Antiracisme et antifascisme comme prétextes, par Jean-Gilles Malliarakis

Dérivatifs presque aussi mondialement répandus que la pandémie du coronavirus, les manifestations mais aussi les violences et pillages de ces derniers jours, laissent évidemment perplexes. Partout dans le monde on nous somme de rendre hommage à George Floyd, cet honnête délinquant victime aux États-Unis d’une brutalité policière, certes assez choquante.

Et en France, par un effet de mimétisme inexplicable, on déterre une affaire présentée comme analogue remontant à plusieurs années, et des militants se rassemblent par milliers pour dénoncer un « racisme dans la police » amenant le ministre de l’Intérieur à s’aligner et à ordonner qu’on fasse de ce problème une priorité.

Sans doute les excès du confinement ont-ils contribué préparer une partie de la population à cette divagation unilatérale conduisant surtout au racisme anti-flic.

Or, dans la vague nouvelle de délires d’experts votre chroniqueur serait assez disposé à accorder une palme à un entretien avec Mme Naomi Klein militante écologiste et anticapitaliste canadienne de renommée mondiale publié par Le Monde ce 7 juin[1].

De son monceau de fadaises et pétitions de principes péremptoires pieusement recueillies on peut extraire cet aveu involontaire, fièrement résumé dans la phrase suivante : « Tous ces combats dans lesquels nous sommes engagés, que ce soit le combat contre les violences policières, contre le dérèglement climatique ou pour une économie juste, sont liés. »

Paradoxalement, oui, ces combats sont liés : par un même mensonge, par une même manipulation.

Quel autre rapport en effet, sinon celui d’une manipulation identique des prétextes au rassemblement des utiles idiots.

Car rien de tout cela ne doit être considéré comme vraiment nouveau.

C’est par exemple en 1935 que le Komintern adopta sous la conduite de Dimitrov l’étiquette antifasciste. Jusque-là l’Union soviétique avait fait fort bon ménage avec le gouvernement qui dirigeait l’Italie depuis 1922, ses principaux adversaires désignés étant l’Empire britannique et, secondairement la France. Au cours de la guerre d’Espagne certes Staline encadrera les fameuses Brigades internationales sous prétexte de soutenir le gouvernement républicain, mais il se révéla très vite que leurs cibles principales étaient les trotskistes et autres anarchistes. De même en 1939, il s’allia avec Hitler qui « traîtreusement » se retourna contre lui en 1941, etc.

Mais pour la terre entière la vaillante URSS était devenue le parangon de la lutte contre le fascisme.

De même pour le « racisme » dont on nous assure désormais qu’il caractériserait la société française. Pas assez accueillante nous dit-on.

La société soviétique d’hier et la société chinoise d’aujourd’hui, alors que les communistes du monde entier répercutaient les slogans « antiracistes » à sens unique, n’ont jamais accueilli les vagues de migrants qui frappent aux portes de l’Europe. On se demande pourquoi.

Face à la folie et au mensonge, une seule réponse : raison garder.

Face à l’islamo-terrorisme et à l’invasion, en revanche, la vigilance et la lutte s’imposent, sans concession.

[1] cf. Entretien avec Naomi Klein : »Seule une réponse très audacieuse à la crise nous mènera quelque part »

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Genou à terre : soumission et masochisme

Le genou à terre, qui se voulait un hommage aux victimes du racisme, s’est vite transformé en symbole de la soumission à l’idéologie antiraciste. On a même vu un policier blanc, ayant sans doute peur de ne pas en faire assez, se mettre à plat ventre comme cela se faisait dans certaines cours orientales de potentats se prenant pour des dieux.

L’antiracisme est une religion

L’antiracisme est bien une religion, un nouveau monothéisme exigeant la soumission totale et la repentance permanent et absolue.

On dit que le phénomène est mondial, c’est faux. Ni les Russes, ni les Iraniens, ni les Arabes, ni les Chinois, ni les Indiens ne mettent genou à terre. La soumission-humiliation est réservée aux Blancs. Cela étant, le phénomène est d’une certaine ampleur dans ce qui, autrefois, était fier d’être l’Occident. Il est vrai aussi qu’il n’y a pas que des Noirs qui se victimisent. Il y a énormément de jeunes Blancs qui se sentent solidaires et demandent en fait pardon au nom de leur race… qui pourtant n’existe pas ! Le raciste est par définition un sadique, mais l antiraciste est parfois un maso qui s’ignore. L’antiracisme a réinventé les races, c’est l’un de ses paradoxes. On est face à une mobilisation surdimensionnée par les médias mais réelle, gauchiste et générationnelle. Peu de vieux Blancs mettent le genou à terre.

