Pourquoi le coronavirus est-il moins mortel en Allemagne ?

Les chiffres sont frappants : vendredi matin, il y avait déjà 47 278 cas de Covid-19 confirmés en Allemagne depuis le début de l’épidémie (dont 41 324 personnes actuellement malades) contre 29 155 en France (dont 22 155 malades). Pourtant, l’Allemagne n’avait encore eu que 281 décès liés au coronavirus contre déjà 1 696 en France. Cette anomalie par rapport aux autres pays européens intrigue. On a voulu expliquer la forte mortalité en Italie, puis en Espagne, par le fait que ces pays ont une population particulièrement âgée. Pourtant, quand l’Italie et l’Espagne avaient le même nombre de cas confirmés que la France aujourd’hui, dont la population est plus jeune, le nombre de morts y était similaire. Par ailleurs la population allemande est en moyenne quasiment aussi âgée que la population italienne ou espagnole. Mais il est vrai que la moyenne d’âge des gens diagnostiqués positifs au coronavirus est beaucoup moins élevée en Allemagne, et que les contacts intergénérationnels y sont probablement moins fréquents que dans les pays méditerranéens.

Pourquoi une moyenne d’âge plus jeune des personnes diagnostiquées Covid-19 en Allemagne ? C’est au moins en partie parce que, depuis le début de l’épidémie, l’Allemagne réalise beaucoup plus de tests afin de détecter les porteurs asymptomatiques du coronavirus SARS-CoV-2 et les isoler du reste de la population. Rappelons en effet que ce taux de mortalité de 10 % en Italie, de plus de 7 % en Espagne et de près de 6 % en France est un pourcentage de décès par rapport au nombre de cas diagnostiqués et non par rapport au total des personnes ayant eu ce virus, avec ou sans symptômes.

Les tests de dépistage

S’exprimant jeudi à l’occasion du lancement d’un nouveau réseau de recherche sur cette maladie dont l’objectif est de mettre en commun l’expertise accumulée par les CHU et les scientifiques, le virologue Christian Drosten, de l’institut de virologie de l’hôpital universitaire de la Charité de Berlin, a confirmé cette thèse : « Si l’Allemagne a si peu de décès par rapport au nombre de personnes contaminées, cela peut s’expliquer par le fait que nous réalisons un nombre extrêmement élevé de tests de dépistage en laboratoire. » Ceci grâce à un réseau serré de laboratoires répartis dans tout le pays. Jusqu’à récemment, le nombre de tests réalisés chaque semaine était d’environ 160 000, ce qui était déjà nettement plus qu’en Corée du Sud, souvent donnée en exemple. Ces derniers jours, le rythme est passé à environ 200 000 tests par semaine. En France, où les autorités n’ont pas préparé le pays à temps, seuls les personnels soignants et les personnes hospitalisées bénéficient de ces tests, pour environ 5 000 tests par jour, ce qui fait que les porteurs asymptomatiques ou présentant une forme bénigne du Covid-19 continuent de propager l’épidémie autour d’elles et qu’on ignore complètement le nombre réel des porteurs du virus.

Cela ne veut pas dire que la population âgée ne va pas se trouver bientôt plus massivement au contact du coronavirus en Allemagne malgré les mesures de distanciation sociale (adoptées tardivement, comme en France), mais là aussi l’Allemagne est mieux préparée que des pays comme la France, l’Italie ou l’Espagne. Il y a en effet dans les hôpitaux allemands 28 000 lits de soins intensifs (contre 7 000 en France) et environ 25 000 lits de réanimation équipés d’un respirateur artificiel (contre 5 000 en France), et cela aura forcément un impact sur la mortalité des seniors pendant la pandémie.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 27 mars 2020

L’AfD plonge la fausse droite allemande dans la crise, par Olivier Bault

D’abord un petit rappel utile : l’Alternative pour l’Allemagne (Alternative für Deutschland, AfD) est le premier parti d’opposition au Bundestag, la chambre basse du parlement fédéral allemand, face à la grande coalition gouvernementale réunissant la CDU-CSU (la fausse droite libérale-libertaire héritière de la démocratie chrétienne) et le SPD (la fausse gauche libérale-libertaire héritière de la démocratie sociale). Créé en 2013, le parti modérément conservateur et modérément souverainiste AfD est aujourd’hui représenté au parlement de chacun des seize Länder. En ex-Allemagne de l’Est, il a été le parti recueillant le plus de votes en 2019, année où il y a eu trois élections régionales : en Saxe, au Brandebourg et en Thuringe. Officiellement, la CDU dirigée par Angela Merkel et, depuis décembre 2018, par Annegret Kramp-Karrenbauer, l’actuelle ministre de la Défense, a toujours refusé toute alliance avec l’AfD, un parti qui subit en Allemagne l’équivalent du très mal nommé « front républicain » visant le RN en France.

