Coexist de The XX : nouvel album, nouveau coup de maître

Coexist de The XX : nouvel album, nouveau coup de maître

11/09/2012 – 16h00
LONDRES (NOVOpress) –
  Il y a trois ans le trio londonien de The XX frappait fort avec leur premier album éponyme. Le type de disque qui frôle la perfection : onze titres envoûtants, déroulant un rock minimaliste et mélancolique. La pochette était toute noire, barrée d’un grand X blanc. Depuis lundi, un nouvel opus s’invite dans les bacs : Coexist. De nouveau, une pochette monochrome. Clin d’œil, elle est cette fois blanche bardée d’un X noir.

Message reçu cinq sur cinq. Coexist se présente comme le négatif du premier album : les sonorités sont toujours aussi épurées, mais les onze nouveaux titres, si souvent chantés à deux voix, s’ouvrent à plus de lumière, de chaleur, où les beats électroniques ne se font pas rares. Les Britanniques vêtus de noir semblent briser la glace. Une chose est sûre : Coexist est à classer, lui aussi, dans la catégorie chef-d’œuvre musical. Ouvrez grandes les oreilles.

* Les paroles de la chanson Angels de l’album Coexist sont lisibles ici.

Crédit photo : Scribe215 via Flickr (cc)

MEMORABLES 1 – Les classiques de la culture européenne

MEMORABLES 1 – Les classiques de la culture européenne

Ce qui est mémorable est « digne d’être conservé dans les mémoires des hommes » dit Le Robert. Celle des Français, en ce début de siècle, semble de plus en plus courte. Dans le seul domaine littéraire, des auteurs tenus pour majeurs par des générations de lecteurs sont tout simplement tombés aux oubliettes. Pas seulement des écrivains anciens, de l’Antiquité, du Moyen Age, de la Renaissance ou des Temps modernes mais aussi des auteurs proches de nous, disparus au cours du XXème siècle.

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Interdit de shorts, l’écolier se met en jupe

Interdit de shorts, l’écolier se met en jupe

27/05/2012 – 18h00
CAMBRIDGE (NOVOpress) —
C’est l’histoire d’un petit Anglais malin, qui a su profiter de la folie politiquement correcte des adultes.

En mai dernier, Chris Whitehead, 12 ans, élève d’Impington Village College, près de Cambridge, a trouvé qu’il avait chaud en pantalon et a eu envie de se mettre en shorts. Las, son école, qui ne plaisante pas sur l’uniforme, interdit strictement cet article, quelle que soit la température. Le règlement précise que les élèves doivent porter « des pantalons unis noirs bien ajustés, ou bien des jupes au genou sans fentes ». Il n’y est pas fait mention, en revanche, de filles et de garçons.

Chris a donc emprunté une jupe à sa sœur de 11 ans et est arrivé en classe dans cette tenue, après avoir traversé tout le village sous les applaudissements de ses camarades. « J’ai compris, a-t-il expliqué, que je pouvais utiliser à mon profit cette stupide lacune du règlement. C’est mieux de porter des shorts car cela nous garde frais, surtout quand il fait vraiment chaud ». La presse locale en a fait un article et l’histoire est remontée jusqu’aux journaux nationaux.

Cela rappellera quelque chose à ceux qui ont lu les histoires de Bennett dans leur enfance : « Après tout, il n’y a pas de règlement qui interdise d’élever un poisson rouge dans la piscine » – ou un cochon dans la cabane à outils du directeur, ou quelque chose du même genre. À quoi le fidèle Mortimer répond invariablement : « Même s’il n’y a pas de règlement à ce sujet, tu peux être sûr qu’ils vont en faire un immédiatement ».

Mais nous ne sommes plus dans les années 1950, quand Bennett et Mortimer étaient élèves à Linbury preparatory school. Le directeur d’Impington Village College, Robert Campbell, a dû reconnaître qu’il ne pouvait rien faire. « Notre règlement sur l’uniforme, a-t-il expliqué, ne précise pas quel est l’uniforme des filles et quel est l’uniforme des garçons, car nous ne pouvons pas paraître pratiquer la discrimination. Chris est donc parfaitement en droit de porter une jupe à l’école ».

Un an plus tard, pour éviter de se retrouver dans la même situation, le collège vient de capituler. « À titre expérimental », les shorts noirs unis seront autorisés jusqu’à la fin du trimestre. Chris est content mais déplore qu’il ait fallu tant de temps et aussi «que les adultes aient influé sur la décision plus que les élèves eux-mêmes ».

Un pub londonien de 1872 transformé en centre islamique

Un pub londonien de 1872 transformé en centre islamique

04/05/2012 – 08h00
LONDRES (NOVOpress) –
L’islamisation s’attaque à tous les symboles de la culture européenne. Nouvel exemple en Angleterre. A Londres, un centre islamique a pris possession d’un pub datant de 1872 : le « Queen’s arms ». Désormais, la convivialité d’une soirée autour d’une bonne pale ale dans ce bar chargé d’histoire, fera place aux prières et conférences islamiques.

L’association islamique de Norfolk Ouest aurait reçu « un grand nombre de lettres d’opposition. L’opposition était aussi la résultante d’un rejet de l’islam par des habitants », reconnaît le site Ajib.fr. Face à cette résistance, les responsables musulmans du site « envisagent même des rencontres liées à la vie du quartier afin d’améliorer la vie de tout le monde ». Un prosélytisme qui ne devrait pas faire oublier aux Anglais le goût de leur bière traditionnelle.

