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Un entraîneur français affirme que «l’Algérie fait partie de la France»

22/06/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Thierry Froger, nouvel entraîneur du club de football de l’USM Alger, a donné le 19 juin sa première conférence de presse. Alors qu’il se présentait devant la presse, il a fait une déclaration faisant écho à la sensible histoire franco-algérienne.

L’entraîneur français Thierry Froger s’est engagé le 19 juin avec l’USM Alger, l’un des cadors du championnat algérien. Comme à l’accoutumée, il a dû se plier à la sacro-sainte conférence de presse afin de se présenter au public mais aussi fixer les objectifs du club. Alors qu’il souhaitait mettre en exergue les liens particulièrement étroits qui unissent l’Algérie et la France, l’ancien entraîneur du TP Mazembe s’est emmêlé les pinceaux.

«Je suis donc entraîneur de nationalité française et ça veut dire que l’Algérie fait partie de la France…», a-t-il déclaré, avant de rapidement tenter de se reprendre et préciser son propos : «Le football algérien fait partie du football français

L’Algérie réprime les chrétiens : l’islam est-il impérialiste ?

À chacun de juger si l’islam est intrinsèquement une idéologie impérialiste ou si ce sont les États qui l’instrumentalisent.

Le gouvernement algérien réprime tout acte de conversion au christianisme et se montre de plus en plus répressif contre les Algériens qui n’ont pas l’heur d’être musulmans. Ce n’est pas nouveau. L’ordonnance du 28 février 2006, qui fixe les conditions et règles d’exercice des autres religions, garantit, en théorie, le libre exercice du culte et la tolérance, mais rappelle que la religion de l’État algérien est l’islam et punit de prison ou de lourdes amendes quiconque « incite, contraint ou utilise des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion ». Une conception pour le moins paradoxale de la liberté religieuse.

On apprend ainsi, dans Le Figaro, qu’un chrétien évangéliste a été condamné, le 16 mai, à 100.000 dinars d’amende (cinq fois le salaire de base mensuel) pour avoir transporté… trois bibles dans sa voiture. Les communautés subissent des mesures d’intimidation. Des lieux de culte sont fermés pour infraction à la législation. Bref, l’islam affirme sa suprématie. Certes, il y a pire : certains pays du monde arabe vont jusqu’à condamner à la peine de mort les musulmans qui se convertissent au christianisme ! Mais cela n’excuse pas l’Algérie, où il n’est pas rare que des chrétiens soient inculpés pour « atteinte à l’islam et au prophète Mohammed ».

Les raisons politiques ne sont pas absentes. La rupture religieuse est une façon de s’opposer au pouvoir, de contester l’arabo-islamisme dans lequel on ne se reconnaît pas et de renvoyer à une histoire bien plus ancienne. C’est, notamment, le cas en Kabylie où s’affirmer chrétien est aussi un moyen de revendiquer une identité. Le gouvernement algérien voit, dans le christianisme, un risque de désintégration de son unité. De son point de vue, il défend ses intérêts. Le problème, c’est qu’il refuse aux musulmans le droit de se convertir, pas de convertir ni de s’implanter dans les pays occidentaux.

Non seulement l’Algérie envoie des imams en France pour le ramadan – avec la bénédiction du gouvernement –, mais elle profite de la liberté d’opinion, définie par l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, pour y faire la promotion d’une religion qui, par essence, ne fait pas la différence entre le religieux et le politique. Il n’est pourtant pas difficile de comprendre que cette confusion entre le spirituel et le temporel favorise l’expansion de l’islam politique. Rappelons, pour mémoire, que l’UOIF, proche des Frères musulmans, a rejeté, en 1999, tout engagement garantissant le droit de changer de religion.

Il ne s’agit pas d’interdire l’islam en France, mais de ne pas mettre sur le même plan, au nom de la laïcité, la religion musulmane, avec ses interprétations les plus radicales, et la religion chrétienne. Reconnaître que la France est de culture judéo-chrétienne, que c’est son histoire, son identité, qu’on n’a pas à en avoir honte n’est pas renoncer aux principes de la République. Mais quand un ministre de l’Intérieur ne touche qu’avec des pincettes aux mosquées salafistes sous prétexte que le salafisme n’est pas interdit, on peut se demander si une liberté religieuse débridée n’est pas une faiblesse, qui peut conduire au délitement de notre pays.

À chacun de juger si l’islam est intrinsèquement une idéologie impérialiste ou si ce sont les États qui l’instrumentalisent. Nos dirigeants devraient chercher l’équilibre entre le respect des principes et les contraintes nécessaires pour sauvegarder la cohésion et l’unité de la France. Fermer les yeux, rester les bras croisés ou les mains liées devant le développement de l’islam, c’est déjà accepter qu’elle s’efface un jour de l’Histoire.