Or il y a une semaine, le parlement de Thuringe élisait un président de Land appartenant au FDP, avec les voix du FDP, de la CDU et de l’AfD. Horreur ! Les grands médias allemands, illustrant une nouvelle fois leur manque total de pluralisme, ont tous crié au loup. Le point Godwin n’a pas seulement été immédiatement atteint, il a été dépassé, pulvérisé même. Le jour du vote, le candidat sortant de Die Linke (parti directement issu de la caste totalitaire qui dirigea la RDA d’une main de fer pendant des décennies), Bodo Ramelow, a comparé avec insistance ce vote au parlement de Thuringe à l’arrivée d’Adolf Hitler au pouvoir en 1933, et également au succès des nazis en Thuringe en 1930. Depuis Berlin, les appareils du FDP et de la CDU ont condamné leurs collègues de Thuringe qui avaient brisé un tabou en passant un accord avec les députés de l’AfD, un parti pourtant légal – et donc absolument pas fasciste ni néo-nazi, car sinon il serait interdit – et légitime, puisqu’il représente une portion non négligeable des électeurs.

Sous la pression, le nouveau ministre-président de Thuringe, Thomas Kemmerich, annonçait sa démission dès le lendemain de sa nomination. Des élections anticipées vont devoir être organisées pour briser l’impasse au parlement.

Ce serait Angela Merkel elle-même qui aurait obtenu la démission éclair de Kemmerich. Quant à Annegret Kramp-Karrenbauer (surnommée AKK), elle a annoncé lundi sa démission de la présidence de la CDU et sa décision de ne pas succéder à Angela Merkel au poste de chancelier fédéral. Alexander Gauland, le co-président du groupe AfD au Bundestag, a salué ce retrait en estimant qu’AKK ne pouvait plus imposer « sa politique d’exclusion à l’encontre de notre parti démocratique ». De leur côté, les sociaux-démocrates, les Verts et Die Linke s’inquiètent effectivement d’un possible virage à droite de la CDU une fois AKK partie. « Aucun démocrate ne voudrait voir une CDU qui pencherait à droite », a écrit sur Twitter la vice-présidente du SPD Anke Rehlinger. Cela a le mérite d’être clair : les « démocrates » allemands n’acceptent pas que l’on puisse être de droite ! Quant à la présidente du parti d’extrême gauche Die Linke, Katja Kipping, elle a critiqué le fait que, contrairement au SPD, la CDU refuse toute alliance avec les post-communistes de Die Linke de la même manière qu’avec les « fascistes » de l’AfD.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 12 février 2020

En Allemagne, un projet de loi « contre l’extrémisme de droite et les crimes haineux »

reseaux-sociaux

17/12/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Présenté vendredi dernier par la ministre de la Justice, Christine Lambrecht, la responsable politique du SPD tente de renforcer considérablement la loi Netzwerkdurchsetzungsgeset [NDLR : loi destinée à sanctionner les infox et contenus haineux sur les réseaux sociaux], déjà très controversée.

Ce projet de loi prévoit l’obligation pour WhatsApp, Gmail, Facebook, Tinder et autres réseaux sociaux de divulguer les données sensibles des suspects tels que les mots de passe ou adresses IP à chaque policier ou autres autorités sans décision du juge.

Rapatriement des djihadistes : comment la France, l’Allemagne et les États-Unis s’organisent-ils ?

12/11/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
La Turquie a annoncé le 11 novembre que les démarches d’expulsions concernant 11 combattants étrangers d’origine française «étaient en cours».

Quelles politiques, l’Allemagne, la France et les Etats-Unis appliquent-ils pour le rapatriement d’anciens combattants de Daech ? Les détails en images.


