Victoire pour Alliance Vita, par Franck Deletraz

Au départ de cette affaire, le lancement par Alliance Vita, au début du mois de décembre dernier, d’une campagne d’affichage dans les gares franciliennes rappelant l’obligation morale pour notre société de respecter la paternité, la maternité ou encore la différence. Sur ces quatre affiches, bien évidemment, aucun appel à la haine, aucune incitation à la violence, et encore moins de message discriminatoire : sur fond de visage d’homme, de femme ou encore d’enfant handicapé, des slogans tels que « La société progressera à condition de respecter la maternité » ou encore « La société progressera à condition de respecter la vie ». Des messages rappelant « quatre principes d’écologie humaine qui fondent la vie en société ». D’ailleurs, on notera que, depuis plus d’un mois, cette campagne n’avait suscité aucune polémique.

Jusqu’à ce que le lobby LGBT et Mme le maire de Paris ne crient au scandale la semaine dernière. Anne Hidalgo, le 2 janvier, s’est dite « profondément choquée et indignée par cette campagne anti-IVG et anti-PMA », exigeant de Mediatransports, la régie chargée de l’affichage dans les gares ferroviaires, stations de métro et arrêts de bus, qu’elle retire immédiatement au moins deux de ces affiches : celles consacrées à la paternité et à la maternité. Ce qui a été fait le jour même, ces deux visuels pouvant être entendus comme « des messages militants excédant le principe de neutralité qui s’impose dans les transports publics ». Valérie Decamp, directrice générale de Mediatransports, est même allée jusqu’à évoquer des « dysfonctionnements liés aux grèves » pour se faire pardonner cet affichage d’Alliance Vita…

Un sursaut de conscience

Dénonçant jeudi une « censure » menée « sur injonction par Twitter d’Anne Hidalgo », l’association pro-vie a immédiatement déposé un recours en référé d’heure à heure auprès du tribunal judiciaire de Paris « pour que soit assurée sans délai la poursuite de cette campagne et que soit mis fin à la censure dont elle fait l’objet ». « Reconnaissant l’arbitraire de la censure subie par sa campagne La société progressera », le tribunal judiciaire de Paris a ordonné samedi à la régie de « replacer les deux affiches qu’elle avait retirées […] sans préavis, et sans même alerter l’association ». Comme le tribunal l’a souligné, la régie ne pouvait pas « se méprendre sur la portée de la publicité qu’entendait diffuser l’association Alliance Vita ». Car avant la diffusion des affiches, « l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité l’avait prévenue que celles-ci émanaient d’une association militante et non d’une publicité commerciale classique ». En outre, a estimé le tribunal, si le contenu de cette campagne gênait la société Mediatransports, elle aurait dû mettre un terme au contrat qui la lie à Alliance Vita en amont, avant l’affichage.

Une décision saluée par Tugdual Derville, délégué général d’Alliance Vita, qui, tout en se félicitant de cette victoire pour son association, a souligné qu’elle était « aussi, et surtout, une victoire pour la liberté d’expression contre toute police de la pensée ». « Que les mots “paternité” et “maternité” sobrement promus aient pu être interdits de cité alors que tant de visuels publicitaires agressifs ou consuméristes s’imposent aux Français appelle un sursaut de la conscience. »

Reste que cette affaire est encore loin d’être terminée. Un autre réseau d’affichage, Exterion Media, qui avaient aussi retiré vendredi les affiches de cette campagne, s’est vu interpellé par Alliance Vita, qui lui a demandé de « réinstaller immédiatement » dans les rues de Paris la totalité de ses visuels de la campagne, « faute de quoi l’association lancera une seconde action en référé ». Et Mediatransports, encouragée samedi par Hidalgo « à user de toutes les voies de droit possibles pour qu’il soit mis définitivement fin à cette campagne », a d’ores et déjà annoncé son intention de faire appel de la décision du tribunal.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 6 janvier 2020

Censure des affiches d’Alliance Vita – Venin totalitaire, par Maxime Tandonnet

« La société progressera à condition de respecter la maternité », « la société progressera à condition de respecter la paternité » et « la société progressera à condition de respecter la différence ». Sous chacune des publicités est inscrit le slogan suivant : « solidaires des plus fragiles ». Qui cela peut-il choquer? Cette campagne qui en appelle à la tolérance, à la solidarité et au respect, notamment envers les femmes enceintes, les pères de familles et les handicapés, vient d’être condamnée par un simple tweet de Mme la maire de Paris « choquée et indignée ».

La compagnie d’affichage s’est engagée à les retirer aussitôt. Qu’est-ce qu’une société qui rejette, au point de les censurer, les principes de respect de la vie, de solidarité envers les plus fragiles et les handicapés, des femmes enceintes et des pères de famille? Serait-ce une société qui vénère précisément l’inverse? « Qui veut faire l’ange fait la bête » disait Pascal. En vertu d’un humanisme bien-pensant, l’intolérance viennent encore de frapper. Chacun pense ce qu’il veut, mais au nom de quoi interdire un affichage fondé sur des valeurs qui n’ont rien de scandaleux?

Etrange idéologie qui ne supporte pas l’expression de la solidarité envers les personnes en état de faiblesse, la proclamation de l’attachement à la maternité, à la paternité et à la vie. Mais pire peut-être: le climat de peur, de lâcheté, de conformisme qui pèse sur ce pays. Dans un Etat de droit, seul l’atteinte à l’ordre public justifie une interdiction d’affichage, sous le contrôle d’un juge.

L’affichage de la solidarité envers les plus faibles porte-t-il atteinte à l’ordre public? Il a suffi, non pas d’une décision formelle susceptible de recours dans un Etat de droit, mais d’un tweet menaçant, d’un froncement de sourcil, pour que la société d’affichage baisse la tête et s’engage à retirer les affiches. La loi de la peur…

Finalement, le tribunal judiciaire de Paris a tranché en estimant que la régie Médiatransports n’avait pas le droit de décider unilatéralement de supprimer les affiches de l’association Alliance Vita. Médiatransports doit donc replacer les affiches.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Le lycée catholique Gerson privé de subventions

Le lycée catholique Gerson privé de subventions

04/07/2014 -PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
L’acharnement contre l’école libre a franchi une nouvelle étape ce mercredi avec la décision du conseil régional d’Ile-de-France de suspendre le versement des subventions dues au lycée de Gerson (photo), situé rue de la Pompe, dans le XVIème arrondissement de Paris.

Cette décision fait suite aux accusations proférées dans les médias dominants par une élève du lycée, qui s’était dite choquée par l’intervention d’une association pro-vie « Alliance Vita » au cours d’un séminaire destiné à l’instruction religieuse. Rappelons que, au terme de son règlement intérieur, l’enseignement religieux fait partie intégrante du programme pédagogique proposé par le lycée catholique.

Il n’en aura pas fallu davantage pour diligenter, le 15 avril dernier, une enquête de l’Inspection générale de l’Education nationale. A la demande d’Henriette Zoughebi, vice-présidente du conseil régional en charge des lycées et élue du Front de gauche, le conseil régional a opté pour la suspension des subventions dans l’attente des conclusions de ladite enquête.

Reste à déterminer la légalité d’une telle décision, qui constitue une véritable première, et devrait plomber considérablement les finances de l’établissement privé sous contrat.

Crédit photo : Jean GUERIN 2 via Wikipédia (cc).