ISLAM = NAZISME… Le parti Conservateur du Danemark déclare la guerre au «Nazislamisme »

nazislamisme

29/04/2014 – EUROPE (NOVOpress)  – Un parti politique au Danemark ose comparer L’Islam et le Nazisme : le Jyllands Posten a interviewé Søren Pape Poulsen, président du parti des Conservateurs Danois. NOVOpress relate pour vous cet entretien avec un homme qui ne se paye pas de mots

Les politiques sont conscients du grand nombre de voix à gagner à ne plus avoir peur de critiquer l’Islam. Les Conservateurs dans leur nouvelle campagne controversée se déclarent en guerre contre l’« Islamisme nazi » provoquant de fortes réactions indignées de la part de la gauche et des musulmans sur Facebook. Mais Søren Pape, chef de file des conservateurs, qui admet que « Nazislamisme » est un mot fort » – maintient qu’« islamistes et nazis partagent fondamentalement le même état d’esprit ». Les Conservateurs sont très populaires aujourd’hui. Et tandis que le président du parti Søren Pape Poulsen a lancé une nouvelle campagne autour d’un certain nombre de questions politiques, celle qui a retenu le plus l’attention est celle dont le thème est « Stop Nazi islamisme. »
Le président du parti, Søren Pape Poulsen, ainsi que le candidat au parlement d’Aarhus, Naser Khader, pensent qu’il existe de grandes similitudes entre l’islamisme et le nazisme. Voilà pourquoi ils n’hésitent plus à employer l’expression « Nazislamisme ».

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Taubira prépare une action de groupe contre le racisme et l’antisémitisme

Taubira prépare une action de groupe contre le racisme et l’antisémitisme

Quand Christiane Taubira donne dans les amalgames…

19/01/2015 – BFMTV – Citant les récents exemples de profanation à Sarre-Union (il apparaît que le profanateur est un antifa) et Tracy ainsi que le racisme de supporters anglais dans le métro parisien, la ministre de la Justice a annoncé mercredi à l’Assemblée nationale des nouvelles mesures pour lutter contre le racisme et antisémitisme décrétés grande cause nationale. “Nous allons préparer un projet d’action de groupe qui permettra à ces victimes d’agir ensemble”, a notamment expliqué la Garde des Sceaux.

Tags antisémites de voitures dans le 16ème : les auteurs sont un couple juif

La LDJ supprime sa page sur les dégradations antisémites de voitures dans le 16ème. Les auteurs sont un couple juif voulant changer d’HLM !

11/02/2015 (modifié le 11/02/2015 à 16h00) – PARIS (NOVOpress) – Les fausses agressions ou dégradations de lieux de cultes commises par les fidèles eux-mêmes ne sont pas réservées aux seuls musulmans. Des tags antisémites réalisés sur des véhicules à Paris a fait pendant quelques jours la une de l’actualité, et fait couler beaucoup d’encre.

Las…! La police a découvert hier que les auteurs sont un couple juif voulant changer de HLM… Le couple avait déjà porté plainte plusieurs fois pour des inscriptions antisémites : l’analyse de l’écriture a montré qu’elles étaient des mêmes mains.

L’empressement avec lequel les médias se sont emparés de ce fait divers (alors que de vrais actes antisémites sont commis régulièrement sur le territoire français, libanisation du pays oblige) et le silence persistant qui entoure les profanations presque quotidiennes de lieux de culte chrétiens est emblématique du deux poids-deux mesures que subissent chaque jour de plus en plus de Français.

Le nouvel antisémitisme – par Vincent Revel

Le nouvel antisémitisme - par Vincent Revel

13/12/2014 – PARIS (NOVOpress)
Souvenez-vous, en mai 2006, la France était déjà confrontée à une nouvelle forme de racisme importée par son immigration et renforcée par l’échec de son intégration. Une trentaine de « suprémacistes » noirs avaient débarqué rue des Rosiers à Paris en proférant des menaces antisémites. Cette descente musclée, dans un quartier peuplé par de nombreux juifs, avait été organisée par la Tribu Ka, glorifiant la race noire. Minoritaire dans leur communauté, ces racistes noirs nous avaient démontré que la société multiculturelle pouvait parfois connaitre de sérieux dérapages. 32% des parents juifs qui ont choisi d’inscrire leurs enfants dans une école privée juive avouent l’avoir fait pour les préserver de l’antisémitisme. La communauté juive de France se replie de plus en plus sur elle-même, non par volonté de se différencier mais dans le seul but de se protéger. Denis Jeambar, dans un éditorial de l’Express écrit en 2004, nous demandait « d’ouvrir les yeux ». L’antisémitisme dépasse sans commune mesure « le racisme antimaghrébin » et « l’essentiel de ces exactions antisémites sont perpétrées par des jeunes issus de l’immigration arabo-musulmane, les militants d’extrême droite n’en étant, désormais, que marginalement responsables. »

