Paul-Marie Coûteaux : « C’est l’Europe toute entière que les Etats-Unis veulent soumettre »

Paul-Marie Coûteaux

09/06/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Paul-Marie Coûteaux, essayiste, était l’invité d’André Bercoff, le 7 juin 2022.

Pour le directeur de la revue Le Nouveau Conservateur, « c’est l’Europe toute entière que les Etats-Unis veulent soumettre ».


André Bercoff, la liberté de déplaire

André Bercoff

16/05/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Rien de plus indémodable qu’un journaliste à l’ancienne. Voilà plus de 40 ans qu’André Bercoff met les pieds dans le PAF. André Bercoff revient dans cet entretien sur ses 60 années de vie médiatique, de ses rencontres avec Castro et Trump à son amour immodéré pour la littérature.

Populiste et populaire, libertaire et littéraire, il se livre comme jamais dans ce nouveau « Portrait d’Éléments ».


Pr Didier Raoult – Covid 19 : « Une crise de nerfs généralisée et des bénéfices inouïs ! »

Didier Raoult

11/05/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Pr Didier Raoult, microbiologiste et directeur de l’IHU Marseille était l’invité d’André Bercoff pour parler notamment de son livre « Carnets de guerre Covid – Tome 2 » aux éditions Michel Lafon.

Extrait choisi :

L’angoisse est considérable. Bill Gates veut que l’on raccourcisse le temps d’homologation des vaccins pour pouvoir traiter les épidémies plus rapidement. Cela a amené à un changement des mentalités.
Jusqu’à présent, pour les vaccins, on disait qu’il fallait du temps pour l’évaluer, mais aussi observer les phénomènes qui sont rares et/ou qui surviennent après un certain temps.

Aujourd’hui, les bénéfices pour l’industrie pharmaceutique sont monstrueux, c’est du jamais vu en aussi peu de temps.

Jusqu’à présent, au nom du principe de précaution, il ne fallait pas bouger un doigt et maintenant on passe de l’autre côté où la phase expérimentale va se faire chez des gens qui sont obligés de se faire vacciner.

Cette situation, fortement liée à une certaine angoisse et au besoin d’avoir une solution providentielle et immédiate, fait qu’on a grillé les mesures de sécurité existant depuis pourtant des décennies.


Éric Denécé : « Il ne faut pas éluder les responsabilités du régime de Zelensky »

zelenski

29/03/2022 – EUROPE (NOVOpress)
Éric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement est l’invité d’André Bercoff.

Pour Éric Denécé : « Il ne faut pas éluder les responsabilités du régime de Zelensky ».

Une interview à découvrir pour essayer de prendre de la hauteur dans ce conflit.


Laurent Obertone : « Game Over », la révolution sera anti-politique ou ne sera pas ?

Obertone

17/03/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Y-a-t-il trop de politique en France ? Quelques jours avant l’élection présidentielle, focus sur la mainmise de l’État dans nos vies. Pour en parler, le journaliste Laurent Obertone était l’invité de “Bercoff dans tous ses états » pour son livre « Game Over – La révolution antipolitique » aux éditions Magnus.

Et si les Français n’en pouvaient plus de la politique ? Et si l’avenir du pays, la solution aux nombreux problèmes qui se posent, se situaient hors du champ politique, hors du jeu électoral, hors du « système » ? Quelques semaines avant l’élection présidentielle, le journaliste Laurent Obertone jette un nouveau pavé dans la marre, et appelle à une nouvelle voie, particulièrement contestataire.

Ce n’est plus une surprise pour personne. Laurent Obertone n’aime pas le « système ». Le journaliste contestataire, auteur du titre à succès Guerilla, s’interroge dans son dernier livre, Game Over – La Révolution antipolitique (éd. Magnus) sur notre capacité à sortir du schéma politique qui prévaut en France depuis des années. Une question particulièrement piquante à quelques jours de l’élection présidentielle.

