Repentance et gros sous – La machine antiraciste onusienne s’emballe

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C’était à craindre : la repentance à haute dose des progressistes occidentaux a mis en branle des mécanismes qui pourraient aboutir à de colossaux dispositifs d’indemnisation, dans le cadre de directives et sous le contrôle « avisé » de l’ONU. Associations, Etats, avocats commencent à frapper aux portes des pays occidentaux pour obtenir des dédommagements.

En mai dernier, l’Allemagne a ouvert la voie en s’engageant à verser plus d’un milliard d’euros au profit de descendants de tribus namibiennes. Cette somme serait allouée directement, ou par le biais d’aides au développement, aux descendants des colonisés de Namibie par l’Allemagne (période 1884-1915).

Cette décision démagogique et inédite (faire payer aux arrière-arrière-petits-enfants les supposés préjudices de cette colonisation-là), a immédiatement suscité des vocations. Très logiquement, chaque pays de l’ex-tiers-monde tente de tirer parti de ce précédent, de plumer les pays « progressistes » prêts à mettre le doigt dans cet engrenage.

Ces revendications ont reçu un appui de poids, celui du haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Michelle Bachelet. L’ancienne présidente socialiste du Chili vient en effet de se prononcer, ce 12 juillet, en faveur d’une « justice réparatrice ». Le but est de réparer les conséquences de l’esclavage et du colonialisme. Mme Bachelet entend donc mettre à contribution les Etats ayant participé ou profité de l’esclavage, « ainsi que ceux qui continuent à profiter de cet héritage », a-t-elle ajouté.

Le commerce triangulaire pratiqué par des Français a concerné une période allant du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il s’agirait donc de sanctionner financièrement les Français pour des événements survenus grosso modo il y a deux à quatre siècles.

Faut-il sanctionner tous les Français ? Ceci pose un problème de fond : 10 % au moins des Français sont issus d’une immigration récente, ou vivent dans les DOM-TOM. Certains d’entre eux sont donc éventuellement descendants d’esclaves. Peut-on taxer les héritiers de victimes supposées, pour le motif qu’il y a deux, trois ou quatre siècles des Français de souche se seraient enrichis grâce au commerce triangulaire ? Mais, qui plus est, en quoi un Berrichon, un Auvergnat, ou un Provençal, lui-même victime de raids barbares sur la côte méditerranéenne, et dont les ancêtres ont peut-être été réduits en esclavage à Tanger, à Alger ou en Turquie, devraient-ils payer pour l’enrichissement supposé des Nantais, et accessoirement des Bordelais et des Rochelais ?

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Décryptage – Aux origines de l’antiracisme [vidéo]

antiracisme VA plus

28/06/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Dans les années 1980, l’immigration et l’intégration n’étaient alors qu’un instrument politique. François Mitterrand décida, avec l’aide de complices, de créer un mouvement anti-raciste en France afin de lutter contre le jeune Front National.

À l’époque, Jean-Marie Le Pen est loin de se douter qu’il au centre de l’une des plus grandes manipulations mitterrandiennes.


[Entretien] Jean-Yves Camus : “Le problème de la gauche, c’est qu’elle voit des fascistes partout”

[vidéo] Entretien avec Cyril Bennasar, auteur de “L’arnaque antiraciste expliquée à ma soeur”

Cyril Bennasar

14/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Après les propos d’Audrey Pulvar sur les Blancs et l’affaire Pépita, c’est l’acteur Gérard Darmon qui est au centre des polémiques pour s’être grimé le visage en noir. Le comédien est accusé d’avoir commis un «blackface». Une pratique raciste pour les uns, un nouveau délire antiraciste pour les autres. La France doit-elle abdiquer de réflexes racistes ou rompre avec un certain chantage à l’offense?

Éléments de réponses avec Cyril Bennasar, auteur de L’Arnaque antiraciste expliquée à ma sœur: réponse à Rokhaya Diallo (éd. Mordicus).


“Interdit aux Blancs” : quand la gauche ressuscite le “racisme antiraciste”

César 2021 : Les clowns tristes du cinéma français

César 2021

Cela fait bien longtemps que la « cérémonie des Césars » n’a plus rien à voir avec le septième art et s’est transformée en une grande AG pour guevaristes germanopratins venant, entre deux lignes de coke, donner des leçons d’antiracisme, de tolérance, d’égalitarisme, de féminisme et de grandeur d’âme au reste du monde. L’édition 2021 a néanmoins franchi un cap supplémentaire : celui du pathétique et du sordide.

