hiérarchie militaire néerlandaise est celui de général de brigade, un iman pourrait prochainement commander des troupes armées. En outre, faisant fi de son devoir de réserve dévolu à sa fonction, le colonel Eddaoudi n’hésite pas à exprimer ses opinions politiques en fustigeant notamment la présence des troupes néerlandaises en Afghanistan. Il s’est par ailleurs élevé publiquement à plusieurs reprises contre Geert Wilders et son Parti de la liberté (PVV) cela sans susciter la moindre réaction d’incompatibilité avec son statut de “serviteur de la reine Beatrix et de la patrie.”

Imaginez pareille situation en Turquie ou au Maroc : un protestant ou un prêtre catholique admis dans l’armée nationale comme aumônier, immédiatement promu au grade de colonel avec plein salaire et qui se permettrait de critiquer ouvertement Erdogan ou le Roi Mohammed du Maroc…

Vladimir Poutine annonce un réarmement massif de la Russie

Vladimir Poutine annonce un réarmement massif de la Russie

20/02/12 – 14h30
MOSCOU (NOVOpress) —
Le Premier ministre et candidat à la présidentielle russe, Vladimir Poutine, a annoncé un réarmement”sans précédent” de la Russie.

Pour Vladimir Poutine, ce réarmement a été notamment rendu inévitable par l’attitude et la politique des États-Unis et de l’Otan, notamment sur la question du bouclier anti-missiles.

Selon le premier ministre, vingt-trois mille milliards de roubles (soit 590 milliards d’euros) vont être consacrés aux objectifs de réarmement dans les 10 prochaines années.

Outre le renforcement de la défense et de la souveraineté du pays, cette relance du complexe militaro-industriel devrait également devenir une locomotive pour le développement des secteurs les plus divers de l’économie nationale russe.

Crédit photo : mashleymorgan via Flickr (cc)

La France maintiendra sa présence militaire en Afghanistan après 2014

La France maintiendra sa présence militaire en Afghanistan après 2014

02/01/12 – 11h00
PARIS (NOVOpress) – Quelques jours après le décès de deux nouveaux soldats français sur le sol afghan, le ministre de la Défense Gérard Longuet a annoncé que la France maintiendra sa présence militaire en Afghanistan après 2014, date pourtant fixée par le calendrier de l’Otan pour le retrait total des forces combattantes de la coalition.

Cette annonce a été faite à l’issue d’une rencontre avec le ministre tadjik de la Défense, Cherali Khaïroullaïev.

Cent militaires français sont déployés dans l’aéroport de Douchanbe, capitale du Tadjikistan, qui sert de base pour le ravitaillement des troupes opérant en Afghanistan.

Cette annonce du ministre français risque de surprendre et de décevoir aussi bien les civils que les militaires français qui peinent de plus en plus à percevoir le sens de l’engagement dans cette région et les raisons pour lesquelles des soldats continuent à y laisser leur vie.

Crédit photo : UMP/FLickr sous licence creative common

L’armée française au bord de l’implosion ?

L’armée française au bord de l’implosion ?

Qui aurait pu croire telle mésaventure ?

Surement pas les serviteurs de l’État qui risquent parfois leur peau pour des causes plus ou moins discutables.

Depuis plusieurs semaines de nombreux militaires français n’ont plus touché ni solde ni indemnités. Une situation édifiante sur l’état de décrépitude de l’État républicain.

C’est le Colonel Jacques Bessy, président de l’Association de défense des droits des militaires (ADEFDROMIL) qui a tiré la sonnette d’alarme en mentionnant que « près de 1400 militaires de l’armée de terre ont connu des incidents » parce qu’ils « n’ont pas du tout été payés ou payés très partiellement. Des petits gradés, des gens qui ont des salaires légèrement supérieurs au Smic. Et pour certains, c’est le deuxième mois où ils n’ont pas été soldés. Donc ça veut dire retard dans le paiement du loyer, problèmes avec sa banque, problèmes pour la préparation des fêtes de fin d’année pour ceux qui sont chargés de famille. Il y a des indemnités qui connaissent un retard de paiement de 4 à 10 mois ! Autant de retards qui mettent des familles en difficultés ».

Dans l’impossibilité de faire grève afin de respecter le droit de réserve auquel ils sont soumis, les militaires français n’ont comme recours que de pouvoir compter sur leurs femmes et concubines pour monter au front et enfin faire entendre leurs voix. Comme Cathy, mariée à un militaire, qui laisse éclater sa légitime colère en affirmant que « c’est d’autant plus révoltant que ça arrive à des petits gradés, qui sont souvent envoyés sur tous les fronts, en Afghanistan, en Libye… Mon mari a été envoyé en Libye. Si on ne touche plus de salaire, ça devient carrément du bénévolat ! […] Quand on a des enfants, on ne peut que penser à leur peine quand ils découvriront le 25 décembre qu’il n’y a rien. Ce qui me fait peur c’est que l’argent manque au ministère de la Défense pour payer leurs hommes ». Des sommes non payées qui peuvent monter jusqu’à 8 000 euros comme l’explique Carole, elle aussi femme de militaire qui précise que son mari a fait énormément de terrain pour tenter «d’arrondir les fins de mois ».

De son coté, l’administration se réfugie sous des excuses pour le moins douteuses en prétextant un problème de logiciel de paies tout en réfutant une cause d’origine budgétaire. Pourtant Carole affirme que « pour l’assistante sociale du régiment ; ils ne peuvent rien faire pour nous. Et on nous dit honnêtement que le fond budgétaire est épuisé. Ce mois-ci, je ne sais même pas comment on va pouvoir payer le loyer ».

Pendant ce temps là l’État Français par le biais de ses députés distribue sans sourciller la somme faramineuse de 10 milliards d’euros pour l’aide publique au développement.

Une manifestation est prévue le 17 décembre prochain devant les portes du ministère pour protester contre l’injustice de cette situation.

Crédit photo : DR.