Pour Laurent Obertone, l’État « régule tout »

Dans ce dernier livre, particulièrement anti-démocratique, le journaliste pointe du doigt un par un les gros problèmes qui secouent le pays. On passe de l’immigration de masse à la violence dans les rues, sans oublier les médias, la privation de libertés, la crise économique, la fiscalité, la morale, l’idéologie dominante. Laurent Obertone tente ainsi d’apporter des solutions à chaque thème, mais d’une manière particulière : des solutions qui n’imposent aucun parti, aucun État, aucune élection. Des solutions venues du peuple, par le peuple, pour le peuple. Mais sans ses élus.

« L’État s’est arrogé des compétences massives dans tous les domaines. Aujourd’hui, il régule tout. L’industrie, la façon dont on mange, dont on s’habille, dont on circule, dont on pense, dont on éduque nos enfants, etc. Dans tous ces domaines, il a pris une importance incontournable. C’est l’arbitre des élégances et des âmes. J’ai constaté une relation assez nette entre la prise de pouvoir de l’État sur des domaines, et leur effondrement. Plus l’État s’en mêle, moins ça va. Plus ça coute cher, et plus nous sommes dans une situation critique, explique Laurent Obertone sur Sud Radio.

Un état d’abrutissement généralisé

Moralité, pour Laurent Obertone, le citoyen a délégué beaucoup trop de ses propres compétences aujourd’hui. « Quand on s’habitude à une telle situation, l’État devient le cerveau principal. On oublie de réfléchir par nous-même. Et je pense que c’est aussi pour cela qu’il y a cet état d’attentisme et d’abrutissement généralisé. On nous parle comme à des débiles congénitaux. Cette prise en charge de l’État dans à peu près tout dans notre quotidien nous dépossède complètement de nos responsabilités élémentaires, et donc de notre existence« , ajoute le journaliste.

Moins de politique

Sur l’exemple de l’immigration, mais également à partir d’autres sujets, le journaliste pose aujourd’hui un constat sans appel : la France a besoin de moins de politique. « L’État n’est pas dans l’état d’esprit de faire appliquer les lois les plus élémentaires. Le problème de la politique, on le voit avec les élections. On est dans une campagne de rut démocratique. Après cela, tout va s’arrêter et il faudra attendre cinq ans pour que tout s’emballe de nouveau. Cela dévie l’attention. On remet notre destin dans les mains du grand spectacle politique. On oublie que pour reconquérir le pays, il faut commencer par les esprits« , estime Laurent Obertone.

Ce dernier croit à la puissance des masses. « Si on arrive à convaincre une masse critique de mettre les pieds dans le plat, de ne pas attendre un messie sorti des urnes, alors elle pourra initier ce changement profond des esprits, qui emportera tout dans son passage« , lance le journaliste, qui ne croit pas également aux outsiders de la politique, à l’image d’Éric Zemmour, qui quand bien même il arrivait au pouvoir, serait pieds et poings liés par une administration vent debout contre lui, avant de se faire remplacer cinq ans après. Face à cela, Laurent Obertone propose une autre voie : l’éveil des esprits, et l’action anti-politique. Tout un programme…


Pass vaccinal : « Une déclaration de guerre à la liberté » pour Mathieu Slama

athieu Slama

28/01/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Avons-nous fait une croix sur notre liberté ? À l’aune de la crise sanitaire et des nombreuses mesures, à l’image du pass vaccinal qui entre en vigueur ce lundi, nombreux sont ceux à penser que notre liberté a été violemment entravée. Mathieu Slama, essayiste et enseignant au Celsa, était l’invité de “Bercoff dans tous ses états » pour son livre Adieu la liberté (éd. Presses de la Cité).

Pass vaccinal : un chantage à la liberté

Le Conseil constitutionnel a validé le pass vaccinal. Ce dernier est entré en vigueur lundi 24 janvier. Désormais, pour se rendre dans certains lieux, il ne faudra plus montrer le résultat négatif d’un test PCR ou antigénique, mais bien disposer d’un schéma vaccinal complet. Une mesure qui, avant son entrée en vigueur, avait été vivement critiquée pour l’aspect privatif de liberté qu’elle recouvre.

