Le Pape dénonce “la pauvreté des relations humaines” en Allemagne

Le Pape dénonce la « pauvreté des relations humaines » en Allemagne

25/09/11 – 17h30
BERLIN (NOVOpress)
– C’est un bilan à la froid profond et sombre qu’a dressé le Pape Benoit XVI de son voyage dans son Allemagne natale.

En effet, s’il souligne avec raison le “bien-être, l’ordre et l’efficacité” qui y règnent, le Souverain pontife met particulièrement en avant  la “pauvreté dans les relations humaines” et dans les “préoccupations spirituelles et religieuses”.

Lors de son intervention à Fribourg devant le conseil central des catholiques allemands, Benoît XVI a même imaginé des experts venant de pays lointains pour étudier l’Allemagne et constatant le relativisme, la matérialisme et l’égoïsme qui y régnent.

Un constat qui peut bien sûr être étendu à la plupart des pays occidentaux quand Benoit XVI déclare : “Nous vivons une époque caractérisée, en grande partie, par un relativisme subliminal qui pénètre tous les domaines de la vie et où l’engagement altruiste pour le bien commun, dans les domaines sociaux et culturels, ou pour les personnes dans le besoin, diminue”.

Le Saint Père a également regretté la diminution drastique, chez la plupart des couples contemporains, du “courage de promettre d’être fidèle pendant toute une vie, le courage de se décider et de dire : ‘Maintenant moi je t’appartiens totalement’”.

Des pirates à l’Assemblée nationale en 2012 ? [audio]

Des pirates à l'Assemblée nationale en 2012 ? [audio]

25/09/2011 – 10h00
PARIS (NOVOpress) – 8,9% : c’est le score réalisé par le Parti pirate allemand lors des élections régionales de Berlin, devenant la 4ème force politique de la ville, avec 15 députés au parlement régional.

Né en Suède en 2006, suite aux poursuites engagées contre les fondateurs du site “The Pirate Bay”, le Parti pirate s’est déployé dans une trentaine de pays, unis depuis l’an dernier sous la bannière du Parti pirate international. Avec, à chaque fois, le même socle de revendications : libérer l’accès à la culture en légalisant le téléchargement, mais aussi lutter contre les monopoles privés et renforcer la transparence des institutions et la protection des droits des citoyens.

La France aussi possède son parti pirate. Hadopi, menaces sur l’Internet illimité, restriction des libertés individuelles, blocage du web… les pirates français s’élèvent contre ce qu’ils estiment être des dérives autoritaires de plus en plus fortes réclamées par des “lobbys” et relayés par les gouvernements successifs.

Présentation du Parti pirate en compagnie de Maxime Rouquet, son président (photo ci-dessous), qui revient sur l’entrée des pirates au parlement berlinois et qui nous parle également d’un abordage prévu sur l’Assemblée nationale en 2012.

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Le Parti pirate grand gagnant des élections locales à Berlin

Le Parti pirate grand gagnant des élections locales à Berlin

21/09/2011 – 19h30
BERLIN (NOVOpress) – C’est la grosse surprise des élections locales du dimanche 18 septembre à Berlin. Le Parti pirate obtient 16 sièges au parlement régional. Avec 8,9% des suffrages. Et surtout un score plus de quatre fois supérier au FDP (le parti libéral, partenaire de la coalition gouvernementale d’Angela Merkel).

Tel son homologue français, interrogé par le Nouvel Observateur, le Parti pirate milite pour : “la défense des libertés et des droits du citoyens, le libre accès au savoir et à la culture (en promouvant le partage), et la lutte contre le système des monopoles (notamment en remettant en cause les brevets). Le tout dans une démarche citoyenne, une véritable démocratie participative”.

Le Parti Pirate casse la dichotomie politique droite-gauche traditionnelle. Si certaines de ses mesures sociales le rapprochent de la gauche (gratuité des transports en commun, droit à une allocation universelle), il se réclame de garndes figures du libéralisme comme Alexis de Tocqueville ou Thomas Jefferson. De plus, son fondateur avait sa carte à la CDU (le parti d’Angela Merkel) alors que certains de ses membres se réclament de Karl Marx.

En tout cas, le succès du Parti pirate est tel qu’il a obtenu plus de sièges que de candidats présentés :  16 sièges pour 15 candidats…

Disparition du chef d’orchestre Kurt Sanderling

Disparition du chef d’orchestre Kurt Sanderling

[box class=”info”]Kurt Sanderling, à droite sur la photo, est félicité par le chef de la RDA de l’époque, Erich Honecker. Photo : Rainer Mittelstädt, archives fédérales allemandes[/box]

20/09/2011 – 19h00
BERLIN (NOVOpress) – Le chef d’orchestre allemand Kurt Sanderling s’est éteint dimanche 18 septembre dernier. Né le 19 septembre 1912 à Arys, en Prusse-Orientale (aujourd’hui Orzysz, Pologne), il fut le témoin discret d’un siècle divisé.

On sait qu’il étudia le piano à Königsberg, puis à Berlin, avant d’être nommé répétiteur au Berlin Städtische Oper de 1931 à 1933. L’accession au pouvoir des nationaux-socialistes d’Adolf Hitler met un terme à sa carrière : il perd son poste en raison de ses origines juives.