Philippe Kerlouan

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

L’Algérie et le Maroc dans les mailles du conflit entre l’Arabie saoudite et l’Iran, par Bernard Lugan

La rupture des relations diplomatiques entre le Maroc et l’Iran intervenue au mois d’avril 2018 constitue un des derniers épisodes du conflit opposant l’Arabie saoudite à l’Iran. Elle complique encore davantage les relations entre un Maroc aligné sur Ryad et une Algérie veillant à conserver son autonomie par rapport au système d’alliance saoudien. Constitué autour des monarchies du golfe (sauf le Qatar), ce dernier est soutenu directement par les Etats-Unis et indirectement par Israël.

Le contexte est clair : l’Arabie saoudite connaît ses faiblesses face à l’Iran. Elle sait que, seule, elle serait militairement balayée. Elle a conscience que sa famille royale est haïe par des populations qu’elle méprise depuis des décennies. Elle n’ignore pas que sa légitimité historique et religieuse est discutable et que, si elle a pu s’emparer des lieux saints de l’Islam, ce fut grâce aux anglo-saxons. Pour assurer sa survie, elle doit rassembler autour d’elle tous les « Arabes » (lire les sunnites), contre l’ennemi séculaire perse (lire les chiites). En même temps, elle cherche à donner une nouvelle image d’elle en finançant de colossales campagnes de publicité dans la presse occidentale vantant l’aggiornamento qui en ferait désormais un pays ouvert, moderne et tolérant…

Avec la guerre en Syrie, Ryad a amorcé la constitution d’une alliance offensive contre le « terrorisme iranien ». La manœuvre est cousue de fil blanc car le terrorisme islamiste n’est pas chiite, mais sunnite. Nulle marque de chiisme en effet dans les attentats de septembre 2001, dans ceux qui ont frappé l’Europe ou la Russie, dans Al-Qaïda, dans l’Etat islamique ou dans Boko Haram. Tous sont au contraire liés à des branches du sunnisme et dans bien des cas, financés par les officines wahhabites gravitant autour des cercles princiers saoudiens.

Le plan de Ryad s’est déroulé en trois phases :
1) Guerre du Yémen contre les miliciens Houthi proches de l’Iran.
2) Isolement du Qatar qui a le tort de ne pas rompre avec l’ennemi perso-irano-chiite.
3) Lutte à mort contre le Hezbollah libanais désigné par le ministre saoudien des Affaires étrangères, Mohamed al Khalifa, comme « une menace pour la sécurité nationale arabe ». On ne peut être plus clair dans la dénonciation en creux de l’Iran perse…

L’Arabie saoudite et Israël ont en commun d’avoir le même ennemi iranien et le même allié américain. Un allié lui aussi totalement obsédé par le « danger » iranien. Les voilà donc tous trois partenaires dans la grande manœuvre d’encerclement de l’Iran. Ils ont cependant subi un grave échec en Syrie où, non seulement ils n’ont pas réussi à chasser du pouvoir un allié de Téhéran, mais où, en plus, l’enchaînement des évènements a fait que leur partenaire turc s’est détourné d’eux pour finalement, réalpolitique oblige, se rapprocher de la Russie, donc, de facto, de l’Iran.

Dans le monde dit « arabe », et fidèle à sa politique d’indépendance, l’Algérie garde la tête froide, conservant de bonnes relations avec tous les protagonistes, dont l’Iran et la Syrie. Consciente de son isolement, elle a renoué des relations un moment distendues avec la Russie et elle s’est spectaculairement rapprochée de la Turquie. C’est alors qu’est intervenu un évènement aussi grave qu’insolite et dont les conséquences pourraient être considérables. Il s’agit d’une « livraison d’armes » du Hezbollah libanais allié de l’Iran, au Polisario, lequel est un appendice des services algériens.

Une telle livraison, si toutefois elle était avérée, conduit à faire trois remarques :
– Militairement, elle ne présente aucun intérêt car le Polisario dispose déjà de toutes les facilités dans les arsenaux algériens.
– En revanche, une telle livraison, réelle ou supposée, a eu un très fort impact au Maroc où l’on est plus que chatouilleux dès-lors qu’est posée la question du Sahara. Les services iraniens ont-ils donc voulu faire comprendre au Maroc qu’ils ont les moyens de lui compliquer la tâche dans ses provinces sahariennes revendiquées par le Polisario s’il persiste à s’aligner sur Ryad ?
– Mais ce faisant, Téhéran ayant violé cette souveraineté qu’elle défend si jalousement, comment va réagir l’Algérie ?

En définitive, cet épisode montre deux choses :

1) Face à la menace algéro-polisarienne sur ses provinces sahariennes, le Maroc est condamné à un quasi alignement sur la position américano-saoudienne.