« On est sur une déclaration de guerre à la liberté. Le pass dont on parle depuis des mois, c’est l’illustration parfaite de cette éclipse de la liberté à laquelle on assiste. C’est quelque chose d’assez incroyable qui consiste à faire du chantage à la liberté, et qui consiste à dire aux gens que s’ils veulent leur liberté, ils doivent se comporter de telle manière. C’est absolument le contraire de la liberté telle qu’on en a hérité à la Révolution française« , explique sur Sud Radio Mathieu Slama, essayiste et enseignant au Celsa, auteur de Adieu la liberté (éd. Presses de la Cité).

« Nous avons tout perdu »

L’essayiste dresse à ce sujet un parallèle avec la question terroriste. « Face au terrorisme, nous avons choisi de ne pas céder par rapport à nos principes républicains. Il y a des lignes rouges. Mais face au virus, nous avons tout abdiqué. Nous n’avons pas perdu un peu de liberté. Nous avons tout perdu depuis deux ans. La France entière est devenue une prison pendant des mois. Nous avons perdu l’égalité, la citoyenneté. Tout n’a pas été qu’abîmé. Tout a été détruit« , ajoute-t-il au micro d’André Bercoff.

En 1977, Gilles Deleuze écrivait que « les pouvoirs établis ont besoin de nos tristesses pour faire de nous des esclaves. Le tyran, le prêtre, les preneurs d’âme, ont besoin de nous persuader que la vie est dure et lourde. Les pouvoirs ont moins besoin de nous réprimer que de nous angoisser, et d’administrer nos petites terreurs intimes« . Des propos repris par Mathieu Slama dans son livre, à juste titre selon lui. « Du jour au lendemain, on est tombé dans un autre régime avec un gouvernement qui décide de nous enfermer littéralement chez nous. Le fait que l’on ait accepté ça est la source de tous les problèmes« , lance-t-il.


Michèle Tribalat – Immigration : ces idéologies qui masquent le réel

Michèle Tribalat

27/01/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Cela fait plusieurs mois que l’immigration s’est invitée au cœur de la campagne électorale pour l’élection présidentielle. Notamment avec la candidature d’Éric Zemmour, qui en a fait son cheval de bataille. Pour en parler, la démographe Michèle Tribalat était l’invitée de “Bercoff dans tous ses états », pour son livre Immigration, idéologies et souci de la vérité (éd. de l’Artilleur).

Une idéologie dominante

« La réalité est ce qui ne disparaît pas quand on a cessé d’y croire« . Cette phrase est en exergue du dernier livre de Michèle Tribalat. La démographe publie aux éditions de l’Artilleur, Immigration, idéologies et souci de la vérité. À l’heure où le sujet se situe en plein cœur des enjeux électoraux pour la prochaine présidentielle, et sur lequel de nombreuses « vérités » s’affrontent, Sud Radio tente d’y voir plus clair avec l’une des plus grandes spécialistes en la matière.

Michèle Tribalat dénonce notamment la pensée unique qui circule chez les chercheurs, au sujet de l’immigration. « Les jeunes gens qui ont fait des études aujourd’hui, s’ils veulent entrer dans le système, ils ont intérêt à s’y plier« , explique-t-elle sur Sud Radio. Une bataille idéologique qui fait principalement rage autour des chiffres, que l’on interprète et que l’on utilise à sa guise.

Immigration : des calculs d’apothicaire

Parmi les indicateurs les plus discutés, celui du solde migratoire. Un rappel : le solde migratoire, c’est la différence entre les entrées et les sorties du territoire. « On ne le mesure pas. C’est le résidu de l’équation démographique de l’année. Tout ce qui ne peut pas s’expliquer par les décès et les naissances, on l’attribue au solde migratoire. C’est ce qui reste. Avec en plus des ajustements, comme c’est le cas en ce moment« , ajoute la démographe.

Michèle Tribalat explique qu’en matière d’immigration, « on a des enregistrements qui ne sont pas exhaustifs. Mais si on les regarde au fil du temps, cela donne une idée de l’évolution« . Elle cite notamment le cas du nombre de titres de séjours délivrés. « On était descendu avec la pandémie. On est revenu à un niveau très voisin de ce que l’on avait avant. Mais il n’y a pas tout le monde. Des gens cherchent à gonfler le chiffre, avec les mineurs isolés, les demandeurs d’asile. On ne peut pas tout additionner« , prévient-elle, expliquant qu’à force de tout additionner, on finit par compter des personnes plusieurs fois.


