Syrie : la Russie rebat les cartes des alliances

07/10/10/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

L’hypocrisie de la coalition occidentale est dénoncée
La politique extérieure française en Syrie a été dénoncée par le député Jacques Myard (Les Républicains) dans un communiqué. Dénonçant la propagande médiatique qui vise à diaboliser les frappes aériennes russes en Syrie, le député rappelle que le soutien de la Russie à Bachar El-Assad n’a rien de nouveau et que, contrairement aux occidentaux le gouvernement russe ne cherche pas à cacher ce qu’est réellement l’opposition syrienne : des islamistes affiliés au groupe terroriste Al Nosra, lui-même rattaché à Al-Qaida. Pendant que les Russes sont dénoncés pour leur soutien au régime syrien, les États-Uniens et les Français financent le groupe auteur des attentats du 11 septembre 2001 contre les deux tours jumelles de New York.

Cette situation permet l’émergence d’une nouvelle donne
Cette méfiance à l’encontre des positions de l’Occident rend possible l’émergence d’une nouvelle coalition régionale, qui en dit long sur les bouleversements en cours. Ainsi, selon le président Bachar El-Assad, une coalition entre la Syrie, la Russie, l’Iran et l’Irak est la plus à même de lutter efficacement contre l’État islamique. En outre, et bien que cela soit rarement mentionné, cette coalition est de fait rejointe aussi par la Chine, qui finance en très grande partie l’intervention russe en Syrie. Par ailleurs, il convient de rappeler que, dans le strict droit international, l’intervention américano-occidentale viole la souveraineté de la Syrie ; à l’inverse, l’intervention russe a été demandée par le gouvernement syrien, et est donc absolument légale.

On peut donc parler d’un retour en force de la Russie sur le plan international
Il est clair que cette crise marque le grand retour de la politique internationale de la Russie au-delà de l’Europe. Le potentiel de sympathie et de crédibilité de cet État semble flambant neuf, puisque le Premier ministre de l’Irak, Haïder Al-Abadi, a lui même officiellement fait la demande à Vladimir Poutine de bombarder l’État islamique présent sur son territoire.

Crédit photo : SU 25 russes en syrie © Ministère russe de la défens


Les Américains recherchent-ils un affrontement militaire avec les Russes en Syrie ?

Source : Europe Solidaire

Après avoir au début du mois paru se féliciter d’un engagement russe en faveur de Bashar al Assad, présenté comme pouvant participer à la coalition contre Daesh, les Américains semblent ces derniers jours avoir pris une position contraire.
Autrement dit, ils dénoncent à grand bruit les aides matérielles apportées par Moscou à Bashar, ainsi que les quelques centaines d’« instructeurs » les accompagnant. Moscou ne nie plus cette aide apportée à Damas, mais se refuse encore à parler d’un engagement de quelque importance de troupes à terre.

Peu importe d’ailleurs. Tout laisse penser que cet engagement russe se fera inévitablement. Voir Bashar renversé par Daesh serait pour Moscou un désastre, tactique, stratégique et politique. Ils seraient durablement évincés de la région. Ce serait d’ailleurs aussi un désastre pour le Moyen-Orient et même l’Europe, de plus en plus soumis aux assauts des djihadistes, contre lesquels Bashar est le dernier rempart.
Or Washington semble avoir compris qu’il avait là une carte à jouer dans la guerre qu’il mène contre les Russes, ouvertement en Ukraine, comme sur bien d’autres théâtres. Laisser les Russes conforter leur présence en Syrie, et corrélativement leur influence auprès de l’Iran et auprès d’autres États arabes, telle l’Arabie saoudite, serait un recul majeur pour les intérêts américains. Il faut donc faire le maximum pour éviter cela.

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Anniversaire du 11 septembre : la menace d’Al Qaeda plane toujours sur les USA

11/09/2015 – MONDE (NOVOpress)
Les Américains célèbrent le 14e anniversaire des attentats du 11 septembre, avec un pincement de peur au cœur. Si les responsables de la sécurité affirment ne pas avoir identifié de menace précise, Al Qaeda a tout de même diffusé une liste de cibles à abattre.

Le monde a été sidéré par les attentats du 11 septembre 2001. Pour les Américains, l’attentat le plus meurtrier sur leur sol est toujours un traumatisme et c’est avec appréhension que bon nombre d’entre eux voient approcher cette date. Les terroristes d’Al Qaeda étant friands de symboles, un nouvel attentat à cette date est une hypothèse logique qui ressurgit chaque année outre Atlantique.