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Le Système en pleine hystérie dieudonnesque, et son contexte

Le Système en pleine hystérie dieudonnesque, et son contexte

12/01/2014 – 10h30
PARIS (NOVOpress/Kiosque Courtois) –
On ne peut faire qu’un résumé incomplet de la saga Dieudonné. Un seul article n’y suffirait pas.

A bien des égards, l’état de transes dans lequel est plongé le Système rappelle l’entre-deux tours de la présidentielle de 2002, marquée par l’accession de Jean-Marie Le Pen au second tour. L’élimination de Lionel Jospin et l’application de la dure « discipline républicaine » qui forçait la « gauche plurielle » à appeler à voter pour l’« escroc Chirac » (sic) contre le « facho Le Pen » (resic) constituèrent pour cette dernière un indicible traumatisme. A l’époque, la mise en résonance hystérique de l’opinion publique avait été un jeu d’enfant. Le redoutable savoir-faire de l’ensemble de la classe politico-médiatique en la matière était en effet grandement aidé par le fait que l’Internet jouait un rôle très marginal dans une réinfosphère quasiment inexistante. Le nombre cumulé de lecteurs de Rivarol, Minute, National Hebdo et autre Présent ne dépassait pas quelques dizaines de milliers. Avec l’Internet et l’irruption d’une très puissante réinfosphère — que l’on songe par exemple à FdeSouche, l’un des principaux blogs politiques francophones avec plus de 100.000 visiteurs uniques par jour, ou à Novopress — la donne a totalement changé. On ne trompe pas le bon peuple aussi facilement qu’il y a treize ans, et les internautes ne sont pas dupes, qui rejettent massivement l’interdiction des spectacles de Dieudonné.

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Suite à une déclaration contre Pierre Moscovici, Jean-Luc Mélenchon est accusé d’être antisémite

Suite à une déclaration contre Pierre Moscovici, Jean-Luc Mélenchon est accusé d'être antisémite

23/03/2013 – 23h20
BORDEAUX (NOVOpress) – Il aura fallu une simple phrase prononcée lors du congrès du Parti de gauche (PG) à Bordeaux pour déclencher une polémique qui risque de mettre à mal la déjà très faible union entre mélenchonistes et socialistes.

En effet, l’excessif coprésident du PG, Jean-Luc Mélenchon, a eu cette formule choc : Pierre Moscovici, le ministre PS de l’Economie a le “comportement de quelqu’un qui ne pense pas français mais qui pense finance internationale”.

Aussitôt, les réseaux sociaux, principalement Twitter, ont amplifié la polémique. Journalistes, cadres et militants du PS  hurlant à l’antisémitisme et s’offusquant de la violence de Mélenchon et du PG. Assez ironique lorsque l’on songe que cette même violence était tolérée voire encouragée contre tout ce qui était patriote ou identitaire…

Crédit photo : Marie-Lan Nguyen via Wikipédia (cc)

“Grillo plus dangereux que les fascistes” : le président de la communauté juive de Rome recommande de fuir en Israël

"Grillo plus dangereux que les fascistes" : le président de la communauté juive de Rome recommande de fuir en Israël

23/03/2013 – 16h30
ROME (NOVOpress) – Riccardo Pacifici (ci-dessus), président de la communauté juive de Rome, a l’habitude de crier au loup. L’année dernière, il dénonçait en priorité le mouvement CasaPound, qui, à l’en croire, constituait « un danger non seulement à Rome mais dans toute l’Italie et même en Europe ».

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Bordeaux : La Licra veut interdire le spectacle de Dieudonné

Bordeaux : La Licra veut interdire le spectacle de Dieudonné

23/02/2013 – 12h00
BORDEAUX (NOVOpress via Infos Bordeaux) –
Nouvellement élue, la présidente locale de Licra, Clothilde Chapuis, souhaite faire parler d’elle. Dans un communiqué de presse, celle-ci demande à la ville de Bordeaux, ainsi qu’à la préfecture « d’interdire le spectacle de Dieudonné à la patinoire de Mériadeck compte tenu de son antisémitisme revendiqué », spectacle qui se tiendra le 4 avril prochain.

