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Entretien avec Alexandre Rivet, porte-parole de l’association Anjou Patrimoine

Le journal Présent a récemment publié un entretien avec Alexandre Rivet, porte-parole de l’association Anjou Patrimoine. Celui-ci évoque notamment les menaces qui pèsent sur un chef-d’œuvre de l’art gothique en Anjou.

— Pouvez-vous nous présenter l’association Anjou Patrimoine ?

— Anjou Patrimoine est une association de défense et de promotion des trésors culturels de notre province. Elle attire des profils variés puisqu’on y trouve des passionnés d’histoire, des catholiques, des militants, filles et garçons.

Le projet était dans les cartons depuis quelques mois et prévu pour la fin de l’année, mais l’actualité nous a forcé la main. En dehors des actions concernant Saumur, nous organiserons des visites et des randonnées, nous diffuserons des photos et des documents et nous participerons à des événements, notamment lors des commémorations du centenaire de l’armistice le 11 novembre prochain, certainement à Saumur, ville militaire par excellence. Pour résumer, tout ce qui est angevin est nôtre !

— Quelle est l’histoire de la chapelle Saint-Jean ?

— La chapelle fut bâtie au XIIIe siècle par les Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Elle fut désacralisée et désaffectée après la Révolution, certains diraient même humiliée puisqu’elle fut alors utilisée comme simple écurie. Les protestants pensèrent un moment pouvoir la récupérer, mais la mairie l’a finalement rachetée et rénovée, permettant à la chapelle d’être classée monument historique en 1862.

Grâce notamment à ses voûtes bombées dites « angevines » ou « Plantagenêt », du nom de la célèbre maison royale, l’office du tourisme de Saumur en parle même comme « l’un des principaux chefs-d’œuvre de l’art gothique en Anjou », ce qui est d’autant plus surprenant quand on sait ce que le maire veut en faire désormais.

— A qui le maire de Saumur a-t-il l’intention de laisser carte blanche pour occuper les lieux ?

— Jackie Goulet et son conseil municipal ont cédé la chapelle Saint-Jean à l’enseigne « Levrette café ». Ce nom est inspiré de celui d’une marque de bière, mais la communication et les activités des établissements déjà installés à Nantes et à Bordeaux sont claires, la connotation sexuelle est voulue. Entre les « soirées célibataires », les publicités vulgaires dont je vous épargnerai les détails, les « lap dance » et les jeux de mots grossiers affichés en permanence, cela ressemble au royaume du mauvais goût.

— Vous dites que les conditions d’un appel d’offres n’ont pas été remplies ?

— Rien n’obligeait le maire à lancer un appel d’offres, le statut de l’édifice lui permettant d’en disposer comme bon lui semble. Mais, si la loi lui donne tous les droits, l’éthique aurait voulu qu’une réelle concurrence soit mise en place. L’histoire de la chapelle aurait également dû lui imposer de trier les offres. La comparaison peut paraître absurde, mais personne n’aurait l’idée d’installer une charcuterie dans une ancienne mosquée.

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Hémiplégie mémorielle : grand silence sur le populicide vendéen 220 ans après

Hémiplégie mémorielle : grand silence sur le populicide vendéen 220 ans après

« Henri de La Rochejacquelein au combat de Cholet en 1793 » par Paul-Emile Boutigny, Musée d’art et d’histoire de Cholet via Wikipédia (domaine public).

14/03/2013 – 16h00
PARIS (NOVOpress) – Il y a 220 ans, en mars 1793, un immense territoire, recoupant quatre départements, entre Poitou, Anjou et Bretagne se soulevait, faisant trembler un instant la République naissante sur ses bases. On a peu idée aujourd’hui de l’importance des troubles qui marquèrent cet événement dont Napoléon compara les protagonistes à des « Géants ». Durant trois ans de guerre civile, au terme de furieux combats et d’un paroxysme de violences et de terreurs inouïes, les pertes humaines furent estimées, selon les historiens, de 150.000 à 300.000 morts. De nos jours encore, ce vaste territoire garde les stigmates des événements, puisqu’il n’y existe pratiquement plus aucun bâtiment, fermes, châteaux, églises, villages, dont l’architecture est antérieure à la Révolution…

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Maine-et-Loire : « Touche pas à mon église ! »

Ci-dessus : l’église néo-gothique de Gesté – crédit : DR

03/02/2013 – 08h00
ANGERS (NOVOpress) — En Anjou, des villages se mobilisent pour sauver leurs églises menacés de destruction par des élus qui veulent raser le passé de leur communes.

Le département du Maine-et-Loire compte de nombreuses églises du XIXème siècle reconstruites après les destructions de la Révolution. De grandes dimensions, correspondant à la ferveur religieuse du moment, construites en tuffeau, matériau fragile, elles ont surtout souffert d’un manque cruel d’entretien durant ces 50 dernières années, coïncidant avec le grand reflux de la pratique religieuse. Un certain nombre d’entre elles sont aujourd’hui dans le collimateur de maires iconoclastes, sous prétexte que leur entretien présente de trop lourdes charges pour de petites communes rurales et qu’elles n’ont plus d’utilité dans une société largement déchristianisée.

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Angers : du passé faisons table rase…

Le centre ville d’Angers a déjà subi de profonds bouleversements lors des travaux urbains du XIXème. Crédit photo : Gilles Couteau via Flickr (cc)

12/01/2013 – 18h00
ANGERS (NOVOpress) —
« Les découvertes archéologiques peuvent être passionnantes, mais elles contrarient les grands projets, c’est agaçant ». Ces propos sont de Jean-Claude Antonini, président socialiste de la communauté d’agglomération Angers Loire Métropole. Voilà comment les édiles mondialisées et sans racines considèrent avec dédain les traces de la mémoire de notre peuple…

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Quand les gendarmes ont peur des voleurs

Quand les gendarmes ont peur des voleurs

13/12/2012 – 16h00
ANGERS (NOVOpress Breizh) –
Les gendarmes auraient-ils peur des voleurs ? Il semble bien que ce soit le cas en Anjou, où faute d’effectifs et de moyens suffisants, le commandant du groupement de gendarmerie nationale a donné, par télex en date du 16 novembre, des instructions à ses subordonnés pour qu’ils s’abstiennent d’intervenir lors de « raids nocturnes contre les magasins de téléphonie ». Edifiant.

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