Ces « réfugiés » qui partent en vacances… dans leur pays d’origine, par Franck Deletraz

Voilà une affaire hautement révélatrice de la gigantesque escroquerie que recouvre aujourd’hui le statut de « réfugié » dans nombre de pays de l’Union européenne, et notamment en Allemagne. Dénoncé par Die Welt et par Deutsche Welle, le scandale de ces centaines de « réfugiés » syriens qui, bien qu’ayant affirmé être en danger dans leur pays d’origine, n’hésitent pas à retourner régulièrement en vacances en Syrie fait – tout de même ! – un peu grincer des dents outre-Rhin, où le ministre de l’Intérieur Horst Seehofer a menacé de déchoir ces gens de leur droit d’asile. Une affaire qui ne concerne que l’Allemagne, penseront peut-être certains, mais qu’en est-il en France ?

« Nous devons annuler [leur] statut de réfugiés »

Rappelons que, depuis 2011, Berlin a accordé l’asile politique à quelque 780 000 Syriens qui prétendaient pour certains fuir le régime d’Assad, pour d’autres les égorgeurs de l’EI, et les deux pour la plupart d’entre eux. Or, il se trouve que, leur statut de « réfugiés » en poche, un certain nombre de ces « persécutés en grand danger » n’ont pas hésité à retourner régulièrement en vacances au « bled », aux frais du contribuable allemand… Autant dire que ces gens, comme l’écrasante majorité des clandestins qui déferlent chaque jour sur notre continent, sont surtout des migrants économiques et non des « réfugiés » ayant droit à l’asile politique. Une nuance capitale dont se moque évidemment la chancelière Merkel qui, comme chacun sait, s’est fixé pour objectif d’accueillir un maximum de clandestins pour pallier la faillite démographique de son pays, mais pas son ministre de l’Intérieur. Très irrité par ce scandale, Horst Seehofer a en effet rappelé avec le plus grand bon sens que « si un réfugié syrien passe régulièrement ses vacances en Syrie, il ne peut pas affirmer sérieusement être persécuté en Syrie » et donc « nous devons annuler son statut de réfugié ». Ce qui, selon le BAMF, l’office allemand des migrations et des réfugiés, aurait déjà été fait pour… 39 806 Syriens !

Et en France, combien de faux « réfugiés » ?

Un scandale qui, de toute évidence, est très loin de ne concerner que l’Allemagne. Quand on connaît l’incroyable incurie des autorités françaises en matière de lutte contre l’immigration, le nombre astronomique de déboutés du droit d’asile qui ne sont jamais expulsés et sont tout bonnement relâchés dans la nature, il ne fait aucun doute que de très nombreux étrangers officiellement « réfugiés » en France doivent régulièrement partir en vacances dans leur pays d’origine sans déranger plus que cela notre gouvernement. Les allées et venues de ces gens sont-elles seulement surveillées ? Evidemment, non. Et il est fort peu probable, hélas, que cette affaire de faux réfugiés qui fait actuellement grand bruit outre-Rhin encourage nos autorités à s’intéresser d’un peu plus près aux agissements des bénéficiaires de l’asile politique dans notre pays.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 22 août 2019

Allemagne : des réfugiés syriens vont en vacances… en Syrie !

Ce n’est pas nouveau (Valeurs actuelles l’avait déjà signalé en 2016), mais ce n’en est pas moins scandaleux. Selon des médias allemands, des réfugiés syriens retourneraient dans leur pays pendant les vacances. Le ministre de l’Intérieur menace de les déchoir de leur statut de réfugié en Allemagne.

Rappelons que l’Allemagne a accueilli, depuis 2011, près de 780.000 Syriens censés fuir à la fois le régime de Bachar el-Assad et les islamistes de Daech. Que certains d’entre eux puissent revenir en vacances dans leur pays d’origine prouve, sans doute, que la situation n’est plus, pour eux, si dangereuse et incite à s’interroger sur les véritables raisons qui les ont poussés à demander le statut de réfugié.

On sait que Horst Seehofer, le ministre fédéral de l’Intérieur, des Travaux Publics et de la Patrie (imaginez le tollé si son homologue français était en charge de la « patrie » !), membre de la CSU, est en désaccord avec Angela Merkel sur la politique migratoire et n’est pas pour rien dans l’infléchissement que la chancelière a dû donner à son action. Mais, même si l’on exclut les arrière-pensées politiques, cette information de Valeurs actuelles, peu reprise par les autres médias, laisse songeur.