Un député britannique secrètement converti à l’Islam

Un député britannique secrètement converti à l’Islam

27/04/2012 – 13h00
LONDRES (NOVOpress) –
Le parfait dhimmi : c’est ainsi qu’apparaissait George Galloway (troisième à partir de la gauche sur la photo) il y a un mois, après sa victoire écrasante à la législative partielle de Bradford Ouest (Yorkshire). Le député socialiste  (officiellement catholique, fils d’un père écossais et d’une mère irlandaise) avait délibérément mené campagne sur les valeurs islamiques, en association étroite avec les mosquées, pour séduire l’électorat pakistanais et retrouver une circonscription – puisqu’il ne parvenait plus à se faire élire à Glasgow, où il avait été longtemps député. Il s’était présenté comme plus fidèle à la loi islamique que le candidat travailliste, Imran Hussain.

Ce n’était pourtant pas le vrai visage de Galloway. Dans New Statesman, l’hebdomadaire de la gauche intellectuelle, la journaliste Jemima Khan vient de révéler que Galloway « est musulman. Il s’est converti il y a plus de dix ans dans une cérémonie qui s’est déroulée dans un hôtel à Kilburn, au Nord Ouest de Londres, en présence de membres de la Muslim Association of Great Britain. Ses proches le savent. Le reste du monde, y compris les électeurs musulmans de sa circonscription, ne le sait pas ». Dans un entretien avec Galloway « au cours d’un déjeuner halal, sans alcool, dans un café de Bradford », Khan lui a lancé : « Je connais quelqu’un qui a assisté à votre shahadah [la cérémonie de conversion musulmane] ». Galloway n’a rien répondu.

Jemima Khan connaît le sujet : fille du milliardaire Sir James Goldsmith et divorcée du joueur de cricket pakistanais Imra Khan, elle est elle-même une des plus célèbres converties à l’Islam . Selon elle, Galloway s’est marié selon le rite musulman avec Gayatri Pertiwi – une musulmane néerlandaise d’origine indonésienne, qui a trente ans de moins que lui. « George et Gayatri ont accompli le nikah, la cérémonie du mariage islamique, au Théâtre Royal à Amsterdam, il y a quatre semaines, le lendemain de son élection sensationnelle et inattendue à Bradford. Cela signifie probablement qu’ils ne sont pas mariés selon la loi britannique. Galloway a déjà eu deux femmes musulmanes (ce nouveau mariage avec Gayatri est le quatrième au total). Mais, selon la loi islamique, une femme musulmane n’a pas le droit d’épouser un non-musulman – alors que l’inverse est permis ».

Dans une réponse ambiguë, Galloway ne dément pas sa conversion à l’Islam mais soutient qu’il n’a jamais participé à une cérémonie de conversion telle que Jemima Khan la décrit, « que ce soit à Kilburn, Karachi ou Katmandou ». Le New Statesman maintient ses informations.

Khan accuse Galloway d’avoir délibérément joué sur deux tableaux. « Il y a dû avoir des électeurs blancs à Bradford, qui, quoique normalement partisans des travaillistes, ont préféré voter pour le candidat blanc catholique plutôt que pour le musulman basané qui représentait le Labour. Dans le même temps, les électeurs musulmans se réjouissaient de ses allusions – “un musulman est quelqu’un qui n’a pas peur du pouvoir terrestre mais craint seulement le jour du Jugement. J’y suis prêt, j’y travaille et c’est la seule chose que je craigne.” »

Les analystes politiques avaient été frappés, de fait, du résultat obtenu par Galloway dans l’ensemble de la circonscription, « dans les arrrondissements mélangés et à dominante blanche de Thornton & Allerton, Heaton, Clayton & Fairweather Green, aussi bien que dans les arrondissements du centre-ville, qui ont une des populations d’ethnie asiatique les plus fortes de Grande-Bretagne. Bradford West comptait un fort électorat tory, et constituait une cible sérieuse pour les conservateurs aux élections législatives de 2010. Une bonne part de cet électorat tory, comme de l’électorat travailliste, a dû aller à Galloway ».

On parlait beaucoup autrefois des Jésuites secrets, dits aussi Jésuites de robe courte qui, selon l’histoire ou la légende, auraient caché leur appartenance à la Compagnie pour mieux travailler à sa domination. Y aurait-il aujourd’hui des musulmans secrets ? Sont-ils nombreux, parmi tous ceux qui célèbrent sans cesse les valeurs musulmanes et que l’on prend pour des dhimmis – hommes politiques, journalistes, évêques –, à être en réalité, comme George Galloway, des convertis clandestins de l’Islam ?

Crédit photo : gloucester2gaza, via Flickr, licence CC.

Angleterre : Georges Galloway élu grâce aux « valeurs islamiques »

Angleterre : Georges Galloway élu grâce aux « valeurs islamiques »

04/04/2012 – 18h00
LONDRES (NOVOpress) – Victoire écrasante de George Galloway, aux élections législatives partielles de Bradford Ouest (Yorkshire). Le député a vraisemblablement compris comment parler à son électorat. Chronique d’un changement de population qui entraîne un changement profond dans la politique outre-Manche, comme par exemple à Londres où un candidat travailliste a promis « Je ferai de Londres un phare de l’Islam ».

George Galloway (troisième à partir de la gauche sur la photo) est à la tête du “Respect Party”, qui, comme son nom ne l’indique pas, est un parti qui vise tout particulièrement l’électorat musulman, bien que la presse française préfère le présenter comme un « politique qui soutient la cause palestinienne ». Réputé pour son opposition aux guerres d’Irak et d’Afghanistan, ainsi que pour son engagement assumé pour la cause palestinienne, Galloway a obtenu jeudi un succès écrasant aux élections législatives partielles de Bradford ouest, avec 56% des voix, face au candidat du Labour Imran Hussain (difficile dans une telle configuration d’échapper aux conséquences directes d’une politique migratoire : un dhimmi d’un côté, un britannique d’origine immigrée de l’autre).