Pour cette association, dont l’influence est inversement proportionnelle au nombre de ses adhérents, « l’annonce de ce spectacle constitue en elle-même un trouble à l’ordre public. La Licra demande donc au Maire de Bordeaux ainsi qu’au Préfet, en vertu de leurs pouvoirs de police, de faire cesser ce trouble, en interdisant purement et simplement la tenue de cette représentation ».

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Campagne #SiJetaisNazi sur Twitter : de « l’humour » musulman ?

Campagne #SiJetaisNazi sur Twitter : de « l’humour » musulman ?

09/01/2013 – 19h00
PARIS (NOVOpress) –
Depuis plusieurs semaines, des messages antisémites déferlent sur le réseau social Twitter. Un internaute, baptisé Sipak, aurait donné le coup d’envoi en proposant notamment de « trancher la gorge avec [son] glaive à une demi-douzaine de juifs pendant le ramadan ». Notre confrère du Parisien l’a contacté hier. L’intéressé, qui se présente de « confession musulmane », assure vouloir faire de « l’humour noir » via cette campagne.

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(Villeurbanne) Affrontements communautaires : des dignitaires musulmans dénoncent les inégalités de traitement

(Villeurbanne) Affrontements communautaires : des dignitaires musulmans dénoncent les inégalités de traitement

12/06/2012 — 18h30
VILLEURBANNE (NOVOpress Lyon) —
Plusieurs dignitaires de la communauté musulmane ont diffusé hier un communiqué intitulé “Suite aux deux agressions de Villeurbanne : Préservons le vivre-ensemble”. Dans celui-ci, ils dénoncent la différence de traitement médiatique entre 2 agressions récentes à Villeurbanne :

Le 2 juin 2012, trois juifs villeurbannais portant des kipas ont été agressés par un groupe de jeunes qui, depuis, s’est rendu à la police et a été mis en examen pour certains. Cet acte odieux, largement médiatisé a été unanimement et spontanément condamné par la classe politique, la société civile et les religieux, dont les musulmans.

Le 5 juin 2012, un jeune de 14 ans s’est fait violemment agressé dans la rue à Villeurbanne parce qu’il était musulman. Mis à part quelques coupures de presse parues dans la presse locale, cet acte inadmissible est passé sous silence.

Si nous approuvons et nous nous réjouissons de la réaction rapide des médias et de la classe politique suite à la première agression que nous condamnons encore une fois avec la plus grande énergie, nous déplorons vivement que la seconde n’ait pas bénéficié d’une couverture médiatique suffisante et que les politiques n’aient pas trouvé judicieux de condamner cet acte inadmissible.

Il nous apparaît insupportable qu’il puisse exister une inégalité de traitement dans ces deux événements. Il ne saurait y avoir de hiérarchisation quand on est agressé parce qu’on est juif, chrétien ou musulman. L’humanité ne se divise pas. La défense des valeurs de la République est à ce prix.

Ce comportement regrettable, qu’il soit le résultat d’une maladresse ou intentionnel, ne fait que renforcer chez les citoyens français de confession musulmane le sentiment d’injustice dans le traitement médiatique et politique de certains événements condamnables.

Si nous voulons construire le vivre-ensemble, jeter des ponts entre nos différentes communautés, créer des espaces d’échange et de rencontre, renforcer la dimension d’entre-connaissance et apaiser les relations entre les composantes de la nation, les médias, les politiques et les religieux doivent veiller à respecter scrupuleusement l’égalité de traitement, l’impartialité, le respect et la justice auxquels toutes les communautés ont légitimement droit. C’est le vœu que font les signataires de la présente déclaration.

