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Les belles consciences complices du terrorisme

Les polémiques médiatiques actuelles montrent à l’évidence que nos dirigeants n’ont, en réalité, aucune intention d’affronter sérieusement le terrorisme islamique.

Comme leurs prédécesseurs du Front populaire, ils s’attachent à des slogans absurdes : on calomnie M. Hitler, la plupart des Allemands veulent la paix, n’allons pas les provoquer.

En conséquence de quoi, il ne saurait être question d’exiger quoi que ce soit des imams salafistes qui sévissent en France.

S’ils pensent qu’une femme est une moitié d’être humain, sur laquelle n’importe qui peut assouvir ses pulsions à n’importe quel moment, dès lors qu’elle ne porte pas le voile et « donc » se désigne au public comme prostituée, c’est simplement une anodine différence culturelle.

Il ne saurait pas davantage être question de freiner l’immigration ni même d’exiger de ceux qui entrent sur notre territoire le respect de nos lois et de nos coutumes.

Et, bien sûr, il va de soi que ceux qui ont pris les armes contre nous doivent pouvoir bénéficier de toutes les garanties du fameux « État de droit » – et donc être préservés de toute sanction proportionnée.

Vous pensez que j’exagère ?

Hélas, je crains d’être au-dessous de la réalité.

Ne regardons que trois des derniers débats médiatiques.

Tout d’abord, le sort des djihadistes et épouses de djihadistes « français » prisonniers en Syrie et en Irak.

Tous les jours, des voix exigent que la France demande leur extradition pour qu’ils aient droit à un procès « équitable ».

Passons sur le mépris que cela implique pour les justices irakiennes et syriennes. Mais le bon sens le plus élémentaire fait comprendre que des personnes qui ont pris les armes contre la France ne peuvent plus réclamer la protection de la France.

Les « belles consciences » qui réclament ces extraditions croient sans doute que nous avons une mémoire de poisson rouge et que nous avons oublié les plus de 250 morts français des dernières années ?

Il en va de même pour l’odyssée de l’Aquarius. À en croire les journaux, les fascistes italiens voudraient couler de malheureux réfugiés par le fond.

Mais, d’abord, il est fort contestable qu’il s’agisse de réfugiés.

Et, surtout, la nouvelle majorité italienne s’est engagée à juguler l’immigration clandestine. Elle tient juste ses promesses.

Pourquoi les pays européens auraient-ils un impératif de recevoir sans limitation les millions de personnes qui souhaitent s’y établir ? Alors que personne ne s’interroge sur le refus des pays musulmans d’accueillir leurs coreligionnaires, ne s’inquiète du nombre de djihadistes parmi les « réfugiés », et que personne ne semble s’émouvoir du sort des millions de pauvres français que l’on chasse des hébergements d’urgence pour laisser la place aux nouveaux venus !

Évidemment, comme Français, je m’inquiète fort de l’affaire de l’Aquarius, puisqu’il y a lieu de craindre qu’Emmanuel Macron se propose d’accueillir toute la misère du monde refusée ailleurs – d’autant plus généreusement qu’il ne paiera pas le coût de cet accueil. Mais je comprends les Italiens.

Enfin, dernière polémique. Un rappeur du nom de Médine (la ville où Mahomet perpétra tant de massacres), auteur d’un album intitulé « Jihad », doit se produire à l’automne prochain au Bataclan. Les protestations se heurtent à deux slogans : « On ne peut pas limiter la liberté d’expression. » « C’est une salle privée. On ne peut pas agir. » Il y a pourtant fort à parier que, si un groupe de rock néonazi avait imaginé de se produire au Vel’ d’Hiv’, le gouvernement aurait trouvé un moyen de l’empêcher. S’il ne le fait pas ici, c’est qu’il compte toujours sur les voix et sur l’argent des islamistes.

Guillaume de Thieulloy

Texte daté du 20 juin 2018 et repris du site les4verites.com

I-Média: Bella Ciao Aquarius

21/06/2018 – FRANCE (NOVOpress)
L’Aquarius, bateau de la discorde européenne ! Le navire qui opère en mer méditerranée au « secours des migrants » n’est pas le bienvenu en Italie.

Scandale dans la presse et dans le monde politique. I-Média analyse cette polémique.