2) L’Algérie qui porte à bout de bras le Polisario depuis sa création n’est pas à l’abri d’une provocation de la part de ce dernier qui pourrait déclencher une crise majeure avec le Maroc. L’épisode en cours pourrait alors lui faire enfin comprendre qu’un accord avec Rabat lui serait plus profitable qu’un soutien aveugle à un Polisario paraissant chercher de nouveaux parrains, avec pour conséquence qu’Alger risquerait de moins le contrôler dans l’avenir. Cette livraison pourrait alors être un bon prétexte pour couper les ailes à un mouvement dont les ramifications islamo-mafieuses commencent à poser bien des problèmes dans toute la région saharo-sahélienne.

Un tel accord serait bénéfique pour les deux pays. Le Maroc qui n’aurait plus à craindre un conflit avec l’Algérie, pourrait alors moins dépendre des Etats-Unis et de l’Arabie saoudite, ce qui, par voie de conséquence renforcerait l’Algérie dans sa constante d’indépendance et permettrait enfin la définition d’une politique maghrébine commune.

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

L’Algérie laisse en liberté un imam salafiste expulsé de France

24/04/2018 – ALGERIE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
El Hadi Doudi, prédicateur salafiste 63 ans, a été expulsé la semaine dernière. Sa mosquée, As-Sounna, l’une des cinq plus vastes de Marseille, a été fermée en raison des discours de l’imam, notamment contre les mécréants et les juifs. Son expulsion s’est déroulée avec l’accord de la Cour européenne des droits de l’Homme, devant laquelle son avocat s’insurgeait du risque de tortures ou de traitements inhumains encouru par son client en Algérie.

Il doit être rassuré puisque son client se promène actuellement librement en Algérie.

A son arrivée, il a été interrogé, comme le veut la routine puis relâché. Il y a quelques mois, le ministre algérien des Affaires étrangères déclarait pourtant à l’UE que son pays ferait tout pour la coopération autour de la lutte contre le terrorisme.

Dans l’Algérie bouteflikée, un ex-FLN demande pardon à la France, par Alain Sanders

La vidéo d’un ancien du FLN, un moujahid, selon l’expression consacrée, n’est pas passée inaperçue en Algérie où elle a fait le buzz sur les réseaux sociaux. Curieusement (manière de dire), elle n’a pas eu d’échos en France. Et pourtant…

Et pourtant cet ex-FLN, amputé des deux jambes, commence très fort : « Moi, moujahid, invalide de la guerre de libération, demande pardon à la France de l’avoir combattue. »

Les raisons de la colère – et plus que ça : du désespoir absolu – de cet homme filmé à sa demande par sa famille ? Les menaces des autorités algériennes contre le pauvre gourbi qui lui sert de logement. D’où son cri, comme le souligne le blog marocain le.360, pour affirmer que « l’ancien occupant français était plus clément que les autorités de son pays ! »

Prêt à tout le malheureux, dont l’identité n’est pas révélée bien qu’il apparaisse à visage découvert sur la vidéo, menaçait de s’asperger d’essence et de se faire brûler vif. Déclarant que la mort serait plus clémente que le comportement indigne du régime algérien qu’il qualifie de « traître » et de « malveillant ».

Ce n’est pas la première fois que des Algériens manifestent une sorte de nostalgérie française. Comme, il y a quelques années, ces lycéens qui avaient déployé un drapeau tricolore dans la cour d’un lycée d’Alger. Et l’avaient payé très cher. Mais, au moins à notre connaissance, c’est la première fois qu’un ancien FLN exprime aussi publiquement et radicalement son écœurement. Même si, observateurs que nous sommes de la vie politique (de l’absence de vie politique serait plus juste) en Algérie, nous savons que, régulièrement, des moujahidine essaient de se faire entendre.

Face à l’émotion suscitée par cette vidéo qui, par sa teneur même – la demande de pardon à la France – va bien au-delà du désespoir d’un invalide humilié, le ministre algérien des Moujahidine (les anciens combattants), Tayeb Zitoun, brille par son silence.

Les commentaires de l’opinion publique algérienne vont bon train, en revanche. Peu de monde pour condamner et un grand nombre pour approuver. On a pu lire dans L’Est républicain Algérie : « Demander pardon à la France de l’avoir combattue est un terrible boomerang qui explose au visage des décideurs qui continuent de marchander la mémoire. Comment exiger de l’ancienne puissance coloniale des excuses et des réparations quand on n’est pas capable de prendre en charge les besoins les plus élémentaires de ceux qui l’ont combattue ? (…) Le cri du fond du cœur de cet ancien maquisard doit interpeller au plus haut niveau de l’Etat. Combien sont-ils, en effet, comme lui, à rester en marge de l’histoire pendant que de faux moujahidine plastronnent sur les plateaux de télévision ? »

Alain Sanders

Article paru dans Présent daté du 27 mars 2018

Gérard Depardieu au sujet des Algériens de Marseille : “ils ne pourraient pas se comporter comme ça en Algérie”

15/02/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Gérard Depardieu était l’invité de l’émission Quotidien sur TMC, le 13 février dernier. Il a ainsi été question de Marseille, ville où l’acteur a tourné la deuxième saison de la série éponyme de Netflix.