Pourtant, le directeur du FBI James Comey et le chef de l’Agence de sécurité nationale (NSA), l’amiral Michael Rogers, qui intervenaient à une conférence sur le renseignement se sont voulus rassurants. Le premier a déclaré qu’« il n’y a pas de menace spécifique et crédible liée » à cet anniversaire. Il n’a pas été contredit par son collègue de la NSA, qui a simplement souligné combien le 11— Septembre « est clairement une date qui résonne pour beaucoup de gens ».

Pourtant, Al Qaeda dans la péninsule arabique (AQPA) commémore la date à sa façon, en publiant une « kill list » à la veille du 14e anniversaire des attentats les plus célèbres du monde.
L’objectif des islamistes est de déstabiliser l’économie américaine en visant ses locomotives. Aqpa appelle à tuer les milliardaires Américains qui font l’économie du pays, tel que le fondateur de Microsoft Bill Gates, l’investisseur Warren Buffet, l’ex-maire de New York Michael Bloomberg, ou encore l’ex-président de la Réserve fédérale des États-Unis, Ben Bernanke. L’organisation terroriste leur promet la vie sauve s’ils fuient les USA avec leurs capitaux.

Si l’organisation a perdu beaucoup de sa superbe depuis la guerre menée contre elle en Afghanistan et la montée en puissance de l’État Islamique (Daesh), ses menaces ne sont toutefois pas à prendre à la légère.

Crédit photo : 9/11 Photos via Flickr (CC) = 9/11 World Trade Center Attack


Milos Zeman : la crise des migrants est née des opérations militaires occidentales au Moyen-Orient

Source : RT en Français
Le Président de la République tchèque s’est exprimé sur la question des migrants, arguant que la crise était une conséquence directe des interventions militaires de l’occident en Irak, Syrie et Libye.

La vague de migrants [en Europe] prend racine dans l’idée absurde [des États-Unis] de lancer une intervention en Irak, qui était sensé avoir des armes de destruction massive, mais rien n’a été trouvé

Ainsi raisonne Milos Zeman, le Président de la République Tchèque, sur la question des migrants. Dans une interview au journal populaire tchèque Blesk, dimanche 2 août, le chef de l’état a fustigé les interventions occidentales au Moyen-Orient, pointant du doigt ces initiatives comme les causes directes de la crise des migrants que connaît l’Europe.

Pour Zeman, les Américains ne sont pas les seuls responsables de cette situation. Ils partagent la faute avec leurs alliés occidentaux qui ont participé à « coordonner les opérations en Libye ». Selon l’homme politique, la volonté occidentale de « restaurer l’ordre » en Libye et en Syrie aura été à l’origine d’un embrasement des conflits dans ces deux pays et à l’émergence d’organisations terroristes, poussant les populations locales à fuir leur pays.
Le Président tchèque a annoncé dans ce même entretien son intention de s’exprimer lors de la prochaine réunion de l’Assemblée générale des Nations-Unies (ONU) et d’y proposer la création d’unités militaires pour détruire les camps d’entraînement djihadistes.

L’opinion du Président Milos Zeman était sollicitée après un incident dans un centre de détention pour migrants, au nord-est de la République tchèque. Plusieurs dizaines de détenus avaient pris part à une manifestation et tenté de fuir le centre, commettant des actes de vandalisme. La police avait dû employer du gaz lacrymogène pour disperser la manifestation. Le chef de l’état a eu des mots sévères à l’égard des immigrants illégaux, leur rappelant que

personne ne vous a invité. Mais maintenant que vous êtes ici, vous devez respecter nos règles, comme nous respectons les vôtres lorsque nous nous rendons dans vos pays.

Milos Zeman avait résumé sa pensée en une maxime : « si vous ne vous plaisez pas ici, partez ».

Crédit photo : David Sedlecký via WikiMedias (CC) = Miloš Zeman, Président de la République tchèque


Les Américains surveillent en masse

24/06/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Suite aux révélations des écoutes, les politiques français ont eu beaucoup d’imagination quant aux sanctions à donner aux États-Unis. Rappelons les faits. Julian Assange, cofondateur de Wikileaks, a obtenu et rendu public, par Mediapart et Libération, des écoutes par l’agence de surveillance américaine, la NSA. Elles visaient de nombreux politiques dont les 3 derniers présidents Chirac, Sarkozy et Hollande. Les interceptions de l’agence américaine se seraient étalées de 2006 à 2012. Cette nouvelle s’est répandue comme une véritable traînée de poudre provoquant des réactions plus ou moins nuancées à l’égard de « l’oncle Sam ».
Le président américain Barack Obama, lors d’une mise en scène téléphonique avec François Hollande, a “réitéré sans ambiguïté son engagement ferme” contre tout espionnage de dirigeant de pays allié, a annoncé l’Elysée dans un communiqué.