On pense aux manifestations monstres contre la guerre au Vietnam. Mais, derrière le pacifisme de la jeunesse aux colliers de fleurs, il y a eu l’abandon de populations entières à l’oppression, voire au génocide (cas du Cambodge) du marxisme asiatique.

L’antiracisme est une idéologie politique dominante et obligatoire, relayée depuis des décennies par l’Education nationale et les médias. En France, contrairement aux USA, personne ne peut se dire raciste puisque, chez nous ce n’est pas une opinion, mais un délit. Depuis des semaines maintenant, nos journalistes moralisateurs s’en donnent à cœur joie comme jamais, pour imposer en continu aux téléspectateurs culpabilisés leur vision du monde. C’est un monde métissé où il faut, pour l’imposer, arracher les racines historiques des peuples blancs fondateurs de civilisations admirables et même incomparables. La victimisation des populations issues de la colonisation ou de l’immigration est une arme de destruction massive au service d’une idéologie qui déteste tout ce qui a fait notre identité traditionnelle.

Même se taire est un délit !

Outre-Atlantique, c’est la mémoire de l’esclavage et de la ségrégation qui servent à saper un état jugé suprémaciste blanc, depuis surtout l’élection de Trump.

Ce mouvement émotionnel et instrumentalisé peut-il déboucher sur des bouleversements politiques ?

Aux USA l’objectif est simple : battre Trump. En France, c’est plus subtil, c’est interdire toute contestation du discours antiraciste et victimaire. Ainsi, qui oserait dire à la télévision depuis ces derniers jours que notre police est devenue plus raciste qu’avant parce qu’elle est objectivement confrontée depuis des décennies a des populations de plus en plus racialisées, en particulier par le rap dont les pires dérives raciales restent impunies, et qui expriment leur haine de l’Etat français en s’attaquant aux policiers.

L’antiracisme ne supporte pas la liberté d’expression puisque ne pas penser comme lui est un délit. Le dire est quasi impossible mais il y a plus : aujourd’hui, même le silence est jugé suspect car complice du racisme. Il y a une loi médiatique des suspects, car qui ne dit mot en fait s’oppose. Qui ne dit mot refuse de mettre un genou à terre, qui ne dit mot est un raciste.

La diabolisation à des beaux jours devant elle.

Pierre Boisguilbert

Texte repris du site Polémia

Rokhaya Diallo : « Le coronavirus révèle un autre virus : le privilège blanc »

Pendant la crise, le business victimaire de Rokhaya Diallo reste ouvert ! Rokhaya Diallo a encore frappé. Dans une tribune destinée à TRT World, média d’État turc pro-Erdogan, elle déclare solennellement : « Le coronavirus révèle un autre virus : le privilège blanc. »

Avant d’aller plus loin et d’analyser ce qui fonde cette déclaration tonitruante, rappelons quelques hauts faits antiracistes de Dame Diallo.

Racistes un jour, racistes toujours

Personnalité médiatique proche du Parti des Indigènes de la République d’Houria Bouteldja, Rokhaya Diallo lutte contre le racisme. De quelle manière ? En justifiant les réunions ou festivals non mixtes, c’est-à-dire sans Blancs : « Les réunions afroféministes non mixtes n’ont en aucun cas vocation à proposer un projet de société ségrégationniste définitif puisqu’elles s’inscrivent dans la temporalité d’un événement ponctuel. Elles offrent à leurs participantes une échappatoire, une zone de respiration dans une société oppressive », écrit-elle sur le site Slate.fr le 2 juin 2017. Bon. Et lorsque certains lui font remarquer que sa conception de l’antiracisme ressemble furieusement à celle du racisme, Madame Diallo retourne l’argument en citant une spécialiste de la mouvance décoloniale et anti-raciste à la mode des indigénistes, Françoise Vergès : « Ce n’est pas la non-mixité qui dérange, c’est qu’elle soit pratiquée par des femmes noires. » Racistes un jour, racistes toujours, tels sont les Blancs de ce pays qui pratique un « racisme d’État », selon elle.