Kurt Sanderling envisage alors de quitter son pays natal. L’occasion se présente en 1936 : si une candidature au Metropolitan Opera de New York tourne court en raison de l’impossibilité pour lui d’obtenir un certificat, il parvient à mettre à profit l’invitation de parents pour se rendre en Union Soviétique. Le contexte est fort peu accueillant tandis que commencent les purges staliniennes ou que s’affermit l’emprise de la tristement célèbre Union des Compositeurs à laquelle auront maille à partir Dimitri Chostakovitch, Sergueï Prokofiev, Alfred Schnittke et tant d’autres. Kurt Sanderling parvient cependant à décrocher en 1937 un poste à la tête de l’Orchestre symphonique de la Radio de Moscou. En 1939, il part travailler à Karkhov en Ukraine, où il passera près de deux ans. C’est pendant cette période qu’il se familiarise avec la musique de Chostakovitch, dont il deviendra en 1943 l’ami et interprète privilégié.

1941 sera pour Sanderling l’année décisive : le jeune chef se produit à l’Orchestre philharmonique de Leningrad, une formation prestigieuse où sa prestation est remarquée. Kurt Sanderling accompagne l’orchestre que le régime envoie à Novossibirsk, en Sibérie, pour le mettre à l’abri de l’offensive allemande. Ce sera pour lui l’occasion de travailler avec le célèbre Ievgeni Mravinsky, directeur artistique de l’orchestre.

Pendant ses années soviétiques, Kurt Sanderling se fera un fervent défenseur de l’œuvre de Chostakovitch, malgré l’hostilité et les menaces que le régime fait peser sur les contestataires. Il ne regagnera l’Allemagne de l’Est qu’en 1960, un an à peine avant l’édification du Mur de Berlin. A cette date en effet, Kurt Sanderling est nommé à la tête de l’Orchestre symphonique de Berlin, formation qu’il dirigera jusqu’en 1977. Les autorités de la RDA de l’époque désiraient faire de cette phalange un concurrent du Philharmonique de Berlin (Berlin-Ouest, RFA) qui brillait alors de tous ses feux sous la baguette inspirée d’Herbert von Karajan. Si les résultats de l’opération de propagande ne furent pas à la hauteur de leurs espérances, Kurt Sanderling n’en donna pas moins à son orchestre une impulsion durable en le hissant à un trés bon niveau.

Sanderling dirigea également la Staatskapelle de Dresde de 1964 à 1967. Dans les années 70, sa renommée a passé le « rideau de fer » et il se produit ponctuellement à l’Ouest. Il entre de plain-pied dans le cercle fermé des très grands chefs au début des années 1980 avec un enregistrement des symphonies de Beethoven qui fera sensation. Il travaillera par la suite avec de nombre des grandes formations internationales dont le Gewandhaus de Leipzig, le Philharmonique de Los Angeles, le Symphonique de Tokyo ou l’Orchestre symphonique de la BBC.

Kurt Sanderling prend sa retraite en 2002. Il nous lègue un riche fonds d’enregistrements musicaux, même si son répertoire, au regard des critères d’aujourd’hui, reste assez limité. Ses interprétations de Mozart, Beethoven, Bruckner, Brahms, Schumann, Rachmaninov, Mahler ont constamment eu les louanges de la critique. Son style est dénué d’emphase, précis et énergique, ses « tempi » souvent plus lents que la moyenne lui permettent de donner profondeur et gravité aux œuvres qu’il visite. Il donne souvent à ses interprétations une tonalité assez sombre en phase avec l’époque troublée qui a formé sa jeunesse, bien qu’il ait toujours souhaité se tenir à l’écart des remous et soubresauts de l’histoire. « D’autres font de la politique, moi je fais de la musique », confiera-t-il à un journaliste. Les interprétations qu’il nous laisse des œuvres de son ami Chostakovitch ou du grand compositeur finlandais Jean Sibelius – qu’il eut le privilège de rencontrer – font aujourd’hui partie des références.

Allemagne : les Verts de Saxe veulent faire venir près de 220.000 réfugiés africains

Allemagne : les Verts de Saxe veulent faire venir près de 220.000 réfugiés africains

18/09/2011 – 19h00
DRESDE (NOVOpress) –
Décidément, même outre-Rhin, les Verts sont des immigrationnistes invétérés. Même lorsqu’ils se parent des vertus d’une bonne cause. Ainsi, les élus Verts au parlement régional de Saxe souhaitent faire venir près de 220.000 réfugiés africains. Principalement de Somalie, du Soudan, d’Éthiopie ou d’Erythrée.

Cet accueil devrait se faire sans se soucier si les réfugiés parlent ou connaissent l’allemand. De même, aucune précaution quant à l’état de santé de ces réfugiés, leurs compétences professionnelles ou leurs orientations politiques.

Enfin, un permis de séjour permanent ou un permis de séjour [simple] avec accès illimité au marché de travail et le droit aux services d’intégration et tous les avantages sociaux devraient être octroyés à ces réfugiés.

[Kiosque étranger] L’enfant sauvage de Berlin

L'enfant sauvage de Berlin

17/09/2011 – 12h30
BERLIN (NOVOpress) –
Dans cet article de l’Independent, le journaliste Tony Paterson raconte l’étonnante histoire d’un adolescent retrouvé dans les rues de Berlin et qui prétend avoir vécu dans les bois au sud de la ville durant les cinq dernières années.

Equipé d’un sac à dos, d’une tente et d’un sac de couchage, le jeune homme a été intercepté par la police devant l’hôtel de ville de la capitale allemande.

Il a expliqué aux autorités que son père était mort voici deux semaines et, après l’avoir enterré dans un fossé, le garçon a marché à la boussole vers le nord à la recherche d’une grande ville.