Loïc Hervé – « Il faut arrêter avec ce pass sanitaire ! » [vidéo]

Loïc Hervé

20/10/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Le Sénat a rejetté la proposition de loi sur l’obligation vaccinale.

Pour en parler, André Bercoff a reçu Loïc Hervé, Sénateur UDI de Haute-Savoie. Celui-ci considère notamment qu’il faut se débarrasser au plus vite du passe sanitaire.


Jean-Michel Claverie : « Il n’y a toujours pas de véritable enquête sur l’origine du covid-19 ! » [vidéo]

Jean-Michel Claverie

01/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Jean-Michel Claverie – Ancien directeur de recherche au CNRS, mondialement connu pour ses travaux sur les virus géants – était l’invité d’André Bercoff le 29 juin sur Sud Radio.

Voici quelques déclarations intéressantes de Jean-Michel Claverie :

« Beaucoup de journaux ont des intérêts financiers avec la Chine et interdisaient à qui que ce soit de publier sur l’origine du Covid 19 ! »

« Malgré les 4 millions de morts, il n’y a toujours pas de véritable enquête menée sur l’origine du Covid 19 ! On a dépensé plus d’énergie et d’argent pour le crash du Vol MH370 de la Malaysia Airlines »


André Bercoff, après la condamnation de Derek Chauvin : « Le drame George Floyd a été utilisé par les racialistes pour culpabiliser les Blancs »

André Bercoff

Le policier Derek Chauvin a été déclaré coupable du meurtre de George Floyd par le tribunal de Minneapolis, aux États-Unis.

Au micro de Boulevard Voltaire, André Bercoff analyse le contexte de cette affaire et sa récupération par les promoteurs de la cancel culture qui « tombent dans le racisme le plus total ».

Derek Chauvin, le policier le plus célèbre du monde, a été reconnu coupable du meurtre de George Floyd, ce Noir américain qui avait enflammé le monde autour du slogan « Black Lives Matter ». Ce premier verdict vous paraît-il normal ?

Il s’entend et se comprend dans la mesure où ce policier avait appuyé son genou pendant neuf minutes sur le cou de George Floyd. D’après nos informations, ce geste a entraîné la mort de Floyd. Il me paraît tout à fait légitime qu’il y ait une sanction. Ce qui est beaucoup plus préoccupant, c’est ce que cela induit par rapport à ce qui se passe aux États-Unis, et pas seulement aux États-Unis. Je parle de l’incroyable culpabilisation de toute une partie de la population au détriment d’une autre. Cette espèce de lutte des races remplace la lutte des classes.

La mort de George Floyd est devenue un phénomène mondial. On peut expliquer cela par l’espèce d’hégémonie culturelle américaine, au moins en Europe, et surtout en Europe occidentale. Comment expliquer que ce débat devienne mondial ?

L’hégémonie culturelle américaine s’explique dans toutes les phases d’hégémonies culturelles. L’hégémonie de la musique, du cinéma, de tous les arts populaires et des médias de masse est présente depuis des décennies. Aujourd’hui, cette hégémonie de la cancel culture est, elle aussi, partie des États-Unis, après quelques philosophes déconstructionnistes français qui l’ont exportée et qui est revenue en force.

Les mouvements Black Lives Matter consistent à dire qu’il y a une population au goût étrange venue d’ailleurs à qui il s’agit de montrer leur culpabilité permanente : les Blancs. Privilège blanc, suprématie blanche, etc. Ces antiracistes tombent dans le racisme le plus total. Incontestablement, il y a eu l’esclavage américain et des choses terribles sur les traites négrières. Je dis les traites négrières, car il n’y a pas eu uniquement la traite transatlantique. Les traites arabo-musulmane et noire ont joué leur rôle.

Le drame qui s’est produit avec George Floyd est utilisé pour culpabiliser toute une population.

On ne peut pas s’empêcher de se demander : si Derek Chauvin avait été noir et George Floyd blanc, y aurait-il eu un tel battage ?