« C’est la victoire la plus sensationnelle de toutes les élections partielles dans le pays », a-t-il lancé, un « soulèvement » qui va déboucher sur le « printemps de Bradford ».
Cette ville du nord de l’Angleterre abrite l’une des plus fortes communautés sud-asiatiques du pays.

Un tract avait inondé la ville quelques jours avant le vote :

« Dieu sait qui est musulman et qui ne l’est pas.
Permettez-moi de signaler à tous les frères et sœurs musulmans ce que je défends.
Moi, George Galloway, ne bois pas d’alcool et je n’en ai jamais bu. Posez-vous la question de savoir si l’autre candidat [le candidat travailliste], Imran Hussain] dans cette élection peut en dire autant. Moi, George Galloway, me suis battu pour les musulmans au Parlement et à l’étranger toute ma vie, et j’ai payé un prix pour cela. Moi, George Galloway, j’ai été honoré par la plus haute décoration civile du Pakistan. »

Dans ses rassemblements de campagne, il déclarait :

« Je suis meilleur que lui qui est pakistanais [M. Hussain] ne sera jamais. Dieu sait qui est musulman et qui ne l’est pas. Un homme qui ne sort jamais des troquets ne devrait pas pouvoir dire aux gens “votez pour moi car je suis musulman”. Un musulman est capable d’aller, comme je l’ai fait, au Sénat américain et les traiter d’assassins, de menteurs, de voleurs et de criminels. Un musulman est quelqu’un qui n’a pas peur du pouvoir terrestre, mais qui craint le Jour du Jugement dernier. Je suis prêt pour cela, je travaille pour cela et c’est la seule chose que je crains. »
« Nous sommes pour la justice et le haqq
[le concept islamique de la vérité et la justice], vous, comme moi, pour un motif religieux…

Sur les banderoles électorales du parti, les slogans étaient inscrits en ourdou (une des langues officielles du Pakistan), au-dessus de l’anglais.

La presse britannique a fait vendredi ses gros titres évoquant le “coup de tonnerre de Bradford-West”. Galloway a obtenu 56 % des voix, contre 25 % pour Imran Hussein et 8 % pour Jackie Whiteley le candidat des Tories.

Crédit photo : gloucester2gaza, via Flickr, licence CC.

Mairie de Londres : le candidat travailliste joue la carte islamique

Mairie de Londres : le candidat travailliste joue la carte islamique

21/03/2012 – 10h00
LONDRES (NOVOpress) –
« Je ferai de Londres un phare de l’Islam ». C’est la promesse de Ken Livingstone, candidat à la mairie de Londres aux élections municipales qui auront lieu au mois de mai.

Livingstone s’est adressé aux musulmans vendredi dernier, lors de la prière à la mosquée de Finsbury Park (photo), longtemps contrôlée par l’islamiste Abu Hamza, actuellement en prison pour terrorisme, et désormais contrôlée par une association extrémiste liée au Hamas, la Muslim Association of Britain. Livingstone a expliqué qu’il avait lu l’année dernière « le dernier sermon du Prophète (que la paix soit sur lui) » et qu’il y voyait « un programme pour l’humanité tout entière » et « un Credo pour nous tous ». Il a continué en s’engageant à « arrêter la démonisation de l’Islam», qui, selon lui, est répandue « par des journaux empoisonnés comme le Daily Mail et le Daily Telegraph ». « Je veux passer les quatre années qui viennent [les quatre années de mandat du maire, NdR] à assurer que tous les non-musulmans à Londres connaissent et comprennent les paroles et le message » de Mahomet. Pour joindre, si l’on ose dire, l’utile à l’agréable, Livingstone a promis aux fidèles de la mosquée de « rendre votre vie un peu plus facile sur le plan financier ».

Livingstone avait été maire de Londres de 2000 à 2008 et, en cette qualité, avait accordé de très généreuses subventions aux mosquées et aux associations musulmanes de la ville, qui l’en avaient remercié en faisant activement campagne pour sa réélection à un troisième mandat en 2008. Il n’en avait pas moins été battu par l’actuel maire conservateur, Boris Johnson. Il est prêt à tout pour reconquérir la mairie en 2012.

Les statistiques ethniques étant, comme on sait, autorisées en Grande-Bretagne, un rapport officiel sur les élections municipales de 2004 et de 2008 à Londres  avait souligné l’importance dans le vote de l’appartenance ethnique et religieuse. «Le lien entre le vote pour le parti travailliste et les zones à pourcentages élevés de Pakistanais et de Bangladeshis s’est renforcé entre 2004 et 2008. Un autre important changement enregistré concerne le rapport entre le vote pour le parti conservateur et les zones à pourcentages élevés de population Britannique blanche. La corrélation positive entre ces éléments est passé de 0,44 en 2004 à 0,56 en 2008 » (le coefficient de corrélation est compris entre -1 et 1 ; un coefficient de +/- 0,5 est considéré comme fort). Il y a de même une forte corrélation positive (0,57) entre vote travailliste et pourcentages élevés de musulmans, comme entre vote conservateur et pourcentages élevés de chrétiens.

Commentant les propos de Livingstone sur son blogue du Daily Telegraph, Ed West  estime que « Ken va probablement perdre l’élection, et la raison est qu’il a un sérieux problème blanc ». « Des propos comme ceux qu’il a tenus à la mosquée de Finsbury Park ont peu de chances de renverser cette tendance ». Compte tenu de l’évolution de la population londonienne, brutalement manifestée par les émeutes de l’été dernier, on peut pourtant penser que Ken Livingstone sait ce qu’il fait.