Quelle fut la réaction de l’État français ?
Les premières réactions du gouvernement par son porte-parole furent réservées. Stéphane Le Foll sur un média affirma :

Ce qui s’est passé n’est pas acceptable, mais ce n’est pas pour autant que l’on va entrer dans une crise. Il faut bien réfléchir à ce que l’on dit, en particulier sur ce genre de sujet

.

Qu’en ont pensé les politiques français ?
La timidité de l’exécutif a laissé place à une déferlante de réactions demandant une sanction ferme de la France vis-à-vis de son allié.

Si la France se respectait, elle ferait détruire la partie de l’ambassade des États-Unis où ont lieu, les écoutes

proposait le sénateur centriste Yves Pozzo sur Twitter qui est cependant rapidement revenu sur la fermeté de ses propos, « On n’en a pas le droit évidemment, une ambassade est une extension de territoire à l’étranger. C’est de l’humour ».
Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron a déclaré mercredi soir qu’il avait l’intention d’évoquer avec ses interlocuteurs américains l’écoute des conversations de trois chefs d’Etat français. Comme quoi, il ne renonce même pas symboliquement à se rendre aux USA…

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Les Américains préparent une guerre (nucléaire ?!) contre la Russie

15/06/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Les Américains se préparent à une agression russe contre l’Europe. Ils veulent déployer des armes lourdes en Europe de l’Est et dans les pays baltes. Ils sont ainsi en pourparlers avec la Pologne pour entreposer des armes lourdes, y compris des chars, et jusqu’à 5 000 hommes. Le ministre polonais de la Défense a déclaré, « Nous œuvrons depuis déjà un certain temps en faveur d’une présence militaire américaine maximale en Pologne et sur tout le flanc est de l’OTAN. Les États Unis préparent un paquet de différentes mesures. Parmi elles, le stationnement de matériel lourd en Pologne et dans d’autres pays sera très important ».

(Edité par NOVOpress)
Une information plus provocatrice publiée par l’Associated Press le 4 juin rapporte que le Pentagone envisage de lancer des frappes nucléaires contre la Russie pour punir de prétendues violations russes du traité de 1987 sur les Forces nucléaires à portée intermédiaire (INF). La Russie nie les allégations américaines selon lesquelles elle aurait violé l’INF en effectuant des vols d’essai de missiles de croisière d’une portée interdite.

Le Pentagone envisage trois stratégies possibles : le placement de défenses antimissiles en Europe pour détruire des missiles russes en vol ; une option « antiforces », avec des frappes préventives non nucléaires sur des sites militaires russes ; et enfin, des « frappes compensatrices » impliquant le lancement de missiles nucléaires contre des cibles à l’intérieur de la Russie.

Selon l’AP, « Parmi les options, il y a une stratégie implicite, mais non déclarée explicitement, qui améliorerait la capacité des armes nucléaires américaines à détruire des cibles militaires sur le sol russe ». Les États-Unis préparent donc activement une guerre nucléaire agressive contre la Russie.

De son côté, la Russie affirme qu’elle ne renforce pas ses capacités militaires à l’étranger, elle ne fait que répondre aux menaces engendrées par les expansions américaine et de l’OTAN à ses frontières, a indiqué Vladimir Poutine dans une interview au Corriere della Sera du 7 juin.
Dans le quotidien italien, le président russe, a souligné que personne ne devrait prendre au sérieux l’hypothèse d’une «agression russe», dont l’Occident n’arrête pas de parler, étant donné que l’existence d’un conflit global dans le monde moderne est inimaginable.

Je crois que seul un fou, et seulement dans un rêve, peut imaginer que la Russie attaque soudainement l’OTAN. Il me semble que certains pays tirent simplement profit des craintes des gens par rapport à la Russie. Ils veulent juste jouer le rôle de pays aux avant-postes qui devraient recevoir certains équipements militaires supplémentaires, des aides économiques, financières autres

a fait remarquer Vladimir Poutine.

Crédit photo : Brian Wilson via Flickr (CC) = Bombardier furtif B2, Atlantic City Airshow 2007