Passons rapidement sur ce racisme d’État attesté par le CAP de coiffure qui « ne sanctionne que les compétences relatives aux cheveux lisses, [et] n’inclut pas d’apprentissage obligatoire relatif aux cheveux frisés ou crépus », ainsi que par le pansement médical blanc, trop blanc aux yeux de Rokhaya Diallo, et arrivons donc à cette nouvelle démonstration de la réalité des « privilèges blancs » que la crise sanitaire que nous traversons met en évidence…

Le coup du passeport

« Les personnes bénéficiant d’un passeport privilégié découvrent ce que l’on ressent lorsqu’on est limité dans sa liberté de circulation » écrit Madame Diallo qui ne laisse d’abord que sous-entendre ce qu’est un « passeport privilégié » ; mais qui très rapidement nous éclaire : il s’agit du passeport des Européens qui n’ont « jamais eu à se soucier de ce que l’on ressent lorsqu’on n’a pas accès à un pays en raison de son pays d’origine. »

Le Sénégal arrêtant le trafic aérien des avions en provenance de la France, de l’Italie ou de l’Espagne, les pays européens comprennent maintenant ce qu’ils font subir à tous ceux auxquels ils refusent ou rendent difficile leur accès, écrit Rokhaya Diallo à qui il a fallu « un certain temps pour digérer la réalité actuelle inversée » mais qui sort réjouie de cette indigestion momentanée. Nous voyagions aisément partout avec notre passeport français, alors que les immigrés aux peaux plus colorées avaient les plus grandes difficultés ! Voilà l’Occident puni par là où il a péché.

Confondant voyages touristiques, d’affaires ou ethnologiques, et migration de masse, elle n’hésite pas à comparer l’Occidental « considéré comme un expatrié libre et aventureux et admiré pour sa curiosité à l’égard du monde » et le « migrant » considéré, lui, comme un « fardeau » par ceux qui ne l’ont pas invité. Il semblerait bien que, pour Rokhaya Diallo, les millions de migrants qui tentent l’aventure sur le continent européen ne soient que de curieux anthropologues ayant décidé de s’intéresser d’un peu plus près à ces peuplades lointaines et occidentales. « Tristes Portiques », écrira sûrement l’un d’eux après avoir été repoussé au seuil de ces contrées sauvages et racistes.

Pour lire la suite, c’est ici !

Éric Zemmour : « Aissa Maiga et les décoloniaux sont de vrais racistes »

04/03/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Éric Zemmour est revenu sur la 45e cérémonie des César. Sur CNews, l’écrivain et essayiste n’a pas manqué de tacler l’actrice Aïssa Maïga qui s’est illustrée durant la soirée de remise de prix, avec un discours sur le racisme et la discrimination dans le monde du cinéma français…

Découvrez la 1ère partie de l’émission « Face à l’info » du 2 mars 2020.


À l’université française, un communautarisme religieux, racial et idéologique

L’université française, jadis renommée, jadis enviée, observée et prise en exemple n’est plus.

Dans une enquête publiée, aujourd’hui, dans Le Figaro, Judith Waintraub dénonce le « noyautage de l’université » par des syndicats, des groupuscules et des idéologies totalitaires.

Tout cela n’est pas nouveau, la grande université française, la Sorbonne, les grandes écoles comme Sciences Po, Normale Sup, sont devenues progressivement le ferment des idées les plus « progressistes » et les plus totalitaires : gender, indigénisme, islamo-gauchisme, appropriation culturelle, LGBT, décolonialisme.

Plusieurs indicateurs montrent que ces idéologies ont pénétré au cœur de l’université française : la création de parcours d’étude du genre, de séminaires sur le décolonialisme, l’intersectionnalité, etc. Ces formations sont, d’ailleurs, des lieux du totalitarisme de la pensée : aucun contradicteur, participants triés sur le volet… et les enseignants qui ont le malheur de s’opposer, en raison de la pertinence ou de la présence d’une personnalité douteuse comme c’est souvent le cas, sont sanctionnés et montrés du doigt par la hiérarchie.