Villeurbanne, le samedi 9 juin

Initiative citoyenne des musulmans de France – Initiativecmf@gmail.com

Signataires : Kamel KABTANE (Grande Mosquée de Lyon), Azzedine GACI (Mosquée « Othmane » de Villeurbanne), Laid BENDIDI (Mosquée Saint-Fons), Fawzi HAMDI (Mosquée de Vaulx-en-Velin), Ahmed BITTAR (Mosquée de Décines), Walid NAASS (Mosquée de Vénissieux), Mohamed BENNAJI (Mosquée de Meyzieu), Djamel OURAK (Mosquée de Lyon 3), Farouk KORICHI (Mosquée de Lyon 7), Hafid SEKHRI (Mosquée de Lyon 9), Ahmed BELHAY (Mosquée d’Oullins), Kada KICHAOUI ( Mosquée ETawba Vénissieux), Brahim CHARNI (Mosquée de Bron), Mohamed MILOUDI (Mosquée de Saint-Priest), Madhi EMBAREK (Mosquée de Valence), Lotfi MAKHLOUF (CIMG Grenoble), Ahmed HAMLAOUI (Mosquée de Villefontaine), Nordine MESSILI (Mosquée de Chambon-le-Feugerolles), Abdelwahab BAKLI (Association Action Espoir de Saint-Etienne), Rachid DJELLAB (Mosquée d’Annecy), Azzedine MAKHLOUF (Mosquée d’Annonay), Boualam AZAHOUM (Association El Ghorba – Lyon), Jihade BELAMRI (chef d’entreprise), Linda BELAIDI (dirigeante de société), Farid KHELIFFI (Enfants de la patrie), Filali OSMAN (professeur des universités) et Chana BENAISSA (CRCM Rhône-Alpes).

Agression à Villeurbanne: résultat du communautarisme intensif qui s’est emparé de la ville

Agression à Villeurbanne: résultat du communautarisme intensif qui s’est emparé de la ville

07/06/201 — 18h00
VILLEURBANNE (NOVOpress Lyon) —
Samedi dernier, trois Juifs ont été agressés selon les témoins, par une dizaine de personnes d’origine maghrébine armées de marteaux et de barres de fer à Villeurbanne.Ce fait divers surmédiatisé rappelle étrangement l’affaire Mérah. Une série de réactions des dirigeants politiques nationaux et locaux s’en est suivie pour dénoncer ces actes antisémites et récupérer l’affaire électoralement en cette période de campagne législative.

Ce type d’agression est néanmoins à replacer dans le contexte démographique et sociologique de la ville de Villeurbanne. Cette cité de la banlieue lyonnaise a une population hétérogène, avec plusieurs communautés présentes dans la ville. D’un coté, la communauté juive de Villeurbanne est assez implantée, comme en témoigne le nombre de synagogues, d’écoles juives et de magasins casher. La communauté musulmane est également fortement présente à Villeurbanne, avec la mosquée Othmane, les diverses salles de prière et les magasins et restaurants Hallal. D’autres communautés s’implantent progressivement, telles que les communautés africaines et arméniennes. La ville connaît l’immigration depuis les années 1970, elle en paye aujourd’hui le prix.

Le Maire PS de Villeurbanne, Jean-Paul Bret, parle du bienfait de la diversité culturelle et religieuse de sa ville. Or, bien qu’il présente celle-ci comme un atout pour la ville, il reconnaît le risque de transposition du conflit israélo-palestinien à Villeurbanne. Il souligne ainsi implicitement l’influence et la force des communautés sur son territoire.

Crédit photo : Vincent Ruf/Wikipédia sous licence CC

Plan national d’action contre le racisme et l’antisémitisme : un totalitarisme poisseux

Plan national d'action contre le racisme et l'antisémitisme : un totalitarisme poisseux

[box] Article reproduit avec l’aimable autorisation de la Fondation Polémia. [/box]

[box class=”info”] Les tueries (islamistes) de Toulouse et Montauban ont débouché sur un festival de bobards et d’intoxication « antiraciste », dans l’esprit de ce qui s’était passé à la suite des attentats contre la synagogue de la rue Copernic et de la rue des Rosiers : un phénomène sans surprise, quelques jours après la publication par le gouvernement de son plan d’action contre le racisme et l’antisémitisme pour les années 2012-2014.
Pierre Milloz analyse ce plan pour Polémia. [/box]

Le gouvernement vient de publier son Plan d’action contre le racisme et l’antisémitisme pour les années 2012-2014.

Comme on pouvait s’y attendre, il expose l’idéologie dominante, celle dans laquelle baignent les médias de l’oligarchie, celle des gouvernements et de la plupart des partis politiques.