Alors que les salles de cinéma sont toujours closes et que « la profession » s’affirme en danger de mort imminente, ses plus illustres – du moins médiatiques – représentants ont donné vendredi soir un spectacle qui devrait conduire tout honnête homme (si tant est qu’il y en ait encore qui s’inflige cette soirée) à finalement se réjouir de cette situation.
Meilleur désespoir féminin : Corinne Masiero

On a en effet assisté ce soir-là, comme prévu et comme convenu – dans tous les sens du terme –, à une nouvelle et énième litanie de jérémiades et de pleurnicheries « engagées » ; chacun, la mine bien nourrie mais néanmoins compassée, redoublant d’efforts pour relayer au mieux toutes les antiennes de la moraline médiatique à la mode. La course à la statuette dorée s’est ainsi métamorphosée en une intense compétition pour déterminer celui qui donnera le plus d’écho émotionnel à la cause qu’il s’est choisie (pour la soirée, il ne faut pas non plus exagérer, après il y a les vacances à Saint-Barth pour se remettre de cette montée sur les barricades…). Qui l’emportera, qui triomphera, de l’ami des Ouïghours, du héraut des intermittents, de la pourfendeuse de la messe ou de l’admirateur d’Adama Traoré ?

On a beau être un bourgeois ultra-privilégié grenouillant dans un milieu endogame de fils à papa et de parvenus, on n’en est pas moins un citoyen conscient et douloureusement concerné par l’actualité, essentiellement (pour ne pas dire exclusivement) celle touchant aux divers maux et drames des minorités souffrantes !

Le summum du grotesque est enfin atteint avec l’exhibition des chairs tristes de Corinne Masiero qui doit être la dernière personne au monde à penser que la nudité et la vulgarité représentent encore des transgressions en 2021. Vouloir choquer le bourgeois avec ce genre de pantomime éculée révèle, outre un tas d’autres pathologies, un total manque d’imagination, d’autant plus navrant quand on se prétend « artiste ».

Une cérémonie à supprimer

Les participants à cette farce sinistre seront néanmoins sans doute absolument ravis de leur prestation puisque celle-ci a suscité l’incompréhension et le dégoût du « populo », qu’ils méprisent et qui ne les regarde plus, et l’ire des « réacs », qui leur permettent de continuer à se croire « progressistes » et « rebelles ».

Quoi qu’il en soit, il est désormais évident que – par respect pour ce que fût le cinéma et pour protéger les acteurs contemporains contre leur propre nullité conformiste – cette cérémonie doit être supprimée et remplacée soit par un tirage au sort, soit par une attribution des récompenses par une commission citoyenne sur la base de critères de parité, de mixité, de diversité joyeuse et de bien-pensance républicano-vivre-ensembliste. Quelle que soit l’option, il faut que tout cela se déroule loin, très loin, des caméras et des yeux du public.

C’est la décence qui l’exige. Merci pour elle.

Xavier Eman

Tribune reprise de Revue-elements.com

Renaud Camus relaxé – L’antiracisme ridiculisé, par Francis Bergeron

antiracisme

En février 2019, l’écrivain Renaud Camus avait diffusé un tweet qui fut aussitôt dénoncé comme raciste par les médias, les adeptes de la moraline, et les associations habituelles. Poursuivi pour « injure publique envers un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion », il a été jugé en novembre et vient d’être relaxé ce 10 février. Camus n’est donc pas raciste (nous le savions déjà) ni antisémite, d’ailleurs (comme le sait à ses dépens l’écrivain Yan Moix, condamné, lui, pour diffamation envers Camus). Mais depuis deux ans, Camus est interdit d’expression publique, interdit de publication, traîné dans la boue chaque jour dans les médias. Qui va réparer cet énorme préjudice ?