En parallèle de cette promotion subversive, il existe un véritable carcan moral sur toute pensée divergente à la nouvelle doxa de ces nouveaux bien-pensants. En effet, on ne compte plus les tentatives d’interdiction de pièces de théâtre jugées « pas assez racisées » ou « homophobes » ou autres et d’intimidations à l’égard de conférenciers. Alain Finkielkraut en a fait les frais, tout comme Éric Zemmour et bien d’autres. Dans ces cas-là, l’université ou l’école sont souvent comme « paralysées », de peur d’être associées à l’anathème moral et d’être accusées de raciste, islamophobe ou homophobe.

Il faut, d’ailleurs, noter le cocasse de la situation. D’un côté, l’islamo-gauchisme gagne de plus en plus de terrain – il suffit de voir les représentantes de l’UNEF voilées et les intervenants de certaines conférences proches des Frères musulmans – et, de l’autre, les lobbys LGBT et théories du genre qui s’imposent dans les programmes. Une drôle de cohabitation, quand on voit la porosité entre ces islamo-gauchistes et des organisations comme le CCIF, le CRAN ou les Indigènes de la République, qui ne sont pas connus pour leur amour de ces « avancées » sociétales.

Les grands perdants de l’histoire ?

Tout d’abord les enseignants et les élèves. En cause : ce communautarisme religieux, racial et idéologique fait qu’ils ne peuvent plus enseigner et apprendre dans la sérénité. Les enseignants sont soumis à la pression permanente de leurs collègues, à celle des associations et des fatwas médiatiques. Il leur faut ne pas faire de vague, ne pas s’opposer, ne pas choquer telle ou telle communauté, et même parfois adhérer. Ils doivent travestir le savoir qu’ils sont désireux de transmettre en une bouillie informe qui ne choquerait personne.

De même, le savoir, l’excellence de l’université française a du mal à perdurer, entre histoire globale, sociologie des inégalités, théories du genre. Tout cela mêlé à l’histoire d’un racisme d’État, d’une renaissance italienne trop genrée, de statues grecques phallocrates et autres sombres stupidités.

Les autres « communautés », puisqu’il faut, aujourd’hui, les définir de la sorte, c’est-à-dire les juifs, les chrétiens, les hétéros, les « anti-mariage pour tous », en fait les « obscurantistes », « les homophobes », « les islamophobes », « les balance ton porc », sont aussi les grands perdants. Il est certain que la communauté juive est la plus touchée, comme dans certains quartiers de la République. Quand l’on voit la situation en Seine-Saint-Denis, par exemple, on peut se dire que les étudiants juifs vont se faire de plus en plus rares dans ces « sanctuaires républicains », maintenant que les islamistes et les indigénistes font la loi.

Ainsi, deux idéologies prennent le pas sur les « temples du savoir » de l’université française, les deux sont aussi subversives et antifrançaises, mais leur convergence (des luttes) s’arrête là et des tensions naissent déjà…

En bref, l’université française va bien mal, on en regretterait presque les hussards noirs de la République…

Nicolas Pécari

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Toutânkhamon était Noir, les Blancs ont tout inventé !

Toutânkhamon exposition paris

Des ligues de défense noire, dites associations « antiracistes », ont demandé l’interdiction de l’exposition « Toutânkhamon » à Paris. Elle dissimulerait le fait que le célèbre pharaon de l’Egypte antique était en fait Noir, et non pas plus ou moins Blanc…

Il est difficile de savoir ce qui, dans les délires racialisés en vogue et importés par la culture de masse américaine l’emporte, du grotesque, de la bêtise, de la dangerosité, à moins que tous ces facteurs soient parfaitement compatibles et complémentaires. Plus une semaine désormais ne s’écoule sans que ces ligues et associations de défense noire ou autres officines obsédées de la race ne fassent parler d’elles en visant telle ou telle manifestation culturelle et intellectuelle.
Blanc sur Noir et Noir sur Blanc

Après les Suppliantes d’Eschyle dont le patafoin antiraciste aurait pu inspirer à son antique auteur une satire du meilleur cru, c’est au tour de Toutânkhamon d’être voué aux gémonies. Entendez par là, le Toutânkhamon tel que le représente la remarquable exposition organisée à la Grande Halle de La Villette. Le motif du délire, cette fois-ci ? Toutânkhamon, ainsi que toutes les dynasties égyptiennes, auraient en réalité été noirs de peau, et l’égyptologie s’est évertuée depuis des siècles, par son racisme atavique, à en dissimuler toutes les preuves.