Crédit photo : Matt Buck, via Flickr, licence CC.

Une pilule contre le racisme découverte en Angleterre !

Une pilule contre le racisme découverte en Angleterre

08/02/2012 – 08h00
LONDRES (NOVOpress) —
Les études publiées dans le Journal of Psychopharmacology font rarement la une des grands médias mais celle-ci fait exception. Selon une équipe de l’université d’Oxford, « le propranolol réduit les préjugés raciaux négatifs implicites ». Le propanolol est un bêta-bloquant, qui diminue l’arrivée des influx nerveux sur le cœur. Il est utilisé contre l’hypertension et surtout en prévention des migraines et du trac ; le ministère de la défense américain a récemment étudié son usage pour soigner les soldats de retour du combat.

Concrètement, 36 étudiants blancs volontaires ont reçu, les uns une dose de 40 mg de propranolol, les autres un placebo. Au bout de deux heures, ils ont été soumis à « un test d’association implicite », consistant à associer des mots comme « joie », « mal », « heureux », « glorieux », avec des visages blancs et noirs. Ceux qui avaient pris du propranolol ont obtenu un résultat « d’attitudes raciales subsconscientes » nettement plus bas que ceux qui avaient pris un placebo.

Selon Sylvia Terbeck, principal auteur de l’étude, « les préjugés raciaux implicites peuvent se produire même chez des personnes qui ont une croyance sincère en l’égalité. Étant donné le rôle clé que jouent de telles attitudes implicites dans la discrimination contre d’autres groupes ethniques, et l’usage très répandu du propranolol pour raisons médicales, nos découvertes sont d’un intérêt éthique considérable ».

Julian Savulescu, professeur d’éthique pratique à l’université d’Oxford, co-auteur de l’étude, a déclaré de son côté: « Une telle recherche ouvre la possibilité fascinante que nos attitudes raciales inconscientes pourraient être modifiées en utilisant des médicaments, une possibilité qui demande une analyse éthique soigneuse ».

Le Professeur Savulescu s’est signalé par ses conceptions particulières de l’éthique. Il a notamment soutenu que les parents avaient le devoir de sélectionner les meilleurs enfants qu’ils puissent avoir, en pratiquant la fécondation in vitro et le diagnostic préimplantatoire, pour déterminer l’intelligence des embryons. Il a justifié toutes les recherches sur l’embryon, ainsi que la destruction de fœtus « comme source d’organes et de tissus pour la transplantation aux adultes ».

Le Dr Chris Chambers, du Département de Psychologie de l’université de Cardiff, estime pour sa part que les résultats doivent être traités avec une « extrême précaution ». Pour lui, « nous ne savons pas si le médicament influence seulement les attitudes raciales ou s’il altère le système mental plus généralement. Nous ne pouvons exclure la possibilité que les effets soient dus au fait que le médicament réduit le rythme cardiaque ».

Personne ne semble avoir relevé, en fait de préjugés, que les cobayes de l’étude étaient exclusivement des étudiants blancs. Comme si les Blancs étaient les seuls susceptibles d’avoir des « attitudes raciales subconscientes » ou les seuls, en tout cas, qu’il faille absolument en guérir. Par tous les moyens.

Crédit photo : Ragesoss, licence CC.

Ecosse : David Cameron à Edimbourg pour plaider la cause du Royaume-Uni

Ecosse : David Cameron à Edimbourg pour plaider la cause du Royaume-Uni

18/02/2012 – 14h50
EDIMBOURG (NOVOpress Breizh) – De plus en plus préoccupé par la perspective de voir l’Ecosse accéder à l’indépendance, le Premier ministre britannique s’est rendu jeudi à Edimbourg pour rencontrer son homologue écossais, le leader du SNP Alex Salmond, afin de plaider pour le maintien de l’Union. Un maintien semble-t-il de plus en plus incertain.

Si David Cameron s’est résigné à accepter le principe de la tenue d’un référendum, la date et le contenu de la question qui serait posée opposent indépendantistes et unionistes. Le gouvernement britannique veut en effet que la consultation se tienne rapidement, alors qu’Alex Salmond ne l’envisage pas avant l’automne 2014.

Il ressort en effet des études d’opinion que plus le temps passe, plus l’idée d’indépendance progresse. Depuis deux ans, si la plupart des enquêtes prévoient une victoire du « non », on rencontre de plus en plus de résultats où le «oui» pourrait l’emporter. Selon un sondage réalisé par le Hérald en septembre dernier 39 % des Ecossais se sont déclarés pour l’indépendance contre 38% contre. Une tendance confirmée par le journal The Independent le mois suivant, avec un score de 49% en faveur de l’indépendance. Alex Salmond a aussi l’intention de modifier l’âge du droit de vote – qui serait accordé à partir de 16 ans – au motif que les sondages établissent que c’est dans la jeunesse que l’idée d’indépendance est la plus populaire.

Autre désaccord entre Londres et Edimbourg : le contenu du référendum. Le gouvernement britannique – tablant sur une victoire du « non » – entend que soit posée la seule question de l’indépendance, se réservant la possibilité d’accorder par la suite à l’Ecosse un peu plus de décentralisation. Alex Salmond veut quant à lui interroger simultanément les Ecossais sur l’indépendance totale et sur une extension de l’autonomie – une alternative qui aurait des chances de l’emporter en cas de rejet de l’indépendance totale.

Autre question qui oppose partisans et adversaires de l’Union : une Ecosse indépendante serait-elle fiable économiquement ? Les unionistes avancent que l’Ecosse serait réduite à un petit marché de 5 millions de personnes, que l’utilisation de la livre pourrait être remise en question, que Londres fermerait le robinet des subventions et qu’il faudrait combler le passif de la Royal Bank of Scotland. Des arguments que balaye Alex Salmond, qui estime au contraire que l’Ecosse verrait sa croissance dopée par l’indépendance.