Limiter la liberté d’expression au nom de l’antiracisme

Alors que l’opinion publique conteste de plus en plus la passivité des gouvernements face à un courant migratoire qui menace de submerger la nation, le Plan a pour objet de combattre cette contestation en invoquant les principes universalistes et en la qualifiant de « raciste ». Pour autant, il prétend en l’espèce n’avoir nulle intention de limiter la liberté d’expression. Il fait seulement valoir que celle-ci n’est garantie par la loi de 1881 que dans le respect de l’ordre public. Or, dit-il (page 9), l’extériorisation du racisme est attentatoire à l’ordre public, donc la liberté d’expression n’est pas menacée. (Il suffisait d’y penser.) Merci Orwell !

Orienter la répression vers la population majoritaire

Le Plan porte donc évidemment un jugement extrêmement favorable sur cette immigration : « L’apport des populations étrangères a constitué une chance pour la France », dit-il (p. 91), et, comme dans tous les régimes totalitaires à pensée unique, il entend en persuader les enfants : « Les programmes d’histoire doivent permettre aux enfants de le comprendre. » Cette chance pour la France se manifeste de diverses manières.

D’abord, les immigrés ne sont pas racistes (ce qui implicitement oriente la répression vers ce que le Plan appelle la population majoritaire – 76% du total) : « Il faut noter l’émergence récente de quelques cas de racisme dirigés contre des Blancs, mais cela reste pour l’instant relativement rare » (p. 53). Apparemment le ministre de l’Intérieur n’a pas eu connaissance de cet incident que son collègue chargé de l’immigration dénonçait en mars 2011 : « Quand, après le match de football Algérie-Egypte où la France n’est même pas concernée, 20.000 jeunes Marseillais, étrangers, français d’origine étrangère vont sur la Canebière brûler les drapeaux français, n’est-ce pas l’indice d’une difficulté ? » Mais le ministre de l’Intérieur est pardonnable, tant il est vrai que cet incident est passé relativement inaperçu, les médias n’ayant pas jugé bon de s’appesantir sur lui. Mais rien n’interdit d’imaginer le retentissement qu’aurait eu un incident au cours duquel 20.000 jeunes Français, d’origine française, seraient allés sur les Champs-Elysées brûler les drapeaux algériens…

Promouvoir la diversité à l’école : une démarche totalitaire ?

Echappant donc au reproche éventuel de racisme, les immigrés confirment qu’ils sont une chance culturelle pour la France. Cet atout offert à notre pays résulte aussi de leur effort incessant et inlassable pour la France : « les artistes, les écrivains, mais aussi les citoyens venus d’ailleurs ne cessent d’enrichir le patrimoine culturel de la France » (p. 99). N’est-il pas indiqué dès lors que l’on se tourne à nouveau vers les enfants pour les en persuader et seuls les esprits pervers feront à nouveau le rapprochement avec la propagande des régimes totalitaires dans les établissements scolaires : « la diversité à l’école » figure au programme national de pilotage qui « permettra de mieux prendre en compte la diversité » (p. 28).

Aider les étrangers même en situation irrégulière

En conséquence, les immigrés doivent être accueillis et aidés et, indépendamment des mesures nationales en leur faveur, on peut noter que le Plan rappelle (p. 85) que les étrangers même en situation irrégulière ont un droit à l’hébergement, qu’apparemment ils peuvent faire valoir en saisissant une commission de médiation (mais dans ce cas on distingue mal les conséquences sur leur présence en France. Peut-être l’obtention d’un hébergement vaut-elle titre de séjour ?).

La « diversité » contre l’assimilation

Les notations qui précèdent ont présenté l’attitude générale de bienveillance du ministre de l’Intérieur dans ce Plan. Cette attitude conduit à un paradoxe évident : d’une part, conformément à la doctrine officielle, le document insiste sur l’unicité du peuple français et le refus des communautés intermédiaires et, d’autre part, ne préconisant pas l’assimilation des étrangers, il entend « promouvoir la diversité ». Et de fait la défense et la promotion des diversités au sein de la nation française forment le leitmotiv du Plan, en réponse aux contempteurs de celles-ci, accusés de racisme.

Les caractéristiques de la population autochtone n’intéressent personne

En contrepoint on ne trouvera pas dans tout le document les mots : traditions françaises, population française, ethnie française, Français d’origine ou de souche. Bien sûr, on peut objecter que là n’est pas le sujet du Plan : pourtant, puisqu’il s’agit de populations étrangères dont il faut protéger les caractéristiques, ne serait-il pas normal que le document se préoccupât en même temps des caractéristiques des populations autochtones, celles qui reçoivent ? Il n’en fait rien, bien sûr.