Vu sur Twitter

Selon le directeur de l’Ofpra : « Environ la moitié des passagers de l’“Aquarius” veulent demander l’asile vers la France »

Publié le

Immigration : l’Italie se ferme, l’Espagne s’ouvre

Il en va de l’espace Schengen comme de la zone euro : il suffit d’un maillon pour ébranler l’ensemble. Sur la route de la Méditerranée orientale, l’Autriche, la Hongrie et les pays des Balkans unissent leurs forces pour prévenir un nouvel afflux depuis la Grèce gouvernée par un parti, Syriza, qui a toujours été favorable à l’immigration de masse et qui s’est contenté, tant qu’il le pouvait, d’assurer vers ses frontières septentrionales le transport des immigrants arrivant illégalement sur ses îles depuis la Turquie. Sur la route de la Méditerranée centrale, l’Italie, longtemps appréciée par les « migrants » pour le laxisme de son gouvernement immigrationniste, s’était finalement entendue, sous la pression d’un électorat de plus en plus hostile à cette invasion-colonisation, avec le gouvernement de Tripoli et probablement aussi certaines milices libyennes, pour freiner le passage des « migrants ». Le nouveau gouvernement « populiste » issu des élections du 4 mars, et notamment le nouveau ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, chef de la Ligue, serre encore la vis en refusant désormais les bateaux des ONG étrangères chargés d’immigrants illégaux récupérés près des côtes libyennes.

Plus sûre que cette route de la Méditerranée centrale en train de se refermer, la route de la Méditerranée occidentale n’était pourtant pas privilégiée par les « migrants ». Ceci pour une raison bien simple : sous les gouvernements du Parti populaire dirigé par Mariano Rajoy, l’Espagne ne faisait pas preuve du même laxisme pseudo-humanitaire de l’Italie ou la Grèce. Dans les enclaves nord-africaines de Ceuta et Melilla, un système de triple clôture surmonté par des barbelés rasoirs rendait le passage difficile. L’Espagne pratiquait en outre, en tout cas jusqu’à sa condamnation par la Cour européenne des droits de l’homme à l’automne 2017, les expulsions « à chaud » de ceux qui parvenaient malgré tout à franchir ces clôtures. En 2012, Madrid avait par ailleurs supprimé la possibilité pour les personnes en situation irrégulière de se faire soigner aux frais des contribuables espagnols. On ne sait que trop bien en France à quel point ces prestations de santé gratuites sont un facteur d’immigration illégale.

Mais avec la formation du gouvernement socialiste ultraminoritaire de Pedro Sánchez avec le soutien de l’extrême gauche et des nationalistes régionaux, qui voient dans l’immigration de masse un moyen d’accroître la proportion d’habitants sans attache avec l’Espagne, la politique menée par Madrid va désormais changer : les barbelés au sommet des clôtures de Ceuta et Melilla vont être enlevés et, sans doute à partir du mois de septembre, les soins de santé gratuits pour les « sans papiers » auront été rétablis, conformément à l’annonce faite la semaine dernière par le porte-parole du gouvernement de Sánchez. Ces annonces, qui sont autant de signaux envoyés aux candidats à l’émigration illégale en Europe, viennent donc s’ajouter à l’accueil de l’Aquarius et aux grandes banderoles avec l’inscription « Bienvenue chez vous » en cinq langues, dont l’arabe, déployées pour accueillir les quelque 630 « migrants » recueillis au large de la Libye par SOS Méditerranée. A l’ère d’Internet et des téléphones portables, le message a certainement déjà été reçu cinq sur cinq de l’autre côté de la Méditerranée !

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 18 juin 2018

Bienvenida a casa ! L’Aquarius débarque, par Caroline Parmentier

« Bienvenue chez vous » a été inscrit sur une immense banderole installée sur le port de Valence par les autorités régionales de gauche, dans différentes langues, du catalan valencien à l’arabe.

Quand on nous dit que l’Aquarius, c’est « des femmes et des enfants » c’est à nouveau de l’intox. Il y a des femmes et des enfants certes, mais une minorité. Voici la proportion réelle : 450 hommes, 80 femmes dont au moins 7 enceintes, 89 adolescents et 11 enfants de moins de 13 ans. Originaires de 26 pays différents, dont 23 du continent africain. Une arrivée ultramédiatisée avec plus de 600 journalistes accrédités chargés de nous expliquer qu’il y va de notre honneur et de notre dignité d’accueillir les navires d’ONG complices des passeurs.

L’opération médiatique de l’accueil de L’Aquarius par l’Espagne chaleureuse et en liesse sur le port de Valence rappelle les « Welcome » de l’Allemagne de Merkel aujourd’hui sur le point de sauter à cause du chaos migratoire qu’elle a installé en Allemagne et voulu imposer à l’Europe. Plusieurs contre-manifestants espagnols dont personne n’a parlé, ont protesté contre le débarquement. Une banderole des militants de Génération Identitaire a également été déployée sur le port.