« Si nous étions indépendants, nous pourrions tirer le meilleur profit de nos ressources énergétiques incomparables » a-t-il affirmé dans un discours prononcé mercredi dernier devant les élèves de la prestigieuse London School of Economics. Expliquant que l’Ecosse dispose « de 25% du potentiel européen en matière d’énergie marée motrice, de 25% de son potentiel en matière d’éoliennes en mer et de 10% de son potentiel en matière d’énergie houlomotrice (énergie tirée des mouvements de la mer Alex Salmond s’est exclamé « pas mal pour une nation qui représente moins de 1% de la population européenne ! ». Poursuivant son raisonnement, le Premier ministre écossais a affirmé sa conviction que ces énergies renouvelables permettront la ré-industrialisation de son pays.

« Je ne suis pas là pour suggérer que l’Écosse seule ne pourrait pas trouver sa voie dans le monde, a reconnu David Cameron. L’Écosse pourrait se gouverner seule mais on le fait tellement mieux ensemble.» Plaidant à Edimbourg pour une union « libre » de nations, « plus fortes, plus sûres, plus riches et plus justes » ensemble, le Premier ministre britannique n’a pas hésité pas à rappeler « le passé historique et les réalisations du Royaume-Uni, de la BBC au système de santé, de la victoire de Waterloo à celle contre Hitler et, plus récemment, face au régime de Kadhafi en Libye. ». Pas sûr que ces arguments « de tête, de cœur et d’âme » aient convaincu le public écossais.

Crédit photo : The Scottish Government, licence CC.

Émeutes de Londres : la police était trop blanche mais elles n’étaient pas ethniques !

Émeutes de Londres : la police était trop blanche !

11/02/2012 – 12h00
LONDRES (NOVOpress) –
On se souvient des émeutes qui avaient ravagé Londres cet été et de l’acharnement du système politico-médiatique à leur nier tout caractère ethnique. La palme dans cet ordre revenant sans doute à notre Monde – une des gloires que le monde entier, comme on sait, nous envie – dans son « reportage » sur les émeutiers traduits en justice : « Karl Brown, 27 ans, son teint pâle et ses grands yeux tombants […]. Ian Jones, 36 ans. Il est l’un des rares métis à comparaître au milieu de tous ces Blancs ».

Mais voilà que North London Citizens (NLC) vient de publier son rapport sur les émeutes. NLC est une coalition de tout ce qu’on peut trouver de plus politiquement correct et de plus métissé à Londres : « écoles, collèges, universités, églises, mosquées, synagogues, syndicats, entreprises sociales et associations de volontaires ». Son rapport a été présenté en grande pompe jeudi lors d’une rencontre de Reading the Riots, un projet conjoint du quotidien The Guardian et de la London School of Economics : rien que du beau monde, on le voit.

Et que dit donc le rapport ? Les émeutes ont été l’aboutissement d’une « dégradation de longue durée des rapports entre la police et la population, en particulier les jeunes issus des minorités ethniques ». Au recensement de 2001 (toujours le seul disponible !), 54,7% de la population du district appartenait à une minorité ethnique. Mais seulement un policier sur dix à Londres est d’une minorité ethnique .

La solution est donc évidente. La police doit lancer un vaste projet, en liaison avec les associations locales, « pour recruter dans la police plus de gens issus des minorités ethniques, particulièrement dans les zones de forte diversité ».

Une autre recommandation est de faire de Tottenham « un centre d’excellence pour le leadership des jeunes, où on donne aux jeunes la possibilité de travailler ensemble positivement, d’apprendre de nouvelles compétences, et de comprendre les moyens de changer leur communauté ». Dit comme cela, c’est un peu vague mais voici un exemple concret. « Il nous faut plus de centres de développement pour les jeunes comme la mosquée du quartier, avec des cours, des formations linguistiques, de sorte que les leaders des jeunes puissent développer des relations ».

Plus de Noirs dans la police et plus de mosquées, la solution à des émeutes qui n’étaient pas ethniques. Logique, non ?

Crédit photo : Beacon Radio, licence CC.

[Kiosque étranger] Le chauvinisme anglais pris sur le fait

[Kiosque étranger] Le chauvinisme anglais pris sur le fait

08/01/2012 – 11h20
LONDRES (NOVOpress) –
Il est usant de lire dans la presse anglaise des articles au ton europhobe et francophobe qui sont sans équivalent sur le Continent. Il semble que nos voisins anglais, à la différence de leurs cousins écossais, gallois ou irlandais, ont besoin de perpétuer les stéréotypes les plus écoules pour se sentir bien dans leur peau. Pour leur plus grand bonheur, les tribulations de la devise européenne et les dysfonctionnements de l’Union ont permis aux journalistes anglais de s’en donner à cœur joie depuis un an.

Mais voilà. Parfois l’actualité ne conforte pas les préjugés du lectorat de la presse londonienne. Que faire quand un bateau français, à l’équipage largement français, financé par une banque française, commandé par un champion de la course en haute mer comme Loïc Peyron (photo), boucle le tour du monde en équipage en battant le précédent record d’une bonne longueur ?

Les journalistes anglais peuvent se noyer de dépit dans la fontaine de Trafalgar Square ou se pendre à un réverbère du Picadilly circus mais ce serait sans compter avec le savoir-faire de certains professionnels du bourrage de crâne quand il s’agit de conforter le chauvinisme insulaire.