Voici très exactement ce qu’avait écrit Camus : « Une boîte de préservatifs offerte en Afrique, c’est trois noyés en moins en Méditerranée, cent mille euros d’économie pour la CAF, deux cellules de prison libérées et trois centimètres de banquise préservés. » La formule n’est pas du meilleur goût. On peut ne pas partager cette idée d’offrir des moyens contraceptifs en Afrique, ou ailleurs. Mais, nous disent les juges du tribunal correctionnel de Paris, elle n’est pas discriminante, raciste, stigmatisante. D’ailleurs, elle n’est pas fausse. Il est donc désormais possible de la citer, sans courir le risque d’être poursuivi. Nous ne nous en priverons pas, en la transformant peut-être légèrement : « Une journée de vraie lutte contre l’immigration clandestine, c’est trois noyés de moins, etc. »

L’écrivain avait en face de lui une coalition rassemblant LICRA, SOS Racisme, UEJF, le MRAP, etc., le ban et l’arrière-ban de ces associations qui vivent de l’argent public pour combattre l’identité française. Et puis, comme si ce n’était pas suffisant, il y avait aussi la DILCRAH, un machin ministériel, dirigé par l’inénarrable Frédéric Potier. La messe était dite : Camus serait condamné, puisque les grandes consciences autoproclamées en avaient décidé ainsi, puisque la pompeuse délégation interministérielle était là pour cela, puisque le procureur, pour ce simple tweet, avait exigé quatre mois de prison et 5 000 euros d’amende.

La DILCRAH s’est ridiculisée

Mais la décision est tombée : Renaud Camus est relaxé. La présidente du tribunal correctionnel a rendu un verdict confirmant qu’il n’y a bien évidemment dans ce message « ni injure » (il suffisait de le lire pour s’en rendre compte), « ni incitation à la haine raciale ». Et sur ce point, pour le coup, il suffisait de connaître les textes de loi sur lesquels s’appuyaient les poursuites : Camus n’avait cité ni une ethnie, ni une nation, ni une race, ni une religion. En fait, jamais ce tweet n’aurait dû aboutir à ce qu’une officine d’Etat comme la DILCRAH s’implique dans l’indécente curée. Elle s’est ridiculisée en démontrant son incompétence.

Saluons quand même le courage de la présidente du tribunal, car ce genre de décision, certes conforme au droit, peut exposer à des désagréments, voire des incidents de carrière. Et le plus souvent c’est au niveau de la cour d’appel que le droit est rendu (parce qu’à ce niveau, il est plus difficile de dénigrer les magistrats), comme on l’a vu dans l’affaire des identitaires des Alpes ou des identitaires de la mosquée de Poitiers.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 12 février 2021

Fatoumata Bond, Norman Thavaud et la police de la pensée

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Norman Thavaud est un célèbre YouTubeur français, présent sur la toile depuis une dizaine d’années. Il est humoriste, acteur et pratique le one-man-show depuis peu. En termes de chiffres, il est le 3ème plus gros vidéaste français sur internet et sa chaîne YouTube comptabilise plus de 2,4 milliards de vues. À la suite d’un sketch, il a été rattrapé par la police de la pensée.

Un humour adolescent

Depuis 10 ans la ligne directrice de Norman n’a pas changé. Son humour est très adolescent et s’adresse essentiellement aux jeunes. Il est difficile de faire moins subversif : du point de vue de la “bien pensance”, Norman Thavaud a toujours été parfaitement dans les clous.

Une James Bond noire ?

Pourtant, son dernier spectacle, diffusé sur Amazon Prime a déclenché une très vive polémique. Dans un sketch, Norman se permet d’ironiser sur le fait qu’une femme noire se verra endosser le rôle de James Bond dans le prochain film.

La chanteuse noire Yseult réagit sur Twitter. Et ses followers embraient instantanément dans un déferlement de haine assez spectaculaire.

Twitter s’est enflammé si brusquement avec tant d’ardeur qu’un grand nombre de médias, parmi lesquels de très respectables noms, se sont empressés de pondre un papier sur cette ridicule affaire : Cnews, Ouest-France, Huffingtonpost, Valeurs Actuelles…

Mais c’est surtout la presse féminine qui s’en donne à cœur joie dès qu’il y a possibilité de dénoncer un peu de misogynie supposée : TerraFemina, Aufeminin, Closer, Femme Actuelle…

Norman s’excuse

Ce déferlement de critiques excessivement violentes a forcé Norman a réagir. Il s’est empressé de rappeler que son spectacle n’était pas raciste : « dans ce spectacle, je parle du privilège blanc, de la culpabilité blanche, de mes potes rebeu qui passent leur temps à se faire contrôler, des inégalités salariales… (…) bref, la liste est longue ». Le malheureux garçon s’agenouille moralement (c’est à la mode) et demande platement pardon pour son sketch qu’il reconnaît maladroit. Il ajoute tout de même à la fin de son mea culpa :

« Le contenu du spectacle ne laisse planer aucun doute sur le fond de ma pensée et sur la sincérité de mon engagement antiraciste. »

Mais les critiques ont continué : plus vous vous excusez plus la meute s’acharne contre vous.

