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Ecoles catholiques Chard

De plus en plus d’enfants musulmans dans les écoles catholiques !

C’est là un des dégâts collatéraux de l’immigration et de la présence de plus en plus importante de l’islam dans notre pays : le nombre sans cesse croissant d’élèves musulmans dans les écoles catholiques. Sans doute, ces musulmans-là ne sont pas les plus « extrémistes », mais il n’empêche : plus ils sont nombreux moins il y a de place pour les jeunes catholiques, alors que la demande croît, les listes d’attente se multiplient. Dans certains quartiers de Marseille et des régions industrielles du Nord, la proportion de musulmans dépasse les 50 %, de même qu’en Seine Saint-Denis, avec des pointes à 80 %, comme dans tel collège de Marseille.

Selon la loi Debré, les établissements privés ont l’obligation d’accepter tout le monde sans se soucier de la religion des demandeurs, mais la même loi est censée protéger le caractère propre des écoles catholiques. Or, cet aspect quantitatif a bien évidemment un retentissement sur le caractère spécifiquement catholique de ces établissements, ce dont la direction de l’enseignement catholique vient de prendre acte dans un document de 40 pages, destiné aux enseignants. Il est intitulé Eduquer au dialogue, l’interculturel et l’interreligieux en Ecole catholique.

Il ne s’agit plus seulement, si on ose dire, de laisser la chapelle à la disposition des élèves musulmans lors du ramadan ou d’adapter les horaires des cours pendant cette période, comme cela se fait dans nombre de collèges catholiques, ou encore de permettre le port du voile aux jeunes filles. Il est question désormais d’instaurer un enseignement interreligieux unique pour les catholiques et ceux des autres religions.

Joseph Herveau, responsable de l’interreligieux au sein de l’enseignement catholique et diacre du diocèse de Saint-Denis, a expliqué dans La Croix que, jusque-là, « si un ou deux élèves non-catholiques ou athées refusaient la catéchèse, nous leur proposions autre chose ». Un enseignement de culture religieuse et civique, par exemple. Mais devant l’afflux de « non-catholiques » – pour ne pas dire musulmans – cela ne suffit plus puisqu’ils sont souvent aussi nombreux, parfois plus, que les catholiques. Que faire ? Les écoles catholiques doivent tenir compte des évolutions de la société française et « s’adapter ». En l’occurrence, effacer la séparation entre les uns et les autres, catholiques et adeptes d’autres confessions, en insérant de « l’interreligieux » dans les cours, notamment dans les enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) prévus par la loi. Les professeurs trouveront donc des fiches leur expliquant comment faire.

La Croix écrit que « Joseph Herveau est conscient des risques que suscite une telle démarche : repli identitaire de certaines familles catholiques, tentées par les écoles catholiques hors contrat, accusation de relativisme réduisant l’enseignement catholique à une école comme les autres ». Mais comment juger autrement une école qui se réclame de l’Eglise mais qui ne dispense plus de catéchèse aux élèves catholiques mais leur sert un indigeste salmigondis interreligieux commun à leurs condisciples musulmans ?

Guy Rouvrais

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 15 septembre 2017
sous le titre « Des écoles catholiques… interreligieuses »

APEL : François Fillon et Marine Le Pen s’opposent sur l’autonomie de l’école

28/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : L’octroi aux établissements scolaires d’une plus large autonomie est une des revendications principales de l’APEL, l’Association des parents d’élèves de l’enseignement libre, qui, forte de ses 915 000 familles adhérents, représentant deux millions d’enfants, a questionné les cinq principaux candidats à l’élection présidentielle, qui lui ont répondu. Or les deux candidats de droite, François Fillon et Marine Le Pen, ont apporté des réponses totalement opposées sur la question de l’autonomie.

Fillon APELPour François Fillon, c’est clair, il est favorable à cette revendication :

« Notre école est malade de la bureaucratisation et du pédagogisme : à force de refuser de faire confiance aux enseignants, aux parents et aux établissements, on obtient des résultats médiocres dans les évaluations internationales. C’est pourquoi mon projet consiste à changer l’organisation du système en accordant aux établissements des marges de liberté et de responsabilité nouvelles, notamment en matière de ressources humaines. »

Le candidat LR ajoute :

« Je veux donc confier progressivement aux chefs d’établissement du second degré public le recrutement des professeurs sur la base de l’adhésion au projet éducatif et pédagogique de l’établissement. Le choix des méthodes d’apprentissage sera, lui aussi, confié aux équipes pédagogiques. La contrepartie de cette liberté nouvelle doit être une évaluation rigoureuse et indépendante des résultats des établissements, qui seront transmis aux familles. »

Marine APELPour Marine Le Pen, c’est tout aussi clair, elle y est opposée :

« Je suis extrêmement attachée aux services publics, particulièrement à celui d’éducation. Or pour que les services publics accomplissent leurs missions, il est essentiel qu’ils soient administrés à partir d’un centre, l’État stratège, et que ses agents aient le statut de fonctionnaires d’État. C’est pourquoi, je suis opposée à une plus grande autonomie des établissements scolaires. »

La présidente du FN ajoute :

« Ce n’est pas en effet au niveau des établissements que doit s’opérer le recrutement des enseignants, mais par le biais de concours nationaux. Et ce n’est pas non plus à ce niveau que doivent être décidés les contenus enseignés ou les orientations pédagogiques, mais par des directives et des programmes nationaux. C’est enfin à une instance interne à l’Éducation nationale, où les enseignants de terrain seront pleinement représentés, qu’il appartiendra d’évaluer les effets de la politique scolaire conduite. »

Pascal Balmand Enseignement catholique

Le secrétaire général de l’Enseignement catholique s’en prend à Marine Le Pen

03/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans ses vœux à tous les chefs d’établissement, « et par eux à l’ensemble des communautés éducatives », Pascal Balmand, secrétaire général de l’Enseignement catholique, s’en prend, sans la nommer mais la référence est explicite, à Marine Le Pen. Après une première allusion à « la période électorale que nous vivons », qui « peut s’avérer propice à bien des surenchères, à bien des controverses non maîtrisées comme à bien des simplifications hâtives », Pascal Balmand écrit, et c’est même sa conclusion :

« Face aux divers courants de balkanisation de notre société, et à l’heure où des voix s’élèvent pour réclamer que les portes de l’École se ferment aux enfants de parents étrangers en situation irrégulière, il en va de notre responsabilité partagée que de rappeler que l’éducation et l’instruction sont un droit pour chacun, et que notre École catholique constitue un service que l’Église propose à tous les parents qui le souhaitent, pour tous les enfants et tous les jeunes. »

Faudrait-il bientôt mettre ses enfants dans le public pour les faire échapper à la propagande politique… du privé ?