Un exemple extraordinaire nous est fourni par Patrick Sawer et Tim Finan pour le Daily Telegraph. Dans leur reportage sur l’arrivée du trimaran Banque Populaire V, ils réussissent l’exploit de faire croire à leurs lecteurs que le record est le fait de Brian Thompson, le seul marin anglais de l’équipage du voilier.

Le nom de Loïck Peyron n’apparaît nulle part dans l’article (sauf dans la légende de la photo) ni le fait qu’il s’agit d’un exploit financé par une banque française. Le lecteur anglais conclut sa lecture de en se disant que c’est bien triste que l’exploit d’un navigateur anglais soit terni par le fait d’avoir eu des Français dans son équipage.

Heureusement, les commentaires des lecteurs n’ont pas tardé à dénoncer les tours de passe-passe des deux journalistes en rétablissant la réalité des faits. Devant ces commentaires le journal a modifié l’article et surtout le titre que l’on voient maintenant sur son site.
Brian Thompson est un des membres d’un équipage où les Français sont majoritaires, à bord d’un bateau français, financé par une banque française et barré d’une main de maître par un champion français.

Les plus embarrassé dans cette affaire, en dehors des deux plumitifs pris la main dans le sac, est sans doute Brian Thompson qui n’avait rien demandé et qui est très fier d’avoir fait partie d’un équipage français pour vivre une aventure hors du commun.

Crédit photo : Pierre De Sète. Licence CC.

La dette britannique frôle les 1000% du PIB

La dette britannique frôle les 1000% du PIB

03/01/12 – 16h00
LONDRES (NOVOpress)
– Les perspectives de la zone euro s’annoncent mauvaises, selon le directeur général de la banque Standard Chartered. Ce banquier londonien juge en effet de plus en plus possible que plusieurs pays quittent la zone euro.

Dans le même temps, la banque Morgan Stanley vient de révéler que la dette consolidée de la Grande-Bretagne (publique et privée) s’élève à 950% de son PIB, ce qui la place en tête des pays les plus endettés du G10. A titre de comparaison, la dette des Etats-Unis atteint « seulement » 303% de son PIB !

Une situation qui laisse songeur et pourrait amener à s’interroger sur le fait de savoir pourquoi des pays de la zone euro dont la situation économique n’est pas pire, loin s’en faut, que celle de l’Angleterre sont soumis à une pression constante et déstabilisatrice des agences de notations anglo-saxonnes.

Crédit photo : besopha via Flickr, licence CC.

La question écossaise préoccupe vivement le gouvernement britanique

Ecosse

30/12/2011- 14h00 LONDRES (NOVOpress Breizh) –  Depuis que les nationalistes du Scottish Nationalist Party ont remporté une éclatante victoire aux élections écossaises en mai dernier, le Premier ministre David Cameron (conservateur) a promis de se battre « jusqu’à la limite de ses forces » pour conserver l’Ecosse dans l’Union. Son gouvernement travaille maintenant d’arrache-pied en vue de s’attaquer à une anomalie longtemps restée en suspens depuis la création du parlement écossais : ce qu’on appelle la « West Lothian Question » (question du Lothian occidental).

Cette question se rapporte au fait que les députés de circonscriptions écossaises peuvent voter à Westminster sur des sujets tels que la santé et l’éducation en Angleterre, tandis que les députés anglais n’ont pas voix au chapitre sur les sujets similaires en Ecosse… Après des ajournements répétés, le gouvernement a confirmé cette semaine qu’une commission destinée à examiner la West Lothian Question sera mise sur pied en février afin de remettre ses conclusions en 2013. Cela pourrait conduire au premier changement des droits de vote des députés depuis l’Acte d’union de 1707. Une commission de révision dirigée par Kenneth Clarke, secrétaire d’Etat à la Justice, a ainsi élaboré un plan visant à restreindre le droit des députés écossais à voter des lois qui concernent seulement l’Angleterre.

Les défenseurs de l’Union ont également longuement débattu à propos de la réponse à donner au Premier ministre écossais M. Salmond et à ses projets de référendum. Celui-ci a suggéré qu’il pourrait organiser un referendum proposant trois options aux Ecossais, à savoir celle du statu quo, celle de l’indépendance pure et simple ou celle de rester dans le Royaume-Uni, mais en accroissant les pouvoirs dévolus au parlement écossais.

De son côté, M. Cameron a créé récemment une sous-commission ministérielle, rattachée aux principaux ministres, afin de réfléchir à l’approche que le gouvernement doit adopter vis-à-vis d’un référendum en Ecosse. Certains membres du cabinet britannique se sont déclarés en faveur de la troisième option, celle qui consiste à donner davantage de pouvoir à Holyrood. Mais d’autres sont d’avis que l’attribution de davantage de pouvoirs à M. Salmond ne pourrait en définitive que conduire à l’indépendance pleine et entière de l’Ecosse ; ils veulent donc changer la loi afin de limiter le référendum à une question « oui ou non ».

Les partis unionistes sont également divisés quant à la question de savoir qui devrait décider du référendum et quand. De hauts responsables du Parti conservateur voudraient que M. Cameron prenne l’agenda en main et convoque lui-même un référendum écossais. Cela lui permettrait de dicter le calendrier et les termes du débat. Une hypothèse que réfute le ministre du travail, estimant qu’une telle initiative pourrait déclencher une réaction négative de la part des électeurs écossais.

Quel que soit le moment choisi pour le vote, les unionistes sont confrontés à un immense défi face à la campagne solidement argumentée et bien organisée de M. Salmond en faveur de l’indépendance. Ce dernier, qui vient de désigner Angus Robertson, le chef du groupe parlementaire du SNP à Westminster, comme directeur de sa campagne en faveur de l’indépendance, entend bien en effet réussir son pari. La marche de l’Ecosse vers l’indépendance semble très bien partie.

