Qui sont les sauvages ? par André Bercoff

Il ne se passe pas un jour sans que, un peu partout dans le royaume, les balises de l’effondrement se manifestent avec la régularité d’un métronome. André Bercoff, journaliste et essayiste, décrypte la polémique autour de la notion d’«ensauvagement».

La canicule n’est plus seulement atmosphérique : elle devient, de plus en plus, cosa mentale. Tout se passe comme si le confinement n’était plus physique mais intégré, intériorisé, appliqué dans les têtes. Cependant que l’on nous demande, que l’on exige, d’observer les gestes barrières, le quotidien charrie des pelletées entières de tabassages, de crimes, de délits, de viols, de vols et autres violences qui ne soulèvent même plus l’indignation des médias et de l’opinion publique, les uns et l’autre affairés à l’unique objet de leurs ressentiments : la température.

Il ne se passe pas un jour sans que, un peu partout dans le royaume, les balises de l’effondrement se manifestent avec la régularité d’un métronome. Mais attention ! Ce qui compte, ce ne sont pas le sort des victimes, la douleur des familles, les bourreaux libérés sans aucune forme de procès, la justice en capilotade et l’impunité quasi-totale considérée comme l’un des beaux-arts. Ce qui importe, c’est l’observation stricte d’une novlangue devant laquelle Orwell lui-même pâlirait d’envie.

Dans un monde renversé, le vrai n’est plus qu’un moment du faux

Ainsi, le sémillant Gérald Darmanin, qui officie comme ministre de l’Intérieur et qui passe son temps à déplorer des méfaits et à jurer qu’il ne les tolérera plus, a osé parler «d’ensauvagement». Le tollé suscité par le chœur des vierges des nouvelles maisons de tolérance a bien remis les pendules à l’heure : s’exprimer ainsi, selon les bonnes âmes du très masochiste déni du réel, ne peut être l’apanage que du fascisme réactionnaire et du conservatisme le plus rance. Guy Debord disait déjà : «Dans un monde renversé, le vrai n’est plus qu’un moment du faux». Donc, le bourreau n’est qu’une victime au goût étrange venu d’ailleurs, et la victime quelqu’un qui était là au mauvais moment. Ainsi, une certaine France s’enfonce dans la haine de soi qui, depuis quarante ans, consiste à affirmer que tout ce qui vient d’Occident ressort de l’esprit du Mal, et tout ce qui vient de la migration est évidemment une chance pour le pays.

Ne tombons pas, à notre tour, dans le piège empoisonné de la généralisation : migrants=criminels, communautarisme=crime. Mais refusons tout aussi fortement l’angélisme dévastateur de ceux qui refusent de nommer les prédateurs, de dévoiler les délinquants, de sanctionner les coupables et de mettre des véritables bornes à la multiplication terrifiante des dégradations d’églises, des interdictions d’entrer dans les supermarchés pour les femmes en décolleté, à la stratégie du cutter face à un regard soi-disant coupable, à la courageuse agression, voire au viol de grands-mères ou au massacre d’une famille.

Et quand des historiens en peau de lapin, des polémistes en papier mâché osent nous dire que la violence a toujours existé afin de mieux noyer le poisson, rappelons qu’aux époques où celle-ci effectivement régnait, chacun était armé et pouvait se défendre. Quand l’Etat qui, comme chacun sait, a le monopole de la violence légitime, demeure incapable d’assurer la sécurité des citoyens parce qu’il a abandonné des pans entiers du pays désormais soumis au règne indivis des dealers et des fanatiques, travestir la barbarie en «incivilité» est plus qu’un crime : une faute. Ceux qui se croient protégés par leur fortune, leur statut et leurs privilèges ne seront pas les derniers à ressentir ce qui attend les autruches, après le silence des agneaux.

André Bercoff

Texte repris de RT France

[vidéo] Didier Raoult dénonce l’orientation des grands journaux scientifiques “qui sont devenus des machines financières colossales”

28/05/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Le professeur Didier Raoult était l’invité d’André Bercoff mercredi 27 mai sur Sud Radio dans son émission “Bercoff dans tous ses états”.

Décrié pour continuer à prescrire de l’hydroxychloroquine à ses patients atteints du Covid-19, le professeur Raoult regrette un “enchaînement des réactions politiques et médiatiques trop rapide“, qui ne permet pas, selon lui, d’avoir “une analyse intelligente et sereine des choses“. “Les gens ont l’impression d’être en retard s’ils n’ont pas pris une décision sous le coup de l’émotion”, déplore-t-il.