Dans le psychodrame d’Eschyle à la Sorbonne, notons que c’était la jérémiade inverse, puisqu’il faut bien toujours pleurnicher pour quelque chose : on avait osé revêtir certains acteurs de masques noirs et cela n’était pas supportable car considéré comme dégradant. Ici, au contraire, on accuse des siècles d’historiographie, dans la branche historique qui a probablement attiré et fasciné le plus grand nombre de chercheurs et de scientifiques du monde entier, de faire l’inverse, de dissimuler les traces de « noiritude » (nous nous refusons à employer pour ces psychoses obsessionnelles antiracistes le beau mot de « négritude » de Léopold Sedar-Senghar qui n’avait probablement pas concentré toute sa culture et son intelligence pour la mettre au service d’incultes agités du bocal).

Lire la suite sur : https://www.causeur.fr/toutankhamon-noir-expo-antiracistes-160665

Anne-Sophie Chazaud

Texte repris du site Causeur

Un antiracisme coupable du délit de bêtise…, par Philippe Bilger

Eschyle censure antiracisme

« Des étudiants et des militants de la cause noire ont empêché par la force la tenue d’une pièce d’Eschyle, Les Suppliantes, au motif que des acteurs blancs portaient des masques sombres ou étaient grimés en noir » (Le Monde).

Ces étudiants appuyés et soutenus par le CRAN jamais en retard d’un combat absurde dénonçaient le « blackface », un procédé qui consistait à exhiber et à ridiculiser des Noirs pour amuser les Blancs.

Pour le metteur en scène Philippe Brunet, helléniste passionné, il s’agit « d’une forme d’ordre moral imposé de force« . Il récuse à juste titre l’accusation d’avoir voulu tourner en dérision les Noirs alors que dans le théâtre antique, le masque est constamment utilisé et que faute de budget et de temps, il n’a pu faire porter aux comédiens les masques dorés initialement prévus.

Par ailleurs, la tragédie d’Eschyle est aux antipodes du sarcasme et de la discrimination : elle se contente d’être une grande oeuvre universelle.

Philippe Brunet, la pièce ayant dû être annulée, s’interroge sur un dépôt de plainte ou non. Ces censeurs se rengorgeant face au succès de leur intervention, la plainte marquerait un coup d’arrêt et l’expression du refus de céder à cette scandaleuse intimidation (Le Figaro).

Que tirer de cette lamentable péripétie ?

D’abord l’absence de culture, radicale, de ces étudiants et militants. Ils ignorent tout et ont remplacé le savoir par un esprit vindicatif compulsif mettant sur le même plan des démarches douteuses et racistes qui ont existé et des manifestations honorant le théâtre et n’offensant en aucun cas ce qu’ils sont.

C’est de la bêtise dans sa quintessence.

Mais, comme ce groupuscule et le CRAN sont prétendus progressistes, de gauche et forcément admirables puisqu’ils mettent en cause un racisme, aussi imaginaire soit-il, ils ne sont pas traités comme ils le mériteraient : pour des ignares que l’idéologie a rendu délirants. Il y a encore un zeste de révérence pour ces obsessionnels de la race. Au point de faire ressembler leur antiracisme à une lamentable pantalonnade tristement contre-productive.

Tentons de deviner quelles seraient les réactions si l’extrême droite ou le catholicisme conservateur, face à d’authentiques indignités, se révoltaient et faisaient annuler une pièce emplie de toutes les nauséabondes audaces que l’air du temps adore : la prévision est facile, ce serait un lynchage politique et médiatique contre ces rustres incapables d’apprécier les vrais, les grands spectacles.

Deux poids deux mesures à l’évidence.

Cessons de gratifier en l’occurrence ces étudiants et le CRAN de quoi que ce soit d’autre que de bêtise !

Il faudrait inventer ce délit pour eux.

Philippe Bilger

Texte repris du site Philippebilger.com

Pièce d’Eschyle annulée pour « racisme »: le masque noir des antiracistes

L’Unef, le Cran et d’autres associations « antiracistes » habituées des combats vides de sens ont empêché une pièce antique et humaniste, Les Suppliantes d’Eschyle, de se jouer. Le réalisateur Philippe Brunet est accusé du délit de « blackface » au motif que certains des acteurs portent des masques noirs…

La censure décoloniale tente une fois de plus d’imposer sa tyrannie, jouant de son discours victimaire permanent pour étouffer l’art, la culture, la pensée. Dernier exploit en date, avoir empêché par la force la représentation des Suppliantes d’Eschyle à la Sorbonne, lundi 25 mars. Tout à leur obsession de la couleur de peau, de la surface, de ces apparences au-delà desquelles ils sont incapables de voir, ils veulent faire taire ce qu’ils ne parviennent pas à comprendre. Ils sont une injure à l’intelligence, un danger pour la liberté, une menace pour l’idée même de civilisation.