Parlant un anglais hésitant, cet adolescent dit ignorer son âge et son nom. Il sait néanmoins que son père l’appelait « Ray » et que le prénom de sa mère était « Doreen ».

La police berlinoise a placé cet enfant sauvage des temps modernes dans un foyer pour adolescents et a diffusé un portrait auprès des autres polices européennes pour tenter de l’identifier.

[box] Image. Les enfants sauvages les plus célèbres : la tradition romaine disait que Rome avait été fondée par Romulus et Rémus qui auraient été élevés par des loups.[/box]

L’ambassadeur turc à Berlin : “L’assimilation est impossible”

L’ambassadeur turc à Berlin : “ L’assimilation est impossible”

16/09/2011 – 13h30
BERLIN (NOVOpress) –
L’Allemagne doit se turquifier toujours davantage. Telle est la substance de l’interview accordée au quotidien Die Welt par l’ambassadeur de Turquie, Ali Ahmet Acet, qui s’apprête à quitter son poste après trois années passées à Berlin. Suppression du visa, généralisation de la double nationalité, affirmation des Turcs dans la société allemande mais en gardant leur identité, et, bien sûr, adhésion de la Turquie à l’Union européenne, voici les principaux passages.

Die Welt : Si vous tirez un bilan de votre mandat comme ambassadeur, comment ont évolué les relations entre l’Allemagne et la Turquie, et l’intégration des Turcs en Allemagne depuis 2008 ?

L’ambassadeur turc : Il y a eu peu de changements substantiels. Nous n’avons fait aucun progrès sur la question de permettre aux Turcs de voyager en Allemagne sans visa. C’est le principal problème entre l’Allemagne et la Turquie. En ce qui concerne la communauté turque, j’ai déjà l’impression que de plus en plus de personnes d’origine turque jouent un plus grand rôle dans la société allemande, que ce soit dans la politique, dans l’économie ou dans la culture.

Die Welt : Thilo Sarrazin nie dans son livre que les Turcs, les Arabes et les autres musulmans aient la capacité et la disponibilité à s’intégrer. Les Allemands sont-ils devenus plus islamophobes ?

L’ambassadeur turc : Il y a partout en Europe une tendance à considérer avec crainte l’autre en général et les communautés différentes. L’islamophobie et la xénophobie ont augmenté au quotidien.

Die Welt: Vous avez une fois appelé les Turcs en Allemagne à défendre leurs droits de manière plus offensive et par exemple à exercer plus de pression pour l’enseignement du turc dans les écoles. Est-ce que la communauté turque est trop timide ?
L’ambassadeur turc : J’ai voulu dire qu’on doit formuler ses besoins, sinon on n’obtiendra rien dans cette société. Mais c’est vrai que les Turcs se sentent souvent écrasés par une forte bureaucratie et par une atmosphère xénophobe, par exemple dans la recherche de logements. Ils doivent prendre plus d’assurance dans leurs rapports avec la société allemande.
Ce serait très important pour nous si les Allemands comprenaient mieux les problèmes des immigrés. Dans 20 ou 30 ans, l’Allemagne aura besoin de plus d’immigrés que jamais auparavant. C’est pourquoi, l’Allemagne doit mieux s’occuper des immigrés et leur accorder les libertés dont jouissent d’autres minorités [on se demande qui est visé, NdT]. Par exemple, des Turcs qui vivent ici depuis 30 ans et paient des impôts ne peuvent pas voter aux élections municipales.
Nous voulons que les gens deviennent des citoyens allemands mais l’Allemagne ne permet pas la double nationalité. Pour les citoyens de beaucoup d’autres pays, il y a pourtant la double nationalité. Les Turcs sont ainsi d’une certaine façon mis à part. Si les Turcs devenaient citoyens allemands, ils s’intégreraient bien mieux dans la vie allemande.

Die Welt: Lors de la dernière visite en Allemagne du premier ministre Erdogan [en février 2008], il y a eu des débats parce qu’Erdogan avait déclaré devant des milliers de Turcs que l’assimilation était un crime contre l’humanité et que les Turcs devaient toujours rester turcs [Erdogan a tenu exactement les mêmes propos deux ans plus tard devant les Turcs de France, NdT]. Est-ce positif que les autorités turques s’expriment de cette manière ?
L’ambassadeur turc : Ces deux affirmations avaient été tirées de leur contexte. Il m’a fallu un certain temps pour convaincre la société allemande que notre Premier Ministre n’avait pas de mauvaises intentions contre l’Allemagne. Par ailleurs, il est impossible d’assimiler les Turcs. Les Turcs ont beaucoup le mal du pays, ils éprouvent des liens forts avec leurs villages et leur famille. En outre, ils ont une autre religion.
À cause de ces différences, l’assimilation n’est pas possible. C’est pourquoi on doit permettre aux Turcs de faire partie de l’Allemagne mais en conservant leur identité culturelle.

Die Welt: La Turquie négocie pour devenir membre de l’Union européenne…
L’ambassadeur turc : La Turquie a toujours été un pays européen. Nos yeux ont toujours été tournés vers l’Occident, en direction de la modernité et du progrès. L’Union européenne devrait prier la Turquie d’adhérer.

La Serbie va t’elle sacrifier le Kosovo pour intégrer l’Union Européenne ?

La Serbie va t'elle sacrifier le Kosovo pour intégrer l'Union Européenne ?