CeCrédit photo : Finlay McWalter Wikipedia licence CC

 

Ema West, l’Anglaise qui “dit tout haut ce que les Anglais pensent tout bas”, passera Noël en prison

Ema West, l'anglaise qui "dit tout haut ce que les Anglais pensent tout bas" passera Noël en prison

07/12/201 – 17h30
LONDRES (NOVOpress) –
Décidément, la justice anglaise semble perdre totalement la tête en ce moment. Elle vient en effet de décider de maintenir une femme en prison cet hiver “pour sa propre sécurité”. La prison servirait donc en Angleterre à assurer la sécurité des individus, étrange conception.

La femme incarcérée est Ema West, cette mère de famille anglaise qui avait littéralement “pété les plombs” dans le métro londonien (photo ci-dessus), en hurlant à qui voulait bien l’entendre qu’il y avait trop de noirs et de Polonais en Angleterre et en demandant à certains passagers de “rentrer dans leur pays”. Néanmoins, aucune violence, aucune injure tombant sous le coup de la loi (l’Angleterre a une conception différente de la liberté d’expression que le pays de la loi Fabius-Gayssot) n’a été prononcée.

Pourtant, après avoir subi un véritable lynchage médiatique, certains journalistes appelant à la “montrer du doigt” et à la dénoncer (la vidéo a été visionnée plus de 7 millions de fois), elle a été arrêtée puis incarcérée. Sa décision de maintien en détention est justifiée par les menaces de mort qu’Ema West et sa famille auraient reçues depuis fin novembre.

Outre la décision proprement hallucinante de la justice (maintenir une personne qui n’a commis aucun crime ni aucun acte de violence derrière les barreaux), la question est de savoir si les propos tenus par Ema West au grand jour dans le métro londonien ne sont pas ceux d’une majorité de petits blancs anglais de la classe ouvrière et de la classe moyenne.

Politiquement correct : l’Université d’Oxford se donne mauvais genre

Politiquement correct : l’Université d’Oxford se donne mauvais genre

11/11/2011 – 18h30
OXFORD (NOVOpress) –
La théorie américaine du genre, qui n’en est encore qu’aux premiers stades de son importation en France, est solidement installée en Angleterre, particulièrement dans les universités. Comme toujours, une poignée de militants profitent du désintérêt général pour prendre le contrôle des associations étudiantes et y faire voter tout ce qu’ils veulent.

La campagne « Oxford sans genre »  a été lancée en mai dernier pour « rendre l’université aussi gender-neutral que possible, c’est-à-dire aussi trans*- friendly qu’il est possible de l’être » – le Grand Dictionaire terminologique de nos cousins du Québec recommande de rendre gender-neutral par « indépendant des considérations de sexe » ; trans*- friendly, avec l’astérisque pour laisser toutes les possibilités ouvertes, paraît intraduisible. Le but est de « stopper l’exclusion des personnes trans-identifiées et non-binaires de genre ». Il s’agit par exemple de supprimer toutes les cases « homme/femme » à cocher sur les formulaires et de les remplacer par un blanc où chacun pourra écrire ce qu’il veut : « de cette manière, toute personne qui n’est pas mâle ou femelle peut s’identifier explicitement et être reconnue comme telle ». Tous les bâtiments universitaires devront à l’avenir se doter de toilettes et de vestiaires gender-neutral, pour éviter à « ceux qui ne savent pas quelle pièce sexuée utilisée » de se sentir discriminés.

Politiquement correct : l’Université d’Oxford se donne mauvais genre
Le Lièvre de mars et le Chapelier cherchent à mettre le Loir dans la théière : illustration de Sir John Tenniel pour Les Aventures d'Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll (Charles Lutwidge Dodgson, professeur de mathématiques à Oxford)

Frances Watson, délégué(e ?) Trans de l’Association étudiante LGBTQ (Lesbian, Gay, Bisexual, Transgender and Queer, Queer étant censé couvrir tous « ceux qui mettent en question leur identité sexuelle », , fait du lobbying auprès des Junior Common Rooms (BDE) des différents collèges de l’Université pour qu’ils votent une motion en faveur des personnes « trans-identifiées ». À ce jour, dix collèges (sur 38) ont accepté, le dernier en date, cette semaine, étant Corpus Christi (dont le nom renvoie à d’autres temps et d’autres mœurs : il fut fondé en 1517 par l’évêque de Winchester).

La motion prescrit de bannir tout langage qui ne soit pas gender-inclusive. Ainsi, les organisateurs des soirées étudiantes ne devront plus écrire « robes pour les filles, costumes pour les garçons », mais « costumes et robes ». Toutes les publications du BDE seront épluchées pour éliminer « le langage sexuellement marqué ». En outre, « tous les événements gender-specific (particuliers à un sexe) organisés par le BDE devront être ouverts à toute personne qui s’identifie comme de ce genre » – en clair, un garçon qui s’identifie comme fille doit pouvoir venir à un thé de charité pour jeunes filles.

Des étudiants du collège interrogés par « Cherwell », le magazine étudiant , se sont montrés plutôt sceptiques. Pour une étudiante en droit de première année, « l’affaire montre une fois de plus combien certaines campagnes de l’association étudiante sont déphasées par rapport aux préoccupations des étudiants. Ce sont des mesures politiquement correctes de police de la pensée qui se prétendent inclusives et qui n’ont servi qu’à insulter et irriter une bonne partie du BDE, et à faire perdre un temps précieux qui aurait dû être consacré à la discussion du budget pour le sapin de Noël ». Un autre étudiant se dit favorable à l’esprit de la motion mais déplore que les termes employés « paraissent recommander une forme de censure ».