Sans compter que ces vacances sont payées avec l’argent des allocations allemandes. On comprend que le ministre de l’Intérieur veuille rassurer la population sur l’usage des deniers publics. Encore qu’il ne reste actuellement qu’au stade de la menace. En France, des réfugiés, bénéficiant d’aides sociales, prendraient-ils également leurs congés d’été en Syrie aux frais de la princesse ? Christophe Castaner, s’il veut paraître sérieux, devrait vite enquêter sur ce point.

« Si un réfugié syrien passe régulièrement ses vacances en Syrie, il ne peut pas affirmer sérieusement être persécuté en Syrie. Nous devons annuler son statut de réfugié », a confié Horst Seehofer à la presse. Avec bon sens, fût-il politiquement intéressé. Il a expliqué que l’office allemand des migrations et des réfugiés suivrait, désormais, de près les déplacements des migrants ayant obtenu leur statut de réfugié. Attendons-nous à ce que de bonnes âmes protestent contre cette discrimination.

Cette affaire révèle, si l’on en doutait, à quel point, en Allemagne, la question migratoire est un problème économique avant d’être un problème humain. La générosité passée d’Angela Merkel s’explique avant tout par le déficit démographique et la nécessité de recourir à une main-d’œuvre étrangère, si possible bon marché. L’octroi du droit d’asile est légitime quand on est réellement persécuté, mais faire prendre pour des actes de solidarité des considérations économiques est bien hypocrite.

On vient d’apprendre, aussi, qu’une des dernières décisions du gouvernement de Theresa May a été de déchoir de sa nationalité un djihadiste britanno-canadien, un jeune homme de 24 ans, détenu en Syrie. C’est « un moyen de contrer la menace terroriste posée par des individus des plus dangereux et de garder notre pays en sécurité », a indiqué un porte-parole du gouvernement britannique, tandis que le Canada se dit « déçu que le Royaume-Uni ait pris cette mesure unilatérale pour se décharger de ses responsabilités ». Là encore, cette décision n’est pas dénuée d’arrière-pensées, mais au moins a-t-elle le mérite d’avoir été prise.

Qui sait si le gouvernement français ne va pas s’offusquer de ces atteintes aux droits de l’homme ? Dans ce domaine comme dans d’autres, incapable de prendre des décisions claires, il navigue entre deux eaux, courant le risque, en voulant ne mécontenter personne, de mécontenter tout le monde.

Philippe Kerlouan

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Un magazine allemand évoque les femmes “massivement harcelées” par des jeunes “d’origine nord-africaine, arabe et turque” dans les piscines publiques

Grand remplacement en Europe. L’Allemagne face à sa folie immigrationniste

Polémia continue son tour d’Europe du Grand Remplacement. Après avoir étudié l’emblématique cas de la Suède puis l’inquiétante submersion démographique de la Belgique, l’espoir d’une réaction politique au Danemark et enfin le désastre multiculturel britannique… c’est au tour de l’Allemagne d’être étudiée par Paul Tormenen. La situation y est – comme partout en Europe de l’Ouest – désastreuse.

Si l’Allemagne a connu plusieurs vagues migratoires au cours son histoire récente, la crise de 2015 est inédite dans la transformation du pays qu’elle entraîne. La décision de la chancelière Angela Merkel d’ouvrir les frontières aux migrants du Proche-Orient et d’Afrique est, encore maintenant, lourde de conséquences, y compris en France. En réaction, une prise de conscience populaire et politique est en train d’émerger.

Des mouvements migratoires importants

L’immigration de travail a commencé à être organisée de façon significative par le gouvernement allemand à partir des années 1950. En recherche de main-d’œuvre, l’industrie a recruté des Turcs, des Italiens, des Portugais, des Grecs et des Yougoslaves. En 1966, le regroupement familial a été autorisé(1). En 1973, l’Allemagne de l’Ouest comptait près de 2,6 millions d’étrangers. Dans les années 1980, suite à la chute du mur de Berlin, ce sont près de 3 millions d’allemands de l’est qui se sont installés à l’ouest.

Le tournant de 2015

Mais c’est surtout ladite « crise des migrants » qui a, dans l’histoire récente, le plus changé la physionomie de la population allemande. Une crise que l’on peut aussi qualifier de crise politique due à une absence de volonté de maîtrise des frontières.