A Rome, le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini réaffirme qu’il n’y a pas de place en Italie pour les navires d’ONG : « Que ces messieurs sachent que l’Italie ne veut plus être complice du business de l’immigration clandestine, et qu’ils devront donc chercher d’autres ports vers lesquels se diriger. En ministre et en père, je le fais pour le bien de tous. »

En Allemagne, la situation est plus tendue que jamais : « Je ne peux plus travailler avec cette femme », a déclaré le ministre allemand de l’Intérieur, Horst Seehofer, à propos d’Angela Merkel, devant des membres de l’Union chrétienne-sociale (CSU). Le site du Bild affirme que la CSU devrait lancer lundi un nouvel ultimatum à la chancelière et lui donner deux semaines pour renvoyer les migrants dans le pays de l’UE où ils se sont inscrits en premier, comme le prévoit l’accord de Dublin.

« Que sommes-nous en train de faire ? »

En Belgique, le secrétaire d’Etat à la migration Theo Francken (N-VA) pose la question : « Parmi les migrants illégaux qui arrivent en Espagne, beaucoup sont originaires du Bangladesh. C’est à 9 000 km de la Libye et il n’y a pas de guerre. Ils volent via la Turquie vers Tripoli avant de partir en bateau vers l’UE. De quel droit entrent-ils dans l’Union européenne ? Que sommes-nous en train de faire ? »

Une partie des migrants de l’Aquarius doivent rejoindre la France. C’est-à-dire « tous ceux qui, une fois appliqués les protocoles du processus d’accueil, exprimeront leur désir de rejoindre ce pays », prévient Madrid. Information confirmée par Gérard Collomb, « conformément au souhait d’Emmanuel Macron ».

« Ils auraient pu débarquer plus tôt en Tunisie ou en Algérie. Sauf qu’on est parti du principe, depuis un certain nombre d’années, que les migrants devaient systématiquement venir en Europe », a réagi Marine Le Pen au « Grand rendez-vous » Europe 1-CNews-Les Echos. « La prochaine fois, les bateaux iront directement dans les ports français. Emmanuel Macron est immigrationniste, on le voit partout, dans ses déclarations, sa filiation idéologique. En matière d’immigration, il n’y a pourtant pas de fatalité, comme l’a montré la décision du gouvernement italien. »

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 18 juin 2018

Aquarius : 80 % des Italiens soutiennent leur gouvernement. Et ce ne sont pas des salauds !

Et en France ? Macron ne se risquera pas à poser la question…

La démocratie, dit le dictionnaire, est une « forme de gouvernement dans laquelle la souveraineté appartient au peuple ».

Il paraît que nous, États occidentaux, sommes de grandes démocraties. La France tout particulièrement qui, eu égard à son passé révolutionnaire et régicide, prétend en remontrer au monde. Raison pour laquelle, sans doute, elle a nourri dans son sein tant de dictateurs en herbe, pourquoi ses brillants intellectuels n’ont jamais renié leur passé maoïste ou bien qu’un Mélenchon porte encore aux nues les Castro, Chávez et autres Maduro.

Question : sommes-nous les démocrates que nous prétendons être ?

Réponse par la polémique qui a agité l’Europe tandis qu’un navire baptisé Aquarius errait en Méditerranée à la recherche d’un port où décharger sa cargaison de 629 migrants. Les femmes et les enfants d’abord. Conséquence : la « tension diplomatique » est à son comble entre la France et l’Italie, notre Président s’étant offert le luxe de critiquer le nouveau chef du gouvernement italien pour son refus de recueillir toutes ces bouches affamées.

« Manque d’humanité », a dit Macron. « Faux-cul », lui a répondu Giuseppe Conte. Et Matteo Salvini (le patron de la Ligue, devenu ministre de l’Intérieur) de rappeler, devant le Sénat italien, la promesse d’Emmanuel Macron d’accueillir plus de 9.000 migrants arrivés ces dernières années en Italie mais qui, in fine, n’en a pris que 640. Il serait temps de « passer de la parole aux actes et à donner un signal de générosité » plutôt que des leçons de morale à une Italie transformée en « jetée » où viennent s’amarrer tous les radeaux de La Méduse.

L’Italie a accueilli plus de 14.000 migrants depuis début janvier, plus de 700.000 ces dernières années. Elle vient de recevoir le soutien de l’ONU : « Je pense que l’Italie a raison de dire qu’ils ne peuvent pas tous venir chez elle », a dit le haut-commissaire pour les réfugiés. Et de rappeler qu’en 2015, les autres pays de l’Union européenne étaient convenus de se répartir 160.000 réfugiés mais qu’à ce jour, 30.000 migrants seulement ont trouvé un pays d’accueil.