Gérard Depardieu en a profité pour évoquer le comportement des ressortissants algériens qui y vivent :

Les Algériens qui vivent à Marseille ne pourraient pas se comporter comme ils se comportent à Marseille en Algérie. Jamais vous voyez un Algérien mal se comporter en Algérie parce qu’ils sont vite ramenés au respect par les anciens.


Algérie : chronique d’une faillite annoncée

12/01/2018 – ALGERIE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Un dossier de Valeurs Actuelles vient opportunément nous rappeler qu’un effondrement de l’Algérie aurait des répercussions catastrophiques sur la France.

En juillet dernier, lors des cérémonies qui ont marqué le 55ème anniversaire de l’indépendance algérienne, le président Bouteflika a officiellement admis que le pays était au bord de la banqueroute. En 1962, lorsque la France s’est retirée de l’Algérie, 47% des recettes du pays provenaient de produits hors-hydrocarbures. Aujourd’hui, ce taux est passé à 3%. L’Algérie ne produit plus rien, n’exporte plus rien. Pour survivre, elle a dû sortir la planche à billets, avec pour résultat immédiat une envolée de l’inflation et une explosion de la paupérisation. Les campagnes se vident, mais aussi des villes comme Oran ou Alger, affirme l’hebdomadaire. C’est non seulement la jeunesse, mais aussi les classes moyennes qui veulent fuir

Conséquence pour la France : une explosion des demandes d’asile en provenance d’Algérie

Lundi 8 janvier dernier, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (l’Ofpra) révélait que l’Algérie fait partie des dix nationalités les plus représentées parmi les demandeurs d’asile. Au ministère de l’Intérieur, on envisage l’arrivée de près de 100.000 ressortissants algériens dans les deux ou trois prochaines années.

Pour sa part, l’Espagne s’alarme de l’arrivée de quelque 90.000 clandestins algériens dès les prochains mois…

Selon le YouTubeur Aldo Sterone, né en Algérie dans une famille musulmane, et donc grand connaisseur du milieu, « l’argent vient des pays du Golfe, l’intelligence dogmatique est égyptienne.»

Vu sur Twitter

Ces pauvres Algériens ont tellement souffert de la colonisation qu’ils réclament à Macron des visas à la France

Publié le

Intolérance migratoire en Algérie : accepterait-elle que nous agissions de la sorte avec ses ressortissants ? – par Charles Demassieux

Abdelkader Messahel, chef de la diplomatie algérienne, considère les migrants comme « une menace pour la sécurité nationale ».

« La présidente du Conseil national des droits de l’homme (CNDH), Fafa Sid Lakhdar Benzerrouki, a indiqué, lundi à Alger, que l’Algérie avait déboursé 9 millions d’euros pour assurer le retour dans la dignité de 10.000 femmes et enfants africains dans leurs pays d’origine » (Huffpost Algeria).

Cependant, malgré les déclarations du CNDH, affirmant que « l’Algérie a joué un rôle effectif dans la fourniture de l’assistance nécessaire aux migrants africains, en fonction de ses capacités d’aide et de sa politique de solidarité », d’autres sons de cloche se font entendre çà et là.

Le Courrier international parle ainsi de l’Algérie comme du « purgatoire des migrants », nettement moins bien traités qu’en Europe, où on ne les renvoie pas dans le désert, par exemple. Et que dire des propos de certains hommes politiques !

Ahmed Ouyahia, à la tête du deuxième parti du pays, le Rassemblement national démocratique, déclarait cet été à la télévision : « Ces étrangers en séjour irrégulier amènent le crime, la drogue et plusieurs autres fléaux » (France 24). Quelques mois plus tôt, ce proche du pouvoir algérien affirmait par ailleurs : « Le colonialisme [français] est venu nous exterminer en tant que peuple. » Ou comment réécrire l’Histoire… mais on a l’habitude, avec le FLN et ses copains.

Quant à Abdelkader Messahel, chef de la diplomatie algérienne, il considère les migrants comme « une menace pour la sécurité nationale ». Pour moins que ça, en France, c’est l’anathème ou le procès.

Mediapart – qu’on n’accusera pas de médisance envers un pays musulman ! – vient de publier un article où, mettant en parallèle « les brimades, la ségrégation, le racisme subis par les migrants algériens en France » (sic), l’auteur évoque en ces termes la situation des migrants en Algérie : « Exploitation d’une main-d’œuvre sous-payée, logements insalubres quand ce ne sont pas des squats, absence totale de protection sociale, brimades en tous genres par une partie de la population, etc. Dans certaines villes, des violences sont commises à leur encontre sans que les services de sécurité ne les protègent. Quand ce ne sont pas des campagnes racistes d’une rare violence sur les réseaux sociaux. »

Ali Bensaâd, spécialiste des migrations, explique que « le pouvoir [algérien] renvoie en masse les migrants par peur de l’exaspération de sa population » et dénonce une « xénophobie d’État » (Info Migrants).