Un jour de plus au pays de la bienpensance totalitaire où même des humoristes ultra conformistes sont obligés de s’excuser lorsque certaines minorités susceptibles montent au créneau pour dénoncer un humour qu’elles jugent oppressant. Le tout aux dépens de la majorité des indigènes, nous parlons ici des Européens en Europe.

Comme l’écrit Jean-Yves Le Gallou (1) « Cessons de craindre les qualificatifs des adversaires : les épithètes ne mordent pas… Il faut assumer avec fierté la condition de diabolisé et ne pas plier » (Manuel de lutte contre la diabolisation, La Nouvelle Librairie éd, 2020, 80p, 7€).

Texte repris du site OJIM

L’Opéra de Paris va-t-il supprimer certaines oeuvres cultes au nom de la diversité ?

Opéra de Paris

04/01/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Prétendant mener une réflexion sur la place des danseurs issus des minorités, Alexander Neef a évoqué la suppression de certaines œuvres du répertoire classique.

Alors, fini le Lac des cygnes ou Casse-noisettes ?

Marine Le Pen a réagi en postant un tweet accompagné d’une vidéo du Lac des Cygnes :

Voilà ce que de pseudo-progressistes, au nom d’un antiracisme devenu fou, veulent supprimer du répertoire de l’Opéra de Paris. Ça n’a rien à voir avec l’antiracisme, mais tout à voir avec l’obscurantisme.

Révoltée également par cette décision, Isabelle Barderis, maître de conférence en arts de la scène, a déclaré :

On est face à un académisme anti-culturel décomplexé qui transforme l’art, patrimoine et créations, en ingénierie sociale. Les directions des Conservatoires nationaux sont désormais formatées par cette idéologie du ressentiment.


“Affaire Negru” : ce qui s’est vraiment dit sur la pelouse du parc lors de PSG-Istanbul Başakşehir (transcription en français exclusive de 10 minutes de vidéo)

PSG – Istanbul Basaksehir – Noir c’est noir, par Benoît Busonier

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C’est un emballement dont l’époque postmoderne a le secret. Un mélange d’exacerbation identitaire, de société du spectacle, de narcissisme, et d’effet de groupe. Un cocktail désastreux pour toute société. Cet emballement a procuré à la meute un frisson de pseudo-héroïsme pendant le temps d’une soirée, au prix d’une vie et d’une carrière brisées. Récit.

Le match PSG-Istanbul a été interrompu vers la vingtième minute, à cause d’un esclandre provoqué par un entraîneur adjoint du club turc, noir de peau, qui aurait été traité de « négro » par le quatrième arbitre. Le racisme est, de fait, présent dans un certain nombre de stades italiens ou d’Europe de l’Est : il n’est pas rare que des joueurs africains y fassent l’objet de cris de singe, ce qui est moralement tout à fait condamnable. Toujours est-il que les joueurs des deux équipes se sont arrêtés de jouer, et sont allés morigéner l’arbitre qui aurait injurié l’entraîneur adjoint Pierre Achille Webó. Le scandale a pris une proportion internationale, et le monde entier via les réseaux sociaux en a profité pour participer au lynchage. Mais que s’est-il passé ?

C’est très simple, et les images vidéo ont pu reconstituer à la minute près les faits réels. Pierre Achille Webó mettait le bazar sur son banc de touche, et se comportait de manière agressive. Le quatrième arbitre, M. Sébastien Coltescu, demande aux trois autres arbitres de l’exclure. Il leur dit exactement : « Il faut exclure le joueur noir, ce n’est pas possible de se comporter comme ça ». Or, « noir » se dit « negru » en roumain. Dès lors, Pierre Achille Webó a cru être insulté et s’en est pris à l’arbitre en question, provoquant l’esclandre lamentable qui s’est ensuivi. Il s’est expliqué de manière calme et digne : Pierre Achille Webó était au milieu de gens de couleurs de peau plus claires, l’adjectif « noir » permettait de le désigner de manière efficace et sans injure particulière, à moins qu’une couleur soit considérée comme telle. Lors de la Coupe d’Afrique des nations, si un entraîneur blanc se comporte mal sur son banc et qu’il est seul de sa couleur de peau, il ne se plaint pas si on le désigne comme Blanc, parce que c’est pratique. Il aurait fait une tête de plus que son voisin, on aurait pu dire « le grand » ; s’il portait des lunettes, on aurait pu dire « le type à lunettes » ; il aurait été le seul chauve, on aurait pu dire « le chauve », etc. Crier au racisme, dans ces circonstances, c’est insulter l’arbitre.