On nous dit que, selon les chiffres d’un sondage réalisé jeudi en Italie, 80 % des personnes interrogées soutiennent l’attitude de leur nouveau gouvernement. Dans le détail, 30 % des Italiens « voudraient que tous les migrants soient rejetés » et 50 % « souhaiteraient que l’accueil de migrants se fasse de manière partielle et surtout après une évaluation beaucoup plus ciblée et prudente que l’actuelle ».

Et en France ? Macron ne se risquera pas à poser la question, les résultats des dernières élections lui ayant en grande partie apporté la réponse. D’où le fait qu’en chat échaudé qui craint l’eau froide, il se soit bien gardé de proposer l’asile aux naufragés de l’Aquarius.

D’où je repose ma question : sommes-nous les démocrates que nous prétendons être ?

Depuis soixante-dix ans, on ressert cette phrase empruntée à Churchill : « La démocratie est le pire des systèmes, à l’exclusion de tous les autres. » Chacun en use et les politiques en abusent, jusqu’à Manuel Valls pendant la campagne des primaires… À cette occasion, justement, sur le site Slate.fr, Jean-Marie Pottier remettait ces mots à leur place.

Voici ce que Winston Churchill a dit exactement : « Beaucoup de formes de gouvernement ont été testées, et seront testées dans ce monde de péché et de malheur. Personne ne prétend que la démocratie est parfaite ou omnisciente. En effet, on a pu dire qu’elle était la pire forme de gouvernement à l’exception de toutes celles qui ont été essayées au fil du temps ; mais il existe le sentiment, largement partagé dans notre pays, que le peuple doit être souverain, souverain de façon continue, et que l’opinion publique, exprimée par tous les moyens constitutionnels, devrait façonner, guider et contrôler les actions de ministres qui en sont les serviteurs et non les maîtres. » Rien à ajouter.

Marie Delarue

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Aquarius : Éric Zemmour dénonce le “concours d’hypocrisie et de cynisme”

14/06/2018 – EUROPE (NOVOpress)
La polémique autour du bateau de migrants Aquarius, repoussé loin de ses ports par les Italiens, provoque une crise diplomatique entre Paris et Rome, et divise la majorité.

Sur RTL, Éric Zemmour dénonce le “concours d’hypocrisie et de cynisme”.

C’est celui qui dit qui y est : on se souvient de cette comptine enfantine. L’Union européenne est une grande cour de récréation où chacun accuse l’autre de cynisme, où chacun accuse l’autre d’hypocrisie, où chacun joue à hypocrite et demi. Un grand concours où notre président ne fait pas tapisserie.

Quand il dénonce la part du cynisme et “l’irresponsabilité du gouvernement italien”, Emmanuel Macron oublie qu’à l’été 2017, alors que 100.000 migrants déferlaient sur les côtes italiennes en quelques mois, il donna l’ordre à son ministre de l’Intérieur de ne pas ouvrir la frontière, et de ramener tous les clandestins en Italie.


Italie : Macron entre deux feux, par Guy Rouvrais

En Conseil des ministres, le chef de l’Etat a dénoncé le « cynisme » des dirigeants italiens et leur « irresponsabilité » puisqu’ils ont refusé le débarquement de 600 clandestins sur le sol la Péninsule. Il a fustigé aussi, pendant qu’il y était, « l’instrumentalisation politique » qu’ils feraient de la situation, comme s’il ne s’agissait pas d’une affaire éminemment politique ! Le cynisme, serait-ce d’honorer l’engagement pris devant les électeurs, à savoir que l’Italie ne serait plus «  le camp de réfugiés de l’Europe », comme l’avait annoncé Matteo Salvini, aujourd’hui ministre de l’Intérieur ? Il fait ce qu’il a dit. Salvini a répliqué à Macron qu’il n’avait que faire des leçons « hypocrites » de la France. Quant à l’irresponsabilité, ce serait continuer à laisser se déverser le flot des « migrants », incitant d’autres à venir en d’interminables norias parfois mortelles. Afin qu’ils cessent de débarquer, il faut les dissuader d’embarquer. Pour les en convaincre, les actes parlent plus fort que les paroles.