Mais dans ce débat sur l’utilisation de la chloroquine, le professeur marseillais note “des choses extrêmement intéressantes à analyser a posteriori“. En premier lieu, il met en cause “la direction et l’orientation des très grands journaux scientifiques qui sont devenus des machines financières colossales“, perdant à cette occasion leur “lucidité scientifique“. “Ils subissent la même chose que la presse : la concurrence considérable de l’Inde et de l’Extrême-Orient sur les publications scientifiques“, souligne-t-il. “Il y a dans tous ces journaux une fébrilité étonnante qui amène à une remise en cause de la crédibilité d’un certain nombre de choses“, affirme-t-il, dénonçant “un tri, voire une manipulation des données“, dans un certain nombre de publications. Il accuse directement le British Medical Journal, “d’avoir fait disparaître deux paragraphes sur l’efficacité de l’hydroxychloroquine sur le placebo“.

La chloroquine interdite : “ça ne change pas grand chose”

L’abrogation du décret autorisant l’utilisation de la chloroquine pour soigner les patients atteints du coronavirus, n’aura pas de grandes conséquences, selon le professeur Raoult. “Ce serait revenir sur la liberté de prescription du médecin, c’est plus ambigu que ça“, réagit-il. Il explique que cette nouvelle mesure signifie “qu’on n’a pas le droit de le recommander“. Mais le médecin l’assure, en jouant peut-être sur les mots : “Je ne l’ai jamais recommandé, j’ai dis ce que je faisais mais je n’ai jamais recommandé un traitement“.
À mon avis ça ne change pas grand chose, d’autant que des cas de Covid-19, il n’y en a pas beaucoup“, affirme le professeur Raoult.


Éric Zemmour : “Nos hommes d’État ne voient pas loin, ils veulent faire vite”

21/11/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Invité de l’émission “André Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio est notamment revenu sur l’actuelle fronde contre les taxes sur le carburant qui rappelle que l’histoire n’est qu’un éternel recommencement.

Pour Éric Zemmour, la manifestation des Gilets Jaunes le 17 novembre 2018 a encore une fois rappelé qu’il existe non pas une mais deux France.

Il y a une incarnation dans la rue de ce clivage dont on parle depuis des années, entre la France des métropoles et la France périphérique. On le voit dans la rue : la France périphérique a gagné. C’est cette France qui n’a pas voté Macron, qui a un problème économique, social et identitaire. C’est la France blanche, la France de la petite classe moyenne, à qui on a dit : Vous êtes en dehors du temps. Comme l’a dit Benjamin Griveaux : La France qui fume des clopes et roule en diesel.

Éric Zemmour estime aussi qu’il existe des parallèles entre la réalité d’aujourd’hui et la Révolution française. “En France, la lutte des classes se double d’un conflit culturel et identitaire. Cette lutte rappelle beaucoup les affrontements du passé : les girondins et les montagnards. On voit bien qu’il y a des girondins dans les métropoles mondialisées et des montagnards dans cette France périphérique, qui n’a que l’État pour se protéger. Parce que les autres savent se protéger des effets néfastes de la mondialisation : pour eux il y a la carte scolaire qu’on manipule, les universités américaines ou australiennes etc. La mondialisation du bas, elle a un entre-soi islamique, coranique, ainsi que l’aide de l’État“, a-t-il déclaré.


André Bercoff : «La stratégie de Trump est celle constante, du rapport de force»

21/09/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
André Bercoff, auteur de «Donald Trump, les raisons de la colère» revient sur la guerre économique entre la Chine et les Etats-Unis amplifiée par la décision du département américain de la Justice qui a poussé deux médias d’Etat chinois à s’enregistrer comme agents étrangers.


Chine, Corées, Iran : André Bercoff décrypte «l’art de la négociation» de Donald Trump

Donald Trump Onu

24/05/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Si Donald Trump a évoqué le report possible de sa rencontre avec Kim Jong-un, le journaliste et écrivain André Bercoff souligne les qualités de négociateur du président américain, qui a selon lui fait plier la Chine et rapproché les deux Corées.


GROS CLASH sur l’immigration en Italie entre André Bercoff et Romain Goupil : «Va à Lampedusa et vois comment ils te recevraient !»

André Bercoff : On assiste aux prémices d’un très grand bouleversement dans les médias, qu’ils soient audiovisuels ou écrits !

14/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Début 2018, André Bercoff, Éric Brunet et Gilles-William Goldnadel lancent ensemble une webtélé qui s’appellera La France libre.
Dans un paysage médiatique en pleine restructuration, l’idée est de faire du décryptage, de l’humeur, de l’humour. Et de mettre des mots sur les maux.