26/08/2001 – 11h00
BELGRADE (NOVOpress) –
Lors de sa rencontre avec le président de la République de Serbie, Boris Tadić, la chancelière allemande, Angela Merkel, a posé un ultimatum très clair aux dirigeants serbes : l’adhésion à l’Union Européenne pourra se faire si et seulement si, la Serbie abandonne toute idée de réintégration du Kosovo à son territoire.

Angela Merkel a en outre demandé aux autorités serbes une collaboration plus étroite avec les autorités du Kosovo et avec la mission européenne de police et de justice (Eulex) ainsi qu’un démantèlement des structures étatiques parallèles venant en aide aux Serbes du Kosovo.

De son côté, Boris Tadić a répondu que “la politique de l’ultimatum, à savoir Kosovo ou Europe, n’est pas conforme aux valeurs européennes” et il a rappelé que “le dialogue avec Pristina est la priorité de la politique serbe”.

[box class=”info”]Cliquez sur la carte pour la voir entièrement[/box]

Des voitures brûlent à Berlin pour la quatrième nuit consécutive

Des voitures brûlent à Berlin pour la quatrième nuit consécutive

19/08/2011 12h45
BERLIN (NOVOpress) – Lorsque l’on songe à des voitures incendiées, l’on pense facilement aux banlieues françaises et plus récemment à l’Angleterre. Or, le même phénomène touche la capitale fédérale allemande, Berlin. C’est même la quatrième nuit consécutive d’incendies de véhicules.

Pour la police et les autorités politiques, ces actes n’ont rien de politique mais ne seraient que du vandalisme. Une récompense de 5 000 euros est offerte à toute personne aidant à la résolution de ces crimes.

La chancelière Angela Merkel a condamné ces incendies de voitures et a appelé à un renforcement de la présence policière dans les lieux publics.

Ces actes ont lieu à un mois des élections municipale et régionale à Berlin. La coalition SPD (sociaux-démocrates) et Die Linke (ex-SPD et ex-communistes de RDA) qui gère la ville est accusée d’avoir bradé la sécurité, suite à des réductions de dépense publique.

Cette fois-ci, les incendies touchent les petites classes moyennes (commerçants, employés, etc.) dans des quartiers peu fortunés. D’où le sentiment que ces incendies n’ont rien de politique.

À chaque 1er mai, en effet, Berlin connaît des actes de violence commis par l’extrême gauche, dont des incendies de véhicule. Et en 2009, cette même extrême gauche, à travers le mouvement des Black Blocs, avait été accusée d’avoir incendié des véhicules de luxe, en réaction contre la boboïsation de la partie orientale de Berlin.

Les Verts allemands en campagne contre la dangerosité des « sextoys » !

Les Verts allemands en campagne contre la dangerosité des « sextoys » !


12/08/11 – 14h30
BARLIN (NOVOpress)
– La mode médiatico-commerciale des « sextoys » aurait-elle de graves conséquences sur la santé publique ?

C’est en tout cas ce qu’affirment plusieurs députés Verts allemands qui mettent en garde leurs compatriotes contre le danger potentiel que représentent les sex-toys.

Ainsi un groupe de dix députés écologistes a rédigé un texte intitulé “Sexualité et défense des consommateurs” et exige à présent des mesures gouvernementales de prévention et de réglementation.

“Bon nombre de godemichés et autres sex-toys comme les vibromasseurs et les plugs anaux contiennent des quantités élevées de phtalates, de plastifiants cancérigènes et autres substances toxiques”, écrivent les parlementaires.

Il s’agit de substances dangereuses qui sont absorbées par l’organisme à travers les muqueuses et peuvent provoquer des cas de stérilité, de déséquilibre hormonal, de diabète et d’obésité. Elles peuvent aussi être à l’origine de troubles hormonaux chez le fœtus.

Commémoration : les 50 ans du Mur de Berlin samedi

Commémoration : les 50 ans du Mur de Berlin samedi

10/08/2011 – 12h00
BERLIN (NOVOpress) — Une minute de silence est prévue samedi prochain à 10 heures à Berlin pour commémorer le 50ème anniversaire de l’édification du Mur, le 13 août 1961. Il s’agira de rendre hommage aux quelque 136 personnes qui ont été abattues en essayant de franchir le Mur pour se libérer du totalitarisme communiste.

La circulation du métro s’interrompra pendant cette minute de silence. Un moment de recueillement sera également observé dans les églises et par de nombreuses associations. Au mémorial du Mur sur la Bernauer Strasse, dans le centre de Berlin, la chancelière, Angela Merkel, et le président allemand, Christian Wulff, participeront en compagnie du maire de Berlin, Klaus Wowereit, aux cérémonies marquant ce 50ème anniversaire.

Pour le ministre allemand de la Culture, Bernd Neumann, la construction du Mur a été « l’expression la plus flagrante de la dictature morale et politique de la SED », le parti communiste au pouvoir à l’Est. Le maire de Berlin voit également dans cet anniversaire « un signal pour les jeunes générations ». Pour l’édile berlinois, « il n’y a pas de place pour le refoulement ou l’oubli et cela doit rester ainsi dans les décennies à venir ». Problème : ces crimes et bien d’autres perpétrés par les régimes communistes au XXème siècle, n’ont jamais été jugés par un tribunal international…

Des dizaines de « crimes d’honneur » passés en revue par des chercheurs allemands

Des dizaines de « crimes d’honneur » passés en revue par des chercheurs allemands

Des frères tuent leurs sœurs, des pères tuent leurs filles – tout cela au nom de « l’honneur ». Qu’est-ce qui pousse des familles à commettre des actes d’une telle violence ? Quels en sont les auteurs, et de quels pays viennent-ils ? Une récente enquête réalisée pour le BKA (Bureau fédéral de la police criminelle allemande) fournit des réponses – et adresse des reproches à la justice allemande.