Emmanuel Macron est pris entre deux feux. Il y a ceux de sa majorité, et les députés de gauche qui le pressent d’agir et de réagir. « La France ne peut pas rester silencieuse face au drame en Méditerranée », a lancé Fiona Lazaar, député LREM, dans une lettre ouverte à Emmanuel Macron, tandis que sa collègue Sonia Krimi, du même bord, regrettait « la dérive » du « principe d’accueil » et qu’Anne-Christine Lang, macroniste, l’appelait à « faire une exception et à accueillir les passagers de l’Aquarius ». Mais le chef de l’Etat n’ignore pas l’état de l’opinion qui, elle, approuve, avec bon sens et sans cynisme, la façon dont nos voisins italiens réagissent. Les élections européennes sont dans moins d’un an maintenant, la peur des électeurs est le commencement si ce n’est de la sagesse, au moins de la prudence. Il ne peut annoncer que la France accueillera ceux dont notre sœur latine ne veut pas, ne veut plus : le président français se contente de féliciter l’Espagne de le faire. C’est là le premier acte important du nouveau gouvernement socialiste de Madrid. Qu’ils les accueillent, s’ils le veulent, au lieu de les renvoyer en Lybie, mais alors qu’ils les gardent et qu’ils ne nous les envoient pas, au nom de la « solidarité européenne » !

Que va faire le pouvoir ? Macron va s’entretenir mardi avec « les autorités maltaises, espagnoles et italiennes » a annoncé la porte-parole de l’Elysée. De son côté, le Premier ministre Edouard Philippe a déclaré : « Nous sommes évidemment prêts à aider les autorités espagnoles pour accueillir et analyser la situation des personnes » pouvant bénéficier du statut de réfugié. Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, a invité ses homologues italien et espagnol à Paris « dans les prochains jours » pour « approfondir le dialogue » sur les questions migratoires. Comme s’il n’y avait pas déjà eu sur le sujet des milliers d’heures de palabres inutiles ! Tandis que ces gens-là parlent, les Italiens agissent et, ce faisant, ce n’est pas seulement leur pays qu’ils défendent, c’est l’Europe dont la botte italienne est une des principales portes d’entrée.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 13 juin 2018

Emmanuelle Ménard au sujet d’Emmanuel Macron : “Je ne le félicite pas de donner des leçons de morale à l’Italie”

13/06/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Emmanuelle Ménard, députée de la 6e circonscription de l’Hérault, était l’invitée de Léa Salamé sur France Inter.

Sur l’accueil de l’Aquarius en Espagne et le refus de l’Italie, et sur la déclaration d’Emmanuel Macron concernant l’Italie, Emmanuelle Ménard estime que “ce n’est pas fair play de sa part“.

Je ne le félicite pas de donner des leçons de morale à l’Italie. La France ne remplit pas ses obligations.

Que faire des migrants ?

Evidemment c’est 600 personnes il faut s’en occuper… c’est le rôle de n’importe quel pays et citoyen. Mais il faut arrêter d’envoyer des signaux à la Lybie qui disent continuez et ne vous inquiétez pas vous serez accueilli.

Ancienne journaliste, Emmanuelle Ménard s’est également déclarée contre la loi sur les fake news : “De la censure déguisée.


Aquarius : un drame européen… de la bonne conscience

Il y a d’abord ces 629 naufragés recueillis à bord du navire Aquarius, un cargo affrété par l’association « SOS Méditerranée » avec pour objectif de prendre à son bord les migrants errant en Méditerranée sur des coquilles de noix pour leur permettre d’arriver en vie…dans un pays européen. Or c’est précisément le but de leur périple hasardeux. Et en l’occurrence, le problème.

Ce bateau a successivement recueilli 229 personnes entassées sur des embarcations pneumatiques offrant peu de sécurité, puis d’autres contingents, ramassés préalablement par des garde-côtes et un navire marchand italiens. Mais on comprend vite que le vrai débat n’est pas directement le sort de ces personnes, il est dans la réponse de l’Europe face à cette situation. Ou plus exactement dans son absence de réponse.

L’Aquarius se trouvait à 27 milles de Malte et 35 milles de l’Italie. Puisqu’il n’entend pas rapatrier ses « hôtes » dans leurs ports d’origine (on ne nous dit d’ailleurs rien sur leurs pays d’origine), il pensait pouvoir les débarquer à Malte. Mais c’est une toute petite île, déjà submergée par les migrations sauvages. Elle a refusé. Dans ce cas, l’Italie aurait dû se proposer. Mais l’Italie rappelle qu’elle a reçu 700 000 clandestins ces quatre dernières années. A ce rythme, le pays sera ruiné et dépossédé de son identité d’ici quinze ans. C’est bien pourquoi le peuple italien, conscient de cette dépossession, a porté au pouvoir une coalition de partis qui se sont engagés à mettre un terme aux migrations clandestines. L’Italie a logiquement dit non à l’accueil de ce bateau. C’est évidemment un signal, un signal clair et fort en direction de ceux qui s’apprêtent à embarquer depuis les côtes africaines. Dorénavant ils éviteront l’Italie.