Les Algériens seraient-ils donc un peuple identitaire à faible tolérance migratoire ? C’est à en perdre son latin !

Une chose est sûre, c’est que l’Algérie semble prendre à bras-le-corps le problème des migrants et nous montrer la voie, restant à savoir si elle accepterait que nous agissions de la même manière avec ses ressortissants, qui affluent en France et depuis longtemps.

Charles Demassieux

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Bouteflika Chard

Le subclaquant Bouteflika bouge encore (un peu), par Alain Sanders

Bouteflika Septembre 2017Si Macron, comme il l’a programmé, veut se rendre à Alger pour se vautrer devant Bouteflika et, de conserve avec lui, cracher sur la France « coloniale », il ferait bien de se dépêcher… Maintenu plus ou moins en vie grâce à des séjours répétés dans les hôpitaux militaires… français, Bouteflika est apparu façon zombie à la télévision algérienne, le 6 septembre dernier.

Cette apparition devait, en principe, « rassurer » les Algériens (qui ne sont plus dupes de rien) après que le satrape d’Alger a annulé des rencontres prévues avec Angela Merkel, le président iranien Hassan Rohani et le ministre espagnol des Affaires étrangères, Alfonso Dati.

On l’aura ainsi vu… trente secondes sur la télé d’Etat, histoire de suggérer qu’il est toujours en possession de ses facultés physiques et intellectuelles. Aphone, mutique, hagard, il est apparu, ratatiné sur sa chaise, aux côtés des membres du gouvernement.

Et puis… Et puis, raconte M’Hamed Hamrouch dans « le360 », « il y a eu aussi, et surtout, la séquence où l’on a usé et abusé de tous les subterfuges pour tenter de vivifier un président incapable de la moindre motricité et élocution. Plans de coupes, zooms arrière, plans fixes sur les ministres visiblement gênés de jouer les figurants dans un spectacle de très bas niveau et où, suivez mon regard, même les lustres de la salle dans laquelle devait se tenir le Conseil des ministres présidé par Son Excellence ont eu droit à des images ! »

Il y a eu encore cette séquence zoomée où Bouteflika a feint de tourner des pages de façon mécanique, mais sans pouvoir tourner quoi que ce soit, toujours figé dans un mutisme éloquent…

Pour de nombreux observateurs, c’est « la mise en scène de trop ». De nombreux Algériens demandent l’application de l’article 102 pour la destitution de cet ersatz de président depuis son accident vasculaire cérébral de 2013.

Déjà, en mars dernier, on avait tenté d’expliquer que Bouteflika avait pu « s’entretenir » avec le président congolais Denis Sassou Nguesso alors que les images montrant cet « entretien » tenaient d’un pathétique soliloque.

N’empêche que, périodiquement, on le sort du lit médicalisé où il passe la plupart de son temps. Dans une tentative de masquer, mais en vain, la vacance du pouvoir. Des shows instrumentalisés par ceux qui préparent sa succession. A commencer par le général Gaïd Salah (accusé par l’opposition de mettre au point rien de moins qu’un putsch militaire).

Ces mascarades à répétition provoquent la colère – entre compassion et dérision – des internautes : « Quelle honte devant le monde entier de montrer une momie comme dans un zoo pour présenter une nouvelle bête ! » ; « Qu’on le laisse mourir tranquillement ».

Le problème, c’est que la caste militaire FLN a encore besoin (comme dans le film Under Fire où un journaliste maquillait le cadavre d’un leader sandino-communiste pour ne pas désespérer la guérilla) de Boutef. Le temps de peaufiner une prise de pouvoir qui, compte tenu de la situation actuelle, ne saurait tarder.

Alain Sanders

Article et dessin de Chard repris du quotidien Présent

Bouteflika veut que la France reconnaisse officiellement “ses crimes” en Algérie

07/07/2017 – ALGERIE (NOVOpress)
La demande n’est pas nouvelle. L’Algérie a déjà – par le passé – réclamé que la France reconnaisse officiellement “ses crimes” en Algérie et s’en excuse.

Dans un message diffusé par l’agence de presse officielle APS, le président algérien Abdelaziz Bouteflika souhaite que la France reconnaisse “les souffrances de la colonisation” :

Notre peuple exige toujours une reconnaissance de ses souffrances de la part du colonisateur d’hier, la France.

“Le partenariat d’exception” dont l’Algérie et la France ont engagé la construction depuis la visite à Alger, fin 2012, du président français François Hollande, “gagnera en sérénité et en élan dans une reconnaissance des vérités de l’Histoire”, a poursuivi le chef de l’État algérien.

Le voeu du président algérien sera-t-il un jour exaucé ? Pour rappel, Emmanuel Macron – alors candidat à l’élection présidentielle – avait qualifié la colonisation française en Algérie de “crime contre l’humanité”. Normal quand on sait que Bouteflika avait présenté l’ex-banquier comme un “ami de l’Algérie”.