Le défenseur des droits : des pouvoirs accrus par rapport à la HALDE

Telle est la tonalité du Plan. Si on en vient maintenant aux mesures, on notera que le document fait un rappel de toutes les décisions déjà prises dans le passé et propose pour les trois années à venir diverses mesures nouvelles dont la principale est la nomination d’un défenseur des droits. Ce haut fonctionnaire aura la charge d’ensemble du dossier et sera donc appelé, d’une part, à revigorer certaines des mesures existantes et, d’autre part, à mettre en œuvre quelques autres, qui intéressent surtout les domaines de l’interdiction et de la répression, sujets auxquels on va venir maintenant.

En la matière, les pouvoirs publics s’autorisent toutes sortes de facilités et d’approximations, dont la description suscitera nombre d’observations critiques.

La Constitution en son article 1 est invoquée à l’appui de l’idée selon laquelle les habitants du territoire français ne peuvent faire l’objet que d’un traitement uniforme. C’est à tort : il est exact que la Constitution « assure l’égalité devant la loi sans distinction d’origine, de race ou de religion », mais elle réserve cette prescription aux seuls citoyens, c’est-à-dire aux nationaux, et, contrairement à ce que prétend abusivement le Plan (p. 7), elle n’interdit nullement un traitement différencié des étrangers. Elle l’autorise même par sa rédaction.

Les pouvoirs exorbitants et liberticides du… défenseur des droits

Des pouvoirs exorbitants sont conférés à une nouvelle institution : le défenseur des droits. Ce haut fonctionnaire peut procéder à des vérifications sur place (le document ne prononce pas le mot de perquisition…) et à des visites inopinées, sous le contrôle du juge des libertés, il est vrai (p. 32). Il a le pouvoir d’enjoindre à une administration ou à « l’organisme en cause » (sa compétence s’étend donc au-delà de la sphère publique, tout comme celle d’un service de police) de réformer une décision (mais aucun service de police ne dispose d’un tel pouvoir !) (p. 33).

Si le cas dont le défenseur des droits saisit « l’organisme en cause » est de nature à justifier des poursuites disciplinaires et si celles-ci ne sont pas engagées, ledit organisme doit justifier son abstention auprès du défenseur. Là encore on rencontre une disposition extraordinaire qui limite de fait la liberté d’une autorité privée d’exercer ou de ne pas exercer son pouvoir disciplinaire (p. 33).

Une nouvelle dialectique de la preuve : à l’innocent de prouver qu’il l’est !

D’autres règles juridiques habituelles sont « adaptées » à la matière. Sauf en matière pénale, lorsque des faits laissent supposer qu’un acte discriminatoire (et pas seulement de nature raciste) a été commis, l’autorité qui s’en inquiète n’a pas à faire la preuve de l’infraction : c’est au suspect qu’il appartient de prouver son innocence ! Le Plan qualifie pudiquement cette innovation de « nouvelle dialectique de la preuve » (p. 8) !!!

La répression de ce genre de délit mérite une attention toute spéciale. Elle doit s’exercer dans la presse, les films, les objets et insignes. Les préfets doivent renforcer leur collaboration avec les « associations engagées », avec les directeurs d’école (« pour prévenir et sanctionner dans les établissements et leurs abords »). Des magistrats « référents » en la matière sont institués au sein du parquet, comme une centaine de « référents sûreté » sont formés au sein de la police et de la gendarmerie.

Favoriser la dénonciation : « La République récompense les dénonciateurs » (1793)

Le Plan, en effet, regrette la « difficulté récurrente de faire émerger des plaintes » et en conséquence il consacre un paragraphe entier (4.2.2) à « Favoriser l’émergence des plaintes ». Dans cet esprit, des conventions ont été passées (on n’en connaît pas le coût) avec des associations comme la LICRA et SOS-Racisme dont le rôle est notamment de « contribuer à la dénonciation des faits les plus graves ». Par ailleurs, « des cellules de veille ont été mises en place destinées à trouver les moyens de permettre aux victimes de discrimination de porter plainte ». Autrement dit, la dénonciation devient l’un des moteurs de la répression et l’appel aux associations engagées et à la délation pourrait ouvrir une période la plus sombre de notre histoire.

LICRA, SOS-Racisme : un soutien financier justifié !