Si, aujourd’hui, désigner un Noir au milieu d’un groupe de gens de couleurs différentes en disant « le Noir », c’est raciste, alors la vérité est raciste. Une couleur de peau n’est pas une insulte.

Le joueur qui a fait dégénérer l’incident mineur en explosion mondiale s’appelle Demba Ba. Né en France, c’est un musulman qui soutient officiellement l’organisation islamiste BarakaCity.

C’est lui qui a fait quitter le terrain à tous les joueurs. Or, dans plusieurs propos publics, il utilise le terme « Blanc » pour désigner des gens. Par conséquent, lorsqu’il explique à Sébastien Coltescu que désigner quelqu’un par sa couleur de peau est raciste, il reconnaît qu’il est lui aussi raciste. Le comble de l’abject, c’est que de nombreux officiels turcs ont parlé de crimes contre l’humanité. A en vomir : quelques semaines après avoir commencé une épuration ethnique au Haut-Karabagh, après avoir appelé « chiens » les Arméniens, Erdogan vient faire l’antiraciste. Répugnant.

Cette soirée laisse un goût amer dans la bouche : le spectacle de cette meute qui ruine la vie d’un homme de manière injuste, devant le monde entier, en manipulant un malentendu. Une curée immonde. Et qui laisse présager un avenir violent. Lorsque des phénomènes de foule incontrôlables s’agrègent sur une pauvre victime, peu nombreux sont les courageux capables de défendre le bouc émissaire girardien pris par la crise mimétique. Et le prochain, c’est peut-être vous.

Benoît Busonier

Article paru dans Présent daté du 10 décembre 2020

Le droit de blasphémer s’arrête à la nouvelle religion antiraciste

Procès des lampistes du massacre de Charlie Hebdo, déchainement contre Valeurs actuelles : deux preuves du recul de la liberté d’expression en France. Pour le moment, on a toujours le droit de blasphémer les religions, mais pas le dogme médiatique de l’antiracisme. Mahomet oui – Obono non.

Cependant, cinq ans après on voit dans un sondage IFOP les progrès faits par ceux qui refusent la culture française et veulent imposer leur loi islamique. La condamnation des caricatures a fait un bond. L’indignation suscitée par leur publication est comprise par 29 % de la population — dont 47 % des 15–24 ans — mais par 73 % des personnes se déclarant musulmanes, le chiffre montant carrément à 83 % quand elles ont entre 25 et 34 ans.

Quant à dire si les journaux ont eu tort ou raison de publier lesdites caricatures, seulement 59 % de la population défendent la liberté d’expression – et c’est encore chez les 15–24 ans (35 %) qu’on en trouve le moins –, tandis que 69 % des personnes se déclarant musulmanes considèrent que c’était une provocation inutile. Et 72 % pour les 15–24 ans. Pour les rapports religion-republique, 17 % de la population croyante font passer leurs convictions religieuses avant les valeurs de la République – et 37 % des 15–24 ans. Mais le taux grimpe à 40 % chez les personnes se déclarant musulmanes, et jusqu’à 74 % pour les 15–24 ans…

La France bâillonnée

Le droit de critiquer l’islam se réduit en France comme peau de chagrin mais reste possible — si l’on prend soin de préciser : islam politique. En revanche, et sauf quand elle est le fait des « racisés » décolonisés, toute expression de racisme ou même de racialisme est assimilée à un sacrilège. L’affaire Obono montre que le soupçon même d’une intention, en dehors du texte lui-même, suffit. On sonde maintenant les arrière-pensées Le deux poids deux mesures de l’idéologie médiatique est plus flagrant que jamais… Mais il est vrai, comme l’ont sévèrement rappelé les grands inquisiteurs du Monde, qu’en France « le racisme n’est pas une opinion mais un délit ». Ce qui interdit toute liberté d’opinion contraire à la religion d’État sur le sujet.