L’adoption en France de ces merveilleux progrès sociaux ne saurait tarder. Elle ouvre des perspectives fascinantes : ainsi, un homme qui met en question son identité sexuelle pourra-t-il se rendre en burkini aux séances réservées aux femmes de la piscine municipale de Lille ?

Londres : la farce des pseudo-indignés de la cathédrale Saint-Paul

Londres : la farce des pseudo-indignés de la cathédrale Saint-Paul

01/11/11 – 19h30
LONDRES (NOVOpress) –
A cross between a socialist and a socialite, « une combinaison de socialiste et de mondain » : c’est en ces termes que Yes, prime minister, l’excellente série satirique de la BBC dans les années 1980, caractérisait « l’évêque anglican idéal ». Dans l’épisode en question (« The Bishop’s Gambit »), le Premier Ministre finit par nommer évêque un spécialiste de l’Islam, qui définit la Bible comme « une sorte de Coran pour chrétiens ». Vingt-cinq ans plus tard, les choses ne se sont pas améliorées : l’Église anglicane a aujourd’hui la triste distinction d’être la plus politiquement correcte des Églises chrétiennes européennes et, en conséquence, celle qu’on prend le moins au sérieux.

Le triste état de ce qui fut l’Église officielle du plus vaste Empire que le monde ait connu – au temps où le clergé anglican prônait volontiers « le christianisme musculaire » –, est à nouveau apparu au grand jour depuis que des « indignés » anti-capitalistes, empêchés par la police de s’installer devant la Bourse de Londres, ont planté leurs tentes devant la cathédrale Saint-Paul, le 15 octobre dernier. Leur leader est un étudiant en philosophie, autoproclamé « anarchiste » et fils d’un promoteur immobilier multimillionnaire. Les chanoines de la cathédrale étaient trop proches, par l’idéologie comme par la sociologie, de ces pseudo-rebelles, pour ne pas les accueillir à bras ouverts. Ils ont même ordonné à la police de s’en aller pour ne pas les gêner.

Au fur et à mesure que la « protestation » se pérennisait, les inconvénients d’un tel voisinage ont commencé à apparaître. Le 21 octobre, Saint-Paul a dû fermer, pour la première fois depuis la Seconde Guerre Mondiale, à cause des problèmes de sécurité – les « indignés » bloquant notamment les sorties en cas d’incendie. Non seulement les services religieux ont été interrompus mais, l’entrée étant payante pour les touristes, la cathédrale a perdu au moins 16.000 livres par jour.

Dans l’intervalle, l’imposture des « indignés » est devenue évidente. Des journalistes du Daily Telegraph ont pu vérifier grâce à une caméra thermique que la plupart des tentes étaient inoccupées la nuit, les neuf dixièmes de ces grands rebelles préférant rentrer dormir à la maison. Le principal signe d’occupation était l’odeur de marijuana dans l’air.

Dans la journée, selon un reporter « infiltré » du Daily Mail, « une activité essentielle consiste à s’asseoir en rond pour fumer des joints et descendre de la bière ». Des gens ivres urinent sur les marches de la cathédrale et sur les tentes. « Dans leur vingtaine, avec une majorité de filles », la plupart des « protestataires » sont des étudiants des universités londoniennes, qui se partagent entre le campement et leurs cours. Ils hurlent, avec un accent très middle class, pour convoquer à des meetings divers et variés « pour les femmes, les minorités ethniques, et les groupes de soutien aux LBGT (Lesbian Gay Bisexual Transgender) ». « Un Blanc barbu converti à l’Islam fait le tour du camp en criant dans un mégaphone “Réveillez-vous, ce n’est pas un pique-nique” ».

La réouverture de Saint-Paul, le 27 octobre, qui faisait présager une expulsion des « indignés », a immédiatement provoqué la démission de leur principal partisan au sein du chapitre, le Révérend Dr Giles Fraser, chancelier de la cathédrale et connu entre autres pour son soutien au mariage homosexuel, ses campagnes contre « l’islamophobie » et sa négation publique de l’immortalité de l’âme.

Le chapitre a effectivement voté, le 28 octobre, à une courte majorité, le recours à la justice pour faire évacuer le campement, comme le recommandait le doyen, le Très Révérend Graeme Knowles. Mais les chanoines s’étant presque immédiatement désolidarisés de la décision, c’est cette fois le doyen qui a démissionné, le 31 octobre. Mark Field, député conservateur de la Cité de Londres, a alors accusé le chapitre d’avoir fait de Saint-Paul « une farce nationale ». La cathédrale a décidé aujourd’hui de suspendre son action en justice.

La responsabilité de la crise revient à présent à l’évêque de Londres, le Révérendissime Richard Chartres. Il avait commencé par féliciter les « protestataires » pour leur contribution « à la future forme du monde » mais avait finalement approuvé le recours à la justice pour les faire évacuer, ce qui lui vaut d’être aujourd’hui dénoncé comme un hypocrite.

Richard Chartres, dont on parle beaucoup actuellement pour l’archevêché de Cantorbéry, a succédé comme évêque de Londres à David Hope, célèbre pour avoir déclaré que sa sexualité était « une zone grise », après qu’il eut été « outé » par des militants homosexualistes.

Dans « Yes, Prime Minister », le secrétaire du Premier Ministre lui explique que les Church Commissioners lui proposeront deux candidats pour l’évêché vacant, mais de telle sorte qu’il choisisse nécessairement leur favori. « C’est comme un tour de carte, vous finissez toujours par choisir la carte que le magicien veut vous faire prendre. Dans le cas de l’Église d’Angleterre, le choix est généralement between a queen and a knave », entre une dame (une folle) et un valet (une crapule). Le jeu de mots, en tout cas, est intraduisible en français…