Hambourg – En mars 2009, Gülsüm S., 20 ans, est assassinée par son père et son frère. Ces derniers assènent, à l’aide de bûches en bois, des coups d’une telle violence sur le visage de la jeune femme qu’elle peut à peine être identifiée. Car la jeune Kurde doit mourir. Parce qu’elle n’est plus vierge. Et parce qu’elle a fait avorter un enfant. Parce qu’elle a déshonoré sa famille – c’est en tout cas le point de vue de cette dernière. En 2005, c’est Hatun qui tombe, abattue de plusieurs balles dans la tête tirées avec une arme brandie par son frère. Qui sont les auteurs ? Pourquoi tuent-ils ? Comment la justice allemande traite-t-elle ces crimes ?

Spiegel Online  présente, en avant-première, une enquête sur le sujet reprenant 78 cas impliquant 109 victimes et 122 coupables, réalisée par l’institut Max Planck du droit étranger et international. On y trouve un luxe de détails qui dresse un état des lieux inédit sur le sujet des « crimes d’honneur » en Allemagne. La période couverte s’étend de 1996 à 2005.

Les 250 pages de l’étude décrivent, avec beaucoup de sobriété, des crimes d’une cruauté souvent bouleversante. Il y a l’histoire du jeune Turc âgé de 22 ans qui massacre sa sœur, de 2 ans sa cadette, de 46 coups de couteaux parce que celle-ci avait quitté son mari. Ou celle du Jordanien qui exécute sa fille mineure parce qu’elle avait voulu plaquer son petit ami. Les enquêteurs ont, pendant plusieurs mois, passé en revue les archives de la justice, épluché les articles publiés dans la presse, et ont pu avoir accès aux dossiers du BKA (Bureau fédéral de la police criminelle allemande).

Un premier constat de l’étude balaye tout d’abord une idée fortement ancrée dans l’opinion : le nombre des crimes d’honneur en Allemagne n’affiche aucune progression. Il y a certes des variations d’une année sur l’autre. Mais on en reste sur le long terme à une moyenne oscillant entre sept et dix cas par an. C’est l’intérêt accru des médias qui a suscité cette impression de tendance à la hausse.

Une obsession de la soumission sexuelle féminine

Une question domine, selon les chefs enquêteurs Oberwittler et Kasselt, presque tous les crimes d’honneur passés en revue : le refus de soumission de la sexualité féminine au contrôle d’un ordre familial imprégné de patriarcat. Le choix du conjoint d’une femme est l’affaire de la famille. Si la femme refuse d’obtempérer, elle est sensée salir « l’honneur » de sa famille.

Les enquêteurs distinguent ici quatre cas de figures :

  • Fautes de comportement de la victime en relation avec une relation conjugale « légitime » : on trouve dans cette catégorie des choses telles que l’infidélité, les velléités de séparation ou les séparations effectives. Des motifs de ce type ressortaient dans 43 des cas analysés, citations multiples comprises.
  • Choix « illégitime » d’un compagnon par la victime : on trouve ici des relations ou des grossesses avant le mariage – tout comme le choix d’un compagnon « inconvenant ». 25 des 78 cas analysés relevaient de ce cas de motif.
  • Velléité d’indépendance de la part de la victime : on trouve ici un mode de vie trop « occidental », la rébellion voire la fuite hors de la tradition, de la famille ou du mariage. Ce motif de meurtre était cité 20 fois par leurs auteurs.
  • Autres cas : tous les motifs ne pouvant être classés dans les trois premières catégories. On y trouve le viol d’une femme, qui est vécu comme une honte par la famille (huit cas). Il y a de nombreux cas limites entre la « vengeance de sang » et le « meurtre du partenaire ».

Des auteurs d’âge mûr, venant de Turquie, chômeurs ou peu qualifiés

Plusieurs personnes sont impliquées dans de nombreux cas, généralement des membres de la famille. Comme pour Gülsüm S. Une autre surprise provient du nombre élevé de victimes masculines. 43,1 pour cent d’entre elles étaient en effet des hommes. Il s’agit essentiellement, selon l’enquêteur Oberwittler, de victimes « annexes » aux victimes féminines effectives. En clair : le ou les meurtriers visaient une femme et tuent en même temps son ami/conjoint/amant. Les victimes sont jeunes : 18 à 29 ans pour plus de la moitié d’entre elles. Sept pour cent étaient même des mineurs. Les auteurs sont par contre nettement plus âgés : 32 pour cent ont entre 40 et 49 ans, 13 pour cent plus de 50 ans. 76 des 122 assassins viennent de Turquie. Les pays arabes et les anciennes républiques yougoslaves ne viennent qu’après. Moins de dix pour cent des auteurs sont nés en Allemagne, et 7,6 % seulement possèdent un passeport allemand. Les crimes ne sont pratiquement jamais commis par des enfants d’immigrés de la deuxième et de la troisième génération. Oberwittler y voit un indice « que l’intégration en Allemagne fonctionne. Le problème des crimes d’honneur est sérieux, mais de portée limitée ». Un rapide examen de la situation professionnelle des auteurs donne un profil clair : plus d’un tiers d’entre eux étaient chômeurs. Les autres étaient des immigrés peu ou pas qualifiés, exerçant des activités manuelles. Issus des couches sociales les plus défavorisées.