En août 2015, les autorités allemandes ont annoncé être prêtes à accueillir 800 000 demandeurs d’asile dans l’année (2). Le 2 septembre, la photo d’un enfant syrien mort noyé, Aylan, est publiée dans les médias. L’objectif est à peine caché : faire accepter aux européens les mouvements de populations extra-européennes parmi les plus colossaux de l’histoire (3). La frontière avec l’Autriche est ouverte sans aucun contrôle. Des centaines de milliers d’étrangers la franchissent. Le 13 septembre, dépassé par le flux migratoire qu’il a suscité, le gouvernement allemand décide de fermer temporairement sa frontière avec l’Autriche. Si l’accroissement de l’immigration vers l’Allemagne a commencé de façon significative en 2008, l’année 2015 marque un niveau inégalé (4).

En termes de nombre d’arrivées d’immigrants, les chiffres sont impressionnants: 884 000 en 2014, 1,5 million en 2015, 1 million en 2016, 917 000 en 2017 (5).

En avril 2018, l’Office fédéral allemand de la statistique présentait les derniers chiffres collectés (6) : sur les 82 millions d’habitants en Allemagne, 1 sur 8 est étranger. Sur les 13 millions d’habitants nés à l’étranger, 7,7 millions viennent d’un pays non européen (7).

Plusieurs indicateurs témoignent de la transformation de la population :

42 % des enfants de moins de 6 ans seraient issus de l’immigration, selon des statistiques officielles (8)
1 enfant sur quatre né en 2016 a au moins un parent étranger,
Dans certaines grandes villes, les écoles primaires ont des élèves qui en majorité maîtrisent peu ou pas du tout l’allemand : Berlin à 43 %, Brème à 41 %, Hambourg à 22 % (9),
Le nombre de musulmans dans le pays est estimé entre 4,4 et 6,2 millions (10).

Les migrants, des médecins et des ingénieurs syriens ?

Au plus fort de la crise des migrants, un intense battage médiatique a voulu nous convaincre que les migrants récemment arrivés en Allemagne et plus largement en Europe étaient diplômés et qualifiés (11). Or, les caractéristiques de l’accueil des migrants « organisé » en 2015 par la chancelière Merkel -précipité, indifférencié et massif – ont eu plusieurs conséquences.

Alors que l’ouverture des frontières était censé répondre à une situation d’urgence (guerre en Syrie), et plus certainement à un besoin de main-d’œuvre de l’économie allemande, beaucoup d’étrangers en ont profité pour s’introduire dans le pays et ont invoqué l’absence de pièce d’identité (12). C’est ainsi qu’en juillet 2018, l’Allemagne dénombrait 200 000 demandeurs d’asile nés… un premier janvier (13).

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Allemagne : suppression de l’interdiction de naturalisation pour les étrangers vivant dans des mariages polygames ?

09/05/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le projet de « loi modifiant la loi sur la citoyenneté » a été adopté par le Conseil des ministres au début du mois d’avril.

Il doit maintenant faire l’objet d’un débat parlementaire. Selon un rapport de l’agence de presse dpa, le ministre fédéral de l’Intérieur Horst Seehofer (CSU, droite bavaroise) souhaitait ancrer l’interdiction de la naturalisation pour les étrangers polygames dans cette réforme ce que le ministère de la Justice dirigé par Katarina Barley (SPD, gauche) a refusé d’approuver.

L’AfD en passe de devenir le premier parti en ex-RDA

29/04/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Le parti d’opposition qui y était déjà arrivé en deuxième position aux élections de 2017 devant la CDU pourrait passer, selon l’hebdomadaire « Bild am Sonntag », en tête aux prochaines élections cet automne avec 23% des intentions de vote.

C’est en effet à cette date que la Thuringe, la Saxe et le Brandebourg doivent renouveler leurs parlements respectifs.

Selon ces projections, Alternativ fûr Deutschland serait, avec 23% des intentions de vote, en mesure de remporter un ou plusieurs de ces Länder, ce qui y porterait un parti de droite nationale au pouvoir pour la première fois depuis 1945.

Retour des djihadistes : l’Allemagne préfère le «cas par cas»

10/04/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Le retour des djihadistes partis rejoindre les rangs de Daesh divise toujours autant les Européens.

Si la Belgique souhaite que les procès des djihadistes se déroulent sur place, l’Allemagne défend la politique du «cas par cas».