De façon générale, la contribution des associations « justifie », selon le Plan, « le soutien financier qui leur est apporté par l’Etat et les collectivités territoriales ». Le contribuable, toujours inquiet, aimerait connaître le coût de ce soutien, et il est d’autant plus inquiet que le Plan parle du « foisonnement des initiatives associatives »… (p. 36). Mais on ne le lui dira point.

Il s’inquiétera aussi, mais cette fois en tant que citoyen, de voir ces associations, de droit purement privé, chargées de mission de service public qu’à première vue on verrait plutôt assurées par l’administration. Il n’est pas normal, par exemple, que la LICRA soit chargée de contribuer à la formation des gendarmes et des policiers (!) (p. 38) ou qu’un établissement public comme l’ACSE (Agence pour la cohésion sociale et l’égalité des chances) « soutienne les services juridiques des associations LICRA, SOS-Racisme, MRAP, LDH » (p. 35) dont le plan donne une liste impressionnante des activités, y incluse la « capitalisation » (?).

La lutte dite « antiraciste » n’a pas à souffrir des restrictions budgétaires

La lutte dite antiraciste n’a pas à souffrir des restrictions budgétaires. Y participent, pour le seul échelon central, sept comités, un haut conseil, un défenseur des droits, deux délégués interministériels, un délégué ministériel, un secrétariat général, une agence, deux offices et quatre observatoires. Cette énumération à la Prévert pourrait passer pour bouffonne. Pourtant elle ne fait que récapituler l’effort du gouvernement pour résoudre ce qu’il semble considérer comme le problème majeur de la France dans la compétition internationale actuelle : dans un tel cas, pour lui l’argent ne compte pas.

Il faut ajouter à l’énumération ci-dessus un nombre indéterminé d’observatoires régionaux de la jeunesse et des sports et les COPEC. Les COPEC sont des commissions départementales pour la promotion de l’égalité des chances et la citoyenneté. Elles bénéficient de soins particuliers puisqu’elles ont non pas un mais trois présidents : le préfet, l’inspecteur d’académie et le procureur. Dans chaque département elles coordonnent l’action de la lutte antiraciste. Il convient aussi de mentionner que l’un des offices cités plus haut dispose de 29 directions territoriales et de 12 délégations (p. 25).

Les statistiques sur le racisme mobilisent 800 policiers

Enfin, il n’est pas possible de passer sous silence l’effort financier qu’a consenti l’administration de la police pour avoir une connaissance statistique précise des discriminations. Il est apparu en effet que dans de nombreuses affaires pénales le motif raciste pouvait exister et n’avoir pas été pris en compte. Aussi a-t-il paru nécessaire de reprendre toutes ces procédures une à une par un traitement manuel, pour mieux qualifier les faits : à cette tâche, ce sont « environ 800 fonctionnaires de police qui ont été formés dans les services statistiques de terrain » (p. 40). Il y aura comme toujours (mais comment l’éviter ?) des malveillants pour avancer que tous ces policiers auraient mieux été utilisés pour le maintien de l’ordre dans certaines banlieues.

Toutes ces notations auront à plusieurs reprises inquiété le lecteur, curieux de connaître le coût de toutes les opérations dont le présent compte rendu n’évoque que les parties les plus caractéristiques. Sa curiosité malheureusement ne sera pas satisfaite car, arrivé à la dernière page du Plan, il apprend – hélas ! – que « l’Etat ne dispose pas des outils lui permettant d’évaluer l’ampleur de son engagement financier dans la lutte contre le racisme et l’antisémitisme ».

Une vision totalitaire

C’est là une constatation extrêmement regrettable dans les circonstances actuelles. Pourtant, l’impression générale qu’on tire de la lecture du document conduit à une conclusion encore plus regrettable : celle qu’on a affaire à une vision totalitaire : une vision où la surveillance de la population par une multitude d’organes et l’érection de la délation comme un moyen de gouvernement sont caractéristiques d’un totalitarisme poisseux.

Pierre Milloz

 

L’intégralité du Plan en PDF cliquer ici
et
http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_la_une/toute_l_actualite/ministere/plan-national-d-action-contre-racisme

Voir aussi les articles de Polémia :

« Le cosmopolitisme ou la France » de Pierre Milloz
Silence ! En France on étouffe les libertés (édito 02/2012)
Evolution des libertés en France : Cent restrictions en quarante ans (reprise de l’article paru le 01/12/07)
Rompre avec l’antiracisme, « communisme du XXIe siècle

[box class=”info”] Source : Polémia – 28/03/2012[/box]

Image : placard du Plan