Une justice laxiste, allant jusqu’à considérer les motifs d’honneur comme une circonstance atténuante

L’étude se montre très critique vis-à-vis des verdicts prononcée par les tribunaux allemands. Le Bundesgerichtshof (cours de cassation fédérale) considère que les crimes d’honneur sont en principe des crimes commis pour des bas motifs. En réalité, la qualification de bas motifs n’a été retenue que dans 28 des 87 condamnations prononcées en Allemagne.

La question du « crime d’honneur » n’a même pas été évoquée au tribunal dans quelques 40 pour cent des cas. Dans 15 des cas étudiées, les juges ont même considéré le motif d’honneur comme une circonstance atténuante. « Il s’agit au premier chef de cas dans lesquels l’environnement a exercé une forte pression sur des personnes individuelles. C’est souvent le cas notamment lorsqu’on a affaire à des auteurs jeunes qui n’habitent pas depuis longtemps en Allemagne », explique le criminologue Oberwittler.

Au cours de son enquête, l’équipe de recherche a procédé de façon strictement empirique. Oberwittler a bien conscience que les résultats sont susceptibles de provoquer une certaine indignation auprès de la population allemande. C’est pourquoi il souligne que « de tels actes sont quasi exclusivement commis par un petit groupe de gens issu d’un milieu très défavorisé et mal intégré. Le « crime d’honneur » n’est absolument pas typique de la communauté turque en Allemagne. »

[box class=”warning”]Crédit photo : ekmulakatnews / Ameneh Bahrami, défigurée et rendue aveugle par projection d’acide.[/box]

Quel pays fêtera prochainement le 50°anniversaire de l’arrivée de travailleurs immigrés ?

Quel pays fêtera prochainement le 50°anniversaire de l’arrivée de travailleurs immigrés ?

[box class=”info”] L’immigration vue d’Allemagne. [/box]

Il y a 50 ans, les premiers travailleurs Turcs sont arrivés en Allemagne. Personne ne les avait appelés. Personne ne les voulait. Des documents gouvernementaux allemands prouvent en plus que beaucoup des premiers Turcs à venir, étaient des délinquants, infiltrés avec la complicité de diplomates Turcs. Il n’est pas politiquement correct de dire la vérité. Aujourd’hui, ils passent pour un enrichissement. Mais cet « enrichissement » importé contre la volonté de la population allemande se fait aujourd’hui surtout remarquer en matière de criminalité, de haine des Allemands et dans les statistiques du chômage.

Quel pays fêtera prochainement le 50°anniversaire de l’arrivée de travailleurs immigrés ?Au plus tard en octobre de cette année, se tiendront en Allemagne des fêtes officielles comme autrefois en RDA. Alors, tout un pays rendra hommage aux Turcs qui seraient venus après la guerre pour reconstruire le pays. Quand nous examinons la vérité, il n’y a par contre rien à célébrer. Bien au contraire…

Pendant longtemps, politiciens et médias servirent aux citoyens de la république fédérale un merveilleux conte à propos de l’immigration : pendant les années 50, l’économie ouest-allemande serait allée à genoux chercher des ouvriers dans des pays comme la Turquie, le Maroc ou la Tunisie, à cause du manque de bras [dont elle souffrait]. Il est certes véridique qu’Italiens, Grecs, Espagnols et Portugais furent activement recrutés, mais ni les Turcs, ni les Marocains, ni les Tunisiens. Comment sont-ils donc venus en Allemagne? Un million de Turcs vivant aujourd’hui en Allemagne ne furent jamais invités par le gouvernement fédéral ou les entreprises du pays, ni désirés par les Allemands. Ne le saviez vous pas ?

Les Turcs et leurs associations motivent volontiers leur présence en république fédérale en tant qu’ouvriers indispensables à l’industrie. La vérité est qu’aucun gouvernement des années 50 à 70 ne voulait de travailleurs immigrés Turcs, Marocains ou Tunisiens. Ce n’est que sous la pression insistante des USA -l’Allemagne n’était alors pas un état souverain- que le gouvernement Adenauer accepta au début des années 60 quelques petits contingents de travailleurs Turcs, provisoirement, comme « travailleurs hôtes » (Gastarbeiter) pour soulager provisoirement le gouvernement militaire Turc alors en difficultés (la Turquie était alors un allié proche des USA). Faire venir de tels travailleurs ne fut toujours envisagé que comme une mesure provisoire, et toujours contre la volonté du souverain, le peuple allemand. En mars 1956, une étude de l’institut de sondage d’Allensbach montra que 55% des citoyens du pays étaient contre le venue de « travailleurs hôtes ».

Alors que le Ministère de l’Intérieur allemand ne souhaitait pas de regroupements familiaux pour les familles turques et souhaitait s’en débarrasser au plus tard au bout de deux ans, des officines turques ont dépensé une énergie criminelle à faire venir toujours plus de Turcs en Allemagne.