L’inquisition antiraciste

Rendez-vous compte de ce qui les dérange. Dans une université de lettres classiques, lors d’un festival nommé les Dionysies, des acteurs vont jouer une pièce ancienne à l’ancienne. Comme au temps du miracle grec ils monteront sur scène porteurs de masque, blancs pour les habitants d’Argos, noirs pour les personnages venus d’Égypte. Opposition simpliste ? Nullement. Aujourd’hui comme il y a 25 siècles, les masques noirs sont aussi bien pour les héroïnes que pour leurs cousins qui les poursuivent, et l’on apprendra d’ailleurs qu’ils sont tous descendants d’une princesse d’Argos – masque blanc – et de Zeus en personne.

Imaginons un instant que des étudiants d’extrême droite montent un commando pour interdire une pièce de théâtre sous prétexte que des acteurs Noirs y seraient grimés en Blancs. J’ose croire que le tollé serait général, et les sanctions rapides ! Heureusement, d’ailleurs. Mais alors pour quelle raison l’image « en négatif » de cette situation n’a-t-elle pas les mêmes conséquences ? Est-ce à croire qu’il y aurait entre Noirs et Blancs une telle différence qu’il faille leur appliquer des justices différentes ? Que ce qui est interdit aux uns doive être permis aux autres, selon le seul critère de l’épiderme ? Voilà ce qui serait véritablement raciste !

Nous pensions nous être délivrés du poids de l’inquisition, du pape fou qui vandalisait les statues antiques pour cacher leur nudité, des autodafés dévorant dans leurs bûchers les tableaux et les livres, des brutes fascistes attaquant les théâtres. Plus de cela chez nous ! Erreur. L’hydre immonde de l’obscurantisme rampe toujours, et relève certaines de ses têtes abjectes.

Senghor reviens, ils sont devenus fous

Il est question de masques de théâtre, eh bien les masques tombent : la Ligue de défense noire africaine, la Brigade anti-négrophobie, le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) et l’Unef, en s’unissant pour bloquer l’entrée d’une université et interdire une pièce millénaire et profondément humaniste, se placent résolument du côté de la barbarie et de l’arbitraire.

Ô Senghor, qu’ont-ils fait de tes combats ? Ils sont ton antithèse.

Barbarie : rentiers d’un antiracisme de façade, ils courent le risque à force d’excès de décrédibiliser une juste cause, qu’ils prétendent servir mais dont ils ne font que se servir.

Ils sont le pendant de ceux qui reprochaient à Mathilde Edey Gamassou d’être métisse, et ne voyaient de Jeanne d’Arc que la couleur de peau, ignorant la foi, l’ardeur, le courage. Charybde et Scylla.

Arbitraire : il n’est qu’à lire leurs pathétiques tentatives de justification pour constater leur désir de totalitarisme : ils n’auraient rien contre la liberté d’expression, disent-ils, puisque s’ils empêchent une mise en scène par la menace de violence, ils en acceptent une autre de la même pièce mais dont le « parti-pris » convient à leur idéologie.

Voilà qui est aussi absurde qu’hypocrite ! Défendre la liberté d’expression, c’est défendre le droit de chacun de dire qu’il n’est pas d’accord avec nous. Plus encore : c’est défendre son droit d’essayer de convaincre les autres que nous avons tort.

Pour lire la suite, c’est ici !

Aurélien Marq

Article paru sur Causeur daté du 28 mars 2019

L’idéologie antiraciste a encore frappé, cette fois contre le théâtre grec antique

28/03/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le syndicat étudiant l’Unef a obtenu avec l’aide d’associations antiracistes l’annulation de la tragédie d’Eschyle « les Suppliantes ». Motif : la mise en scène de Philippe Brunet, spécialiste du théâtre grec, est « afrophobe, colonialiste et raciste » : certains comédiens sont grimés en noir ! La cabale a rondement été menée par le Conseil représentatif des associations noires de France (Cran) qui accuse le metteur en scène de « propagande coloniale ».