C’est une question que l’on peut, hélas, se poser. Nous aurions aimé qu’il y ait les mêmes sanctions et le même jugement. Maintenant, y aurait-il eu le même battage ? Je ne sais pas, mais il est vrai que cela découle de ce que je vous ai dit. Il y a, incontestablement, quelque chose de grave pour les Blancs comme pour tout le monde. À partir du moment où vous chosifiez une communauté, on sait ce que cela a donné dans l’Histoire. On est en train de ressusciter les vieux démons qui font faire du mal à tout le monde et pas seulement à une certaine population. Il y a de quoi s’inquiéter !

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

[Vidéo] La réponse de Bernard Lugan aux décoloniaux sur Sud Radio

Bernard Lugan

30/03/2021 – FRANCE (NOVOpress)
André Bercoff a reçu Bernard Lugan sur Sud Radio.

Historien, il enseigne l’histoire de l’Afrique à l’université de Lyon III et est l’auteur de Pour répondre aux décoloniaux, aux islamo-gauchistes et aux terroristes de la repentance, Éditions de l’Afrique réelle.


[vidéo] Xavier Azalbert : « Les médias jouent trop souvent les contrôleurs de la pensée »

Xavier Azalbert

02/03/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Invité d’André Bercoff, jeudi 25 février 2021, Xavier Azalbert, directeur de publication de France Soir, est revenu sur les critiques qui pleuvent à l’encontre de son média depuis ces derniers mois.

Interrogé sur le tweet de la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, qui annonçait le 24 janvier dernier, qu’elle allait lancer une procédure de vérification du respect des conditions du certificat d’IPG de France Soir, son directeur de publication, Xavier Azalbert, s’est montré clair « parler de la liberté d’expression, de la liberté de la presse est quelque chose de fondamental, donc la ministre a tout à fait le droit de s’exprimer et je pense que c’est un droit et il faut le respecter. »

Cependant, si Xavier Azalbert respecte le droit à la liberté d’expression de Roselyne Bachelot, il estime que si « un ministre a le droit de demander la vérification. J’eus pensé que cela aurait été approprié de recevoir un courrier avant, pour pouvoir être informé d’abord, car quand on apprend ça par voie de presse ça paraît un peu cavalier mais ceci dit, je respecte sa décision. » Cependant, face aux critiques, Xavier Azalbert estime qu’il faut réussir à déterminer « si le fait de ne pas être d’accord fait partie de la liberté d’expression ou si on a fait une erreur » avant d’ajouter « je pense qu’aujourd’hui, il n’y a pas d’erreur dans ces éléments-là, on est juste en train d’avoir un débat d’opinion et c’est sain. »


André Bercoff : « Ce qu’il s’est passé au Capitole à Washington est le reflet de la fracture américaine »

André Bercoff

André Bercoff revient sur les événements du 6 janvier à Washington, où des sympathisants de Donald Trump ont pénétré dans l’enceinte du Capitole, les bâtiments du Congrès américain.

Le peuple américain a vécu, hier soir, une soirée assez incroyable. À la suite des élections géorgiennes, les supporters et les partisans de Donald Trump sont entrés dans le Capitole.

Que s’est-il réellement passé ?

Le Capitole est l’un des endroits le mieux gardés du monde. Il y a un service impressionnant de police. Apparemment, hier soir, tout était ouvert.

Des milliers de partisans de Trump étaient présents et quelques centaines sont entrés. Comment est-ce possible que ce soit open bar ? On ne va pas entrer dans les hypothèses, mais c’est intéressant de se poser la question.

Je ne défends pas ceux qui sont entrés, mais je dis simplement qu’il faut ramener ces choses à leur juste proportion. Ce n’était ni la prise du Palais d’Hiver ni le saccage de je ne sais quelle église, synagogue ou autre.

Cette soirée était l’aboutissement de plusieurs mois de tensions entre les partisans de Trump et les partisans de Biden.