Heike Knortz - Diplomatische Tauschgeschäfte (Les échanges diplomatiques)
Heike Knortz - Diplomatische Tauschgeschäfte (Les échanges diplomatiques)

Heike Knortz cite ainsi une façon de faire du Consulat général turc de Munich qui consistait, lorsqu’il détenait des autorisations de séjour provisoires et limitées dans le temps, à les étendre en y incluant épouses et enfants, tout en confisquant les passeports sans visas de ces femmes immigrées illégalement…
L’auteur décrit également comment, jusqu’en 1962, à côté des Turcs non désirés, quelques 4000 Marocains arrivés illégalement sous prétexte de tourisme, furent également acceptés de manière transitoire. Dans ce livre se trouve également un fac-similé d’un courrier du secrétaire d’état du Ministère des Affaires étrangères de 1965 au Dr Wilhelm Claussen, secrétaire d’état au Ministère du travail, et qui nous ouvre les yeux. Le gouvernement tunisien exerça à l’époque un chantage contre celui de la république fédérale : soit vous, Allemands, vous contribuez à nous aider à baisser notre fort taux de chômage en acceptant la venue de nos chômeurs chez vous, soit nous, Tunisiens, nous ne soutenons plus votre position concernant Israël dans le conflit proche-oriental…

[box class=”info”] Source : Udo Ulfkotte sur le portail Internet allemand “Kopp Online”. [/box]

Allemagne : les droits des clandestins vont être étendus

Allemagne : les droits des clandestins vont être étendus

22/07/2011 – 14h00
BERLIN (NOVOpress) — L’accès gratuit à la formation, aux soins médicaux et au marché du travail : voilà ce que souhaitent les écologistes allemands et le SPD (parti social-démocrate). Les deux partis ont déjà déposé des projets de lois allant dans ce sens. Et ils pourraient bien parvenir à leurs fins ! Car le gouvernement allemand aurait pratiquement déjà pris la décision de restreindre l’obligation de signalement des clandestins. Or, une telle décision pourrait être comprise comme un véritable appel d’air : au lieu de prendre des mesures fermes à l’encontre de l’immigration illégale, les droits des clandestins vont être étendus.

Il est en effet prévu de restreindre l’obligation de signalement des clandestins dans la loi relative au séjour sur le territoire allemand. Le but est de dégager les écoles et les garderies de l’obligation qu’elles avaient jusqu’ici de signaler aux autorités les enfants de clandestins. La directrice du Deutsches Institut für Menschenrechte (Institut allemand des droits de l’homme), Beate Rudolf, a fait part à l’hebdomadaire berlinois Junge Freiheit de sa satisfaction : « La fin de l’obligation de signaler [les clandestins] est une étape importante qui permettra aux enfants de clandestins de faire usage de leur droit humain à une formation en Allemagne. »

Quand les Allemands se convertissent à l’Islam [vidéo]

Quand les Allemands se convertissent à l'Islam [vidéo]

Cette vidéo, extraite d’un programme de l’ARD, informe sur le prosélytisme des musulmans salafistes en Allemagne (dont un certain Pierre Vogel, alias Abu Hamza) qui prêchent ouvertement leur haine des valeurs et modes de vie occidentaux, et ce jusque dans la rue.

La mère et la plus jeune sœur d’une fille de 17 ans témoignent comment cette dernière, à la recherche de valeurs spirituelles, a vite glissé vers l’islam le plus radical. Son père parle même de lavage de cerveau. Cette jeune femme a finalement épousé un cadre du cercle salafiste de Pforzheim.

Serap Cileli, auteur turc qui lutte pour le droit des femmes et contre les mariages forcés et autres crimes d’honneur, est de plus en plus sollicitée par des parents dont les enfants se retrouvent sous influence islamiste. Il arrive que des filles aillent jusqu’à injurier grossièrement leurs mères qui refusent de se convertir et de se voiler.

Une berlinoise témoigne comment sa fille s’est mariée également à un musulman, pour partir ensuite au Waziristân (zone tribale afghane) où les jeunes hommes se forment au djihad.

Le reportage dans la rue devant un stand musulman se voit, comme pour les sectes, opposer les classiques arguments du “ne pas filmer, vous allez tout sortir de son contexte…”

Allemagne : l’aide à la Grèce fait débat

Le Professeur Dr. Wilhelm Hankel

22/07/2011 – 10h00
BERLIN (NOVOpress) — Outre-Rhin, les mesures visant au renflouement de l’économie grecque ne sont pas seulement sujettes à controverse sur le plan politique, mais aussi sur celui de leur légalité. La cour de justice constitutionnelle allemande étudie actuellement la question. Les chances pour le ministre des finances Wolfgang Schäuble de sortir indemne de cette procédure sont plutôt minces, car l’examen se fera à l’exclusion de toute argumentation économique.

Wolfgang Schäuble, un ministre sur la sellette
Wolfgang Schäuble, un ministre sur la sellette

Un de leurs opposants notoires et aussi plaignant devant la cour de justice est un éminent professeur d’économie, le Docteur Wilhelm Hankel (photo ci-dessus).

Selon lui, “l’argument du ministre des Finances qui a agit de sa propre initiative en prétextant une situation d’urgence ne tient pas. Il avoue d’ailleurs, toujours selon Hankel, avoir passé outre les traités européens. Ceux-ci interdisent en effet les subventions entre états membres. Il s’y rajoute en droit privé l’obstruction de la faillite et en ce qui concerne le ministre, il ne s’agit pas d’une entreprise privée, mais d’un état, la Grèce, dont la solvabilité est arrivée à son extrême limite.”

D’après Wilhelm Hankel, la faillite de l’État grec était déjà évidente il y a un an. “La politique européenne n’a pas voulu l’accepter et envoya des milliards d’argent public vers le sud. Mais les marchés financiers ne se laissèrent pas duper. La Grèce et ses créanciers ne pourront faire autrement que de réduire la dette : il est clairement question d’en annuler une partie.”