La direction de la Sorbonne n’a pas digéré ces attaques. Elle a défendu la troupe dans un communiqué dans lequel elle précise qu’« empêcher, par la force et l’injure, la représentation d’une pièce de théâtre est une atteinte très grave et totalement injustifiée, à la liberté de création ».

Mais cela n’a pas suffi.


Robert Ménard, le maire de Bézier a été relaxé hier par la cour d’appel

Robert Ménard

15/03/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Condamné en avril 2017 pour « incitation à la haine raciale » pour avoir déclaré qu’il y avait trop d’enfants musulmans dans les écoles de sa ville ; les juges d’appel ont finalement justifié cette soudaine relaxation par un changement de la jurisprudence de la Cour de Cassation.

Cette dernière exige désormais une « exhortation éventuellement implicite à la haine ou la discrimination » pour que le délit soit constitué.

Ce procès signe ainsi la défaite des associations antiracistes et donne raison au maire de Béziers pourtant coutumier des polémiques.


Jean-Michel Blanquer : « Il faut répondre fermement » au stage « non-mixte » destiné aux professeurs »

Blanquer

22/11/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale, a annoncé à l’Assemblée nationale qu’il allait porter plainte pour diffamation à l’encontre d’un syndicat, Sud Education 93, qui a prévu d’organiser mi-décembre des ateliers de formation destinés aux enseignants, dont deux se feront « en non-mixité ».

Pour rappel, la section de Seine-Saint-Denis de Sud Éducation a convié sur son site les enseignants à participer à un stage de deux jours intitulé « Au croisement des oppressions. Où en est-on de l’antiracisme à l’école ? ». Dans la série d’ateliers organisés, deux se dérouleront en « non-mixité ». Le terme de groupe en non-mixité signifie qu’il peut être réservé à des personnes dites « racisées » (qui s’estiment victimes de préjugés ou de discrimination racistes en raison de leur origine). Il s’agit surtout d’ateliers « antiracistes » interdits aux professeurs blancs avec comme intervenants, des compagnons de route du CCIF et des Indigènes de la République.

Puisque ce syndicat a décidé de parler de racisme d’Etat, j’ai décidé de porter plainte pour diffamation à l’encontre de Sud Education 93. On parle de ‘non-mixité raciale’, on parle de ‘blanchité’, on parle de ‘racisé’, c’est-à-dire les mots les plus épouvantables du vocabulaire politique, qui sont utilisés au nom soi-disant de l’antiracisme alors qu’en fait ils véhiculent évidemment un racisme.


Police des arrière pensées : comment l’Etat français condamne les opinions dissidentes

10/10/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Il y a des choses qui sont indicibles, même dans la sphère privée. Un décret liberticide publié en plein mois d’août 2017 est passé relativement inaperçu par nos concitoyens. Ce décret, porté par Edouard Philippe, par le Garde des Sceaux Nicole Belloubet et le ministre des outre mer Annick Girardin a été approuvé par le Conseil d’Etat.

Il vise à sanctionner les propos dits « racistes ou discriminatoires » tenus en privé. Pour des crimes par la pensée, le contrevenant français s’expose à une amende de 1 500 € ou 3 000 €.

Mais qu’entendent les juges par propos dits « racistes ou discriminatoires »?

Ce sont les « provocations, diffamations et injures » qualifiées par les juges de « racistes, sexistes, homophobes ou handiphobes » et prononcées au sein des entreprises ou dans les établissements scolaires, la liste exhaustive des lieux privés n’étant pas précisée dans le décret.

Et nouveauté, le texte élargit la censure par le vocabulaire aux propos dits « transphobes », comprendre les propos liés au genre.

Mais comment ces pensées privées pourront elles être connues des juges ?

Sur la simple base d’une dénonciation, pardon d’un signalement. Plus préoccupant encore, l’Etat macronien prévoit de rééduquer les mal pensants en les obligeant à effectuer un, je cite : « stage de citoyenneté ». Protéger la liberté de penser est l’enjeu fondamental de notre siècle, car comme le rappelle Polémia, dans un article titré « Les mal pensants en camps de rééducation ?», les régimes totalitaires du siècle passé ont tenu grâce à la délation.