André Bercoff précise que ce projet cherche aussi à dépasser les clivages politiciens :

Les étiquettes ne m’intéressent pas du tout. On peut donner l’étiquette que l’on veut.
Personnellement, je considère que la gauche n’est plus du tout à gauche, la droite ne sait plus où elle est et, quant au reste, les Insoumis ou les centristes, ils ne se portent pas mieux.
Dans un paysage de décomposition, essayons de prendre des marques et de mettre les mots vrais sur les vrais maux. Je ne sais pas si nous y arriverons, mais nous essaierons.
Nous avons cette ambition, en tout cas.


André Bercoff : «Donald Trump empêche de dormir le camp du Bien»

Donald Trump Systeme

12/12/2016 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
Échanges rendus publics avec Taïwan, inquiétudes autour des nominations, communication douteuse sur Twitter, les contempteurs du président élu annoncent la catastrophe. Pour André Bercoff, le sérail de Washington a la défaite amère.

Le petit monde des «sachants» et des connaisseurs n’arrive décidément pas à digérer la victoire du multimilliardaire new yorkais. Sa candidature était loufoque, sa stratégie délirante, sa victoire anormale. Certains universitaires d’Outre-Atlantique vont aujourd’hui jusqu’à mettre en question la démocratie et le système des grands électeurs, argumentant sérieusement qu’il faudrait restreindre le droit de vote aux hommes et aux femmes pourvus d’un degré certain d’instruction. Haro sur ce peuple ignare de pelés et de galeux d’où nous vient tout le mal. Des artistes aussi richissimes que rebelles de confort, tel que le cinéaste Michael Moore, appellent ouvertement à l’insurrection des Démocrates dès l’intronisation de l’imposteur. Le camp du Bien, on le constate une fois de plus, n’aime la démocratie que quand celle-ci obéit à ses orientations. Dans le cas contraire, c’est l’affreux populisme qui prend ses quartiers.


Durant trois jours, Robert Ménard fera de Béziers la capitale de la droite

Rendez-Vous de Béziers

05/04/2016 – BEZIERS (NOVOpress) : Robert Ménard l’avait annoncé, il l’a fait : la droite aura ses assises à Béziers du 27 au 29 mai 2016. Intitulées « Le Rendez-Vous de Béziers », ces trois journées sont surtitrées : « Pour ne pas attendre 2022 ! » Une référence à tous ceux qui pensent qu’on peut d’ores et déjà faire le deuil de la présidentielle 2017.

« Qu’est-ce que la droite ? Que veulent ceux qui s’en réclament ? Et, surtout, que ne veulent-ils plus ? Famille, identité, économie, Europe… nous aborderons tous les sujets et, surtout, vous aurez la parole, explique Robert Ménard. La parole pour envoyer un message à tous ceux qui briguent nos suffrages, pour leur dire : voici précisément les idées que vous devez défendre, les propositions sur lesquelles vous devrez vous engager. Voici le programme minimum de salut public pour le quinquennat à venir ! »

Un site dédié vient d’être mis en ligne. Il détaille l’organisation en tables rondes thématiques d’où sortiront « 50 mesures patriotes pour ne pas se tromper de droite » qui seront présentées le dimanche matin. Une quarantaine d’intervenants sont déjà annoncés et la liste n’est pas exhaustive, loin de là…

On y trouve déjà, entre autres, Denis Tillinac (qui introduira les débats), Charles Beigbeder, Arnaud Dassier, Christophe Geffroy, Claude Chollet, Elisabeth Lévy, Gilles-William Goldnadel, André Bercoff, Béatrice Bourges, Ludovine de la Rochère, Aude Mirkovic, Guillaume de Prémare, Frédéric Pons, Philippe Bilger, Xavier Raufer, Thibault de Montbrial, Jean-Paul Brighelli, Xavier Lemoine, Chantal Delsol, Alain de Benoist, Hervé Juvin, Bernard Lannes, Eugénie Bastié, etc.

La table ronde sur l’immigration devrait être particulièrement suivie : elle réunira en effet Jean-Yves Le Gallou, Renaud Camus, Ivan Rioufol et Jean-Paul Gourévitch !

Ce Rendez-Vous de Béziers se tiendra dans plusieurs lieux de la ville (Palais des congrès, Théâtre des franciscains, Théâtre municipal, Salle des abbés) et est organisé en partenariat avec Valeurs actuelles et Boulevard Voltaire.