Un des juristes constitutionnels rajoute que Schäuble a non seulement ignoré l’intérêt de ses concitoyens, mais aussi l’avis du Parlement. “Le ministre, dit Hankel, a engagé des centaines de milliards sur des années pour des aides dont il ne peut pas même prouver qu’elles sont nécessaires, et à qui elles profitent. Le Parlement, ignoré, n’a pu exercer son devoir de contrôle que de manière insatisfaisante. Comment expliquer autrement que Schäuble soit  encore à son poste ?” Hankel affirme qu’avec un tel dossier, tout ministre serait déjà mort politiquement en tout autre pays que l’Allemagne, et que cela pourrait également affaiblir voire faire tomber Angela Merckel.

Si les mesures d’aide à la Grèce sont devenues un sujet de politique intérieure de premier plan en Allemagne, des doutes s’installent quant au devenir de l’euro dans la majeure partie des pays d’Europe, qui pour beaucoup apparaît comme incertain.

Schöllnstein, ou le “mini” Lampedusa bavarois

Schöllnstein, ou le "mini" Lampedusa bavarois

21/07/2011 – 11h30
MUNICH (NOVOpress) — Ubu roi de Bavière ? Le service régional en charge des demandes d’asile submerge un paisible village sous un afflux de postulants. Sur place, tout le monde est furieux et les tensions sont palpables.

Évincées par la médiatisation de l’île de Lampedusa, d’autres régions d’Europe, que l’on pensait jusqu’à présent épargnées par la question des flux de “réfugiés”, connaissent un destin curieux.

Connaissez-vous Schöllnstein ? Paysage de carte postale, ce petit village typique de Bavière niché dans les collines, surplombé des restes d’un château médiéval et dont les chalets de bois sont ornés de volets multicolores, s’est vu du jour au lendemain gratifié d’une centaine de réfugiés en provenance d’Afghanistan, de Somalie ou d’Irak. Au grand dam des habitants (71 âmes), qui n’ont rien demandé, mais semble-t-il également au désespoir desdits réfugiés : car à Schöllnstein, il n’y a rien. Ou du moins pas grand chose, mis à part quelques fermes, une église, une caserne de pompiers et une onéreuse ligne de bus qui relie 2 fois par jour le petit village à la ville la plus proche.

Choc des civilisations

Si différents témoignages font état d’une cohabitation de plus en plus difficile entre les nouveaux arrivants, qualifiés “d’agressifs” et “oisifs” et la population locale, il ne semble pas pour autant exister la moindre solution à ce problème à l’échelon régional. « C’était une urgence. Nous devions accueillir beaucoup de monde très rapidement », explique simplement Michael Bragulla, porte-parole du gouvernement de Basse-Bavière, au sujet des réfugiés dont l’installation date maintenant d’une année.

Schöllnstein n’est pas un cas isolé : 15 “zones rurales” abritent environ un millier de réfugiés dans le district de Basse-Bavière, la plupart du temps parachutés sans véritable concertation avec les élus locaux et la population, avec les conséquences que l’on devine. Si le porte-parole du gouvernement affirme que le maire était au courant, ce dernier affirme avoir appris la nouvelle par les journaux…

La situation difficile que traversent les habitants de Schöllnstein est, dans un contexte plus général, l’illustration parfaite de l’abîme qui sépare les grands principes abstraits et universels que sont les “terres d’asile”, de leur application concrète, pour le malheur des populations locales comme des expatriés.

[box class”info”]Crédit photo : www.schoellnstein.de[/box]

Allemagne : quand l’extrême gauche s’en prend à la Bundeswehr

Allemagne : quand l'extrême gauche s'en prend à la Bundeswehr

19/07/2011 – 17h30
BERLIN (NOVOpress) — Les attaques de plus en plus fréquentes dont l’armée fédérale allemande est la cible de la part de militants de gauche “dure” fournissent la preuve de la propension évidente à la violence de la part de l’extrême-gauche.

Le Bureau fédéral de la police criminelle allemande (BKA, Bundeskriminalamt) a en effet alerté les autorités sur la possibilité d’actes de sabotage venant à frapper l’armée fédérale allemande, dans un rapport circonstancié constatant que l’extrême-gauche fait preuve d’un « niveau d’agressivité élevé » et d’un « faible seuil d’inhibition » par rapport à l’usage de la violence depuis quelques mois.

Le quotidien régional rhénan Rheinische Post fait état de plus de 84 actes de sabotage commis sur des véhicules privés et des véhicules de service, dont les dégradations vont jusqu’à mettre la vie des personnes en danger. Des mises en garde dans ce sens ont déjà été adressées aux membres du personnel de l’armée fédérale ainsi qu’à des employés civils. L’hebdomadaire Junge Freiheit n’hésite pas à parler d’attentats, dont les motifs seraient politiques.

Des camionnettes et des minibus avaient été la cible d’incendies criminels à Rostock au mois de mai. Une attaque du même acabit avait, en 2009, détruit 42 bus à Dresde en provoquant au passage un sinistre pour un montant de 3 millions d’euros au moins. Trois activistes d’extrême-gauche membres d’un groupe de militants qualifié “d’association de malfaiteurs”, ont été condamnés en 2007 pour des faits similaires, à des peines de prison allant de trois ans à trois ans et demi.