Le grand remplacement a bien lieu, même en Algérie !

14/06/2017 – ALGERIE (NOVOpress)
En effet, l’Assemblée populaire communale de Sidi Moussa a joyeusement détruit à coups de pelleteuse une église située à 25 km de la capitale.

Ce qui fait scandale, c’est que les autorités ont pris le prétexte que l’église était classée en catégorie rouge par les services du contrôle technique de la construction alors qu’elle devait être restaurée et classée au patrimoine national.

De plus, le maire a annoncé peu de temps après la construction d’une mosquée et d’une école coranique sur le même emplacement !

Candidate islamiste en Algérie hier, candidate En Marche ! aujourd’hui

Cette double candidature pose la question de la double nationalité et des droits d’éligibilité qu’elle ouvre.

On savait que M. Macron s’était, pendant la campagne, complaisamment affiché avec Mohamed Saou, qu’il n’a jamais désavoué, clientélisme électoraliste oblige, comme l’avait dénoncé un éditorial publié sur Boulevard Voltaire.

Mais on pouvait penser que, l’élection présidentielle acquise, le mouvement En Marche ! aurait fait le ménage, pour ne pas ternir cette grâce et cette pureté qui, selon M. Bilger, nous inondent tous les jours.

Or, l’étrange maintien de M. Ferrand à son poste de ministre, malgré ses montages immobiliers au carrefour de sa vie conjugale et professionnelle, montre que le nouveau pouvoir macronien a décidé de s’accommoder des impuretés de toutes sortes, pourvu qu’elles rapportent électoralement.

Il en est de même pour la complaisance avec les islamistes.

Ainsi apprenons-nous qu’une candidate aux législatives en Algérie, sur la liste d’émigration (comme nous avons, aussi, nos « Français de l’étranger », à vrai dire bien moins nombreux que les « Algériens de l’étranger »…), battue pour le scrutin algérien il y a un mois dans la circonscription « France Nord », se présente en France comme suppléante de M. Jean-Luc Raymond, dans la première circonscription de l’Essonne (Corbeil, Évry, etc.). L’étiquette ? « L’espoir est en marche – Majorité présidentielle ». Elle s’appelle Fella Meslem. Pour les élections algériennes, elle représentait le TAJ, un nouveau parti, le Rassemblement de l’espoir de l’Algérie. Islamiste revendiqué.

L’espoir islamiste pour l’Algérie ? Et l’espoir En Marche ! pour la France ? Est-ce vraiment compatible ? Battue en Algérie, elle a immédiatement effacé toutes ses « traces » islamistes sur les réseaux sociaux.

Pour reparaître candidate En Marche ! toute propre !

On savait que le mouvement de M. Macron était une grande lessiveuse. Il est devenu un professionnel dans le recyclage des produits politiques frelatés, qu’ils soient hollandais, centristes ou islamistes, et l’effaçage des traces. Si M. Bayrou, dans son grand projet de moralisation, pouvait ouvrir un chapitre sur la traçabilité des candidatures, ce serait heureux.

Certes, tout cela est peut-être légal. Mais le parti du Président peut-il tolérer, au nom de l’éthique la plus élémentaire, et dans cette période où le pays est en état d’urgence et où les attentats islamistes se succèdent, la candidature du représentant d’un parti islamiste algérien ?

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François Fillon est favorable à l’inauguration de mosquées algériennes et fréristes

13/03/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Il semble très important de revoir ce documentaire de l’Observatoire de l’islamisation consacré à la politique volontariste de François Fillon concernant la construction de mosquées (Discours d’Argenteuil), ses rencontres avec d’une part les islamistes pro-niqab et pro-charia de l’UAM93 et le recteur de la mosquée de Stains fermée début novembre 2016 par la préfecture du 93 pour cause de prêches radicaux et de présence de nombreux djihadistes.

Le voyage de François Fillon à Alger en 2008 est aussi rappelé, lorsqu’il promis d’augmenter les visas pour les algériens (une dépêche AFP l’atteste).

Pour finir, ce reportage propose un extrait d’une interview de son ex-porte-parole de campagne, Benoist Apparu qui plaide pour le financement public des mosquées.


Macron

Emmanuel Macron veut criminaliser l’Histoire de France, par Gabriel Robin

Emmanuel Macron chercherait-il une issue de secours en cas de défaite à la prochaine élection présidentielle ? En déplacement en Algérie, le candidat du mouvement En Marche ! s’est lancé dans une opération de racolage électoral aussi inconsistante que lamentable, qui pourrait le conduire plus facilement à la présidence algérienne qu’à la présidence française. À propos de l’épisode de la colonisation de l’Algérie par la France, il a ainsi déclaré :

« J’ai toujours condamné la colonisation comme un acte de barbarie. La colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime contre l’humanité. »

Plus à une contradiction près, l’homme qui revendique un positionnement « mi-moite mi-gauche » sur l’échiquier politique, a sciemment oublié qu’il avait tenu des propos moins tranchés en novembre dernier, dans un entretien accordé au journal Le Point. L’héritier autoproclamé de Jeanne d’Arc estimait, alors, que la colonisation de l’Algérie avait apporté un peu plus que des éléments de barbarie, offrant aux Algériens « l’émergence d’un État, de richesses, de classes moyennes ». L’hologramme de François Hollande n’a pas la hauteur de vue pour diriger la France. Il vient de le prouver.