Les jeunes confrères de Valeurs actuelles ont péché par naïveté. C’est le grand défaut des journalistes non conformistes d’aujourd’hui. Le fait d’être invités sur les plateaux télés pour donner le change et faire de l’audience ne veut pas dire que leurs idées sont acceptées et jugées normales dans le débat public. Ils sous-estiment la surveillance permanente et malveillante dont ils font l’objet. Le système cherchait un prétexte pour diaboliser Valeurs actuelles comme un autre Rivarol ou un Réfléchir & Agir en tenue camouflée. Les excuses embarrassées et inutiles des responsables de la rédaction sont révélatrices des états d’âme d’une génération talentueuse face à l’idéologie dominante. Elle va être condamnée à plus de prudence et d’autocensure, comme d’illustres anciens du journal — c’est un des buts recherchés : perdre du mordant, c’est perdre des lecteurs.

La liberté d’expression recule ainsi en France sur tous les fronts, par la loi ou par la peur, mais elle recule. Et, dans les deux cas, cela fait le jeu de ceux qui veulent détruire notre civilisation.

Pierre Boisguilbert

Texte repris du site Polémia

Obono en esclave – L’odieux lynchage de “VA”, par Franck Deletraz

Depuis vendredi, élus de tous bords, professionnels de l’« antiracisme » et autres grands médias n’en finissent plus de hurler au scandale ni de déverser leur bile sur les journalistes de Valeurs actuelles. Leur « crime » ? Avoir osé représenter le député racialiste et indigéniste Danièle Obono (LFI) en victime de la traite négrière dans un roman fiction se déroulant en Afrique au XVIIIe siècle. En réalité, un prétexte. Car ce que ne pardonnent pas les « bonnes consciences » de notre pays à nos confrères, c’est surtout d’avoir osé toucher à un tabou : celui de l’écrasante responsabilité des Africains eux-mêmes dans la traite des Noirs.

Rappelons d’abord que cette fiction, au texte et aux illustrations nullement racistes, s’inscrivait dans une série d’été proposant de plonger une personnalité contemporaine dans une période du passé. C’est ainsi que, avant Obono, Zemmour avait été projeté en pleine bataille de Waterloo et Didier Raoult dans les tranchées de 14-18… Bref, une idée plutôt amusante et, surtout, comme l’a souligné Tugdual Denis, directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles, dénuée de toute malveillance et de méchanceté. Mais, dans un pays où il n’est permis d’évoquer la traite que pour se flageller et dénoncer le prétendu « passé criminel » des Français blancs, cette initiative a évidemment suscité un tollé général immédiat. De Roussel (PCF) à Saint-Just (RN), en passant par Mélenchon (LFI), Ferrand (LREM), Abad (LR), Castex, Darmanin, ou encore Dupond-Moretti, chacun y est allé de sa condamnation plus ou moins violente. Et les mêmes qui, hier encore, riaient aux éclats devant les caricatures de Plantu représentant Le Pen en uniforme nazi se sont subitement indignés devant cette « représentation abjecte d’une élue de la République ». Mieux : Macron lui-même, que l’on pensait accaparé par des sujets plus sérieux, s’est fendu d’un coup de téléphone à Obono pour lui exprimer son soutien.

La conséquence directe de ce déchaînement ? Des suprémacistes noirs de la Ligue de défense noire africaine se sont crus autorisés à s’introduire en force samedi soir dans les locaux de Valeurs actuelles pour y venger l’élue LFI… Laquelle, après avoir qualifié élégamment vendredi ce roman fiction de « merde raciste dans un torchon », a dit samedi réfléchir à intenter une action en justice contre Valeurs actuelles, en expliquant très sérieusement : « Aujourd’hui, j’ai mal à ma République, j’ai mal à ma France. » Une confidence pour le moins surprenante de la part d’une élue qui, en 2012, prenait fait et cause pour le groupe ZEP et sa chanson « Nique la France », au nom de… la « liberté d’expression » (cf. l’article de Caroline Parmentier, Présent du 27 juin 2017) ! Quoi qu’il en soit, devant le scandale suscité par sa fiction, la direction de Valeurs actuelles a cru bon de présenter à Obono des excuses officielles. Tout en précisant, et sans doute est-ce là son plus gros « péché », que cette histoire avait pour but de montrer une « terrible vérité que les indigénistes [dont Danièle Obono] ne veulent pas voir » : celle « des horreurs de l’esclavage organisé par des Africains au XVIIIe siècle ». Un tabou que les tenants de l’histoire officielle falsifiée et autres adeptes de la repentance permanente ne pardonnent à personne de bousculer, comme l’a appris – entre autres – à ses dépens l’historien Olivier Pétré-Grenouilleau lors la publication de son livre il y a quelques années.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 31 août 2020