L’Allemagne se montre réticente face au retour de ses djihadistes

femmes-djihadistes

22/02/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Donald Trump a beau tweeter frénétiquement, les Allemands ne l’entendent pas de cette oreille. Le président américain avait demandé à ses alliés européens de prendre les mesures nécessaires au rapatriement des djihadistes capturés par les troupes au sol de la coalition.
Les djihadistes seraient relativement nombreux, environ 800 si l’on en croit le compte Twitter du locataire de la Maison-Blanche. Mais si Donald Trump n’hésite pas à les qualifier de « fighters », de combattants, la réalité est sans doute plus complexe : il y a parmi eux nombre de femmes et d’enfants dont les cas posent un problème épineux aux Etats européens.

Une réaction unie de l’Allemagne face à ce retour

De l’autre côté du Rhin, la ministre de la Défense d’Allemagne n’a pas hésité à prendre parti : les ressortissants allemands capturés en Syrie doivent être jugés sur place. Elle estime en effet que les djihadistes, une fois rapatriés, n’auraient pas de mal à échapper à la justice : la question du djihad est juridiquement très complexe à caractériser. Pas de preuve matérielle, pas de témoins … Tandis que sur place, les autorités syriennes disposent de tous les éléments à charge. La ministre des Affaires étrangères allemande a soutenu cette réaction confirmant les difficultés engendrées par de telles démarches.

À Damas, Bachar el-Assad doit regarder avec beaucoup d’amusement ce spectacle. Les pays occidentaux ont voulu sous-traiter aux Kurdes les combats contre Daech et finalement ne récoltent aujourd’hui que la monnaie de leur pièce.

Qu’en est-il de la France sur ce sujet ?

Ainsi, parmi les 150 djihadistes que la France est censée rapatrier prochainement, on compte à peine 50 hommes. Pourtant selon des interviews rapportés par BFMTV ces femmes djihadistes sont loin de regretter leur choix ainsi que la barbarie qu’elles voient perpétrer. Un responsable du camp de Syrie dénonce que « Même si elles disent aujourd’hui ne plus être avec Daech, la plupart continuent d’avoir une pratique extrémistes de la religion musulmane. Qui seront prêtes à tout sacrifice pour que l’Islam prospère à nouveau. »

En Allemagne, les groupes mondialistes influencent en faveur de la politique pro-immigration

15/02/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
D’un côté, l’Union chrétienne-démocrate (CDU) tente de dépasser ce qu’elle appelle modiquement la « crise des réfugiés » de 2015 et organise des « ateliers sur la politique migratoire, la sécurité et l’intégration » auxquels la chancelière Angela Merkel et les principaux protagonistes ne se présentent pas.

De l’autre côté, la Fondation Bertelsmann publie une étude chiffrée sur le besoin de main-d’œuvre du pays dans les prochaines décennies. La conclusion estime qu’il faut plusieurs centaines de milliers d’immigrés pour compenser le fameux vieillissement de la population allemande.

La fondation Bertelsmann est un vrai groupe de pression politique.

Lorsqu’on parle d’un groupe de pression ou de réflexion (Think tank), on pense tout de suite à une institution américaine. On ignore souvent la puissance des fondations allemandes et leur capacité d’influence sur les politiques définies au sein de la communauté euro-atlantique. Tel est le cas de la Fondation Bertelsmann, adossée à la grande entreprise du secteur de l’édition et des médias.

En conclusion de son rapport, la Fondation Bertelsmann invite donc la classe politique à adopter rapidement la future « loi sur l’immigration ». En raison de la baisse des flux provenant de l’Union européenne, la fondation précise que « plus de la moitié de ces travailleurs supplémentaires devront venir de pays extra-européens ».

Pierre Hilard publiait déjà il y a dix ans une enquête remarquablement documentée sur la Fondation Bertelsmann et la gouvernance mondiale.

Mais, ce qui l’intéresse surtout, comme le montre l’auteur, c’est d’imaginer les contours d’une « gouvernante mondiale ».

Forte de plus de trois cents collaborateurs, la fondation intervient sur tous les grands sujets qui intéressent les acteurs de la mondialisation. Outre un engagement dans le domaine de la santé, il est peu de débats concernant l’avenir de l’Union européenne auxquels elle n’ait pas imprimé sa marque.

Dans un contexte de tensions entre les États-Unis et l’Europe, la Fondation Bertelsmann se voit même parfois donné un rôle de médiatrice.