Je ne me lancerai pas dans un examen historique précis de la période coloniale, débat que je laisse aux universitaires qui étudient cette matière, mais il est, à l’évidence, scandaleux qu’un candidat à l’élection présidentielle puisse se permettre de professer des jugements anachroniques sur sa propre nation depuis un pays étranger. Criminaliser l’Histoire est le propre des régimes totalitaires.

Le petit Emmanuel Macron se rend-il compte du poids de la responsabilité qu’il fait peser sur les Français en agissant de la sorte ? Historiquement, la colonisation de l’Algérie résultait de la conjonction de plusieurs éléments : la prise de conscience du déclin relatif de l’ère musulmane, notamment de l’Empire ottoman, qui occupait alors ce qu’on appelle aujourd’hui l’Algérie, consécutive à la campagne d’Égypte ; la volonté d’en finir avec les barbaresques et la piraterie dans le bassin méditerranéen ; et, enfin, plus crucial, l’écart technologique qui s’était creusé entre les deux rives, concomitamment au développement des idéaux universalistes, chrétiens et issus des Lumières, dont se réclame Emmanuel Macron. C’est une constante historique : dès qu’un bloc civilisationnel prend une avance considérable, il est tenté de conquérir ses voisins. Cela vaut pour toutes les époques et pour toutes les civilisations.

Contrairement à ce qui est communément avancé, la colonisation n’a pas enrichi la France. En 1959, l’Algérie consommait 20 % du budget de l’État français. À l’identique des autres colonies, l’Algérie a coûté beaucoup d’argent aux contribuables français. Dans le même temps, sa population s’accroissait de manière exponentielle, conséquence de l’apparition de la médecine moderne qui réduisit considérablement la mortalité infantile… Je passe les détails, mais bien des mythes seraient déconstruits si on se donnait la peine d’examiner objectivement les faits plutôt que de croire sur parole les mensonges des serpents à sornettes médiatiques.

Maintenant, une petite devinette : pourquoi tant d’Algériens ont-ils cherché à s’installer dans une nation criminelle après avoir obtenu leur indépendance ? Un phénomène qu’Emmanuel Macron entend favoriser en garantissant, une fois au pouvoir, une plus grande « mobilité entre la France et l’Algérie ». Ses déclarations encourageront les Algériens à réclamer toujours plus de repentance de la part de la France et des Français.

Gabriel Robin

Source : Boulevard Voltaire – « Emmanuel Macron veut criminaliser l’Histoire de France »


Emmanuel Macron : “La colonisation est un crime… par lepointabonnes

Montebourg en Algérie pour renouer avec ses racines !

Source : Boulevard Voltaire – “Montebourg en Algérie : renouer avec ses racines !”

Dans notre pays, avoir des origines étrangères est une garantie de tolérance et forcément une manne électorale intéressante.

Difficile de se faire une opinion sur les péripéties algériennes d’Arnaud Montebourg. L’homme est allé pérégriner sur la terre de ses ancêtres comme une sorte d’hommage. « C’était un Arabe, j’en suis très fier », dit-il, parlant de son grand-père, successivement combattant français et algérien. Comme quoi le personnel rejoint assez souvent le politique, car il ajoute qu’« un tiers des Français a un grand-père étranger ». Bien évidemment, c’est l’excuse d’Arnaud Montebourg pour se poser en défenseur des minorités du Maghreb, en allant faire un tour « au bled » pour se donner un semblant de légitimité (ou bien est-ce de crédibilité ?). Il cible très clairement l’électorat musulman comme un vulgaire maire de Seine-Saint-Denis construit une mosquée salafiste par clientélisme.

Pour l’accompagner, le pied-noir Guy Bedos, sans doute censé être le trait d’union entre les anciens du FLN et les colonialistes que nous sommes. Ce n’est plus « la valise ou le cercueil », pourtant. Les accords d’Évian n’ont pas fait cesser le sang à Alger et un petit peu de mémoire et d’orgueil, dans ce genre de situation, inciterait à réfléchir à deux fois avant d’aller serrer les mains des bourreaux.

Dans notre pays, avoir des origines étrangères est une garantie de tolérance et, forcément, une manne électorale intéressante : en effet, vous avez une ouverture au monde et une richesse que le petit Blanc né honteusement de parents français (et bien français) n’a pas. Pourtant, Montebourg ressemble plus aux types de la seconde catégorie que de la première : sa stratégie est simple : reprendre à son compte tous les discours communautaires que l’on entend depuis trente ans en y ajoutant son charme tout maghrébin issu de cet héritage qu’il revendique.