La gauche française fustige cette position, elle fustige plus encore le gouvernement français : « Honte à la France, dont le silence vaut complicité avec l’Italie et Malte », s’écrit Coquerel, le bras gauche de Mélenchon. Eva Joly s’en prend au « silence assourdissant d’Emmanuel Macron ». Le communiste Brossat condamne « le néant et l’irresponsabilité » du gouvernement français.

L’Espagne, nouvel eldorado des migrants

Finalement l’Espagne vient d’accepter que les migrants soient débarqués dans le port de Valence. Le nouveau gouvernement socialiste, ultra-minoritaire, a besoin des voix de l’extrême gauche, celles de PODEMOS. Mais cette décision, présentée comme ayant pour seul but d « éviter une catastrophe humanitaire », risque de se retourner contre les Espagnols. Car là aussi le signal sera clair et fort pour les migrants : l’Espagne sera le nouvel Eldorado.

Le vrai problème est évidemment que les autres pays européens se révèlent incapables de présenter une approche commune, pris en tenaille entre les attentes populaires et la mauvaise conscience. La pression migratoire est en train de défaire ce qui avait été d’abord construit autour du charbon et de l’acier.

Dans leur pratique de culpabilisation, certains comparent l’Aquarius à l’Exodus. Dans ce cas, il convient de filer la métaphore jusqu’à son terme. Si l’Aquarius, c’est l’Exodus, peut-on comprendre que les populations d’origine, les « autochtones », les « indigènes », – à commencer par les Italiens – , n’aient aucune envie de devenir les Palestiniens de la péninsule européenne ?

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent

SOS Méditerranée, importateur de migrants

Oyez, braves gens, la belle histoire du brave marin de la Baltique et de la gentille humanitaire tourangelle qui, en deux ans, ont sauvé de la mort 20 000 migrants. Louez et admirez Klaus Vogel et Sophie Beau, qui ont reçu, fin juin, conjointement avec l’ancien maire de Lampedusa Giuseppina Nicolini, le prix Houphouët-Boigny de l’Unesco « pour la recherche de la paix ».

Klaus Vogel et Sophie Beau

Klaus Vogel et Sophie Beau

Klaus Vogel et Sophie Beau ont fondé SOS Méditerranée au printemps 2015. De toutes les ONG qui opèrent entre l’Italie et l’Afrique, elle est sans aucun doute la plus médiatisée. A cela deux raisons. D’abord, une présence réelle en mer. L’hiver dernier, durant deux mois, l’Aquarius, le navire de l’association, était le seul à opérer au large de la Libye. En deux ans, 120 missions de sauvetage ont été menées. Ensuite, le profil de ses deux fondateurs.

Vogel, l’Allemand, 61 ans au compteur, a tout pour plaire. Commandant dans la marine marchande, appointé à 6 000 euros par mois, il a démissionné du jour au lendemain pour aller sauver des migrants. Une « irrépressible nécessité ». Difficile à croire ? Peut-être pas car l’individu a un profil psychologique très particulier. Jeune homme, il embarque comme matelot vers l’Indonésie. A son retour, il étudie deux ans la médecine, réussit ses examens, puis abandonne. Il repart en mer. Puis revient et décroche un doctorat en histoire après un détour par Paris à l’École des Hautes Études en Sciences sociales. Il devient alors « chercheur » sur les origines de la violence. Dix-sept ans plus tard, son laboratoire perd ses subventions. Pourquoi ? Vogel ne le dit pas. Il repart alors en mer et ne la quitte plus jusqu’à 2015.

Klaus Vogel voit des nazis partout

Présenté comme un homme de gauche par la presse – on ne s’en serait pas douté –, Klaus Vogel est de ces Allemands qui souffrent profondément de leurs origines familiale et nationale. Un de ses démons intérieurs est son grand-père maternel, ancien SA, ami de Léon Degrelle, le chef de la division SS Wallonie. Un démon mort sans jamais abjurer sa foi national-socialiste.

Dans ce contexte, certaines déclarations de Klaus Vogel valent leur pesant de canapé : « Quand j’ai découvert le premier bateau auquel nous avons porté secours, je pense que j’ai senti la même chose que les GI qui ont libéré les camps de concentration en 1945. » Ach ! La mer, Gross Malheur !

Dans un autre interview, il réitère : les camps de réfugiés en Libye sont « des camps de concentration ». Il serait peut-être temps de consulter pour trouble identitaire majeur…

Le cas de Sophie Beau est d’un point de vue français plus classique. Ses parents, Bertrand et Christiane Beau, ont créé en septembre 2015 dans leur village d’Indre-et-Loire, Preuilly-sur-Claise, un comité d’aide aux migrants. Maman Christiane n’en est pas à son coup d’essai puisqu’elle a enseigné notre langue pendant vingt ans à Paris dans un foyer pour immigrés.