Il reste à connaître la liste des hommes politiques qui feront le déplacement de Béziers. Elle est pour le moment tenue secrète…

Internet, journaux et télés arabes, les relais de la propagande

30/11/2015 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
C’est la même violence que celle des prêches enflammés d’imams extrémistes que l’on retrouve, tous les jours, sur nombre de réseaux sociaux et de médias de langue arabe. En toute impunité…

André Bercoff dénonce ainsi le rôle de certains supports médiatiques dans le développement de l’islamisme en France :

L’image est omniprésente en France et en Europe, sur les barres et les tours, dans les banlieues et les quartiers, le long des autoroutes et des périphériques : les paraboles qui champignonnent à chaque fenêtre et à chaque balcon et qui transmettent les images et les mots venus du plus lointain ailleurs. Au centre de tout ce qui se passe actuellement en France, en Europe et dans le monde, concernant le communautarisme en général et l’islamisme radical en particulier, il existe un angle mort, un trou noir : ce qui se dit et s’écrit dans les chaînes télévisées, les journaux et les sites Internet du Moyen-Orient. La quasi-totalité des discours proprement hallucinants qui défilent en boucle sur les chaînes satellitaires, les réseaux sociaux et autres publications est passée sous silence par la majorité de nos médias, quand elle n’est pas niée.


Guilluy, Tribalat, Zemmour, Camus : des intellectuels devenus la cible des bien-pensants pour André Bercoff

15/10/2014 – PARIS (NOVOpress)
Le dernier livre d’Eric Zemmour, Le Suicide français, continue de susciter l’ire des bien-pensants.

Pour André Bercoff, le polémiste rejoint ainsi la longue liste des intellectuels mis au ban de la société pour leurs idées controversées.

C’est Michèle Tribalat qui montre d’éclatante façon l’échec patent – et lourd de conséquences – de l’assimilation. C’est Hugues Lagrange qui se fait taper dessus pour avoir eu l’insolence de prendre en compte le poids des ethnies et des cultures traditionnelles dans le comportement des immigrés de la troisième et quatrième génération. C’est Christophe Guilluy qui montre comment gauche et droite ont sacrifié les classes populaires de ce pays. Sans parler du maudit Renaud Camus qui est allé jusqu’à évoquer un Grand Remplacement.

 


Voir également le 4ème épisode de “Chronique d’une implosion annoncée”


Chronique d’une implosion annoncée – ep 4 – par bercoff

André Bercoff : sortie de son nouveau livre « Bernard Tapie, Marine Le Pen, la France, et moi »

André Bercoff : sortie de son nouveau livre « Bernard Tapie, Marine Le Pen, la France, et moi »

08/10/2014 – PARIS (NOVOpress) – À l’occasion de la sortie le 9 octobre de son nouvel ouvrage – Bernard Tapie, Marine Le Pen, la France, et moi – aux éditions First, André Bercoff chronique l’implosion qu’il annonce en 8 épisodes. Ci-dessous, épisodes 1 et 2.

Voir aussi sur LeFigaro.fr

André Bercoff : “Le fossé se creuse de plus en plus entre une France abritée et une France exposée”

André Bercoff : "Le fossé se creuse de plus en plus entre une France abritée et une France exposée"

19/12/2013 – 17h00
PARIS (NOVOpress) – Dans “Je suis venu te dire que je m’en vais” (Éditions Michalon), André Bercoff pousse un puissant coup de gueule contre l’hémorragie des talents français. Il offre en outre à ses lecteurs un formidable exercice de dissection de la France telle qu’elle ne va pas, de cette France “en dormition”.
Entretien exclusif réalisé pour Novopress.

Sur le plan des causes de l’émigration française, vous vous attaquez à une fiscalité excessive et braconnière. Vous ne contestez pourtant pas la légitimité de l’impôt. D’où vient le fait qu’au-delà de son “volume”, il soit désormais inacceptable ? Comment pourrait-il redevenir légitime aux yeux des Français ?

Ce qui est devenu inacceptable aux yeux des très nombreuses personnes que nous avons été amenés à rencontrer, c’est l’impression que le fisc est, de plus en plus, pour les princes qui nous gouvernent, l’horizon indépassable de notre temps et qu’il ne touche plus seulement les classes riches ou aisées, mais une classe moyenne en panne d’avenir et en précarisation plus ou moins forcée. Beaucoup m’ont dit qu’ils comprennent très bien que l’on paye des impôts, à condition de savoir où va l’argent et à quoi et à qui il sert. La légitimité ne pourra revenir qu’avec la transparence.

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