« Selon les proches de M. Montebourg, cette visite doit lui permettre de réaffirmer l’importance d’un partenariat solide entre la France et les pays du Maghreb. Lorsqu’il était à Bercy, le ministre de l’Économie expliquait que la Méditerranée devait être à l’Hexagone ce que les pays de l’Est sont à l’Allemagne : un « hinterland » qui permette de fabriquer à bas coût les produits trop chers à faire en Europe, »

nous révèle Le Monde…

Outre le mépris bourgeois du journal pour ces pauvres pays de l’Est juste bons à produire « pas cher » pour l’Allemagne (tellement insignifiants que l’on pourrait croire qu’ils ne sont même pas dans l’Europe selon, lui), l’avenir du Maghreb, selon les proches de Montebourg, est de faire le tapin pour l’Union européenne, de graviter autour d’elle pour que ses petits-enfants aient leurs cadeaux pas chers. Si je suis Algérien, et indépendant, je refuse en bloc la venue d’un type qui vient me proposer l’asservissement de mon pays pour fabriquer des chaussures aux « roumis » et participer à la grande chaîne de la mondialisation : c’est l’histoire de la vie !

Montebourg en Algérie ? Du clientélisme national avec deux ou trois sorties sur la richesse du métissage. Rien de bien nouveau sous le soleil de Bab El Oued !

Henri d’Aramis

Bouteflika

Santé du président Bouteflika : inquiétude pour lui et pour nous

26/04/2016 – PARIS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Hier, la présidence algérienne annonçait par communiqué l’arrivée du chef d’Etat Abdelaziz Bouteflika à Genève pour effectuer un contrôle médical qualifié de « périodique ». Cette annonce relance les inquiétudes sur la santé du président algérien, âgé de 79 ans, qui se déplace déjà en fauteuil roulant et ne parle plus que difficilement.

Même si les proches de Bouteflika détiennent la réalité du pouvoir, celui‑ci n’étant plus qu’une marionnette, sa santé est un enjeu crucial pour l’Algérie. Depuis la crise pétrolière, l’Algérie traverse une crise sécuritaire sans précédent, les revenus tirés du pétrole ne permettant plus de refréner les aspirations révolutionnaires et islamistes de la population. La mort du président Bouteflika dans un tel contexte d’instabilité entraînerait certainement le pays vers un destin à la libyenne.

En cas de renversement du régime, quelles seraient alors les conséquences pour la France ? L’Algérie est un pays de plus de 40 millions d’habitants. Se souvenir de l’exode ayant suivi le Printemps arabe de 2010 et de la complaisance avec laquelle il a été accueilli en Europe permet d’imaginer l’ampleur du flux migratoire que pourrait générer une crise algérienne. En plus d’être sans précédent celui-ci serait également dirigé tout particulièrement vers la France, dont les Algériens partagent la langue et le passé. Notre avenir proche est donc lié à l’avenir de l’Algérie, lequel dépend de la santé du président Bouteflika. Souhaitons‑lui un bon rétablissement…

Algérie : l’heure de vérité approche pour le clan Bouteflika – par Bernard Lugan

18/04/2016 – FRANCE (NOVOpress avec Bernard Lugan)

La visite que le Premier ministre français, M. Manuel Valls, vient d’effectuer à Alger, fut l’occasion de constater ce que les lecteurs de l’Afrique Réelle n’ignoraient pas, à savoir que l’Algérie est « dirigée » par un président moribond.

Depuis son accident vasculaire cérébral survenu le 27 avril 2013, Abdelaziz Bouteflika, paralysé, sourd et quasiment muet, n’apparaît plus en public que très rarement, et sur un fauteuil roulant. Ses trois frères, sa sœur -tous quatre conseillers à la présidence-, et leurs affidés, savent qu’ils vont vivre des moments difficiles dans les heures qui suivront son trépas. Il ne doit donc pas mourir tant que les clans qui, dans l’ombre, dirigent l’Algérie, ne seront pas parvenus à un accord permettant une succession contrôlée.

Acculée, l’équipe au pouvoir a épuré l’armée au profit du général Ahmed Gaïd Salah, chef d’Etat-major et vice-ministre de la Défense. Est-ce pour autant un gage de survie ?
Il est permis d’en douter car, lesquels parmi les généraux, notamment chez les nouvellement promus, voudront en effet apparaître liés aux profiteurs du régime quand la rue grondera dans un dramatique contexte économique et social aggravé par l’effondrement du prix des hydrocarbures[1] ? L’Odjak des janissaires[2] pourrait alors être tenté de se refaire une “vertu” à bon compte en donnant au peuple la tête de Saïd Bouteflika et celles de ses proches, avant de placer l’un des siens aux commandes.

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