Sophie, la quarantaine, mariée, quatre enfants, présente le parcours type de l’humanitaire qui a réussi : Médecins du monde, Médecins sans frontières, directrice des Associations d’Accueil et de réinsertion sociale (pour la Paca)… En professionnelle de la charité bien-pensante, elle sait égrener à chaque interview les mantras de la « solidarité citoyenne européenne », laissant cependant parfois échapper au détour d’une phrase un bout de vérité : « Les bateaux [des migrants] n’ont aucune chance de faire la traversée. »

Faites venir à nous les petits enfants…

SOS MéditerranéeEt c’est là que le conte humanitaire prend l’eau. Les ONG viennent sauver les migrants à quelques encablures de l’Afrique. Les passeurs n’ont même plus besoin de prendre la peine d’affréter de vraies embarcations. Ils savent que leurs « clients » seront pris en charge sitôt dans les eaux internationales. Les migrants le savent aussi. Sinon la plupart ne partiraient pas.

Collaborateurs bénévoles des mafias, les humanitaires ont été récemment montrés du doigt par le procureur général de Catane. Ils ont répliqué. L’affaire s’est tassée. Et pourtant… Pourtant les ONG assurent bien d’un point de vue pratique le service après-vente des passeurs. Au nom des droits de l’homme ? Bien sûr. Mais aussi au nom de la culpabilité de l’Europe. Car qu’il dirige le monde ou qu’il s’en retire, c’est toujours la faute de l’homme blanc. Klaus Vogel est intarissable sur ce point. Il voit dans « les bateaux de réfugiés qui chavirent une responsabilité de l’Europe ». A contrario, son action, c’est « l’Europe qui s’ouvre au monde ». Réflexion faite, une simple consultation ne devrait pas suffire…

L’Aquarius déverse chaque semaine en Italie ses bataillons de migrants. Le 28 juin, ce sont 1 032 Africains que le navire a transportés. Un record, paraît-il. Parmi eux, 80 % de mâles dont 230 mineurs non accompagnés qui feront pour certains un jour prochain la joie des centres d’accueil de France.

Sur les 20 500 personnes récupérées par le seul Aquarius en deux ans, un quart environ sont des mineurs, soit 5 000. Pour info, la France ne comptait en 2013, il y a seulement quatre ans, « que »  3 700 mineurs isolés…

En février dernier, l’Union européenne et la Libye ont signé à Malte un accord prévoyant une aide européenne pour mieux équiper et former les gardes-côtes libyens afin d’éradiquer les mafias de passeurs. Des subventions pour améliorer le quotidien des migrants ont aussi été versées : 90 millions en avril, puis un bonus de 3,5 millions en juin par l’Allemagne.

Mais pour Klaus Vogel et Sophie Beau, cette collaboration avec la Libye enfreint les droits des migrants. La solution ? Organiser par les États le transfert de chaque migrant en Europe. En d’autres termes, ouvrir à plein le robinet et noyer l’Europe. La boucle serait bouclée. La repentance achevée. Et le suicide consommé.

Philippe Martin

Article paru dans Minute n° 2829 daté du 5 juillet 2017

Francis Vallat, le président de SOS Méditerranée, pilote une drôle d’armada

05/07/2017 – FRANCE (NOVOpress) : L’hebdomadaire Minute s’est penché sur l’étonnant profil de Francis Vallat, le président pour la France de SOS Méditerranée, cette ONG qui achemine les migrants vers l’Europe à bord de son navire l’Aquarius et vient de recevoir pour cela, avec l’ancien maire de Lampedusa, le prix Houphouët-Boigny de l’Unesco ! Inconnu du grand public, il est tout simplement la personnalité la plus importante du monde maritime français !

Extraits de cet article qui figure dans un dossier comprenant également un entretien avec Clément Galant, de Génération identitaire, où celui-ci fait le point sur les préparatifs de l’opération Defend Europe.

Francis Vallat« A 71 ans, Francis Vallat a derrière lui cinquante ans de carrière dans le domaine de la mer. Son parcours est impressionnant et sa notice dans le Who’s Who ne suffit pas à le résumer. Il fut durant près de trente ans le président de Van Ommeren Tankers, un important armateur pétrolier néerlandais, avant d’être licencié en 1997.

On retrouve tour à tour son nom au conseil national de la Lloyd’s, la célèbre compagnie d’assurances britannique, ou au comité international du bureau Veritas, le leader mondial de la certification des normes. Il a été vice-président d’Intertanko, le groupement mondial des tankers pétroliers.