Il y a eu quatre morts après l’invasion du Capitole à Washington. S’il n’y avait pas eu ces morts, on aurait peut-être pu prendre cette nouvelle avec plus de légèreté. Il ne faut pas oublier qu’avant son élection en novembre 2016, Trump était considéré par toute une partie de l’establishment américain des démocrates, de la presse comme un usurpateur. Pendant quatre ans, les gens qui avaient voté pour Trump ont été considérés soit comme des imbéciles et des inconscients pour avoir voté pour un charlatan, un crétin. On ne va pas faire, ici, le bilan de Trump, vous le connaissez comme moi.

Il est clair qu’il a fait des bêtises et des maladresses. D’un côté, il y a les bobos gauchos américains du parti démocrate. Et de l’autre côté, les républicains qui seront divisés entre ceux qui veulent garder un certain intérêt centriste et les autres qui veulent un parti populiste à la puissance 1.000. Est-ce Trump ou non qui les réunira ? Je ne sais pas. Nous avons vu quelque chose de très fort qui nous montre la fracture américaine.

Emmanuel Macron a pris la parole en pleine nuit dans un anglais avec un accent français assez terrible devant les drapeaux français et américain. L’intégralité de la classe politique française a largement condamné cette action.

Emmanuel Macron s’est pris pour Lafayette volant au secours de l’Amérique. On a les ambitions que l’on peut… En ce qui concerne le reste, on cherche le bouc émissaire que l’on peut. Un bon nombre d’éditorialistes français disaient que Trump allait appeler l’armée et qu’il n’allait jamais céder le pouvoir.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Sylvain Baron : « Lorsque le peuple n’a plus aucun moyen légal et pacifique de pouvoir se faire entendre, il est de son droit de résister »

Sylvain Baron

Sylvain Baron, auteur de « Révolte ! Essai sur la légitimité et la planification de l’insurrection populaire en France » (Ka’editions Et Conseils), était l’invité d’André Bercoff, mercredi 6 janvier.

Dans son essai, le Gilet jaune Sylvain Baron tente à la fois d’établir une analyse sur l’état politique « et le délitement de l’État depuis 30 ou 40 ans« . Il émet une réflexion sur le droit de la résistance.

« Saisir tout ce qu’on a à notre portée »

« Il y a toute une philosophie du droit chez les juristes« , souligne Sylvain Baron qui prend exemple sur la constitution allemande. « L’article 20 des lois fondamentales prévoit que ‘lorsque le peuple n’a plus aucun moyen légal et pacifique de pouvoir se faire entendre et résister à différentes aliénations politiques, il est de son droit de résister’« , rapporte l’essayiste. Un droit à la résistance qui sous-entend une certaine part de violence.

Pourtant, la violence n’est pas l’outil privilégié par le gilet jaune qui confie être « fâché avec beaucoup de gens qui aimeraient aller dans des écueils violents« . Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut baisser les bras. Sylvain Baron appelle à « saisir tout ce qu’on a à notre portée« . Et bien qu’ils soient méconnus, « il y en a beaucoup« , même si aujourd’hui « la dictature sanitaire, qui nous empêche de nous réunir, rend plus difficile les manifestations, rend mon message de plus en plus caduque« , souligne-t-il.

« On n’a jamais été vraiment en démocratie »

L’idée de son ouvrage est « d’abord d’envisager ce qui est possible de faire pour renverser une oligarchie« , précise son auteur qui souhaite remettre quelques points sur les i. « Une révolution, ce n’est pas les fourches et les pics », note-t-il, estimant « qu’une révolution politique c’est réellement lorsqu’une tyrannie est renversée par une fraction du peuple« .

Un mot fort qui s’applique à la France selon Sylvain Baron. « On n’a jamais été vraiment en démocratie« , explique-t-il qui prend pour exemple la Suisse, « où le peuple peut initier ses propres lois, faire des référendums, ce que les Gilets jaunes réclament« . « C’est ça le fondement de la démocratie », assure l’auteur qui regrette que « tout nous soit retiré par une représentation qui a les réseaux et les moyens de pouvoir être au pouvoir« . « Nous sommes gouvernés par une représentation déconnectée de la réalité, il n’y a pas d’ouvriers, de smicards, d’agriculteurs…« , déplore le gilet jaune.

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