Vous en voulez encore ? Il y en a… Francis Vallat a été vice-président de l’Agence européenne de sécurité maritime. Il a fondé en 2006 le Cluster maritime français (CMF), regroupement de toutes les entreprises du secteur. Plus de 5 000 cadres et dirigeants d’entreprises sont passés par le Cluster. 400 entreprises ou entités maritimes y adhèrent. Ses Assises de la mer ont attiré jusqu’à prés de 2 000 personnes dont des ministres. Depuis trois ans, Francis Vallat a passé la main. Mais il est toujours président d’une autre « grappe maritime », l’European Network of Maritime Clusters, qui rassemble les clusters de dix-sept pays européens… C’est fini ? Non, encore un, Francis Vallat a été aussi président de l’Institut français de la mer. Nous passons sur ces entreprises, ses SCI, ses multiples engagements associatifs ou sportifs toujours dans le même domaine de la mer.

SOS MéditerranéeAvec une telle carte de visite, rien d’étonnant à retrouver Francis Vallat dans les allées du pouvoir. Au tournant du millénaire, c’est le ministre communiste des Transports, Jean-Claude Gayssot, qui le décore de la Légion d’honneur. Au crépuscule du sarkozysme, en janvier 2012, il prend la parole à une journée thématique de l’UMP où il explique entre autres aux organisateurs « qu’ils sont nuls en communication »…

Et quand il passe par le Sénat, c’est le magazine économique « Forbes » qui en parle. Rien d’étonnant de retrouver Francis Vallat dans les couloirs de Bruxelles : il a même droit à une page entière sur le site internet de la Commission européenne avec sa biographie en anglais.

C’est donc cet homme qui préside SOS Méditerranée, que la presse présente comme une association citoyenne, une initiative militante née entre la poire et le fromage, quelque part entre Berlin et Marseille.

Comment imaginer que Francis Vallat n’a pas ouvert son carnet d’adresses, mis en branle ses réseaux au service de SOS Méditerranée ? […]

Cette présidence de poids explique sans doute quelque bizarrerie dans la communication des sommes reçues par l’association. Celle-ci revendique 11 200 donateurs pour […] »

La suite de cet article, ainsi que l’entretien avec Clément Galant,
sont à lire dans le n° 2829 de Minute daté du 5 juillet 2017

Migrants Méditerranée

La Méditerranée a vu passer plus de 100 000 migrants en six mois

04/07/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Plus de 100 000 migrants et réfugiés sont arrivés depuis janvier en Europe en traversant la Méditerranée, et 2 247 sont décédés ou portés disparus », rapporte l’AFP selon des chiffres communiqués aujourd’hui à Genève par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), qui dépend de l’ONU.

Toujours selon l’OIM, « plus de 85 000 migrants » sont arrivés en Italie, « près de 9 300 en Grèce » et « près de 6 500 en Espagne.

En fin de semaine dernière, l’OIM estimait que le nombre de migrants arrivés en Europe par la Méditerranée depuis le 1er janvier était de 95 768 (tableau ci-dessous). « La différence avec les chiffres de mardi s’explique par l’actualisation des données de l’Espagne », explique l’AFP.

Et comme le montre le second tableau, issu des données du ministère italien de l’Intérieur, l’Italie est plus que jamais la destination privilégiée…

Migrants Méditerranées 2017

Migrants Italie

Génération Identitaire Aquarius Migrants

Génération Identitaire prend la mer pour stopper l’Aquarius, navire des migrants

Génération Identitaire Aquarius migrants14/05/2017 – ITALIE (NOVOpress) : Des identitaires français, italiens, allemands et autrichiens se sont mis hier soir dans le port de Catane, en Italie, en travers de la route de l’Aquarius, le navire d’une ONG qui remorque les embarcations d’immigrés clandestins.

« L’attitude des ONG telles que celle-ci est irresponsable et criminelle, explique Génération identitaire. Irresponsable car elle participe de l’immigration massive qui cause tant de problèmes en Europe. Criminelle car elle encourage les immigrés clandestins à prendre des risques considérables en traversant la mer dans des embarcations de fortunes, causant ainsi de nombreuses morts. »

Par cette action, les militants présents ont tenu à démontrer que les identitaires sont toujours en première ligne pour défendre l’Europe contre l’immigration massive.

Suite à leur arrestation par les garde-côtes italiens, plusieurs militants ont été détenus et feront probablement face à des suites judiciaires qui s’ajoutent aux nombreux frais d’organisation. Vous pouvez les soutenir ici.